POUDNOIR
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Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs

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MessageSujet: Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs Mer 3 Sep - 11:59

Alexander Bartlett Bryarson, qu'on devait désormais appeler professeur Bryarson, était arrivé depuis peu à Poudlard et n'était pas foncièrement très à l'aise dans son nouveau costume de professeur. Le retour à la vie civile avait été non pas compliqué, mais rude, et un peu brutale. Ca lui faisait bizarre de devoir raccrocher son uniforme pour mettre un costume et pourtant il fallait bien qu'il le fasse, aussi il s'exécutait. Malgré tout, il restait dans tout ce qu'il faisait un reste d'attitude militaire, une manière d'incliner ses chapeaux comme des bérets. Oui, il se différenciait des autres pékins qui erraient sur cette terre, eux qui n'avaient rien d'autre à faire que s'arrêter en pleine rue pour bloquer le chemin d'un ancien officier de l'Intendance, qui lui marchait au pas réglementaire, six kilomètres heures, quoiqu'il se passe,  Alex avait pris le plis et marcherait comme cela toute son existence.

Donc il était là, en costume. Il y avait des gens qu'il connaissait à la table des professeurs, d'autres moins. La folie de certains l'amusait : il trouvait Madne poétique et jugeait qu'elle ferait une bonne héroine de roman. Lestrange et Grey satisfaisaient son goût pour le sang et la folie, et Todd celui pour les plaisanteries militaires typiques d'un corps de garde. Il semblait d'ailleurs improbable d'imaginer, et pourtant c'était le cas, qu'ils ne se soient pas très bien entendus à Poudlard : l'eau avait depuis coulé sous les ponts, mais il n'en gardait pas un bon souvenir. Il fallait aussi prendre en compte qu'à l'époque où Alexander était à Poudlard, il était l'un des seuls sang mêlés à Serpentard, et que les sangs purs prenaient un malin plaisir à l'emmerder. Il avait du apprendre tôt à se défendre, finalement. Peut-être était-ce cela qui lui valait aujourd'hui de bien s'entendre avec Todd, d'avoir eu du caractère. Bryarson gageait plutôt que son nouveau collègue ne se souvenait pas du tout de lui avoir pourri la vie lorsqu'ils étaient adolescents, et au passage, qu'il ne devait que se rappeler du colonel Bryarson. Qu'importait, finalement.

Il y avait aussi Zoé, celle qu'il connaissait le mieux sans doute, puisqu'ils se connaissaient bien depuis Poudlard. Peu intéressé par la divination parce qu'il était nul dans cette matière – et de toute façon, l'avenir ne l'intéressant que comme concept poétique – Alexander s'était rapidement bien entendu avec l'ancienne Poufsouffle. Ils avaient souvent travaillé ensemble à l'armée et aujourd'hui encore ils se fréquentaient souvent. Ainsi il était devenu habituel, dès les premiers jours de la rentrée, de la voir tirer les cartes pour Bryarson, lui prédisant toujours des résultats plus farfelues et fantaisistes les uns que les autres, au grand amusement de l'ancien militaire.

« Rah, ça ne veut rien dire tout ça. Je t'offre un verre après les cours ? »

Bryarson dans toute sa splendeur : cinquante et un ans, toujours mince, toujours le sourire aux lèvres et toujours l'objet de rumeurs de la part de ses élèves, surtout la gente féminine qui le trouvait beau et charmant, toujours du genre à draguer, y compris ses propres collègues, et Zoé en partie. De toute façon, la fin du petit déjeuner arrivait et il devait aller faire cours aux troisième cycle. Il quitta la table parmi les derniers, le temps de repasser à son bureau, prendre des documents et de s'arranger pour faire venir, avec l'aide des brigadiers, un détraqueur dans la salle attenante, inoccupée, à sa salle de classe. Il y restait enfermé, entouré de patronus pour ne pas bouger. Ceux ci s'annuleraient lorsque les élèves devraient s'exercer, mais les officiers resteraient pour surveiller le tout.

Alexander rejoignit sur ces entrefaites la salle de classe, qu'il avait laissée ouverte. Les élèves y étaient entrés, donc, et c'était un peu le chaos dans cette grande salle lumineuse et claire : il n'aimait pas l'obscurité. Il entra cependant d'un pas décidé :

« Alors, vous êtes les troisièmes cycles et vous avez défense absolue, c'est bien ça ? »  Ca avait l'air en tout cas. Il continua : « Bonjour à tous. » Si les élèves avaient regagné leur place et s'ils étaient à peu près silencieux, ça n'avait rien de brillant, et cela heurtait son sens de la hiérarchie militaire : « Hem...bien. J'attends de vous, lorsque je rentre dans cette salle, que vous vous leviez et que vous me saluiez. Je ne suis pas votre ami, je ne suis pas vos parents, je suis votre instructeur. Je me fais comprendre ? » Il sourit devant la mollesse des élèves : « Ca veut dire que vous allez vous lever maintenant et me dire 'bonjour professeur'. » Une fois qu'il eut obtenu ce qu'il voulait, il approuva d'un signe de tête : « Beaucoup mieux. Repos.  Bonjour à tous, donc, je suis votre nouveau professeur de Défense Absolue, Alexander Bryarson. Cette année, nous vous préparons entre autre à vos examens, mais surtout à vous défendre. Je sais que vous étudiez la magie noire et elle peut être utile en combat, moi je suis là pour vous apprendre d'autres techniques pour lutter contre divers ennemis. Des questions ? Pas de questions, formidable, nous pouvons commencer. »

Il haissait la magie noire, n'en faisait aucun mystère, et était définitivement porté sur la magie blanche, ça tombait bien, c'était ce qu'il enseignait. Il fit un mouvement de baguette, et pendant que le titre du cours s'écrivait il commenta :

« Ah, au fait, deux précisions. A chaque cours, je veux que vous ayez vos livres et vos baguettes. Il y aura de la pratique à chaque séance et je vous donnerais une petite dissertation à faire pour la semaine suivante. Je ne suis pas méchant, je note correctement mais je n'aime pas le retard et si vous ne me rendez pas vos copies à temps je vous saquerais. Bavardez si vous voulez, à vos risques et périls, je ne répète jamais et si c'est le bordel, je vous sanctionne illico. Prenez note maintenant du sujet de la dissertation, ce sera : « La complexité du sortilège du Patronus » ou au choix « Les effets de l'enchantement du Patronus »  en dix lignes minimum. »

Le titre du cours prenait à présent tout son sens puisqu'il s'intitulait patronus et détraqueurs. Alexander fit le tour de son bureau, et s'assit dessus, de manière très détendue. Il n'était pas méchant, pas un bourreau, et il demanda très tranquillement :

« Alors, est-ce que quelqu'un peut éventuellement nous parler des détraqueurs ? Qu'est-ce vous en savez, globalement, d'où viennent-ils, que font-ils, comment on les combats, ce genre de choses. Je vous écoute. »
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Magda Grey


MessageSujet: Re: Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs Dim 7 Sep - 13:06

La rentrée signifiait beaucoup de chose pour Magda Grey. Le premier, et le plus important aux yeux de l'adolescente, le retour du Quidditch. En tant que membres de l'équipe des Gryffondor, elle avait accès au terrain pour pouvoir s'entraîner quand elle le voulait, et c'était ça qu'elle voyait en premier. Le second aspect, c'était qu'elle retrouvait ses amis, et les gens de sa maison après deux longs mois de vacances. Et enfin, dernier aspect, les cours recommençaient. Ils étaient arrivé hier dans la soirée, avec le Poudlard Express, avaient dîné, entendu le discours de l'Inquisitrice Lestrange, puis était monté se coucher. Les horaires avaient été distribué au petit-déjeuner ce matin. Aucun répit puisque les cours commençaient dés la première heure.

