POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Memories [RP solo, QG OP, Chili]

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MessageSujet: Re: Memories [RP solo, QG OP, Chili] Ven 3 Oct - 18:05

«Etre esclave de soi est le plus pénible des esclavages.» - Sénèque

Elle avait donné sa parole d'être prudente, de ne pas exagérer avec ses séances de résistance au sortilège de l'impérium. Cela semblait être une épreuve impossible, quelque-chose dépassant les compétences de cette jeune femme si forte et si brillante. Ron était stupéfait qu'après ces dix années de guerre, sa compagne ait encore en elle la force suffisante pour manifester une telle détermination. Comme d'habitude, ajouterait-elle avec son air blasé, sans souligner que ces deux là étaient souvent étonnés par les prouesses intellectuelles ou par la force de l'un ou l'autre.

Cela faisait plus d'un mois que Hermione tentait d'opposer une résistance convenable à l'imperium. Elle vivait avec horreur l'échec qui la rendait de plus en plus aigri, en colère et mal à l'aise. Elle n'avait obtenu qu'un seul succès sur une dizaine de tentatives. L'envie de réussir, de dépasser ses limites, de ne pas se laisser abattre, en pensant qu'on la qualifierait d'individu faible - alors qu'il n'en était rien - la poussait à aller toujours plus loin, sans se soucier des conséquences, en perdant parfois toute objectivité et conscience des risques encourus.

La née-moldue craignait d'échouer, de devenir esclave de son propre corps, en étant soumise à la volonté d'un autre qui abuserait de son corps ou qui exigerait d'elle n'importe quelle sacrifice. Kingsley lui avait pourtant affirmé qu'elle disposait de peu de chance de réussite, qu'il était très difficile de résister à l'impérium ou au véritaserum et pourtant elle n'avait pas voulu se contenter de l'opinion généralement admise. Être dressée comme un animal, réduite en esclavage, être pieds et poings liés en étant plus qu'un jouet entre les mains d'un autre, l'encourageait une fois encore à dépasser ses limites, à déployer une force de caractère peu commune.

Sous le regard de Ron, on l'avait obligé à faire certaines choses stupides ou anodines qu'elle n'aurait jamais accompli de son plein gré si on lui avait laissé son libre-arbitre. Elle avait voulu se faire violence, déployer une énergie incroyable pour tenter d'opposer une résistance face à ce sentiment de plénitude et d'euphorie ressentis lorsque l'on recevait de plein fouet ce maléfice des plus redoutables. A chaque fois que Hermione tentait de s'opposer à cette extase, à cette hypnose qui la rendait très suggestive aux ordres formulés par un autre, elle n'éprouvait que l'envie de rester sous cette influence, qui était renforcée chaque fois qu'elle manifestait la moindre hésitation.

Ron prenait davantage conscience de ce que le faux Alastor Maugrey lui avait dit lors de son cours de défense contre les forces du Mal, lorsqu'il lui avait dit que ce sortilège avait donné du fil à retordre à son père au Ministère et combien il était très difficile de s'en dépêtrer. Il se souvenait l'avoir utilisé lui-même à plusieurs reprises : la première fois ce fut avec l'ancien Directeur de Gringotts. Le rouquin pensait que si sa petite-amie éprouvait autant de mal à résister face à ce sortilège alors cela voulait dire qu'entre les mains de quelqu'un maîtrisant l'impérium, peu d'individus - sinon personne - ne serait en mesure d'opposer une résistance suffisante. Heureusement, le sortilège ne pouvait pas vous forcer à trahir un quelconque serment, mais il pouvait vous obliger à accomplir n'importe quel acte sans que vous ne puissiez vous souvenir du moindre détail ni d'avoir été manipulé par un autre. Hermione lui avait signifié qu'il était possible de prouver l'innocence d'un individu prétendant avoir été soumis à l'imperium, à condition que celui-ci accepte d'avaler quelques gouttes de veritaserum, mais aussi qu'il était possible de détecter et de prouver qu'il y avait eu manipulation de l'esprit à l'aide de la légilimancie. Pour eux, cela semblait un réconfort bien maigre en comparaison des actes néfastes que l'on serait à même de leur faire accomplir contre leur volonté, en étant forcé par un commanditaire animé d'intentions malveillantes.

