POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Dossier Serpens || Bedan

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Edwyn Bedan


MessageSujet: Dossier Serpens || Bedan Sam 16 Aoû - 23:00

Edwyn Bedan ne se mettait jamais en colère. Ca ne faisait pas partie de sa personnalité. Homme calme et relativement placide, il pouvait être agacé par quelque chose, mais ne semblait guère décidé à hurler, où simplement à élever la voix. Ce serait un manque de distinction fichtrement évident. Et il était distingué. Du moins s'efforçait-il de l'être. Ce que les gens prenaient pour de l'excentricité pouvait en effet en être, mais cela venait surtout du fait qu'il n'aimait pas être avec les gens. Le sentiment d'appartenir à une élite, celle des sangs purs, était si présent chez le commissaire du sang que le reste du monde, à ses pieds, ne comprenant rien à ses problèmes, l'indifférait purement et simplement. Pour autant, ce jour là, Edwyn Bedan avait une forte envie de se mettre en colère.

« Donc, je reprends. Vous avez perdu le dossier Serpens ?
-Pas perdu monsieur. Je vous demande pardon. Échangé, monsieur. Le dossier de Maleficus Serpens, existe. Mais le dossier de monsieur Jeremias Serpens a été confondu avec le dossier d'un certain Jude Serpico...vous savez, comme le film... »

Le regard d'Edwyn, abrité derrière ses lunettes, repassa du présent dossier au visage de l'assistant qui essayait présentement de se justifier. Même avec la meilleure volonté et le plus grand caractère indulgent du monde, dont n'était pas doté Edwyn Bedan, même s'il essayait en ce moment d'être patient et de ne pas renvoyer immédiatement cet assistant anonyme, non, il ne voyait aucunement quel était le rapport entre un « fim », chose manifestement moldue – l'assistant avait le mauvais goût d'être sang mêlé -  et le dossier du sang d'un chef de famille sang pur et relativement connu. Pourtant l'autre persistait à s'enferrer, causant d'Al Pacino, qui que ce soit, et de détectives privés...Edwyn le regarda d'un air navré en se demandant ce qui le retenait de l'envoyer à Azkaban. Le manque de temps, peut-être, qui savait...Ou alors le sentiment que c'est un combat perdu d'avance parce que l'incompétence des secrétaires, c'est le mal du siècle. Il laissa un instant son esprit dériver sur un monde idéal et purement utopique composés de gens compétents et de bons gouts, discrets, qui ne faisaient pas de vagues et se comportaient bien lorsqu'ils prenaient le Magicobus. Sur un monde idéal où les enfants écoutaient leurs parents, se tenaient droits à table, un monde idéal composé de gens fins et élégants, où les juristes dirigeraient le monde de façon calme et mesurée. Un monde purement chimérique où Edwyn Bedan n'aurait eu aucune importance, comme ce monde ci, finalement, mais où on ne l'aurait pas connu pour son talent d'avocat, de juriste, de professeur, mais de violoniste et de guitariste. Cette perspective fut gâchée par la vision du secrétaire :

« Vous...en fait, vous êtes une buse. D'abord vous me dites que vous avez perdu le dossier, donc nous avons fait perdre du temps à quelqu'un qui n'avait rien demandé à personne. Ensuite vous avez échangé le dossier...monsieur Serpens vient aujourd'hui, vous le savez ? Trouvez moi ce dossier, John.
-Moi c'est Hal, monsieur. Mes excuses, monsieur.
-Quel différence ? Vous êtes aussi incompétent l'un que l'autre et vous passez votre vie à vous excuser. Monsieur Serpens sera là à trois heures. Ne me dérangez pas d'ici là. Et trouvez le dossier. Vous avez une demi-heure pour le faire, ça devrait aller. »

