POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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De la recherche et de la persévérance. ~ Solo

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Eileen A. Anderson


MessageSujet: De la recherche et de la persévérance. ~ Solo Ven 18 Juil - 2:15

Château de Dunrobin, Ecosse, Royaume-Uni. Peu avant qu’Eileen aille voir Tryan au chemin de traverse.

Ce qui semblait être une marée de feuilles avait envahi la bibliothèque du château de Dunrobin. Des livres gisaient par-ci par-là. Si in ne connaissait pas les deux jeunes filles assises au milieu du bazar on aurait pu croire qu’elles venaient de déranger la bibliothèque entière juste pour le plaisir. Mais elles travaillaient. Les vacances ne faisaient que commencer mais elles travaillaient, ainsi allait leur vie mais elles ne s’en plaignaient pas.
Eileen et Tiéphaine Anderson, les deux cousines, était à la recherche d’un style. Bien sûr, vous pourriez vous dire, et à juste titre, que 16 ans était plutôt jeune pour se lancer dans une telle quête mais rien ne les arrêtait, surtout lorsqu’il s’agissait d’amasser des connaissances. Il fallait aussi reconnaître que chercher à deux rendait la tache beaucoup plus simple.
Beaucoup des livres à terre appartenaient à Tryan De SaintClair, leur cousin commun qui les leur avait prêtés. Histoire de les aider dans leur quête.

Les gamines cherchaient premièrement à se choisir un élément, c’était déjà un bon point de départ et elles marchaient à l’élimination. Se relevant et faisant craquer son dos meurtri de garder la même position statique et peu naturelle, Eileen fit sauter sa baguette dans les airs avant de la rattraper et commença à faire les cent pas, songeuse. Tiéphaine, elle, était beaucoup plus calme et avait l’entraînement du rat de bibliothèque qui lui permettait de rester tranquillement sans bouger et sans se plaindre pendant des heures. Grand bien lui fasse.

La Serpentard après réflexion se saisit d’un livre et d’une lettre – fruit de sa correspondance avec son cousin – puis avec un sourire ravi les agita sous le nez de sa cousine encore bien concentrée et qui releva les yeux d’un air agacé.


« Mais c’est évident. Regarde. » Elle s’assit de nouveau aux côtés de Tiéphaine. « Tryan dit ici, je le cite : « Le test le plus simple, pour connaître une éventuelle affinité élémentaire, est d'essayer de créer une essence pure de ce dernier. C'est à dire créer non pas une flamme, mais la magie qui la crée. » C’est on ne peut plus clair, pas forcément facile à comprendre ou à mettre en place mais je pense qu’on n’arrivera pas à grand-chose si on n’essaye pas de passer par sa méthode. Et là, j’ai trouvé un livre qui a l’air d’expliquer un peu plus le pourquoi du comment de la création d’essences magiques. Ça a l’air compliqué, rien ne dit qu’on y arrivera du premier coup, c’est même fort improbable mais qu’est-ce qu’on perd à essayer ?
De plus si l’on en croit la thèse de notre cher cousin, il existe quatre affinités élémentaires, le feu, la glace, la terre et la foudre. Il suffit pour commencer d’essayer de voir ce qui nous inspire le plus. Par exemple, je passe mon tour pour le feu. Cependant je trouve que la roche et la foudre m’attirent plus que le reste. Je peux essayer de commencer par là j’imagine. »


Tiéphaine hocha la tête pour approuver puis de sa voix légère et rarement entendue dans les couloirs de l’école elle ajouta :

« Mais il ne dit pas que cela. Je pense que si tu veux te fier à quelque chose de vraiment décisif pour ta magie, essaye d’oublier un peu quelle magie tu voudrais ou non pratiquer, pour moi se renseigner sur la composition de nos baguettes serait déjà un bon point de départ. »

Se laissant tomber sur le dos, Eileen fit glisser un peu sa baguette entre ses doigts fins, Tiéphaine n’avait pas tort après tout, ce n’était pas si stupide.
Il était vrai que la Serpentard avait un peu tendance à s’emporter pour pas grand-chose même si elle s’était améliorée à ce niveau-là depuis quelques temps. Heureusement que sa cousine, la toujours très posée et très calme Tiéphaine était là pour la remettre dans le droit chemin.