Hermione considérait à juste titre l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Elle se souvenait combien il avait été difficile pour le Magenmagot de prouver, lors de la première défaite des mangemorts, qui avait ou non agi de leur plein gré, alors qu'à ses yeux il existait deux méthodes plutôt fiables pour prouver la manipulation. Devenir occlumens et plus tard légilimens n'étaient pas pour elle qu'une manière de progresser dans sa maîtrise de la magie, mais un besoin vital pour lutter avec plus d'efficacité contre certaines menaces. En cas de capture, elle pensait qu'elle serait torturée de diverses manières, qu'elle serait soumise à des menaces, peut-être à la légilimancie et au véritaserum, que ces chances de survie étaient quasi nulles, que sa seule échappatoire était de disposer d'une méthode fiable pour éviter toute compromission. Et la réponse s'imposa à elle avec tout la gravité et la dureté de sa réflexion. Le suicide ? Oui, elle ne pouvait espérer résister plus de trois jours - peut être plusieurs semaines - en fonction du niveau de l'interrogatoire, qu'elle finirait sans doute par craquer. L'antidote au veritaserum semblait inutile, la résistance à la légilimancie, une question de temps. Il ne lui restait qu'une solution : la pilule de cyanure ou tout autre poison magique à l'efficacité redoutable.

Hermione poursuivit ses séances d'occlumancie en pensant à effectuer ses exercices de méditation. Son niveau actuel aurait satisfait aux exigences du professeur Rogue. Elle l'était pour Kingsley Shakelbolt qui entrevoyait désormais son élève sous un angle différent, depuis qu'il lui avait accordé sa confiance en ses compétences lors de l'opération des sept Potter. Ron réalisa encore que sa petite-amie était plus forte, plus déterminée et plus brillante que jamais. Il l'admirait et l'aimait pour cela. Elle lui prouvait sans cesse, en dépit des à-priori, que les femmes pouvaient être aussi brillantes et fortes que les hommes, qu'elles pouvaient leur offrir matière à réflexion et les séduire au-delà du physique. La jeune femme ne pensait pas valoir grand chose, même si elle estimait avoir souvent raison, parce qu'elle se reposait sur une intelligence sûre qui ne la rendait pourtant en rien supérieure aux autres.

Sous le regard de Ron, Hermione manifesta une résistance à l'échec qui dépassait l'entendement, qui ne s'expliquait que par une soif d'existence, de prouver qu'elle était tout aussi capable qu'un autre, qu'elle n'usurpait pas une position que beaucoup lui enviait. Il s'agissait du combat d'une femme moderne refusant les stéréotypes, d'être placée dans une catégorie, d'être considérée comme faible à cause de son sexe ou de ses origines et qui revendiquaient des valeurs, qui n'espérait pas être un symbole de quoi que ce soit pour les autres, qui ne voulait pas s'imposer autrement que par la puissance et la véracité de ses arguments. Sa vie pouvait s'interrompre, demain ou un jour prochain, mais le monde finirait par apprendre que Hermione Granger avait vécu, qu'elle s'était battu pour certains principes, pour la Liberté et la Paix.

Hermione échoua a deux reprises. Elle parvint à manifester une résistance au bout d'une autre tentative, mais fut dominée par son professeur qui lui intima l'ordre de faire le poirier. Lors des périodes de récupération, son professeur lui offrit les souvenirs manquants afin que la jeune femme ait une possibilité de faire la part des choses, de reconstruire ses souvenirs. Lors de son dernier essai, elle fut proche d'une nouvelle réussite. Kingsley avait rarement vu - pour ainsi dire jamais - de candidat au poste d'Auror - la seule chose qu'il connaissait - manifester une telle force et une telle détermination à réussir une telle épreuve. Il se surprenait à en sourire parfois, lorsqu'il songeait qu'elle avait cotoyé d'autres Aurors qui n'avaient pas forcément eu une mauvaise impression à son sujet. Voilà bien une drôle de jeune femme, forte et fragile à la fois, courageuse et hésitante, qui possédait pourtant un caractère et une force intérieure qui caractérisaient bon nombre de ses anciens confrères.

