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Résistance et divergences [Pv H. Granger - QG OdP - Chili]

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Minerva R. McGonagall


MessageSujet: Re: Résistance et divergences [Pv H. Granger - QG OdP - Chili] Dim 12 Oct - 14:46

Finalement la scénario catastrophique qu'avait imaginé la vieille dame concernant sa venue au quartier général de l'Ordre du Phénix, ne s'était pas si mal passé. Elle avait imaginé plusieurs hypothèses et autant conserver la pire, comme ça, on était pas déçu. Hermione était une personne intelligente sous plusieurs angles, et heureusement qu'elle est plus mature que son compagnon, sinon ça aurait pu finir autrement. Minerva savait un peu plus sur quel pied danser avec sa protégée, non pas qu'elle était "plus" prévisible que Weasley. Mais y avait ce petit quelque chose qui rassurait la vielle femme. Doucement mais sûrement, les tensions entre les deux organisations s'étaient estompées, pour combien de temps ? Aucune idée. Mais les soupçons à l'égard de l'animagi semblaient quant à eux disparus. Même si...même elle n'avait pas été tout à fait pardonner de sa désertion.


Les conversations étaient là pour dissiper tout malentendu. C'était chose faite, maintenant les deux sorcières pouvaient parler plus "décontractée" de choses et d'autres.


- J'espère ne pas avoir heurté vos convictions, Minerva. Pourtant, nos opinions ne semblent pas si éloignées l'une de l'autre. Seulement, j'accorde de l'intérêt à certains principes que l'on ne peut me demander de sacrifier comme ça sans réfléchir. Cela n'implique pas que ma vie, mais celles de ceux qui ont placés leur confiance en moi et qui espère nous voir prendre la meilleure décision pour nos intérêts et ceux de la résistance toute entière. En tout cas, j'espère ne pas avoir perdu votre considération. Votre opinion et votre affection comptent beaucoup pour moi, vous savez...
-Non, bien sûr que non. Si tout le monde était d'accord avec tout le monde, il n'y aurait pas de guerre, de conflit d'intérêt voire même de discussion. Au contraire, il intéressant de parler et de se confronter pour défendre ses opinions. Si vous pensiez m'avoir blessé, c'est mal me connaître. La confiance est un sentiment difficile à donner ou à obtenir et je comprends bien où vous voulez en venir pour notre avenir à tous.



Sur ce point, Minerva n'avait jamais douté de la bonté des jeunes générations, après tout, c'est eux qui allaient prendre la suite et autant que ce monde soit plus "propice" à leurs attentes qu'un conflit qui ne cesse de grandir. Une félicité, c'est idiot voire utopique mais si cela est nécessaire, les opinions radicales seront mises de côté pour le profit de tous. Il était évident que la loi du plus fort était la devise du régime actuel, c'était également vrai pour certains résistants qui veulent en finir avec cette guerre du sang. Savoir qui est plus important que qui, utile à la vie ou non. Parfois, Minerva avait envie de hurler ! Histoire de faire redescendre cette tension qu'elle accumulait depuis des années déjà, hurler ou bien se défouler sur quelque chose...ou quelqu'un quitte à choquer. Mais l'heure n'était pas à la folie passagère, mais à une discussion sérieuse entre deux sorcières et des gardes cachés dans l'ombre.


Le silence retomba et c'était en partie de la faute de la vieille femme, elle parlait peu, c'était ainsi depuis des lustres. Elle préférait écouter la conversation et/ou la rectifier si besoin. Finalement, elle décida de rompre ce silence avec une petite pointe de légereté. Ce qui produisit un éclat de rire "discret" de la part de sa cadette.


- Oh, eh bien, elle est délicieuse et son apport nutritif est sans doute satisfaisant, mais...Il aurait mieux valu la confier à un enfant, car ce n'est pas bien de gâcher la nourriture, surtout que cela fait un moment que je n'ai pas eu un repas chaud. J'ai passé ces derniers jours à réfléchir et à travailler, mais il va bien falloir que je tranche la question. Il se peut que vous en entendiez parler après Reconquista d'ailleurs...
-Je ne vous en demandais pas tant. Très bien, attendons dans ce cas.



La sorcière regarda le bol puis la jeune femme, elle souriait. Puis, dans une réflexion à haute voix, la demoiselle enchaîna la conversation.


- Je suppose que vous avez connu certains élèves qui sont aujourd'hui membres du gouvernement de l'Intendance, non ? Y a t-il des choses que vous pourriez m'apprendre à leur sujet, s'il vous plaît ? Car voyez-vous, je me suis toujours dit que plus on en savait sur ses ennemis, sur leur personnalité et leur manière de se battre et mieux ce serait dans le feu de la bataille.
-En effet, bon nombre d'entre eux d'ailleurs. Ils se sont tournés pour s'assurer un avenir...vivant.
La sorcière effaça aussitôt son sourire – déjà si rare – avant de finalement reprendre la parole. -Je mène des enquêtes ici et là, mais mes résultats ne sont pas aussi probants que je l'espérais. Certains sont devenus comme leurs parents avant eux, avides de pouvoir et qui feront tout ce qu'il leur ait possible pour descendre les autres afins de mieux accroître leur pouvoir. Quelques uns préfèrent se plier pour protéger leurs familles. L'Intendance reste une forteresse, surtout pour les meilleurs éléments, ceux qui font vraiment avancer leur cause, prospérer le régime actuel. Je suis navrée je doute vous apporter de nouveaux éléments à vos interrogations.


Minerva suivait quelques uns des membres de l'Intendance, elle ne s'en cachait pas, voire certains étaient à entre-couper des indices chez la vieille sorcière, mais peu posaient de questions. Observer, comprendre et agir contre ses ennemis était une tâche difficile à réussir alors en parler.
L'animagi hésita de parler de ses prochaines expéditions à travers le monde et surtout vers l'Est de l'Europe afin d'assouvir sa curiosité de la branche de magie noire, mais elle se résilia. Le moindre doute provoquerait un stress intense dans l'esprit de la jeune femme. Surtout d'après les dires d'Hermione, elle avait d'autres soucis en tête en ce moment, qui sait un jour elle lui confiera son objectif ? Manipuler des sorts ennemis afin de les piéger à leur tour.


Pourtant la pensée était présente dans l'esprit de Minerva depuis un temps, préférant garder le secret pour l'instant, elle secoua la tête négativement. Heureusement pour elle, la miss avait encore des interrogations.


- Que diriez-vous d'une séance d'entraînement, Minerva ? J'ai vraiment besoin de m'entraîner et j'apprécie toujours d'apprendre de nouvelles choses. Et puis, je pense que cela me fera du bien de me défouler un peu...
-Excellente idée, se défouler un peu.
-Tu m'as ôté les mots de la bouche, Nolan.



Depuis quand était-il là, aucune idée, sûrement un des gardes l'avait prévenu de la suite de la conversation des deux sorcières. Il avait prit les devant, quitte à reculer la chaise de Minerva pour l'obliger à se lever et du coup, accepter le défi. La sorcière pencha la tête sur le côté et attendit la réaction de sa cadette. D'ailleurs celle-ci ne tarda pas.


Quelques instants après, le trio baguettes en main se dirigèrent vers l'extérieur de la bâtisse. Une zone aménagée pour s'entraîner. Alors que Nolan s'apprêtait à se mettre en position pour un duel à l'ancienne, Hermione les arrêta net. Apparemment, elle voulait émettre quelques consignes avant de commencer "l'entraînement".




