POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage



avatar
Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 12/01/2014
Parchemins postés : 104



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Pr Hildegarde M. Madne


MessageSujet: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott Mer 3 Sep - 9:14

Potions Magiques — Cycle III — Cours n°1





Spoiler:
 

« Pousse-toi de là, chéri, tu me gênes vois-tu. Tiens, op, prends donc ces deux valises. Monsieur mon chéri, tu prendras celle-ci. Tu es adorable ! Mais tu feras bien attention. Des produits sont fragiles. Grand sourire. Mon dieu ! Mais quel temps merveilleux ! Il pleuvait à seau, ce qui ne l'empêchait pas d'arborer une robe verte émeraude aux épaulettes d'argent, une ombrelle verte et des lunettes de soleil. Je t'ai manqué mon petit perroquet? Oh ! Allez, marchons, la compagnie ! »

La petite troupe traversa ainsi silencieusement le parc de Poudlard, tandis que le professeur Madne s'éblouissait des merveilles du château qu'elle n'avait quitté que deux mois. C'était souvent ça, quand elle partait plus d'une semaine. Elle oubliait tout, et quand elle redécouvrait les beautés de ce qu'elle venait de laisser, elle en était toute chose.
Et pourtant, il n'y avait strictement rien de réjouissant à voir. Sans élèves, Poudlard faisait presque peur. Pas un bruit, pas un oiseau. Tout était d'un silence particulièrement pesant, comme si l'Ecole se trouvait en deuil. Pourtant, la harpie traînait ses frusques dans tout le château, dans l'attente de trouver une victime. Se dire qu'elle était plantée tout là-haut, dans sa tour, rassurait celle qui se trouvait plus que bas que terre la plupart de l'année. Elle était assurée de ne la croiser que peu, et c'était tant mieux. Lestrange avait de quoi faire peur à un mort, et Hildegarde avait bien assez vu d'horreurs dans sa vie pour ne pas aller en chercher d'autres.

Elle ne vivait que lorsque les élèves étaient là. Ils étaient, pour la plupart, sacrément cons, mais ils la faisaient rire et vivre. Elle oubliait tous les petits tracas du quotidien et s'amusaient à les voir tous en train de grandir et de vivre. Jamais elle n'avait eu d'enfants. C'était eux, ses enfants. Particulièrement les Serdaigle qu'elle aimait chouchouter et regarder de très près. Sans indiscrétion, évidemment.
Malgré le pourquoi de la chose, elle avait été effondrée d'apprendre la mort de Kane et de Mulciber. Au moins, s'était-elle dit, "ils se sont rejoins tels Pyrame et Thisbé, là où personne ne pourra venir les détruire à nouveau". Elle se consolait par cette évocation, déifiant par là les deux jeunes amants qu'elle appréciait pourtant bien. Elle s'était jurée de les protéger, plus particulièrement elle, quand elle avait su pour leur amour. Elle savait que cette Ecole finirait par les tuer, qu'un jour, Platt leur tomberait dessus. Son inefficacité à la direction de Poudlard avait provoqué l'action de ces cinglés de Bedan et de Yakovski, même s'ils étaient bougrement intelligents.
Platt, d'une certaine manière, les avait détruits sans véritablement le pouvoir. C'était là le plus dangereux, avec cette femme. Même avec de bonnes intentions, elle réussit toujours à faire le mal autour d'elle.
Haine totale.

Elle retrouva son bureau de blanc décoré et peint. Si on ne l'avait pas su, personne ne se serait imaginé qu'on se trouvait dans les cachots de Poudlard. Les sortilèges qu'elle avait installés permettaient de couper l'humidité, les fenêtres magiques donnaient une vue sensiblement belle du parc de Poudlard alors qu'elle ne pouvait le voir d'où elle était. La chaleur de la cheminée cassait le froid ambiant. Elle s'était construit son petit havre de paix, et elle en était bien contente. Ainsi coupée du monde, elle pouvait alors le disséquer encore mieux et découvrir ses plus improbables secrets. Elle en était déjà toute excitée, elle qui avait passé toute sa vie à rechercher des réponses aux questions qu'elles se posaient.

Une semaine plus tard, une fois la rentrée faite et la château repeuplé, elle vivait à nouveau. On la voyait déambuler dans les couloirs, gratifiant d'une petite tape sur le torse ces grands messieurs Brigadiers de la Police Magique et de petits sourires fiers à ses petits canassons qu'elle revoyait.
Une petite première année passa près d'elle, le matin de son premier cours avec le troisième cycle. Elle était d'une taille particulièrement petite, ressemblant presque à une naine. Face à la grande Madne, c'était assez drôle à voir. La Maîtresse des Potions arrêta sa course folle, regarda la petite en baissant la tête et balança vaille que vaille un « Ma pauvre chérie, tu es ridicule » avec un sourire de compassion avant de disparaître dans les escaliers qui menaient aux cachots.
Vite vite, fuyons la harpie ! Elle courrait presque, plus vite que les élèves, tandis que la cloche sonnait. « En retard, nous sommes en retard. Vite, vite ! En retard ! » Et sa touffe de cheveux bondissant dans tous les sens, elle provoquait l'étonnement des élèves qui en deux mois avaient oublié à quel point cette femme pouvait être excentrique.

Quand elle déboula dans sa salle de classe, les trois-quarts des élèves étaient déjà là. Ce que les septièmes années étaient chiants à mourir avec leurs bonnes règles et leur obéissance ! Elle arriva en trombe, son immense robe rouge volant avec elle, ses boucles d'oreille en forme de fraises rebondissant un peu partout. Elle courut jusqu'à une place libre au milieu des élèves et s'installa parmi eux, derrière une table, et attendit.
Les derniers élèves arrivèrent et Hildegarde reprenait son souffle. Elle avait pris une mine particulièrement sérieuse et motivée et attendait, comme tout le monde, le début du cours.

Puis elle tourna la tête, repéra la trogne d'Isaac Bedan, lâcha un petit « Oh ! Quelle gourde ! » et se leva, laissant la place libre à côté d'un endormi qui n'avait même pas remarqué sa présence. Elle avança à grandes enjambées vers le jeune Serpentard.

« Bedan, chéri ! Elle posa ses mains gantées de cuir rouge sur les épaules d'Isaac. Dieux, ce que tu t'es musclé pendant les vacances ! C'est judicieux, mon petit. Je me disais il y a quelques jours, "mon dieu, il serait tout de même bien que ce pauvre Bedan choppe du muscle, il s'envolera à la première tempête sinon !" Ah ! Puis elle sortit de sa robe, d'on ne savait où précisément, une cigarette, son porte-cigarette en or et un petit peu de poudre bleu. Elle la saupoudra sur le bout de sa cigarette qui s'alluma sous le même coup et enfourcha le poison dans sa bouche. Puis elle se retourna vers l'arrière de la classe. McFusty ! Ma belle belette ! Alors te voilà. Tu aurais pu faire mieux, aux BUSEs, hein, ma chérie. Tu aurais pu avoir treize au lieu de douze, mais comme disait le grand McDonowell "Une marche se gravit que lorsque le pieds se met en route ! ». Grand homme. »

Puis elle fit son habituelle inspection des lieux, slalomant entre les tables et les différents élèves. Elle tirait une tronche de déçue, devant l'un qu'elle pensait ne jamais revoir et qui s'accrochait à être un bon élève alors qu'il était complètement nul. Grand sourire, pour celle-ci aux cheveux magnifiques et dont elle demanderait le secret à la fin du cours.
Elle arriva enfin à son bureau et regarda la petite assemblée.