Le secrétaire disparut en remerciant le ciel d'avoir un patron clément. La colère n'a jamais rien fait faire de bon. La science et la raison, voilà ce qui doit diriger le monde. Edwyn Bedan y croyait fermement...sur de lui et de ce monde triste, il ne pensait à rien d'autre, sauf peut-être lorsqu'il jouait de la musique, mais il avait abandonné depuis longtemps l'idée d'en faire sa vie. Quelle aurait été celle ci s'il était parti, sa guitare sur le dos, en ignorant la volonté de ses parents ? A l'époque, il lisait des bouquins, et il avait trouvé trois figures intéressantes : l'homme du peuple, fort et moderne, le savant, et finalement, le rebelle. Ses parents avaient vite jugé que l'homme du peuple, non, ce n'était pas possible, qu'il valait mieux être le savant. Edwyn n'avait pas souvenir qu'à l'époque, la figure du rebelle aie été discutée. Pourtant c'était sans doute elle qui lui aurait le plus plu.

Au lieu de quoi il se retrouvait là. Commissaire du sang. Ex-juge, ex-avocat, ex-universitaire. Il aimait sa vie, n'avait aucun regret. Regretter ce qu'on n'a pas connu est une imbécillité profonde. Il n'y avait pas de place pour la douceur et la sympathie chez Edwyn Bedan. La curiosité, l'ouverture envers les autres, la sociabilité s'il y mettait de la bonne volonté, cela sans doute. Mais l'empathie, ça ne pouvait pas faire partie de son caractère. Brillant, mais pas sensible. Ce n'était pas dans sa personnalité propre et encore moins dans celle de sa famille.

Les émotions, ce n'était pas le truc des sang purs. Ils étaient désormais face aux vexations, à l'amour, face à la poésie...et l'interdisait. Curieusement, comme aujourd'hui, alors qu'il était bien seul et qu'il s'ennuyait dans ce nouveau bureau – et il commençait en fait à en avoir marre de changer de bureau et de département – et qu'il avait ramené sa guitare, il pouvait s'y remettre. Personne ne le surprendrait, là...

« City's breaking down on a camel's back
They just have to go 'cause they don't know wack
So all you fill the streets it's appealing to see
You wont get out the country, 'cause you're damn ass free
You've got a new horizon, it's ephemeral style
A melancholy town where we never smile
And all I wanna hear is the message beep
My dreams, they've got to kiss, 'cause I dont get sleep
No... 

-Monsieur ? Monsieur ? Monsieur Serpens est là.»

Il releva la tête en catastrophe. Le secrétaire, l'air médusé, tenait la porte ouverte à un homme assez jeune. Plus jeune que ce à quoi il s'attendait. Preuve qu'Edwyn n'était vraiment pas un homme sociable, il se rappelait du chef de la famille Serpens comme un type de son âge, voire un peu plus. A la réflexion, ça doit être celui qui est mort à Valparaiso. Mais alors, c'est son fils ? Je croyais que l'héritier, c'était le jeune Maleficus, celui qu'on voyait au Parti ? Ah oui mais non, celui là était mort aussi, tué par Jugson. Jugson, Edwyn s'en rappelait comme d'un gamin assez doué qui faisait son stage chez Yaxley & Cie lorsqu'il était avocat. Le monde change à une vitesse...Moins il le fréquentait, mieux il se portait. Vaguement mal à l'aise – jouer de la guitare était difficilement compatible avec l'état de commissaire du sang – il rangea la guitare et se leva pour saluer le convoqué.

« Merci Hal. Entrez monsieur Serpens, asseyez vous. Navré de vous avoir fait patienter autant de temps, il semble qu'il y aie eu des problèmes administratifs. Ce sera assez rapide puisque la nature de votre sang a déjà été prouvé, hmmm, parce que nous appelons corrélation – votre frère ayant déjà passé la commission du sang... »

Bon, ça c'était fait. Ton neutre. Il n'essayait pas de partager le malheur des autres. La vie d'Edwyn était d'un vide sinistre. Comprendre quelqu'un qui avait perdu quelque chose était au dessus de ses compétence, il aurait fallu qu'il aie déjà eu quelque chose ou quelqu'un lui même.

