POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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La fierté paternelle [Nash / Mary]

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Pensine
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Vaas Lonero


MessageSujet: La fierté paternelle [Nash / Mary] Lun 9 Juin - 18:41

Bristol était une ville relativement calme. Elle était vivante, tout du moins. Elle ne se laissait pas dépérir, elle vivait au rythme d'une jeunesse endiablée. Elle était calme car, mis à part quelques quartiers d'exception, il n'y avait réellement aucun danger. Les rues n'étaient pas dangereuses outre mesure et on sentait un bon climat, agréable, une ambiance festive et non pas violente. Au fond, c'était probablement pour cela que le mercenaire, criminel notoire et muti-récidiviste, et néanmoins actif, Vaas aimait l'endroit. Il était tombé sous le charme de la cité portuaire car elle ne lui apportait aucune emmerde, et il y vivait pénard, loin de la flicaille suspicieuse et des autres tocards de l'Intendance voulant tout savoir sur lui. Il était encore en contrat avec cette dernière pour lui apporter de la chair à canon. On ne savait pas trop pourquoi, Vaas s'en foutait royal à vrai dire, mais les hommes du Seigneur des Ténèbres amassaient des moldus dans un endroit un peu spécial. Le fait était qu'à chaque fois que Vaas y allait pour livrer sa marchandise humaine, il trouvait l'endroit vide. Soit ils y passaient tous dans la semaine, soit il avait grandement besoin d'arrêter la drogue. Toujours était-il que Vaas revenait tout juste de ladite livraison. Cigare au bec, entouré de cinq hommes venus escorter le troupeau et le berger. Ils étaient ses chiens, il les dirigeait d'une main de fer avec une aisance toute particulière et propre au personnage. On ne croisait pas deux types comme lui. Il était foutrement unique. Hoyt était resté à l’entrepôt pour une fois. C'était Jason qui avait suivi le grand patron. Les deux bras droits étaient suffisamment proches pour ne pas être jaloux l'un de l'autre, mais la place auprès du grand patron était convoitée, à chaque sortie.

Vaas arriva sur son domaine en voiture. Il conduisait toujours, il détestait être assisté. Derrière lui, une autre voiture transportait le reste de ses hommes. Avec lui, seulement Jason, arme au poing, prêt à tirer sur n'importe quel pigeon entravant la route. Ces types étaient dangereux, bien plus qu'on aurait voulu le croire. Il sortit de la caisse, arme à feu dans le dos, regard cinglant et sourire amusé. Il semblait toujours heureux, Vaas. Il ne tirait jamais la gueule, sauf quand on le foutait en rogne. Et Dieu savait qu'il fallait éviter de le voir énerver. On aurait pu appeler l'autre tocard de Ministre de la Magie, enfin, l'était-il seulement encore ? John Mulciber. Lui aussi avait voulu jouer les caïds, les durs. Chose difficile face à un vrai de vrai, un type élevé dans la misère et la violence. On pouvait toujours dire qu'on était quelqu'un, on pouvait toujours sourire et faire le fier, au fond, tant qu'on assumait pas ce qu'on était réellement, ni les conséquences de nos décisions, ça ne rimait pas à grand chose de se la ramener. Mais ça, seuls les vrais hommes parvenaient à le comprendre.

Il pénétra dans l’entrepôt en conquérant, comme toujours. Il avait envoyé une bonne partie de ses hommes en mission à l'étranger, plus précisément en Espagne, où un contrat les attendait. Mine de rien, l'Intendance rinçait bien Vaas. Mais à ses yeux, le « mieux » rimait souvent avec le « plus ». Aussi, il ne s'était pas contenté de l'argent de l'Intendance. Hoyt était resté là avec seulement un petit groupe d'une quinzaine de types assoiffés de sang.

-HOYT ! UN CHEESEBURGER ! ET UN COCA!
-Y'a plus!
-Comment ça, « y'a plus » ? Y'a toujours putain!
-Bah, y'en a un qu'a pas fait les courses, j'sais pas.
-C'tait qui le connard chargé de me rapporter de la bouffe?
-Lamard?

Vaas tourna la tête lentement, sourire en coin. Il tomba sur le fameux malheureux qui, mine de rien, restait stoïque. Le mercenaire en chef s'avança lentement, se pointa face à lui. Il était inquiétant, dominateur, mais surtout réellement imprévisible. Ce qui avait généralement le don d'en faire fuir plus d'un. L'autre ne bougeait pas. Étonnant. Vaas haussa un sourcil, et lâcha un « BOUH » tonnant. L'autre ne tilta pas. Il ne regardait cependant pas son chef, il cherchait l'horizon. Puis, lentement, on entendit un clapotis sur le sol. Le regard de l'Espagnol vira vers les pieds de son homme de main, l'autre s'était littéralement pissé dessus. Le chef des criminels éclata de rire. Il riait aux éclats, tant et si bien qu'il divagua et tomba par terre. Aucun autre bruit que son rire terrifiant et joyeux pendant dix minutes. Finalement, il alluma une cigarette, encore à terre, et se releva lentement.

-Bon, j'vois qu't'es une vraie tafiolle en fait. P'tain, j'fais mon recrutement très sérieusement, presque méticu... c'quoi le mot Hoyt?
-Méticuleusement?
-Ouais, voilà... et toi, toi tu te pisses dessus ? J'AVAIS DIT QUE JE VOULAIS DES HOMMES PUTAIN ! T'es qui toi ? Un putain de gamin ? Une gamine ? T'as une chatte c'ça ? T'ES UNE SALOPERIE DE PUCELLE ?! TU VEUX QUE J'T'ENCULE MOI?!

Le flot de pisse continuait de se déverser, sans s'arrêter. Mais l'autre restait stoïque. Hoyt riait doucement, appréciant la scène avec délectation. Le fait était que Hoyt était un type qui, comme Vaas, n'avait pas réellement peur de grand chose. Il était impassible en toute circonstance et n'avait aucunement peur de mourir, car il avait d'ores et déjà tout perdu.

-Vaas, faut que j'te parle. Abrège, t'as le temps pour ça.
-Tu m'interromps ? T'es sérieux, connard?
-Ça va t'intéresser.

Vaas soupira, et tira sur sa cigarette.

-Bon, foutez-moi cette salope derrière, attachez le et vous l'imbibez d'essence. Toi, dans mon bureau.

Les deux hommes montèrent dans l'étage et rejoignirent le bureau de Vaas où celui-ci s'installa grassement, choppant une bouteille de rhum au passage. Il posa bottes sur table et écouta son bras droit l'informer des derniers événements.

-C'est ta fille.
-Hum? J'ai différentes filles, avec différentes mères.
-Mary putain, à Poudlard. Un élève l'a frappée.
-Hein ? T'es en train de me dire qu'un tocard de fils de pute de sa mère la chienne a frappé MA fille ?
-Y'a deux secondes tu te souvenais plus d'elle.
-Et alors ? Tu te souviens des enfants que t'as eu toi ?

Vaas écrasa son mégot, se leva et envoya valser une caisse entière de rhum par la fenêtre.

-C'EST QUI CE CONNARD?!
-Lui. Nash Colline, ou Colorin, ou Couilline.
-Tu m'appelles Grey direct, je débarque dans cette putain d'école ce soir.

L'autre acquiesça et dégagea les quartiers pour s'assurer du bon fonctionnement de sa mission. Le soir venu, Vaas sortit de l'entrepôt avec Hoyt et Jagsper. Ils transplanèrent direction le portail principal de Poudlard. Deux gardes les arrêtèrent immédiatement dans leur avancée, jusqu'à ce qu'Atticus débarque et permette à Vaas, non reconnu dans la nuit noire, de pénétrer dans le domaine. Ils enfilèrent des grandes capes noires leur assurant l'anonymat le plus total, et ils suivirent Atticus dans les couloirs de Poudlard. Le sous-directeur de Poudlard avait un accès illimité aux salles de l'école. Aussi, ils n'eurent aucun mal à pénétrer dans la salle commune des Serdaigles. Là les attendait un garçon, l'air violent, seul, mais diablement intelligent. Le frère de Hoyt, la taupe du groupe de Vaas au sein de l'école. Vaas lui ordonna d'aller chercher sa fille et de l'amener dans une salle que Atticus avait réservé. Grey fit signe à son ancien compagnon de fortune d'agir discrètement. Vaas monta les marches, suivit de ses deux hommes. Ils pénétrèrent dans le dortoir des garçons, Atticus indiqua dans quel lit dormait le fameux Nash Colline, ou Couilline. Vaas indiqua des positions à ses hommes. Jagsper fondit sur le gamin, l'empêchement catégoriquement d'émettre un seul son. AU même moment, Hoyt lui attrapa les jambes et d'un geste de baguette lui bloqua les bras. L'autre s'était réveillé en panique, incapable de bouger et de parler, bloqué par la main dominatrice, épaisse, de Jagsper. Vaas se pencha lentement et retira sa capuche, laissant dévoiler le visage balafré du mercenaire, et sa crête. Il le regardait, sourire aux lèvres, amusé par la scène, mais bouillant de rage.

-Toi, t'as fait des conneries.

Ton amusé, très silencieux. Personne ne se réveilla, personne ne soupçonna qu'on était en train d'enlever un élève au sein même de la salle commune des Serdaigles. Jagsper fourra un coton épais comme sa main dans la bouche de Nash et lui scotcha le tout en passant bien dans les cheveux histoire de rendre le tout désagréable. On le releva d'un coup, Vaas lui assigna un droite qui le mit dans les choux et lui fit pisser le sang de l'arcade. De là, il était plus docile et se laissa traîner en dehors de la salle commune. Atticus les amena jusqu'à la salle réservée, au fin fond des cachots, puis il disparu, allant vaquer à ses occupations. Vaas pénétra dans la salle le premier, se dévoilant à Mary et à son protecteur du moment qui dégagea dès lors que le chef mercenaire débarqua.

-B'soir !

Il s'avança, laissant entrer Nash tiré par Jagsper, suivit de Hoyt. Vaas montra William.

-William Jagsper, un pote et homme de main talentueux. Et Hoyt Volker, frère de l'autre, et bras droit. Mary... Mary comment ? Ma fille. Et lui, Nashouille le casse-couille.