La liberté ne résidait pas que dans la puissance de l'argent ou de la célébrité. Elle résidait surtout dans la liberté offerte à chacun de faire ses propres décisions, de faire la différence entre le Bien et le Mal, d'assumer les conséquences de ses actes et de ne laisser personne attenter à vos droits les plus élémentaires. Résister aux intrusions et aux influences extérieures n'étaient pas qu'une méthode visant à vous protéger des actes malveillants d'autrui, mais de vous permettre de vous affirmer en tant qu'individu, loin de la mode, des préjugés, de ces choses "bankable" qui feraient de vous un mouton, quelqu'un qui ressemblerait un peu trop aux autres, à leur conception de la "normalité" afin que vous puissiez être accepter par les autres. Hermione avait toujours refusé cela, préférant faire valoir sa personnalité et ses principes, refusant d'entrer dans un quelconque moule ; une chose contradictoire avec l'ancienne étudiante qui, autrefois, rechignait à enfreindre les règlements...

Spoiler:
 


Dernière édition par Hermione Granger le Jeu 30 Oct - 4:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Memories [RP solo, QG OP, Chili] Ven 3 Oct - 18:05

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MessageSujet: Re: Memories [RP solo, QG OP, Chili] Jeu 30 Oct - 4:06

"Libérez-vous de l'esclavage mental. Personne ne peut libérer votre esprit sauf vous." - Bob Marley

Spoiler:
 

Lorsque Hermione entra chez Ollivander, fabriquant de baguettes magiques, la première fois, cet objet  - fait de bois de vigne et de ventricule de dragon - conçu à la pleine lune, s'était mise à étinceler et à s'agiter, comme si elle avait été attirée par un esprit ambitieux, brillant et mystérieux, mais doté d'un énorme potentiel magique, comme si elle venait de rencontrer celle qui lui semblait digne de devenir sa Maîtresse, de s'attacher à elle afin de devenir son outil, le prolongement de sa pensée et de vivre en symbiose avec elle. Le but était de progresser l'un l'autre, de s'améliorer afin de devenir meilleur puisque la sienne avait la particularité d'être rare, de rechercher des individus hors du commun.

Ce symbole de l'identité sorcière s'était manifesté avec enthousiasme, comme mue par une étrange "conscience", une volonté d'agir. Mais une baguette ne possédait aucune âme ni intelligence, voyons. Comment pourrait-elle agir de la sorte ? Voyez-vous, les lois naturelles qui semblaient régir leur maniement étaient complexes, rarement comprises. Elles surprenaient et pouvaient changer d'allégeance dans certaines circonstances. Elles ne prouvaient en rien une quelconque supériorité puisqu'un tel outil entre les mains d'un imbécile tel que Crabble, Bulstrode ou Parkinson n'en ferait jamais quelqu'un de supérieur aux autres ; juste quelqu'un de différent, car ce serait présomptueux.

La magie semblait présente dans chaque chose à des degrés divers. Elle nous entourait comme une force, une énergie. Apprendre à canaliser cette force, à gérer ce don n'était pas offert à tout le monde et n'était maîtrisé par chacun qu'à des degrés divers quel qu'ait pu être son prétendu statut de sang. La magie était à l'image de son sorcier : influencée par ses actions, bonnes ou mauvaises, par ses capacités acquises à la naissance et par le type de magie utilisée. Elle avait débuté par des formes archaïques. Hélas, si la Nature aimait la différence, l'évolution plutôt que la stagnation, il arrivait parfois que la vie provoquait des miracles ou des catastrophes au gré de la reproduction.

Hermione possédait une théorie assez surprenante qui alimentait parfois ses réflexions. S'il existait une magie blanche, noire, rouge, verte ou bleue, avec leurs bons et leurs mauvais côtés, personne n'avait envisagé la possibilité que la création de l'univers, les lois physiques, l'astronomie, les objets célestes, l'air que nous respirions, les formes de vie végétales, animales, les créatures magiques, les sorciers, les cracmols et les moldus n'aient été conçu par la magie, par cette force qui nous entourait et nous pénétrait. Personne n'envisageait la possibilité qu'il puisse exister d'autres types de magie : l'intelligence et le savoir-faire qui poussaient ceux qui n'en étaient pas dotés à concevoir des instruments, des outils et des traitements pour maîtriser leur environnement. Un avion, un train, un interrupteur amenant l'électricité semblait tout aussi "magique".

