POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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The future is coming on || MJ || En cours

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Benjamin Mulciber


MessageSujet: The future is coming on || MJ || En cours Dim 21 Sep - 18:19

Spoiler:
 

I'm happy, I'm feeling glad,
I've got sunshine, in a bag,
I'm useless, but not for long
The future is coming on
Is coming on
Is coming on...


Temps clair. Moral assez bon. Situation tendue. Et personne qui ne cherchait à le nier, à commencer par Benjamin Mulciber lui même. Ils avaient beau avoir sauver les meubles et pouvoir prétendre qu'ils continuaient à occuper Glasgow, les hors la loi restaient tout de même retranchés dans Hyndland. Et l'Union Jack flotte toujours. Défi ou suicide ? Ben pariait un peu sur les deux, comme lorsqu'il allait sur les barricades. Il n'en avait en principe pas besoin. Il le faisait quand même, balayant les objections que les autres reponsables de la résistance lui faisaient. Il fallait qu'il soit sur la ligne de front. C'était vital. Il y avait l'image qu'il donnait, bien sur, qu'il devait donner, et il refusait d'être un général qu'on ne voyait jamais, un penseur loin des combats. Ce n'est pas mon rôle, je ne sais pas faire. Benjamin était un militaire, il l'avouait, mais il n'était pas fait pour les bureaux, la direction de loin, il ne comprenait pas. Tom savait faire ça. Rester proche des gens avec cette distance bienveillante qui le caractérisait, mais moi non, moi je ne suis pas comme ça. Ben se voyait comme un combattant parmi d'autres, avec un peu plus de responsabilités que le reste des résistants, peut-être, mais ce n'était pas quelque chose qu'il voyait comme un du ou un plaisir. Je suis là pour les aider, pour les servir. Dernier survivant d'un mandat impératif.

Une journée de plus qui commence. Pour tout le monde, cette foutue guerre va se gagner mais pour moi, elle n'en finit pas. Il regardait l'aurore sans haine, sans envie, sans tristesse. Il regarda longtemps vers le camp puriste, essayant d'y deviner des silhouettes, celles du passé peut-être, celle du vie révolue qui tendait vers un but qu'il ne comprenait plus. Vers quoi vont-ils ? Qu'est-ce qui peut succéder à la destruction ? Rien, sinon la destruction. Il créait un futur, lui. Pas parfait, peut-être pas meilleur, mais il y avait la possibilité. Et la possibilité, c'était déjà énorme pour Ben. Une explosion tonna sur la gauche. Les hostilités rouvraient. Les puristes faisaient ça de manière aléatoire, jamais la même chose, jamais la même heure. Les hors la loi tenaient pour l'instant, sur le qui-vive. Les défenses étaient bonnes, on avait ordonné l'évacuation et la destruction de certains bâtiments, boucler la zone de transplanage, installer de grands sorts de protection au dessus d'Hyndland. Il guettait, surveillait, lui aussi. Il avait besoin du front, parce qu'il ne savait rien faire d'autre, maintenant. Il passait pour un damné gaillard, un fort en gueule, mordant et spirituel. Et il se battait. Mais je ne suis pas John, je reviens de loin, mais je ne suis pas lui. Il leva les yeux. Une brèche s'était créée et un soldat solitaire parvint à passer : Ben lança un sort, le malheureux s'écroula. Il bruinait légèrement dans ces faubourgs de la zone controlée par les résistants. Tout n'était que décombres. Pardonne moi, camarade : pourquoi faut-il que nous soyons ennemi ? Il revint vers les forces de défense, signala la brèche.  Il connaissait la réponse à la question qu'il se posait. Ces hommes qui se rassemblent si anxieusement sont pleins de crainte et de méchanceté. Aucun d'eux ne se fie à l'autre. Ils restent attachés à des idéaux qui n'en sont plus et lapident celui qui en révèle un nouveau.