« Nous ferons les formalités à la fin de l'entretien. Si vous voulez bien évoquer rapidement votre famille et me remettre tous les documents écrits que vous possédez prouvant votre nature de sang, s'il vous plait. »


Il ne connaissait pas Jeremias Serpens, sinon il lui aurait parlé. Il aimait bien converser avec les connaissances sang pure qu'il avait, ça tranchait la monotonie du quotidien. Mais celui là était trop jeune et trop différent pour ça. A quarante-six ans, Edwyn le savait, lui avait cessé d'être jeune.

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Jeremias L. B. Serpens


MessageSujet: Re: Dossier Serpens || Bedan Dim 17 Aoû - 11:41

    "À partir de cet instant, je n’avais plus un seul pas à faire, le sol marchait pour moi dans ce jardin où depuis si longtemps mes actes avaient cessé d’être accompagnés d’attention volontaire: l’Habitude venait de me prendre dans ses bras et me portait jusqu’à mon lit comme un petit enfant."

Marcel PROUST



Poudlard avait en sa Forêt Interdite l'une de ses plus grandes et riches réserves animales. Ce n'était jamais sans encombres, ni sans interventions, qu'on gérait de tels lieux. Sous Dumbledore, l'hybride Hagrid avait fait en sorte de manipuler suffisamment d'esprits faibles animaux pour que ces derniers se rebellassent contre Voldemort. Un danger certain. L'une des premières mesures de Tryan de Saint-Clair, une fois arrivé à la tête du Département chargé des Créatures Magiques - celui qu'on aimait tant surnommer RCCM sans aucune raison valable - avait été de mettre le Ministère de la Magie sur le coup. Désormais, eux seuls avaient le contrôle sur les Créatures de Poudlard. Le Ministère Ecossais, non doté d'un tel Département avait laissé l'Angleterre prendre le dessus. Aussi, désormais, le Département Anglais avait toute action sur tous les territoires de l'Intendance. Chose qui rappelait le passif d'un autre Département parti de nulle part...
Quoiqu'il en soit, on continuait à intervenir pour plusieurs raisons. Animaux blessés, rixes, élèves un peu trop aventuriers, demandes de différents commerçants ou professeurs en venin, crins ou résidus de corne de licorne, tout était bon pour que le Ministère Anglais intervînt sur les terres de Poudlard. Il était donc chose courante que de croiser quelques agents expérimentés traverser le parc dans une décontraction qui avait de quoi faire pâlir les plus craintifs et rougir les plus admiratives. Qu'importait, au final, ils ne restaient jamais bien longtemps. Le temps seulement de traverser le parc, et ils s'enfonçaient dans les ombres de l'immense étendue d'arbres, attirés par on-ne-savait quoi de dangereux et de presque mortel.

Jeremias avait souvent l'occasion d'être de ces équipes. Responsable d'une des équipes d'intervention d'urgence, il n'était pas impossible que certains élèves fussent blessés ou en danger et que certains membres expérimentés vinrent contrôler certaines créatures devenues dangereuses.
Cette fois-ci, l'Inquisition de Poudlard avait fait un rapport particulièrement inquiétant sur une possible créature présente dans les lieux. Le professeur chargé de l'Etude des Nuisibles, nul au possible, avait démissionné à la fin de l'année et pas perdu de temps pour quitter les lieux. Personne n'avait été capable de dire clairement quelle bestiole rodait dans les environs de Poudlard, bien que quelques descriptions avançaient de quoi avoir peur. Grey, le prof de Magie-Noire et Madne, celle chargée des Potions, s'étaient accordées pour prétendre que cela avait tout d'un lethifold, créature qu'on n'aimait pas croiser et dont un certain Norbert Dragonneau avait fait une description qui avait de quoi donner des frissons à n'importe qui.
On avait donc fait appel à l'équipe qui se révélait la meilleure en la matière, celle de Serpens et des cinq autres. Trois femmes, trois hommes, le parfait équilibre auquel tenait l'héritier de la célèbre maison. Elle s'entendait à merveille. On y trouvait toute sorte de caractère, allant de plus téméraire au plus scientifique, en passant par la folle et l'amoureux des animaux. Chacun y trouvait sa place de la meilleure manière. Et on continuait à arpenter les terres de l'Intendance toute la journée, ne consacrant que peu de temps à la rédaction des rapports et du reste de la paperasse. Tous se soutenaient avec une volonté de fer, trop habitués des morts et des horreurs autour d'eux pour voir l'un d'entre-eux ne pas revenir d'une intervention.