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MessageSujet: Re: Résistance et divergences [Pv H. Granger - QG OdP - Chili] Jeu 23 Oct - 20:51

"We are only as strong as we are united, as weak as we are divided." - J.K. Rowling, Harry Potter and the Goblet of Fire

Elle avait aussi imaginé un scénario catastrophe, très rapidement, en apprenant la venue soudaine du Professeur Macgonagall au quartier-général de l'Ordre du Phénix. Adroitement ou non, Hermione avait essayé de gérer cette venue au mieux. Ronald aurait mal réagi. Il aurait sans doute pris cette défection de manière trop personnelle et les choses auraient pu très vite dégénérer, devenir plus compliquées. Seulement, sa compagne n'avait pas voulu de cela. La situation avait exigé une certaine maîtrise de soi, car avant toute chose, il avait été question de l'ancienne directrice de Poudlard, de Gryffondor et d'une amie. Une désertion n'était jamais une décision facile, encore moins à assumer, mais en dehors de cet acte qui la décevait, Hermione en comprenait les motivations profondes, car sans doute aurait-elle songé à faire de même si elle n'avait pas prit la décision de reprendre les choses en main, en sachant qu'elle aurait à surmonter de grandes difficultés.

La Justice au sens où elle l'entendait n'était pas chose facile. Dans ce cas précis, l'ancienne Préfète de Gryffondor avait estimé que cela n'était pas excusable, mais elle n'avait pour autant pas profiter à l'ennemi ni causer de victimes. Minerva n'était pas ce genre de femme. C'était l'opinion de sa protégée qui ne la pensait pas capable de trahir. Hélas, la guerre changeait les gens, elle ne faisait pas toujours ressortir ce qu'il pouvait y avoir de meilleur en eux. Il lui avait fallu l'entendre s'excuser et lui fournir des explications pour qu'elle finisse par lui trouver des circonstances atténuantes. La résistance avait besoin de sorcières expérimentées comme Minerva pour transmettre un savoir et manier une baguette magique. Le professeur faisait partie des figures de la résistance, un modèle de femme forte et douée en magie. La tension entre elles avait fini par s'estomper, la confiance par revenir entre deux femmes devenues amies - une relation à la fois surprenante et logique si l'on considérait leurs affinités et l'estime qu'elles se portaient mutuellement.

- J'espère ne pas avoir heurté vos convictions, Minerva. Pourtant, nos opinions ne semblent pas si éloignées l'une de l'autre. Seulement, j'accorde de l'intérêt à certains principes que l'on ne peut me demander de sacrifier comme ça sans réfléchir. Cela n'implique pas que ma vie, mais celles de ceux qui ont placés leur confiance en moi et qui espère nous voir prendre la meilleure décision pour nos intérêts et ceux de la résistance toute entière. En tout cas, j'espère ne pas avoir perdu votre considération. Votre opinion et votre affection comptent beaucoup pour moi, vous savez...

- Non, bien sûr que non. Si tout le monde était d'accord avec tout le monde, il n'y aurait pas de guerre, de conflit d'intérêt voire même de discussion. Au contraire, il est intéressant de parler et de se confronter pour défendre ses opinions. Si vous pensiez m'avoir blessé, c'est mal me connaître. La confiance est un sentiment difficile à donner ou à obtenir et je comprends bien où vous voulez en venir pour notre avenir à tous.

Elle ne savait pas trop pourquoi elle aurait perdu sa considération en lui annonçant qu'elle refuserait de sacrifier ses principes sans réfléchir aux conséquences de sa décision. En l'occurrence, c'était sa conversation avec Benjamin et Sheldon, cette décision que l'Ordre était amené à prendre, qui la préoccupait. Il y avait eu beaucoup de choses à gérer en si peu de temps. L'espace d'un instant, Hermione avait pensé que son mentor tenterait peut-être de la convaincre qu'il faudrait abandonner leur humanité pour combattre comme des animaux assoiffés de sang, en tuant des innocents et le plus de monde possible afin de compenser la puissance affichée par leurs ennemis. Puis, elle se ravisa, car c'était une vision des choses qu'elles ne partageaient pas, sur laquelle elle ne reviendrait pas, car si la guerre appelait à de nombreux sacrifices, à des visions d'horreur et à un déferlement monstrueux de violence, il faudrait aussi se battre pour préserver cette lueur qui faisait d'eux des Êtres doués de raison.

Ce n'était pas là une chose facile, lorsque l'on ne croyait plus en rien, lorsque tout ce en quoi vous croyez ou accordiez de l'importance partait en fumée. Comment croire en la Paix, la Justice, un avenir meilleur et la fin de la guerre quand on avait du mal à se projeter dans l'avenir, à imaginer une vie paisible et heureuse, dans un coin tranquille, entouré d'amis sincères et d'une famille aimante, pour ceux qui auraient cette chance ? Au moins, Minerva semblait la comprendre, même s'il était difficile de conserver des valeurs lorsque l'âme humaine - et pas qu'elle - était mise à rude épreuve. Mais il s'agissait d'une épreuve de force, une marque de courage que de résister face à l'aliénation de masse, à cette propension qui tendait à rapprocher les combattants de la bête assoiffée de sang qui était tapis en chacun d'eux. Seulement, elle ne croyait pas en la loi du plus fort, mais à l'adaptation, à la grandeur et au génie de l'esprit. Cela pouvait paraître utopique : imaginer la Paix, une vie meilleure, croire que la civilisation et l'éducation étaient des remparts face aux ténèbres. Ils étaient tous imparfaits - toutes les créatures dotées de raison - avec des points de vue différents, des intérêts à défendre et des valeurs différentes. Créer une société harmonieuse, vivre en bonne intelligence semblait impossible, un rêve que ces pauvres idiots, les idéalistes, défendaient en croyant en la capacité de chacun de s'améliorer, de devenir meilleur, de contribuer à bâtir un monde qui profiterait à leur progéniture. Non, Hermione n'était pas une idiote. Elle était consciente des réalités, des mensonges qui l'entouraient, des imperfections du monde dans lequel elle avait grandi. Ce n'était pas aussi simple. Bâtir un monde meilleur, cela exigeait un travail d'équipe, sur des générations pour espérer qu'un jour il se produirait quelque-chose qui pourrait être perçu comme une évolution, comme quelque-chose qui deviendrait un acquis qu'il faudrait défendre.

La lutte entre le Bien et le Mal était une lutte de tous les instants. Le concept de civilisation, d'éducation et de Justice devaient être des remparts face aux ténèbres. Le Gouvernement et les citoyens devaient oeuvrer ensemble pour réduire les inégalités et la misère. Ca n'était pas simple, surtout lorsque l'on voyait l'hypocrisie générale, la malveillance et l'étroitesse d'esprit qui régnaient avant l'apparition de l'Intendance. Oui, les gens étaient prompt à juger, à écouter la voix de la folie à celle de la raison, mais ils étaient si lents à évoluer et à pardonner. Beaucoup avaient soif de Justice et de Démocratie alors qu'ils la refusaient à d'autres. Et justement, si ce projet de République devait être soumis aux votes des résistants, Hermione espérait que cela serait bien plus qu'un rempart, qu'une promesse, qu'un chèque signé à blanc et qu'une manifestation de bonne volonté. Elle savait que la transition serait délicate, que cette proclamation ressemblant à un défi pourrait susciter des questions et des heurts. Le silence retomba dans leur conversation. Hermione mangeait sa soupe avec l'esprit embrumé par de nombreuses questions. Elle savait que si Minerva avait envie de défendre son opinion ou de rectifier au besoin, elle n'était pas le genre à se taire et elle appréciait, bien qu'elle craignait un peu de la décevoir. Les bonnes manières, la sagesse et la pointe d'humour de son aîné lui avaient manqué. Elle pouffa ainsi de rire lorsqu'elle fut interrogée sur l'importance d'une chose tout à fait banale : sa soupe. Elle en profita pour lui avouer à demi mot qu'elle se trouvait quelque peu tirer à quatre épingles, qu'une discussion un peu tendue risquait de la mettre davantage sur les nerfs. Heureusement, cette boutade était arrivée à pic pour rassurer une femme qui espérait autre-chose que des reproches, d'avoir à écoper les bêtises des autres, à serrer les dents et d'envoyer balader ceux qui chercheraient à lui faire payer les erreurs commises par d'autres ou par eux-mêmes, tout cela par la faute de Ron !

