POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Tant qu'il en est encore temps. ~ DSC

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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Tant qu'il en est encore temps. ~ DSC Sam 20 Sep - 16:38

Le gamin tremble comme une feuille de septembre. Le bruit des pas l'affole, il ne sait pas comment réagir, son corps parle pour lui sans qu'il le veuille. Ses dents claquent frénétiquement sans émettre de son, il prie pour qu'elles ne le trahissent pas, celles qu'il avait perdu il y a peu, annonçant avec fierté qu'il devenait un homme. Replié sur lui même, les jambes contre son torse, il attend que l'orage passe, la crainte du jugement dernier se fait sentir de plus en plus à mesure que les bruits de pas se font plus nets et plus oppressants.
Il n'entend pas les cris dehors, il n'entend que la venue de son possible bureau. Le peu de pensée qu'il a va pour survie, ignorant que ses parents baignent dans leur propre sang, les tripes à l'air, à quelques mètres en dessous de lui. C'est égoïste, mais l'humain était ainsi fait.
La dernière marche de l'escalier craque comme à son habitude, il relève la tête et ferme les yeux, si un dieu existe vraiment, il doit le sauver et le tirer de là. La porte de la chambre ne bat pas, elle est déjà ouverte, prête à accueillir un inconnu funeste, l'invitation mortuaire se fait sentir, mais il n'y a pas pensé, il n'a qu'à peine six ans.
Enfin, les bruits de pas arrivent au niveau de la penderie. À travers les quelques ouvertures, il parvient à entrevoir des bottes de cuir noir, elles sont luisantes, même recouverte du sang des innocents, comme si rien n'empêchait le bourreau de délivrer sa sentence. Et puis le silence.
Les secondes paraissent des heures, l'attente est insoutenable, mais il ne doit pas faire de bruits, c'est sa seule chance pour s'en tirer …

Les bruits de pas s'éloignent et prennent la direction du couloir. Serait il sauvé ? Pourtant, il ne se laisse pas aller à un soupir de soulagement, la menace est toujours là, même si elle s'éloigne, il faut rester concentrer. Pourtant la poignée tourne lentement au dessus de lui, il ne comprend pas, il avait entendu les bruits s'éloigner … la porte s'ouvre.
Debout derrière elle, se tient un jeune homme au visage pâle comme la mort, sinistre et impassible dans son uniforme noir et argent. Il à l'air en dehors du temps, ses yeux semblent vide, pourtant ça n'a rien d'inquiétant, pas même ce silence sans nom. Il n'y a pas de sourire sadique sur son visage, rien du tout. Il le fixe dans les yeux, sans ciller, froidement mais sans être intrusif, impossible de savoir ce qu'il pense, ce qu'il ressent, il ne laisse rien filtrer, rien d'autre qu'une impression de douleur intense enfouie au plus profond de lui, pourtant il se retient, il ne dit rien, il l'a vu, mais il ne fait rien.
Difficile de dire combien de temps ce moment dura, cette étrange communion entre deux inconnus, cette impression de tout se dire sans un mot. Il est au moins quatre fois plus jeune, mais ça ne change rien, tout est là, il le comprend. Sans un sourire, il repousse la porte, ignorant le garçon, le laissant là, dans son placard, personne ne l'a vu, personne ne sait qu'il est là. Le gamin ne comprend pas, qui était il ? Était ce la mort en personne ? Il l'avait épargné, un acte gratuit, la charité qui se suffisait à elle même, la valeur d'une vie humaine, celle d'un enfant qui n'avait pas vécu … il est sauvé.

Il ne le voit pas, mais la porte de sa chambre se referme, ce jeune puriste descend les escaliers, sans un regard de plus, il retourne dans le hall où gisent deux adultes. D'un geste désinvolte, sa baguette lance quelques étincelles dans la pièce, elle s'embrase aussitôt alors que la porte de la maison se referme.

