POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
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Cours Magistèral || Léon Brom [Fini]

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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Cours Magistèral || Léon Brom [Fini] Dim 20 Juil - 2:58

« Ça s'améliore. Edward, faites-nous un résumé de ce qui a été décidé jusqu'à maintenant que nous voyons si nous sommes tous d'accord.
Oui Madame.Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel aura donc comme Président : Diane Coyle. Son Directeur général sera Tony Hall. Sous leurs ordres, il y aura quatre départements, « Radios », « Télévisions », « Nouveaux Médias » et « l'Etudes et travaux du Collège d'Avis. ». Les trois premiers départements auront chacun huit sous-départements qui prendront en charge différents points. Voici ce que nous avons décidé « Protection des mineurs, dignité humaine, information. » , « Communication publicitaire, protection du consommateur, discriminations. » , « Production et création audiovisuelles, quotas. » , « Nouvelles technologies, transition numérique. » , « Service économique, analyse de marchés. » , « Service juridique. » , « Suivi et contrôle des programmes. » , « Relation et médiation avec le public.
Qu'en est-il du Collège d'Avis ?
Il est à part. La direction officielle serra moldue, ils seront contrôlé par Impérium. À la tête des trois départements, on aura des sorciers qui rendront, mais le reste seront moldus. Le Collège d'Avis quant à lui serra composé uniquement de sorcier. Il est la véritable tête de ce Conseil. Il aura le pouvoir d'accomplir de manière autonome tous actes jugés utiles ou nécessaires par notre Directrice pour contrôler d'audiovisuel moldus. Notre département transmettra les ordres et eux-mêmes devront s'assurer que les directeurs des départements les appliquent. Ce Collège d'Avis est en réalité un Collège d'Autorisation et de Contrôle. Comme son nom l'indique, il exerce dont les deux fonctions, autorisation et contrôle. Il serra chargé de plusieurs rôles tels que l'autorisation des éditeurs, des télévisions locales et des radiofréquences. Deux fois par an, il rendra un avis, après consultation du Département des Affaires Moldues, sur la réalisation des obligations découlant du contrat de gestion des télévisions et radios. Il ferra des recommandations, ce qui est une manière polie de dire qu'on leur donnera un programme à suivre. De même, il aura la tâche de déterminer les marchés pertinents, mais aussi de constater et de prononcer une sanction à toute infraction aux lois, décrets et règlements en matière d'audiovisuel ou en cas de manquement à leurs obligations. Et enfin le point le plus important, il serra en charge de contrôler la redevance que chaque organe audiovisuel devra à l'Intendance et que notre département contrôlera. Qui ne payera pas cette taxe, ne pourra pas exister. En somme, nous créons un organe d'apparence contrôlé par les moldus, mais qui sera bel et bien contrôler par les sorciers. Le tout se passera en sous-main.
Ça ne règle pas le problème lié à Internet. Nos experts le décrivent comme une toile complexe ou presque toutes informations peut-être trouvées. On peut réguler la télévision et la radio facilement, mais si on ne trouve pas un moyen de contrer le Web comme ils disent, ça ne sert à rien.
Deux de nos experts en technologie moldue m'ont parlé d'un projet intéressant. Ils se baseraient sur le modèle de la République populaire de Chine. Ils créeraient à l'aide de scientifiques moldus, ce qu'ils appellent un moteur de recherche censuré. La population moldue serrait obligée de passer par là pour faire leur recherche. Ainsi, nous pourrions, nous-même bloquer les informations que nous jugeons sensibles. Certaines parties de leur internet leur serraient interdites et nous pourrions également exercer un contrôle sur qui dit quoi. Ce n'est qu'à l'état de projet pour le moment. Il faut le développer et le faire vite. »

Ruth n'eut pas le temps d'aller plus loin qu'on toqua à la porte, soupirant, elle autorisa sa secrétaire à entrer, ça ne pouvait être qu'elle après tout. Un peu embarrassée, la jeune femme entra, se rendant compte qu'elle dérangeait en plein milieu d'une réunion, mais elle devait faire son travail après tout. Elle lui tendu un parchemin dont elle reconnut immédiatement le sceau puisque c'était celui de John.

« Il est arrivé par Hiboux Express, je pense que c'était urgent.
Merci Clopton, ce sera tout. »

Elle ouvrit la lettre dans un silence religieux parcourant les quelques lignes. Si son visage n'exprimait aucune émotion, intérieurement, ce fut comme-ci elle recevait un coup. Elle referma le parchemin, et se leva déclarant d'une voix calme.

« Nous reprendrons cette réunion demain, à treize heures. »

Sortant de sa salle de réunion, elle se dirigea vers son bureau et relu une nouvelle fois la lettre qu'elle venait de recevoir. Mort, Susan, Edward et Hugh étaient morts. Elle savait que ça devait arriver, pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher d'être surprise. John avait tout orchestré, ça passerait pour un attentat de l'Ordre ou de la Vague. La parution de l'article était surement prévue pour demain. Pourtant, quelque chose la gênait. Hugh n'aurait pas dû mourir, John avait parlé de l'épargner, alors pourquoi ?

Elle n'avait pas le temps de se poser la question. Elle avait beau avoir écourté sa réunion. Elle avait un rendez-vous dans une heure et des choses à faire avant, les problèmes familiaux viendraient après Continuant son travail, ce ne fut qu'une demi-heure plus tard qu'elle partit de Buckingham Palace pour transplaner à Urquhart.

Quelques jours plus tôt, elle avait fait une demande pour avoir une entrevue avec le Magistère. On lui avait indiqué qu'il la recevrait à Urquhart. Elle était arrivée sur son ancien lieu de travail un peu à l'avance, prenant le temps de saluer les quelques mangemorts sur place qu'elle connaissait. Depuis que l'Intendance s'était déplacée à Londres, les lieux étaient beaucoup plus calmes, le château semblant presque vide depuis qu'il avait perdu son activité principale.

De tous les mangemorts qu'elle connaissait, ils y avaient ceux avec qui elle avait travaillé, ceux qu'elle fréquentait au quotidien, et ceux avec qui elle n'avait probablement jamais échangé un mot si ce n'était « bonjour ». Et encore. Le Magistère était de ceux-là, toujours présent aux réunions à Little Hangleton, assis à côté du Lord, elle n'aurait jamais osé l'aborder pas plus qu'elle n'avait eu besoin de le faire. Il faisait partie de ses hommes impressionnants par leur parcours et leur fidélité au lord et à la cause puriste. Elle n'avait jamais combattu directement sous ses ordres, ni à ses côtés, mais comme tous, elle connaissait sa réputation de combattant d'exception. Ce n'était pas pour rien qu'il commandait les armées du Seigneur des Ténèbres. Aujourd'hui, ce n'était pas le combattant qu'elle venait voir, mais l'ancien professeur. Inquisiteur, Intendant, Magistère, Mangemort, l'homme avait cumulé les casquettes au point qu'on en oubliait qu'il avait été professeur de Magie Noire.

« Où est-ce que je peux trouver le Magistère ?
Dans son ancien bureau. »

Elle se dirigea vers celui-ci, même à l'époque où elle travaillait comme Maître des Potions de l'Intendance, elle n'y était jamais entrée. Toquant, elle attendit qu'on l'invite à entrer, pas tout à faire sûre que le Magistère n'ait pas oublié l'entrevue. 

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Dernière édition par Ruth U. Alexïeva le Dim 14 Sep - 15:10, édité 1 fois
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Léon Brom


MessageSujet: Re: Cours Magistèral || Léon Brom [Fini] Dim 20 Juil - 11:02

Léon Brom était un homme occupé. Occupé à bien des choses et de bien différent façon. Il siègeait dans quasiment toutes les réunions importantes du Monde de la Magie sous l'Intendance. C'est avant tout son visage qui était connu du peuple moldu comme représentation des forces armées sorcières.

Il se faisait cependant discret. Par commodité avant tout. Contrairement à ce que l'onnpouvait croire, Léon Brom n'avait pas le goût de se mettre en avant et de diriger la caste politique, d'être dans la lumière constament, d'être une forme de centre d'attention pour tous les badeaux qui aspiraient à devenir grand à la place de travailler à l'être.