Vaas fit signe à Hoyt d'insonoriser la pièce. L'autre s'exécuta pendant que Nash était poussé par Jagsper contre un mur. Vaas fixait Mary.

-T'as grandi ? Bref, j'ai appris que cet enculé t'avait frappé. C'vrai ? J't'ai dit quoi la dernière fois ? Ah ouais, « Si un connard te frappe, frappe le encore plus fort, y'a qu'ça qui marche ». T'as frappé ?

Au même moment, Jagsper envoya Nash vers Vaas, qui se retourna et lui assignit une nouvelle droite qui le fit tomber au sol. Les poings de Vaas était durs. Il ne ressentait plus la douleur à cet endroit tant il les avait vu en sang. Vaas attrapa le col de l'élève de Serdaigle, déjà bien sonné visiblement et regarda Hoyt. L'autre lui fit signe que tout était fait et qu'aucun cri ne transpercerait les murs de ce cachot. Sourire jusqu'aux oreilles, il retira le scotch, arrachant de belles mèches de cheveux et enleva le coton de la bouche.

-Salut mon p'tit gars. J'me présente, Vaas, ton fidèle serviteur. Alors, en fait, il s'trouve que j'suis aussi le père de celle-la, là-bas. Tu la vois ? Allez ouvre les yeux connard. Voilà, Mary, ouais tu la connais hein ? Tu l'as frappée on m'a dit ? C'est vrai ça ? T'as pas l'air très viril pourtant, t'as l'air maigrichon, un peu puceau et puis sans couille. T'as vraiment osé frapper ma fille ? Chapeau bas, l'ami, il en faut du cran pour me défier comme ça.

Il le rejeta en arrière, le laissant s'étaler au sol.

-Si t'as été suffisamment con pour la frapper elle, tu sauras me déglinguer la gueule ? HEIN ENFOIRE ? ALLEZ VIENS SALOPE ! VIENS ! POSE TES COUILLES MAINTENANT ! J'VEUX VOIR TON SANG PISSER, J'VAIS T'ARRACHER LA BITE PUTAIN ! TU SAIS PAS QUI J'SUIS ! T'ES MORT GAMIN!

Le truc de Vaas, c'était l'excès. Et de gueuler. Il était très fort à ce jeu. Imbattable, le type.

Spoiler:
 

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Nash Collins


MessageSujet: Re: La fierté paternelle [Nash / Mary] Lun 9 Juin - 21:25

Lire un vieux grimoire sur les enchantements anciens pouvaient se révéler intéressant si on aimait se cultiver, apprendre toujours de nouvelles choses comme l'étaient de nombreux  Serdaigle mais se révélait plutôt être une perte de temps et un ennui complet pour Nash. Cette lecture était pourtant obligatoire pour parvenir à rédiger le parchemin demandé par le professeur de Sortilèges d'ici quelques jours. Il aurait très bien pu recopier celui de sa sœur en modifiant les tournures de phrases comme il l'avait déjà fait à de nombreuses reprises mais celle-ci n'avait pas voulu lui donner son devoir. A croire qu'elle lui en voulait pour Gittens, c'était débile... Ce type était une tête à claques et certainement pas son petit ami. Il était temps qu'elle rentre ça dans sa petite tête...

Voilà maintenant une heure que Collins feuilletait le livre à la recherche de paragraphes intéressants. Il ne cessait de bailler avec l'heure avancée et finit par se résoudre à stopper là son devoir. Cela ne servait plus à rien de continuer, il ne parvenait plus à distinguer les lignes et s'arrêtait juste lorsqu'il apercevait une image pour lui jeter un vague coup d'œil. Le jeune homme s'étira longuement tout en lâchant un soupir d'aise. Il allait bien dormir avec cette passionnante lecture. Roulant son parchemin et rassemblant ses différentes affaires, il prit l tout entre ses mains pour ne faire qu'un voyage jusqu'à son dortoir où il bourra le tout dans son coffre. Le rangement attendrait le lendemain. Ne restait plus qu'à retirer ses vêtements qu'il déposa en boule sur son coffre et a enfilé son bas de pyjama pour se glisser dans le lit.

Une nouvelle fois, Nash lâcha un soupir d'aise. Certainement l'un des meilleurs de la journée : celui où on pouvait enfin ne plus rien faire, juste fermer les yeux et dormir. Il n'aurait pas de mal à s'endormir et au cas où il lui suffirait de relire un passage de ce bouquin et hop... Cinq minutes plus tard, le Serdaigle était déjà dans les bras de Morphée émettant à son tour un certain ronflement, même s'il n'était pas aussi sonore que celui de son voisin de gauche. Ce qui devait être une bonne nuit se transforma alors à un cauchemar... Sauf que tout cela n'était pas un rêve mais bien la réalité...

Quelque chose se plaqua sur son visage le réveillant en sursaut. Son cri de panique fut stoppé net par cette main qui lui agrippait le visage et il fut incapable d'effectuer le moindre mouvement, immobilisé. Nash paniqua tentant de débattre contre les liens physiques et magiques qui le retenaient prisonnier dans son propre lit tout en plantant ses dents devant l'obstacle qui lui obstruait la bouche. La pièce étant toujours plongée dans l'obscurité, le jeune homme ne distingua pas de visage, juste une voix rauque, froide qui n'annonçait rien de bon. Il aurait voulu lui répondre que "non, il n'avait rien fait" ou tout simplement gueuler pour alerter les autres mais il ne put rien faire de tout ça. On lui fourra quelque chose dans la bouche, manquant de peu de l'étouffer avant de recevoir une belle droite. Sonné, Nash n'opposa plus de résistance se laissant trainer par au moins deux personnes. La douleur lui provenant de l'arcade lui faisait penser que tout cela devait être vrai et pas un cauchemar...  On lui faisait dévaler les différents escaliers de Poudlard à une allure rapide. Où l'emmenait-on ? Qu'allait-on faire de lui ?

Etant élève de sixième année, Nash avait bien arpenté Poudlard mais il était à ce moment précis incapable de se situer. Seuls quelques chandeliers flottant dans les airs éclairaient leur passage et ils étaient bien peu nombreux dans le dédale des cachots. Finalement on finit par l'entrainer dans une pièce un peu mieux éclairé, un homme le plaqua immédiatement contre le mur. Le dos nu au contact des pierres froides et humides, c'était loin d'être agréable et il chercha à mettre fin à ce contact mais c'était sans compter sur son "gardien" qui le repoussa. Tout allait un peu trop vite pour Nash qui ne comprit pas les paroles du type. Son gardien l'attrapa par la peau du cou avant de le pousser vers le type à crête qui lui asséna une autre droite et le fit tomber à la renverse. Le réveil était des plus brutaux pour le jeune Serdaigle qui laissait échapper quelques bruits de bouche, arrêtés par le contenu de sa bouche. Sonné, Collins revint lorsqu'on lui retira son bâillon improvisé lui arrachant un cri de douleur ainsi que plusieurs mèches de cheveux et quelques millimètres de peau au passage. Ajouter à cela un début de mal de crâne ainsi qu'un filet de sang qui gênait un peu sa vision de l'œil droit... Sa tête gesticula machinalement de gauche à droite comme pour sortir plus rapidement de ce cauchemar mais fut bloquée par une main. De nouveau cette voix rauque qui s'exprima, celle qu'il avait entendu dans son dortoir... Certainement un Mangemort ou un type du genre. Nash n'avait pas retenu le nom de celui-ci mais perçut l'autre nom prononcé et ne put s'empêcher de le prononcer à son tour.


"Mary ?"

Oui, oui, il parlait bien de Mary Kane qu'il pouvait d'ailleurs apercevoir face à lui. Redressant quelque peu la tête, Nash se demanda s'il n'était pas en train d'halluciner mais l'autre ne lui laissa pas le temps de se remettre le remettant sur pied avant de le repousser un peu plus loin. Au sol, Collins se redressa sur ses coudes, son regard alternant entre Mary Kane et l'individu à crête ou plus précisément entre la fille et le père. Ses lèvres entrouvertes témoignaient de son incrédulité, il n'aurait jamais imaginé que le père de Kane ressemblait à ça et qu'en plus il aille jusqu'à le chercher dans son lit pour se venger. L'autre continuait de lui gueuler littéralement dessus ce qui incitait plutôt le jeune homme à ne pas bouger. Ce type lui fichait les jetons, il avait l'air complètement fou. Il ne l'avait encore jamais vu mais il avait l'impression d'avoir affaire à un de ses sadiques dont il entendait tant parler dans les bruits de couloir. Ceux par exemple qui n'hésitent pas à briser des os si on traine la nuit dans les couloirs ou si on insulte l'Inquisitrice mais lui n'avait rien fait de tout ça... Il avait juste agressé Kane, quelques jours plus tôt.

D'un revers du bras, Collins balaya le sang provenant de son arcade ce qui le gênait avant de finir par se redresser avec des gestes lents. Les lèvres pourtant entrouvertes n'émettaient aucun son car Collins ne savait pas ce qu'il pouvait dire à ce type. Il n'était habituellement pas un trouillard et était même habitué à recevoir quelques bons coups mais là, il avait la trouille et ne savait pas quoi faire, quoi dire pour se sortir de là dans le meilleur état possible. Certainement agacé par l'attitude passive du jeune homme, le dénommé Vaas se rapprocha de lui et instinctivement Nash leva les mains pour essayer de se protéger le visage. Il avait souvent combattu lorsqu'il était plus jeune livrant parfois des bagarres de rues mais sa sœur était là pour assurer ses arrières. Là, il était vraiment seul et certainement face au plus grand danger qu'il ait pu faire face dans sa vie. Sa baguette, il n'y pensait même pas... Elle était sagement restée sous son oreiller quelques étages plus tôt. L'autre étant à une distance suffisamment proche, Collins réunit ce qu'il avait de courage pour se rapprocher d'un pas. Il feignit de frapper avec son poing droite avant d'asséner une bonne frappe du gauche cognant la mâchoire de ce type.


"OUE !"