Il n'y avait pas de dieu dans ce placard ce jour là …


*********************************************************


Ce même regard se posait sur Eileen désormais. Elle n'avait rien tenté, comme ce gamin, rien qui puisse la sauver, on a jamais rien sans rien, elle semblait l'ignorer, elle qui avait sur demande ce que ses parents pouvaient acheter.
Elle ne voyait pas les larmes perler sur ce sol glacé. Elle ne voyait pas la solitude, le désespoir, dans le regard de son cousin et mentor, elle ne voyait que l'intérêt qu'elle pouvait y trouver. Elle simulait, presque à la perfection, mais ça ne lui servait pas ici, pas avec Tryan. Elle se trouvait face à un miroir de glace, transi dans une attitude cassante, sèche, sans failles, cette force était cette faiblesse qu'il cherchait à cacher.
Il avait beau savoir qu'il pouvait briser le destin de cette gamine, qu'il pouvait la contrôler, ça ne lui faisait rien. Sa réussite, ses échecs, il s'en foutait, il ne voyait que les siens, égoïstement, mais il avait un peu besoin qu'on s'occupe de lui, on ne le faisait plus depuis la mort d'Emily. Il donnait, sans attendre de recevoir, car au fond il savait que personne ne pouvait lui donner ce qu'on lui avait donné autrefois. Qu'il est douloureux d'aimer, il en venait à se maudire d'avoir un jour éprouvé ça, c'était là son ennemi premier : le regret. Il avait beau dire qu'il n'en avait aucun, il mentait … il a toujours menti.

Il ne la regarda pas, elle était invisible, même quand elle agissait, elle n'était qu'un élément du décor, une coquille aussi vide et inintéressante que le reste. Il voulait croire que non, mais elle avait déjà disparu sous le poids des souvenirs … qui n'aurait pas disparu à coté d'elle ? Le monde s'efface petit à petit pour laisser place à un passé éloigné, dépassé, mais salvateur. Le souvenir d'un temps où il était heureux, il n'avait plus peur de le reconnaître aujourd'hui. Un sourire, un rire, ses bras, une odeur, la texture de ses cheveux, un baiser, sa voix, Emily …
Ce nom le hantait, il ne pouvait et ne voulait pas le chasser, il l'aimait, plus qu'il aurait du, plus qu'il aurait pu, il l'aimait, simplement. Même loin, même si elle ne pouvait plus l'aimer, il l'aimait, et il en souffrait. Ça aurait du être simple, le mécanisme d'autodéfense naturel aurait voulu qu'il élimine ce qui lui faisait du mal, mais il n'y parvenait. Il se souvenait d'un temps où il était heureux, où il était bien, et là … il craquait, il replongeait, sans pouvoir relever la tête. Il avait besoin qu'on s'occupe de lui, qu'on l'aide … mais il était seul, désespérément seul.

Eileen ne faisait que confirmer cette idée selon laquelle tout le monde était intéressé. On se foutait de ce qu'il pouvait bien ressentir, non, c'était mieux de taper sur ses idées ou ses attitudes sans chercher à les comprendre. Les gens étaient égoïstes, même en le sachant, on espère toujours une exception, une main tendue ; mais elle n'arrivait pas. Il n'y avait pas eu de main tendue comme il n'y avait pas eu de deuil, il était tout simplement incapable de passer à autre chose. Il avait besoin d'aimer et d'être aimé.
Il connaissait l'histoire, il connaissait la fin : on ne gagne pas contre la faucheuse.

Et cette petite gamine prétentieuse qui ne comprenait pas, galérant à produire ce qui n'était qu'une broutille de l'infinité magique, une insignifiante magie qui ne pouvait vaincre la plus puissante de toute. Aucune ne pouvait la battre, et la défier c'était en payer le prix, celui qu'elle exigeait, le tribut le plus lourd.
Elle devait sans doute être fière de son petit tour de passe-passe, même si elle se gardait bien de le montrer, elle fonctionnait à l'autosatisfaction, à la reconnaissance, et si on ne la lui donnait pas, elle faisait des efforts, en ça, attaquer son orgueil avait un double but : la faire réagir et progresser.
Il le faisait pour elle, mais aussi pour lui, car en étant dur avec elle, il l'était aussi envers lui même. Il avait beau prétendre le contraire, il se faisait volontairement du mal, le frisson de l'Irlande évaporé avait laissé place à un vide immense. Cette impression de pouvoir se défouler sur n'importe qui, de s'exprimer magiquement, tout ça n'était plus permis, et ça lui manquait un peu. Voilà pourquoi il souhaitait faire du terrain en ce moment, ça lui changeait les idées et lui laissait la possibilité de déballer un peu son sac … à sa manière.