« Je n’ai pas très envie d’aller sur le chemin de Traverse pour avoir ces informations, je suis sûre que nous pouvons trouver de bons livres sur le sujet quelque part par là. »

Elle se releva donc et partit en quête et tomba rapidement sur un traité portant le nom de Le bois des baguettes magiques écrit par G. Ollivander quant à sa savoir qui de Garrick, Gervais, Gerbold ou Geraint l’avait écrit, Eileen s’en fichait éperdument.
Bien. Elle fit rouler sa baguette jusqu’aux pieds de sa cousine.


« Bois d’érable, cœur en crin de licorne. Il est dit : « […] les sorciers choisis par les baguettes d’érable sont par nature des voyageurs et des explorateurs. Ce ne sont pas des baguettes casanières et elles préfèrent des propriétaires qui aient de l’ambition, sinon, leur magie devient pesante et terne. Des défis renouvelés et des changements de décor réguliers la font littéralement briller. Elle acquiert un lustre à mesure que ses aptitudes et sa position sociale grandissent, en même temps que celles de son partenaire. […] bois très beau et très recherché, qui figure depuis des siècles parmi les plus chers lorsqu’il est d’une qualité suffisante pour produire des baguettes. […] marque de prestige social, en raison de la réputation qu’elle a acquise d’appartenir aux sorciers qui ont le mieux réussi. » Si tu veux mon avis ça ne m’aide pas beaucoup, il n’y a même pas de mention de la magie la mieux adaptée à ce type de baguette, c’est bien incomplet comme traité. Bon. Regarde s’ils disent quelque chose sur les cœurs des baguettes dans le petit livret qui l’accompagne. »

Elle jeta le dit-livret vers sa cousine qui l’attrapa au vol et commença à parcourir rapidement les quelques pages.

« Hmm. « Le crin de licorne produit généralement la puissance magique la plus constante et se trouve le moins sujet à des blocages ou à des fluctuations. Les baguettes au cœur de licorne sont en règle générale les plus difficiles à mettre au service des Forces du Mal. Ce sont les plus fidèles et elles restent habituellement très attachées à leur propriétaire d'origine, qu'il s'agisse ou nom d'un sorcier ou d'une sorcière accomplis. L'inconvénient mineur des crins de licorne, c'est qu'ils ne donnent pas aux baguettes une très grande puissance (bien que le bois de la baguette puisse compenser ce défaut) et qu'ils sont portés à la mélancolie si on les malmène gravement, ce qui signifie que le crin peut "mourir" et qu'il faut alors le remplacer. » Voilà, c’est tout. »

Eileen haussa les épaules. Difficile à mettre au service des forces du mal d’accord, mais de toute manière, s’ils entendaient bien tous les deux par-là la même chose – à savoir magie noire selon Eileen – ce n’était pas un problème et ça ne l’aidait pas beaucoup non plus, elle n’avait jamais eu l’intention de pratiquer ce genre de magie et encore moins d’en faire son style. Elle était donc revenue au point mort.
Lasse, elle décida tout de même de tenter des trucs, lancer des sorts de différents élements.


« Glacius ! »

Elle avait choisi de lancer la glace en premier parce que ça faisait partie de ses choix. Le rayon bleu fonça comme une flèche vers l’objet que la baguette de la blonde visait : Un vase. Il le percuta de plein fouet et le vase se recouvrit presque entièrement d’une fine couche de glace. C’était assez joli, elle s’en approcha pour passer ses doigts dessus et dû constater que c’était plutôt pas mal réalisé.
Elle pointa ensuite sa baguette sur un tas de feuilles inutiles et isolées dans un coin de la pièce.


« Lacarnum Inflamarae. »

Un maigre jet de flamme, à peine bon à écorcher une feuille sortit de sa baguette. Plus elle tentait de manier les sorts de feu plus elle se rendait compte que ce n’était pas son truc.

« Herbiviscus ! »

Elle s’était retournée vers le vase plein de fleurs toutes sous formes de boutons. Ce n’était pas tout à fait un sort de son année mais elle l’avait bien étudié et même si elle ne le maîtrisait pas tout à fait, elle eut le plaisir de voir trois fleurs s’ouvrir et même si une se referma tout de suite, elle était plutôt fière du résultat.
Il ne lui restait plus qu’un seul sort. La foudre. Elle avait beau chercher, elle ne trouvait pas. Puis sa cousine lui tendit sans un mot un manuel ouvert. Eileen y jeta un œil et haussa les épaules avant de reposer le manuel. Bien. Ça devrait le faire.