Si Magda n'était pas mauvaise élève, on ne pouvait dire qu'elle était cancre pour autant. H, malgré sa place de chef de l'Elite, n'avait jamais brillé pour ses capacités intellectuelles. C'était un bon combattant, un bon ami, un très bon joueur de Quidditch, et un chef sur qui on pouvait compter, mais on le voyait rarement briller dans les cours théoriques. Membre le plus éminent de leur maison, c'est son image qui s'était imposée comme celle du Gryffondor type. Brillant combattant, mais avec peu d'intelligence au compteur. Magda n'avait rien fais pour donner une autre impression. Elle se situait dans la moyenne, mais comme H, les cours théoriques l'ennuyait assez vite, elle préférait la pratique, et elle n'avait jamais dis non pour taper sur quelques têtes récalcitrantes.

Qui disait début d'année, disait nouveaux professeurs. Ca devenait une mode qui n'étonnait plus personne. A Poudlard, les professeurs défilaient plus vite que l'éclair, et certains ne duraient que quelques mois. Les Inquisiteurs demandaient l'excellence, et ils entendaient bien la trouver. Cette année, trois nouveaux professeurs au programme, deux hommes, une femme, elle n'avait pas retenu leur nom, mais papy lui avaient dit qu'ils étaient tout les trois d'anciens militaires qui étaient revenus à la vie civile.

Des militaires, il ne manquait plus que ça, bientôt, ils marcheraient tous au garde à vous, un béret kaki vissé sur la tête. La Gryffondor n'avait rien contre le kaki, pas plus que contre les bérets, mais l'école restait un lieu d'amusement pour elle, aussi bien que d'apprentissage. C'était sa dernière année après tout, et si bon nombre de ses camarades savaient ce qu'ils voulaient faire après Poudlard, elle-même se demandait si ses rêves seraient réalisables. Comme son frère, elle désirait devenir joueuse de Quidditch, mais elle ne savait si elle avait le talent nécessaire. Les essais commenceraient dés qu'elle aurait passé ses A.S.P.I.C.S. A coté de ça, elle voulait rendre sa famille fière. Puriste jusqu'au bout des ongles, elle rêvait de devenir un jour Serviteur des Ténèbres. Peu compatible avec une carrière de joueuse professionnelle de Quidditch, il fallait en convenir, mais comme tout le monde, elle avait ses rêves, et elle tentait de les faire vivre un peu.

C'est en y pensant qu'elle se dirigeait vers le quatrième étage où se situait la classe de Défense Absolue.  Elle était en avance, comme beaucoup, et elle s'installa à une de ses places préférés, dans le fond à droite, jetant un oeil blasé aux hommes de Lestrange qui avaient pris l'habitude de surveiller les cours. Le professeur arriva, la cinquantaine, bel homme, elle n'y avait pas fais attention ce matin dans la grande salle, mais maintenant qu'elle le voyait de plus près, elle pouvait le constater sans peine. Relativement différent de Worell, le professeur de l'an dernier. Moins lymphatique, et très militaire. Ils durent se lever, et scander un :

"Bonjour Professeur"

Tel des élèves de premier cycle tout juste arrivé, Magda le fit, ajoutant un petit salut militaire de son crus avant de se rasseoir, définitivement de bonne humeur. Il fallait dire qu'il en fallait beaucoup pour la mettre de mauvaise. Et il y avait quelque chose d'assez ironique à l'imaginer en militaire entre les dread, le percing et la dégaine un peu masculine de la fille qui se soucie assez peu de ce à quoi elle ressemble.

Le cours débuta, plume, parchemin, manuel et baguette étaient sur la table, la précision quand au fait qu'il fallait avoir les deux à chaque cours lui fit presque hausser les yeux au ciel tant c'était une évidence. D'un côté, c'était pareil à chaque fois, un nouveau professeur débarquait, il donnait les modalités de son cours, et il s'imposait. C'était le premier cours le plus important, puisque c'était celui-là qui déterminait si le professeur aurait de l'autorité ou non.

Sans grande surprise, on leur infligea une dissertation à rendre pour le cours prochain. L'année commençait à peine qu'ils crouleraient sous la masse de travail. C'était l'ordre des choses d'un côté, au professeur de faire comme si leur cours était le seul et unique cours qui existe, aux élèves de s'en plaindre et de les maudire. "La complexité du sortilège du Patronus" ou "Les effets de l'enchantement du Patronus", elle nota les deux puisque c'était au choix, mais pour le moment, aucun des deux ne l'inspiraient plus que ça.

Elle jeta un coup d'oeil à la salle de cours, constatant qu'il y avait toujours quelques têtes connues, comme Witcher et Bedan qui avaient participé à la course illégale de Quidditch avec elle l'an passé. Elle eut un sourire en y repensant. Malgré la torture qui avait suivit, elle s'était bien amusée, et la course avait été acharnée.

Première question du cours, les Détraqueurs, voilà un sujet qu'elle aimait bien et qu'elle connaissait un peu, puisque son grand-père l'avait renseigné sur les créatures qui écumaient les couloirs de l'école dés une heure du matin pour s'assurer qu'il n'y avait plus d'élèves. Papy lui en avait touché un mot l'air de rien au dîner l'an passé, lui faisant comprendre qu'une escapade nocturne n'était pas une bonne idée si elle s'ennuyait en soirée.

Levant sa main, elle répondit quand on lui permis :

"Les Détraqueur sont des créatures des ténèbres, elles font partie des Serviteurs du Seigneur des Ténèbres, et jusqu'à l'abolition du bourbisme, elles étaient principalement à Azkaban. Elles se nourrissent de la joie humaine, et sont attirés par les grands rassemblement de foule. Elles provoquent le désespoir quand on est a proximité. Il n'y a qu'un seul moyen de les repousser c'est le Patronus."

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Isaac Bedan


MessageSujet: Re: Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs Dim 7 Sep - 22:21

Et c'était reparti pour un tour. King's Cross, le Poudlard Express, la grosse valise à trimballer, tout ça. Pour la dernière fois, Isaac l'espérait vraiment, c'était le grand retour à Poudlard du premier septembre. Il y avait eu quelques différences, cette année ; pas besoin de se cacher aux yeux des Moldus pour accéder à la voie 9 ¾, on se moquait bien désormais de leur révéler l'existence de la magie puisque le Seigneur des Ténèbres s'en était chargé personnellement. Les jeunes sorciers pouvaient marcher la tête haute dans la grande gare, certains, dont Isaac, déjà revêtus de leurs robes d'école ; personne ne s'aviserait de leur faire la moindre remarque. Les Moldus vaquaient à leurs occupations d'un pas pressé, le regard fuyant, rasant les murs sur le passage des nouveaux maîtres.