Ce oui à l'accent bien britannique était un soulagement et un cri de victoire pour le Serdaigle. Il était capable de rivaliser avec ce type et peut être allait-il pouvoir lui faire manger la poussière et lui faire regretter ce putain de réveil. Regonflé à bloc, Collins ne s'arrêta pas et se fut lui qui chercha à se rapprocher pour le cogner de nouveau.

"Tu fais moins le malin avec la gueule en sang... Attends que je te refasse le portrait, enflure..."


Dernière édition par Nash Collins le Lun 9 Juin - 21:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La fierté paternelle [Nash / Mary] Lun 9 Juin - 21:25

Le membre 'Nash Collins' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: La fierté paternelle [Nash / Mary] Lun 9 Juin - 23:01

Mary n’avait jamais eu le sommeil léger. Autrefois, elle avait été une enfant sans histoire qui pouvait dormir tranquillement sur ses deux oreilles. A Poudlard, ce n’était pas pareil. Ici, elle dormait peu, rarement plus de quatre heures une nuit. Au début, c’était simplement le manque d’habitude. Mary était quelqu’un qui vivait avec des habitudes. Elle pouvait les changer mais uniquement si elle en reconnaissait le bien fondé. Autant dire que Poudlard, dés les premier instants, n’avait été l’endroit de ses rêves. Après c’était l’angoisse qui était venue. Celle d’être désignée comme mauvaise puriste. Quoi de plus stressant pour une enfant habituée à demeuré dans l’ombre des autres ? Elle n’avait jamais aimé être à l’avant plan, l’être pour de mauvaises raisons l’angoissaient encore plus qu’à l’accoutumée. Et puis il y avait eu la torture. Un dépucelage comme on pouvait l’appeler. Quand elle y repensait, ça la faisait presque sourire. Elle se rendait compte à quel point l’ancien Inquisiteur y avait été doucement avec elle. Puis il y avait eu H et Ariana. Ils l’avaient marquée. Aussi bien au propre qu’au figuré. Certaines cicatrices, magiques, ne s’effaceraient pas. Et d’une manière ou d’une autre, elle avait été altérée par la torture qu’ils lui avaient infligée. La Serdaigle se rendait compte qu’elle n’était plus la même. Elle ne savait juste pas jusqu’à quel point, elle n’était plus la même. Voulait-elle savoir jusqu’où ça pouvait aller ? Elle n’en était pas certaine mais ça la gardait éveillée la nuit. Ca et la douleur. Ses blessures étaient maintenant cicatrisées, elle se passait même de béquille. Ses muscles avaient de nouveaux l’habitude d’être utilisés et elle ne risquait plus de tomber au moindre choc. C’était un soulagement, elle avait détesté se sentir soutenue, même par de simple béquille. Elle n’était pas le genre d’adolescent à se plaindre et à geindre. Elle assumait ce qui lui arrivait et elle tentait de se débrouiller seule. On pouvait au moins lui reconnaître ça. Mary Kane n’était pas forte mais elle n’avait rien d’une pleurnicheuse non plus. Elle endurait. Ca n’empêchait pas d’avoir mal. Une douleur fantôme d’après les médicomages. Les blessures étaient refermées mais le souvenir de la douleur qu’elle avait éprouvé, était toujours présente dans son esprit. Alors chaque nuit, ou presque, elle se réveillait en ayant mal. Elle ne se rappelait pas de ses rêves, elle pouvait seulement avoir un doute quant à leur contenu. Ca ne l’aurait pas étonné si chaque soir, elle allait retrouver ses deux bourreaux préférés.

Depuis, le moindre bruit pouvait la réveiller. Aussi, ce ne fut pas vraiment étonnant qu’elle se réveille lorsqu’elle entendit la porte de son dortoir s’ouvrir. Les rideaux de son lit baldaquin étaient fermés et elle songea que c’était simplement une de ses camarades de chambrée qui rentrait tardivement dans la salle commune. Il n’était que minuit après tout et si la plupart du château était encore endormis, ils restaient encore quelques irréductibles étudiants qui pensaient que les révisions de dernières minutes sauveraient leur année. Elle ne songeât pas un instant que la porte du dortoir s’ouvrait spécifiquement pour elle. Et quand elle entendit qu’on écartait les rideaux de son lit, elle ne se retourna pas. Elle saisit sa baguette et avec un soupir et dit :

« Collins, retourne dans ton lit, tu vas encore avoir des ennuis. »

C’était dis qu’une voix lasse où pointait l’ennui et l’agacement. Tysha Collins pensait-elle vraiment qu’elle touchait Mary en essayant de s’attaquer à elle ou en éparpillant ses affaires ? C’était d’un risible. Quelques sorts de protection et une plainte à Madne avait suffit à calmer la jumelle de Collins. Où du moins ça avait eu l’air de marcher jusqu’à présent. Une main se posa sur son épaule, exerçant une pression pour qu’elle se retourne. Mary se releva, faisant fasse à la personne qui la tirait de son sommeil. C’était un garçon, aucun doute la dessus et dans la pénombre Mary n’arrivait pas vraiment à distinguer ses traits. Il lui mit la 
main sur la bouche pour l’empêcher de parler.

« Vaas veut te voir. Tu sais la boucler ? »

Il chuchotait mais son ton n’avait pas d’appel. Elle fit un signe de tête comme quoi elle pouvait se taire et il ôta sa main.

« Ouai, alors viens. »

Elle ne prit pas le temps de s’habiller, et il ne lui aurait pas laissé le temps. C’est donc pieds-nus et en chemise de nuit, qu’elle descendit dans la salle commune des Serdaigles en suivant le jeune homme. Sa tête lui revenait maintenant. Elle l’avait déjà vu en cours mais elle n’arrivait pas à retomber sur son nom. La salle s’ouvrit et elle le suivit dans le dédale de couloir sans poser de question. Etais-ce naïf de sa part ? Non. Il n’y avait, à sa connaissance, qu’une seule personne dans Poudlard qui connaissait le lien que Vaas entretenait avec Mary et c’était Llew. S’il venait la chercher en plein milieu de la nuit en lui disant que son père voulait la voir, c’est qu’il était dans le château. C’était aussi simple que ça. Il y était déjà entré une fois sans se faire prendre, pourquoi pas une seconde. Etrangement, elle avait une foi un peu aveugle en Vaas. Il lui semblait capable de tout. Pourtant, elle n’était pas vraiment du genre à s’émerveiller devant les autres mais Vaas lui semblait un peu au dessus du commun des mortels. Probablement parce qu’il ne ressemblait à rien, ni à personne.

Ils descendirent en silence les sept étages, le garçon qui l’accompagnait ne se retournant que pour s’assurer qu’elle le suivait bien. Durant ces brefs moments, elle en profitait pour regarder son visage, se rappelant ce qu’on lui avait dis à son sujet. Un type à ne pas fréquenter. Ca l’avait fais sourire. Ne disait-on pas ça de la moitié de Poudlard après tout ?  Arrivé dans le hall, ils descendirent dans les sous-sols et Mary se sentit frissonner tandis que ses pieds-nus frôlaient la pierre froide. Ils entrèrent dans la salle et Mary la trouva vide. Se tournant vers l’adolescent dont elle ne savait toujours pas le nom, elle se contenta d’un :

« Il n’est pas là.
Il va arriver. »

Il la dévisagea comme il ne l’avait pas encore fais depuis qu’ils étaient sortit du dortoir des Serdaigles. Il s’attarda sur sa figure, descendant pour regarder si elle était plus ou moins bien formée. Il eut un rictus tandis qu’elle rougissait, consciente de ce qu’il regardait.

« T’es vraiment sa gosse ? »

Il y avait une note d’incrédulité non cachée dans sa voix. Apparemment, l’idée qu’une jeune fille aussi bien mise puisse être l’enfant d’un mercenaire recherché lui semblait inconcevable. Elle haussa les épaules, comprenant ses doutes. Elle avait eu les même après tout.

« Les tests magiques ne mentent pas. »

C’était ce qui l’avait convaincue. Mike Witcher n’avait aucun intérêt à la faire passer pour la fille de Vaas. Elle n’en dit pas plus. La porte s’ouvrit et Vaas pénétra dans la salle en premier arrachant un sourire discret à Mary. Il était vraiment là. Ca avait quelque chose d’incroyable. L’école la plus protégée d’Angleterre, dirigée par une des mangemortes les plus célèbre qu’ils aient connus et il était là. Elle ne savait pas pourquoi et elle n’avait pas pu s’empêcher de se poser la question tout le long du trajet mais elle ne tarderait surement pas à le savoir. Il la salua et s’avança dans la pièce, laissant entrer d’autre homme, et à la plus grande surprise de Mary, Nash. Un rire s’échappa de la bouche de la jeune fille tant la situation lui paraissait surréaliste. Comment pouvait-il être au courant ? Il lui présenta les hommes qui l’accompagnaient et Mary les salua discrètement, ne s’étonnant même pas qu’il ait oublié son nom de famille. Il y aurait eu de quoi être vexé pourtant, mais en réalité, Mary était soulagée de le voir. Il lui avait parus lunatique et même si la lettre de Benjamin l’avait rassurée, jusqu’à cet instant précis, elle n’avait pas été certaine à 100% qu’il tiendra sa promesse. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi il acceptait de s’embarrasser d’une gamine comme elle. Pour un type comme lui, les liens du sang n’étaient-ils pas une entrave plus qu’autre chose ? La scène qui se déroulait sous ses yeux semblaient lui prouver le contraire, aussi surréaliste fusse-t-elle.

« Peu importe mon nom, ça n’aura plus beaucoup d’importance bientôt. »

Non, bientôt, peu importe son nom de famille, elle serrait Mary. Ni plus, ni moins. On en oublierait que Mary Kane avait existé. La pièce fut insonorisée et un des deux hommes, Jagsper si elle avait bien compris, poussa Nash contre le mur tandis que le père fixait la fille lui demanda ce qui c’était passé. La jeune fille ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il lui rappela ce qu’il lui avait dis quand ils s’étaient vu la première fois. Oui, elle avait retenu la leçon.