Nous serons plus fort tant que nous resterons unis ! Des paroles qui étaient restées gravées depuis la disparition tragique de Cédric Diggory ; une époque qui semblait lointaine. Malefoy et Crabble étaient morts eux aussi - ses pires ennemis à l'école. Cela étant, Hermione se doutait que le professeur avait du connaître beaucoup d'élèves et de confrères au cours de sa carrière, dont certains étaient devenus des mangemorts ou des membres de l'Intendance. Elle avait préféré absoudre son mentor en reconnaissant qu'elle serait plus utile en liberté, qu'il s'agissait d'une décision que Dumbledore aurait surement approuvé, qu'en agissant autrement, elle aurait du placer Ron derrière des barreaux. Un grand pouvoir exige de grandes responsabilités : une maxime qui lui rappelait sans cesse que de ses décisions pouvaient dépendre la vie d'une personne, aussi chère à son coeur, ce qui était déjà beaucoup entre les mains d'une femme de vingt six ans. Son idée de la Justice consistait à réparer les dommages causées à autrui, si cela était possible et de sanctionner - non de réprimer - les mauvais comportements et les actes qu'une société digne de ce nom ne pouvait tolérer au nom de certains principes, mais aussi et surtout de garantir un espace de libertés où la sécurité individuelle et collective, sans en faire un prétexte pour asseoir une tyrannie destinée à alimenter la haine et le racisme, la délation et la magie noire, pour imposer une vision unique très conservatrice pour défendre des intentions malveillantes et les intérêts personnels de privilégiés sans âme et sans la moindre compassion pour leur prochain. L'idéal de pureté et de perfection ne se réalisait pas ainsi, au détriment des autres si tant est que cela ait une chance de réussite. Une société sans libertés manquait singulièrement d'imagination. Elle n'apportait que des générations dénuées d'initiative, de capacité à accroître leur intelligence et leur vision du monde : un terreau propice à l'auto annihilation et à toutes les dérives.

- Je suppose que vous avez connu certains élèves qui sont aujourd'hui membres du gouvernement de l'Intendance, non ? Y a t-il des choses que vous pourriez m'apprendre à leur sujet, s'il vous plaît ? Car voyez-vous, je me suis toujours dit que plus on en savait sur ses ennemis, sur leur personnalité et leur manière de se battre et mieux ce serait dans le feu de la bataille.

Elle se souvenait de quelques noms, notamment de Ruth Alexïeva dont elle fit la connaissance à Poudlard, l'année où s'organisât le tournoi des trois sorciers. Etrange rencontre qu'avec cette jeune femme qui ne manifestait guère d'opinion extrémiste. Aujourd'hui, elle la savait porteuse de la marque des ténèbres et directrice du département de propagande d'un régime raciste et xénophobe. Seraient-elles devenues amies s'il n'y avait pas eu entre temps le retour du Seigneur des ténèbres ? Rien n'était moins sûr. Qui lui avait bourré le crâne avec de telles inepties, à lui faire croire de tels mensonges sur la pureté du sang, lorsque son Maître était le pire criminel de son époque, un être psychotique indigne de confiance, lui qui n'avait plus rien d'humain ? Etrange conception que de placer le crime et la négation de l'individu au centre des valeurs, de croire un monstre dont le père avait été un moldu, de revendiquer une liberté et une supériorité alors qu'ils vivaient enchaînés et esclaves, dans l'obligation de combattre sans se poser de questions.

- En effet, bon nombre d'entre eux d'ailleurs. Ils se sont tournés pour s'assurer un avenir...vivant. La sorcière effaça aussitôt son sourire – déjà si rare – avant de finalement reprendre la parole. Je mène des enquêtes ici et là, mais mes résultats ne sont pas aussi probants que je l'espérais. Certains sont devenus comme leurs parents avant eux, avides de pouvoir et qui feront tout ce qu'il leur ait possible pour descendre les autres afin de mieux accroître leur pouvoir. Quelques uns préfèrent se plier pour protéger leurs familles. L'Intendance reste une forteresse, surtout pour les meilleurs éléments, ceux qui font vraiment avancer leur cause, prospérer le régime actuel. Je suis navrée je doute vous apporter de nouveaux éléments à vos interrogations.

Des enquêtes ? Ainsi les deux femmes songeaient à la même chose, bien qu'elle fut désolée d'apprendre que ses résultats ne s'étaient pas montrés aussi probants. Certains étaient devenus comme leurs parents, en effet, un peu comme Drago, Crabble et Goyle, ce qui lui faisait dire que l'éducation et le cocon familial revêtaient une importance dans la formation des esprits, que c'était en voulant transmettre des inepties ou sa propre vision des choses à sa progéniture - au lieu de leur laisser une certaine liberté de choix - que l'on finissait par donner naissance à des individus dénués de personnalités, de caractère et d'intelligence, qu'en fin de compte on les abrutissaient et on les dressaient pour en faire des copies conformes de leurs parents, en dupliquant les mêmes tares sociétales qui alimentaient la décadence et la corruption de tout un monde. Alors, si en plus de cela, vous aviez le malheur de favoriser la consanguinité avec ces stupides mariages forcés et ces règles très strictes remontant au moyen-âge, sans Amour véritable, la théorie de la soit disant race supérieure et du sang pur prenait un sacré coup dans l'aile. Ah l'aliénation parentale...

Non et puis si l'on partait dans leur délire, y compris de persécution, pourquoi ne pas établir une société composée exclusivement de rouquins ou bien des gens ayant l'intelligence et la culture d'une brillante née-moldue ? Et pourquoi ne pas tuer tout le monde hormis les Ecossais ? Pourquoi ne pas tuer ceux qui n'apprécieraient pas la crème dans leur thé ou ceux qui ne partageraient pas leurs goûts en matière de séries télévisées ou de biscuits apéritifs ? Voilà le genre de réflexion que Hermione se faisait parfois lorsqu'elle tentait de les comprendre. En fait, il n'y avait rien à comprendre. C'était là la manifestation fantasmagorique et stupide d'individus ayant un compte à régler avec la société, parce que Maman et Papa avaient été méchants avec eux, parce que les sirènes du Mal leur parlaient plus et étaient aisément plus séduisante, parce que c'était ainsi qu'ils croyaient défendre des traditions. Quoi ? Un peu de compassion et de tolérance face à la souffrance ? Oui, bien-sûr, mais là était tout le problème : comment manifester de la compassion ou de la compréhension lorsqu'un individu victime de troubles psychotiques tuait des gens comme s'il écraserait une fourmi ou qu'il abattrait un sanglier dans une chasse à cour, lorsque celui-ci n'éprouverait aucun remord, aucune conscience des conséquences gravissimes de ses actes ? Non, il ne fallait pas laisser ces gens manifester un tel mépris pour la vie, s'abrutir et attenter aux libertés d'autrui quelque ait pu en être le motif. Cela n'était pas acceptable.

De toute façon, il n'y avait ni être supérieur ou inférieur, juste des gens qui estimaient valoir mieux que les autres et en droit de dominer les autres selon leur volonté. Rien de plus. Le reste n'était que théories fumistes pour légitimer un complexe de supériorité, une vision un peu trop idéalisée de leur importance, car in fine, lorsqu'elle voyait des gens tenter de savoir pourquoi certains avaient des capacités magiques et d'autres non, ils ne se posaient jamais la question de savoir si cela n'impliquait pas l'aveu que, quelque part, ils ne faisaient qu'appliquer leur propre vision du monde en tentant de justifier leur position au détriment des autres, lorsqu'ils parlaient bel et bien de discriminations et de comportements incitant à la barbarie. Ces gens là ne comprendraient sans doute jamais que la valeur d'un individu ne se jugeait pas sur les origines où sur le nom de votre famille. Le Bien et le Mal étaient présents en chacun d'entre eux et l'on ne pouvait juger la valeur d'une personne lorsque l'on niait son existence, son droit de vivre et de s'épanouir comme tout le monde, simplement pour se donner bonne conscience. Seulement, la société était imparfaite et tout était toujours une question de lutte. On utilisait toutes les méthodes, mêmes les plus viles, pour parvenir à tirer son épingle du jeu. La question n'était pas de savoir si les moldus ou une autre forme de vie méritaient ou non d'être protégés, mais de savoir de quel droit certains s'arrogeaient ce pouvoir de juger aussi mal et de dispenser vie ou mort selon des critères futiles qui ne prouvaient absolument rien. Dire que l'on tentait encore de faire croire aux sorciers que les moldus étaient l'ennemi, alors que celui-ci était présent chez eux, qu'on leur avait volé leurs droits par un coup d'état. Pourtant, les moldus évoluaient, eux, ils ne restaient pas empêtrés dans des concepts obscurantistes en parlant sans cesse de puissance et de supériorité, car en réalité, il y avait de telles similitudes entre les deux cultures que l'Intendance faisait tout pour semer le trouble, pour empêcher les sorciers de réaliser par eux-mêmes. Les arguments de ces extrémistes ne valaient rien lorsqu'elles impliquaient des machinations, des intérêts et des jugements personnels. C'était nier le fait que personne n'avait le droit d'exterminer les autres ou de les déposséder de leurs droits. Tant de minorités avaient souffert au travers de l'Histoire et même des peuples entiers par appât du gain, par cruauté, parce qu'une nation s'estimait civilisée et pas une autre.