Des idéaux, il en restait. Pas pour lui mais pour le monde. Ben se savait perdu, mais le reste du monde pouvait être sauver. Pas demain, ni un autre jour, non, aujourd'hui. Demain vient aujourd'hui. Demain est aujourd'hui.Et il en était fier. Fier d'y avoir un peu participer. Glasgow n'était qu'un début : et même si tout le monde était d'accord pour dire qu'ils ne tiendraient pas longtemps – pas avec un seul quartier, un ravitaillement aléatoire et des puristes tout autour – Benjamin jugeait que l'objectif était atteint. Maintenant, ils savent. Ils savent que nous ne sommes pas rien, ils savent que nous pouvons les mettre en danger et que nous ne cesserons pas de progresser. L'Union était en marche.

Et c'est de sa forme que la résistance allait décider aujourd'hui. Au cœur de Hyndland, le commissariat avait été reconstruit et servait de QG. Autour, un immeuble servait d'hopital de campagne, et un autre de caserne. C'était spartiate, pas très beau, mais la résistance s'en sortait. L'heure de la réunion vint vite. Ben entra dans la salle après une longue discussion avec les chefs de la résistance. Il y en avait du monde. Il vit la fierté dans les regards, qui se disputait à l'attente et à l'inquiétude. Il eut un sourire d'immense fierté avant de commencer à parler. Non parce qu'on le voyait comme le héros de Glasgow, mais bien parce qu'il était fier de leur fierté, à eux...Fier de pouvoir les appeler comme il le fit, car il le voyait comme un honneur :

« Mes frères. Mes amis. Mes camarades. » Il fit une pause, légère. Pas très longue. « Je sais que vous attendez des explications, une marche à suivre. Je ne suis pas là pour imposer cette marche à suivre. Nous avons pris Glasgow pour pouvoir décider de notre destin. Et nous avons montré aux puristes que la liberté et la démocratie étaient encore capable de les vaincre. Ils sont encore capables de riposter, nous l'avons vu. Mais nous les vaincrons. Le seul moyen de le faire, c'est l'Union. Elle existe déjà entre l'Ordre du Phénix et la Vague, mais il ne tient qu'à vous que la résistance soit l'Union. La question aujourd'hui est de savoir quelle forme vous souhaitez lui donner : à vous de décider aujourd'hui si vous voulez de la République.  On vous en a distribué la constitution pour que vous votiez en connaissance de cause. A vous de décider si vous souhaitez que je continue à remplir ce rôle de dirigeant que l'on m'a confié. La possibilité de choisir existe désormais : c'est la première victoire de la démocratie, aujourd'hui, et c'est pour cela que nous voterons.

Vous le savez également, nous devrons bientôt évacuer la ville pour donner une base solide et sereine à notre Union.Vers où ? L'Ile de Skye semble être une bonne position pour établir un Etat Britannique libre ou un Conseil de la Résistance en lien avec notre pays. Le Groenland est plus éloigné. Mais il reste un territoire vierge idéal pour créer une arrière base.

A vous, Britanniques ayant pris en main leur destin, de choisir votre avenir. Je vous remercie. »

Et après quoi ce fut le vote.

Spoiler:
 
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Hermione Granger Origins


MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Lun 22 Sep - 1:57

Spoiler:
 

"Mon idéal politique est l'idéal démocratique. Chacun doit être respecté en tant que personne, et personne ne doit être divinisé." - Comment je vois le monde (1934) - Albert Einstein

Les combats avaient été rudes dans les rues de Glasgow. L'issue s'était montrée favorable à la résistance unifiée en dépit des lourdes pertes. Une chape de plomb s'était soudainement abbatue sur la ville à l'instant où les derniers combattants puristes s'étaient rendus à eux. Hermione était restée là, dissimulée derrière sa position de couverture pour observer d'un air calme, mais assombri, les derniers combattants sortir de leurs cachettes. Elle voyait un peu de tout : du soulagement, des visages fermés, des regards baissés, quelques sanglots, des civils courir de droite à gauche pour se mettre à l'abri, des soldats acquis à leur cause, d'autres qui déambulaient désormais sans arme et avec les mains sur la tête, des résistants ne lui accordant aucun regard ou seulement un sourire compatissant. Ils tenaient cette ville de plus de cinq cent mille habitants en sachant que la riposte serait terrible.