Si Brom dirigeait, c'est avant tout parce qu'on lui demandait de le faire et que personne d'autre ne l'avait mieux fait que lui depuis des années. Mais à présent, son Maître lui avait accorder le rare privilège d'accéder à sa requête de mise sur le côté. Brom était las de la politique. Devenir le commandant et stratège de toutes les forces amées unifiées sous la coupelle du titre de Magistère lui convenait tellement mieux. Son fanatisme intéressé envers Lord Voldemort était passé à un fanatisme quasiment incondtionnel : le Lord avait acquis à jamais sa reconnaissance, ce qu'aucun homme n'avait jamais obtenu auparavant.

Urquhart était donc devenu avant tout une caserne. Une caserne d'un genre nouveau, où les cadres des armées étaient entraînés, formés, brisés et modelés selon les souhaits du magistère. Les méthodes étaient, violentes, brutales, particulièrement dénuées de sens moral. Un taux de décès de quarante pourcent était en vigueur parmi les aspirants. Dans l'ombre du monde que dirigeait Crow d'une main de fer, lui, le combattant de génie, faisait de simples sorciers des machines à tuer massivement et efficacement. Crow le savait et l'approuvait, bien que Brom n'en avait cure de son avis fondamentalement : il dirigeait l'armé de la façon dont il lui plaisait grâce au Lord, il devait juste remplir les ordres de mission de Crow quand celui ci en avait.

Aucun visiteur n'était admis durant les heures de cours, si bien que chaque personne extérieure rendant visite au Magistère avait la nette impression qu'il passait ses journées à se toucher la nouille devant des revues coquines dans son bureau. Cruelle erreur que de croire à une inactivité factice. Des dizaines de personnes, triées et entraînées sur le volet par le plus grand combattant puriste après Voldemort, telle était la population amoindrie d'Urquhart.

Il recevrait Ruth Alexieva aujourd'hui. Elle qui avait connu les lieux comme employée au departement de la recherche en elixirologie et potion. Les murs trop étroit pour une foule trop grande étaient devenu distants pour de rares occupant, cela la perturberait sans doute. La secrétaire annonça l'arrivée de l'invitée dans le bureau où Scofield perdit la vie.

La jeune femme entra, le pas mi assuré mi hésitant. Brom faisait cet effet à beaucoup de monde bien qu'aucun de ses visiteurs ne se sentait de le lui avouer. Le Magistère était un homme intimidant, de par son parcours et sa puissance, son physique avait aussi un impact. Un corps jeune dérivé d'un homunculus qui renfermait une âme brisée par magie noire. Il n'était plus tout à fait humain, mais il vivait, là était l'essentiel.

Il était vêtu d'une robe de duelliste cousue main en cuir tanné de licorne noire du pérou, une espèce rare pour une robe coûteuse. Celle-ci était simple, des boutons brodés avec du fil d'argent, un revers de col souligné par le même fil. Une ceinture simple laissait pendre trois fourreaux à baguette de chaque côté, tous étaient vides sauf un alors que sur les murs des présentoirs tenaient soigneusement les cinq autres bâtons à l'abirs de la poussière. Brom était assis à son bureau, il salua poliment son ancienne employée, l'invitant à s'assoir face au siège immens qu'il occupait derrière son bureau. Le dossier sortait du plafond pour rejoidre l'assise, tout le mobilier semblait sortir de la pierre elle même, ce qui était le cas, Léon ayant magiquement formé chaque meuble de cette pièce.

les paroles de Brom étaient souvent à double sens comme à double tranchant. Sa franchise soulignant sa fourberie et sa politesse mettant en avant son mépris. Il était un homme à l'esprit rotor et sinueux, le comprendre parfaitement était une tâche aussi titanesque qu'inatteignable si on ne s'appelait pas Tom Elvis Jedusor.


Il est bien rare de me surprendre Miss Alexieva, et pourtant vous ne cessez de m'étonner. Vous avancez à la table du Lord sans raison apparante, vous montez en grade et contre toute attente, vous réussissez à convaincre en occupant un poste ingrat et en dirigeant la bassesse de l'humanité. Voilà un parcours bien surprenant pour une personne qui a eut pour seul fait d'arme de soigner des blessés. Tâche louable et nécessaire, mais assez peu récompensée de nos jours.

Quelle agréable curiosité vous faites là !

Dites-moi, que me vaut l'honneur de la visite de la responsable des moldus dans ce château où je forme les plus violents tortionnaires de vos sujets ?

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MessageSujet: Re: Cours Magistèral || Léon Brom [Fini] Lun 21 Juil - 1:52

La politique. Ruth n'avait jamais aimé ça. Ce n'était pas son domaine. Elle ne se jugeait pas assez fine pour faire de la politique. Sa nomination au poste de Directrice du Département des Affaires Moldues lui semblait, encore aujourd'hui, une grosse blague potache dont elle ne voyait pas la fin. Qu'est-ce qui avait pris au Lord et à Eris Valverde de la mettre en avant ? Elle ne comprendrait jamais, mais elle se souvenait encore parfaitement des paroles du Seigneur des Ténèbres en décembre dernier, lors de la réunion qui s'était tenue à Little Hangleton. On lui avait rapporté un « comportement et une application exemplaire lors de la bataille. » , et parce que le Seigneur des Ténèbres savait se montrer généreux, il lui offrait l'occasion de prouver sa valeur. Bien entendu, ce genre de proposition – pour peu que ça en soit une – n'allait pas sans contre partie. « Prend bonne note que mon intérêt peut tout aussi bien disparaître que s'accroître. Tu sais ce qu'il te reste à faire. »

Oui, elle le savait. On ne décevait pas le Seigneur des Ténèbres où on en payait le prix. C'était ce qui était arrivé à Scofield, LeeRoy, Menroth, Malefoy et encore bien d'autre. La jeune femme ne voulait pas être de ceux-là. Elle désirait avant tout faire correctement le travail qu'on lui avait assigné, quand bien même elle ne s'estimait pas compétente pour le faire. Ruth, à l'origine, était une chercheuse. Pas une politicienne, pas une figure publique comme elle l'était désormais, ni même une combattante qu'on puisse comparer à James ou Mike. Non, ce n'était pas son domaine. Dans le travail, elle était calme et minutieuse, elle préférait la torture au combat. Elle aimait apprendre à connaître l'homme, comprendre son essence et savoir jusqu'où elle pourrait pousser sa douleur. Néanmoins, être mangemort incluait combattre, et elle le faisait si on lui demandait, ce n'était simplement pas sa partie préférée.

Quand Crow avait pris la place d'Eris Valverde comme Intendant, elle avait cru qu'elle serrait remerciée et qu'elle retournerait à ses fonctions premières, la recherche. La mascarade aurait pu s'arrêter. Elle fut la première surprise d'être reconduite à son poste, même si elle n'en avait jamais rien dit. Orgueilleuse quant à son charme et sa beauté, parce qu'elle savait ce qu'elle valait, elle se faisait moins assurée lorsqu'il s'agissait de son travail. Qui parmi eux, pouvait prétendre savoir avec certitude que ce qu'il faisait satisfaisait le plus grand sorcier de tous les temps ? Pas elle en tout cas. On avait parfois tendance à l'oublier, parce que les réunions à Little Hangleton n'étaient pas si fréquentes, parce qu'il ne se montrait pas souvent, certains avaient peut-être l'impression qu'ils n'avaient des comptes à rendre qu'à l'Intendant, c'était une bien mauvaise idée d'oublier qu'au dessus d'eux tous, il y avait Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom, et que même s'il ne se montrait pas, il était toujours bien présent et indétrônable. Tout le monde savait ce qui était arrivé à Thomas Jugson, autant dire que Ruth ne souhaitait pas qu'un jour se traitement lui soit appliqué, et c'était également dans ce sens qu'elle travaillait. Décevoir le Seigneur des Ténèbres avait un prix qu'elle n'était pas prête à payer.