La cruauté ça n'était pas de se montrer condescendant et dur avec Eileen, c'était de la laisser dans l'erreur, dans l'idée que tout ce qu'elle faisait était bien alors qu'il y avait moyen de parfaire cela. Elle avait un retard considérable selon Tryan, elle saisissait du bout des doigts la notion d'essence, n'avait jamais ressenti d'affinité particulière, et ne savait pas où elle se sentait bien, principalement parce qu'on avait tout fait pour que cela ne se produise pas. Trouver son style magique, c'était sortir du cadre, se replier un peu sur soi via une introspection, oublier le groupe et la masse pour chercher sa véritable identité magique et ça, ça n'était pas bon dans une dictature, ni dans une démocratie d'ailleurs … les autres ont toujours à craindre ce qui les dépasse, même lorsqu'on prétend à l'égalité, voir quelqu'un vous dépasser brisait cet aspect là, et ça, ceux qui prônaient ce système semblait l'avoir oublié.
À force de lui bourrer le crâne avec de la magie noire et des prérequis inutiles, l'enseignement de Poudlard avait conditionné les jeunes à ne pas être eux mêmes, mais à être ce qu'on attend d'eux, deux choses aux antipodes, surtout pour Eileen qui n'avait aucune prédisposition à la magie noire. C'était comme demander à un manchot de jouer au bowling … il peut, mais est ce vraiment là la question ? Qu'importait vraiment, ici elle était Eileen Ava Anderson et non l'élève de Poudlard, elle devait se comporter comme ce qu'elle était vraiment, car si elle souhaitait d'être ce que Tryan voulait qu'elle soit, elle n'irait vraiment pas loin, il fallait qu'elle le comprenne.
Lyse avait rapidement eu ce sursaut d'orgueil, restait à voir si sa cousine avait les mêmes prédispositions à s'affirmer.

« Que faut-il que je fasse à présent ? »

La réponse tomba comme la hache du bourreau emportant la tête d'un malheureux dans un panier d'osier.

« Que tu réussisses.»

C'était balancé froidement, sans rien d'autre. Cela avait clairement jeté un froid, et le regard appuyé du français sur sa cousine n'arrangeait pas les choses. C'était ça qu'il voulait, créer une tension, la faire réagir, quitte à la blesser, qu'elle comprenne que rien de ce qu'elle ferait ne pourrait le satisfaire, précisément parce que lui n'arrivait pas à se satisfaire lui même. C'était peut être un peu trop complexe pour elle comme analyse, car elle ne le connaissait pas si bien que ça au final, mais ce qu'elle venait de faire était à la portée de n'importe qui. Inutile de se cacher derrière l'excuse des programmes et de l'enseignement, le seul vrai enseignement, c'est celui que l'on va chercher soi même. L'autodidactisme était pour Tryan le seul vrai moyen d'apprendre efficacement, par une optimisation des méthodes, un choix de l'enseignement utile et un rythme que l'on s'imposait. Évidemment, le système ne pouvait cautionner des individualités roulant rapidement pour elles seules, c'était contre la stratégie de manipulation de masse d'Eris, mais d'un point de vue magique, c'était ce qu'il y avait de plus efficace.

Faisant venir à lui l'objet de glace, sans baguette, il le fit tourner dans sa main, non sans une certaine dextérité, il le fixait, ses doigts le faisant glisser et tourner, l'utilité n'était pas certaine, mais tout était réfléchi et pensé pour que cela ait un impact sur le mental d'Eileen.
Il rompit se silence, laissant la honte s'évaporer juste un instant avant d'enfoncer à nouveau le clou.

« Était ce vraiment bien nécessaire de prononcer cette formule ?»

L'objet se stoppa. Le regard du directeur des mystères roula de la glace à sa cousine.

« Je ne te parle pas d'informuler … simplement de vivre ta magie. »

Il claqua l'objet sur la table, mais en paraissant d'une extrême décontraction, comme si ce schéma de pression lui était familier, comme s'il était véritablement à l'aise. Le moment de flottement présent lui permis de prendre des mains la baguette de sa cousine, la surprenant probablement dans cette attitude intrusive au possible, prendre la baguette d'un sorcier c'était lui prendre sa magie, comprendrait elle le message qu'il avait à lui faire passer.
Un simple moulinet avec cette dernière, provoqua un gel instantané de tout le devant du bureau coté Anderson. Il garda la baguette de la petite en main avant d'ajouter sur un ton un peu plus agressif :

« Est ce que j'ai besoin d'un glacius pour faire ça ? »

Pointant la baguette de la miss sur ce qui avait été de la pierre, quelques minutes auparavant, l'arme magique vibra avant que l'objet ne passe de glace à pierre en quelques secondes.

« Est ce que j'ai besoin d'un sort pour faire ça ?»

Le français fit rouler l'objet de pierre jusqu'à Eileen, lui laissant le soin d'être frustrée au possible en voyant un résultat largement meilleur que le sien alors qu'il s'agissait sûrement de son affinité.

« Et ça c'est rien comparé à ce qu'on peut faire en maîtrisant l'essence, tu n'en es qu'aux balbutiements de l'élémentalisme. Sors de ton petit schéma scolaire et peut être qu'un jour, je dis bien peut être, tu arriveras à sortir quelque chose de convenable.»