Pourquoi y auraient-ils eu tant de sorciers pour trouver les moldus comme des gens intéressants, curieux, mais bigrement inventifs ? Privez un sorcier de sa baguette et vous constaterez à quel point il sera démuni, faible, face à l'univers qui l'entoure. Privez un individu de la vue et celui-ci développera ses autres sens comme nul autre. Concevez une arme ultime et voyez combien de temps cela prendra pour qu'un autre parvienne à inventer une parade qui la rendra obsolète. Pour Hermione, détenir ou non des pouvoirs magiques ne faisaient pas de vous un être supérieur, mais quelqu'un de différent. Il était possible - bien qu'elle n'en possédait pas la preuve - que les sorciers aient pu apparaître sur Terre par le biais d'une mutation génétique survenue chez certains moldus, les rendant sensibles à la magie. Peut-être étais-ce ainsi que tout avait commencé et qui expliquerait pourquoi ces êtres humains étaient bien plus proches qu'on ne voudrait bien le croire.

Selon la pensée puriste - pervertie par des siècles d'obscurantisme, de malversations politiques et de haine - les moldus étaient une menace pour leur sécurité, parce qu'il y a des siècles - personne n'a jamais su qui avait commencé - des gens s'étaient mis à persécuter les sorciers, eux qui représentaient toujours une minorité. Et que firent-ils ? Ils finirent par se replier sur eux-mêmes, par attaquer les autres minorités pour imposer leur suprématie, par imposer des lois strictes, un modèle inégalitaire basé sur des castes, alors qu'avant la chute du Ministère, très peu de sorciers pouvaient estimer n'avoir jamais eu de moldus dans leur arbre généalogique, même chez certaines familles de sang-pur ayant certainement comploter pour trafiquer leurs généalogies. Le Ministère continuait à influencer la société sorcière en autorisant l'utilisation de voitures magiques, l'utilisation d'un vieux train à vapeur afin de conduire les élèves à Poudlard, de postes de radio à transmission d'ondes magiques, en adaptant certaines technologies à leurs besoins.

On constatait seulement combien le sectarisme était présent, combien la peur, l'instinct de survie nous poussait à agir comme des bêtes, non comme des êtres civilisés qui se seraient libérés de leurs instincts primaires lorsque certaines conditions étaient réunies. Certaines cultures ne possédant aucune technologie ni le système capitaliste qui était le nôtre se comportaient pourtant nettement mieux que nous, sans paraître égoïstes, dénués de compassion, obnubilés par la consommation. Elles méritaient le respect, elles tentaient d'intégrer leur peuple, même si elles restaient souvent hostiles aux étrangers, par instinct de survie, méfiance et rejet de certaines différences. Comment ne pas le comprendre lorsque d'autres arrivaient afin de détruire votre environnement, votre culture ? Cela avait été le cas de nombreuses cultures : les indiens, les inuits, certains peuples d'Amazonie ou d'Afrique, les Gobelins, les Centaures, les Elfes de maison et les Êtres de l'eau.

Etaient-ce cela, les valeurs sorcières ? Le purisme ? Certainement pas. Cela constituait seulement  l'une des bases de leur propagande, pour valider leurs opinions aux yeux d'un public abusé et désabusé depuis longtemps, surtout en l'absence de libertés, après avoir vu des criminels échappés d'Azkaban prendre le pouvoir par un coup d'Etat, en transformant l'espace public en prison et l'espace privé en vivier pour la délation, en envoyant leurs enfants se battre pour la gloire. Si valeurs sorcières il existait toujours, elles étaient celles de Merlin, un réformateur, un ancien Serpentard selon la légende qui avait compris l'existence d'une symbiose entre toutes les formes de vie, qu'il était indispensable d'évoluer sans se voiler la face et se mentir à soi-même, sans faire de prosélytisme. Elles avaient été les valeurs défendues par les fondateurs de Poudlard, en dehors de Salazar Serpentard. Car c'était pourtant ce que l'Intendance faisait : le contraire, en mentant à tout le monde, y compris à eux-mêmes, avec leur prétendue loyauté et intégrité, alors que tout n'était que mensonge et ambition personnelle, un complot visant l'extermination de millions d'individus au profit d'une infime minorité pervertie et corrompue.