« Il m’a frappé. Je crois qu’il trouvait ça drôle de taper sur mes blessures. Je l’ai frappé en retour. »

C’était dit très calmement. Un peu comme si on lui demandait de réciter une leçon. Il fallait reconnaître ça à la gamine. Elle était capable de rester calme dans beaucoup de situation. Ca ne l’empêcha pas de sursauter quand Nash fut envoyé vers Vaas, qui avec un naturel hors du commun se retourna pour lui coller une droite bien sentie. Par réflexe, elle mit sa main devant sa bouche, tressaillant en imaginant à quel point le coup avait du faire mal. Avec un sourire, Vaas retira le scotch qui empêchait Collins de parler d’un geste brusque, lui arrachant une importante touffe de cheveux au passage. Mary quand a elle recula tranquillement de quelques pas pour ne pas se prendre un coup mal placé. Elle fixa Nash dans les yeux, son sourire tranquille ne la quittant pas alors qu’elle se sentait agitée intérieurement et dit :

« Bonsoir Nash. »

Ca semblait décalé de faire preuve de politesse dans un moment pareil, et Mary n’avait jamais été insensible à l’ironie. Il allait se prendre la raclée de sa vie, aucuns doutes la dessus. Son père, contre toute attente, était furieux. Furieux qu’on l’ait touchée. Pour une raison qui échappait à Mary, il prenait ça comme un affront personnel. Collins n’avait pas fais grand-chose pourtant. Les dieux savaient ce qu’il aurait pu faire à Ariana et H s’il avait su à quel point elle avait été proche de la mort, mais ce n’était pas elle qui lui dirait. Tandis que le mercenaire hurlait et tapait sur l’adolescent. Mary se demanda si c’était vraiment juste pour Collins. Non décida-t-elle. Ca ne l’était pas, il avait eu beau la frapper, il n’avait pas mérité ça. Mary en avait-elle quelque chose à faire ? Non. La justice, ce n’était plus pour elle. Un an à Poudlard avait réussi à briser ses illusions. L’enfant qui avait tant voulu faire du droit magique sa carrière avait définitivement tourné le dos à cette voie. La justice n’était qu’une illusion qu’on leur servait. Il n’y avait pas eu de justice pour elle, Ariana et H étaient toujours vivants. Il y avait désormais chez l’adolescente une envie de vengeance qui bouillonnait en elle. Bien entendu, ça lui prendrait du temps. Elle n’avait pas le niveau d’Ariana et il lui faudrait un bon moment avant qu’elle ne puisse atteindre sa rivale. Elle était patiente. Il faudrait le temps qu’il faudrait mais un jour, un jour elle se retrouverait face à son ennemie et l’affronterait. En attendant, c’était Nash qui prenait à la place d’Ariana. Une partie de son esprit ne pouvait s’empêcher de trouver ça affreux. Non vraiment, ce pauvre gamin cogné de la sorte. L’autre se satisfaisait de la souffrance du Serdaigle. Chaque coups que Vaas portait, étaient comme un soulagement pour la jeune fille. Il n’y avait pas qu’elle qui se faisait cogner. A sa grande horreur, elle ne pouvait pas s’empêcher de constater qu’elle prenait un plaisir un peu morbide à le voir saigner. Le sang était d’ailleurs abondant. En regardant correctement, elle vit qu’il avait été touché à l’arcade sourcilière. Très froidement, elle pensa que c’était logique, l’arcade avait toujours été un endroit d’où le sang s’écoulait abondamment.

Quant à Nash, bien que désorienté au début et passablement effrayé, il semblait reprendre un peu conscience. Quoique « conscience » semblait être un terme bien trop généreux pour le Serdaigle. La conscience impliquait un minimum d’intelligence, selon l’opinion de Mary en tout cas. Autant dire que Collins ne semblait pas en avoir. A la grande surprise de la jeune fille, il frappe Vaas du poing gauche lui mettant un coup dans la mâchoire. C’était déjà un exploit en soit. Vraiment, ça méritait même d’être salué, ne frappait pas Vaas qui le voulait.

« Quel imbécile. », souffla-t-elle.

Si seulement il avait pu la fermer. A chaque parole, il paraissait encore plus idiot qu’à la précédente pour peu que ça soit possible. Si seulement il avait pu se taire… A la fois intéressée et effrayée, sans tenir compte des deux lieutenants de son père qui se tenait non loin d’elle, elle se rapprocha, se hissant sur un banc laissé à l’abandon pour mieux regarder ce qui se passait. Serait-elle un jour capable de faire pareil ?

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MessageSujet: Re: La fierté paternelle [Nash / Mary] Mar 10 Juin - 2:35

Vaas adorait jouer. Il aimait les défis, et il aimait les accomplir. Ce n'était pas le genre d'homme à abandonner, il n'avait pas peur d'aller au bout des choses. C'était d'ailleurs l'une de ses plus grandes qualités, d'être un acharné. Il n'était jamais feignant, en vérité. Toujours en action, toujours à droite, à gauche, il ne s'arrêtait jamais. Aussi, plus le temps passait, plus il avait envie d'aventure. Il n'était, semble-t-il, jamais rassasié. Pourtant seul, lâché dans le monde hostile de la criminalité, dès ses dix premières bougies, il en avait vu du pays, et des événements. Il était loin d'être une petite frappe, comme ces tocards de gangsters en carton. Il les détestait, ceux-là. Les gangs de noirs, ou d'hispaniques, ou de néo-nazis, ou d'asiatiques, tous, tous, étaient des déchets à ses yeux. Ils restaient terrés dans leurs ghettos et n'en sortaient jamais, sinon pour castagner la flicaille. Que savaient-ils du monde, des autres, des crimes de haut-fait ? Vaas se basait sur une variable simple : la notoriété. Il n'était pas à courir derrière le succès, il s'en foutait royalement. Mais il jugeait que si l'on savait ce que tu avais commis, si on avait conscience de qui tu étais via tes actions, alors tu étais quelqu'un. Que ce soit en Bien, ou en Mal, qu'importe. Il était important d'agir et d'être l'auteur de ses propres faits, de signer. Les crimes de Vaas n'étaient pas anonymes. On avait toujours su de qui ils étaient les fils, lui, le criminel de génie, celui que l'on avait jamais réussi à attraper. Le fait était que personne ne comprenait réellement pourquoi on ne l'avait pas saisi. Il ne se cachait pas outre mesure. Mais il n'était pas seul. Capture Vaas, c'était se coltiner une véritable guérilla avec son groupe de mercenaires criminels aguerris. La simple confrontation avait de quoi faire réfléchir n'importe quel service des forces de l'ordre. Au fond, Vaas était simple à capturer, seul. Mais Vaas n'avait rien à faire de l'honneur ou de tout ce tas de conneries affiliées. Il sortait entouré car il voulait plus que tout vivre. Il se fichait de mourir demain, car il ne sentirait pas venir la mort, vivant trop à la minute pour la suivante, pour s'en rendre compte. Mais il vivait la vie bien plus que le reste du monde. Il adorait la vie, c'était probablement pour cela qu'il voulait écraser les autres, pour s'assurer que personne ne puisse lui retirer le droit de vivre un jour de plus. Il tapait donc, non pas parce qu'il ne savait faire que ça, mais parce que c'était sa façon de vivre.

Mary Kane, sa fille, était particulière. Elle avait du cran, Vaas le voyait, mais elle ne le savait pas encore. Pas totalement, tout du moins. Elle était spéciale, elle avait de la rage à faire sortir, mais elle ne la ressentait pas. Ce qui intriguait le plus le mercenaire c'était d'être présent le jour où ça exploserait. Mary était ce genre de gamine trop longtemps enfermée dans ces putains de bienséances que Vaas haïssait. Il voulait vivre, et les autres se bridaient dans des conneries affreuses. C'était aussi pour cela qu'il détestait le monde occidental, plongé dans les traditions et les coutumes. Pourquoi l'éducation parentale quand celle de la rue était bien plus efficace ? Frôler la mort chaque jour avait pour net avantage de vous responsabiliser très rapidement. On savait se débrouiller vite une fois seul. Vaas ne devait rien à personne. Il voulait que Mary ait ce choix, elle aussi. Instinct parental probablement. Il ne voulait pas qu'on la bride. Il voulait qu'elle fasse ses choix. Si elle se détournait de lui d'ici deux mois, tant pis, il s'en fichait, elle aurait choisi de partir, et c'était le plus important. Derrière toutes ces manœuvres étranges et peu très compréhensibles pour autrui, il y avait une véritable réflexion.

-Jamais compris à quoi servait un nom.

Probablement pour cela qu'il avait oublié le sien. Son prénom lui convenait parfaitement, il en était fier. Il portait le sien avec hargne. Il signait par ce simple nom.

-Et t'as frappé où?

La question était intéressée. C'était assez représentatif de son état d'esprit, l'endroit choisi pour frapper. Si Vaas frappait l'arcade en premier, c'était pour impressionner. C'était dominateur, le sang coulait et l'étourdissement sourd qui en découlait était bon à prendre en compte. Frapper les côtes était direct et limite honorable car il y avait là la volonté de se battre à armes égales. Frapper en dessous de la ceinture était témoin d'un manque cruel d'assurance. Ce n'était pas méchant, simplement significatif. Le mot exact n'était donc pas « lâche », car la lâcheté relevait de l'envie de ne pas se battre. Vaas, Mary ou Nash ne semblaient pas lâches. Le gamin de Serdaigle, bien que sonné et un peu apeuré – euphémisme ? - avait de la hargne à revendre, c'était pas plus mal.

Nash Collins se releva, essuyant le sang sur son visage. Vaas voyait rouge, il avait envie de l'étriper, littéralement. Devait-il le faire, se restreindre ? Il était partagé. Le tuer l'apaiserait. Il avait peu de pitié, et ne laissait rarement quelqu'un vivre après un duel. Mais si il laissait Nash vivre, il allait le traumatiser, et c'était suffisamment drôle pour être un argument de choix. Vaas était un type bourré d'humour. Noir, gras, sexiste, raciste, tout y passait. Aussi, imaginer le gamin silencieux et timoré comme personne l'amusait. Mary se ferait un plaisir de tout lui raconter, dans les moindres détails. Oh ! Oui, il allait le traumatiser. Il n'y avait pas à en douter. Il s'amusait. Comme une araignée, il préférait se délecter de sa proie encore consciente, il voulait la voir se mouvoir, espérer pouvoir s'en sortir. Il voulait qu'on le frappe pour sentir le goût du sang salé lui inonder la bouche, il voulait voir les yeux de sa cible se décomposer lorsqu'il prendrait le dessus sans forcer. Que faire face à Vaas quand on n'avait dix-sept ans à peine et qu'on était élevé de la bonne manière comme ce bourge de Collins ? Il ne pouvait pas gagner car il était lui-même persuadé, avant de rencontrer Vaas, d'être un caïd, un dur à cuir. Il tombait ici sur bien plus fort que lui. Le mercenaire lui montrait, par sa simple présence, que si à Poudlard il était déjà bien peu – car même un hors-la-loi recherché était capable de le retrouver – dehors, il serait une cendre dans un cendrier. Et Vaas y écraserait son mégot.