« Je me doute bien que c'est sûrement la tempête dans vos petits estomacs, mais il faudra bien supporter deux heures de potion mes chers ! Elle observa l'élève qui se tenait devant. Ses yeux étaient très intéressants. Elle s'approcha d'elle. Quels yeux, ma chère. Ah ! Les figues et les diamants de Mère Nature. A l'automne, on dit que les feuilles pourries sentent l'éjaculation d'un athlète olympique. Figgy, Fidgerald Dwaritsch, faisait autrefois un pudding qui guérissait le blues et bannissait l'acnée. Une professionnelle de la vie, comme on n'en croise jamais ! Elle retourna à son bureau. Alors, alors, alors. Je suis obligée de passer par là, c'est un peu comme le poète qui doit avant tout être dramaturge pour qu'on accepte de le regarder. Vous voilà dans la cour des grands, et il vous faudra faire des miracles, mes chéris. Cette année, les ASPICs vous attendent et je n'espère pas que vous me montrerez ce que vous savez faire depuis la première année. Je m'en contre-fiche éperdument. Vous allez devoir prouver que vous devenez de vrais Sorciers, et que la Magie vit en vous. Qu'elle est là, qu'elle palpite. Vous allez devenir des artistes. Finies les potions respectées à la lettre. Il va falloir aller au-delà. Vous réalisez votre potion, c'est bien. Déjà la moyenne. Et c'est pas simple. Mais il vous faudra redoubler d'inventivité. Y mettre du vôtre. Ce sera votre potion. Votre préparation. Vous aurez à imaginer que ce vous préparez, c'est votre vie que vous construisez. Et je peux vous assurer que vous y arriverez si vous le voulez bien. »

Elle aspira une bouffée de cigarette assez large, de manière classe et fine, avant de reprendre la parole.

« Bon, ça c'est fait. Quelqu'un ici aurait le génie de m'énoncer une des trois Lois de Golpalott, je vous prie? Elle leur fit un grand sourire. Bedan est le seul à avoir eu l'honneur d'un Felix Felicis au bout du fil, mais quelques points dès le début de l'année ne vous seront pas de trop ! »

Elle s'installa sur son bureau, fit un coup de baguette qui mit en route le gramophone et laissa échapper une musique de rock anglais des années soixante. Puis ses deux grands yeux se posèrent sur la classe, dans l'attente de la voir vivre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 26/02/1992
Âge du joueur : 26
Arrivé sur Poudnoir : 08/03/2014
Parchemins postés : 250



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 7PV
Kimeria MacFusty Origins


MessageSujet: Re: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott Sam 6 Sep - 0:28

Voir un dragon dévorer un homme, ça vous changeait un enfant. Pourquoi cette phrase maintenant ? Vous comprendrez, un jour peut être …
Kim n'était pas de ces enfants que l'on pouvait dominer, les impressionner oui, les dominer était plus difficile, puisque leur caractère légèrement soumis ne laissait de place qu'à peu de monde, on ne se bat pour quelqu'un que si on y trouve un intérêt, mais elle non. On semblait l'avoir oublié, comme si elle n'était plus la paria qu'elle avait été. Étrange d'ailleurs, Poudlard n'en était que meilleur selon elle. Et puis, il n'y avait pas que ça.
La joie du contrat social retrouvé, l'amitié prospère qu'elle entretenait avec Eileen, mais pas que. En ça, les massacres dans l'arène n'avait eu que pour effet de dégoûter la petite MacFusty de la nature humaine, elle avait rencontré de formidable personne …


********************************************


La plupart des gens attendaient de voir qui allaient être les tributs, mais pas elle. Kimeria était assise là, avec ses parents, son frère et ses plus jeunes cousins, son oncle étant resté à la maison en cas de problème draconique et sa sœur faisait partie du RCCM chargé de s'occuper des animaux des jeux.
Les gens criaient et buvaient à foison, un peu trop selon son goût, elle ne se sentait pas très à l'aise dans ce milieu. Elle ne comprenait pas vraiment comment on pouvait être aussi calme ou excité à l'idée de voir des gens mourir, c'était risible. Né-moldus, terroristes, moldus, qu'importe, l'acte restait barbare. D'un coté, elle en voulait à sa famille de ne rien faire, de l'autre elle savait qu'ils étaient pieds et poings liés. Alors elle s'asseyait là, attendant que cela se termine pour rentrer chez elle.
Si elle ne faisait pas partie des familles privilégiées, le clan MacFusty était tout de même considéré comme appartenant plus ou moins au ministère, et n'avait donc pas à se trouver avec les familles plus 'pauvres'. Cela dit, ils ne connaissaient personne dans leur entourage, signe qu'ils n'étaient pas si connus que ça. À défaut de la loge d'honneur, c'était déjà ça. Tout ça aurait pu n'avoir aucune importance …

Au lieu d'être assise à sa place, la petite Kimmy avait décidé de s'accouder à la rambarde, ne pouvant cacher sa joie d'être ici, le regard dans le vide.

« On s'ennuie ici, pas vrai ?»

Elle se retourna, un peu surprise d'entendre que quelqu'un d'inconnu s'adressait à elle, avec un accent étranger en plus. Étonnée, elle se retourna pour voir de qui il s'agissait. Une jeune fille de ses âges, rousses, les cheveux frisés, plutôt belle et clairement attirée par la mode, si on en jugeait à sa tenue.

« Si je suis là, c'est à cause de ma mère, elle travaille à la coopération magique internationale.»

Lui adressant un sourire sympathique, la Poufsouffle le lui rendit. La jeune fille lui tendit la main pour se présenter :

« Maï Beaufort, enchantée.»


********************************************


Et voilà comment la timide Kimeria MacFusty se fit une nouvelle amie. C'était plutôt anodin, un coup de chance diraient certains. Cela aurait pu se limiter à ça, si elles ne s'étaient pas revues le lendemain, et le surlendemain, et le jour d'après encore une fois, jusqu'à sympathiser. Les réformes d'Eccleston au ministère avaient amené du monde des autres pays, c'était le cas de la famille Beaufort, enfin, de la mère de cette jeune fille là, célibataire, travaillant depuis des générations avec l'Angleterre. Voilà ce qui avait conduit Maï à quitter Beauxbâtons pour se rendre à Poudlard, et être répartie à Poufsouffle, la même année que son amie de vacances. Voilà pourquoi Kimeria était heureuse, elle avait une nouvelle amie, et bien qu'elle ne partageait pas grand chose, elles s'entendaient plutôt bien, désormais, elle n'était plus seule et n'avait plus vraiment besoin d'aller ennuyer Eileen, même si elle restait très attachée à elle. Elle connaissait sa voisine, et cela changeait de l'année précédente, où elle avait souvent été seule, plus maintenant, plus jamais …

Kimeria servait de guide à sa nouvelle amie, et il se trouvait que les deux jeunes filles avaient cours de potions, autant dire que sans connaître un minimum les cachots, c'était mal barré pour trouver son chemin. Installée à l'avant dernière table, les deux jeunes parlaient, enfin, surtout Maï, Kim l'écoutait volontiers se plaindre de l'uniforme et de l'endroit peu accueillant, cela la changeait.
Et puis il y eut un coup de vent, le professeur Madne entra en trombes dans la classe, avec sa démarche d'autruche pressée. Ses cheveux sautant au rythme de ses longues enjambées pour arriver à sa place, au centre de l'attention des élèves et de la classe. Surprise, la petite frenchie ne put cacher son étonnement devant le spectacle cocasse, ce dernier nécessitait quelques explications. Se penchant, Kim répondit à voix basse à LA question : qu'est ce que c'est que ça ?

« C'est le professeur Madne. Elle est un peu excentrique, mais elle est gentille ...»