« Aera … »

Oui, ce n’était pas vraiment un sort de foudre, pas du tout même mais l’air et la foudre étaient reliés et si on pouvait contrôler l’air, il y avait une forte possibilité que l’on maîtrise la foudre aussi.
Le vase, déjà cible de tant d’attaques ne fit que vaciller. Un peu d’eau se renversa autour mais il ne tomba pas, ne s’explosa pas par terre en des milliers de morceaux. Il fallait croire qu’elle venait aussi de rayer l’air et donc la foudre de sa liste.

Elle présentait, à première vue, des facilités pour les sorts de glace et de roche. Ce n’était qu’une demi-surprise pour la glace, elle se doutait qu’elle aurait plus de facilité avec cet élément lorsqu’elle considérait ses difficultés face au feu.
Maintenant qu’elle se retrouvait avec deux possibilités sur quatre, elle se retourna vers sa cousine qui avait observé, silencieuse, toute la scène.

Elles refirent le même ménage avec les baguettes et les essais pour Tiéphaine jusqu’à ce qu’elle obtienne un résultat probant.

Elles en étaient donc au même point.


« Je vois Tryan dans quelques jours. » Avait annoncé Eileen sans détour en rompant le silence. « Je pense lui parler de notre avancement, je lui demanderai peut-être des précisions sur ce qu’il entend exactement par essence et surtout comment peut-on créer ça au juste parce que j’avoue être un peu perdue. »

La blonde haussa ensuite les épaules, marchant tranquillement vers sa cousine. C’est à ce moment-là que sa tante fit apparition, réquisitionnant sa fille.

« Désolée les filles mais il est l’heure pour nous de rentrer à la maison. Allez viens Tiéphaine, de tout façon vous vous reverrez bientôt. »

La sorcière fit un large sourire à Eileen qui le lui rendit puis partit en transplanant avec sa fille pour la ramener dans leur propriété.
S’adossant au mur, la Serpentard se demanda pourquoi Tiéphaine n’allait pas directement demander à son frère, étant donné qu’il jouait lui-même sur ce terrain-là, peut-être pas au même niveau que Tryan mais tout de même. Il en connaissait bien plus sur l’élémentalisme que les deux gamines réunies et ce malgré tous leurs efforts pour rassembler le plus de connaissances possibles sur ce sujet.

Eileen commença à ranger silencieusement la bibliothèque tout en essayant de continuer à faire s’ouvrir les fleurs dans le vase. Elle s’arrêta ensuite un moment de ranger, hypnotisée par le spectacle qu’elle trouvait splendide. Le miracle de la nature.
Peut-être qu’avec cette magie elle n’aurait plus forcément à enfermer à double tour cette générosité innée qui l’encombrait dans ses relations sociales et son envie de pouvoir et la laisser jouer sur un autre tableau. Elle n’avait encore jamais considéré la botanique. Bien sûr elle ne comptait pas en faire son métier bien sûr, il ne fallait pas être stupide. Mais pourquoi pas se renseigner sur les plantes, les étudier un peu, seule.
C’était probablement ce genre de choses une affinité, une attirance irrésistible vers quelque chose et l’envie irrépressible de s’en approcher, de le toucher. C’était un besoin qui se ressentait au plus profond de soi-même. Et même si pour le moment Eileen n’en avait pas bien conscience, elle venait probablement de trouver son affinité élémentaire.
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Eileen A. Anderson


MessageSujet: Re: De la recherche et de la persévérance. ~ Solo Jeu 27 Nov - 0:26