Puisqu'elle était toujours à son poste, il fallait être efficace. Le dernier projet en date de son département était la création du CSA, qui permettrait de réguler et régenter l'audiovisuel moldu. Projet ambitieux qui devait être fait aussi bien d'un point de vue propagandiste qu'économique. Seul problème ? Pour le mettre à exécution, il fallait qu'elle puisse mettre ses dirigeants sous Impérium. En quoi était-ce un problème ? Elle ne maitrisait pas les Impardonnables. Bien entendu, elle aurait pu mettre des sorciers à la tête du CSA, mais deux raisons l'en empêchaient. La première était qu'elle désirait qu'en apparence, les sorciers et les moldus coopèrent, ils étaient asservis, mais asservis lentement, avec subtilité et douceur. Pour finir, les moldus eux-mêmes trouveraient naturel que les sorciers soient supérieurs aux moldus. La seconde raison était que si par Impérium elle pouvait contrôler les actes du moldus, elle ne pouvait pas faire de même avec le sorcier. Mettre un sorcier sous Impérium n'était pas aussi bien vu et ferrait un scandale si la chose était découverte. Non, mieux valait que ça soit un moldu. Pourquoi ne pas laisser quelqu'un d'autre faire les Impériums à sa place alors ? Elle n'était pas obligée de dire qu'elle ne les maîtrisait pas, et on verrait ça comme quelqu'un qui déléguait. Seul problème ? Ruth n'aimait pas déléguer, en particulier pour quelque chose d'aussi important. Elle n'était pas politicienne, mais elle savait qu'on ne pouvait faire confiance à personne. Si on voulait que les choses soient bien faites, il faut les faire soit même. Moins il y a de maillon entre soit et l'acte, moins il y avait de marge d'erreur. Si Crow avait décidé de lui laisser carte blanche en grande partie, c'était également parce que le revers de la médaille ne serait pas reluisant si elle échouait. Or échouer ne faisait pas partie de ses plans.

La jeune mangemorte avait donc laissé son orgueil de côté pour demander conseil à un des ses collègues les plus puissants. Personne n'aime admettre ses faiblesses, elle bien moins qu'une autre. Pourtant, pour le purisme, pour la réussite de leur objectif, il fallait qu'elle s'efface pour ne penser qu'à une seule chose : satisfaire le Seigneur des Ténèbres. Ruth entre dans le bureau quand on l'invita à entrer, elle regarda avec une certaine attention la pièce qu'elle n'avait vue qu'une fois, très brièvement.

« Magistère. », le salua-t-elle sobrement tandis qu'il l'invitait à s'asseoir.

Elle prit place, probablement bien moins assurée qu'à l'accoutumer, prenant le temps d'observer l'homme en face d'elle et ce qu'il portait. C'était un tic chez la jeune femme, une habitude qu'elle tenait du temps où elle n'était qu'une adolescente frivole obsédée par ses tenues. Si l'habit ne faisait en effet pas le moine, il était tout de même une carte de visite. On pouvait dire beaucoup d'un homme de par ses vêtements. Elle-même, en particulier depuis qu'elle était un personnage public, faisait particulièrement attention à ses vêtements. Très bien coupée, richement décorée, sobre et élégante, ses robes représentaient l'idée que les moldus se faisaient d'une élite sorcière. Il y avait un standing à respecter, aussi, lors des sorties officielles, son staff avait un code vestimentaire à respecter. Elle ne tolérait pas ses costumes à la mode ces dernières années, qui se rapprochaient de trop prêt des vêtements moldus.

Elle n'avait pas précisé dans quel but elle requérait un entretien avec lui, et il lui fit part de sans surprise dans un discours dont elle sentait une certaine ironie, voir du sarcasme. Voilà bien longtemps qu'on ne lui avait pas fait sentir que sa place ne semblait pas tout à fait méritée. Son avancement n'avait pas plus à tout le monde. Yaxley le premier, puisqu'elle le devait à Eris Valverde. Le soufflet bien que peu agréable pour son égo n'en était pas moins vrai. Elle n'avait pas de fait d'arme important et son avancement avait été une surprise pour tous, elle la première.

« Je suis flattée d'avoir votre attention Magistère. » , lui répondit-il en lui offrant un sourire dont n'aurait pas tout à fait su déterminer la vraie signification.

« Je ne fais que ce qu'on a jugé utile de me demander pour le bien du Purisme, je ne crois pas que le travail bien fait mérite des louanges. Ce n'est que le strict minimum. Du reste, je n'ai pas de sujet, je ne suis pas Reine. Il n'y a qu'un seul Roi et c'est LUI, ce sont SES sujets. Je ne suis qu'un intermédiaire à l'apparence agréable dirons-nous. »

C'était dit avec humour, mais dans son travail, Ruth n'avait rien d'une orgueilleuse, elle estimait que le travail bien fait n'avait pas à être récompensé puisqu'ils étaient là pour ça. De même, elle n'aimait pas qu'on pense qu'elle se donnait trop d'importance puisqu'elle aurait cédé sa place sans moufter si on lui avait demandé. Elle ne faisait donc que remettre les pendules à l'heure auxquels cas, il y aurait eu un doute sur le sujet. Avec le sourire et amabilité, mais elle le faisait tout de même.

« Quoiqu'il en soit, peut-être arriverais-je à vous surprendre aujourd'hui encore. J'ai besoin de conseils, et j'ai pensé que vu votre expérience, vous serriez probablement le mieux placé pour me les donner. »

Sans hésitation, elle continua. Il y avait quelque chose d'embarrassant à l'idée d'avouer qu'elle était moins puissante que ses collègues, et pourtant, ce n'était que logique. Elle était encore jeune, et contrairement à eux, elle s'était enrôlée plus tardivement, elle n'était mangemorte que depuis trois ans à peine. Pourtant, elle n'hésita pas, parce qu'à ses yeux, elle servait quelque chose de plus grand qu'elle et son égo.

« J'ai besoin de contrôler plusieurs dirigeants moldus. Or pour se faire, j'ai besoin de les mettre sous Impérium. Je n'irais pas par quatre chemins, j'ai étudié les Impardonnables, je connais la théorie, mais je ne maitrise, ni l'Impérium, ni le Doloris. Je pourrais éventuellement charger d'autres sorciers de contrôler ses dirigeants à ma place, mais ça ne me semble pas intelligent. Vous êtes expert en Magie Noire, et c'est dans ce but que je viens vous trouvez, j'aimerais savoir dans quelle mesure, et comment je pourrais contourner le problème.»

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MessageSujet: Re: Cours Magistèral || Léon Brom [Fini] Mar 22 Juil - 10:55

Je suis flattée d'avoir votre attention Magistère.

Léon Brom ne put réprimer un rire intérieur devant autant de répartie, il ne pouvait pas le nier, cela lui plut. Pour le moment en tout cas. Il savait se montrer aussi bon récepteur au cynisme qu'il ne se montrait un excellent émetteur de cynisme. C'était là le jeu de la parole, celui de déstabiliser et d'accepter les revers. Il n'avait que trop jouer à pareils jeux, ce n'en était que plus amusant encore.

Je ne fais que ce qu'on a jugé utile de me demander pour le bien du Purisme, je ne crois pas que le travail bien fait mérite des louanges. Ce n'est que le strict minimum. Du reste, je n'ai pas de sujet, je ne suis pas Reine. Il n'y a qu'un seul Roi et c'est LUI, ce sont SES sujets. Je ne suis qu'un intermédiaire à l'apparence agréable dirons-nous.

Le Magistère apprécia beaucoup moins. Il avait de très loin passé l'âge qu'on lui fasse la leçon. Il était le plus âgé des Mangemorts, Voldemort compris. Ce n'était pas une jeunette de 25 printemps qui allait lui dicter son jugement. Très loin de là. Elle n'eut pas à mesurer l'étendue de l'agacement que cela procura au Mage Noir car, par un heureux hasard, elle semblait avoir eut la lucidité de parler sans discontinuer, laissant les paroles s'envoler avant qu'une certaine forme de rancune ne germe.

Quoiqu'il en soit, peut-être arriverais-je à vous surprendre aujourd'hui encore. J'ai besoin de conseils, et j'ai pensé que vu votre expérience, vous serriez probablement le mieux placé pour me les donner. J'ai besoin de contrôler plusieurs dirigeants moldus. Or pour se faire, j'ai besoin de les mettre sous Impérium. Je n'irais pas par quatre chemins, j'ai étudié les Impardonnables, je connais la théorie, mais je ne maitrise, ni l'Impérium, ni le Doloris. Je pourrais éventuellement charger d'autres sorciers de contrôler ses dirigeants à ma place, mais ça ne me semble pas intelligent. Vous êtes expert en Magie Noire, et c'est dans ce but que je viens vous trouvez, j'aimerais savoir dans quelle mesure, et comment je pourrais contourner le problème.

Léon Brom joignit ses doigts devant son visage blanchâtre. Ses cheveux noirs désormais largement clairsemés d'un blanc intriguant semblait dépasser de ses mains et non de son crâne. La vue, aussi comique pouvait-elle sembler de prime abord, donnait cependant un aspect plutôt inquiétant à la situation. Il réfléchissait, nul n'aurait pu dire à quoi, ou même la source d'une quelconque hésitation : des conseils comme des cours, il en avait donné des dizaines, voire des centaines. Un de plus ou un de moins ne faisait guère grande différence.