C'est ainsi qu'il lui rendit sa baguette, enfin qu'il la posa sur la table, sans précautions aucunes, lui faisant ainsi comprendre qu'il n'avait que du mépris pour la faiblesse qu'elle témoignait. Ce qu'il venait de faire, ça n'était pas que l'aider dans son enseignement, c'était lui faire comprendre que sans s'affirmer, qu'en disant amen à tout ce qu'on lui disait, elle n'obtiendrait rien. Que ça soit de son père, de ses professeurs ou même de ses amis ou de sa famille, sans être elle même, sans revendiquer son caractère, elle ne serait rien.
Son regard glacial et perçant se fixa sur elle, sans aucune gêne malgré les propos crus qu'il tenait, pas d'hésitation, pas de faiblesse apparence. C'était ça, la force de la glace, son esprit était froid, sa volonté incassable, c'était ça vivre son élément, être lui, le cryomancien de talent que l'on connaissait.

Nul doute qu'il ne reviendrait pas à un quelconque enseignement sans qu'elle fasse un réel effort. Il s'attendait à ce que, frustrée, elle tourne les talons et fuit l'échec, dans l'autre cas, elle craquerait peut être et fonderait en larmes, dans un cas comme dans l'autre, il voulait une réaction, et il espérait en obtenir une ainsi. Eileen avait passé l'âge de jouer les gamines, il fallait le lui faire comprendre.
Exister ça n'était pas dépendre des autres, ça non.
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MessageSujet: Re: Tant qu'il en est encore temps. ~ DSC Jeu 25 Sep - 23:32

Elle était là, heureuse, fière d’elle-même et absolument persuadée que son cousin se montrerait au moins un peu moins dur avec elle, qu’il s’adoucirait n voyant qu’elle n’était pas bonne à rien. Elle avait besoin qu’on lui dise qu’elle servait à quelque chose, qu’on l’encourage, simplement. Elle n’avait pas ça à Poudlard, elle n’avait pas ça chez elle et elle n’avait pas ça ici. Elle l’avait pourtant espéré, vraiment espéré, si fort qu’elle aurait pu le lui hurler, lui demander de la guider sans la détruire. Était-ce réellement une mauvaise chose qu’il cherche à détruire ce qu’elle était actuellement ? Pas complètement mais elle ne le comprenait pas, qui le ferait sans le recul nécessaire ? Pas grand monde. Alors elle le comprendrait, bien entendu, mais pas immédiatement, ce n’était pas la gratitude qui allait l’emplir, loin de là.

« Que tu réussisses. »

Il était là, à la fixer comme s’il ne la voyait pas, comme si elle n’était pas assez grande ou imposante pour exister à ses yeux mais elle était là, elle le regardait aussi, elle cachait toujours son mal-être mais avec de plus en plus de mal. Il la poussait, encore et toujours et elle résistait encore un peu, elle voulait rester en place, elle avait peur du changement, même si c’était pour devenir meilleure. Et si elle allait finir par s’en accommoder elle essayait de se convaincre que ça ne serait pas tout de suite, à tort bien entendu. Pourquoi était-elle venue ici ? Surtout, pourquoi était-elle restée alors que manifestement elle n’obtiendrait jamais cette approbation qu’elle était venue chercher et qu’elle cherchait un peu partout. Il n’avait fait que la descendre mais elle avait tenu bon. Restait-elle vraiment parce qu’il lui était utile ? N’essayait-elle pas inconsciemment de se tester, de connaître ses limites et voir de quoi elle était capable ? Alors que pourtant elle essayait de se convaincre, jour après jour de rester telle qu’elle était, qu’elle ne pourrait pas mieux réussir qu’en étant en accord avec la société. Elle marchait déjà à contre-courant pour la magie noire, qu’est-ce qui l’empêchait vraiment de faire pareil pour le reste à part elle-même ?
Il recommençait encore ses petits tours, elle ne comprenait pas bien l’intérêt cette fois-ci à part celui de la ridiculiser encore plus. En avait-il seulement besoin ?
Après un silence qu’elle accueillit avec plaisir il se prononça de nouveau.