Tryan. Eileen avait rayé cet homme de sa vie quelques jours auparavant, absolument persuadée qu’elle ne le reverrait plus et qu’ils ne s’entendraient jamais. Il l’avait blessée, son égo en avait souffert et elle s’était rebellée. Enfin par rapport à son comportement habituel, ce qu’elle avait fait relevait clairement de la rébellion.
Elle avait décidé de changer, évidemment, qui ne l’aurait pas fait ? Elle en avait simplement marre qu’on la traite comme une idiote. Le changement s’était d’abord fait en surface, immédiatement, il était plus simple de changer les apparences que ce qu’on est, au fond. Elle avait, l’espace d’un instant voulu se débarrasser de Kimeria et oublier ce pourquoi elle s’était d’abord approchée d’elle : une stupide vengeance dont la raison devenait de moins en moins valable avec les ans. Mais elle ne l’avait pas voulu. Pas tellement pour la vengeance, elle était disposée à abandonner ça mais pas Kimeria. Ce n’était pas tellement par amitié mais par pur égoïsme, quand elle était avec la Poufsouffle elle avait l’impression d’être la meilleure personne au monde, la plus sympathique, la plus généreuse, elle aimait ses rencontres avec elle parce qu’elle se voyait différemment, avec un autre point de vue, celui d’un petit blaireau qui flirte avec les dragons. Original. Alors elle gardait aussi ses projets de vengeance, parce qu’elle ne voudrait jamais totalement s’avouer qu’après tout, ses rendez-vous avec la petite blonde lui étaient aussi bénéfiques quelque part.

Étrangement, lorsqu’elle se leva ce matin et après avoir avalé avec bon appétit un énorme bol de porridge elle ne se dirigea pas vers la bibliothèque. Elle attrapa une fine cape noire qu’elle jeta sur ses épaules, il était encore très tôt et l’air était froid en Ecosse. En sortant du château elle s’était directement dirigée vers le jardin, elle envisageait de faire construire une serre, enfin de demander à ses parents de faire construire une serre, juste là, où elle se trouvait. Elle parcourait mentalement l’intérieur de celle-ci, passionnée par tout ce qu’elle y découvrait, c’était magnifique. Mais malheureusement elle n’existait pas, pas encore. Alors la Serpentard ouvrit les yeux pour s’allonger et mieux les refermer après. Elle avait besoin de revenir en arrière, de revivre cette journée avec Tryan. Car après tout si elle en était sortie abattue et en colère sur le moment, ne s’était-elle pas retrouvée plus forte ensuite ? Physiquement probablement pas, mais mentalement si, tout comme sa prise de conscience de ce qu’était vraiment son affinité, elle avait le sentiment d’avoir retiré quelque chose d’important pendant les dernières minutes de cette rencontre mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt sur quoi.
C’est donc pour ça qu’elle avait décidé de revoir en boucle dans sa tête ces dernières scènes dans les locaux de l’HYDRA jusqu’à ce qu’elle trouve ce qu’elle voulait, sûre qu’elle le reconnaîtrait quand elle le verrait.