Et voilà, la phrase à peine terminée qu'elle s’esclaffait en s'adressant à un Serpentard, ou à elle même, difficile de réellement le savoir. Et puis elle s'alluma une de ses cigarettes, effectuant le geste avec une certaine élégance qui la caractérisait si bien, elle et ses lubies aussi théâtrales que plaisantes, du moins quand on en était pas victime. Contre toute attente, elle se tourna vers Kim, sans prévenir, et ce fut bien la jeune Poufsouffle qui fut visée par ses paroles, toujours pleines de … folie … non sans un certain goût d'ailleurs.

« McFusty ! Ma belle belette ! »

Il pouvait paraître étrange d'appeler quelqu'un ma belle belette, mais la jeune fille ne s'en inquiéta pas, elle acceptait là l'étrange compliment et regarda son professeur, non sans une certaine appréhension de la suite, l'effet de surprise sans doute, mais sans lui en vouloir, elle savait que le professeur Madne était quelqu'un d'attentionné.

« Alors te voilà. Tu aurais pu faire mieux, aux BUSEs, hein, ma chérie. Tu aurais pu avoir treize au lieu de douze, mais comme disait le grand McDonowell "Une marche se gravit que lorsque le pieds se met en route ! ". Grand homme. »

Kim lui répondit par un sourire amical, mais pas gêné, l'encouragement était là, derrière la formulation alambiquée, mais cette petite pointe de considération lui fit un bien fou, si bien qu'elle en oublia presque d'être le centre de l'attention de tous durant l'espace d'un instant.

La diva continua son tour d'honneur sous les regards parfois admirateurs, tantôt surpris et amicaux, de ses bambins qu'elle pouponnait avec une finesse toute caractérisée. N'était pas Hildegarde Madne qui veut.
Enfin la cantatrice des potions retourna à sa tribune pour l'éloge de son œuvre, de sa vie.

« Je me doute bien que c'est sûrement la tempête dans vos petits estomacs, mais il faudra bien supporter deux heures de potion mes chers ! Quels yeux, ma chère. Ah ! Les figues et les diamants de Mère Nature. A l'automne, on dit que les feuilles pourries sentent l'éjaculation d'un athlète olympique. Figgy, Fidgerald Dwaritsch, faisait autrefois un pudding qui guérissait le blues et bannissait l'acnée. Une professionnelle de la vie, comme on n'en croise jamais !»

Maï parut choquée par l'expression, mais pas tant que ça si on en jugeait sa capacité à rapidement comprendre la perversité où Kim ne voyait là qu'une tournure étrange et pas vraiment compréhensible.

« Alors, alors, alors. Je suis obligée de passer par là, c'est un peu comme le poète qui doit avant tout être dramaturge pour qu'on accepte de le regarder. Vous voilà dans la cour des grands, et il vous faudra faire des miracles, mes chéris. Cette année, les ASPICs vous attendent et je n'espère pas que vous me montrerez ce que vous savez faire depuis la première année. Je m'en contre-fiche éperdument. Vous allez devoir prouver que vous devenez de vrais Sorciers, et que la Magie vit en vous. Qu'elle est là, qu'elle palpite. Vous allez devenir des artistes. Finies les potions respectées à la lettre. Il va falloir aller au-delà. Vous réalisez votre potion, c'est bien. Déjà la moyenne. Et c'est pas simple. Mais il vous faudra redoubler d'inventivité. Y mettre du vôtre. Ce sera votre potion. Votre préparation. Vous aurez à imaginer que ce vous préparez, c'est votre vie que vous construisez. Et je peux vous assurer que vous y arriverez si vous le voulez bien. »

C'était sa manière à elle de présenter son art, sa façon d'appréhender le monde. Quand on veut, on peut. C'était un peu le credo de cette pervenche du compliment, capable de s'extasier sur la nature et de la sublimer l'instant d'après, une poète parfois incomprise, c'était ce que pensait Kim au fond.
Et pourtant elle était directrice de Serdaigle alors qu'elle se rapprochait plus de Poufsouffle dans son attitude, du moins la jeune MacFusty aurait adoré l'avoir en directrice de maison, mais voilà, elle n'avait pas vraiment de problème avec le professeur Madne et savait qu'en cas de problèmes, elle pourrait trouver une oreille attentive et compréhensive, quelque chose de rare à Poudlard.

« Bon, ça c'est fait. Quelqu'un ici aurait le génie de m'énoncer une des trois Lois de Golpalott, je vous prie? Bedan est le seul à avoir eu l'honneur d'un Felix Felicis au bout du fil, mais quelques points dès le début de l'année ne vous seront pas de trop ! »

Elle avait beau avoir eu sa BUSE de potion et apprécier le professeur Madne, Kimmy n'était pas une excellente élève de potion, mais elle travaillait cette matière et l'appréciait avec ce professeur si particulier. Elle n'était pas en avance sur le sujet et acceptait volontiers d'apprendre. Ainsi elle regarda sa voisine lever la main avec d'autres élèves … dont elle était presque sûre qu'Eileen en faisait partie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 14/01/2014
Parchemins postés : 353



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Magda Grey


MessageSujet: Re: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott Dim 7 Sep - 16:43

"Magdaaaaaa"

Une voix retentit dans le dortoir, et elle était certaine de connaître cette voix, mais elle savait aussi que cette voix n'avait strictement rien à faire dans le dortoir des filles. La tête toujours plongée dans ses coussins, les rideaux de son lit baldaquin toujours tirés, les yeux fermés, elle tentait de se convaincre qu'elle n'entendait pas qu'on lui hurlait après.

"Magda"

Cette fois-ci, c'était une voix féminine, proche d'elle qui la réveilla. On tira les rideaux de son lit avec violence, et avec un grognement, elle chercha à taton ses lunettes pour les poser sur son nez.

"Quoi à la fin, on ne peut pas dormir ici ?"

Sa camarade de chambre, habituée à sa mauvaise humeur du matin, haussa les épaules et lui jetta un t-shirt sur la tête.

"Habille-toi et dis à Witcher d'arrêter de gueuler en bas des escaliers, tu veux."

Elle enfila son t-shirt, la tête encore dans son oreiller et descendit les escaliers menant à la salle commune. Elle apostropha Garry quand elle l'aperçut :

"Qu'est-ce que t'a à gueuler comme un goret qu'on égorge dés le matin Witcher ?
Engels veut savoir si tu seras là à l'entrainement"

Sérieusement, c'était pour ça qu'il l'avait tiré de son sommeil ? Elle soupira, le regard mauvais.

"Sérieusement ? Évidemment que je serais à qui tu crois parler ? La coupe des quatre maisons, ça se gagne dés le premier jour de l'année. Tu fais chier !"

Witcher lui jeta un regard noir, mais rien de grave, ils avaient l'habitude entre gens de l'équipe. Ça râlait, ça s'insultait, mais ils s'aimaient bien et s'entendaient bien. Ils formaient une équipe soudée, même si le départ de H, leur capitaine, avait provoqué une fracture qu'ils avaient parfois encore du mal à ressouder. Elle remonta dans son dortoir, et passa rapidement sous la douche pour se laver. L'avantage des dread ? Pas besoin de se sécher les cheveux ou de se coiffer, un élastique suffit.

Quinze minutes plus tard, elle était prête, ses manuels dans son sac, plumes, parchemin, et baguette en main, elle descendit déjeuner. Potions, premier cours de la journée pour elle. Ce n'était pas son cours préféré. Ne sachant pas ce qu'elle ferrait après Poudlard si elle n'était pas prise dans une équipe de Quidditch, elle gardait ses options ouvertes, et l'étude des potions et des élixirs étaient souvent demandé. C'était une discipline qui demandait une patience que Magda avait rarement.