Jeremias, qui avec Alexander restait le quasi unique Serpens influent du monde à être encore en vie, aimait plus que tout cette équipe. Eux, ils ne savaient guère grand chose sur ce grand brun à l'allure élancée et parfois féminine. On savait le patron courageux. Il avait laissé une partie de jambe à Mlijëv et avait combattu en Irlande contre tous les pièges de ces pourritures de bourbistes. Il en était ressorti vivant, de cette guerre que personne n'avait voulu mais que les terroristes avaient créée. Mais il en avait quasi le seul de toute sa famille. Les Serpens.
Quand leurs amis apprenaient qu'ils travaillaient tous les jours avec celui qui dirigeait cette célèbre et richissime famille, ils s'en étonnaient eux-même. Jeremias n'était rien d'autre qu'un responsable d'équipe sympathique et respectueux, particulièrement courageux et directif, qui aimait que les choses soient bien faites. Quand les interventions ne se finissaient que tard dans la nuit, alors on se retrouvait tous dans une petite auberge perdue dans la campagne. Il arrivait qu'il se décoinçait un peu. On le voyait rire, derrière son écran de fumée de cigarette. Mais au final, dès qu'il quittait ses créatures magiques, ses démons intérieurs finissaient par avoir le dessus. Il s'assombrissait peu à peu, écoutant avec attention ceux qui parlaient autour de lui mais n'intervenant pas. Il souriait sombrement quand tous éclataient de rire, était particulièrement observateur quand certains n'allaient pas bien. Il était là sans être là, et on avait fini par l'aimer pour cela. Oublié le nom, oubliée la famille, oubliés les morts, Jeremias était à la fois secret mais présent. Il avait réussi à installer une distance discrète sans que cela n'affectât ni l'esprit d'équipe, ni la confiance qu'ils avaient en chacun d'eux. La seule fois où cela avait manqué de se briser, c'était quand la petite nouvelle, Eryn, avait tenté d'avoir plus que des conseils et des ordres de son responsable. Elle avait tenté de ramener Serpens dans son lit, et par là-même, s'était totalement trompée sur qui il était. Le lendemain même, elle était affectée dans une autre équipe. Elle mourut deux mois plus tard en Irlande.

« Qu'est-ce qu'on a?
Des descriptions assez vagues. Des élèves ont prétendu avoir vu une petite vague noir sortir à la lisière de la Forêt, en fin de journée, pendant l'été. D'autres ont dit qu'ils fabulaient, et que ce n'était que l'ombre des arbres. Certains parlent de fantômes. Atticus Grey et Hildegarde Madne sont allés voir. Ils n'ont rien vu, mais prétendent que d'après les descriptions des bambins, c'est forcément un lethifold.
Un lethilfol? A Poudlard? Ca a toujours préféré les zones tropicales. Vous y croyez?
Oui et non, répondit Angelina. Rien n'est impossible, à Poudlard. Tu sais ce que disais De Saint-Clair. Après... comment se pourrait-il qu'une créature comme ça soit ici?
Contrairement à l'année dernière, l'hiver n'a pas été rude. L'une de ces créatures a pu venir avant la rentrée, s'isoler pendant l'hiver, et se reproduire ici. L'été sera chaud. Ca n'a rien d'étonnant.
La voix de Jeremias avait une drôle de mélodie. Douce, presque musicale, il y avait en son ton l'histoire de l'aristocratie Serpens. Une façon presque efféminée de dire les choses. Ca avait de quoi rendre folles certaines de ces dames. Se reproduire, ici? Mais il faudrait toutes les conditions réunies. Surtout, des victimes à étouffer. Les indices de l'air sont trop acides pour qu'elles vivent ici. C'était Amfred, le scientifique venu des Mystères il y avait maintenant deux ans, qui parlait.
Alors, elles ne se sont pas reproduites. Mais l'une d'entre-elles est ici, sûrement.
Comment le savoir?
Tous regardaient Jeremias, qui n'avait pas parlé et avait écouté les paroles de ses coéquipiers. J'ai peut-être une idée. Je dois aller en Commission du Sang. Et je pense qu'ils pourront me rembourser le temps et le dossier perdus d'une manière qui nous sera utile. Allez voir les McFusty, pour cette histoire de gamin mordu par un dragon. On revient ici à dix-neuf heures.
Ok. »