La née-moldue se mit à marcher afin de s'enquérir de l'état de santé de chacun, en adressant un petit mot à celles et ceux qui semblaient plus secoués que les autres, comme ce pauvre Billy qui venait de participer ici à son baptême du feu. Pour l'instant, ça allait. C'était une sale guerre. A force, on en prenait l'habitude, on se construisait une carapace, on évitait de trop s'attacher aux autres, de trop en dire pour éviter de mettre des vies en danger. La mine grave, Hermione soupira de soulagement. L'adrénaline, les sens en éveil, cette impression d'évoluer dans un chaos sans nom, avec ces explosions, ces hurlements, ces morts et cette odeur de sang ou de fumée qui vous saisissez au nez et à la gorge auraient glacé n'importe qui d'effroi, mais pas elle, plus depuis la chute du Ministère et le mariage de Bill et Fleur. Et puis, vivre à l'écart, sous la menace constante, sans argent ni nourriture, cela était devenu le quotidien ou l'on se réjouissait de plaisirs simples.

Il lui restait malgré tout une famille, des amis et des alliés fidèles et sincères. Cette solidarité, une amitié, une présence réconfortante pour vous aider à lutter contre le sinistros étaient tout aussi important que le courage, la bonté, l'abnégation et son refus de céder face à l'intolérance. Car, il fallait être réaliste et admettre que l'on ne pouvait rien accomplir de grandiose et d'important sans aide, sans le soutien de celles et ceux qui luttaient à vos côtés. Le Général Hurlev annonça la reddition de l'ennemi. Hermione observa avec une grande attention le comportement des résistants et des militaires. Elle n'avait rien trouvé à redire, à l'exception peut-être d'un manque de confiance et de cohésion dans les rangs, mais ce n'était pas comme si elle ne s'y était pas attendu. Elle espérait que cela s'arrangerait.

« Ici Benjamin Mulciber, pour la Vague ! L'Ordre du Phénix et la Vague ont désormais le contrôle de la ville de Glasgow. Actuellement nous hissons les couleurs du Royaume-Uni sur le commissariat central. Restez à l'écoute pour d'autres nouvelles du monde libre. Vive la résistance ! Vive le Royaume-Uni ! »

Par contre, elle se souvenait d'avoir vu Benjamin se porter à son secours. En dépit de ce qu'elle pensait de lui - ou croyait savoir - Hermione se demandait si elle devait prêter à ce geste la preuve qu'il n'avait pas fait que lui mentir lors de leur première rencontre et si effectivement ce qu'il avait déclaré de convainquant sur la fin se basait sur un fond de vérité.

A l'annonce des couleurs du Royaume-Uni hissées sur le toit du commissariat central, la résistante s'était mise à réfléchir sur la suite à donner à tout ceci. L'opération Reconquista n'existait pas que pour rappeler à l'Intendance leur existence, mais surtout pour nommer un chef et proclamer une république vis-à-vis desquels elle avait éprouvé des doutes, sans pour autant être certaine de le vouloir, pas aussi tôt du moins. Et puis, elle en était venue à la conclusion que si une résistance unifiée était une bonne chose - à condition d'être unie dans les faits - l'existence d'une République de Grande-Bretagne pourrait offrir aux Britanniques libérés et aux résistants, non pas une légitimité qu'ils auraient à bâtir, mais la possibilité de faire renaître un modèle de société qui leur offriraient une raison supplémentaire de se battre et surtout une protection morale contre les abus de toute nature.