Voilà où résidait l'illégitimité : l'idée que le sang, un nom, une lignée, une faculté quelconque pouvaient faire de vous un Être meilleur ou supérieur et qu'il fallait de ce fait accepter cette "classification" pour le bien être de la société. Dans de telles conditions, il était facile de placer des individus tels que les nés-moldus et les cracmols dans la catégorie des "voleurs de magie" ou des "tarés congénitaux" lorsque certains d'entre eux se montraient pourtant plus doués que les autres. Il était facile de réduire les elfes de maison au rang d'esclave alors qu'ils possédaient une magie plus puissante que celle des sorciers. La magie est puissance : dans ce cas, le simple fait de vouloir utiliser une baguette magique alors que d'autres pouvaient s'en dispenser faisaient des sorciers des êtres inférieurs aux autres. C'était le genre de conception qui provoquait des morts depuis des générations, alors qu'au contraire, Hermione pensait que chacun avait sa place en fonction de ses aspirations et de ses talents, que le rôle d'un Gouvernement était aussi de faire en sorte de réduire au maximum les inégalités sociales, qu'il fallait admettre que la société créait sa propre misère, son propre mal, que tous étaient imparfaits donc faillibles, que personne ne détenait de vérité universelle, qu'ils possédaient tous des forces et des faiblesses et qu'il fallait de ce fait admettre la possibilité que l'on puisse avoir tort, que le bonheur et la prospérité ne résidaient en aucun cas dans les crimes commis envers la Nature. En réalité, les partisans de Jedusor n'aimaient pas les gens, leurs différences, le rappel qu'ils pouvaient être moins forts que d'autres, que les pics acerbes pouvaient créer du ressentiment, la volonté de vengeance, parce qu'on ne tolérait pas leur existence, parce que leur apparence les dégoûtaient, leurs manières les révulsaient, leurs traditions les faisaient rire, parce que les nés-moldus et tant d'autres leur rappelaient une époque révolue. Non, il était dans la nature de chaque civilisation de pourchasser les minorités, ce que l'on ne comprenait pas ou ce qui nous faisait paraître plus petit. On finissait par les diaboliser, par en développer une psychose, par rejeter la faute sur eux pour tout et n'importe quoi. Ces racistes pourraient justifier leurs opinions et leurs actes comme bon leur sembleraient. Les gens, ils ne les aimaient pas, ils ne toléraient pas qu'il y ait d'autres opinions que la leur, parce qu'ils craignaient d'évoluer, de perdre leurs petits privilèges et leur bagage de sécurité, de faire preuve d'humilité et de conduire leur peuple à l'extinction. Seulement, la Nature n'aimait pas la stagnation ni les chaînes. Vivre dans la peur, dans une société de caste - même à l'échelle planétaire - ne ferait que les conduire à l'extinction, car l'on niait l'existence d'une symbiose.

Mais il était vrai que certains avaient commis des erreurs en basculant dans la magie noire. L'exemple le plus criant était celui de Severus Rogue. D'autres rejoignaient les rangs ennemis par peur, appât du gain, ambitions diverses ou parce qu'ils étaient tout bonnement trop influençables et trop stupides. Bien-sûr, il existait aussi des rivalités entre familles, comme à l'époque de la Rome antique. D'ailleurs, Hermione fit la mou et hocha un peu la tête justement pour signaler qu'elle partageait l'avis de son amie puisque cela correspondait à l'idée qu'elle se faisait des mangemorts et de l'Intendance dans les grandes lignes. L'Intendance ? Une forteresse ? Oui. L'une des raisons de son existence était d'asseoir un pouvoir au dessus du Ministère de la magie en réduisant le rôle de celui-ci tandis que les grandes décisions seraient prises ailleurs et ne pourraient être contestées. C'était aussi un moyen de compliquer le fonctionnement de la machine administrative, de créer une soupape de sécurité en quelque sorte, ce qui était une bonne et une mauvaise chose puisqu'une machine aussi complexe - à l'instar d'un Être vivant - était loin d'être parfaite ni toujours très logique et donc susceptible de dérailler.

- Hm... Cela correspond à l'idée que je m'en faisais. Je vous remercie. , se contenta t-elle de souligner, avec perplexité. Que diriez-vous d'une séance d'entraînement, Minerva ? J'ai vraiment besoin de m'entraîner et j'apprécie toujours d'apprendre de nouvelles choses. Et puis, je pense que cela me fera du bien de me défouler un peu...

- Excellente idée, se défouler un peu.

- Tu m'as ôté les mots de la bouche, Nolan.

Hermione porta son regard sur Nolan, de retour dans la salle d'état-major. Celui-là commençait singulièrement à lui courir sur le haricot au point où son attitude s'assombrit et où ses lèvres se pincèrent. Serrant un poing, elle avait eu envie de lui donner une bonne leçon, mais elle se ravisa en soupirant un grand coup afin de ne pas céder à sa colère. Il avait pris les devants, en bousculant la chaise de Minerva afin de l'inciter à se lever et à accepter son défi. Elle ne le lâchait pas des yeux tandis que cet air intransigeant qu'elle lui lançait était un avertissement sans frais. Au moindre dérapage, ce crétin se retrouverait encastré dans le mur. Elle l'avait assez prévenu. Se levant à son tour en douceur, en ayant envie de lui balancer une réplique cinglante, elle prit sa proposition et la réaction de Minerva au mot.

Quelques instants plus tard, le trio, baguettes en main, se dirigea vers une salle réservée à l'entraînement. L'endroit était couvert et bien protégée. Les parois avaient été insonorisées et renforcées à l'aide de la magie afin d'éviter les ricochets, les gravats ou les éboulis. Oui, car certains sortilèges utilisés pouvaient aisément provoquer de sacrés dégâts. On y trouvait des cibles d'entraînement, une zone de tir et des endroits réservés aux duels de sorciers. Seulement, Hermione les arrêta net. Il était hors de question que cet entraînement ne devienne le prétexte à un duel à mort. D'ailleurs, elle avait interdit cette vieille pratique qui consistait à se battre en duel pour tout et n'importe quoi en sachant qu'il pouvait y avoir des morts. Bien-sûr, cette manière de faire n'était déjà plus pratiquée à l'époque où Lockhart avait eu l'occasion de créer un petit club de duel à Poudlard. Il existait même une organisation de duellistes à l'échelle internationale plus axée sur le sport que sur les règlements de compte.

- Hm... Attendez une minute, s'il vous plaît. Elle les observa en silence, chacun leur tour. J'aimerais qu'il soit bien clair que ceci n'est pas un duel fixé en vertu des anciennes pratiques, mais un entraînement. En clair, je ne veux voir personne à l'hôpital avec une blessure grave ni aucune lutte à mort. Et je dis cela spécialement pour vous, Nolan... Elle lui lança un regard rempli d'avertissement, en fronçant les sourcils et en levant son index dans sa direction.