Seul point positif, elle aimait bien Madne. Completement allumée, si la jeune rouge et or n'était pas passionné par la matière dispensée, elle adorait la prof qui était un contenu de folie et de bonne humeur comme on en avait rarement vu. Elle avait ses chouchous, dont Magda ne faisait pas partie, et qui subissaient ses commentaires farfelus. Comme le pauvre Bedan. Elle eut un ricanement franchement amusé, avant que son sourire se transforme en grimace quand elle entendit parler de la loi de Golpallot, elle n'avait jamais su la retenir. Elle tenta de se rappeler, mais impossible. L'antidote d'un poison doit être composé de la somme de ... Non pas moyen. Elle laisserait d'autre Gryffondor briller pour rapporter des points à leur maison.

____________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 10/03/1981
Âge du joueur : 37
Arrivé sur Poudnoir : 17/09/2013
Parchemins postés : 267



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Isaac Bedan


MessageSujet: Re: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott Dim 7 Sep - 23:28

Les potions avaient toujours été la matière préférée d'Isaac, et cela se confirmait d'année en année. Dès son entrée à Poudlard, il avait manifesté quelques dispositions pour la discipline ; par la suite, il avait pu bénéficier des conseils de quelques potionnistes de renom, dont sa cousine Ruth Alexïeva, maître des potions, qui semblait avoir de l'intérêt pour lui. Il l'avait vue deux ou trois fois durant les vacances d'été ; elle lui avait prêté des livres, tout en lui donnant des indications sur les mélanges qu'il devrait réaliser pour progresser. L'oncle Wiltord n'avait pas émis la moindre objection lorsque son neveu lui avait demandé l'autorisation de s'exercer à l'art des potions ; au moins, il s'intéressait à quelque chose de scolaire, c'était déjà ça. Le gamin avait mis à profit les jours qu'il passait confiné à Krakendor pour confectionner diverses mixtures, dont un Polynectar très réussi qui lui valut les compliments de Ruth (mais que l'oncle Wiltord confisqua dans la foulée), et des potions de soins qui trouvèrent leur place dans les réserves de la famille.

Les potions étaient le seul cours qu'il attendait avec impatience à Poudlard. L'année précédente, il s'était suffisamment illustré pour gagner une minuscule fiole de Felix Felicis, qu'il n'avait pas encore utilisée. L'excentrique professeur Madne était le seul adulte qu'il prenait plaisir à rencontrer et à saluer dans le vaste château ; les cachots étaient probablement l'unique endroit où il n'était jamais passé pour un crétin fini, à la différence des autres cours où il n'avait généralement rien à dire en public. En potions, il était sûr de ses connaissances, et savait qu'elles étaient au-dessus de celles d'un élève moyen, et il n'avait donc pas d'appréhension à parler. Dans les autres cours, lorsqu'il devait parler devant tous les autres, il bafouillait, et donnait l'impression d'être stupide. Cela l'énervait au plus haut point et lui donnait envie de cogner ceux qui se moquaient de lui ; en potions, au moins, il n'avait pas cette tentation. C'était un travail qui satisfaisait son besoin de tranquillité et s'accordait avec son caractère volontiers tatillon, ce qui expliquait son application et son succès dans cette discipline.

Contrairement à son habitude, en entrant en potions, il ne s'empressa pas de gagner le fond de la salle de classe ; il s'arrêta au deuxième rang, assez près pour ne rien perdre du seul cours qui l'intéressait réellement, et tira de son sac ses affaires qu'il disposa en une pile bien nette. Il avait pris des notes durant ses lectures de l'été, de sorte qu'il était désormais l'heureux possesseur de deux cahiers de potions, un personnel et un réservé aux cours. Il avait pris les deux au cas où ; peut-être pourrait-il utiliser ses notes de lecture pour améliorer ses résultats et arracher un O en potions, la seule matière où il pensait en être capable.

Il était occupé à dessiner sur son cahier lorsque quelqu'un le prit fermement par les épaules, le faisant sursauter si vivement qu'il renversa son flacon d'encre à changement de couleur. Ce n'était autre que le professeur Madne qui venait – le gamin se sentit blêmir – le complimenter sur sa musculature. Jill allait la tuer si elle s'amusait à peloter ainsi son copain... Il ne trouva rien à répondre à l'enseignante, et se contenta de prendre sa baguette magique pour nettoyer l'encre qui s'était répandue sur sa table et ses affaires. Oui, il avait pris du muscle. L'oncle Wiltord, lassé de son caractère difficile, lui avait fait faire de l'exercice chaque jour durant les vacances, estimant qu'une saine fatigue empêcherait son neveu d'avoir de nouveaux accès de violence. Jill n'avait pas détesté cette nouvelle carrure plus virile ; rien que pour cela, il valait le coup de s'astreindre à ces efforts. Mais de là à s'imaginer qu'un professeur viendrait faire des commentaires sur son physique... Isaac fut soulagé lorsque Madne le laissa, aussi brusquement qu'elle l'avait abordé, pour fondre sur une Poufsouffle qu'elle appela « belette ». Vraiment cinglée, cette femme. Le gamin lança un regard piteux à Jill avant de se remettre à dessiner sur son cahier redevenu propre par la grâce d'un sort.

Le cours commença, par l'habituel rappel de l'imminence des ASPIC, mais sur un ton moins conventionnel que dans les autres cours. Ils étaient priés, en potions, d'être des artistes, et pas seulement des élèves sérieux. C'était peut-être ce qui séduisait Isaac dans cette discipline. C'était une science exacte, en même temps qu'un art. Un rien pouvait faire des merveilles inattendues – ou créer un cataclysme. La plume suspendue à mi-chemin entre l'encrier et le cahier, il avait cessé de dessiner pour écouter attentivement l'enseignante. Elle disait exactement ce qu'il avait éprouvé, parfois, en essayant d'aller au-delà des instructions des grimoires. Imaginer ce que l'on veut créer, et s'imaginer que c'est sa propre vie qui bouillonne dans le chaudron. C'était cela, très précisément cela.

Personne n'aimait les potions, en général. Pourquoi, Isaac ne parvenait pas à le comprendre, lui qui préférait cette matière à toutes les autres. Quoi qu'il en soit, il ne fut pas surpris que la question du professeur Madne sur les lois de Golpalott ne rencontre aucun écho. Trop compliqué, trop technique, pas assez spectaculaire, probablement. Le gamin laissa passer quelques instants, observant la classe, puis, agacé par le silence qui s'installait, leva la main :

-Professeur ? La troisième loi de Golpalott établit que l'antidote d'un poison composé doit être égal à plus que la somme des antidotes de chacun de ses composants.