Il lui fallut plusieurs fois avant de parvenir à se débarrasser de son ressentiment, elle n’arrivait pas à mettre de côté la colère et la tristesse qu’elle ressentait pour se concentrer sur autre chose, il fallait qu’elle arrive à observer la scène, comme un spectateur neutre pour déceler ce qui avait changé et qu’à partir de là elle revienne pile à ce moment pour voir ce qu’elle avait ressenti. Elle parvint finalement à se couper de ses sentiments un instant, assez pour constater qu’elle avait changé cette boule de glace en boule de pierre rien qu’en la compressant avec sa main.
Maintenant elle pouvait lâcher les vannes, elle pouvait retourner à ce moment précis, quand elle insultait Tryan, pour voir ce qui changeait.
Elle n’aurait même pas dû avoir besoin de revoir ce passage encore une fois dans sa tête, son cousin lui avait donné la réponse depuis bien longtemps, elle ne l’avait juste pas compris.
Se laisser aller, et plus important encore, laisser aller sa magie. Elle avait tout lâché et avait obtenu un résultat sans équivoque. Il fallait qu’elle retrouve cette disposition, cette sensation et c’était bien moins facile que ce qu’elle avait imaginé.
Les yeux ouverts, fixés sur le ciel elle se demandait si elle devait se mettre en colère, maintenant tout de suite pour essayer de capter ce moment où elle laissait aller sa magie.
Peut-être pas, c’était sacrément frustrant en tout cas, elle n’avait pas l’intention de se mettre à insulter tout ce qui se trouvait autour d’elle dès qu’elle voulait utiliser plus librement son élément.
C’est alors qu’elle décida de revenir à cette précédente journée, juste avant qu’elle n’aille voir son cousin, quand elle travaillait dans la bibliothèque de Kinloch avec Tiéphaine. Elle se rappelait du moment où après qu’elle s’était retrouvée seule elle avait regardé les fleurs s’ouvrir dans le vase avec un certain intérêt, ce moment qu’elle avait trouvé particulièrement beau et poétique, hypnotique même.
Évidemment, les émotions particulièrement fortes comme la colère pouvaient servir ouvrir les vannes plus efficacement mais ce n’était pas la bonne solution sur le long terme, elle devait apprendre à savoir le faire sans avoir besoin de littéralement exploser. Alors elle se concentra sur ce bien-être, cette sensation qu’elle pouvait se laisser aller et ne plus avoir besoin de se retenir sans arrêt, ce fut précisément ce qu’elle fit, et tellement concentrée sur cette image de fleurs qui s’ouvrent, la magie s’agita au bout de sa baguette qu’elle tenait dans sa main et sur un assez grand rayon toutes les fleurs s’ouvrirent. Toutes. Enfin de ce qu’elle pouvait voir, elle ne les avait pas comptées. Quand elle ouvrit les yeux pensant être prête à lancer un sort parce qu’elle avait trouvé le bon état d’esprit elle fut stupéfaite de voir qu’elle l’avait déjà fait sans même prononcer une formule. Bien entendu elle connaissait l’informulation mais elle ne l’utilisait jamais quand elle s’entraînait parce qu’elle ne s’estimait pas assez douée pour ça, mais tout était plus facile lorsque l’on traitait avec son affinité. C’était fou de voir qu’elle faisait pas mal de trucs sans en avoir l’air quand ça traitait de la terre ou de la pierre et que dès qu’il s’agissait de feu elle paniquait et se foirait magistralement, même pour des sorts de base, il fallait dire qu’elle n’y avait jamais mis de bonne volonté, au moins maintenant elle arrêtait d’essayer, elle tentait de ne pas s’obstiner pour ça, elle avait d’autres choses plus importantes que la pyromancie à s’approprier et à étudier. La géomancie en faisait partie.
Se levant, elle remarqua que suite à son manque de concentration sur la fin et ses sentiments contraires une partie des fleurs s’étaient refermées. Mais elle considérait ça comme pas trop mal quand même, elle avait un peu tendance à vite s’auto-congratuler, c’était un des dangers avec elle, au moins Tiéphaine arrivait un peu à la recadrer en lui faisant remarquer que ce n’était que le début et qu’elle avait encore bien des choses à voir. Elle se disait souvent que sa cousine progresserait probablement plus rapidement qu’elle pour ce qui était de la découverte de son affinité, elle était plus ouverte et moins centrée sur ces idées de faux-semblants dont la tête d’Eileen regorgeait. Tiéphaine avait su s’émanciper un peu de tout ça, bien mieux que la blonde en tout cas.

Bon. Il était temps de passer à un autre sort sur lequel elle était tombé récemment durant une de ses lectures, elle savait que ça pouvait lui être utile et elle avait juste une envie : apprendre encore plus de sorts pour pouvoir se débrouiller en duel, parce qu’elle avait bien l’intention de s’inscrire au club de duel l’année prochaine, c’était une chance inouïe de pratiquer sa magie même si elle n’avait pas l’intention de vraiment se battre en sortant de l’école, elle n’aimait pas les pugilats et préférait travailler la défense, le problème était simplement que dans un duel conventionnel scolaire elle devait attaquer pour déstabiliser l’adversaire et prendre le dessus, la défense serait bien si elle était prise sous plusieurs feux ou par surprise lorsqu’elle dans une vraie situation, pas scolaire, dans la vraie vie.

Elle se rappelait par cœur des instructions du livre et de la formule, elle inspira profondément une fois et tenta de se laisser aller à ressentir librement, elle était sortie exprès pour être dans un milieu favorable : la nature, entourée d’herbe et de plantes en tous genres, de rochers, tout ça, elle ne pouvait que mieux s’en sortir que si elle était plongée sous l’eau, ça paraissait évident.
Pointant sa baguette vers le sol elle prononça la formule distinctement.


« Unda Terram. »

Rien, ou pas grand-chose, pas assez pour qu’elle sente quoi que ce soit en tout cas, elle pensait trop, c’était souvent le cas, il fallait qu’elle s’oublie un peu, qu’elle ressente vraiment, elle savait qu’elle pouvait le faire, elle se l’était prouvé.
Obéissant à l’envie du moment, elle posa le genou droit sur le sol et fit de même avec sa baguette. Elle avait une petite idée de ce que le sort donnait quand réussi et tenta d’y penser en même temps qu’elle sentait plus distinctement l’herbe sous son genou et les fleurs qui venaient chatouiller la paume de sa main.