Regagner Poudlard, pour Isaac, cela signifiait surtout retrouver Jill. Elle redoublait sa septième année, prétendument pour essayer d'avoir de meilleurs résultats aux ASPICS, mais Isaac se demandait s'il n'y avait pas une autre raison – ce qui n'était pas pour lui déplaire. Ils s'étaient vus durant l'été, mais pas assez à son goût. L'oncle Wiltord avait utilisé cet ultime moyen de pression pour obtenir de son neveu qu'il rectifie son comportement. C'était la pire menace qu'il pouvait imaginer, et le gamin avait cédé à tout ce qu'on avait exigé de lui. Tout l'été, il s'était plié aux exigences de son tuteur, sans broncher ; il avait réalisé, chaque jour, les devoirs supplémentaires imposés par Wiltord à cause de son bulletin trop moyen, et, toujours à la demande du chef de famille qui voyait là un moyen de canaliser son énergie, il avait fait quotidiennement de l'exercice. De fait, ses accès de violence s'étaient remarquablement espacés ; il semblait avoir mûri durant l'été et c'était un grand jeune homme qui était reparti à l'école en promettant de ne plus faire de sottises.

Nouvelle année, nouvelles têtes. Les deux amoureux, assis côte à côte à la table des Serpentard, avaient découvert en même temps que leurs camarades les nouveaux enseignants. Trois militaires. D'instinct, Isaac n'aimait pas les militaires. Son père en était un, officier dans l'armée puriste, et il en était mort. On n'avait même pas retrouvé son corps, et les cauchemars de son fils avaient longtemps été hantés par la vision d'une explosion pulvérisant le sorcier. Cela suffisait pour que le gamin ait l'armée en horreur. Il ne put réprimer une grimace lorsqu'on annonça qu'il y aurait des cours d'entraînement militaire, et commenta :

-On va se marrer, cette année, avec tous ces troufions aux trousses, tiens...

Dès le lendemain, il se trouvait au cours d'Alexander Bryarson, professeur de Défense absolue. Les septième année avaient trusté les meilleures places, au fond de la salle ; Isaac lui-même se trouvait près de la fenêtre, comme à son habitude. Recroquevillé sur sa chaise, il observait l'extérieur d'un air morne, songeant que la journée s'annonçait longue et ennuyeuse. Comme l'année scolaire, d'ailleurs. Il faisait sa première rentrée sans Haytham, Ariana et Emma, et c'était démoralisant. Il ne restait qu'Abarta, mais c'était un imbécile sans intérêt.

L'entrée du prof le tira de ces réflexions. Un con de militaire, vraiment, celui-là. Il exigea que les élèves se lèvent et, d'une seule voix, le saluent à son entrée dans la pièce. Isaac eut envie de gueuler qu'on était dans une école et pas à l'armée, mais il se retint. Pas de bêtises, avait-il promis à son oncle. S'il refaisait parler de lui, il risquait de le regretter pour de bon.

Le cours démarra avec, ô surprise ! un sujet de devoir. Haytham l'avait averti que la septième année était infernale, et ça commençait fort. Isaac nota les deux énoncés en bâillant, sans chercher à dissimuler sa morosité. Puis, comme à son habitude, il entreprit de calligraphier le titre du cours dans son cahier, ornant les lettres de motifs divers, dans le genre de ceux qu'il avait pu voir dans des grimoires anciens. Il avait copié des enluminures dans la bibliothèque de son oncle, en avait étudié la composition, et il s'appliqua à essayer de reproduire ces ornements sur son cahier. Les titres étaient ce qu'il y avait de plus soigné dans ses cours. Il y passait beaucoup de temps, à grand renfort de plumes spécialement conçues pour le dessin et d'encre à changement de couleur. Il n'en était qu'aux tout premiers rinceaux lorsque le cours débuta, avec une question du prof sur les détraqueurs. Ce fut Magda Grey qui répondit la première, en précisant que ces créatures se trouvaient surtout à Azkaban avant l'avènement du Seigneur des Ténèbres ; le jeune Bedan, avec un sourire amer, murmura à l'adresse de Jill qui était assise près de lui :

-Et maintenant, on les recrute comme pions à Poudlard.

Sans doute avait-il parlé un peu trop fort, car Bryarson le fusilla du regard, et le gamin essaya de se rattraper d'une voix fébrile :

-Oh, pardon, monsieur, j'ai oublié de lever la main. Je disais qu'il y a des détraqueurs à Poudlard maintenant, et... et ils peuvent avaler l'âme de quelqu'un en l'embrassant, c'était... heu... utilisé comme châtiment par la justice... avant.

Il avait un peu bafouillé, pour la bonne raison qu'il n'avait pas eu l'intention de prendre la parole devant tout le monde : cela n'était pas dans ses habitudes, il laissait généralement les cours se dérouler sans y prendre part, mais cette fois, il fallait bien tenter de rattraper la mauvaise impression produite par son commentaire pas assez discret.
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Kimeria MacFusty Origins


MessageSujet: Re: Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs Jeu 11 Sep - 0:57

C'était compliqué d'appréhender l'amitié lorsqu'on l'avait peu connu. Finalement, avoir des amis, des vrais, n'était pas donné à tous, Kimmy ne l'avait compris que très récemment, et sa vision de certaines choses avait changé. Elle ne regardait plus les gens comme avant, elle était devenue plus méfiante, mais elle restait naïve, à croire que le bonheur résidait en les autres et non en soi même. Ce manque d'estime d'elle commençait petit à petit à s'évaporer, mais elle se sentait toujours aussi mal si elle ne parlait pas à Eileen ou Maï durant la journée, elle avait ce réel besoin de proximité qui la rattachait encore aux autres. Et quand elle ne le pouvait pas, ça faisait mal.
Ce déchirement lui rappelait celui de sa première année à Poudlard, la fameuse année qui avait vu une enfant épanouie devenir une gamine plus qu'introvertie.
Mais il y avait encore une chose qu'elle ne comprenait pas : pourquoi les gens préféraient ils s'entacher d'une fausse amitié de groupe, plutôt que d'une vraie amitié avec une seule personne ?
Ça la dépassait complètement … pire que ça, ça la rendait triste pour ceux qui faisaient cette erreur. Elle imaginait sans mal la douleur subie si une de ses amies préférait la masse à sa compagnie … ça faisait mal, très mal …

Il y avait cette anxiété que cela arrive, Maï commençait à vraiment s'intégrer avec les autres personnes de sa maison, et son comportement, à la limite du superficiel, la faisait tendre vers quelque chose de déplaisant pour la petite MacFusty, elle ne voulait pas voir son amie partir dans la mauvaise direction. Jamais les autres n'auraient fait quelque chose pour elle, alors que Kim si, mais ça elle s'en foutait bien cette chère Maï.
La jeune Poufsouffle maugréa, seule, assise à sa place dans la salle de défense absolue, personne à coté d'elle. Elle serra le poing, l'heure du cours approchait et son amie n'était toujours pas là, ça commençait à l'agacer et l'attrister, ce curieux mélange qui la rendait parfois nonchalante quand quelque chose ne lui plaisait vraiment pas. On ne trahit pas ses amis, on ne trahit pas ses promesses. Visiblement ça n'était pas dans les mœurs de tout le monde. La colère et la tristesse montèrent en même temps, vraiment très rapidement, à tel point qu'elle ne put contenir ça … on entendit dans le fond de la salle le craquement sonore d'une plume. La jeune poufsouffle venait de briser cette dernière sous l'effet de son émotivité, le regard placide, les poings serrés, elle avait mal.