Cette troisième loi l'avait marqué davantage que les autres, parce qu'il avait eu du mal à en comprendre les implications ; il avait même dû demander des éclaircissements à Ruth à son sujet. Il n'avait pas eu le droit de travailler sur les poisons et avait dû se contenter de la théorie ; peut-être ferait-on de la pratique avec Madne, songea-t-il avec espoir en reprenant sa plume.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 21/11/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 12/03/2014
Parchemins postés : 574



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Eileen A. Anderson


MessageSujet: Re: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott Mar 9 Sep - 23:38

Le départ d’une nouvelle année était toujours une étape importante dans la vie d’un élève, tout autant que les examens qui clôturaient celle-ci. Si Eileen était passée avec des notes plutôt honorables à ses ASPICs, elle n’en demeurait pas pour autant un génie, ce que ses parents lui avaient bien fait comprendre pendant les dernières vacances. Parlons-en, des dernières vacances, riches en émotions c’est le moins qu’on puisse dire. Elle avait vu les jeux de Londres, la barbarie personnifiée et ne savait toujours pas vraiment si elle devait se réjouir ou non de ce qu’il s’y était passé. Elle préférait ne pas trop y penser. A la place elle avait l’autre élément majeur qui avait façonné son été et l’avait rendu si exceptionnel et inoubliable : la rencontre avec Jeremias Serpens. Bien sûr elle le connaissait déjà de nom, là n’était pas le problème mais le rencontrer lui permis de voir plus loin, de vouloir comprendre l’homme sous le masque d’héritier droit et distant. Oui, cette rencontre était un cadeau du ciel et impliquait encore plus pour Eileen que ce qu’elle pouvait imaginer pour le moment. Elle avait souvent pensé à lui après, pour ne pas dire constamment, elle restait une adolescente de 16 ans après tout. Et si elle n’avait pas de petit carnet pour regrouper tous ses sentiments elle ne manquait pas de les ressentir un peu plus chaque jour. Cependant elle n’avait pas perdu le Nord, avait rencontré son cousin, découvert son affinité, s’était entraînée et mourrait d’envie de mettre tout ça en pratique, voir comment elle se débrouillait en duel. Elle avait vu Kimeria aussi et si la rencontre avec les dragons était assez impressionnante elle n’irait pas jusqu’à dire que ce court séjour dans les Hébrides fut de la plus haute importance.

C’est heureuse qu’elle arriva à Poudlard, même si elle pensait ne pas pouvoir revoir Jeremias de sitôt à cause des cours. Elle avait calmement assisté à la répartition, applaudissant modérément les nouveaux venus dans sa maison, elle ne s’en fichait pourtant pas, bien au contraire mais n’avait jamais apprécié l’excès.

Le premier cours vint donc, potions. Elle n’avait pas encore croisé Kimeria pour le moment et elle comptait l’aborder ici. Cependant la Poufsouffle arriva avant elle et quand Eileen entra, au bout de la file et qu’elle alla s’installer elle ne put s’empêcher de remarquer que Kimeria semblait s’être fait une amie. Abasourdie, son corps se mit un instant sur pause. Comment était-ce seulement possible ? Ce n’était pas bon. Pour une fois, Eileen Anderson se sentait menacée, par une Poufsouffle très probablement sang-mêlé en plus. Elle avait peur que cette dernière ne s’introduise de trop dans la vie de la petite MacFusty et qu’elle réussisse à prendre la place (pourtant si durement acquise) d’Eileen dans le cœur de cette dernière.
Cependant Eileen se reprit bien rapidement, ne montrant rien de l’incompréhension et du soudain doute sur ses capacités et ses projets qui l’envahissaient. Elle se contenta simplement d’envoyer un sourire amical à Kimeria et d’aller s’asseoir à sa place, au second rang. Elle vit avec joie sa cousine s’asseoir à côté d’elle avant que Regina ne le puisse et lui offrit un sourire reconnaissant avant d’observer Madne dans toute sa splendeur, lancer l’année.


« Je me doute bien que c'est sûrement la tempête dans vos petits estomacs, mais il faudra bien supporter deux heures de potion mes chers !
Quels yeux, ma chère. Ah ! Les figues et les diamants de Mère Nature. À l'automne, on dit que les feuilles pourries sentent l'éjaculation d'un athlète olympique. Figgy, Fidgerald Dwaritsch, faisait autrefois un pudding qui guérissait le blues et bannissait l'acné. Une professionnelle de la vie, comme on n'en croise jamais ! Elle retourna à son bureau. Alors, alors, alors. Je suis obligée de passer par là, c'est un peu comme le poète qui doit avant tout être dramaturge pour qu'on accepte de le regarder. Vous voilà dans la cour des grands, et il vous faudra faire des miracles, mes chéris. Cette année, les ASPICs vous attendent et je n'espère pas que vous me montrerez ce que vous savez faire depuis la première année. Je m'en contre-fiche éperdument. Vous allez devoir prouver que vous devenez de vrais Sorciers, et que la Magie vit en vous. Qu'elle est là, qu'elle palpite. Vous allez devenir des artistes. Finies les potions respectées à la lettre. Il va falloir aller au-delà. Vous réalisez votre potion, c'est bien. Déjà la moyenne. Et ce n'est pas simple. Mais il vous faudra redoubler d'inventivité. Y mettre du vôtre. Ce sera votre potion. Votre préparation. Vous aurez à imaginer que ce que vous préparez, c'est votre vie que vous construisez. Et je peux vous assurer que vous y arriverez si vous le voulez bien. »


Elle avait auparavant embarrassé quelques élèves et Eileen ne put s’empêcher d’ouvrir de grands yeux ronds en entendant le professeur Madne s’exprimer à propos des feuilles mortes. Elle trouvait ça horriblement déplacé mais tenta de se concentrer sur la suite, sûre qu’elle y trouverait d’autres choses plus intéressantes. Si Eileen avait toujours été assez bonne en potions et qu’elle avait aussi pas mal potassé ses livres pendant l’été elle reconnaissait volontiers que le programme de cette année paraissait relativement hors-de-portée. Mais si Madne leur assurait qu’ils pouvaient le faire …

« Bon, ça c'est fait. Quelqu'un ici aurait le génie de m'énoncer une des trois Lois de Golpalott, je vous prie? Bedan est le seul à avoir eu l'honneur d'un Felix Felicis au bout du fil, mais quelques points dès le début de l'année ne vous seront pas de trop ! »

Elle connaissait ce nom, Golpalott, elle l’avait vu dans ses livres, forcément. Elle pensait même se souvenir d’une des règles. Elle aurait voulu se lever, clamer haut et fort qu’elle connaissait la réponse mais en était-elle seulement capable ? Pas vraiment. Elle n’était pas effrayée par le fait de prendre la parole en public, non, même si elle restait plutôt toujours à sa place comme on le lui avait enseigné. Mais elle craignait plutôt de changer, d’abandonner sa posture parfaitement passive et de devenir active dans cette relation avec l’apprentissage, comme elle faisait avec l’élémentalisme. Sauf qu’elle n’était pas prête pour le reste, elle continuait à se contenter de rester le cul bien au chaud sur sa chaise, les mains jamais plus hautes que le bureau. De toute manière le temps qu’elle y réfléchisse Isaac Bedan s’était levé, au moins les points reviendraient à sa maison quand même. Pendant qu’il énonçait la loi elle réfléchit. C’était dit tel quel, comme inscrit dans le livre. Il régurgitait en somme. Mais peut-être fallait-il passer par là pour devenir des artistes, maîtriser parfaitement la théorie en connaissant toutes les notions par cœur sans même les modifier un chouïa pour mieux les sublimer ensuite. Elle ne savait pas tout à fait mais cherchait à comprendre alors elle resta attentive à la suite, sûre que Madne continuerait à captiver l’auditoire, comme d’habitude.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 13/09/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 12/01/2014
Parchemins postés : 103



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Jill Witcher


MessageSujet: Re: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott Jeu 11 Sep - 16:41

Elle n'aimait pas les potions. Bon, si elle était un peu objective, à moins de lui proposer un cours intitulé « lettres magiques contemporaines » et « poésie sorcière » assorti de « shopping pratique », il n'y avait pas énormément de choses, voire rien du tout, qui plaisaient à Jill Witcher à Poudlard. Et encore moins désormais, puisqu'elle redoublait. Certains professeurs avaient changé et si elle aimait bien Bryarson, elle aurait bien aimé virer quelques anciens, à commencer par Grey et son regard pervers, et Madne et sa folie perpétuelle, et il fallait bien le dire, totalement épuisante. Dire qu'on avait failli interné Susan Mulciber et que cette folle enseignait à Poudlard...cela dit, une folle dirigeait Poudlard, alors elle supposait qu'il ne fallait pas réellement attendre grand chose de cette école. Lorsqu'elle croisait Bellatrix Lestrange, Jill se faisait toute petite, comme le reste du monde. Tous les élèves avaient gardé à l'idée la torture et rares étaient ceux qui sortaient du rang. Elle ne s'y essayait plus. Une punition comme celle ci avait suffit. Et retourner à Poudlard s'était assorti d'une terreur pure lorsqu'elle avait réalisé que oui, Lestrange était toujours là, elle aussi.