« Était-ce vraiment bien nécessaire de prononcer cette formule ? Je ne te parle pas d’informuler … simplement de vivre ta magie. »

Nécessaire d’utiliser la formule ? Depuis quand devait-on oublier les formules ? Elles étaient précisément là pour encadrer la pratique magique et la rendre plus aisée, enfin selon Eileen. Elle ne cherchait pas à faire de la magie sans baguette ou informulée ? Elle voulait juste faire de la magie. Mais précisément, faire de la magie ne se résumait pas qu’à l’utilisation de la baguette et des formules, même si elle ne le voyait pas.
Vivre sa magie, qu’est-ce que ça voulait même dire ? C’était très flou en tout cas pour Eileen comme formulation. Elle n’avait jamais essayé et ne s’était jamais posé la question de savoir si elle pouvait ou non faire ce genre de choses.
La petite blonde sursauta quand son cousin claqua la boule de glace sur la table. Elle ne s’était pas attendue à ça, surtout lorsqu’elle le regardait, calme et placide, froid comme d’habitude, pas un brin de colère en surface. Et pourtant. Elle était tellement à côté de la plaque qu’elle ne put l’empêcher de prendre sa baguette, ne se rendant compte de ce qu’il faisait que lorsqu’il avait déjà attrapé l’instrument.
Elle avait l’impression qu’on lui enlevait une partie d’elle-même, enlevez sa baguette à un sorcier et il n’est plus grand-chose.
Tryan utilisa ensuite la baguette avec une facilité déconcertante, la maniant pour utiliser sa propre affinité et geler le bureau juste devant Eileen sans même ouvrir une seule fois la bouche et elle eut un mouvement de recul, par réflexe.
C’était rageant pour Eileen de le voir la torpiller comme ça, avec sa propre baguette en plus de ça. Et si elle se retenait toujours, l’agacement se faisait de plus en plus fort en elle.


« Est-ce que j’ai besoin d’un Glacius pour faire ça ? »

Non. Il n’en avait pas besoin. Et non elle ne répondrait pas, elle ne pensait pas qu’il s’attende à une quelconque réponse de sa part de toute manière.
Puis pour probablement faire en sorte qu’elle se sente encore plus ridicule et inutile il transforma la boule de glace en pierre, comme Eileen mais sans formule ni effort, juste comme ça. Elle voulait qu’il arrête, simplement qu’il arrête. Les sentiments étaient mélangés dans sa elle avait autant envie de le frapper et de lui hurler dessus qu’elle voulait se mettre en boule dans un coin pour pleurer. La question était plutôt quel sens choisirait-elle ?
Elle réceptionna la boule de pierre quand son cousin la fit rouler vers elle. Elle la fit tourner entre ses doigts, observant le résultat. Meilleur. Comment pouvait-il en être autrement ? C’est ce qu’elle finissait par se demander, doutant d’elle-même comme jamais auparavant. Peut-être après tout n’était-elle vraiment qu’une bonne à rien.


« Et ça c’est rien comparé à ce qu’on peut faire en maîtrisant l’essence tu n’en es qu’aux balbutiements de l’élémentalisme. Sors de ton petit schéma scolaire et peut-être qu’un jour, je dis bien peut-être, tu arriveras à sortir quelque chose de convenable. »

Trop c’était trop. Eileen bouillonnait et était sans cesse tirée d’un côté ou de l’autre par des sentiments contraires, c’était usant et mauvais pour son mental et ses barrières qui lâchaient peu à peu.
Quand il lui rendit sa baguette en la jetant presque sur la table elle comprit qu’elle n’avait plus rien à faire ici. Ce n’était pas productif, elle n’avançait pas et ne le ferait jamais. Ou en tout cas pas aujourd’hui. Elle avait passé déjà bien trop de temps avec Tryan.


« Ça suffit. Arrête. »

C’était dit d’une voix presque calme mais on pouvait voir toute sa rage à travers ses yeux et sa mâchoire qui se serrait de plus en plus fort pour s’empêcher de hurler.

« J’en ai assez de te regarder calmement me rabaisser comme ça. Tu es peut-être un très bon sorcier Tryan mais ça ne te donne pas pour autant le droit de me traiter comme si j’étais la dernière des demeurés. »

Sursaut d’orgueil, elle voulait se convaincre intérieurement qu’elle n’était pas stupide et encore moins bonne à rien et la colère était le seul moyen d’y arriver, pleurer n’aurait fait que la rendre encore moins sûre d’elle et plus vulnérable, et pourtant, Dieu savait qu’elle en avait aussi envie.
La boule s’était retransformée en glace. Eileen attrapa sa baguette violemment et la rangea tout aussi violemment dans la poche faite exprès. Si son ton était presque calme, ses gestes et expressions ne l’étaient plus. C’était un peu incohérent mais elle ne cherchait même pas à comprendre.
Elle s’était levée, avait posé ses paumes à plat sur le bureau et avait penché le haut de son corps en avant, fusillant Tryan du regard puisqu’elle ne montrait que peu d’agressivité dans sa voix.