Elle ne se retourna pas quand le groupe des Poufsouffles entra dans la salle, pas un regard, pas une attitude, rien, elle resta immobile, tenant dans chaque mains les restes de l'expression de sa déception. Détournant vaguement les yeux, elle vit Maï passer avec les autres … pas une attention, elle la snobait, c'était rageant … l'amitié était une créature aussi volage qu'éphémère semblait il.
Elle baissa la tête et ferma les yeux … prendre sur soi. À cet instant, elle aurait voulu sortir de la salle, descendre dans son dortoir et foutre le feu au lit de son amie.
Pourtant après s'être installée, Maï vint voir Kim, l'erreur …

« Salut, ça te dérange pas si je me mets avec les filles là bas ?»

Kim ferma les yeux quelques secondes, se retenir, ne rien dire …

« Nan, c'est bon.»

C'était dit presque sèchement, sur un ton de reproche. Nan, c'était pas comme si on avait dit qu'on allait se mettre à coté, c'était pas comme si tu avais dit que tu étais mon amie, c'était pas comme si tu avais dit que tu voulais pas trainer avec elle. Biatch va !
L'autre repartir avec un sourire vers ses nouvelles 'amies'. Et même pas elle cherchait à l'inviter, même pas elle lui disait 'bah tu peux venir vers nous', nan rien à foutre, on la laisse seule la petite Kimmy, on s'en branle de la petite Kimeria MacFusty, c'est qu'une sous-merde sans-amis.
Si elle avait pu, elle aurait planté la pointe de sa plume dans la table. On la lâchait encore une fois, et ça commençait à vraiment l'énerver ce genre d'attitudes.

Le prof entra quelques instants plus tard. Son style militaire avait choqué la jeune fille dès le premier coup d'oeil. Il le portait sur lui, ce gars là n'était ni tolérant, ni à l'écoute des élèves, en d'autres termes, il voulait leur bourrer le crâne avec de la discipline, et ça, ça ne prenait que moyennement avec Kimeria. Certes il fallait de la rigueur, mais il y avait des limites, elle avait beau aimer la défense absolue, l'enseignement n'en restait pas moins tributaire du professeur qui le dispensait.

« Alors, vous êtes les troisièmes cycles et vous avez défense absolue, c'est bien ça ? »

Quelqu'un se chargea timidement de lui répondre oui d'une voix fluette, presque couverte par les bruits de la classe.

« Bonjour à tous. »

Kimeria ne répondit rien, elle n'avait rien à lui répondre, pas aujourd'hui, ça n'était pas le moment d'exiger d'elle quelque chose de constructif, ça n'arriverait pas. Alors il pouvait aller se faire foutre pour son bonjour, même si cela allait à l'encontre de ses principes, la petite Pouffy, sous le coup de la colère et de la frustration, ne coopérerait pas facilement.

« Hem...bien. J'attends de vous, lorsque je rentre dans cette salle, que vous vous leviez et que vous me saluiez. Je ne suis pas votre ami, je ne suis pas vos parents, je suis votre instructeur. Je me fais comprendre ? »

Votre instructeur ? Ah non, il devait faire erreur là, ici c'était pas l'école militaire, il n'avait en aucun cas le droit d'exiger ça d'eux, et Kim ne lui donnait clairement pas raison sur ce plan là. Elle détestait que l'on touche à ce qu'elle était, à sa liberté, à sa conception de la vie, tout ça était personnel, elle ne souhaitait pas se faire embrigader ainsi, on ne la détournerait pas de son objectif, jamais.

« Ca veut dire que vous allez vous lever maintenant et me dire 'bonjour professeur'. »

C'était ça son trip ? Se faire des fleurs en jouant l'autorité ? Kimeria eut un moment d'incompréhension, les autres n'allaient tout de même pas le faire … et pourtant ils se levaient, tous, pas en même temps, et la poufsouffle eut un moment d'hésitation … elle n'avait pas envie de le faire, vraiment pas. Pourtant les cancres s'exécutaient, enfin, les moins bons et les moins disciplinés, contrainte de s'exécuter pour ne pas être pointée du doigt, elle fut dans les derniers à se lever, et mima la prononciation du 'bonjour professer', ne lui souhaitant vraiment pas.

« Beaucoup mieux. Repos.  Bonjour à tous, donc, je suis votre nouveau professeur de Défense Absolue, Alexander Bryarson. Cette année, nous vous préparons entre autre à vos examens, mais surtout à vous défendre. Je sais que vous étudiez la magie noire et elle peut être utile en combat, moi je suis là pour vous apprendre d'autres techniques pour lutter contre divers ennemis. Des questions ? Pas de questions, formidable, nous pouvons commencer. »

Repos ? Mais qu'est ce qu'il leur voulait au juste ? C'était trop de discipline, ils n'étaient plus des enfants et n'avaient rien de militaires, cette façon d'enseigner était ridicule, vraiment ridicule.

« Ah, au fait, deux précisions. A chaque cours, je veux que vous ayez vos livres et vos baguettes. Il y aura de la pratique à chaque séance et je vous donnerais une petite dissertation à faire pour la semaine suivante. Je ne suis pas méchant, je note correctement mais je n'aime pas le retard et si vous ne me rendez pas vos copies à temps je vous saquerais. Bavardez si vous voulez, à vos risques et périls, je ne répète jamais et si c'est le bordel, je vous sanctionne illico. Prenez note maintenant du sujet de la dissertation, ce sera : « La complexité du sortilège du Patronus » ou au choix « Les effets de l'enchantement du Patronus »  en dix lignes minimum. »

Nianiania … c'était vraiment lourd comme façon de faire. Oh Kim n'allait pas le déranger, elle ne dirait pas un mot de l'heure, pas même si il lui demandait son avis. Pas très coopérative la miss.

« Alors, est-ce que quelqu'un peut éventuellement nous parler des détraqueurs ? Qu'est-ce vous en savez, globalement, d'où viennent-ils, que font-ils, comment on les combats, ce genre de choses. Je vous écoute. »

Kim savait quelques choses là dessus, mais inutile, les autres se précipitaient déjà pour répondre, dont une Gryffondor et un Serpentard. Qu'ils répondent, qu'ils répondent … quant à elle, Kimmy essayait de se calmer dans son coin, fulminant encore intérieurement, ça n'allait pas passer tout de suite, ça non.
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MessageSujet: Re: Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs Jeu 11 Sep - 2:03

Les cours se succédaient, les uns après les autres. L’année avait recommencé, comme chaque année, sans même prendre garde de remettre doucement les élèves dans le bain. Non. Ils étaient lâchés, encore une fois, en plein dans le vif du sujet. En l’occurrence avec des militaires. Ce n’était pas pour déplaire à Eileen qui avait toujours apprécié l’ordre et la discipline autant qu’elle aimait ne pas sortir des rangs pour faire différemment des autres. Peut-être était-elle en train de changer sur ce plan-ci mais pour le moment elle restait plutôt conforme à ce qu’elle avait toujours été.
C’est donc en avance, comme d’habitude qu’elle arriva devant la salle de classe, observant rapidement les gens présents aussi. Elle ne rata pas Kimeria cette fois. Elle se sentait toujours en danger alors elle se permit de faire quelques pas dans sa direction sans se soucier de ce que les autres en penseraient.


« Salut Kimeria. »

Elle lui offrit un sourire, le même, toujours le même. Ceci dit personne ne semblait faire attention à elles, c’était sa chance.