Le Magistère adopta une position plus conventionnelle en replaçant les mains sur les larges bras de son trône de pierre. Il prit la parole sur un ton égal, comme si il discutait du sujet le plus banal du monde n'ayant pas du tout pour but d'asservir, voire esclavager, autrui.


L'apprentissage de l'Imperium ou du Doloris nécessite avant tout du temps et de la pratique. Ceci étant, la complexité de la tâche, ici plutôt l'Imperium, est largement amoindrie par l'absence de douance ou sensibilité magique de vos cibles. Ne vous méprenez cependant pas : les moldus peuvent résister à l'Impérium. J'irai même plus loin que ça, un moldu entraîné peut devenir un occlumens, parfois même plus doué que certains sorciers. Pourquoi ? Parce que discipliner son esprit, asseoir sa volonté, défendre sa psyché n'a jamais nécessité l'emploi de la magie. C'est avant tout la tournure de l'esprit qui importe dans ce domaine. Jadis, au temps des rois païens et mages royaux, chaque monarque moldu était entraîné à l'Occlumancie par exemple. C'est aussi pour cela que les chevaliers de la table ronde étaient si puissants qu'ils vainquirent plusieurs dizaines de sorciers, Merlin leur avait enseigné cette technique. Certes c'étaient de piètres mages à l'époque, ne possédant pour la plupart pas de baguette, mais tout de même des gens dangereux sachant manipuler des éléments par la magie instinctive. A cette époque les magiciens n'employaient leur magie que lorsqu'ils avaient pris le contrôle de l'esprit adverse et qu'ils avaient lu les intentions de l'adversaire afin de s'en prémunir, sinon les duels de sorcelleries auraient virés à de piètres suicides collectifs. Les baguettes ont rendu une telle pratique obsolète, les défenses magiques sont suffisamment vives et complètes que pour se passer du confort de la préscience du coup à contrer.

Une chance pour vous, les moldus ne sont plus formés. Enfin c'est pas tout à fait vrai. Je devrai plutôt dire que l'écrasante majorité des moldus n'est plus formée. Il existe malheureusement toujours des simples humains côtoyant les sorciers et donc une possibilité d'entrainement.

Si vous voulez contourner votre problème, vous devez commencer par comprendre et maîtriser les bases de la Légilimancie : cela vous permettra de discipliner votre volonté pour facilité par la suite la réalisation du maléfice, mais surtout cela vous permettra de choisir avec intelligence vos cibles. Les personnes sachant contrer ou percevoir les effets de la Légilimancie sont ceux que vous devez éviter d'envoûter car ils sont plus à même de vous tenir en échec. Surtout en étant une novice inexpérimentée dans le domaine.

Vous me suivez jusque là ?

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MessageSujet: Re: Cours Magistèral || Léon Brom [Fini] Sam 26 Juil - 12:44

Dans la vie, certaines choses marchent sur un simple coup de chance. On peut être prudent, tenter de tout calculer, mesurer les risques prit et encourus, mais on ne peut jamais tout prévoir. Il y a des choses qui sont laissées au hasard, et où parfois la chance nous sourit. Ruth ne saurait jamais à quel point elle avait été proche d'offenser un des plus vieux fidèles du Seigneur des Ténèbres. Il aurait fallu de peu pour qu'elle se fasse reprendre vertement par le mage noir. Simplement qu'elle parle moins vite, qu'il y ait la moindre hésitation dans son discours, dans sa façon d'admettre qu'elle ne maitrisait pas certain sorts... La vie était faite de hasard parfois malheureux, parfois heureux, en cet instant, elle avait eu de la chance.

Bien entendu, elle n'aurait pas pu s'en douter. Du point de vue de la jeune femme, elle n'avait absolument rien dit d'embarrassant ou de vexant. Si on pouvait douter de beaucoup de choses chez elle, on ne pouvait pas douter de sa fidélité au Seigneur des Ténèbres. À ses yeux, sous-entendre qu'elle puisse oublier qu'il n'y avait qu'un seul maître n'était qu'un test. La seule réponse possible semblait être celle qu'elle avait donnée, parce qu'en effet, elle n'était pas Reine et ne le serrait jamais.

En soit, c'était presque une frustration, ce qui était ironique de la part de quelqu'un qui n'avait jamais voulu entrer dans le gouvernement en premier lieu. Dans la société sorcière telle qu'elle était au jour d'aujourd'hui, si quelques rares femmes arrivaient à sortir du lot, la plupart de ses semblables étaient effacées par l'ombre écrasante des hommes. La mangemorte n'avait aucune notion de féminisme, mais elle n'aimait pas l'idée de ne pas pouvoir monter simplement parce qu'elle était une femme. Elle était en minorité, que ça soit au gouvernement, où elle la seule Directrice, où même parmi les mangemorts où les femmes étaient bien moins nombreuses que les hommes. Elle n'avait jamais souhaité monter haut dans la hiérarchie, où avancer à la table du Lord, mais paradoxalement, parce qu'elle montait, elle espérait que c'était grâce à ses compétences, et non pas juste à titre d'agréable potiche.

Justifié ou non, son avancement n'était pas le sujet du moment. Elle n'était pas certaine que tout le monde l'approuve ou même que les gens la jugent compétente, mais ça n'entrait pas en ligne de compte ici. Tout ce qu'elle désirait, c'était des informations et éventuellement trouver une solution à son problème du moment. Elle n'aimait pas l'idée de devoir se reposer sur d'autres personnes pour mettre des moldus sous Impérium. On ne pouvait pas faire confiance aux autres pour une tâche aussi importante. Il fallait donc qu'elle apprenne à le faire par elle-même.

Qui de mieux placé que Léon Brom pour répondre à une question sur la magie noire ? Personne selon Ruth. Elle s'était intéressée à son parcours, parce qu'elle était curieuse de l'homme qui était le bras droit du Seigneur des Ténèbres. Elle n'avait pas réellement douté qu'il lui apporte son aide, au moins pour répondre à sa question, ce qui était tout ce qu'elle cherchait. Leur unité était leur force, mais pouvait également très vite devenir leur faiblesse s'ils venaient à la perdre. Peu importe leurs conflits, leurs dissensions internes, les mangemorts, en cas de besoin, étaient unis pour servir une même cause et un même objectif, au service d'un même homme. Même Bellatrix, du haut de son ego, arrivait à travailler avec les autres. Eris Valverde et John, qui ne s'aimaient pourtant pas, pour le bien du Purisme, arrivaient à mettre leurs différences de côté pour avancer. C'était un avantage qu'ils avaient sur les Hors-la-loi, toujours prompts à se diviser, à accentuer leurs différences. Tant qu'ils ne serraient pas unis, ils ne serraient pas vainqueur. Autant dire que si elle avait travaillé à la Sécurité ou à la propagande sorcière, maintenir les tensions entre l'Ordre du Phénix, la Vague et les Hors-la-loi indépendant auraient été une de ses priorités. Malheureusement pour elle, ce n'était pas les sorciers qui l'intéressaient, mais bien les moldus.

Elle écouta les explications du mangemort, se demandant où il voulait en venir au début. L'histoire sorcière, probablement à tort, ne l'avait jamais passionnée. Elle n'avait pas eu un professeur aux vertus aussi soporifiques que le professeur Bins, lorsqu'elle était à Dumstrang, mais on n'avait pas réussi à l'y intéresser pour autant, sans compter qu'on n'y apprenait pas l'histoire Anglaise. Tout ça était donc neuf pour elle. Ayant passé l'âge où l'on s'endort sur les bancs de l'école, et se doutant qu'il y avait un but à son explication, elle l'écouta avec attention.

Le fait que les moldus puissent être entrainé à une certaine forme d'Occlumancie lui avait déjà traversé l'esprit, tout en jugeant la chose peu probable. Néanmoins, la force mentale ne dépend pas de la magie, mais bien du caractère. Bien sur, les moldus étaient inférieurs à eux, sorciers, ça ne faisait aucun doute, mais les sous-estimer n'était pas intelligent pour autant. Il n'y avait pas que des imbéciles parmi eux, pas plus qu'il n'y avait que des moutons, et elle ne doutait pas que certains d'entre eux serraient des adversaires redoutables. Elle savait que l'idée faisait rire certain, mais elle côtoyait les moldus d'assez près maintenant pour se rendre compte de l'ennui que certains pourraient leur poser. Pour savoir choisir ses cibles, pour contrer ses personnes ayant un potentiel d'Occlumens, il lui suggérait qu'elle devrait s'entrainer à la Légilimancie. Branche intéressante s'il en était, mais que peu de personnes maitrisaient. Elle ne pouvait que reconnaître l'intelligence de son propos, mais après tout, si elle était venue lui demander conseil, c'est qu'elle ne s'attendait pas à autre chose.