« Tu m’agaces et je ne sais pas comment j’arrive encore à me retenir de te hurler dessus. Tu es le pire des crétins arrogants que cette Terre ai jamais porté. »

Elle ouvrait les vannes et tout sortait sans qu’elle n’essaye de filtrer, elle exploserait intérieurement si elle ne se lâchait pas immédiatement.
Elle attrapa la boule et la serra fort, très fort, elle déchargea toute son énergie négative et sa haine sur elle ses sentiments étaient tellement forts que la boule se transforma instantanément en pierre, elle ne nota même pas le changement d’aspect et de sensation tellement son esprit était concentré ailleurs.
Jetant un dernier regard noir à son cousin elle tourna les talons en même temps qu’elle le salua, politesse oblige, elle n’en oubliait pas tout à fait ses bonnes manières.


« Au revoir Tryan. »

C’était dit avec un agacement qu’on percevait maintenant beaucoup mieux dans sa voix.
Parce qu’elle savait qu’elle le reverrait, même si à cet instant précis elle espérait que non.
Elle passa la porte de l’HYDRA sans se retourner et laissa son cousin derrière elle. Il ne la concernait plus, elle avait trop donné pour le moment.
Elle se rendit à la cheminée la plus proche, attrapa une poignée de poudre de cheminette et jeta la poudre verte à ses pieds en prononçant sèchement le nom de sa destination.


« Kinloch Castle. »

Elle arriva rapidement dans la salon de la demeure familiale et monta les escaliers pour accéder à sa chambre sans même chercher à savoir si ses parents étaient dans les parages.
Elle se laissa tomber sur son lit et pleura sur son oreiller pendant un bon bout de temps, il fallait qu’elle libère toute cette tension et de préférence quelque part où personne ne pourrait la voir.
Une fois qu’elle eut terminé elle sécha rapidement ses joues et, les yeux encore rouges elle s’approcha de son placard et jeta au sol tous les habits qui faisaient moldu, elle avait encore un peu de colère à extérioriser. Hors de question qu’elle ne soit encore considérée comme une perdante à l’avenir. Elle appartenait à la race dominante, aux sorciers et elle comptait le montrer. Il était plus que temps qu’elle renouvelle sa garde-robe et s’engage dans un changement radical de style. Elle se rassurait en changeant ses habits, en adoptant un style qui la faisait se sentir plus sûre d’elle, c’était la première, même si minuscule et en apparence insignifiante étape d’un changement de mentalité.
Jamais plus elle ne serait sujette à la médiocrité, même si pour ça il fallait qu’elle s’entraîne sans arrêt. Elle avait quelque chose à se prouver à elle-même pour une fois et pas seulement, à son cousin aussi.
Quant à son père. Eh bien pour le moment, aussi étrange que ça puisse paraître, elle n’y pensait même pas. Elle faisait ça d’abord pour elle, et c’était un assez agréable changement.
Elle ne savait pas si elle allait cesser de tout suivre docilement, peut-être pas entièrement et peut-être mettrait-elle du temps avant de totalement se rebeller mais au moins était-elle lancée et avait-elle compris l’intérêt et l’urgence de changer.
Quant à Tryan, elle ne voulait toujours pas le voir. Peut-être allait-elle laisser passer quelques jours avant de le recontacter, histoire que son envie de le frapper diminue.
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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Tant qu'il en est encore temps. ~ DSC Dim 28 Sep - 15:31

Pas besoin d'être dans la tête de la gamine pour savoir ce qu'il s'y passe. On voyait là tout le travail de sape psychologique que Tryan avait effectué tout au long de la discussion, détruisant petit à petit et patiemment les défenses mentales d'Eileen. C'était brutal et très intrusif comme méthode, sans pour autant être véritablement méchant et cruel, c'était le seul moyen qu'il avait pour pouvoir en faire quelque chose, détruire pour tout reconstruire, une vieille habitude qu'il avait pris avec l'usage de la nécromancie. Espérer que dans la mort on la dépasse faisait partie de son mode de pensée, il était désormais plus porté sur la mort que sur autre chose, le changement que cela entraînait était nettement visible pour qui l'avait connu avant le décès d'Emily, l'homme avait évolué avec sa magie. Jour après jour, il usait de moins en moins de la magie blanche, c'était étrange mais cette magie restait simplement un bagage, la nécromancie était une magie bien plus puissante, attirante, elle donnait un pouvoir qu'aucune autre branche des arcanes ne pouvait espérer. Défier le temps, le pouvoir, les fondements même de l'humain, c'était jouissif, enivrant, jusqu'à en oublier véritablement pourquoi on le faisait. Se perdre dans un pouvoir, voilà tout.
Eris lui avait appris à ne pas jurer par le pouvoir, et il s'en souvenait toujours, mais sentir tant de puissance potentielle en lui l'avait peu à peu corrompu, son esprit glacial s'était recouvert d'un filtre, un voile mortel qui lui faisait prendre une distance encore plus importante qu'avant vis à vis du monde qui l'entourait. Le prisme de cette vision l'avait rendu distant avec les vivants, si bien qu'il n'avait plus grand intérêt à rester avec eux, on pouvait presque dire qu'il vivait aussi sa nécromancie.
Mais personne ne semblait le voir.