Tous acquiescèrent.
Serpens ne disait pas toujours le fond de sa pensée. Cela se limitait à quelques ordres, quelques indications. On ne cherchait pas à en savoir plus, lui qui gérait assez bien son affaire pour qu'on le nommât à un tel poste au Département.

Ils quittèrent tous Poudlard. Eux au nord de l'Angleterre, lui à Londres où l'attendait une bonne heure de perdue et de chiantise administrative qu'il n'avait pas eu envie de revivre une seule seconde depuis qu'il avait vécu le premier épisode.
La Commission du Sang, grand emblème du feu Département de l'Ordre Nouveau. Il s'en foutait des noms, les services étaient le même. Exit Valverde que Maleficus avait particulièrement bien apprécié, bonjour le beau-gosse Witcher et toute sa fratrie à la tête de l'élimination de la vermine sanguine. Jeremias appréciait bien celui qui dirigeait les Witcher. Un homme sympa, avenant, et au regard sensiblement cinglé pour toucher un observateur noir tel que le jeune chef des Serpens.
Son étonnement avait été assez grand lorsqu'il avait appris qu'on avait perdu son dossier. Les choses changeaient-elles? On avait vanté l'administration Valverde, et mis en lumière la sympathie Witcher. L'Irlande avait fait bien des dégâts, même dans l'administration. Pas de quoi réjouir quelqu'un qui ne faisait que fuir ces lieux où l'ennui devenait mortel.

Il arriva au lieu dit, accompagné par un secrétaire qui ne manqua pas d'observer ses fesses quand il se pointa. Ayant repéré le dit regard, Jeremias fit un sourire charmant et séducteur à quelqu'un qu'il méprisait d'être si con et si peu discret. Le gars répondit par un même sourire, perdu entre le regard distancé de Jeremias et ses manières étrangement taquines.
Puis il entra tout en musique dans le bureau d'Edwyn Bedan.

« Ca aurait presque de quoi nous réjouir d'aller en Commission du Sang, votre musique. Salutations, Monsieur Bedan. »

Jeremias s'avança de sa marche élancée et nonchalante, s'installa dans le siège proposé aux "invités" et écouta ce qu'avait à déblatérer quelqu'un qu'il ne connaissait que de nom.
Il connaissait les Bedan mieux que quiconque, eux qui avaient été si liés aux Serpens. Mais Edwyn, connu par le nom ne l'était pas par le visage, préférant l'ombre que la lumière. Chose respectable pour Jeremias, moins pour le reste de la famille. On n'avait donc jamais présenté clairement ce monsieur, bien que désormais il entrait dans le cercle de connaissance de Serpens.

Puis le cérémonial théâtral commença.
Serpens souffla discrètement.
Il aurait bien fumé une cigarette, là.