« Oui, je vous suis. J'ai une question cependant, connaissez-vous quelqu'un spécialisé en Légilimancie ? »

On murmurait que le Magistère était initié à la Légilimancie et l'Occlumancie, mais il ne lui serait pas venu à l'idée de lui demander s'il pouvait l'initier. Demander à Brom des cours, c'était un peu comme demander au Seigneur des Ténèbres de vous faire des cookies. Impossible. La dernière apprentie qu'il avait eue était Fréderic LeeRoy, et vu comment ça s'était terminé, Ruth n'était pas certaine qu'il ait encore l'envie d'en prendre d'autre.

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Léon Brom


MessageSujet: Re: Cours Magistèral || Léon Brom [Fini] Lun 28 Juil - 10:58

Léon Brom réprima un petit rire quand elle posa cette question pleine de sous-entendu et surtout le reflet d'une grande naïveté. Elle n'avait donc pas saisi entièrement ce qu'il lui avait dit. Tout du moins, pas l'implicite.

L'art de la Légilimancie est un art vieux, secret, et qui, de part sa baisse croissante d'utilité, est devenu rare. Il sourit tout de même à la question et se décidà à y répondre :


J'ai connu dans ma vie seulement sept personnes ayant de grands pouvoirs en légilimancie. Trois sont morts, quatre vivent mais l'un de ces quatres est actuellement caché car couard. C'est un vieil ami qui a refusé de rejoindre les rangs du Maître quand je le lui ai proposé.

Pour les morts, il y a Dumbledore, mon Père et mon Grand-Père. Tous ont des portraits capables de vous instruire, mais jamais au grand jamais ils ne vous exerceraient à la pratique. Or c'est capital.

Tonino Hopkins est sans doute le meilleur légilimens que j'ai affronté, et que je n'ai jamais vaincu ni tenu en échec à ce petit jeu d'ailleurs. Il m'a toujours battu plattement. Dommage qu'il soit si piètre duelliste, ou heureusement peut être... C'est lui le couard qui se cache de nous comme un hors la loi.

Pour les autres vous ne serez pas étonnée que je cite notre Maître. Je ne l'ai jamais affronté par la Légilimancie. Et cela dit en passant, j'en suis fort aise : il a brisé des aurors à Dublin, les forçant à se suicider, juste pour accroître la peur dans les rangs ennemis. Comme vous vous en doutez, son temps est trop précieux que pour vous instruire.

Plus surprenant si vous ne connaissez pas bien le personnage, mais mon ancien Informateur privé, Gauthier Paravell, se trouve être certainement le meilleur occlumens que je connaisse et donc, par extension, un Légilimens accompli et dangereux. Je ne l'ai jamais percé tout comme il n'a jamais réussi à m'atteindre lors de séances d'entraînement. Je vous déconseille assez fortement sa compagnie, cet homme a un rapport particulier avec les femmes. Mais outre être un pervers notoire, il est surtout assez vile, et sous sa sympathique instruction il profiterait des exercices pour grapiller des informations à votre insu. À n'en pas douter.

La dernière personne que je connaisse ayant de bonnes dispositions dans ces disciplines est moi-même. Et sans me vanter, je pense être votre meilleure solution. Je suis disponible, je n'ai cure de vos fonctions et de ce que vous savez. J'ai déjà enseigner cette pratique par le passé et je n'abuserai pas de ma position d'instructeur.


Brom fut clair et concis. Précis dans son commentaire et, sans même attendre la réponse de l'intéressée, il poursuivit :

Il existe deux grandes façon de pratiquer la Légilimancie mais les deux ont pour point commun extrêmement idiot mais essentiel à citer de contourner les défenses de l'esprit.

Chaque homme, femme ou enfant dispose de telles protections de façon inconsciente. La plupart sont très fragiles et donc faciles à transpercer bien que certains soient naturellement pourvus de bonnes protections. L'Occlumancie est l'art de renforcer ces protections afin de se prémunir de mauvaises influences. Bien que chaque occlumens pratique sa propre occlumancie, nous avons catégorisé trois grandes stratégies de protections qu'il vous faudra connaître pour les reconnaître.

La première méthode est l'Opposition. Lutter contre une incursion à la façon d'un bras de fer, faire barrage, voire, pour les plus habiles, contrer une attaque de légilimancie par une autre. Celà, généralement, induit que l'assaillant ainsi contré se réfugie derrière ses propres défenses mentales. Vous ne serez jamais confronté à une riposte par des moldus. Si protéger leur esprit est à leur portée, assaillir ne l'est pas, cela requiert l'emploi de la magie.

La seconde méthode est la défense primaire la plus répandue et la plus efficace à un très haut degré de maîtrise. On la nomme la Dillution. Il s'agit de discipliner son esprit à ne penser à rien. Les informations qu'un legilimens peut prendre de vous sont celles que vous pouvez vous remémorer ou qu'il peut vous forcer à vous remémorer. Être capable de ne ressentir aucune émotion et de n'avoir aucune pensée pendant une attaque requiert une volonté dirigée de façon constante : ne penser à rien requiert également de ne pas penser à ne pas penser, ce qui est atrocement difficile. Hopkins est capable de cela. Et ce fourbe arrive à défendre son esprit et attaquer celui de son opposant en même temps. Il a atteint un niveau tel qu'il n'a plus besoin de penser pour assaillir l'esprit des gens. Généralement les cibles craquent par la peur ou par la douleur de l'oppression, ils finissent par laisser germer une pensée qui entrainera l'accès aux suivantes.

La dernière stratégie est la Substitution. Et si elle est peu employée c'est parce qu'elle est dangereuse si on échoue. Il s'agit là de faire une fixette sur un sujet particulier. Tout votre esprit est dirigé vers ce sujet unique auquel a accès le légilimens. Ceci étant, il ne pourra voir que ça. Si vous utilisez un sujet dépourvu du moindre intérêt, il s'agit là d'une excellente protection puisque que l'information choisie qui sera lue par l'assaillant se substituera toujours à celle qu'il souhaite lire. Généralement on emploi la récitation de vers ou dictons, une image, un aliment ou autres quelconque et banale information. Le danger réside cependant dans la fatigue que procure cet effort. Quand l'attention baisse des informations se dévoilent et se montrent parfois suffisante pour satifaire l'assaillant.


Comme je vous l'ai dit la Légilimancie a deux méthodes simples : avec ou sans baguette. Dans tous les cas sachez que les perceptions ne sont pas parfaitement claire à vos début. Pour entendre des pensées comme des voix il vous faudra des dizaines d'années d'entrainement et encore, tout dépendra de votre cible. La plupart des information reçues ou perçue sont des bribes de souvenirs et des émotions qu'il vous faut interpréter. Ceci étant, cela ne vous est pas nécessaire, votre but est juste de percevoir des défenses. Rien de plus.

Je vous laisse le choix de la méthode que vous voulez apprendre : avec baguette la tâche est plus aisée mais bien moins discrète. Sans baguette vous allez souffrir dans votre apprentissage mais vous serez capable d'employer ce pouvoir dans toutes les circonstances. Sachez qu'un très grand légilimens peut obtenir le même résultat qu'un imperium sur une courte durée par ce biais, ce qui ne sera jamais le cas de la première méthode.

À vous de voir ce qui vous semble le plus important entre facilité d'emploi et l'efficacité.

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MessageSujet: Re: Cours Magistèral || Léon Brom [Fini] Lun 28 Juil - 20:42

Chez Ruth, les qualités étaient aussi nombreuses que les défauts. S'il y avait une chose qu'on ne pouvait ranger parmi ses atouts, c'était sa capacité d'écoute. La jeune femme était habituée, en société et chez elle, à tenir la conversation, ou à être au centre de celle-ci. Comme beaucoup de ses confrères et consœurs, elle était égocentrique, et quand bien-même, elle ne dirigeait pas, elle aimait être au centre des choses. Or ici, chose rare, la jeune femme se contentait, presque en silence, d'écouter le mage noir, lui laissant faire toute la conversation. Souvent versatile, distraite, voir parfois nonchalante quand elle était à Dumstrang, elle avait toujours su être attentive durant les cours qui l'intéressaient. Or si la conversation prenait un tour inattendu, elle n'en était pas moins intéressante pour autant. Au contraire. L'art de l'Occlumancie et de la Légilimencie étaient connus des sorciers ayant une certaine instruction, mais peu le pratiquaient, peu l'enseignaient. Et si les dires du Magistère étaient vrais – et elle ne doutait pas qu'ils le soient – il y en avait encore moins qu'elle le pensait.