« On pourra se voir après les cours s’il-te-plaît ? »

Elle ne comprit pas tout à fait la réponse de la Poufsouffle puisque le professeur arriva et les fit entrer en classe. Elle espérait simplement que la Poufsouffle ne pense pas qu’Eileen veuille lui annoncer qu’elle ne voulait plus être son amie ou une connerie du genre. Enfin bon.
Elle alla s’installer à son éternel deuxième rang.
Elle observa attentivement ce qu’il se passa, l’autre Poufsouffle, sa rivale actuelle entrer avec le groupe de blaireaux, Eileen serra les dents, puis aller vers Kimeria, sourire faux-cul aux lèvres puis repartir vers sa nouvelle bande. Tant mieux, elle lui laissait le champ libre et en plus elle pourrait l’atomiser avec les autres poufiasses. Que demande le peuple ? Est-ce qu’elle se soucia une seule seconde de ce que Kimeria, celle qu’elle était censée considérer comme une amie ressentait à cet instant précis ? Pas du tout. Elle était trop occupée à se réjouir du reste.

Dans son euphorie, elle ne salua pas le professeur lorsqu’il prit place.


« Alors, vous êtes les troisièmes cycles et vous avez défense absolue, c'est bien ça ? Bonjour à tous. Hem...bien. J'attends de vous, lorsque je rentre dans cette salle, que vous vous leviez et que vous me saluiez. Je ne suis pas votre ami, je ne suis pas vos parents, je suis votre instructeur. Je me fais comprendre ? Ça veut dire que vous allez vous lever maintenant et me dire 'bonjour professeur'. »

Presque honteuse, Eileen se leva avec le reste et lança un « Bonjour professeur » avant de se rasseoir. Elle ne râlerait pas contre les manières de faire de cet individu, bien au contraire, elle ne pouvait qu’approuver.

« Beaucoup mieux. Repos.  Bonjour à tous, donc, je suis votre nouveau professeur de Défense Absolue, Alexander Bryarson. Cette année, nous vous préparons entre autre à vos examens, mais surtout à vous défendre. Je sais que vous étudiez la magie noire et elle peut être utile en combat, moi je suis là pour vous apprendre d'autres techniques pour lutter contre divers ennemis. Des questions ? Pas de questions, formidable, nous pouvons commencer.
Ah, au fait, deux précisions. A chaque cours, je veux que vous ayez vos livres et vos baguettes. Il y aura de la pratique à chaque séance et je vous donnerais une petite dissertation à faire pour la semaine suivante. Je ne suis pas méchant, je note correctement mais je n'aime pas le retard et si vous ne me rendez pas vos copies à temps je vous saquerais. Bavardez si vous voulez, à vos risques et périls, je ne répète jamais et si c'est le bordel, je vous sanctionne illico. Prenez note maintenant du sujet de la dissertation, ce sera : « La complexité du sortilège du Patronus » ou au choix « Les effets de l'enchantement du Patronus »  en dix lignes minimum. »


Eileen nota consciencieusement les sujets, se promettant d’y réfléchir plus tard, après tout dès qu’on ne touchait plus à la magie noire elle se sentait mieux et préférait traiter du Patronus en lui-même plutôt que réellement des détraqueurs, elle n’aimait pas du tout ces créatures et ne connaissait que très peu de mondes qui ne partageaient pas son avis sur la question.

« Alors, est-ce que quelqu'un peut éventuellement nous parler des détraqueurs ? Qu'est-ce vous en savez, globalement, d'où viennent-ils, que font-ils, comment on les combats, ce genre de choses. Je vous écoute. »

Des réponses fusaient de chaque côté de la classe mais Eileen restait incroyablement silencieuse, elle avait regagné son attitude parfaitement passive et n’avait même pas cette envie qui l’avait prise en cours de potions la dernière fois de participer au cours, rien du tout.
Elle s’intéressait à la chose – même si elle ne la passionnait pas – mais rien de plus.
La Serpentard jeta un coup d’œil à Regina qui avait été plus rapide que Tiéphaine cette fois et qui trônait, fière sur la chaise d’à côté, ce qu’elle avait envie de lui envoyer un coup de poing dans le nez parfois à cette pimbêche, elle pouvait se montrer même pire qu’elle.
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MessageSujet: Re: Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs Jeu 11 Sep - 15:43

Redoublante.

Le terme aurait du la faire bondir, mais la triste vérité c'est que désormais il en fallait beaucoup plus pour affecter Jill. Avant, elle s'en serait peut-être rejouie, mais maintenant cela lui passait simplement au-dessus. Avant...le pâle sourire que ce constat pouvait lui arracher était en lui même risible, mais avant n'était pas si loin que ça. Tout avait basculé avec Glasgow. Et ça faisait sans doute trop. Jill ne s'en rendait sans doute pas compte elle même, si elle le savait, elle ne le montrait pas. Entre ce qui s'était passé avec Llewelyn et la mort de ses parents, on pouvait affirmer qu'elle était dans un état tel de fragilité psychologique que c'était un miracle qu'elle ne se soit pas effondrée dès à présent. Pourtant elle tenait bon. Par quel moyen ? La fierté sans aucun doute, et le devoir en deuxième lieu. Elle avait suffisamment pleuré au cours de l'année précédente, maintenant c'était terminé, elle ne se laisserait pas abattre...jamais. De toute façon, il fallait qu'elle tienne. Pour Meg, et puis pour Garry, et même pour ce crétin de Junior, pour eux qui savaient pleurer, elle ne le savait plus, n'en avait plus les moyens. Il y avait trop de choses qui avaient foiré, maintenant il fallait tout simplement réussir. Pas le choix. Jill le savait.

Redoubler faisait partie des échecs. D'une certaine façon. Elle n'aurait pas supporté de partir d'ici sans Isaac, elle en était quasiment persuadée, même si elle ne l'aurait pas avoué à quelqu'un d'autre qu'à lui : dépendre de quelqu'un, c'était dangereux, elle l'avait finalement compris. Il valait mieux ne s'attacher à rien, finalement, c'était plus facile. Oui, c'était ça, les gens seuls, indifférents, se facilitaient la vie. Il fallait croire qu'elle aimait avoir une vie compliquée, mais elle était lucide et savait ce que cette vie valait. Une petite vie de triche et de luxe, pleine de superficialité. C'était facile de tricher : de redoubler pour rester avec Isaac, de faire ce qu'elle voulait d'un claquement de doigt, mais on n'échappait pas à la réalité. On ruse avec la vie, on ne trompe pas la mort.

La réalité, c'est qu'elle devait retourner dans cet endroit qu'elle détestait, qu'elle n'avait plus de parents, et qu'elle ne savait pas quoi faire de sa vie. Elle avait les yeux vides, l'air crevé, et chaque jour était une éternité. Elle tenait grâce à l'écriture : au moins elle n'avait plus besoin de se cacher. Et quand vraiment il fallait qu'elle soit méchante, alors elle reprenait son rôle de pétasse. Ce n'était pas difficile. C'était essentiel. Et jamais elle n'oubliait de l'être. Au moins cela permettait de faire une pause...le vide...Jill n'essayait même pas de parler. Tout le monde avait ses propres problèmes. Elle faisait illusion, voilà tout. C'est ce que faisaient tous les artistes, après tout. Illusion.