« Unda Terram. »

Elle n’avait pas l’impression de l’avoir dit d’une meilleure manière que la première fois, c’était même probablement moins bien articulé. Mais elle avait ressenti l’onde c’était plutôt fort, assez pour inquiéter Améthyste, son chat, qui se baladait à côté. Un sourire satisfait aux lèvres, Eileen prit le temps de se relever pour savourer un peu son moment de victoire.
Elle retourna cependant au travail, essayant de ne pas trop se féliciter, elle tentait de s’autocensurer puisque personne ne pouvait le faire maintenant.
Elle recommença plusieurs fois la même opération, parfois debout, parfois au sol, suivant l’inspiration, elle avait réussi presque tous les coups même si les premiers qu’elle avait lancé juste après son coup plutôt bien réussi n’étaient pas aussi puissants, elle se laissait toujours avoir par la fierté de la réussite et réagissait comme si tout était acquis, son autocensure ne fonctionnait qu’en surface mais elle allait apprendre à travailler sur ça, essayer de ne pas être trop fière d’elle-même pour pas grand-chose puisque ça avait toujours ou presque un impact négatif sur ce qu’elle entreprenait après, comme si elle considérait que tout était d’une facilité enfantine ensuite.

Se laissant tomber une nouvelle fois au sol après plusieurs heures de répétitions du même sort en boucle sur un bout de terrain différent à chaque fois, heureusement que la propriété de ses parents était vraiment très grande. Elle était fatiguée mais c’était de la bonne fatigue, elle était heureuse pour une fois, elle avait un sourire parfaitement vrai, sans aucune prétention ou sens caché, juste un sourire heureux d’une gamine contente d’elle-même et qui se sent bien où elle est. Elle caressa un moment l’herbe du bout de ses doigts, fermant les yeux pour mieux ressentir.

Quand elle rouvrit les yeux, elle put voir la silhouette se dessiner alors que sa vision s’ajustait, la nuit était tombée et l’air inquiet sur le visage d’Adélaïde lui fit comprendre qu’elle était probablement restée un peu plus longtemps que prévu ici. Se relevant sans délai elle fit un sourire à sa mère, clairement pas de bonheur, juste de politesse et d’excuse un peu, puis elle contourna la maison pour rentrer et grimpa les escaliers pour aller se changer dans sa chambre, il fallait qu’elle se prépare mentalement à assister à un nouveau dîner avec ses parents. Elle aurait voulu que ce moment dans l’herbe dure toute sa vie, elle était heureuse là-bas, enfin, elle avait trouvé quelque chose pour elle. Le problème était qu’elle avait tout oublié au moment où elle avait vu sa mère, tout s’était coupé et elle avait fait un pas de côté pour sauter dans son moule toujours à portée de main. Il ne lui restait plus qu’à arriver à l’envoyer valser pour de bon mais elle n’en était pas encore là, c’était déjà bien qu’elle arrive à s’en séparer pendant aussi longtemps, même si tout était toujours plus simple lorsqu’elle était seule.

Assise sur son lit, elle jeta un regard à sa garde-robe, il restait quelques habits chiffonnés dans un coin, elle n'en avait pas encore disposé depuis qu'elle avait fait son grand tri sous l'emprise de la colère, elle observa ensuite un instant ses nouveaux habits et su ce qu'elle allait faire prochainement, avant même de reprendre son entraînement. Elle allait envoyer une lettre à Tryan, demain, dans quelques jours, peu importait au final, elle lui en voulait toujours un peu, peut-être parce qu'elle estimait que c'était ce qu'elle devait ressentir mais le gros de la frustration était passé et elle avait compris qu'il lui avait été d'une aide précieuse malgré tout et restait persuadée qu'il pouvait lui apporter beaucoup. Était-ce par pur opportunisme et envie d'avancer plus vite ou réellement parce qu'elle avait su passer au-dessus de tout ça qu'elle se décidait à le recontacter ? Elle n'en avait absolument aucune idée, peut-être un peu des deux mais elle ne s'en inquiéta pas longtemps, changée pour le repas, elle rangea sa baguette dans sa poche et descendit, elle avait d'autres choses à penser immédiatement, elle reviendrait sur le problème De SaintClair en temps voulu.
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