« J'ai ramené les quatre attestations de Sang-Pur de mes deux frères et de mes deux parents, bien que les trois derniers soient morts. Triste réalité. Voici notre arbre généalogique, approuvé par l'ancien Département de l'Ordre Nouveau en Juillet 2003. Vous vous doutez que je ne vais pas vous raconter toute une famille que tout le monde connait déjà. On en avait tant parlé dans les journaux, dans les livres à succès, dans les discours funéraires, dont celui de Brom. Mes deux parents, William James Alexander Serpens et Maria Anna Ursula Serpens sont de Sang-Pur depuis le Moyen-Âge. Côté maternel, c'est la famille Stuart qui l'emporte, assez connue dans l'histoire de l'Ecosse. Voici sa baguette brisée revenue de Valpo. Il déposa une pièce familiale qu'il chérissait particulièrement. Fille de Benjamin Stuart, et de Andromeda Stuart, ex-Wallace, ma mère travaillait au Département de la Coopération Magique Internationale du Ministère Anglais. J'ai ramené avec moi son dossier qu'on m'a rendu à sa mort. Vous y trouverez toutes les copies de relevés de notes à Poudlard, des lettres de recommandation de Rygger Yaxley et Eris Valverde, sa lettre de Poudlard. Il déposa le dit dossier sur le bureau, autre morceau d'un passé familial tout aussi déchirant que réconfortant. Mon père est le fils d'Alexander Alfred Bryan Serpens, premier du nom et de Jane Serpens, fille Flint. C'est en 1931 que mon grand-père paternel a changé notre nom, originellement Platt, en Serpens. Je ne sais pas vraiment comme il s'y est pris. Notre nom actuel était un troisième nom oublié qu'il valait mieux prendre suite à des exploits mal vus d'un de mes ancêtres. Mon père a également travaillé au Département de Coopération Magique Internationale tout en ouvrant une boutique. Voici son dossier rendu à sa mort. Et voici l'attestation du Secrétariat d'Etat aux Commerces et Industrie du Ministère Ecossais quant à la fiabilité Puriste de la boutique que tient désormais Alexander Serpens, mon frère. »

Jeremias déposa le tout assez calmement, sans vraiment faire attention à ce qu'il faisait. Tout y était. Et pour éviter que cela ne rappelle des choses qu'il avait préféré laisser de côté, son regard se fit encore plus distant et coupé.
Il attendait une réaction du Commissaire, avant de prendre rapidement la parole d'une voix pénétrante et harmonieuse.

« Maleficus avait entretenu une certaine Laeticia Silverleaf de toute notre famille. J'ai pensé que cela vous ennuierait de recopier dans mon dossier ce qui est déjà inscrit dans celui de mon petit frère. J'ai demandé à Monsieur Witcher l'accès à son dossier. J'en ai demandé une copie qui m'a été donnée à l'instant pour cette Commission. Vous y trouverez la même chose que ce je viens de vous dire, en plus de quelques informations supplémentaires. Si jamais l'histoire de chacun des Serpens vous intéresse. Il posa le dossier sur le bureau. Maleficus aimait renseigner des exploits de nos ancêtres. »

Il n'avait pas dit cela d'un air mélancolique ou nostalgique, mais d'un ton distancé et calme.
Un fait rien qu'un fait. Il n'arrivait pas à mettre des sentiments dans sa voix.


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Edwyn Bedan


MessageSujet: Re: Dossier Serpens || Bedan Mar 19 Aoû - 15:17

Connaissait-il les Serpens ? Avec un tout petit peu d'honneteté, Edwyn Bedan répondait non. Oh, il connaissait les faits, les dates. Il connaissait bien l'histoire, il connaissait rarement les gens. C'était réellement un solitaire, et le buzz ne l'intéressait pas. Les grands discours héroiques et larmoyants sur les gens qui sont morts, ça ne les fait pas revenir. Ca ne change rien pour eux. Etait-il au courant que les parents de Jeremias Serpens étaient morts ? Que Tom Jugson avait tué son frère ? Il le savait, mais ça ne l'intéressait que moyennement. Comme ça ne l'avait intéressé que moyennement lorsque son père était mort. Bien sur, il avait été triste, c'était logique. Mais il n'était pas expansif. Ne savait pas faire. Toute la sensibilité qu'il pouvait avoir était passé dans la musique, et comme on lui avait interdit la musique...Edwyn Bedan n'aimait plus grand chose, ne savait plus aimer grand monde. C'était bien les gens, en réalité, le problème. Parce qu'il aimait le droit. Il était capable de s'enthousiasmer pour un traité de droit pénal, mais les émotions, la tristesse, la compassion et l'empathie, ça lui passait complètement au dessus.