Et elle continuait. Souriante. C'était donc un matin comme les autres et des cours comme les autres. Les profs n'intéressaient jamais réellement Jill que s'ils avaient quelque chose. Sinon ils étaient tellement interchangeables qu'elle ne se souvenait pas d'eux. Défense Absolue, c'était un nouveau, par exemple. Le dernier avait tenu une demi-année, même pas. Le seul commentaire qu'elle se borna à faire fut donc :

« Peut-être qu'ils tiendront un peu plus longtemps cette année, ils doivent avoir un minimum d'endurance psychologique, où alors même l'armée devient du foutage de gueule... »

Et Bryarson ne semblait pas exactement décidé à se laisser ennuyer, en effet. Salut général, à la limite du militaire en effet. Plutot bel homme et orateur tranquille, par ailleurs. Elle n'en fit pas la remarque : Isaac semblait le détester d'avance. Elle sourit vaguement à sa remarque, mais comme le professeur l'avait vu, ne dit rien de plus et commenta lorsqu'il eut fini :

« Apparemment, il vient de trouver comment te faire participer... » Elle lui prit la main discrètement : « Tu veux bien essayer d'être sage, cette année ? En général, quand tu es en retenue, on ne se voit pas, et j'aimerais bien passer un peu plus de temps avec toi, moi. Déjà que ton oncle a décidé d'être radical cet été... »

Participer ? Oh, non, pas maintenant. Plus tard, on verrait, et puis on verrait s'il y aurait de la pratique aussi.
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Wink Osborn


MessageSujet: Re: Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs Dim 14 Sep - 10:47

- Croaaa...Croaaa...Croaaa !

Ce doux croissement perça les oreilles de Wink Osborn qui s'éveilla en sursaut et manqua de tomber de sa chaise, tant il fut désorienté ! Il leva les yeux cherchant Munin, son corbeau, du regard. Il l'aperçu perché sur une armoire non loin du lit du jeune Gryffondor en 5ème année. Wink pris un certain temps pour se rappeler ou il se trouvait. Son regard se posa sur un livre ouvert qui lui avait manifestement servis d'oreiller en cette mi-journée. Il fronça les sourcils et relus la première ligne en haut de la page...

La défense Absolue est un art magique complexe qui...

- Eh merde ! Jura Wink en se levant d'un bond. Moi qui croyais que j'étais débarrassée de cette matière pour de bon...Ajouta-t-il tout haut.

Il enfila son veston qui portait l'insigne de la maison Gryffondor. Son corbeau fit batis des ailes et vint se poser sur son épaule. Le jeune Gryffondor avait passé une partie de la journée plonger dans les livres de Défense Absolue en tentant d'absorber un maximum de connaissance avant le cours. A vraie dire il aurait probablement mieux fait de s'entraîner à accomplir quelques sortilèges mais la perspective de faire de la magie ne l'enchantait pas. Il était dans un environnement inconnu et le moindres changement imprévu lui donnait des airs de biche terrifiée...et ne manquait pas de...

- Crotte ! Zut ! Par la barbe de Merlin...


Une partie du coin du livre avait pris feu sans que Wink n'y soit pour rien...enfin pas intentionellement du moin. Le jeune adolescent s'empara de sa baguette et la pointa sur le livre.

- Finite Incantatem. Lâcha-t-il d'une voix pressante.

Munin croassa d'un air malicieux sur son épaule tandis que la baguette de Wink ignora tout tentative du sorcier pour accomplir de la magie.

- Finite Incantatem !


Toujours rien. Le feu se propagait et parvint à bruler un coin assez conséquent du bouquin. Une goutte de transpiration coulait le long du front de Wink. Fichue magie !

- Finite Incantatem. Lança une voix qui n'est pas celle de Wink.

Un jet de lumière atteint le livre et le feu cessa immédiatement. Wink Osborn se retourna et aperçu et une jeune 5ème année de sa maison. Un certain agacement s'empara de lui devant sa difficulté à accomplir un sort pourtant simple. Helen se contenta d'hausser les épaules l'air de dire "tu feras mieux la prochaine fois". Le jeune 5ème année pris son livre à moitié brûlé et s'en alla, déjà perdu dans ses pensées.

- Surtout pas merci. Marmonna Helen.

- Il n'est pas très doué en magie celui-là.
Lâcha un Gryffondor qui a vue la scène.

- Non pas vraiment...je me demande comment il a fait pour passer en 5ème année franchement ! Répondis Helen du tac-o-tac.

Oui...ça c'est le mystère du siècle !

Heureusement, Wink n'entendit pas ce dialogue car il atteignait déjà la porte de la salle de Défense Absolue. Il avait rapidement mémoriser le plan de Poudlard et s'y retrouvait maintenant sans difficultés. Il salua le professeur sobrement sans même lui jeter un regard. Munin s'envola par une des fenêtres qui étaient ouvertes et Wink s'installa vers le fond de la classe. Il effectua le salut militaire exigé par le professeur avec automatisme et ne prêta pas attention au reste du monologue de ce professeur. A vraie dire, toute son attention était concentré sur les diverses baguettes se trouvant autour de lui.

Wink était entouré d'élèves pour la plupart plus âgés que lui et cela tenait du fait que l'on avait partagés les classes de 5ème année car leurs nombres étaient assez peu conséquent en ce début d'année. Le jeune Wink se retrouvait donc avec d'autres élément de son année, dans cette classe d'élèves certainement plus experimentés...et qui eux ne perdaient sans doutes pas le contrôle de leurs magie aléatoirement.
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Malcolm C. Lewis


MessageSujet: Re: Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs Mer 22 Oct - 1:52

Malcolm n'était pas sûr que devoir lever son cul et saluer le professeur à chaque fois que celui-ci entrait, serait quelque chose qu'il supporterait longtemps. Non pas qu'il n'aimait pas les professeurs, surtout celui-là (après tout l'homme ne lui inspirait rien en particulier, il semblait être un quelqu'un de bien au premier abord) mais, eh bien … Pour une raison inconnu devoir se lever comme s'il était un brave petit soldat l'agaçait profondément. Ce n'était qu'un petit détail de toute manière, rien de bien dérangeant et, pour le moment, cette rentrée se déroulait pas trop mal. Les cours étaient ardus certes, bientôt il croulerait sous le travail or, n'était ce pas pour ça qu'ils étaient ici ? Apprendre afin de devenir de grand sorcier, ou du moins des sorciers correct, vivant une vie d'aventures à la recherche de dragons sauvages (enfin, ça c'était surtout pour lui).

Le jeune homme pris donc note des deux dissertations, se demandant si pendant la cour, ils seraient amenés à créer des patronus. C'était un sort très singulier, pas évident à réussir, en situation réelle contre un Détraqueur cela devait être encore plus difficile. Malcolm s'imagina alors le faire, écoutant d'une oreille attentive le professeur ainsi que les autres élèves répondant à la question posée. Comme d'habitude, le jeune homme n'eut le temps d'y répondre, à chaque fois il était trop lent ou absorber par ses propres pensées, l'adolescent était de toute façon plus actif lorsqu'il s'agissait de travaux pratiques. Il se demandait parfois ce qu'il faisait à Serdaigle, peut-être n'en avait-il pas le profil depuis le temps néanmoins, le choixpeau savait ce qu'il faisait et, lui-même préférait rester discret, apprendre en se plongeant dans de vieux grimoires.