Voilà pourquoi, en dépit de ses hésitations, elle était parvenue à convaincre une majorité au sein de l'Ordre du Phénix d'adhérer au projet d'alliance ; une proposition soutenue par Kingsley Shackelbolt ; une décision qui s'était traduite par un message codé envoyé à une boite restante à Manchester. Le débat et le vote avaient été démocratiques, Ronald s'était retrouvé en minorité et il n'y avait plus à tergiverser. L'important avait été de faire le bon choix, de ne pas laisser cela échouer pour une affaire d'ego et de rivalités personnelles. Il lui suffisait de goûter à nouveau au combat pour comprendre que tout cela dépassait de très loin sa personne ou l'ambition des gens. Hermione souffrait de voir tous ces innocents souffrir et mourir. Elle ressentait énormément d'empathie, se souciant davantage des autres sans se préoccuper de l'opinion qu'ils pouvaient avoir d'elle. La née-moldue n'ignorait pas les reproches que l'on pourrait lui faire et qui parfois parvenait à la blesser - des reproches injustifiés, basés le plus souvent sur des questions d'ego mal placés, des préjugés, de l'ambition ou de la jalousie.

Entendre le God save the Queen, le Flower of Scotland, Our land and hope of glory ou the Brave avaient provoqués en elle des frissons d'excitation, propres au patriotisme. Ces choses lui parlaient, lui faisaient ressentir des émotions intenses. C'était lui rappeler son malaise, ce sentiment de n'être à la fois rien, pourchassée pour être née de parents moldus, d'avoir voulu protéger Harry afin de sauver son pays du mal absolu, sans oublier sa soif de Justice. Mais aucun d'eux ne devait oublier qu'il fallait avant tout faire fonctionner son esprit critique, savoir peser le pour et le contre pour ne pas être dominée par ses émotions.

Hermione préféra être utile en participant au repli des blessés dans le quartier d'Hyndland, en laissant la gestion des prisonniers à Benjamin. Elle savait qu'ils n'auraient le droit qu'à une accalmie. Bientôt, ils auraient à faire face à une riposte qui leur ferait regretter de voir les civils être les premières victimes de leur couardise. Elle se montra elle aussi sur les barricades, refusant d'être une planquée ou d'être assimilée avec un rouquin qui n'avait rien fait de bien extraordinaire depuis l'incident de Privet Drive. Car après autant de temps passé à contourner les mesures exagérées de Ron, Hermione était parvenue à relancer leur organisation. Elle avait répondu à l'invitation de la Vague et avait tenu ses engagements. La situation était encore tendue, elle comprenait pourquoi Benjamin tenait à rester en première ligne. Formuler des objections n'aurait dès lors servi à rien, mais il valait mieux ne pas rester très loin pour lui éviter une déconvenue, mais au moins assumait-il ses décisions et les conséquences de ses actes ; ce qu'elle appréciait. Elle songeait à ceux qui ne prenaient des risques qu'à l'abri dans leur bunker ou en arrière-ligne, à ceux de l'ONU ou de son équivalent sorcier qui ne faisaient rien pour convaincre le Royaume-Uni de cesser leurs provocations, pour dénoncer les crimes commis, pour mettre un terme à leur folie. Et cela révoltait Hermione qui préférait voir en Benjamin et dans la résistance la seule force à même de remplacer un système complexe, corrompu et qui une fois de plus ne remplissait pas ses engagements envers les peuples qui attendaient plus d'eux qu'une simple manifestation de bonne volonté, dans un monde où seul l'argent et les ambitions personnelles étaient roi.

Hermione n'avait que faire de diriger la résistance. Elle voulait être utile et faire en sorte que cette volonté manifestée aujourd'hui ne soit pas le prétexte à l'établissement d'un nouvel absolutisme déguisé en volonté démocratique. Il fallait que ce projet - quel qu'il soit - ne pas pas qu'une promesse en l'air, qu'une série d'engagements impossibles à tenir dans les faits. Cette république, si elle devait voir le jour, ne devrait pas être un écran de fumée conçu pour l'ambition d'une seule personne, mais bel et bien la base d'un renouveau, de quelque-chose qui aurait retenu les leçons du passé, qui s'efforcerait de ne laisser personne sur le carreau, mais elle savait que ce projet ne dépendrait pas que de la bonne volonté et d'une poignée d'individus, de la vision d'un seul, mais de celle du plus grand nombre.