Sa phrase ressemblait à une énigme, une charade qu'on lui aurait donnée en lui demandant de trouver qui était trois Légimens restants, heureusement pour elle. Il lui fournit la solution sans qu'elle ait à chercher. Le nom de Dumbledore ne l'étonna pas. On savait qu'il maitrisait ces disciplines puisqu'il avait demandé à Snape d'enseigner l'Occlumancie à Harry Potter, à une époque où lui-même avait peur d'être atteint par le Seigneur des Ténèbres. Ça faisait donc de Snape un Legimens aussi, mais probablement pas assez puissant pour que Brom prenne la peine de le mentionner. Quant aux deux autres, son père et son grand-père, elle n'aurait pas pu le deviner d'elle-même. Les morts, même s'ils avaient leurs portraits et restaient en partie utile, ne l'était pas autant que les vivants. Aussi fut-elle plus intéressée par les quatre Légilimens encore en vie dont Brom lui parla. Elle en connaissait déjà deux, il ne restait plus donc que deux inconnues sur le tableau.

Tonino Hopkins, lui, était absolument inconnu et d'après ce qu'elle entendait, il risquait de le rester. Rares, parmi les nombreux prétendants, étaient ceux à qui on proposait de porter la marque. Un rêve et un objectif, que peu, atteignaient. On aurait pu traiter le pauvre homme de fou pour avoir refusé un tel honneur, mais Ruth comprenait. Lucide, elle avait vite compris que porter la marque requérait un prix. Fallait-il du courage ou simplement de la bêtise pour faire ce choix ? Elle ne préférait pas connaître la réponse, et pour une fois, suivre la doctrine de John qui consistait à ne pas trop réfléchir, en particulier sur un choix qu'elle avait toujours su irrévocable une fois prit.

Du reste évidemment, le Seigneur des Ténèbres faisait partie des Légilimens célèbres. L'idée qu'il ait le temps de s'intéresser à une mangemorte comme elle pour lui apprendre l'art de la Legilimencie ne lui serait même pas venu à l'esprit. Le dernier nom par contre fut une surprise. Curieusement, elle ne s'attendait pas à entendre parler de Paravell dans ce cadre-ci. Pourtant pour un Maître espion, ça n'avait pas grand-chose de surprenant. Il lui avait fait savoir à diverses occasions, dont leur première rencontre, qu'il en savait beaucoup. Elle avait choisi de faire comme si elle ne voyait rien. C'était à ses yeux, plus sûrs. Non, le plus étonnant, c'était la mise en garde du Magistère. Les mangemorts n'avaient rien d'enfant de chœur. La plupart d'entre, eux avaient un penchant pour la torture ou d'autres vices bien moins avouables qu'ils satisfaisaient grâce à leur position. Tant qu'ils ne se faisaient pas prendre, tout le monde fermaient les yeux. La mise en garde contre le Directeur des Services Secrets ne pouvait que la surprendre de la part d'un homme comme le Magistère. L'idée qu'il ait un rapport particulier avec les femmes, elle, ne l'étonna pas le moins du monde. Ils avaient passé un nuit intense ensemble, et elle avait eu tout le loisir de constater qu'il n'avait pas exactement les mêmes penchants que ses amants habituels. Quant à lui faire confiance, c'était loin d'être le cas. Comme tout le monde, Ruth avait des choses à cacher, il n'existait pas une personne en ce monde qui n'en ait pas. Elle n'était pas stupide au point de mettre son esprit à la disposition d'un homme qui aurait pu la rendre vulnérable. Quoiqu'il en soit, le conseil était à prendre avec sérieux, et si elle avait un jour douter que Gauthier Paravell était un homme dangereux, ce n'était certainement plus le cas. En attendant, c'était une information supplémentaire sur l'énigmatique chef de Département qu'il ne lui aurait probablement pas donné lui-même.

« J'en tiendrais compte, je vous remercie Magistère. »

Personne, sinon James, ne savait qu'elle avait fréquenté Paravell et elle tenait à ce que ça reste le cas. L'homme en blanc n'avait théoriquement aucune raison de se pencher sur son cas plus particulièrement que sur un autre, mais on ne savait jamais. Alors oui, elle en tiendrait compte, c'était impératif. Ce n'était pas parce que son collègue ne portait pas la marque qu'il fallait le sous-estimer pour autant. Le Directeur des Services Secret n'étant pas leur sujet principal, il continua en lui parlant du dernier sorcier ayant des capacités pour pouvoir lui enseigner la discipline, c'est-à-dire, lui-même. Contre toute attente, il se proposait pour lui enseigner la discipline. Elle n'eut pas le temps de répondre quoique ce soit. De toute façon, que répondre ? « C'est un honneur ! ». Évidemment que s'en était un, triple buse. Quand un sorcier vous faisait la faveur de vous instruire, on se contentait de dire « Merci », d'écouter, et d'éviter les paroles creuses.

De retour sur les bancs de l'école, elle écouta la suite. Pour peu, elle aurait pu prendre un parchemin et une plume et commencer à noter ce qu'on lui disait. Elle n'était plus à l'école et sa mémoire était encore assez solide pour qu'elle puisse retenir quelques notions sans les noter.

La première méthode, l'Opposition était intéressante. Elle aimait l'idée de faire appel à sa propre force mentale et de la renforcer pour pouvoir s'en servir comme défense. L'esprit humain était une chose complexe qu'on appréhendait à peine, et dont ils utilisaient seulement une infime partie. Elle était curieuse de savoir ce que valaient ses propres défenses actuellement.

Les méthodes suivantes, la Dilution et la Substitution semblaient plus difficiles que la première. Des deux, c'est cependant la seconde que Ruth doutait de pouvoir maitriser facilement, mais c'était également la plus tentante des deux. Ne pensez à rien, et comme le disait Brom, ne pas pensez à ne pas pensez, demandait, à ses yeux, une discipline de fer, mais aussi un bon entrainement. Tendit que se focaliser sur un sujet dépourvu du moindre intérêt lui semblait déjà plus aisé. Toutefois, elle savait qu'elle ne devait pas penser que quoique ce soit était facile dans l'apprentissage de la Legilimencie ou de l'Occlumancie, si c'était le cas, il y en aurait bien plus susceptible de lui apprendre.

« Chaque méthode à ses avantages et ses inconvénients, je suppose qu'il n'y n'en a pas une meilleure que l'autre et que tout dépend de l'affinité du sorcier qui l'utilise. Laquelle utilisez-vous en général ? »

Après un long moment de silence de sa part, elle s'était décidée à parler. À titre personnel, elle était curieuse de savoir comment Léon Brom pratiquait la Légilimancie. Du reste, il fallait qu'elle fasse un choix. Avec ou sang baguette ? Elle était consciente que les bases qu'il allait lui donner ne ferraient pas d'elle une grande Legilimens, mais tant qu'à apprendre quelque chose, elle tenait à le faire correctement, c'est donc sans hésitation qu'elle répondit :

« Sans baguette. Je dois pouvoir être discrète, la difficulté ne me fait pas peur. »

De son point de vue, on ne devenait pas mangemort pour se reposer sur une chaise longue toute la journée.

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MessageSujet: Re: Cours Magistèral || Léon Brom [Fini] Mar 29 Juil - 16:10

Il était assez rare que Léon Brom s'intéresse à la vie de quelqu'un en particulier. Donc il était d'autant plus rare qu'il se permette de donner des conseils de fréquentations à autrui.