Quoi qu'il en soit, tout cela le fit penser aux détraqueurs, à ceux qui se trouvaient désormais dans l'école. Malcolm détestait ces créatures, certes il n'avait rien contre le Seigneur des ténèbres ni contre la magie noire (une magie fascinante en tout point) cependant, savoir ces monstres si près le rendait mal à l'aise. C'étaient des démons dévoreurs d'âme, le jeune homme acceptait l'idée qu'un jour il puisse avoir mal physiquement, qu'on le torture, qu'il meurt, le corps n'étant que chaire mais, l'âme, son esprit était son essence. Alors, l'idée qu'un monstre aspire son âme le rendait physiquement malade, presque à en vomir. Malheureusement, il devait bien vivre avec ou, quitter l'école, ce qui n'était pas du tout une option en fait.

Assis au fond de la classe, ce qui n'était peut-être pas une si bonne habitude étant donné qu'il avait du mal à lire ce qu'il y avait de noter au tableau, le sorcier se demanda comment ses camarades vivaient cette proximité avec les détraqueurs. Il se demanda également s'il était possible, une idée très tordue, de crée un patronus ayant la forme d'un Détraqueur . Une idée vraiment trop absurde, peut-être une sorte de réponse se trouvait dans un livre, cela ne lui coûtait rien de chercher après tout (en plus de sa dissertation, comme s'il n'avait rien d'autre à faire, un malade, il aimait ça tellement). Bien, la partie plus intéressante du cour allait bientôt commencer non ? Lancer quelques sorts là, ne serait pas du tout une mauvaise chose, l'envie d'une peu d'action fourmillait dans ses veines ....
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Anastazia Vodianova


MessageSujet: Re: Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs Mar 4 Nov - 11:29

Plus que les précédentes, cette année scolaire promettait de vraiment se démarquer par le tournant très militaire qu’elle avait pris, on le voyait notamment dans l’embauche de trois professeurs anciens militaires, combattants pour le purisme et l’Intendance, l’élargissement de la tranche d’âge pour assister au cours d’entraînement militaire. Certains pouvaient dire que le changement d’intendant et l’arrivée de Lincoln Crow à ce poste annonçait tout ça. Anastazia ne disait rien, elle ne faisait pas de lien, elle ne s’en souciait pas, elle ne se souciait que de sa petite vie et de ce qui touchait à son monde, elle pensait que l’extérieur de Poudlard ne la touchait pas. C’est là qu’elle se trompait mais on ne la changerait pas, elle avait du mal à déjà s’intéresser à autre chose qu’à ce qui touchait ses cours, elle parvenait même parfois à oublier qui était à la tête de l’école ou même s’il y avait quelqu’un. Tout ce qu’elle voyait était qu’elle avait trios cours avec des professeurs particulièrement droits, stricts et militaires et qui exigeaient la même chose de la part de leurs élèves.
Et justement elle l’avait ce troisième cours avec un retraité de l’armée comme elle aimait les appeler dans sa tête, pas sûre que ça ait plu aux concernés d’ailleurs, défense absolue. Elle aimait bien ce cours en général et ils n’avaient jamais eu de mauvais professeurs à ce poste, peut-être que le dernier en date saurait aussi se faire apprécier de la brune même si elle doutait que ce soit son objectif principal.

Comme les autres il exigea que les élèves se lèvent de nouveau pour le saluer, les gens auraient dû l’enregistrer depuis le début de la semaine tout de même. Elle se leva, le salua d’un « Bonjour Professeur » particulièrement enjoué, on ne le referait pas puis elle se rassit et écouta la présentation.

Ils allaient donc skipper la magie noire ? C’était une bonne chose, enfin en tout cas ça économiserait nombre de dilemmes à la Poufsouffle.
Livre et baguette, elle vérifia une dernière fois mais elle avait bien tout ça sur elle, une victoire étant donné qu’elle avait plutôt l’habitude de tout oublier sur son lit.

Anastazia baissa la tête sur son parchemin alors que le professeur continuait, trempa l’extrémité de sa plume dans l’encre pour écrire le sujet de la dissertation pour la semaine prochaine.

« La complexité du sortilège du Patronus » ou au choix « Les effets de l'enchantement du Patronus »

Bien, elle ne se demanda pas si le sujet était simple ou au contraire extrêmement difficile, ce n’était pas son soucis pour le moment, elle aurait bien le temps de se pencher dessus plus tard. Elle jeta un coup d’œil à sa feuille et constata que son écriture était toujours aussi moche, elle n’avait jamais été douée pour écrire d’une belle manière mais elle ne considérait pas ça comme fondamentalement important tant qu’elle pouvait se relire sans problème et sans avoir besoin d’y passez quinze ans. Elle s’appliquait un peu plus pour les devoirs qu’elle rendait, elle avait déjà perdu assez de points parce que les professeurs n’avaient pas l’habitude qu’elle possédait et n’arrivaient donc pas vraiment à la relire mais ça n’était pas glorieux, on sentait qu’elle n’était pas douée pour ça et finalement la plupart avaient pris l’habitude, puis ils étaient partis, sans cesse remplacés par d’autres qui s’habituaient eux aussi, il suffirait de voir ce que les nouveaux en penseraient.

La jaune et noir releva le nez de son parchemin et regarda le professeur se mouvoir et s’appuyer contre son bureau, elle l’aimait bien, il avait l’air gentil, et puis il avait un beau sourire, elle connaissait plein de gens avec un beau sourire et même s’il n’avaient pas tous été des anges avec elle, elle continuait de croire que les autres étaient différents, plus sympas, moins agressifs, et surtout elle pardonnait et oubliait rapidement le tort qu’on lui avait fait, c’était sa manière à elle d’avancer et ça avait toujours bien fonctionné jusqu’ici.
Il posa ensuite une question, elle l’écouta mais ne répondit pas. Elle ne répondait jamais ou très peu, ce n’était pas tellement pas timidité mais plutôt parce qu’elle n’aimait pas réfléchir en un temps si court à une réponse qui tienne la route, elle ne répondait qu’en cas de subite illumination et ça n’arrivait que très – trop – rarement. Elle n’était donc pas la personne rapportant le plus de points à sa maison, peut-être avec ses devoirs dans des matières comme l’étude des nuisibles – intitulé qu’elle n’acceptait toujours pas – ou la botanique. Pas les matières les plus importantes en somme.