C'était une vision optimiste et quelque peu idéalisée, oui, en sachant qu'il faudrait beaucoup de temps pour que les mentalités évoluent, pour que ce que l'on s'efforçait à faire puisse conduire au triomphe de la tolérance, de l'honnêteté et d'un modèle où l'on pourrait apprendre de nos différences sans volonté de destruction ou d'hégémonie. Dans l'immédiat, cette guerre semblait sans fin, difficile à remporter, avec beaucoup plus de victimes qu'elle ne pourrait l'imaginer. Ce que Hermione avait accompli aurait peut-être un impact positif dans leur lutte contre l'Intendance. Il était encore trop tôt pour le dire, mais il était difficile d'y croire sans craindre une quelconque duperie ou une énième déception.

Vers quoi allaient-ils, sinon vers un monde qui serait à leur image ? Imparfait, certes, mais les gens devraient réaliser leurs erreurs, saisir cette opportunité de changer les choses dans le meilleur des cas, il fallait l'espérer. Des puristes avaient tenté de se rebeller, mais ils furent bien vite réduits au silence. Une brèche avait été signalée. Le gâchis était énorme, mais c'était ainsi. L'Intendance apprendrait leur union, qu'ils n'étaient pas rien, qu'ils étaient toujours en mesure de porter le danger sur leur territoire. La population, elle, vivait de manière impuissante cette guerre qui opposait deux camps non résolus à se rendre.

Hermione se rendit dans un immeuble servant d'hôpital de campagne puis dans un autre utilisé comme caserne. Après une longue discussion entre les chefs de la résistance, la décision avait été prise dans un climat tendu. La née-moldue avait prévu un petit discours, rien de bien glorieux ; un message qu'elle souhaitait transmettre à tous en complément du discours formulé par Benjamin, qu'elle approuvait sur le principe. Angoissée à l'idée de devoir prendre la parole devant tous, en sachant que ni elle ni Benjamin n'étaient forcément appréciés de tous, elle prit son courage à deux mains, sans montrer la moindre faiblesse, sinon une légère hésitation. Pour elle, tout cela était plus qu'un devoir, un honneur ou une immense responsabilité. Elle tenait à parler vrai, à ne pas agir comme les politiciens qui savaient manier l'apparence et le langage de Shakespeare.

- Mes chers compatriotes, mes chers amis. Elle fit une courte pause. Depuis des siècles, nous nous battons pour nos origines, pour une prétendue supériorité, pour savoir qui est en droit de bénéficier de libertés garanties par la loi et pour avoir le droit au chapitre. Les gobelins ont été diabolisés, les elfes de maison réduits en esclavage, les centaures et les êtres de l'eau ont été parqués dans des réserves, les sorciers ont pourchassés les nés-moldus, discriminés les cracmols, les lycans, les vampires et les moldus.

Notre Histoire s'est toujours basée sur un rapport de domination à l'égard des autres. Elle nous a appris que la Nature ne supportait pas la stagnation et les chaînes, qu'elles soient visibles ou non. Pour survivre, nous devons évoluer, nous renouveler, nous adapter et apprendre à vivre ensemble. Nous devons faire face à l'imprévu.
Elle marqua une courte pause où elle observa la foule avec honnêteté et gravité, non sans une certaine émotion.