Il fallait qu'elle réussisse, qu'elle se tire de cet endroit où être enfermée lui pesait chaque jour un peu plus. Cela ne faisait que peu de temps qu'elle était rentrée, pourtant Jill aurait rêvé de repartir, le plus vite et le plus rapidement possible, loin d'ici, très loin. Elle aurait aimé pouvoir écrire en paix, sans devoir aller en potions magiques, matière où de toute façon, elle n'aurait pas plus la moyenne cette année que l'année dernière, parce qu'elle n'y comprenait rien, n'en voyait pas l'utilité, quoiqu'elle fasse. Et ce ne serait pas faute, cette année, d'avoir essayé de travailler...du moins l'espérait-elle.

En attendant, ce cours promettait d'être aussi barge et presque malsain que les autres. Si au moins Madne s'était tapée toute seule son délire, mais non, elle les associait à sa folie. Jill, qui espérait qu'on lui ficherait la paix, quant à elle, se demandait bien ce qu'elle fichait au deuxième rang, chose rare en ce qui la concernait...Mais bon, Isaac ne lui avait pas réellement laissé le choix en l'occurrence. Elle s'abstint de tous commentaires : il ne ralait pas lorsqu'elle faisait quelque chose qu'elle aimait, elle n'allait pas raler pour les potions. Pas trop. Non, il fallait juste espérer que la prof allait la laisser tranquille, à sa place, qu'elle pourrait noter tranquillement et essayer de comprendre, en paix...participer ? Il ne fallait pas trop lui en demander tout de même. Déjà, qu'elle suive le cours méritait des applaudissements nourris.

Ca allait devenir compliqué, cependant, si Madne s'y mettait. Surtout pour causer de son copain. Jalouse ? Tout à fait et elle l'assumait pleinement. Autant dire que Hildegarde Madne eut droit à un regard assassin. Et lorsqu'elle partit harceler quelqu'un d'autre, heureusement, d'ailleurs, elle aurait presque râlé sur Isaac lui même s'il n'avait pas eu l'air aussi désolé et adorable...et puis c'était vrai que cette nouvelle carrure lui donnait un coté encore plus séduisant. Jill se contenta donc d'un sourire amusé et lui glissa discrètement :

« Apparemment, tu plais surtout aux femmes plus âgées que toi...ça va, tu es à l'aise dans ton rôle de puma ? »

Ce n'était qu'une plaisanterie : si effectivement Jill avait un an de plus qu'Isaac, elle ne se jugeait pas vieille et il ne lui semblait pas vraiment correspondre à la définition de couguar. En attendant, ça n'avançait pas ses histoires de potions. Elle n'avait aucune idée de ce que pouvaient être les autres lois de Golpalott, sinon qu'il y en avait effectivement au moins deux autres – puisqu'il y en avait une troisième. Mais ça, ça ne méritait pas un O en potion, donc Jill s'abstint simplement de commenter, attendant la suite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 15/10/1987
Âge du joueur : 30
Arrivé sur Poudnoir : 30/08/2014
Parchemins postés : 37



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Malcolm C. Lewis


MessageSujet: Re: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott Lun 20 Oct - 1:10

Dire qu'il était heureux d'être de retour à Poudlard serait un euphémisme, le jeune homme n'était pas heureux, il se sentait littéralement revivre. Non pas que côtoyer son père, ainsi que sa tante, soit une plaie mais, Malcolm n'était guère intéressé par leurs discours qui avaient tendance à tourner en rond et puis, la passion de son père pour les magico-bus, n'était pas la sienne décidément. Peu importe, il était là désormais, assis au fond de la classe, observant le professeur de potions.

Il l'aimait bien cette professeur, elle était excentrique mais, ce n'était pas forcément une mauvaise chose. Au moins, sortait elle du lot, ne se souciant guère de ce que les autres pouvaient penser de ses façons de faire, ou peut-être se trompait-il lourdement, Malcolm n'était pas doué en ce qui concernait les autres. Sans être complètement insociable eh bien, il s'en foutait à vrai dire, des autres. Les élèves autour de lui ? De sympathiques personnes sûrement or, aurait-il été seul que cela aurait été la même chose pour lui, il aurait tout aussi bien participé au cour.

Quoi qu'il en soit, le jeune homme était plutôt excité pour les semaines à venir, crée sa propre potion, quelle idée brillante ! Bien entendu, cela serait difficile, voir très ardu mais, c'était là tout l’intérêt d'un tel défi, si tout était simple, ou serait le plaisir ? Quel genre de potion cela devrait être ? Un genre de poison ? Ou au contraire un remède ? Une potion pour donner plus de pouvoir, ou alors pour faire voler vers les cieux (tel un dragon aux ailes déployer et, immense), les possibilités était infinie.

Lewis, aimait les potions car, celles-ci le fascinaient, mélanger des ingrédients spécifiques afin d'obtenir un résultat tout à fait surprenant, c'était presque mieux que de bêtement lancer un sort (quoiqu'un sort demandât également beaucoup de doigté). La magie, une chose puissante, vivre sans elle devaient être une vraie torture. Cela dit, il n'était pas dans cette situation et, le professeur venait de poser une question. Malheureusement, il n'eut le temps d'y répondre, un autre élève ayant réagi bien avant lui, répondant avec une certaine précision comme s'il récitait un livre.

Un certain Isaac, s'il s'en rappelait bien, Malcolm n'avait pas la mémoire des noms, pas plus que celle des visages, ce gars-là il avait déjà dû lui parler, au moins une fois, peut-être. C'était souvent comme ça, peut-être aurait-il eu la réponse néanmoins, il avait été trop lent à réagir, ce qui était dommage. Pas de point pour sa maison, tant pis, elle y survivrait de plus, la cour de potion était encore loin d'être fini. Sortant de sa torpeur, le jeune homme se concentra plus, plongeant son regard dans le manuel de potion, tout en gardant une oreille attentive au cour.

Certaines illustrations du livre étaient horribles, voire dégueulasse, d'autres présentaient des planches botaniques de plantes utiles aux potions, tout ceci étaient très intéressants en tout cas. Souriant, le jeune sorcier caressa les pages du livre du bout des doigts, s'imaginant qu'un jour il serait capable de créer toutes les merveilles décrites dans le vieux grimoire. Oh, bien entendu, il ne pensait pas devenir un maître des potions toutefois, il n'était pas encore interdit de rêver n'est ce pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 22/01/1990
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 29/12/2013
Parchemins postés : 856



Pensine
Mon casier judiciaire est:
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Nash Collins


MessageSujet: Re: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott Mer 22 Oct - 13:17

Poudlard. Retourner faire ses études après l’été qu’il avait pu passer était presque incongru. Tyscha semblait la plus atteinte des deux jumeaux par la perte de leur mère. Elle se noyait dans son chagrin, ne parvenant pas à relever la tête alors que son frère avait transformé sa peine en une colère intérieure. Il n’en voulait pas forcément au Ministère de la Magie qui avait exécuté la peine de mort mais plutôt aux moldus, à ce satané moldu de père qui avait vraiment gâché toute son existence. Il était ainsi revenu à Poudlard avec une rage intérieure en lui, devenant agressif avec ses camarades de dortoir. Déjà qu’il n’était pas des plus sociables, cela ne le rendait pas davantage et les premières années en avaient déjà eu l’expérience. L’un d’eux s’était retrouvé avec le nez en sang après lui avoir demandé à deux reprises le chemin pour se rendre en classe de métamorphose. Il aurait dû comprendre qu’il n’était pas d’humeur tandis pour lui…