Nash feinta et le frappa d'un crochet du gauche. La mâchoire de Vaas prit le poing de plein fouet. Il tourna son visage et cracha un mollard de sang, avant de rire aux éclats. Il essuya à son tour son visage, et regarda Nash avant de tourner autour de lui, l'air décontracté. Il semblait ne pas sentir la douleur. Nash frappait bien, le coup était puissant, rien à redire. Mais Vaas avait trop vécu en une seule vie pour ressentir la douleur à ce simple stade. Il en fallait bien plus, et Nash n'était pas prêt d'y parvenir. C'était comme un orgasme, moins l'on savait s'y prendre, plus il était difficile de le donner.

-PUTAIN, c'que j'aime ça !

Il fit craquer son cou et quelques doigts. Il pointa sa cible du doigt, sourire aux lèvres, il était aux anges, dès lors qu'il sentait l'ambiance toute particulière du combat, de la violence. C'était son milieu, son univers.

-C'est con, gamin. T'aurais pas été aussi abruti, j't'aurais p'têt laissé une chance. Mais j'sais pas, ta gueule me plaît pas. Y'a un truc chez toi qui passera jamais. C'est pas qu't'as l'air con, mais quand même. Le truc, tu vois, c'est que moi je déteste qu'on n'oublie qui l'on est. T'vois c'que j'veux dire ? J'ai besoin qu'on reste à sa place. J'reste à la mienne, moi. Non ? C'pas vrai Mary ? EST-CE QU'UNE SEULE FOIS DANS MA PUTAIN DE VIE J'AI ETE AUTRE CHOSE QUE MOI-MÊME ?!

Il retira son débardeur, laissant dévoiler son torse musclé et tatoué un peu partout. On distinguait les signes des Los Magnificos, présents depuis ses quinze ans. Plus loin d'autres tatouages faisaient écho à des périodes de sa vie. Il balança son débardeur rouge à Hoyt qui l'attrapa à la volée.

-T'as touché, c'bien gamin, j'me serai fait chier sans ça. Mais ça change rien, j'vais t'éclater. Et ta moman viendra pas te sauver cette fois, connard. T'es tout seul et t'es à MOI!

Vaas sauta et le coude droit du mercenaire s'abattit sur le sommet du crâne de Nash, l'obligea à se courber, lui éclatant quelques dents au passage, avant qu'un uppercut ne vint lui couper le souffle. Vaas attrapa le cou du gamin et lui enfila un droite, avant que l'autre ne tombe à terre.

-J't'aime pas. Et quand j'aime pas quelqu'un, mon gars, j'le fais sentir. Tu l'sens là?! TU LE SENS?!

La rangers s'abattit dans l'estomac de Nash, une fois, deux fois, trois fois avant qu'il ne reparte en arrière. Il tournait encore autour de lui. C'était une drôle de situation, Vaas avait en face de lui un type inoffensif. Nash ne pouvait rien faire, c'était catégorique. Il aurait fallu être fou pour y croire encore. Vaas cracha de nouveau du sang, continuant de fixer Nash.

-Allez, lève-toi. DEBOUT PUTAIN ! ALLEZ ! T'as pas de couilles ou quoi ? T'ES DÉJÀ FINI CONNARD ! ALLEZ ! GROUILLE TOI ! FRAPPE PUTAIN, ALLEZ ! C'EST SI COMPLIQUE ?! ALLEZ P'TITE BITE, RAMÈNE TOI!

Est-ce qu'à cet instant il était encore dans la même pièce que Jagsper, Hoyt et Mary ? Ou était-il dans une autre dimension ? La question était pertinente, mais il aurait fallu aller plus loin en demandant si Nash l'avait suivi ou non.

Spoiler:
 

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Dernière édition par Vaas Lonero le Mar 10 Juin - 2:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La fierté paternelle [Nash / Mary] Mar 10 Juin - 2:35

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MessageSujet: Re: La fierté paternelle [Nash / Mary] Mar 10 Juin - 10:59

Il n’avait jamais compris à quoi servait un nom. Ca n’étonnait pas Mary. Non pas que Vaas fut prévisible ou qu’elle ait la capacité de prévoir ses pensées, loin de là. Vaas faisait partie de ses êtres totalement imprévisibles. Et si lui et elle ne possédaient pas la même forme d’intelligence, ça n’empêchait pas le mercenaire d’être intelligent. Mary respectait ça. Elle avait toujours respecté l’intelligence sous toute ses formes, c’était d’ailleurs ce qui expliquait en partie les sentiments que lui inspiraient Ariana. La jeune fille ne se targuait donc pas de connaître les pensées de son géniteur, elle n’aurait pas osé. Par contre, elle avait une bonne mémoire. Si Vaas oubliait des détails qui lui semblaient triviaux comme son nom de famille, voir même l’existence de sa fille, Mary, elle, n’oubliait presque rien. Le moindre détail avait son importance dans l’esprit dans la gamine. Et elle se souvenait avec beaucoup de détail de leur première rencontre. Comment l’oublier ? Ca avait été, parmi d’autres évènements, un de ceux qui avait marqué sa vie. Il avait amorcé un tournant. Elle avait l’impression d’avoir changé depuis. Pourtant, il n’y avait que quelques mois qui étaient passé entre les deux rencontres mais Mary avait l’impression d’avoir évolué rapidement. Pas encore assez mais un peu tout de même. Si la réflexion de Vaas n’étonnait pas sa fille, c’était parce qu’elle avait compris une chose le concernant. Il vivait de son seul nom, il était lui sans avoir besoin d’être rattaché à un quelconque patrimoine génétique pour exister. Il était l’inverse même des familles sang-pur que se référait en tout point à leur lignée. Elle n’était même pas sûre qu’il connaisse son statut de sang. Ca devait être libérateur. Si son nom de famille ne comptait pas, par extension le sien non plus. Elle pourrait vivre en tant que Mary. Mary n’avait pas de sang, pas d’obligation, juste celle qu’elle déciderait d’avoir. Mary Kane, elle, avait un nom de famille à porter, des gens auquel elle était attachée, des obligations, un statut de sang. Des entraves qu’elle partageait avec Llew et dont lui, comme elle, serraient heureux d’être débarrassé. Il n’y avait rien à dire de plus. Pas de discussion à avoir, elle ne lui donnait pas tord.

A son grand étonnement, il lui demanda où elle l’avait frappé. La question lui sembla étrange. Est-ce que ça avait de l’importance tant qu’elle l’avait frappé ? Apparemment oui.

« A l’entrejambe. Tous les coups sont permis non ? »

C’était une vraie question. Pour la Serdaigle, tant qu’on frappait, tous les coups étaient permis. C’était ce qu’elle semblait avoir noté des échanges qu’elle avait vu. Elle possédait un esprit logique qui lui faisait voir la solution la plus efficace. Pas la plus vicieuse, pas la plus simple, ni la plus douloureuse, non celle qui aurait le plus d’effet. Dans la position où elle était, frappé à l’entrejambe était le coup qui allait lui faire perdre le moins d’énergie et qui avait le plus gros pourcentage de faire lâché sa prise – c'est-à-dire elle – à Collins. Elle n’avait pas pensé plus loin. Chez Mary, c’était le résultat qui comptait. La route qu’on empruntait pour avoir le dit résultat importait peu tant qu’il était là. Elle avait un sens moral parce qu’on lui avait appris à en avoir un. Il était le fruit d’une éducation stricte et rigoureuse qu’elle avait reçu depuis sa plus tendre enfance. Ironique quand on savait que le purisme se couplait mal avec le sens moral. Du point de vue de la jeune fille, avoir un sens moral était utile. On pouvait par la suite décider si on désirait l’utiliser ou non en tout connaissance de cause. Il suffisait de voir sa relation avec Llew pour comprendre l’importance que tenait la morale tenait dans sa vie. Elle ne lui avait jamais reproché les coups et les blessures qu’il avait infligées aux autres. Ca l’indifférait profondément. Ce qui ennuyait la jeune fille, c’était le manque de convenance. Elle avait un côté traditionnaliste qu’elle ne pouvait pas renié. Pas vu, pas pris. C’était une devise qu’elle approuvait sans réserve. Tant qu’on atteignait son but sans se faire prendre, tout était bon pour elle.

Une gamine normale aurait été répugnée par Vaas ou effrayée sans l’ombre d’un doute. Quand il s’était présentée à elle, elle avait été impressionnée par son aura et effrayé oui sans doute. Il y avait une partie d’elle qui restait consciente qu’elle avait affaire à un homme dangereux, colérique, probablement pas sain d’esprit, et qui, sur un caprice aurait pu la briser comme une brindille. Elle choisissait de lui faire confiance. Choix délibéré pris en connaissance de cause du danger que ça impliquait, par une enfant qui n’était peut-être pas non plus très saine d’esprit finalement.

La violence la surprenait. On n’est pas habitué à la violence même quand on a subit deux tortures. Mary n’était pas le genre d’adolescente qui du jour au lendemain se sentait invincible parce qu’elle avait survécu à quelques coups. Elle était modeste et ne pensait pas être plus que ce qu’elle était. Les coups, d’une incroyable violence, que son père mettait à Nash, la faisaient tressaillir tandis qu’elle les regardait, assise sur son banc.