Quelles que soient les décisions que nous allons prendre, ce sera une victoire pour la Démocratie. Nous aurons à jeter ou non les bases d'une société qui aura retenue la leçon, en rétablissant nos droits et en n'en créant de nouveaux. Notre mission sera difficile, elle prendra sans doute des générations, mais là où il ne peut y avoir de lumière sans ténèbres, nous continuerons à lutter contre l'obscurantisme, contre les esprits étroits et dogmatiques, contre cette envie de vengeance et cette peur qui peuvent pousser au racisme et à la xénophobie.

Pour que triomphe le droit à la vie et la liberté pour tous, nous devons nous unir afin de vaincre l'Intendance. Nous aurons à vaincre le mal qui est en chacun de nous pour que les engagements qui seront pris ne deviennent pas des promesses signées sur un chèque en blanc. Nul n'est ici pour nous imposer de marche à suivre puisque ce choix est libre. Mais c'est avec une profonde humilité que j'aimerais encourager, si vous le voulez, chacun et chacune à observer deux minutes de silence en mémoire des victimes de l'Intendance.

Je vous remercie.


Hermione baissa les yeux et se retira de l'endroit de la proclamation, avec humilité. Dans une certaine mesure, elle approuvait la démarche de Benjamin et elle espérait que les résistants feraient leur choix en conscience, en toute impartialité, sans se soucier d'autre-chose, car il en allait de leur avenir. Puis, vint l'instant du vote où elle fut rejoint par Ron qui s'était jeté sur elle pour l'embrasser et la tenir dans ses bras. On aurait dit qu'il se souciait beaucoup d'elle, qu'il était soulagé de la savoir en vie. En tout cas, il ne s'était pas montré pour se battre à ses côtés.

- Je me suis fait un sang d'encre ! Tu es blessée ? ,lui fit-il sur un ton qui soulignait à la fois son soulagement et son Amour, en plongeant sur elle pour l'enlacer et vérifier qu'elle n'était pas blessée.

- Ca va, Ron. Ce n'est rien, ça n'est que superficiel, lui répondit-elle sur un ton de léger reproche, en se dégageant de son emprise. Heureusement, Benjamin était là, sinon j'aurais surement été dans un sale état, ajouta-t-elle avec une pointe d'angoisse, en réalisant qu'elle avait échappée de près à un sort plus terrible.

Que Ron l'ait mal prit, cela lui était égal. Il aurait du être près d'elle.

- Ohh Hermione... , fit Ron en agrippant soudainement l'arrière de la chevelure de sa compagne pour l'embrasser avec passion et lui signifier qu'il avait eu très peur de la perdre.

Puis, après un moment passé à réfléchir une dernière fois et à observer ces deux minutes de silence, elle prit sa décision et se rendit dans l'isoloir pour voter...
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Sheldon H. Ferguson


MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Lun 22 Sep - 12:05

Etat de siège. Il ne connaissait pas cette expression avant, parce qu'il n'avait jamais réellement vécu cette situation. Lorsqu'il avait fait les Malouines, ce n'était pas pareil : bien sur, c'était aussi la guerre, mais Sheldon se souvenait de quelque chose qu'on pouvait juger comme facile, le pot de terre contre le pot de fer en somme, avec l'armée britannique dont il faisait partie dans le rôle du pot de fer. Maintenant la situation était quelque peu renversée puisque la résistance était le pot de terre et le régime puriste le pot de fer. Bien sur qu'ils avaient repris la ville, assez rapidement même, et même si Sheldon s'y refusait, la raison voulait que tot ou tard ils évacuent. Ca faisait mal, à la fin, mal d'être à nouveau chassé de sa propre ville, mais au moins il avait pu affirmer, justement, que c'était sa ville, et qu'il ne se rendrait pas, jamais.