Une chose en entraînant une autre, ce conseil était utile à ses propres desseins : il voulait être le premier à percer véritablement à jour Gauthier Paravell. Il savait déjà le vrai nom et le parcours scolaire du jeune homme. Il connaissait sa condamnation pour attouchements sexuels à Azkaban. Balthier, car tel était son vrai prénom, avait suciter la curiosité de Brom, puis ensuite son plus profond déplaisir en réussissant à lui échapper. Paravell était une anguille et atteindre ses secrets une vraie plaie. Il avait donc mis la mangemorte en garde. Lui même, dans ce domaine de l'occlumancie et légilimancie, était foutrement tenu en échec. Gauthier n'était pas un sorcier dangereux avec une baguette, très loin de là même, il était dangereux par sa capacité à manipuler les gens pour obtenir ce qu'il voulait. Or Alexieva était une cible de choix pour un homme comme Paravell : elle contrôlait via son département l'autorité des moldus.

Brom se devait donc d'inculquer des bases à sa compère. Non pas qu'il l'appréciait, il avait même plutôt tendance à n'en avoir rien à foutre d'elle, mais parce que si elle était aussi faible dans ce domaine qu'elle ne le prétendait, c'était une situation dangereuse pour l'Intendance. Paravell était le non mangemort le plus puissant de l'intendance, de part le choix du magistère. Et plus il y réfléchissait, plus il trouvait qu'il avait fait une erreur en exigeant pas de lui une soumission au Maître. Aussi, plutôt que d'admettre son absence de confiance envers l'Espion, le Magistère trouvait intéressant de l'empêcher de nuire en équilibrant certaines forces.


Léon fut heureux de voir son invitée réceptive à son conseil, adoptant un air plus sérieux et très officiel dans sa réponse.

La jeune femme reposa une question. Encore une. Tant mieux, elle se montrait très impliquée et vraiment intéressée, là était l'essentiel. Brom ne répondit pas. Il attendait son choix avant de satisfaire sa curiosité. L'ordre des choses est toujours important. Elle choisit sans baguette. Naturellement. Apprendre ce gen de magie à la baguette était à la portée d'un enfant de six ans. Et celà ne représentait pas le moindre intérêt sur le long terme. Il sourit courtement et répondit :


De 11 à 14 ans j'employais une baguette, mais depuis je m'en passe. Je maîtrise également chacune des écoles d'Occlumancie, à des niveaux variés naturellement, ce qui vous permettra de percevoir la différence par la suite.

Quand à votre questionnement intérieur sur la qualité de vos défenses mentales, elles sont d'un niveau assez intéressant pour quelqu'un n'ayant jamais pratiqué. Mais le fait que je le sache et que vous ne vous êtes même pas aperçue que je vous ai sondé il y a deux minutes vous permet de mesure le chemin que vous avez encore à parcourir pour contrer un legilimens malveillant.


Brom se leva de son fauteuil, sortit de la pièce un bref instant sans ajouter le moindre mot à une remarque acerbe, voire acide. Il sortit sa baguette à son retour et fit apparaître une porte dérobée entre deux bibliothèques. Il requéra à son invitée qu'elle le suive puis s'engouffra dans l'escalier en colimaçon sans même attendre ou vérifier qu'elle le suive : il n'en doutait pas une seule seconde. Ils arrivèrent dans une pièce très lugubre, illuminée par des chandeliers faits d'ossements humains et dont les flammes bleutées n'émettaient pas la moindre chaleur.

Au sol un sceau alchimique était dessiné. La pièce était pourvue de plus de livres que le bureau, une table de bois servait à entreposer des piles de parchemins manuscrits. Un connaisseur aurait reconnu la calligraphie tres épurée du magistère. Il était évident que l'endroit servait à des recherches, mais le sujet de celles-ci ne sautait pas aux yeux. Un cliqueti se fit entendre du fond de la pièce alors que Brom s'y déplaçait juste après avoir désigner une place à Ruth, non loin de l'entrée. Un sortilège de lévitation fut formulé, et une cage énormae contenant une créature monstrueuse fut déposée devant la mangemorte.


Voici une chimère. Elle fut faite par mes soins à partir de deux moldus, d'un lutin de cornouaille, d'un gobelin et d'un enfant troll. Curieux mélange me diriez-vous, je vous l'accorde. Ceci étant je l'ai faite dans un but très précis, à savoir entraîner des gens à pratiquer la légilimancie.

À la base elle ne vous était pas du tout destinée, je compte instruire les officiers de l'Intendance à ces pratiques. Ceci étant il me fallait un cobaye pour tester mon oeuvre, certes répugnante mais potentiellement très utile.

Voyez-vous j'ai sondé chaque ingrédient de cette chimère moi même auparavant et il est prodigieux de s'avoir que les mémoires des vies précédentes persistent dans de telles créatures. L'exercice consistera, pour mes futurs élèves, à aller rechercher un souvenir spécifique d'un des ingrédients par légilimancie. Vous vous aller faire une chose bien plus simple, vous aller devoir sentir chaque composant, chaque esprit et entrer en contact avec de façon à les reconnaître. Sachez que le gobelin est occlumens, il vous résistera. Votre job sera de me donner leur noms en effleurant leur conscience. Information très faile d'accès.

Pour ce faire je vais vous donner la base de la légilimancie.

Je vais commencer par entrer dans votre esprit et je vous ferai ressentir une sensation tres peu descriptible. Une sorte d'extase dans le sens propre du mot. A savoir la sensation de ne plus tout à fait être en soi. Cet état est un idéal à atteindre, il correspond à une volonter d'étendre son emprise, d'allonger sa conscience. La réalité est que je vous transmettrai ma propre sensation.

Factuellement vous devrez vous concentrer sur vous même jusqu'à perdre la notion de votre propre corps. Cet état instable permet à un sorcier d'employer la magie, il vous est famillier car vous le ressentez une fraction de seconde pendant que vous jetez un maléfice. Une fois cet état atteint, votre volonté devra se diriger vers la conscience de votre cible qui apparaîtra comme une lumière au milieu des ténèbres. Vous devrez chercher à l'atteindre et par votre pensée à lui donner des invectives pour la faire réagir.

Il est plus facile de fermer les yeux pour débuter. C'est parti !


Brom étendit rapidement sa conscience sur celle de Ruth, il ne semblait pas faire le moindre effort, il heurta l'esprit de la jeune femme sans ménagement, comme une bousculade mentale : il voulait qu'elle sente son incursion, son emprise sur elle. Il lui parla quelques instant, répétant ses instructions directement dans sa tête de façon saccadée. Il lui fit partager la sensation qu'elle se devait de rechercher. Y compris le moment du contact avec un autre esprit. Puis il se retira à nouveau dans sa propre conscience. À présent, c'était à elle de jouer.

hrp : 4 dé PA 5 à lancer pour les 2 moldus, le lutin et le troll un dé Pa 7 pour le gobelin, chaque réussite correspond à un nom arraché par légilimancie à ton premier essai. Bonne chance !

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MessageSujet: Re: Cours Magistèral || Léon Brom [Fini] Mer 30 Juil - 2:26

Qu’est-ce qui pouvait bien pousser Léon Brom à l’aider ? Bonne question. La proposition restait, aux yeux de la jeune femme, assez surréaliste. Elle ne s’en plaignait pas, loin de là. Si quelqu’un avait la formation pour lui enseigner la Légilimancie c’était probablement lui. Apprendre avec la bonne personne donnait de bonne base, et peu importe la discipline, c’était le plus important. Sans la base, on ne peut pas progresser, et Ruth, tant qu’à apprendre, comptait bien progresser. Elle n’aimait pas les choses à moitié faites. C’était probablement un des travers de son caractère. La plupart du temps, c’était tout ou rien. Bien entendu, avec les années, elle s’était assouplie, avant appris à faire des compromis. On peut dominer sa nature, ses travers, ses instincts primaires, mais dans le fond, elle ne pouvait pas se renier et si elle se laissait aller, elle voyait le naturel revenir au galop. Dans le cadre de l’apprentissage, ce n’était peut-être pas une mauvaise chose. Ca lui permettait de se donner au maximum de ses capacités quand elle décidait que ça valait la peine.

Nul doute que cette leçon-ci vaudrait la peine. Ils s’étaient un peu éloignés du sujet de départ qu’était l’Impérium, mais au final, n’étais-ce pas pour mieux y revenir après ? Chaque chose en son temps Ruth, l’impatience ne mène pas toujours à quelque chose. Parfois, il vaut mieux y aller progressivement, pas à pas.