Premier cours de la journée : celui de Potions. Sans aucune conviction, le garçon suivit sa sœur jusqu’au cachot qui leur servait de salle. Les yeux rougis de Tyscha lui indiquèrent qu’elle n’allait certainement pas tarder à craquer une fois de plus. Il n’avait pas le courage de la supporter une fois de plus, de la réconforter comme ça dès le matin et décida de ne pas s’asseoir à ses côtés. C’était déjà un petit fait marquant que les deux jumeaux ne soient pas collés l’un à l’autre et trahissait une mésentente. Le garçon repéra une place libre et s’y installa ne prenant pas garde à la personne partageant l’autre place. C’est après avoir sorti ses affaires qu’il déteigna lui jeter un coup d’œil reconnaissant de suite la batteuse de Gryffondor. Grey, ça devait être ça son nom.

Madne commença son show. Cela avait le don d’agacer le Serdaigle qui n’était pas d’humeur pour supporter son côté extravagant et trouva un intérêt certain à affiner la pointe de sa plume. IL jeta un regard rapide vers Tyscha qui ne semblait pas aller mieux, bien au contraire. Celle-ci n’étant pas à ses côtés, il ne pourrait pas compter sur elle pour lui arranger sa potion et devrait se débrouiller seul. Peut être qu’il parviendrait à obtenir quelques conseils ou notes de la personne à sa gauche ? Volontaire ou non. .. Le jeune homme l’observa un peu plus attentivement pour tenter de la cerner davantage, se fichant des propos de sa directrice de Maison.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 21/11/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 19/10/2012
Parchemins postés : 239



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Anastazia Vodianova


MessageSujet: Re: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott Dim 2 Nov - 20:25

Sommeil lourd. Il fallait dire que cette fois-ci la Poufsouffle n’arrivait pas à se réveiller, elle grognait dans son lit en même temps que ses camarades de dortoir faisait du bruit en s’habillant. Au moins s’était-elle lavée la veille au soir et étant donné qu’elle ne se maquillait pas elle allait gagner un temps précieux. Quand elle réussit finalement à se sortir de son lit les cris des autres filles la percutèrent.

« On a potions là, j’en peux plus. »

Grognait une petite brune qui sautillait en essayant de coiffer ses cheveux.

« Oh non. Pas cette folle de Madne, ils n’ont aucune pitié pour nous dans cette école. »

Avait rajouté une rousse tout en mettant un peu plus de mascara sur ses cils comme si c’était le pire des calvaires et la pire des choses pouvant arriver à Poudlard.

« Moi je l’aime bien, elle change des autres. »

C’était la dernière arrivée du dortoir, une petite gamine timide, elle enfilait ses chaussettes et s’apprêtait à aller attraper ses chaussures.
Les deux autres filles haussèrent les épaules, considérant cette intervention comme nulle et non avenue.

Anya elle se retourna vers la fille, qui devait donc avoir 17 ans, comme la majorité des élèves de 7ème année et ajouta après un sourire.


« Vrai ? Vous l’avez depuis quand comme prof ? »

La fille lui fit un sourire. Visiblement elle ne la connaissait pas, ou alors elle se foutait des rumeurs, l’un comme l’autre allait parfaitement à Anastazia.

« Depuis l’année dernière, je l’aime bien, elle a un style atypique et elle est complètement folle mais drôle, tu verras. Moi c’est Jenny. Tu t’appelles comment ? »

Manifestement elle ne la connaissait pas. Pendant que la dite Jenny lui expliquait de quoi il en retournait Anastazia s’était rapidement changée.

« Moi c’est Anastazia, contente de te rencontrer Jenny. »

Mais Ethan, le chat d’Anastazia se mit à feuler comme un fou et sauta au visage de la pauvre Jenny, pourtant si sympathique qui l’attrapa et le jeta au sol avant de s’enfuir de la salle. Elle devait garder de belles marques de griffures sur le visage. Anastazia voulut lui courir après mais quand elle arriva dans la salle principale Jenny avait disparu. Tant pis. Pour une fois ce n’était pas vraiment de sa faute. Elle remonta, caressa son chat comme s’il ne venait pas d’attaquer une de ses camarades de dortoir et attrapa son sac pour se rendre en cours.

Comme promis, la certaine Hildegarde Madne était un personnage réellement haut en couleurs, ce qui plut immédiatement à Anastazia et promettait de la voir s’intéresser de plus près à cette matière durant cette année.
Anastazia n’avait même pas pensé au fait qu’elle aurait pu avoir faim, une exception notable pour elle, jusqu’à ce que la dame le mentionne, pas sympa, son ventre gronda donc si fort que pour ne pas l’entendre il aurait fallu être sourd. Il ne fallait jamais lui suggérer qu’elle pouvait avoir faim sinon cette dernière arrivait immédiatement.
Elle ignora l’insinuation de la femme aux cheveux roux, de toute manière elle ne comprenait pas grand-chose.
Des artistes. Ça lui plaisait, elle avait toujours préféré l’improvisation et l’imagination au fait de respecter les recettes et sortilèges à la lettre. Elle sentait qu’elle allait réellement se sentir bien dans ce cours et c’était plus qu’un bon point pour elle.

Elle ne connaissait pas les lois de Golpalott, elle n’avait malheureusement pas appris son manuel par cœur mais écouta un Serpentard répondre puis le gramophone se mettre en route et la Poufsouffle se laissa porter par la musique, plutôt agréable ma foi. Finalement le début de cette année de reprise n’était pas si mauvaise que ça dans l’ensemble.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 12/01/2014
Parchemins postés : 104



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Pr Hildegarde M. Madne


MessageSujet: Re: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott Dim 9 Nov - 18:40

Ils étaient enfin tous là, à la regarder. Elle avait ce petit côté orgueilleuse qui lui donnait d'agréables sensations à se voir ainsi observée par un public qu'elle aimait à divertir. Actrice et comédienne dans l'âme, elle l'avait toujours été et continuerait à l'être. Elle se serait terriblement ennuyée, d'ailleurs, si elle n'avait pas ajouté d'illusions et d'excentricités à sa personne. Ennui qui l'aurait menée à la folie, et qui avec ses manoeuvres d'actrice d'opérette lui permettait d'atteindre un niveau de folie finalement aussi proche que la mort. Mais folie sublimée est toujours plus intéressante qu'une vie à mourir d'ennui. On s'arrêtait donc là pour les questions, on ne se posait ni en victime, ni en bourreau, on ne faisait que continuer sa petite route sans regarder derrière soi.
Ces élèves étaient sûrement d'innombrables enfants qu'elle n'avait jamais pu avoir. Ce sentiment maternel qui l'attirait toujours, cette irréalisation qu'elle tenait pourtant de réaliser sans cesse ne l'intéressait que parce que quelque chose de mauvais s'en tirait. Elle était heureuse à se dire qu'elle se trouvait être dans le pire endroit du monde pour un cerveau qui se forme mais qu'elle, au moins, leur permettait un éclair de vie. C'était surtout elle, qui avait besoin de cet éclair. Elle avait besoin de ces gamins là, en pleine formation, en pleine construction personnelle, pour se dire que tout n'était pas perdu. Qu'il restait un espoir. L'espoir qu'ils comprennent. L'espoir de trouver cette ultime solution, cet engagement qui la tenait en haleine depuis qu'elle avait découvert les préciosités de la science des potions.
Ils lui permettaient de vivre. La réciprocité était-elle possible?