Lui en revanche semblait prendre son pied de manière intégrale. Est-ce que c’était ça qui plaisait tant aux hommes dans le combat ? Est-ce que ca donnait vraiment ce sentiment d’extase similaire au sexe ? Ca avait l’air libérateur. Sans entrave, sans limite. C’était Vaas. Elle sursauta quand elle entendit son prénom. Absorbée comme elle l’était par le spectacle qui se déroulait sous ses yeux, elle n’avait pas pris conscience qu’il s’adressait à elle. Son sourire revient et balançant ses jambes dans le vide, comme une enfant, elle répondit :

« Ce n’est pas difficile en même temps, ta place est partout… Papa. »

Souriante, elle avait prononcé le dernier mot à l’intention de Nash tout en le regardant. Nash qui lui, ne devait plus voir grand-chose outre les trente six chandelles qui tournaient autour de sa tête. Néanmoins, il y avait du vrai dans ce que disait Mary. La place de Vaas était partout et nulle part à la fois. N’appartenant à aucun camps, les servant tous sans distinction, sa place était là où il décidait qu’elle soit. Avantage que peu d’hommes pouvaient se vanter d’avoir. Vaas ôta son débardeur et Mary pu admirer les divers tatouages et cicatrice qui l’ornait. Elle supposait que la plupart devait avoir une signification mais ce n’était probablement pas le moment pour demander une explication.

La seule question qui se posait à présent, c’était de savoir s’il tuerait le Serdaigle ou non. Il semblait bien parti pour le faire. Est-ce que ça ne ferrait pas du grabuge à Poudlard ? Un corps trouvé anonymement dans les cachots ? Pourrait-on remonter jusqu’à elle ? Elle supposait que non mais il y avait quelque chose de contrariant dans l’idée qu’il puisse le tuer. Elle regarda un moment Vaas continuer à le frapper et elle profita d’un moment où il ne le touchait plus pour descendre de son banc.

Elle s’approcha lentement de son père, ses pieds et sa robe s’imprégnant du sang qu’il y avait à terre sans qu’elle y fasse vraiment attention et demanda :

« Ca t’ennuierait de ne pas le tuer ? »

Toujours la même voix posée et calme, comme si elle lui demandait si il avait envie d’un thé ou d’un café. Si Hoyt et Jagsper esquissèrent le début d’un rictus méprisant pensant qu’elle demandait la clémence, Mary ne le vit pas et ne s’en souciait pas. Elle ne voulait pas de clémence, elle n’avait même pas pitié pour lui. Il n’était rien pour elle. Ils n’étaient pas amis, ils n’étaient même pas ennemis. Elle savait qu’une fois sortie de Poudlard, elle aurait oublié jusqu’à son nom mais lui, par contre, ne l’oublierait jamais. Pas s’il restait vivant en tout cas.

« Ca serrait dommage s’il ne pouvait pas voir ma tête tous les jours après ça. Moi, j’aimerais beaucoup profiter de la sienne en tout cas. »

Oui, elle profiterait. Si Vaas décidait de le laisser vivant. C’était sa décision et elle n’irait pas à l’encontre de celle qu’il prendrait. Mary n’était pas assez folle pour se mettre entre le chasseur et sa proie. Elle se contentait juste de suggérer une solution. Dire « épargne-le » aurait été une mauvaise idée selon elle. Il n’exigeait rien d’elle. Elle n’avait rien à exiger de lui, elle se contentait de demander. Et au final, elle trouvait sa demande plus perverse que la mort. Elle savait ce que c’était de guérir après un passage à tabac, et en comparaison, la mort semblait la solution la plus douce. Ici, à chaque fois qu’il poserait les yeux sur elle, il la craindrait autant qu’il la haïrait. Mary voulait qu’il la déteste, parce qu’au moins pour une fois, ça serrait justifié.

« Mais c’est comme tu préfères. »

Avec un haussement d’épaule indiquant qu’elle ne faisait définitivement que suggérer, elle recula encore une fois de quelques pas pour continuer d’observer en se demandant dans quelle mesure elle aurait été capable de participer.

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MessageSujet: Re: La fierté paternelle [Nash / Mary] Mar 10 Juin - 19:53

L'homme face à lui se donnait en spectacle continuant de gueuler, d'impressionner et cela faisait son effet sur le Serdaigle. Peut être que si les conditions avaient différentes : s'il avait face à lui un élève, en pleine journée et dans une autre pièce, Nash ne se serait pas démonté mais là face au chef d'une petite bande de Mangemorts - ce qu'il imaginait être des Mangemorts -, après s'être fait kidnappé de son lit en plein milieu et désormais enfermé dans un cachot lugubre et humide, oui le moral du Serdaigle repartait en chute libre après une montée éphémère due au coup. Ce type lui fichait les jetons et le fait qu'il retire son haut n'arrangeait rien à la chose. C'était un geste simple mais le fait d'avoir face à lui un type bien musclé avec de nombreux tatouages incitait le Serdaigle à prendre la fuite. Il ne pensa pas à vérifier la présence d'une Marque des Ténèbres sur le bras de son adversaire, trop impressionné par sa présence, son aura. Le voyant attaqué, Nash eut un pas de recul et leva les mains pour se protéger le visage mais il protégeait le mauvais endroit et le coup s'abattit sur son crâne. La suite fut un enchainement de coups, imparable l'envoyant au tapis en quelques instants.

Le souffle court l'empêchait de lâcher le moindre gémissement, Nash était plutôt à la recherche d'un souffle lui permettant d'expier sa douleur mais se furent des coups de pied qui vinrent à son secours. Un premier dans l'estomac suivi de deux autres... Courbé en deux sur le côté, un bras protégeant la tête, l'autre le ventre, Collins restait au sol s'attendant à d'autres coups. Les gémissements finirent par arriver avec un peu de retard s'échappant des lèvres entrouvertes du jeune homme d'où s'écoulait aussi un filet de bave et de sang mêlé. Ce qui semblait être une dent fut éjectée à quelques centimètres. Les coups avaient été bien placés pour faire mal, pour lui montrer qu'il était capable d'accéder à toutes les parties du corps et de le renvoyer au sol quand il le désirait.

L'autre continuait de lui gueuler dessus. Nash demeura dans la même position s'attendant à recevoir dans la seconde d'autres coups. Il avait été touché moralement en se faisant déloger de son lit. On était venu le chercher dans son intimité, dans son confort et dans un endroit qu'il pensait inviolable. Là, Vaas venait de le toucher physiquement en lui infligeant des premiers coups. Collins s'en doutait, il n'était que le début...

Ce n'était pas son premier passage à tabac. Les premiers coups avaient été donné par son père qui croyait que frapper ses enfants était un moyen de lutter contre l'émergence de la magie. Les jumeaux étant en bas âge étaient incapables de maitriser les phénomènes magiques autour d'eux et cela mettait leur père dans une colère noire. Il n'hésitait pas à s'en prendre physiquement à eux et les pleurs de leur mère étaient inutiles. Celle-ci se chargeait ensuite de les mettre au lit, de guérir les plaies puis de les consoler. Ne pouvant compter sur sa mère pour les protéger lui et sa sœur, ce fut Nash qui se mit à agir en couvrant Tyscha, en endossant la responsabilité de ses bêtises ou en cherchant à la protéger des coups. Il se souvenait particulièrement d'une soirée d'octobre où il était revenu avec un mot sur son cahier de liaison où il était indiqué que Nash avait piégé avec de nombreux pétards le sac de son enseignant ainsi que ceux de deux autres camarades et les avait fait littéralement explosé. La raclée qui avait suivie l'avait laissé au sol, inconscient et avec de nombreux os brisés dont le crâne. Sa mère n'avait pu à elle seule remédier à tous ses maux et avait dû l'emmener à l'hôpital magique. Seul la mort de son paternel leur apporta une vie un peu plus paisible.

Le passage à tabac qu'il subissait en ce moment même lui rappelait cette sale époque mais là personne ne viendrait l'aider, ni sa mère, ni Tyscha. Il était seul...Nash ne pouvait compter que sur lui même... Avec des gestes très lents, l'homme bascula pour se mettre sur ses genoux avant de pousser sur ses mains pour se relever. Cette manoeuvre fut la plus délicate, la tête lui tournait et le sol froid lui paraissait peu stable. Il fit quelques pas, des plus hasardeux avant que sa main droite ne se pose sur quelque chose de consistant - une colonne de pierre - qui lui permit de se stabiliser et donc de rester sur ses deux pieds. Rester encore à relever la tête pour faire face à son bourreau. L'ouverture de l'œil droit commençait à être difficile, l'arcade sourcilière était dans un sale état. Le Serdaigle rejeta ce qui devait être un deuxième morceau de dent qui avait sauté de son emplacement. Pas de commentaires déplacés, d'autres provocations. Ce type lui fichait les jetons et Collins préféra garder le peu de souffle qu'il avait pour encaisser la suite des événements car il se doutait d'une suite. Cela montait souvent crescendo...

La nuit risquait d'être très longue pour le jeune homme...