Pour lui, c'était devenu quelque chose d'évident, il ne se voyait pas changer de style magique. La cryomancie, la nécromancie et la magie blanche, semblaient faire partie de son être, pratiquer autre chose ne lui faisait pas ressentir cette sensation de vie qu'il oubliait pourtant si rapidement. Vivre sa magie et la laisser vivre, c'était là un équilibre à trouver, il avait su le faire auparavant, était ce toujours le cas ? Peut être pas, qu'importait vraiment, à son niveau, il se sentait suffisamment en confiance pour ne pas être inquiété par son entourage. Ça n'était pas une gamine encore à l'école qui allait le faire d'ailleurs, elle venait pour une leçon de magie et ne semblait même pas encore saisir ce qu'était apprendre … c'était peut être ça son problème à cette gamine, elle croyait avoir la méthode, le mode d'emploi, mais non. Son orgueil la poussait à se croire dans le vrai, alors que pour véritablement progresser, il fallait s'abandonner à sa magie et à son mentor, il n'y avait pas d'autres choix pour avancer plus rapidement. Elle peut être prête à le faire, mais pas de la bonne manière.
Elle n'avait rien appris ici, pas encore tout du moins. Que dirait elle à sa cousine quant à cette entrevue ? Tryan était curieux de le savoir et il n'était pas improbable qu'il écrive à Tiéphaine après cette discussion. Qu'on se le dise, il savait ce qui allait arriver, du moins il l'espérait, il ne savait pas juste quand et quelle forme cela prendrait.

Alors quand vint le moment où la petite fille craqua, il la fixa avec cette même insistance glaciale, ses défenses mentales bien érigées et une attention toute particulière à ce qu'elle exprimerait bien malgré elle, car il ne doutait pas qu'elle fasse encore preuve de retenue, c'était dans son caractère légèrement soumis.

« Ça suffit. Arrête. »

On y était. Elle avait beau serrer des dents, elle n'avait pas la force nécessaire pour tout contenir, elle allait, et devait, exploser, c'était le meilleur moyen de tout lâcher, de repartir à zéro, craquer un bon coup. Il fallait qu'elle laisse l'enfant mourir pour renaître en jeune femme, c'était précisément le travail qu'elle allait devoir faire seule une fois chez elle. Mais pour l'heure, elle devait vider son sac, ne serait ce qu'un peu, le reste suivrait logiquement, et quand elle se pencherait sur sa magie, elle y verrait bien plus de facilité, il en était ainsi.

« J’en ai assez de te regarder calmement me rabaisser comme ça. Tu es peut-être un très bon sorcier Tryan mais ça ne te donne pas pour autant le droit de me traiter comme si j’étais la dernière des demeurés. »

Il arrivait enfin ce petit sursaut d'orgueil, c'était ce qu'il appréciait le plus dans ce genre de craquage, le moment où la victime réagit et cesse de rester soumise. C'était très amusant, surtout baguette en main lors d'un duel, c'était le moment où toute la rage prenait une forme magique, où il n'y avait qu'à balayer ce dernier retournement d'un revers de baguette pour faire perdre tout repère à la cible. Il en avait été ainsi pour Lyse, et elle se retrouvait bien meilleure aujourd'hui, au fond, le français espérait qu'il en soit autant pour Eileen. Faire tout ça pour rien n'aurait eu aucun sens …
Alors il était là, tranquillement assis à la regarder vider son sac, ou le peu qu'elle consentait à lui donner à ce moment précis.