La parenthèse sur Paravell étant définitivement mise de côté, il satisfit sa curiosité et lui donna plus de détail quant à sa façon d’aborder les disciplines. Apprendre la Légilimancie dés l’âge de onze ans était impressionnant. Savoir qu’il ne lui avait fallu que trois ans pour se passer de baguette l’était encore plus. On dit souvent que la bonne période pour apprendre est l’enfance. Un peu comme quant on apprend une langue. Les théories de l’éducation sorcière dit que plus l’enfant est jeune, plus il assimile facilement l’information. Telle une pièce d’argile malléable et pas encore formée, il n’aurait pas de schèmes bien définis ce qui lui permettrait d’acquérir plus facilement le savoir. Que ce soit vrai ou non, le Magistère semblait avoir été un enfant précoce dans l’apprentissage de la discipline. Rien d’étonnant à ce qu’il la maitrise puisqu’il l’exerçait depuis au moins soixante ans.

L’idée aurait pu être déprimante, mais ça ne faisait que la motiver. A vingt-neuf ans, elle était bien plus âgée que le Magistère lorsqu’il avait commencé son apprentissage. Qu’importe. Elle réussirait tout de même mais ça allait demander du travail puisque le Magistère venait de sonder ses pensées et qu’elle n’en avait absolument rien perçu. Le ton de la remarque n’avait rien d’amical, et en même temps, Léon Brom n’avait aucune raison de l’être. Il lui rendait service, mais c’était tout. Les deux mangemorts ne se connaissaient pas et n’avaient aucune relation qui justifiait qu’il en soit autrement. Sans compter qu’aussi désagréable que soit la vérité, sa remarque était fondée. Elle n’avait rien sentit, et c’était effrayant. Quelqu’un comme Paravell, puisqu’il avait parlé de lui un peu plus tôt, aurait très bien pu sonder son esprit, y tirer les informations qu’il voulait sans qu’elle n’en sache jamais rien. Heureusement, lors de leur première rencontre, toutes ses pensées étaient tournées vers sa jouissance et son plaisir personnel. En quelque sorte, on aurait presque pu parler de Substitution tant elle était sûre qu’après l’Irlande, la jeune femme avait été tellement obsédée par l’idée d’oublier les cadavres, le sang et Dublin, que rien d’autre n’avait occupé son esprit.  Du reste, les deux jeunes gens se voyaient très peu si ce n’était aux réunions que Crow organisait.

Était-elle vexée ? Non. Elle acceptait la réalité des propos qu’on lui tenait. Après tout, ils servaient tout les deux un maître, qui estimait l’excellence comme un dû. Il n’avait pas tord. Le Seigneur des Ténèbres les mettait au dessus de toute la population. La marque qu’il apposait sur leur bras –si on exceptait Queudver – leur assurait position et pouvoir, les désignait comme l’élite. L’excellence n’était que la moindre des choses.

Le Magistère sortit de la pièce un bref moment, sans un mot. A son retour, il fit apparaître une porte entre deux bibliothèques, et lui fit signe de le suivre. Dans un bruissement de robe, Ruth se leva avec élégance, la baguette à la main et suivit son collègue dans une pièce lugubre qu’elle examina rapidement. Il y avait peu de lumière, et celle-ci était uniquement fournie par la flamme bleutée qui s’échappait des chandeliers. A bien y regarder, ceux-ci semblaient composé d’os, probablement humains à en juger la forme. Bien qu’elle ne soit pas choquée, la mangemorte préférait ne pas savoir qui était les malheureuses victimes. Il y avait un dessin au sol, des livres et des parchemins dans la pièce mais elle n’eut pas le temps d’aller plus loin puisqu’elle entendit un bruit en provenance du fond de la pièce. Curieuse, elle regarda dans la direction d’où provenait le bruit, mais il faisait trop sombre pour voir quoique ce soit distinctement. Brom lui indiqua un endroit où il souhaitait qu’elle se place, ce qu’elle fit en silence, et quelques instants après, une cage imposante apparut devant elle, contenant une créature qu’elle aurait peiné à identifier. Sa première réaction fut la surprise, et s’approchant d’un pas pour mieux voir, elle porta la main à sa bouche d’étonnement :

« Salazar… Qu’est-ce que … »

Elle ne finit pas sa phrase puisque le mage noir lui expliquait qu’elle avait devant elle une chimère. Celle-ci ne ressemblait en rien à l’idée qu’on se faisait d’une chimère avec sa tête de lion, son corps de chère et sa queue de serpent. Plus originale, celle-ci était composée de deux moldus, d’un troll et d’un gobelin. La créature était monstrueuse, voir répugnante, pourtant Ruth la regardait avec beaucoup d’intérêt. Elle était chercheuse après tout. Son domaine était les potions et les élixirs, elle n’avait jamais étudié les créatures magiques de près ou de loin – matière oh combien ennuyeuse qu’elle s’était toujours arrangée pour éviter à Dumstrang-, mais sa n’empêchait pas sa curiosité d’être présente, en particulier lorsqu’il y avait des moldus dans l’équation puisque c’était désormais son domaine. Elle ne put s’empêcher de lui demander :

« Comment avez-vous réussi à créer cette créature ? »

A sa connaissance, créer une chimère n’était pas à la portée de tout les sorciers.

Quoiqu’il en soit, venait à présent le plus difficile : la pratique. Il commencerait par quelque chose de simple d’après son instructeur. Ca lui arracha un sourire discret. Elle doutait qu’ils aient la même définition du mot « simple ». Elle écouta ses instructions et la façon dont allait se dérouler les choses. Il allait donc encore une fois pénétrer dans sa conscience, lui faisant ressentir la sensation qu’elle devrait atteindre pour mener à bien son exercice. Rien ne valait une démonstration après tout.

Cette fois-ci, elle sentait l’intrusion dans son esprit. Elle imaginait que c’était voulu. Il était entré un peu plus tôt avec des chaussons de velours, effleurant sa conscience sans même qu’elle se rende compte qu’il était présent. Ici, pas de discrétion, pas de finesse, elle sentait son intervention. Il lui donna de nouveau ses instructions sans bouger une seule fois les lèvres puis se retira, la laissant à son exercice. L’expérience était étrange, dérangeante – qui aime avoir quelqu’un d’autre dans son esprit ? – mais instructive. Elle rangea sa baguette dans le fourreau prévu à cet effet, et comme il lui avait conseillé, elle ferma les yeux.

Quoi de plus étrange que de reproduire une sensation ou chercher à la reproduire. C’était un peu abstrait comme concept, et Ruth n’avait jamais eu aucune affection pour l’abstrait. Ce qu’elle aimait, c’était le concret, ce qu’elle pouvait directement appréhender. Pourtant, il faut savoir s’adapter, le jeu de l’évolution est un jeu auquel se prêtaient toutes les espèces depuis la nuit des temps, les sorciers comme les autres.

Le début ne fut pas facile. Il fallait qu’elle se concentre sur elle-même, tout en évitant que son esprit ne pense qu’à cette simple notion, ce qui aurait ruiner l’effort qu’elle faisait pour se concentrer sur elle-même, et non pas la notion de se concentrer sur elle-même. Dans le fond, comme son instructeur l’avait dis un peu plus tôt, essayant de ne pas penser à ne pas penser était probablement l’exercice le plus dire. Ici, c’était un peu la même chose. Elle fut probablement trop rapide la première fois, tâtonnant un peu, elle tenta de projeter sa conscience vers sa première cible, un des deux moldus. Ce fut un échec puisqu’elle ne ressentit pas la sensation recherchée, et qu’elle n’obtient aucun nom.

Ca lui fit serrer les poings, elle n'aimait pas l'échec, mais elle n’ouvrit pas les yeux pour autant, pris une longue inspiration, se forçant au calme, et se concentra de nouveau sur elle-même. Ca lui prit plus longtemps que la première fois, elle ne voulait pas se précipiter, mais en réalité, elle n’aurait pas su dire si ça lui avait pris cinq minutes ou une demi-heure. Elle étendit sa conscience de nouveau sur la créature. Elle distinguait les différents esprits, moldus, lutin, troll et gobelin, maintenant il fallait leur soutirer l’information demandée. Elle obtient trois noms, mais le gobelin lui resta inaccessible. Brom l’avait prévenu, il était Occlumens et lui opposerait de la résistance, ce qu’il avait fait. Elle ouvrit les yeux, la lumière lui agressant la rétine. Elle chercha le Magistère du regard et lui donna les noms qu’elle avait obtenus :

« Martin, Zoljin, Korrigan. »

Trois sur cinq. Ce n’était pas glorieux mais c’était déjà un début.

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Dernière édition par Ruth U. Alexïeva le Mer 30 Juil - 4:28, édité 2 fois
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Cours Magistèral || Léon Brom [Fini]

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