Pour elle, ce n'était pas une bonne idée, si l'on considérait le ressentiment qui existait entre eux, mais si cela pouvait leur permettre d'évacuer un différent, alors soit. Elle veillerait aux conditions du duel, pour éviter que cela ne dégénère. Rien qu'à voir la tête de Nolan, elle savait qu'il attendait ce type de confrontation avec impatience.

Je vous propose un duel amical en un contre un ou à deux contre un suivis d'un petit exercice sur des cibles fixes et mobiles. Qu'en pensez-vous ? Si vous étes prêts, mettez-vous en position, je vous prie.

Hermione esquissa un petit rictus sur le coin des lèvres. Elle croyait dans les chances de Minerva de vaincre son adversaire. N'étais-ce pas elle qui avait vaincu le professeur Rogue en duel ? Quant à elle, si Nolan souhaitait aussi se mesurer avec une sorcière qui avait tenu tête à Bellatrix avec sa propre baguette et qui se défendait presque aussi bien que Harry, grand bien lui fasse. Elle avait besoin d'entraînement...

[Nolan : 14/3] [Minerva : 12/4] [Hermione : 12/4]

Spoiler:
 
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Minerva R. McGonagall


MessageSujet: Re: Résistance et divergences [Pv H. Granger - QG OdP - Chili] Dim 26 Oct - 20:25

dé 1 : minerva 
dé 2 : nolan
----------------------------------------------

Minerva avait du accepter l'offre de Nolan, malgré que ce soit la cadette du trio qui avait émit l'idée d'un entraînement magique. Ce qui paraissait étonnant dans la relation des deux octogénaires c'est qu'ils étaient « amis » au fond, mais comme leur caractère était l'opposé de l'un et de l'autre, ça faisait toujours des étincelles quand ils se rencontraient. Rien de bien méchant en soit et un entraînement ferait que renforcer leur « amitié ». Bien évidemment, Minerva ne supporterait pas de perdre la face devant Nolan, question de principe. En même temps, il était tout aussi bon duelliste qu'elle, alors la partie allait être serrée, du fairplay mais pas que...

Minerva pensa alors qu'ils allaient se diriger vers l'extérieur, et bien non, à l'intérieur, il y avait une pièce dédiée à l'entraînement. Tandis que Nolan se préparait psychologiquement à mettre une bonne raclée à la sorcière. Arrivés à destination, Hermione prit le temps d'exposer les règles, afin d'éviter tout débordement.
Dès qu'ils furent rentrés les deux plus âgés ne purent s'empêcher de sourire, mais ce n'était pas signe « chouette on va se battre contre des cibles en bois ! » , non leur idée était bien différente. Aussitôt pensée aussitôt stoppée !

- Hm... Attendez une minute, s'il vous plaît. J'aimerais qu'il soit bien clair que ceci n'est pas un duel fixé en vertu des anciennes pratiques, mais un entraînement. En clair, je ne veux voir personne à l'hôpital avec une blessure grave ni aucune lutte à mort. Et je dis cela spécialement pour vous, Nolan...

L'animagi ricana, pourtant elle était également concernée, Nolan ne serait pas aussi cavalier si l'ancienne Gryffondor était absente.

-Inutile de ricaner...ma chère amie. La moquerie ne scie guère.

Minerva écarquilla les yeux, comme si elle fut prise en flagrant délit. Elle fini par plisser les yeux et attendre qu'Hermione ait fini de parler, car oui, elle n'avait pas fini d'expliquer les consignes.

-Je vous propose un duel amical en un contre un ou à deux contre un suivi d'un petit exercice sur des cibles fixes et mobiles. Qu'en pensez-vous ? Si vous êtes prêts, mettez-vous en position, je vous prie.

Le silence se fit puis il fut rompu par Minerva qui prenait place dans un coin de la pièce tandis que les autres en firent de même.

-Tu te souviens des règles de base, Nolan ?
-Il est vrai que contrairement à toi, ça fait des lustres que j'ai quitté l'école ! D'ailleurs en parlant de ça, le monde des adultes loin des bancs d'écoles effraye pas la pauvre petite Mcgonagall ??
Taquina le vieil homme.
-Amusant.

Il fallait l'avouer qu'elle l'avait cherché. Répondre au tac-o-tac faisait rire Minerva, elle le (re)trouva comme par le passé. Le duel à trois allaient être amusant. D'autant plus que les règles étaient simples : soit un 1 vs 1 vs 1 ou bien un 1 vs 2, dans un premier temps. La configuration dans laquelle le trio se trouvait ressemblait fort à la première possibilité. Une fois en place, le duel commença...amical évidemment. Comme pouvait se douter Nolan, le premier sort que lancerait sa rivale serait pour lui et non pour la cadette. Il s'en chargerait.

Ni une ni deux commença par un sortilège qui prit pour cible Nolan, le sort fendit l'air. Elle avait en effet pu le tester contre un mangemort il y a quelques temps.

-Voyons comment tu te débrouilles, mon cher ami... Procelas !!

Le sort toucha sa cible ce qui le propulsa légèrement en arrière. Le sorcière soupira, il avait mal commencé mais jura de toucher sa cible. Pour l'heure les premiers sortilèges se faisaient contre les anciens rivaux, mais que réservaient la cadette du groupe.

-Tu feras moins la maligne, Stupéfix !

La riposte ricocha, frôla mais ne toucha pas la sorcière. Baguettes prêtes à être utilisée la suite ne tarderait pas.


-----------------------------

Hj : je te propose pour Nolan qu'on lance chacune à notre tour un dé le concernant.
Exemple :
Tour 1 = mon post : dé pour Minerva + dé Nolan
Tour 2 = ton post : dé pour Hermione + dé Nolan
etc.
comme ça on peut faire rp le pnj à tour de rôle Smile et le faire réagir comme on le sens, choisir sa cible ou bien se soigner, bref ça me paraît équitable, qu'en penses-tu ?

Rappel :
Nolan : 14/3 => 10/3
Hermione : 12/4
Minerva : 12/4




Dernière édition par Minerva R. McGonagall le Dim 26 Oct - 20:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Résistance et divergences [Pv H. Granger - QG OdP - Chili] Dim 26 Oct - 20:25

Le membre 'Minerva R. McGonagall' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé PA 3' :

#1 Résultat :


--------------------------------

#2 'Dé PA 4' :

#2 Résultat :

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MessageSujet: Re: Résistance et divergences [Pv H. Granger - QG OdP - Chili] Lun 2 Fév - 0:48

"La résistance est individuelle, elle ne se réfère à aucun programme." - Philippe Sollers

Spoiler:
 

Parce qu'un groupe de résistants se jugeait d'abord par son chef, par l'image qui pouvait être associée au reflet de son âme, celui-ci évoluait en fonction de qui tenait les reines. Hermione avait toujours pensé qu'il valait mieux rester dans l'ombre, pour tirer les ficelles, en agissant comme conseillère, en vertu de certains principes démocratiques. Elle avait encouragée Harry à créer l'Armée de Dumbledore, elle qui avait suggérée d'élire leur chef. En somme, elle n'avait fait que s'inspirer de l'Ordre du Phénix, en créant ces faux gallions qui furent réutiliser par Malefoy puis par Sheppard. Mais la lionne n'avait eu que faire du Pouvoir puisque légitimement c'était à son meilleur-ami de mener ce combat contre Ombrage, contre la tyrannie et l'oppression, contre le Seigneur des ténèbres.

Avec le poids des années, Hermione savait que gérer un groupe de résistants dans un conflit d'envergure, cela passait obligatoirement par une expérience de terrain, par ces moments passés à étudier ces domaines qu'elle n'aurait jamais appris si les circonstances ne l'avaient pas poussées à le faire, lorsqu'il s'agissait de s'organiser militairement, de prendre le pouls du moral des troupes à distance pour leur éviter de vaciller dans l'oisiveté ou la violence, lorsqu'il était question de déterminer quand se battre et ne pas le faire, battre en retraite ou prendre un risque, se taire ou s'exprimer, être diplomate ou carrément autoritaire. Cela revenait à mettre de côté toute manifestation d'égoïsme et tout sentiment de vengeance afin d'accomplir ce qui semblait juste, pour garder la tête froide et prendre les meilleures décisions possibles en fonction des circonstances.