Une Gryffondor répondit, puis un Serpentard, toujours le même, d’aussi loin qu’elle pouvait s’en souvenir elle l’avait toujours – ou presque – vu lever la main pour répondre quand les professeurs posaient une question, il était peut-être très intelligent, c’est ce qu’elle se disait en tout cas tout en considérant le fait qu’elle-même ne l’était pas. Puis plus rien. Elle ne rajouterait rien aux réponses, elle avait déjà oublié ce que les précédentes personnes venaient de dire, son esprit commençait à vagabonder pour se désintéresser de ce qu’il se passait dans la classe, peut-être qu’elle parviendrait à revenir quand Bryarson reprendrait la parole.
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MessageSujet: Re: Cours 1, cycle III : Patronus et détraqueurs Mer 10 Déc - 14:38

Alexander Bryarson n'était pas quelqu'un de méchant. L'armée l'avait formaté pour qu'il devienne un officier compétent, mais il n'était pas là, contrairement à ce qu'on pouvait croire, pour pourrir la vie des élèves à qu'il enseignait. Simplement, il n'était pas forcément à l'aise dans ce nouveau rôle. L'armée, c'était sa vie. C'était difficile d'en sortir, malgré son retour à la vie civile. Peut-être qu'il était un peu dur avec eux. Foncièrement, Bryarson n'était pas quelqu'un de méchant. S'il se foutait éperdument de torturer et de tuer des gens, il fallait bien l'admettre, cela venait également en grande partie de cette formation militaire. Sans ça, il aurait probablement fini poète maudit dans un bar quelconque du Chemin de Traverse à réciter des vers sans suite et à se saouler au whisky-Pur-Feu. Non, être militaire l'avait sauvé de ce destin tragique et inutile, et s'il n'écrivait pas, au moins, il connaissait la poésie et avait une vie à peu près stable. Donc non, il n'était pas méchant, ni stupide, et volontiers prêt à se remettre en cause. L'idée n'était pas de pourrir la vie aux élèves – ils n'étaient pas des ennemis du régime, et il n'avait rien contre eux – mais de trouver une méthode d'apprentissage efficace, car c'était ce qu'on lui avait demandé lorsqu'on l'avait recruté. Mais dans l'idée, il préférait éviter de martyriser des gosses. Ca devait être un reste de bonne conscience.

Il les observa patiemment. Manifestement, ça ne faisait pas totalement l'unanimité ce qu'il demandait. Il sourit gentiment, s'y étant un peu attendu tout de même. A l'avenir, il risquait d'être plus souple, mais au départ, il fallait bien affirmer un tout petit peu son autorité sur les élèves. Sinon c'était fini. C'était toujours comme ça pour apprendre aux gens comment faire, et c'était toujours comme ça lorsqu'on était professeur. Il ne faisait pas ça pour les emmerder mais bien parce que le monde entier était devenu comme ça. Le monde entier fonctionnait comme ça. Oui, on était dans une école, pas dans une académie militaire, mais sans être un expert des questions politiques, tout le monde pouvait deviner que le régime s'était militarisé à mort avec l'Intendant Crow. Tous ne deviendraient pas soldats mais ça n'avait pas d'importance, car leur vie serait tout de même conditionnée par l'existence de ces soldats. S'ils ne voyaient pas ça maintenant, ils resteraient aveugles toute leur vie.

La vie était difficile. Il fallait se battre pour survivre, et le monde était plein de choses déplaisantes. Il fallait qu'ils le comprennent, rapidement. Parce que pour l'instant, il était bien beau de le considérer comme un connard, libre à eux : mais il n'était pas la pire chose qu'ils affronteraient dans ce monde. Il était même relativement petit joueur, en fait, par rapport à certains. Il écouta, patiemment, ceux qui parlaient, et ceux qui ne parlaient pas. Peu de réponses, finalement. Quelques bavardages.

« Bien, pour ceux qui parlent, là. Si vous voulez bien vous mettre au fond. Moi ça ne me dérange pas, mais je pense – j'espère – qu'il y a tout de même des gens qui veulent suivre et ce serait gentil de votre part de les laisser suivre. »
Il y eut des raclements de chaises d'élèves trop heureux d'obéir. Alexander revint à l'élève qu'il interrogeait : « Miss Grey, vous disiez ? » Il écouta la réponse de la jeune fille : « Oui, c'est tout à fait ça, c'est complet, très bien Dix points pour la charmante mademoiselle Grey. »

Est-ce que ça le gênait de complimenter ses élèves ? Non. Ca ne l'aurait même pas gêner de coucher avec elles. Alexander Bryarson était un coureur. Ca ne l'empêchait pas de faire son boulot sérieusement, mais ça restait un coureur. Il sourit à la jeune fille et aurait probablement continué sur sa lancée si un commentaire en aparté ne lui avait pas fait tourné les yeux, furieux, vers celui qui venait de parler, à savoir Isaac Bedan. Mais comme c'était plus ou moins juste, il ne pouvait pas dire grand chose.

« La prochaine fois, vous levez la main, monsieur Bedan, hm ? Oui, en effet, c'est plus ou moins vrai. On utilise toujours les détraqueurs comme gardiens d'Azkaban, mais également comme bourreaux, et bien sur, gardiens à Poudlard – avouez qu'on a pas envie de taquiner ces bêtes là, elles font un bouclier idéal.

Or donc, les détraqueurs. Ce sont en effets des créatures des Ténèbres, créés par la Magie Noire – vous verrez le processus avec le professeur Grey, je n'en doute pas – à base de cadavres. Ils ont une prédilection pour les endroits sombres et comme beaucoup de créatures de la Magie Noire, craignent le feu, bien qu'il ne soit pas réellement une arme idéale pour s'en défendre. Les détraqueurs sont donc de bons gardiens, comme on a pu le voir à Azkaban, mais aussi ici. Leur présence a plusieurs effets : le froid envahit l'endroit où ils se trouvent. On oublie peu à peu tout sentiment heureux. Un sorcier sera par ailleurs privé de ses pouvoirs s'il reste trop longtemps en leur présence sans réagir, à moins d'être doué d'une force mentale impressionnante – les pouvoirs reviennent peu à peu lorsqu'on quitte leur contact, sinon. A noter par ailleurs que les moldus ne voient pas les détraqueurs mais ressentent leur présence, et en subissent les effets. Enfin, la dernière arme du détraqueur est bien entendu ce qu'on appelle le Baiser du Détraqueur : il aspire l'âme de ses victimes, ne laissant d'elles qu'une carcasse vide, qui survit rarement. »


La voix tremblait un peu sur la fin. Pour ceux qui savaient qu'il était, c'était normal. Pour ceux qui ne savaient pas, c'était à se poser des questions. Le frère d'Alexander, Ross Bryarson, était mort comme ça. Il continua, la voix étant cette fois devenue presque rageuse :

« Le régime bourbiste a beaucoup utilisé le Baiser du Détraqueur comme peine. Toujours à tort. »
Il passa devant le bureau, laissant les élèves finir de noter, puis il continua, plus paisiblement. « La meilleure arme contre les détraqueurs est le sortilège du patronus dont la formule est expecto patronum. Il existe deux formes de patronus : la forme incomplète ou incorporelle, qui est relativement inefficace, et la forme corporelle, qui prend l'apparence d'un animal fantomatique. La forme du patronus est souvent révélatrice de la personnalité du sorcier. Le mien est... » Il informula le sort, et un animal argenté apparut brièvement, avant qu'il ne le fasse disparaître d'un mouvement de baguette. « ...une anguille. » Il eut un éclat de rire amusé : « Vous en déduisez ce que vous voulez. »

Il y eut des rires de part et d'autres et ensuite le professeur continua tranquillement :

« Pour créer un patronus, il faut penser à votre souvenir le plus heureux. Ca marchera. Je vous donne deux séries de trois essais pour voir ce que vous arrivez à faire, notamment pour ceux qui n'ont jamais travaillé ceci, ça vous permettra aussi de découvrir votre patronus. Ceux qui parviendront à créer un patronus corporel au deuxième essai passeront avec moi dans l'autre pièce pour le faire en situation réelle, contre un détraqueur. »
Il y eut des murmures affolés. « Pas de panique, je resterais avec vous, pour l'instant, il est bloqué par des brigadiers et leurs patronus, et de toute façon, ça va bien se passer pour vous. Faites vous confiance, vous êtes tous capables de réussir. »

Spoiler:
 
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