Spoiler:
 

Sans les moldus, le monde magique serait condamné. C'était mathématique, une question de bon sens puisqu'une population se reproduisant entre elle avec de telles contraintes, en banalisant l'inceste, la consanguinité, c'était l'existence des sorciers que l'on mettait en péril. S'enrichir au contact d'autres cultures, en admettant leurs différences, en voyageant en mettant, si possible, ses à-priori de côté pour en retirer un enseignement qui ne serait pas perverti par l'esclavage mental, par l'idée que parce qu'un gouvernement, un enseignement ou un média vous bourrait le crâne avec des informations et des certitudes, qu'en réalité on ne vous cachait rien, que l'on ne cherchait pas à formater nos esprits. Même la Justice s'était mise au service du Mal. Souvenez-vous d'Ombrage, des propos du Ministre Fudge et Thickenesse, de Rita Skeeter. Tant de parjures et de malveillance. Par soucis d'honnêteté intellectuelle, Hermione avait fini par reconnaître - très jeune - que l'on ne pouvait tout apprendre dans les livres, qu'il existait une forme d'hypocrisie, un Pouvoir corrompu, des préjugés et des secrets bien gardés. Sans libertés, alors que le secret magique n'existait plus, c'était l'existence de la vie elle-même qui était compromise.

La née-moldue n'avait jamais rien pris pour argent-comptant ; elle l'esprit cartésien qui exigeait avant tout un examen critique et des preuves irréfutables avant de croire quelque-chose. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle apprit que le conte des trois frères, issu des contes de Biddle le Barde se fondait sur une base réelle, que les reliques de la mort existaient belle et bien, que la coupe de Poufsouffle, le diadème de Serdaigle et le médaillon de Serpentard n'avaient pas été que des objets de légende ou bien encore que l'une des prophéties qui s'était trouvée au département des mystères s'était avérée exacte. Voilà pourquoi il était important de toujours se remettre en question, de tout analyser sous l'oeil éclairé de la raison, de sortir de son placard afin de confronter ses certitudes en découvrant le monde, en réalisant notre grande richesse ou notre ignorance. En l'occurrence, les sorciers n'étaient pas plus dangereux que les moldus ou toute autre créature. Il n'était question que de peur, de lâcheté, d'arrogance, d'ignorance, de malveillance, de survie.

Il suffisait de se rendre dans certains pays pauvres, d'être le témoin d'un attentat, de se faire agresser dans la rue, de se battre dans un conflit majeur pour saisir que notre petit confort n'était qu'une illusion face à la misère et aux menaces qui régnaient ailleurs. Certains préféraient se bercer d'illusions, se croire meilleurs, en se réfugiant dans la facilité, des voies prometteuses à court terme, mais catastrophiques sur le long terme. Ils craignaient d'être rejetés de la société, d'être marginaliser par rapport aux certitudes de la masse. Il fallait feindre, reconnaître que la misère régnant ailleurs étaient celles des autres, que nous avions déjà nos propres soucis à régler jusqu'au jour où ils nous explosaient en pleine figure. C'était ce qui était arrivé avec les mangemorts, avec le Ministère et l'Intendance. Il fallait paraître au lieu d'être vrai, être égoïste, parfois faire semblant afin de défendre une certaine position sociale ou tout ne ressemblerait plus qu'à un jeu de poker menteur, à l'extinction de certaines valeurs pour les remplacer par celles du crime organisé.

Ce que l'on avait promis à Hermione - ou du moins essayer de faire comprendre - c'était qu'une alliance et une proclamation d'un régime politique d'opposition seraient bénéfiques, qu'il valait mieux lutter ensemble en dépit de leurs divergences et de leur méfiance, contre un ennemi commun, qui n'était peut-être pas le même pour tout le monde. On lui avait demandé d'y croire, de leur accorder le bénéfice du doute, alors qu'ils prenaient le risque de faire éclater les conflits qui couvaient au sein de la résistance, en leur rendant la tâche encore plus difficile. On lui avait dit qu'il fallait essayer de bâtir un gouvernement, en montrant aux gens que cela pouvait fonctionner, que les leaders politiques écouteraient le peuple, qu'ils tiendraient compte des erreurs commises par le passé afin de les résorber ou de les résoudre, que personne ne serait laisser sur le rebord de la route. Il fallait rassembler, leur donner espoir, résorber nos divisions afin de montrer un front uni. Mais fallait-il y croire ou devraient-ils mettre la politique de côté pour se battre ?