Pour ce qui était de parler, par contre, personne ne s'était précipité sur elle. Elle avait au moins compris la différence entre le niveau de Poudlard et le niveau université. Ici, ils attendaient qu'on leur serve tout cuit un savoir à consommer, là-bas, ils auraient au moins eu l'intelligence de prendre dix minutes de leur temps pour lire les trois Lois de Golpalott afin que le cours soit plus intéressant pour tout le monde. Qu'importait. Ils n'en étaient pas moins mignons.
Bedan avait énoncé la plus connue, la plus importante mais la plus complexe des trois. Une fois chose. Elle lui fit un clin d'oeil quand il osa prouver qu'il n'était pas aussi con que le reste de la bande, une bonne chose quand on voulait aller loin dans cette société. Du moins, ça dépendait de quel oeil on regardait cela.

« Bravo Bedan, qui je le crains, a du passer au moins huit heures sur d'innombrables ouvrages de l'immense bibliothèque de Poudlard ! Où pensez-vous aller, vous autre, si vous passez votre temps à poser vos fesses sur des chaises inconfortables de bois à attendre qu'une hippie dégénérée vienne vous donner ce que vous pourriez trouver dans un livre lambda de potions élémentaires. Comprenez qu'il faut créer les choses. Ce cours aurait pu être tellement plus intéressant si vous aviez accepté de bosser un minimum afin d'avoir suffisamment de bases et de semoule pour faire un bon plat. Tant pis pour vous. »

Elle vit un signe vers le tableau, avec sa fine baguette, et avec une délicatesse qui montrait qu'elle avait appris, comme toute bonne Sang-mêlée qu'elle était, les bonnes manières de la Haute pour mieux y entrer, et s'y faire voir.
La loi que Bedan avait donnée s'était écrite sur le tableau. La coutume pédagogique de Madne aurait sans-doute imposé qu'elle discute avec eux de tout cela, qu'ils en retirent quelque chose. Mais leur passivité excessive ne lui donnait qu'envie de faire un cours magistral, comme à de vulgaires troisièmes années. Ils seraient confinés dans leur inactivité, elle perdait moins de temps et tout irait pour le mieux.

« Je n'ai pas besoin de vous apprendre à écrire sur une feuille, je suppose, à dix-sept ans révolus on sait le faire. Bedan fait remporter dix points à sa maison. Il n'est pas le plus intelligent, mais le plus audacieux. Ca finit toujours par payer, n'est-ce pas Mademoiselle Witcher? Bien. Continuons, les chéris. Cette loi est sûrement la plus importante car elle montre combien l'équilibre des choses importe en tout, et surtout en potions. Un poison de toute sorte a son antidote. Un poison composé a plusieurs poisons, jusque là ça tombe sous le sens. Autrement dit, un antidote "composé" doit être capable de fournir l'ensemble des antidotes de l'ensemble des poisons du poison composé, et un autre. C'est une Loi qui me semble importante, notamment parce qu'elle indique bien l'erreur à ne pas faire en cas d'empoisonnement. Mettons que Mademoiselle Anderson se retrouve contaminée par un poison qui l'obligerait à sourire un peu plus souvent. Ce qui ne ferait pas d'elle une personne moins belle qu'elle ne l'est déjà. N'est-ce pas, ma petite tulipe? Bien. Si ce poison se trouve être composé et que vous ne donnez qu'un antidote à l'un des nombreux poisons présents, vous n'aiderez pas notre chère et belle Eileen. Pire encore, mes louveteaux, vous pourriez faire entrer cet antidote en contact avec un des poisons, le rendant lui-même poison à nouveau. Et vos génies vous imposent cette limite non négligeable: le temps, qui court et n'attend pas que vous trouviez un antidote. Que faire? »

La question des antidotes était complexe. On la voyait en détail aux cours d'Universités, tant les nuances et les paradoxes ne pouvaient être compréhensibles que pour des personnes ayant un minimum et sérieux bagage concernant les potions.
Mais cela ne les empêcherait guère de réfléchir à la composition de cette magie qu'ils employaient tous les jours. La comprendre, pour mieux se comprendre eux-même et partir le plus vite possible d'un servage qui allait les tuer petit à petit. Elle avait été à la botte de ses parents, de sa famille et ne voulait pas que quiconque le soit à celle d'autre. Mais elle n'avait évidemment pas l'esprit mental suffisament lucide pour se rendre compte que le régime de Voldemort n'avait rien d'une avancée sociale majeure, aidant la science et les personnes.

Elle avait toujours pensé que de mauvaises personnes faisaient de mauvaises choses sur le dos de bonnes. C'était sa vision de Platt, l'ancienne Inquisitrice, disparue de Poudlard en même temps que Valverde était tombé de son Intendance. Elle n'avait jamais aimé cette femme car elle voyait en elle la perversité même. Elle s'était appuyée sur une bonne chose pour en faire de mauvaises, dirigée vers le mensonge et la malhonnêteté.
Les malhonnêtes payent toujours leur manque de franchise et leurs hypocrisies. Elle en était persuadée.

« Quelqu'un a, parmi vous tous, une idée à me proposer? Comment peut-on savoir, d'après les symptômes sont ceux d'un poison composé, quel antidote "composé" il leur faut trouver le plus vite possible? Je vous écoute. »

Elle les regarda, s'installa sur son propre bureau, jambes tombantes, et fumant sa longue cigarette fine. La musique continuait à diffuser une mélodie à la fois stimulante et reposante. Les années Rogue étaient loin derrière eux tous.

« Ah, j'allais oublier l'essentiel, mes lapins. Les deux autres Lois de Golpalott n'ont pas été clairement énoncées par notre cher et beau Golpalott, mais par l'un de ses élèves qui avait assisté à quelques uns de ses cours. Il est donc possible de les considérer de sa pensée, mais pas de son écrit. De plus, elles peuvent demander plus de nuances ou d'interprétation. La seconde Loi est la suivante: "Toute potion ingurgitée par trois fois son contenu limite entraînera perte de soi." La seconde règle s'inscrivit au tableau, sous la première. Perte de soi n'est pas précisé. Potionnistes et Médicomages se prennent le bec à ce propos, puisqu'on ne sait évidemment pas quelles sont les dites "limites" d'un contenu d'une potion quelconque. Enfin, la troisième, découlant de la première, est comme suit: "Une perte de soi ne trouvera fin que par un sevrage complet de la personne sous trente-six." Trente-six, quoi, me demandez-vous, petits curieux? Je ne le sais pas. Personne ne le sait. Cependant, l'indication du sevrage est d'une logique renversante, nous en convenons tous ici, mais elle a aidé bien des personnes au moment de sa découverte. »

Elle ria soudainement, crachant de sa fine fumée dans l'air tandis que, comme par magie, le disque avait fait quelques bons dans le gramophone, ne laissant qu'à penser que ce dernier était sûrement aussi rayé que l'esprit d'Hildegarde.

« Je songeais à ce pauvre William qui pensait qu'il s'agissait de trente six jours et qui avait pris une triple dose de Morte Vivante, la Goutte, précisons. Il ne s'est jamais réveillé, cet imbécile. On n'a jamais su pour la date, mais il a eu la débilité de croire que le contenu limite par trois fois dépassé tenait d'une triple dose non mesurée. Cet homme me fait encore rire, même trente-six pieds sous terre. Enfin ! Revenons-en à nos chèvres, et répondez à mes doutes et questions, godelureaux en joie ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott

Revenir en haut Aller en bas

Cycle III | Cours n°1 — ASPICs & Golpalott

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Poudlard
-