Sans vision globale à court, moyen et long terme, sans conscience des options stratégiques, de la logistique et des tactiques, d'être en mesure de penser comme l'ennemi pour déjouer ses plans ou l'emmener là où l'on voulait qu'il aille, se battre revenait à de l'amateurisme. C'était prendre le risque de jouer à une partie d'échecs éminemment plus complexe et aux conséquences potentiellement effroyables. Être un chef, ça n'était pas qu'une compétence innée et une tâche très difficile : cela s'apprenait. De là à croire qu'il fallait être un homme, un militaire, une brute épaisse ou un repris de justice, cela ne comptait pas dans la balance ou du moins, cela refléterait la moralité de tout un ensemble. Être un chef, c'était avoir déjà tout vécu au moins une fois puisqu'il semblait impensable de demander aux autres ce que l'on serait bien incapable de faire soi-même. C'était accepter de vivre dans la clandestinité, dans la misère et la faim, dans un monde où il fallait survivre.

Une guerre d'envergure nécessitait des plans précis et suffisamment flexibles. Mener des opérations spéciales ou une guérilla avec de petites unités mobiles ou en solitaire, cela nécessitait le plus souvent d'improviser, d'être davantage flexible, sujet à une arrestation et à une mort quasi certaine. C'était une des raisons pour lesquelles un chef de groupe ou un chef de la résistance ne devait jamais, en principe, se retrouver sur le terrain, en dépit des mandats d'arrêts, des menaces de mort et des primes lancées contre lui. Hermione en savait quelque-chose en tant qu'Indésirable numéro 2. Il existait tellement de moyens d'être tout aussi nuisible à l'ennemi sans avoir à répondre à ses provocations, à se jeter dans la gueule du loup pour démontrer sa stupidité, sa force, sa supériorité. Agir ainsi c'était raccourcir considérablement sa durée de vie, augmenter inutilement son adrénaline lorsque l'on se savait traquer comme l'un des "criminels" les plus dangereux et recherchés.

Pour diriger il fallait survivre : un homme captif était un homme mort et un mort ne servait plus à rien. Jugson était un exemple, mais il en existait d'autres. Bien-sûr, il fallait avoir des chefs d'unité dans une armée, pour relayer les ordres et emmener les troupes au combat. Souvent, le général qui n'était pas respecté par ses hommes, c'était celui qui sacrifiait ses hommes ou des civils sans se soucier des pertes, sans leur procurer des moyens de subsistance, sans venir de temps en temps auprès d'eux pour partager leur misère. Il ne fallait pas croire qu'un général était hermétique lorsqu'il savait qu'il envoyait à la mort des milliers de soldats, lorsqu'il comprenait que son plan avait causé de lourdes pertes. Un chef qui consentirait à tous les sacrifices sans se soucier d'eux, de l'impact sur la population, qui serait aveuglé par sa soif de vengeance, ne mériterait pas de commander.

Seulement, tous les mouvements issus de l'Intendance et du crime organisé se ressemblaient, y compris la Vague et même l'Ordre du Phénix, à cause de Ron. En prison, on vous jugeait en fonction de votre "C.V.", de votre catégorie pénale, de votre réputation. Vous deveniez le chef lorsque vous imposiez votre violence, votre force brutale aux autres et souvent il s'agissait de gens psychotiques, très intelligents, mais faibles en réalité, comme tout les autres, car dans ce monde, si l'on ne disposait pas d'amis ou d'andouilles prêts à vous suivre, vous n'étiez rien, vous étiez à la merci du premier ambitieux venu. C'était ce qu'ils nommaient "la loi de la jungle", "la loi du plus fort" ; autrement dit "la loi du plus débile". Hermione n'encourageait pas ses partisans à commettre des crimes sans réfléchir aux conséquences de leurs actes, sous prétexte qu'ils étaient en guerre et que l'autre camp ne respectait rien, mais elle leur apprenait à se battre et à tuer, si nécessaire, en défendant des idées et certainement pas celles qui consistaient à tout pervertir pour justifier leurs pulsions criminelles.

Hermione, Minerva et Nolan se frayèrent un chemin dans les galeries creusées dans la roche, formant ce dédale quasi inextricable dans lequel seul un initié aurait été en mesure de retrouver son chemin sans errer au petit bonheur la chance. Des tonnes de roches - un plateau rocher perché à plusieurs milliers de mètres - se trouvaient au dessus d'eux. L'endroit avait été placé sous serment du fidelitas, les informations étaient compartimentées, de nouvelles mesures de sécurité avaient été imposées afin de rendre l'endroit inaccessible aux espions et à une armée, car il existait des moyens très sûrs de "faire le ménage" sans avoir à imposer un quelconque serment inviolable dont elle ne voulait plus entendre parler. En tout cas, si la lionne possédait des défauts comme tout le monde, la mégalomanie, ce désir de toute puissance et de vengeance qui en poussaient plus d'un à perdre les pédales, ne faisaient pas partie de son caractère, car quelqu'un qui serait trop enclin à reproduire des schémas psychologiques comme Harry avait pu le faire et pour lesquels Hermione et Ron avaient quasiment toujours su s'interposer pour lui éviter la pire des déconvenues, sans doute celui-ci ne serait déjà plus de ce monde ou pour très longtemps.

En tout cas, si personne n'était parfait ou invincible, y compris Jedusor dont Hermione connaissait les faiblesses et l'histoire, elle savait que sans le soutien de ses ami(e)s ou alliés, sans prendre de précautions pour éviter de s'exposer inutillement, on risquait de ne jamais aller bien loin, qu'un jour nos actions finiraient par précipiter notre chute à force de jouer les hors-la-loi dignes d'un western. Peut-être faudrait-il leur rappeler de ce qu'il advint de James et de Lily Potter, de Sirius Black ? Eh oui, on pouvait être brillant, se croire invincible, se prendre pour "la race supérieure", en mesure de prendre la vie comme une plaisanterie et puis un jour... Justement, c'était là l'un des plus grands dangers de ces gamins qui rejoignaient la résistance ou le camp d'en face. Harry leur avait bien dit : à l'école, lorsque l'on commet une erreur, on peut recommencer, mais lorsque l'on voit quelqu'un se battre et mourir sous vos yeux, on ne peut comprendre qu'en le vivant. Faire du mal à un autre ou le tuer de sang-froid, ça n'était pas si simple.

En principe, il ne fallait pas être trop proche ni trop gentil avec ceux que l'on commandait, mais être juste et impartial, honnête, y compris avec soi-même, sauf que chacun avait sa propre manière de concevoir la réalité du commandement. Hermione préférait ne jamais parler de sa vie privée, de ses espoirs, projets ou de ses états d'âmes et surement pas à des gens en qui elles n'auraient pas absolument confiance. Cela voulait dire que plus vous grimpiez les échelons et plus vous vous retrouviez seule, entourer de gens qui n'avaient jamais assumé la moindre responsabilité, n'ayant jamais eu à affronter ce que vous aviez vécu et qui estimait savoir mieux que vous ce qu'il convenait de faire. La lionne en souriait parfois lorsqu'elle se disait que c'était justement ce que certains pensaient d'elle. Sauf qu'à la différence des autres, son opinion était toujours utile, argumentée et rarement erronée. Quant à son expérience, dix-sept années, cela ne comptait-il pas ?