L'occlumancie aurait ce don de la protéger de certaines choses, sans constituer une panacée. Si ces projets devaient prendre vie, Hermione se retrouveraient dans une position bien plus importante que sous le gouvernement d'exil de Kingsley. Seulement, elle redoutait de commettre une erreur en sachant qu'elle n'avait aucune confiance en Benjamin et que l'opération Reconquista ne servirait aucun intérêt stratégique. Elle se demandait quels moyens cette République disposerait, quelle genre de ressources on lui confierait afin de mener à bien sa mission et de quelle genre de confiance elle disposerait au sein de la République et du Conseil des Ministres lorsque l'adage la loi est dure, mais c'est la loi se montrerait radicalement différent de celle de l'Intendance, lorsqu'elle tenterait de bâtir une Justice plus équitable, mais ferme, lorsqu'elle rétablirait les libertés collectives et individuelles en tenant compte de l'égalité de fait entre tous les peuples.

Avoir manifestée des aptitudes d'occlumens ne lui avait pas suffit. En un mois et demi, son taux de réussite était médiocre, mais supérieur à la moyenne lorsqu'elle tentait d'opposer une résistance convenable à l'impérium. Sa détermination était impressionnante et dépassait l'entendement. La jeune femme ne s'était plus acharnée sur quelque-chose depuis qu'elle s'était mise en tête de tricoter des chaussettes afin de libérer les elfes de maison de Poudlard et lancer son association, la S.A.L.E., d'infiltrer Gringotts, le Ministère, ni depuis qu'elle s'était mise à bousculer la hiérarchie de l'Ordre du Phénix afin d'éviter sa totale éviction et sa compromission partielle. Si quelque-chose se tramait au sein de la résistance, il fallait en être, agir plutôt qu'attendre, afin de faire entendre leur voix, de pouvoir avoir une réelle influence. Et quelle ne fut pas sa surprise de voir l'organisation créer par Dumbledore se rétablir petit à petit. Peut-être avait-elle sauvée la vie de nombreux résistants en leur évitant de couler avec Ron. Mais qui s'en souciait ?

Spoiler:
 

L'échec lui faisait horreur et son ton se faisait de plus en plus impérieux chaque fois qu'elle s'apercevait qu'en vingt tentatives elle n'avait obtenu que deux succès et une poignée de demi-succès. Kingsley ne l'admettrait pas devant elle ni devant qui que ce soit, mais il trouvait son entêtement fascinant et quelque peu inquiétant. Le courage, l'envie de réussir, de dépasser ses limites se trouvaient en abondance chez elle, à tel point qu'en dépit de sa promesse, Hermione était à deux doigts de perdre conscience des risques encourus, même si son professeur veillait sur elle comme une casserole de lait sur le feu. Sous le regard de Ron, sa petite-amie avait été obligée de faire dans cette salle de cours des choses stupides ou anodines qu'elle aurait désapprouvée si on lui avait laissé son libre-arbitre, mais résister à ce sentiment de plénitude et d'euphorie lorsque l'on vivait depuis trop longtemps dans la misère et le doute, cela avait exigé d'elle un déploiement d'énergie incroyable.

Face à cette hypnose qui la rendait très suggestive, elle n'eut d'autres choix que d'obéir aux ordres qu'on lui donnait. Elle avait payé le prix pour devenir occlumens, comme toujours avec la magie-noire. Cette fois, le prix était de subir une humiliation à répétition, ce qui eut pour effet d'augmenter sa frustration, sa colère et sa détermination derrière ce calme apparent que lui conférait aujourd'hui son nouveau talent. Et si la magie blanche avait tendance à faire appel à de nobles sentiments voire à aucun, la magie noire, elle, impliquait de piocher dans ses sentiments négatifs, son côté obscur. Elle avait fait le choix de résister, de la transformer pour en faire une force positive, en essayant de ne pas trop faire de mal à soi-même et aux autres : une entreprise très dangereuse en cas de dérapage, lorsque cela devenait une habitude, lorsqu'elle fragilisait votre âme, lorsque vous surfiez parfois avec des éléments contre nature. Il fallait s'en tenir éloigner pour éviter de sombrer, faire preuve de force et de courage. L'idée de tuer, même par plaisir, de devenir un mage noir, lui faisait horreur, mais en temps de guerre, il était très difficile de résister à sa soif de vengeance.