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MessageSujet: Re: La fierté paternelle [Nash / Mary] Dim 22 Juin - 0:20

Vaas aimait tuer. C'était connu pour ceux ayant eu la chance de ressortir d'un entretien avec le personnage. Il n'était pas spécialement enclin à laisser vivre, il trouvait cela insultant la plupart du temps. Foutre la raclée à quelqu'un et le laisser vivre c'était lui trouver de l'intérêt. Vaas n'avait aucune pitié et n'avait besoin de personne. Encore plus vrai que d'autres, car, objectivement, il était riche à en crever. Ses différents contrats lui avaient rincé le porte-feuille, et il n'avait plus besoin de grand chose. Il pouvait se casser aux caraïbes sans trop de soucis et se faire oublier. Oui, il pouvait. Mais Vaas aimait foutre la merde là où on n'en avait pas besoin. C'était une de ses activités favorites, ça le faisait rire, mais même plus, ça le divertissait. Il ne trouvait pas d'intérêt à vivre sinon pour être le loup dans la bergerie, celui que l'on attendait pas et qui parvenait, malgré tous les bons efforts, à être le connard fini chamboulant tous les plans longuement échafaudés. En ce sens, tuer quelqu'un était un acte d'une grande jouissance puisqu'il permettait de foutre en l'air bien des vies. C'était amusant et stimulant pour la bête féroce qu'était le mercenaire. Alors, devait-il achever cette sous-merde de Nash Collins, ou lui laisser la vie sauve ? Vaas n'était pas particulièrement fin. Il n'avait pas vraiment envie d'être fin, et il était d'ailleurs peu probable qu'il soit capable de l'être. A la différence de sa fille, il n'avait pas appris à être discret, ou à se taire. On lui avait toujours enseigné la loi du plus fort et de la plus grande gueule dans la basse-cour. Alors, il se sentait obliger de s'imposer, de montrer qu'il restait le maître, le mal dominant, l'Alpha. D'autant plus lorsqu'il avait un public. Vaas adorait se donner en spectacle car c'était là où il se sentait réellement lui-même. A chaque coup donné, il sentait les regards effarés, les sourires en coin, le taux moyen de sadisme ambiant grimper. Ici, ses spectateurs étaient un peu particuliers. Sa fille, qui était entre deux mondes, et deux gros barges qui jouissaient autant que lui de voir Collins souffrir. Jagsper était un allumé. Vaas en côtoyé tous les jours des types traitant avec un problème psychologique. Il y était lui-même sujet. Mais un gars comme William Jagsper, c'était rare. Pour tout dire, il se demandait parfois si il était pas pire que lui. Ça faisait d'ailleurs longtemps qu'il n'avait pas vu son homme de main à l’œuvre. Vaas aimait bien prendre les choses en main et faire ce qu'il avait à faire tout seul. Il ne déléguait pas souvent. Mais il se demandait sincèrement si Jagsper ne méritait pas un traitement de faveur, juste parce que ça le ferait marrer un coup.

Il s'apprêta à envoyer un nouveau coup quand la voix de sa fille l'interpella. Il se retourna lentement. En l'état, il aurait été prêt à la tuer sur place, simplement car il était sur sa lancée. Mais il parvint à se restreindre. Ni Jagsper, ni Volker n'avaient bougés. Ils ne s'occupaient pas de la sécurité de Mary. Elle avait beau être la fille de leur chef, elle restait une civile comme une autre à leurs yeux. Si elle n'était pas capable de se sauver elle-même, ce n'était pas à eux de le faire. Et Vaas ne changerait pas ce dicton. Le fait était que dans le monde où ils évoluaient, il était important d'être bien entouré, mais il était primordial d'assurer ses arrières seul. Les traîtres étaient monnaie courante ici, car la loyauté, la vraie, n'existait pas. C'était une illusion de faible. Les coups de pute étaient récurrents simplement car ils faisaient partis du jeu. Vaas avait signé pour cette partie là, et il en assumait toutes les conséquences.

Mary demandait la clémence donc. La clémence, ou ce qui s'en rapprochait le plus, c'est-à-dire d'épargner l'abruti fini de Collins. Elle voulait continuer de voir sa tronche tous les jours, soit. C'était amusant comme concept, même si Vaas n'était pas spécialement enclin à le comprendre totalement. Il se retourna de nouveau et fixa Collins, dos à Mary. Un sourire amusé prit place sur son visage.

-Je le tuerai pas.

Mais je vais m'en approcher. Collins allait souhaiter voir le mort en face plutôt que de subir Vaas. Mary était probablement plus sadique que son père. Elle venait de donner les droits à une lourde séance de lynchage gratuit. Elle se rendait ainsi criminelle. Elle était désormais hors-la-loi, comme son père. Comme quoi, même sans l'avoir élevée, il avait provoqué un dysfonctionnement chez la gamine. A croire que ça venait des gênes et non pas de l'éducation même. Famille de truands.

-Jags', choppe moi la corde.

A peine fini la phrase que son poing s'abattit sur Nash, le couchant à terre. Le sang coulait désormais abondamment de sa bouche. Défiguré, le gamin ? Probablement. Ça n'affectait pas vraiment le bulldozer. Il l'attrapa par le col, le souleva sans peine et le colla contre le poteau avant de lui assigner une ruée de coups de la droite dans le ventre et les côtes. Il entendit des craquements, mais rien de suffisamment sérieux pour le crever sur place. Distrayant. Il le jeta en avant, l'autre s'étala de tout son long sur le sol. Vaas plaça son pied sur sa colonne vertébrale et attrapa la corde lancée par son homme de main. Il l'enroula autour des chevilles du gamin et serra suffisamment pour lui faire à la fois mal et l'empêcher de se défaire du tout. Il fit un nœud rapidement, et finalement pendit Nash au plafond par les pieds. Il prit un coutelas caché dans l'une de ses poches de treillis et tourna autour de Collins.

-Tu vois, putain de fils de pute, le truc c'est qu'tu perdras à chaque PUTAIN de fois où tu testeras. Tu peux pas gagner, enfoiré. Tu peux pas. Hoyt, il peut gagner, lui ? L'autre fit non de la tête, bras croisés. Tu vois, même lui il le dit ! T'as plus rien à dire ? PLUS RIEN ENCULE ?! TU FAIS LE CAÏD MAINTENANT ? TU VEUX JOUER LE GANGSTER ?! LE GROS DUR?!

Un nouveau coup parti en direction du ventre de Collins. Vaas cracha par terre, et fixa Mary.

-Allez, frappe maintenant.

Le tout n'était pas de savoir où est-ce qu'elle frapperait, mais si elle allait le faire. Vaas voulait aussi savoir si sa fille avait le soi-disant cran dont elle lui avait assuré l'existence. Elle avait maintenant la possibilité de faire mal, gratuitement. Personne ne la jugerait, elle avait la décision entre les mains. Elle frappait, ou elle s'écrasait, dans tous les cas, elle prendrait un chemin bien précis. Elle pouvait s'engager dans le monde de la violence, ou celui de l'humanité. Vaas se foutait concrètement du choix qu'elle ferait, il avait juste besoin d'être sûr de ce qu'elle était capable de faire.

Elle s'exécuta finalement. Vaas sourit. C'était amusant. Certes un peu maladroit, probablement pas des plus puissants, et sûrement un peu libérateur pour Collins qui avait été enchaîné par Vaas juste avant, mais qu'importe, l'important était fait. Il la prit par une épaule, et la poussa légèrement, afin qu'elle comprenne que son tour était terminé. Il tenait encore son coutelas dans les mains, et il l'agitait dangereusement.

-Réveille toi, petite salope. REVEILLE TOI HERMANO ! Une claque bien placée suffit pour faire ouvrir les yeux de Collins. Tu comprends maintenant que je serai toujours là. Essaye d'atteindre ma fille encore une fois, essaye de parler de cette petite sauterie à quelqu'un, et je reviendrai. J'suis rentré une fois dans c'putain d'endroit, crois pas que je pourrai le refaire.

Il lui assigna un nouveau coup qui eu le mérite de le faire tousser du sang.

-Le truc, tu vois, c'est qu'j'tai pendu au plafond, la tête en bas mon gars. Ahaha ! Et t'sais c'que ça fait cette connerie ? Putain, j'te jure, c'est trop bon. Ca t'fait descendre le sang. Genre, hop, gravité tout ça tout ça, et du coup, bientôt, tu sentiras plus tes jambes. C'est bon ça non ? T'en penses quoi ? T'EN PENSE QUOI CONNARD?!

Il éclata de rire. C'était effrayant et fascinant à la fois.

-Putain c'que t'es con toi, j'te jure. Bon, tu m'as fait chier, j't'ai tabasser, on est quittes tu vois. Mais, j'ai vraiment pas envie que tu recommences. J'veux dire, voilà, j'te défonce la gueule, tu pleures, t'es une fiotte, ok, tout ça on le sait, ça reste entre nous tu vois. Mais qui m'dit que t'auras pas envie de te refaire un p'tit nom de pute quand tu seras remis de ta fête, hum ?

Il fit un geste de réflexion, tournant son index au niveau de sa tempe, comme si la réponse devait venir à l'esprit de Collins trop embourber par le sang et la douleur. Il se replaça debout et entreprit de créer de longues entailles bien affreuses dans les jambes de Nash. Le sang coulait peu, il souffrait certes, mais peu. Le but était de lui faire comprendre qu'il serait marqué par l'événement, aussi bien physiquement que psychologiquement.

-Tu vois, Hermano, moi j'm'éclate dans ton école de tapettes. J'trouve l'ambiance excellente. En fait, là, j't'entaille les jambes et tout. T'as pas trop trop mal ? C'est normal. Quand je vais te détacher et que tout ton sang redescendra, là, tu pourras crier.

Il éclata de rire à nouveau et continua son jeu. Les jambes de Nash étaient parsemés de coupures, longues et profondes dont il ne se séparerait probablement jamais. Même la magie n'enlèverait pas toutes les marques. Il attaqua alors le ventre et s'y amusa un moment, créer un motif particulièrement hideux laissant trôner le nombril du bonhomme au centre. Finalement, il entaillant lentement le visage de Nash, laissant une belle cicatrice sur sa joue avant de lui adresser un large sourire.

-Complètement baisé.

Et il coupa la corde, laissant Collins s'étaler sur le sol, lourdement, comme le déchet qu'il était devenu. Il n'était pas mort, comme promis, mais dans un état similaire. Il devait être soigné vite si il voulait s'en sortir, mais ce ne serait certainement pas Vaas qui l’emmènerait vers un hôpital. Il détestait les hôpitaux. Raison pour laquelle il n'y avait jamais foutu les pieds. Et parce qu'il était recherché, aussi. Il se retourna vers Mary avant de saisir son débardeur et de l'enfiler lentement.

-Pour répondre à ta question, oui, tous les coups sont permis.

Il rangea son coutelas dans sa poche.

-Bon, j'suppose que tu veux encore rester ici ? T'oublie pas de m'dire quand tu comptes te barrer hein, histoire que je te loupe pas. C's'rait con quand même.

Il se frotta les mains, à l'aise, souriant, détendu, joyeux, avant de s'allumer un cigare.

-Bon ! Quelque chose à m'dire ? Sinon on s'casse nous.