Dans un autre monde, peut-être. Mais l'autre monde n'existe pas. N'existera jamais. Il était simplement là, dans un petit bureau assez bien rangé, avec ses dossiers, à faire un boulot répétitif, mais utile, et l'utilité, après tout, c'était le principal. N'est-ce pas ? N'est-ce pas ? Il ne pouvait pas répondre à la question, et s'il s'y arrêtait trop longtemps, la réponse lui faisait autant peur que le monde qu'il n'y fréquentait pas. La vraie vie était dangereuse. La vie d'Edwyn Bedan ne l'était pas, parce qu'elle était presque irréelle. Il vivait dans un monde où les obstacles étaient intellectuels, dans un monde où s'il envoyait les gens en prison, ça n'avait pas de conséquence, parce qu'il ne traitait qu'une donnée. Il voyait le monde comme un programme intellectuel, et ce qui sortait de ce programme ne le regardait pas. Les nés-moldus sont dangereux, éliminons les nés-moldus. Ni plus ni moins. Comment on les éliminait, ça ne le regardait pas.

Etait-il là pour faire peur pour autant ? Pour faire du mal ? Certainement pas. Edwyn Bedan ne retirait aucun plaisir sadique à interroger des gens. Il écoutait, gentiment, il observait, notait les détails physique concernant les menteurs pour accréditer sa théorie comme quoi on pouvait reconnaître les impurs à leur physique, remerciait les gens, était aimable. Il n'était pas là pour leur faire du mal. Simplement pour étudier leur cas : s'ils n'avaient rien à se reprocher, ils ne faisaient que se croiser. Sinon, pour vous, c'est le début de la fin. Il sourit simplement à Jeremias Serpens :

« Vous n'avez à craindre la commission du sang uniquement si vous avez des choses à vous reprocher ou que vous êtes un impur, monsieur Serpens. Je suppose que ce n'est pas votre cas ? »

Le ton était égal, interrogateur, aimable, comme s'ils parlaient de la pluie et du beau temps. Edwyn Bedan était un homme relativement placide, et son humour était pince-sans-rire, en bon anglais qu'il était. Il écouta patiemment le jeune homme dévider ses explications, notant et étudiant le dossier en même temps. Bien sur, il y avait la loi sur le sang. Elle donnait un cadre légal à tout cela et permettait de ne pas avoir de problèmes pour ce type de dossier, assez simple à régler.

« Bien. Voyons par rapport à la loi sur le sang. Lettres de scolarité, tout y est. Arbre généalogique, tout à fait. Certificats de naissances et de décès, parfait. Certificats de travail, parfait. Je peux voir le votre ? Je vous remercie. Prenez une cigarette, le cendrier est juste à coté de vous. Attestation d'une personne établie comme sang pure par la commission du sang certifiant le lien de parenté avec votre famille paternelle, de même pour la famille maternelle, c'est correct. Parfait. »


Il tamponna certains documents et remis les pièces à Jeremias, avant de prendre un formulaire blanc sur son bureau :

« Monsieur Jeremias Lucius Basilius Serpens, né le 3 Janvier 1979 à Bristol, âgé de 27 ans, résidant à Ashton Court, de nationalité britannique, est déclaré sang pur. Voilà votre certificat du sang. Veuillez ne pas le perdre, aucun duplicata ne vous sera délivré. »
Il commença à ranger ses affaire, c'était la fin de la journée pour lui aussi. « Bonne journée, monsieur Serpens. »
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MessageSujet: Re: Dossier Serpens || Bedan

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Dossier Serpens || Bedan

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