Humant l'air en fermant les yeux, comme si elle expérimentait un sentiment très satisfaisant, Hermione observait Kingsley et Ron avec passivité. Un mince sourire se dessinait sur ses lèvres. Son professeur se contenta de lui demander de lui rapporter un plateau repas, mais la tentative de son élève de reprendre le dessus fut remarquée à son retour, lorsqu'elle tourna la tête vers la gauche en fermant les yeux. Aussitôt, Kingsley lui ordonna de déposer le plateau à ses pieds et de reculer de trois pas. Il n'y avait qu'elle qui serait en mesure de la libérer de cet esclavage mental, de réduire la durée du maléfice. La légilimancie serait sans aucun doute un sujet plus passionnant, mais en attendant elle fut contrainte de se mettre à genoux et de manger le contenu du plateau avec les mains. Elle avala un morceau de viande de lama, le charqui, une viande séchée, déjà connue par les Incas. Celle-ci avait été réhydratée afin d'être cuite dans un ragoût et accompagnée de manioc et d'un épis de maïs.

La jolie brunette commença à retrouver ses esprits. Elle s'était arrêtée en pleine dégustation avant que Kingsley ne lui demande de s'essuyer les mains avec sa serviette. Il s'en était fallu de peu, comme pour la tentative suivante qui se solda à nouveau par un demi-échec, lorsque Ron demanda à Kingsley d'ordonner à sa petite-amie d'endosser à nouveau cette jolie robe  et ses escarpins rouges (HJ : dans le livre, elle est de couleur lilas) qu'elle portait lors du mariage de Bill et Fleur, au Terrier, le soir où elle revit Viktor, où le trio magique avait été averti de la chute du Ministère, où ils avaient été contraint de fuir face aux mangemorts et où la lionne avait pris la précaution de les faire transplaner sur Shaftbury avenue, une rue célèbre Londonienne où l'on trouvait de nombreux théâtres, cinémas, restaurants et opéras qu'elle avait fréquentée souvent avec ses parents. Ron avait-il conscience qu'il était en train de jouer avec le feu ? Rien n'était moins sûr.

Spoiler:
 

Lorsqu'elle reprit ses esprits, Hermione réalisa ce qu'elle portait. Ron semblait à son tour perdu dans une sorte de transe, comme s'il était la victime d'un puissant charme d'envoutement. Son visage était le même lorsqu'il la vit arriver sous le chapiteau à petits pas, d'un air timide, mais ravie d'être là. Son coeur se serra même si elle n'en montra rien. Son visage était restée impassible et sa respiration parfaitement normale. Cette robe était un souvenir mitigé du soir où Harry fêtait son 17e anniversaire, où elle avait préparé un gâteau avec Ginny sans avoir eu l'occasion de le lui présenter, où elle avait eu la surprise de rencontrer à nouveau un Viktor toujours aussi charmant, où elle avait pleuré lors de la cérémonie du mariage et où elle ne s'aperçut même pas que Ron avait comploté pour que le bonbon Bulgare lui lâche la grappe en lui faisant croire qu'elle sortait déjà avec un type barraqué. C'était à se demander pourquoi il avait embrassé Light, tiens...

- "Ron, c'est toi qui a demandé à Kingsley de me forcer à remettre cette robe ?, lui demanda t-elle sans sourciller et sur un ton ferme. Quelque part, elle avait conscience qu'elle détenait déjà la réponse à sa question.

Le rouquin ne sembla pas trop embarrassé. Croyez-le, il n'avait pas eu l'occasion depuis longtemps de la revoir dans une tenue aussi sexy et féminine, qu'il ne boudait pas son petit plaisir, le vilain garnement. Seulement, elle n'appréciait pas que l'on se fiche d'elle, que l'on joue ainsi avec ses sentiments. Elle lui en voulait toujours beaucoup pour Privet drive, pour la mort de Krum, le serment inviolable, la torture et les sévices. Il l'avait utilisé pour son ambition, un peu comme un marche-pied, en la traitant aussi mal, même si cela aurait pu être pire. Si Ron l'aimait vraiment comme un fou, s'il caressait l'espoir d'arranger les choses et de la reconquérir, il devrait s'armer de patience et avoir de sacrés arguments. Le romantisme désintéressé et maladroit dont il faisait preuve, son côté chevaleresque, son humour à trois noises et le coeur pur qu'il possédait sous ses airs de gros mufle et qui la séduisait tant ne suffiraient peut-être plus. Quoi, le sexe ? Non, mais de quoi je méle, hm ? Occupez-vous de vos hypogriffes et allez voir chez les harpies si nous y sommes ! Non mais !