La résistance était un acte individuel qui ne se référait à aucun programme. C'était se battre pour la Liberté, pour la sienne, pour celui d'à côté, même celui que l'on n'aimait pas. C'était savoir se remettre en question, réfléchir, analyser, développer un esprit critique, s'interroger sur la moralité de ses actes, sur comment utiliser ses compétences à bon escient. C'était le rôle d'un chef de savoir les utiliser pour mener à bien leurs missions, sans trop s'attacher à eux, mais sans consentir à n'importe quelle perte, en évitant de mener certains à l'abattoir par manque de discernement et/ou d'intelligence, parce qu'on estimerait que leur vie n'a pas grande importance, qu'en fin de compte peu importait les pertes tant que l'on remportait la victoire. Et si ça n'était pas le cas, hm ? Non, cela Hermione n'était pas disposée à agir de la sorte, à ne pas prendre soin d'eux, sans abandonner personne dans la mesure du possible, en encourageant la solidarité, l'esprit d'équipe. C'était être capable d'éduquer ses hommes afin qu'ils puissent s'auto-discipliner et ne pas mettre les autres en péril.

A chacun ses méthodes. En tout cas, Hermione ne pratiquait ni les humiliations, ni la torture ou les actes de barbarie. Elle ne balançait pas d'endoloris ou de maléfice pour forcer le respect ou l'obéissance. Elle n'encourageait pas les comportements criminels, le "t'es pas cap !", même s'il valait mieux se faire vite à l'idée qu'il faudrait tuer, mais pas sans discernement. Elle ne régnait ni par la peur ni par la menace de représailles, à moins que cela ne fusse la dernière alternative. Car hélas, elle s'avérait parfois nécessaire. Cela impliquait de former ses hommes à ce que on leur ferait subir en cas de capture, combien de temps ils leur faudrait tenir, ce qu'ils pouvaient dire, comment ils pouvaient rendre dingues leurs interrogateurs et de quelles façons se suicider. La guerre, cela n'était pas un jeu pour enfants ni pour les faibles. Beaucoup de jeunes c'étaient fait rafler par des collaborateurs, des agents des renseignements à la solde de l'ennemi. Premier acte de résistance, première erreur, punition immédiate : la mort. On ne pouvait plus, dès lors, parler de confiance sans émettre des réserves, on ne pouvait plus se livrer à des confidences sans risquer une délation ou une indiscrétion, on ne pouvait plus se laisser séduire au risque de tomber dans un piège.

L'ennemi pourrait bien les ignorer, les railler, les rabaisser, ils seraient toujours là pour se rappeler à eux comme de multiples piqûres de moustiques, comme un virus particulièrement coriace, quitte à déranger ceux qui usaient de la malveillance, de l'insulte et de la fourberie contre eux, lorsqu'ils la voyaient démolir leurs petites théories avec la conviction que l'on ne discutait pas avec des criminels, des esprits malades et dérangés. Lorsqu'elle les voyait réagir, passer leur temps à faire exactement la même chose qu'elle, hormis de la propagande et du bourrage de crâne, elle ne pouvait que trouver cela comique. Ils n'avaient pas besoin de permission, de reconnaissance pour démolir leurs jolies certitudes. On démolissait un point c'était tout. Plus personne au sein de la résistance n'avait besoin de se convaincre des méthodes employées par l'ennemi ni de savoir qui étaient les véritables menteurs et assassins. Et chez les moldus, hm ? Oh, si l'ennemi se sentait à l'abri derrière ses manipulations, elles ne tiendraient pas longtemps, car il ne fallait jamais oublier qu'une idée n'était jamais parfaite et qu'il existait toujours un revers à la médaille.

Bien-sûr, Hermione avait grandement critiquée Benjamin. Elle estimait, après avoir analysée la proposition et le plan de bataille, que l'opération Reconquista ne disposait d'aucun intérêt stratégique. Mais face à une cité aussi peuplée, avec une armée des ténèbres puissante et organisée, à plus de 15 contre 1, il ne fallait pas être un génie pour deviner qu'il y aurait un bain de sang, que cela coûterait cher. Elle avait essayée de le lui dire, de le convaincre de changer d'avis, d'attendre, mais en vain. La seule chose qui lui semblait à faire c'était d'y aller pour tenter d'amoindrir les pertes, pour relancer l'Ordre du Phénix, en mettant ses doutes de côté et en ne gardant à l'esprit que les propos de Sheldon : c'était une course contre la montre. Plus elle y réfléchissait et plus elle se disait que la décision ne devait dépendre ni de Ron ni d'elle-même, mais des membres de l'Ordre, à la majorité, sinon il y aurait des chances pour que la situation n'évolue pas de sitôt.

Bien-sûr, à l'heure actuelle, sa colère envers Ben et sa méfiance la sommait de refuser sa proposition et de tout faire pour que la résistance ne soit pas conduite dans un projet qu'elle trouvait prématurée, mais qui disposait malgré tout de certains avantages. Et là, elle ne parlait qu'en terme de structure, de ce qu'il conviendrait de faire à partir de là pour contrer une stratégie ennemie qui, en réalité, n'était pas nouvelle puisqu'elle ressemblait au nazisme, à ce que Grindenwald avait essayé de faire dans les années 40. Pour quelqu'un d'aussi cultivée que Hermione, penser comme eux n'était pas si difficile, même si elle ignorait l'ampleur du complot et de la menace. C'était toujours la même chose avec les nazis : il leur fallait exterminer des gens pour des raisons stupides. La question pour eux était de savoir comment faire, le plus rapidement et de manière industrielle. Les résistants étaient traités en terroristes et ceux-ci comptaient sur la propagande et l'opinion publique pour les gagner à leur cause, pour retourner la lutte de la résistance contre eux, en les rendant responsables de tous leurs maux pour mieux avaliser leur politique et leurs mensonges. Il ne restait qu'à savoir comment ils s'y prenaient et là... Ce serait nettement plus difficile.

Le Royaume-Uni pouvait être perdu, il existait plus important que de concentrer tous les efforts de la résistance sur ce seul pays. Hermione avait beaucoup d'idées - des décisions qui seraient difficiles - afin de contrer efficacement cette stratégie. En tout cas, on ne pouvait lui reprocher d'être septique ou très critique ni de se méfier des autres, mais si la majorité décidait que l'union devait leur force, si cette République était leur volonté, Hermione ferait alors son possible afin que cela réussisse, surtout afin d'empêcher toute poussée d'extrémisme dans leurs rangs, pour faire le boulot que les dirigeants internationaux ne faisaient pas, en apportant ses atouts et ses compétences pour tenter d'inverser la tendance avec toutes les bonnes volontés, en continuant la lutte pour l'unité, contre le racisme et la xénophobie, contre le crime organisé et l'absence de valeurs morales. Et si cela impliquait une trahison de la part de certains, alors ils en subiraient tous les conséquences.

Alors bien-sûr, Hermione savait que Nolan était une tête de pioche, un de ces vieux fossiles bourrés de préjugés issues d'une autre époque. L'envie de lui donner une bonne leçon la démangeait depuis l'arrivée de son amie, depuis qu'il s'en était pris à elle à plusieurs reprises pour lui faire sentir qu'elle n'était pas la bienvenue. Mais plutôt que le voir s'en prendre à Minerva ou à quelqu'un d'autre lorsqu'elles auraient le dos tourné, Hermione avait préférée leur proposer un duel "amical" qui n'avait d'amical que le nom et elle savait que tout deux plongeraient sur sa proposition afin de résoudre un je-ne-sais quel différent ou envie de démontrer lequel des deux était plus fort que l'autre. Lorsqu'elle voyait ça, elle songeait à ces animaux qui effectuaient la même chose pour s'imposer à la tête d'un clan, séduire une femelle ou régler un différent. Tant de siècles d'évolution pour en revenir à cela... La lionne en leva les yeux au ciel d'exaspération, en soupirant.