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MessageSujet: Re: La fierté paternelle [Nash / Mary] Lun 23 Juin - 20:24

Il y avait beaucoup de choses que Nash Collins avait appris ce soir. Probablement contre son gré, après tout, il avait toujours dit qu'il n'aimait pas étudier. Ici pas de livre obscur, pas de leçon à retenir, de sort à prononcer. C'était ce que Vaas aurait pu appeler "l'école de la vie", on vous l'apprenait à la dure et la leçon faisait rarement plaisir. Par contre, c'était terriblement efficace, peu de personnes faisaient mine de ne pas comprendre ce qu'on tentait de leur faire rentrer dans le crâne. Elle en avait fait l'expérience et ça avait été concluant. Elle avait retenu quelque chose, peut-être pas ce que H et Ariana avaient tenté de lui faire comprendre, mais elle en avait tiré sa propre leçon. Qu'en serrait-il de Collins ? Il fallait encore qu'il sorte vivant de cette pièce et ce n'était pas gagné. Les deux lieutenants de Vaas n'étaient pas là pour le sauver et elle-même ne ferrait pas un geste. Le voulait-elle d'ailleurs ? Mort ou vif, il n'y avait pas de réelles différences pour elle, si ce n'était qu'elle voyait peu d'intérêt à une vengeance si elle ne pouvait pas profiter de lui après. Une fois mort, la douleur et l'oubli le plus total l'attendaient. Aucun intérêt selon la jeune fille. Viens un moment où le torturer souhaite voir sa mort arriver et lui accorder est un cadeau, rien d'autre. Elle ne voulait pas lui faire de cadeau. Que déciderait son père ? Toute la question était là. Question dangereuse puisqu'il aurait pu la briser en deux s'il l'avait choisi. Déranger le chasseur pendant qu'il chasse n'était pas une très bonne idée et dans sa lancée, il aurait très bien pu s'en prendre à elle aussi. En avait-elle conscience ? Pas réellement, elle était comme dans une espèce d'état second ici. La scène semblait surréaliste. Elle, la gentille petite Mary assistait à la torture d'un de ses camarades sans broncher. Pire, elle y trouvait un certain plaisir. Elle se souvenait pourtant de la mort d'Eversman en début d'année dans la grande salle qui l'avait tant choqué. Elle n'avait pas compris le sourire de certain de ses camarades et le manque de réaction d'autre quand elle-même avait été horrifiée par ce meurtre de sang froid. À présent, tout ça lui semblait bien loin.

Il s'était tourné lentement vers elle la dévisageant en silence, évaluant probablement sa proposition ou revenant simplement à la réalité. Ils se fixaient père et fille, lui torse nu les poings fermés, une énergie incroyable émanant de lui. Elle, dans sa longue robe de nuit épousant à peine ses formes, les pieds et le bas de sa robe imprégné du sang de Nash. Il y eut entre eux, un bref moment de connivence quand il accepta d'accéder à sa requête. Mary lui offrit un sourire franc et satisfait de là où elle était. Tout en observant la suite des opérations. Comprenait-elle réellement la porte de ce qu'elle venait de faire ? Ce n'était pas sûr. Pourtant, en demandant à Vaas de l'épargner, elle venait de prendre une part active dans cette torture. S'il restait vivant, ça serrait sur sa demande. Il lui devrait la vie et devrait vivre avec ça. Elle devenait hors la loi grâce à cette simple petite action. Vaas ne l'a laissa pas en rester là et après l'avoir suspendu au plafond par les pieds, lui disant de frapper le Serdaigle. Elle avait un choix à faire. Elle avait affirmé vouloir partir, affirmé qu'elle avait le cran de le faire, restait à voir si tout ça n'était que des mots où si elle était vraiment capable de le faire.

Étrangement, c'était la présence de spectateur dans la pièce qui la gênait, elle se sentait rougir sachant qu'elle ne savait pas frapper. Elle allait commettre un crime en s'attaquant à un étudiant sans défense qu'on avait séquestré dans une pièce du château et pourtant, tout ce qui lui importait, et la gênait, c'était de savoir qu'elle était observée. Elle s'approcha du corps tuméfié et commença à frapper. Comme dans tout, elle était méthodique et elle frappait d'abord les zones où il y avait déjà des blessures ouvertes. Elle savait qu'elle n'avait aucune force et aucune technique, donc si elle voulait être efficace, il fallait qu'elle soit précise.

Combien de temps est-ce que dura ? Bonne question, le temps semblait avoir peu d'importance en ce lieu. Au début, les coups se firent peu violents, un peu incertain, puis elle en oublia la présence des gens dans la pièce. Elle ne savait toujours pas frapper, elle ne lui faisait probablement pas mal, surtout pas en comparaison de Vaas, mais ça avait quelque chose de libérateur. Elle sentit une main se poser sur son épaule, la repoussant légèrement, lui indiquant que c'était fini. Il lui fallut un moment pour revenir à la réalité. Elle regarda ses mains pleines du sang du Serdaigle et sa robe maculée. Elle regarda attentivement le garçon en face d'elle, suspendu au plafond, elle n'arrivait pas vraiment à le reconnaître sous cet amas de sang. Prise d'une impulsion qu'elle n'aurait pas su expliquer, elle passa ses doigts sur le visage de Nash, ramassant du sang qui coulait de sa bouche, et porta deux doigts à sa bouche, goûtant le sang salé et métallique de sa victime. Elle fit la grimaça en reculant et s'essuya les doigts sur sa robe qui de blanche, devenait rouge.

« Tu as mauvais goût Nash, j'aurais du m'en douter. »

Une partie d'elle-même était horrifiée par ce qu'elle venait de faire, ne comprenant pas ce qui lui avait pris, tandis que l'autre trouvait ça tout à fait normal. Vaas, quant à lui, son couteau toujours à la main, commençait à s'agiter autour du jeune homme. Il le réveilla d'une baffe dans la figure, lui expliquant que ce qui venait de se passer avait tout intérêt à rester entre eux et qu'il n'avait pas intérêt à la toucher. Ça la fit discrètement sourire. De son point de vue, la correction qu'il venait de recevoir aurait dissuadé les plus tenaces de recommencer. Nash n'était pas courageux, aucun doute la dessus, mais elle non plus. Elle avait reçu pire et elle était toujours là, défiant de nouveau l'autorité. Qu'elle était donc la différence entre elle et son camarade ? La folie ou le cran, elle ne voyait que ça comme explication. Elle se trouvait saine d'esprit pourtant. De son point de vue, elle n'était pas plus folle qu'un autre, simplement curieuse de voir jusqu'où tout ça pouvait aller, et d'obtenir sa liberté. En admettant qu'elle ne soit pas folle, avait-elle du cran ? Elle estimait que oui, elle faisait face. Elle avait échoué plusieurs fois, avait été torturé, bien plus que Nash et bien plus qu'elle ne l'avouerait jamais à Vaas, et pourtant, elle était toujours debout. Personne n'avait encore réussi à la faire tomber. Bien sûr, elle aurait pu expliquer à son père ce qui s'était passé, serait-il entré dans la même fureur et aurait-il tenté de la venger aussi ? Peut-être que oui, peut-être que non, elle avait l'impression qu'on ne pouvait jamais être sûr de rien avec lui. Néanmoins, se plaindre et aller pleurer dans les jupes des autres n'étaient pas son genre. Elle ferrait payer ce qu'on lui avait fait, mais contrairement à Nash, Ariana était importante pour elle. La jeune fille voulait être la seule à s'en charger, elle ne désirait pas qu'on le fasse à sa place. Ses blessures, son combat, elle était peut-être faible, mais elle avait sa fierté.

Elle le regarda lui entailler les jambes tout en se rappelant sa propre expérience, elle eut une grimace quand elle vit le corps presque sans vie s'étaler à terre. La scène lui semblait un peu trop similaire à celle qu'elle avait vécue, mais elle ne dit rien, s'efforçant de regarder ce qu'elle considérait comme un test. Ce n'est que le début, tu verras bien pire, si tu ne sais pas supporter ça, comment ferras-tu pour le reste ? Et étrangement, elle n'était presque pas dégoutée, le sang ne le rebutait pas, elle était plutôt fascinée par la quantité qui s'écoulait du corps de Collins. Pour peu, elle aurait pu se laisser aller et jouer avec, traçant des dessins dans le sol, mais elle était trop bien élevée pour ça. Tandis que Vaas se rhabillait, elle s'agenouilla, mettant son doigt sous ses narines pour s'assurer qu'il respirait toujours. Oui, elle sentait un souffle, faible et régulier, il était donc toujours en vie, il avait tenu parole. Elle se releva et songea distraitement que sa robe était bonne pour être brûlée, les bords trainaient à terre salissant le sol, si elle marchait comme ça jusqu'à la salle commune des Serdaigles, elle allait attirer l'attention sur elle.

« Je te préviendrais, je ferrais passer le message par Limonkov, comme la dernière fois. »

Il allait partir et elle n'avait plus rien à lui demander si ce n'était une chose :

« Tu peux me passer ton couteau ? »


Il lui tendit, et elle coupa une bonne partie de sa robe pour qu'elle ne traine plus à terre, et une partie des manches pour s'essuyer à peu près les pieds. Au moins comme ça, elle ne laissera pas de trace de sang dans les couloirs.

Désormais, tous les coups étaient permis, c'était la leçon du jour et elle ne se gênerait pas pour l'appliquer à la lettre. Le conseil qu'il lui avait donné quand ils s'étaient vus pour la première fois était bon, elle ne voyait pas pourquoi ne pas suivre le deuxième quand elle était d'accord sur le principe.

Et pour Nash, qu'elle était la leçon du jour ? Si elle avait été présomptueuse, elle aurait dit : "on ne s'attaque pas à la fille de Vaas", mais elle ne l'était pas. Sans compter que dans le futur, elle ne devrait compter sur elle-même pour se défendre. La vraie leçon, c'était : "si tu veux faire ce que tu veux, arrange-toi pour être assez puissant pour te permettre de le faire." Elle ne savait pas si Nash comprenait la leçon, mais elle, elle l'avait apprise. Lui rendant le couteau, elle dit :

« Merci. »

Carnage ou non, rien ne l'empêchait d'être polie. Elle ajouta :

« L'Inquisitrice lâche les détraqueurs dans le château à partir d'une heure du matin ... Je devrais y aller aussi si je ne veux pas me faire attraper. »

Spoiler:
 

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La fierté paternelle [Nash / Mary]

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