Le moment où elle attrapa sa baguette fut décisif. C'était à lui de savoir si elle allait directement s'en prendre à lui ou bien continuer de simplement se défendre. C'était là un aspect important, car dans ce moment de craquage, elle exprimait ce qu'elle était, pas seulement psychologiquement, mais aussi magiquement. Son regard se posa dans celui de sa cousine, il y avait de la douleur mais pas de haine, pas au sens violent du terme, il y avait de la colère, de la frustration également, mais pas d'envie de violence, et c'était là un indice important quant à sa façon d'agir par la suite, sans masque. Aussi il ne sentit pas le besoin de prendre sa baguette pour se défendre. Lyse avait attaqué à ce moment, le feu en elle avait pris le dessus et elle avait bien décidé d'attaquer, alors qu'Eileen ne faisait que se défendre. Même la façon qu'elle avait de se lever et de s'imposer à sa manière se voulait défensive. Les deux mains bien ancrées sur le bois, le corps en avant, elle s'assurait d'une position stable et solide avant de se lâcher, elle restait dans une position tout de même assez défensive, c'était intéressant, elle ne le désignait pas du doigt, seul son regard le ciblait, ça et son verbe.

« Tu m’agaces et je ne sais pas comment j’arrive encore à me retenir de te hurler dessus. Tu es le pire des crétins arrogants que cette Terre ai jamais porté. »

S'il n'avait pas été question d'un membre de sa famille ou d'une personne qu'il appréciait, son sarcasme l'aurait poussé à répondre que c'était par simple faiblesse qu'elle ne pouvait pas hurler, mais l'ajouter maintenant n'était pas nécessaire, elle agissait précisément comme il le fallait. La petite insulte pour terminer n'était pas anodine, on le lui avait déjà dit et redit, au fond, il s'en accommodait bien, ça faisait au moins de lui le premier dans un domaine, c'était toujours bon l'orgueil après tout.
Lorsqu'elle attrapa la boule de glace, lorsqu'elle la serra avec tout ce ressenti, sa magie parla d'elle même, sans qu'elle ne le contrôle vraiment, mais il s'agissait d'un acte tout à fait réel et partiellement rationnel. Son inconscient parlait pour elle, la voilà la preuve magique de son affinité, le voilà le signe qui faisait d'elle une bonne sorcière, l'émotivité avait parlé en bien, Eileen venait de franchir un cap important, elle avait ressenti sa magie. Peut être que ça n'était pas la meilleure façon de le faire, mais elle avait réussi, cela lui rendrait vraiment service par la suite, elle le comprendrait lorsqu'elle se pencherait à nouveau sur la question. S'abandonner à sa magie, voilà comment la symbiose débutait, voilà comment on se forgeait un style.

Un salut, et elle tourna les talons avant de sortir de l'endroit avec une nonchalance puriste des plus agréables, en vraie sorcière.

« Au revoir Tryan. »

Pas de déception dans sa voix, simplement les nerfs qui parlaient, et même malgré ça, elle n'en demeurait pas moins fidèle à son éducation. Lorsque la petite cloche tinta pour indiquer la sortie, le français jeta un œil au résultat de la géomancie de la petite avant de relever la tête et de la voir partir à travers sa vitrine. Prenant l'objet de pierre, il le fit tourner entre ses doigts, ajoutant à haute voix, non sans sarcasmes :

«A bientôt Eileen ...»

Car à chaque jour suffit sa peine. Elle avait déjà bien assez donné pour aujourd'hui, il ne fallait pas lui en demander plus. Il savait qu'elle reviendrait vers lui, cela lui prendrait du temps, il fallait qu'elle fasse le point, qu'elle se reconstruise, tout n'était qu'une affaire de temps. Elle comprendrait que cela n'avait qu'un mal pour un bien, du moins il l'espérait pour elle et ne semblait pas vraiment en douter.
Son regard se posa sur le bureau vide de Lyse, elle aussi était passée par là, et elle était désormais quelqu'un. Une jolie jeune femme avec de l'assurance, un professionnalisme et un aplomb imposant pour son âge, elle était devenue la sorcière qu'elle avait toujours voulu être, celle qu'elle avait cru timidement n'être qu'en rêve. Il fallait souffrir pour exister, il n'y avait pas d'autres remèdes à cela, c'était malheureux, mais c'était comme ça.

Dans un moment de nostalgie, il ouvrit un des tiroirs de son bureau, pour en sortir une photo de lui et de sa moitié décédée … elle souriait …
Peut être que si quelqu'un avait été comme ça avec elle, elle serait encore en vie …
Ce fut sa pensée, qu'il semblait presque regretter à l'instant même où il l'avait laissé résonner dans sa tête.
Il ferma les yeux un instant, s'imaginant avec elle. Elle n'était plus là.
Il rangea la photo, et regarda le bureau de Lyse, sa 'petite-soeur'. Mieux valait rester dans ce monde, car c'était là qu'il vivait. Oui, sûrement …

Alors Tryan trouva qu'il manquait quelque chose à cette pièce, il savait précisément quoi. Bientôt, il y aurait une photo de Lyse et de lui en ces lieux.
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Tant qu'il en est encore temps. ~ DSC

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