Cela lui rappela comment elle avait mis à mal les certitudes masculines lorsqu'elle battit Ron et d'autres garçons en duel, lors des entraînements de l'A.D. à Poudlard, combien les filles de son groupe s'étaient mise à rire et à la féliciter pour avoir prouver que tout aussi "grande gueule" un garçon pouvait être, il finirait toujours pas tomber sur plus forte que lui. Ce fut d'ailleurs elle qui battit Dolohov - à deux reprises - , manifestant ainsi ses compétences de duellistes face aux mangemorts. Elle avait fracassée Greyback et mit hors d'état plusieurs mangemorts lors de la bataille de Poudlard, tout en tenant le crachoir à Bellatrix, avec sa propre baguette, avec l'aide de Ginny et de Luna. Alors, bien que n'étant plus une novice, la lionne manquait malgré tout un peu d'entraînement ces derniers temps. Elle anticipa l'issue de ce duel "amical" en posant certaines conditions, car elle pensait qu'il existait plus de chance chez Nolan que chez Minerva de céder à un excès de rage ou de testostérone et qu'il y avait des chances pour que l'un d'eux finisse par expédier un maléfice assez dangereux dans le nez de l'autre. On était jamais assez prudente.

D'un autre côté, la jeune lionne aussi risquait de frapper fort si jamais on la mettait un peu trop en colère, mais de là à briser le cou ou à éventrer quelqu'un d'un seul coup de baguette, alors là... Bien-sûr, Hermione n'apprécierait pas de perdre face à Nolan qui n'était peut-être pas aussi intelligent et doué qu'elle, mais il était tout aussi expérimenté. Question de principe. Seulement, l'expérience lui avait prouvé que le pouvoir n'était rien lorsque l'on pouvait compter sur de fidèles amis, qu'il existait des sorts plus terribles que la mort, que l'on pouvait affronter de la malchance, mais que dans les circonstances actuelles faire preuve de faiblesse reviendrait à ameuter un banc de requins attirer par l'odeur du sang. Cela ne voulait pas dire que Hermione n'éprouvait pas des difficultés à se faire à ce monde sans pitié, mais elle en connaissait les règles du jeu. Seulement, elle avait toujours refusée de sacrifier une partie d'elle-même pour devenir une femme, de paraître plus faible qu'elle ne l'était simplement pour satisfaire l'ego de sombres crétins. Oui... oui... Elle incluait bel et bien son cher Ronald dans le lot, n'ayez crainte.

Mais alors qu'ils avaient fait un peu de place sur le terrain d'entraînement, elle vit Nolan et Minerva se préparer psychologiquement une fois que toutes les sécurités et règles furent mises en place sur le terrain d'entraînement. Hermione fit de même. Elle songeait à des sorts pour parer les coups, à observer son adversaire sans le fixer droit dans les yeux, à s'imprégner de l'ambiance et à prévoir son premier coup. Difficile de dire si celui-ci allait être parer, complètement raté ou toucher sa cible. Elle leur offrit un 1 contre 2 et certaines cibles en bois, au choix, en se préparant à l'éventualité que ce duel dégénère. Seul un fou aurait pu croire qu'elle prendrait cet entraînement à la rigolade. Ce fut, donc, d'un air très concentré qu'elle prit la parole :

- " Hm... Attendez une minute, s'il vous plaît. J'aimerais qu'il soit bien clair que ceci n'est pas un duel fixé en vertu des anciennes pratiques, mais un entraînement. En clair, je ne veux voir personne à l'hôpital avec une blessure grave ni aucune lutte à mort. Et je dis cela spécialement pour vous, Nolan...

Minerva ricana tandis que Nolan fronça les sourcils d'un air réprobateur.

- Inutile de ricaner... ma chère amie. La moquerie ne te sied guère.

Chère amie... Drôle de façon de lui montrer son amitié, en sachant qu'à son arrivée il l'avait attrapé par le bras comme si Minerva n'avait été qu'une vulgaire voleuse, en la traitant quasiment de traîtresse. Que se serait-il passé si Hermione n'était pas intervenue ou si Ron avait eu à gérer cela, hm ? Minerva en écarquilla les yeux, surprise qu'elle était par le répondant de son vieil "ami". Sa protégée en haussa un sourcil, la bouche légèrement entre-ouverte avant de faire la moue. La brunette se demanda où ces deux-là avaient bien pu faire connaissance et comment ils en étaient arrivés à cette rivalité un peu étrange. Une ancienne connaissance de Poudlard ou s'agissait-il d'un ancien petit-copain, hm ? Oui, bon, cela ne la regardait pas après tout...

- Je vous propose un duel amical en un contre un ou à deux contre un suivi d'un petit exercice sur des cibles fixes et mobiles. Qu'en pensez-vous ? Si vous êtes prêts, mettez-vous en position, je vous prie.

- Tu te souviens des règles de base, Nolan ?

- Il est vrai que contrairement à toi, ça fait des lustres que j'ai quitté l'école ! D'ailleurs en parlant de ça, le monde des adultes loin des bancs d'écoles effraye pas la pauvre petite Mcgonagall ??

- Amusant.

Ah... Voyez-vous, là, Hermione commença à se dire qu'elle ferait mieux de bâillonner ce type pour s'être montrer aussi peu courtois. D'habitude, ce genre de pics acerbe ou insultes devaient servir à déstabiliser votre adversaire, alors que dans un vrai duel, vous n'aviez quasiment pas le temps d'échanger des "amabilités". Non, mais sincèrement ! Si c'était pour lui dire qu'elle était une sang-de-bourbe, un être stupide (oui, alors là...) ou allez savoir quoi d'autres, si ces adversaires avaient du temps à perdre avec des bêtises, mieux valait espérer la voir profiter de cet avantage pour se sortir de là sans trop de dommages ! Mais tant que cela restait "amical", un moyen d'évacuer la pression ou un ressentiment, pourquoi pas, même si elle doutait que cela arrangerait grand-chose en cas de défaite humiliante. Parfois, on devenait le chef à cause des circonstances. On pensait ne pas être à la hauteur, assez forte, assez intelligente ou ce que vous voulez. On avait du mal à assumer le regard de ceux qui n'attendaient qu'un mot de vous pour se lancer dans la bataille ou celui de ceux qui - de toute façon - désapprouveraient tout, en commençant par le simple fait que vous soyez encore en vie et cela sans la moindre capacité de réflexion. Y avait-il une recette pour gérer un groupe de résistance ? Pas vraiment... En tout cas, lorsque Nolan tenta un pic sur Minerva, Hermione aurait répondu, afin de prendre la défense de son amie : "Mais moi au moins je n'ai pas besoin de porter des couches-culottes !" Et vlan, dans les dents ! Non mais !

Soudain, le premier sortilège de Minerva fendit l'air.

- Voyons comment tu te débrouilles, mon cher ami... Procelas !!

Le sort toucha sa cible en propulsant le sorcier légèrement en arrière. En se relevant le plus rapidement possible afin de donner bonne figure, Nolan soupira.

- Tu feras moins la maligne, Stupéfix !

Sans doute étais-ce du au coup qu'il venait de prendre et à l'attention de Minerva, mais la riposte ricocha et rata sa cible, ce qui déplut fortement à Nolan, mais soulagea l'ancien professeur de métamorphoses.

Humant l'air lentement et calmement, en dépit de sa concentration et de la tension qui régnait en elle, la lionne attendait en évitant de rester à sa place. Puis, à l'instant où elle fit mine de fixer Minerva en esquissant un mouvement, elle se servit de sa vision périphérique afin de cibler son adversaire en anticipant son mouvement. Son sortilège partit tellement vite que Nolan eut à peine le temps d'esquisser la moindre tentative d'évitement.

**Tempestas verberum** , fit-elle très rapidement en informulée, ce qui eut pour effet d'envoyer une volée d'éclair sur son adversaire qui fut à nouveau projeter en arrière.

A ce moment précis, Nolan tenta de riposter alors qu'il se trouvait encore sur le sol, mais heureusement pour Hermione, son sortilège la manqua...

- Alors Nolan ? Incapable de riposter face à deux femmes fragiles et sans défense !?, conclut-elle sur un ton un peu moqueur, les sourcils froncés.

Oui, bon... Quelque part, elle se disait que cette situation ne durerait pas éternellement, mais après tout, c'était lui qui avait commencé !  

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Dernière édition par Hermione Granger le Jeu 26 Fév - 18:24, édité 4 fois
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Résistance et divergences [Pv H. Granger - QG OdP - Chili]

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