- Ben oue... Tu comprends, pour une fois que je peux te voir dans une robe, une qui met tes jolies formes en valeur..., rétorqua t-il avec un sourire mi-amusé mi-pervers.

Et sa main dans la figure, il la voulait aussi ? Son compliment lui fit à la fois un peu plaisir et mal, parce qu'elle ne savait plus si elle devait le croire sincère. L'époque où il suffisait de l'encourager, de la complimenter pour ses actions, sa personnalité et son apparence était dépassée. Du moins avec lui. Lorsque ensemble on ne s'était comporté que comme chien et chat, avec une courte période idylique qui avait vu son rouquin devenir enfin un homme, quelqu'un d'un peu plus mature, il était difficile de se remettre d'une quatrième trahison, car oui embrasser et convoiter une autre femme était une infidélité, se moquer de ses sentiments, du sérieux de son engagement, cela ne passait pas, même en temps de guerre. C'était un coup à devenir lesbienne, tiens... Ah, il aurait l'air fin si Hermione sortait avec Ginny, pas vrai ? Hihihi ! Pff ! Oui, alors là, ça n'était pas demain la veille !

- Je suis persuadée qu'il y a nettement plus jolie et sexy que moi. Et à vrai dire, je m'en moque complètement., conclût-elle avec la même attitude.

Lorsqu'elle disait qu'elle s'en moquait complétement, c'était à moitié vrai. Parler, c'était facile. Prouver son Amour par des actions sincères, c'était une autre paire de manches. Et le problème semblait être là : comment aimer quelqu'un et être sûr de lui si celui-ci s'évertuait à vous faire souffrir, à succomber aux charmes de greluches ambitieuses ? La torture et les actes de barbarie sur des prisonniers de guerre avaient été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Essaye donc de rattraper ça ou va voir ailleurs. Tel était le message qu'elle s'évertuait à lui transmettre chaque fois que le sujet revenait. Hermione avait la rancune tenace et elle pardonnait très lentement, mais jamais sans une bonne raison. Ron avait gravement compromis l'Ordre et son couple. S'il ne pouvait pas assumer, il devait lâcher prise et arrêter de se planquer derrière de piètres excuses.

- Hm... Si vous voulez, je peux vous laisser... , fit Kingsley afin de rappeler sa présence.

- Non... , ajouta Ron en soupirant, la mine grave. Restez Kingsley... Son cours est presque terminé de toute façon. Non ?, l'interrogea t-il. La meilleure preuve que j'ai à te donner, Hermione, c'est que je suis revenu vers toi lorsque j'ai réalisé mon erreur. C'est toi que j'aime, plus que ma pitoyable existence. Tu es la personne la plus merveilleuse que j'ai jamais rencontré, mais si mourir au combat en tentant de te sauver devait servir à te le prouver et à faire en sorte que tu cesses d'être fâchée contre moi, je n'hésiterai pas une seconde et tu le sais..., conclût-il en soupirant un grand coup. Oublie ce que je viens de faire. Manifestement, ça n'était pas une bonne idée...

Les pupilles d'Hermione brillaient légèrement. Son regard brûlant transperçait son rouquin tandis qu'elle maintenait le silence, sans esquisser la moindre réaction. Que pensait-elle de sa déclaration ? Vérité ou mensonge ? A l'heure actuelle, il était toujours celui qui comptait le plus à ses yeux en dépit des difficultés que connaissaient leur relation amoureuse ces deux dernières années. Face à Kingsley, elle devait mettre un terme à ce qui aurait pu être le début d'une nouvelle dispute. Il fallait qu'elle lui réponde quelque-chose.

- J'apprécie ton intention, Ron et je te remercie. Je pense que toi et moi, nous avons beaucoup de choses à mettre au point. Pas vrai ?

- Et comment..., rétorqua Ron avec un sourire en coin.

Son ultime tentative se solda par un succès. Hermione était parvenue à se libérer de l'emprise de l'Impérium, une fois encore. Mieux, elle avait reprit ses esprits un peu plus rapidement que l'on aurait pu le croire. Voilà un résultat prometteur...

Spoiler:
 

RP FINI (temporairement ou non, ça reste à voir)


Dernière édition par Hermione Granger le Dim 1 Fév - 21:37, édité 3 fois
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Memories [RP solo, QG OP, Chili]

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