Fermer sa gueule, ce n'était qu'une habitude à prendre. On avait moins de problèmes lorsqu'on ne l'ouvrait pas, qu'on ne disait rien, qu'on vivait dans le sens du vent, de manière un peu opportuniste, mais jamais Sheldon Ferguson n'avait su faire ça. Oui, le problème, c'est qu'il n'avait jamais appris à fermer sa gueule, pire, il avait refusé d'apprendre à le faire. Il ne comptait pas se rendre, il comptait continuer, et il dirait ce qu'il voulait dire, parce qu'il était persuadé non pas d'avoir raison, mais que le droit de parler lui était acquis, et devait être acquis à tout le monde. La liberté, ce n'était pas négociable, et il ne se tairait pas : au contraire, il continuerait à la défendre, quitte à gueuler plus fort. Il emmerdait le monde, voilà.

Dans quelques heures, minutes, peut-être, il serait Premier Ministre d'une République qu'il avait toujours défendue et qu'il n'avait que rêvé jusqu'à là. Certes, l'Ecosse n'était pas encore réellement indépendante et certes l'Intendance existait toujours, mais il y croyait, un jour, il les aurait, cette bande de salopards. Il ne renoncerait pas jusqu'à ce que ça arrive, qu'importait le prix à payer. Oui, Sheldon Ferguson était obstiné et tête de mule, il le reconnaissait lui même, mais ce n'était pas à son âge qu'il allait changer le fait qu'il avait cinquante ans, qu'il était naturellement porté sur le fait d'accomplir jusqu'au bout ce qu'il avait commencé, qu'il était écossais, et sérieusement remonté contre le régime.

Il voulait vivre, et que les gosses qu'il avait vivent, et que les gens qui n'avaient rien demandé à personne sinon à exister vivent aussi, et pour cela, il matraquerait s'il le fallait ceux qui refusaient cela. Voilà pourquoi il était encore cette nuit sur la ligne de front, fusil à pompe à la main, à baisser la tête dès que leurs défenses essuyaient une attaque, à prier pour quelques secondes de plus, et il restait, encore et toujours, combattant, que ce soit sur le terrain et en politique, parce que tous les ennemis qu'il avait eu pouvaient bien essayer de lui casser la gueule, de lui faire du mal, peut lui importait, il ne laisserait personne l'écraser ou écraser quiconque au motif d'une quelconque supériorité, parce que la supériorité, ça n'existait pas.

Alors voilà pourquoi il soutenait la république, et il n'en faisait pas mystère : non parce qu'on lui donnerait du pouvoir, un poste officiel et un titre, non, ça Sheldon s'en foutait, aucune importance, mais bien parce que enfin, la supériorité de certains seraient annulée. Ca ne serait pas parfait, sans doute : mais ils essayaient, et c'était déjà bien. Il passa un peu de temps à parler avec Benjamin, puis écouta les discours. Il s'en fichait : à ce stade, faire une campagne éléctorale était quelque peu inutile, lui avait pris sa décision depuis longtemps et ne s'en cachait pas.

Il observa le silence, comme tout le monde. Ce n'était pas un silence vide. Dans son cerveau, il récitait les noms des morts et des absents qu'il connaissait. De manière très humble il repensait aux moments passés ensemble, et puis ce fut le vote. Lui même n'avait rien dit, pas souhaité parler. Il n'avait rien à dire et n'était pas spécialement adepte de grands discours et de formules réthoriques. Il était un adepte du vote et si Premier Ministre il devenait, il ne changerait pas pour un rond.
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Kimeria MacFusty Origins


MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Mar 23 Sep - 23:55

Karnaj:
 



Voilà bien longtemps qu'on ne l'avait pas vu, un peu trop d'ailleurs. La démarche saccadée, le bruit clinquant de son armure presque reluisante, les petits bruits charmants qui accompagnaient diverses grimaces sur son visage mortifié, il était de retour aux affaires.
Voilà bien longtemps qu'on avait pas vu le général gobelin en territoire anglais, pas depuis l'assaut de la prestigieuse citée gobeline. Son arme au fourreau, fidèle sabre dentelé qui avait éviscéré plus de puristes que n'importe quelle autre épée gobeline, Karnaj avançait dans les couloirs du vieux commissariat. Flanqué d'un sorcier de l'Ordre du phénix et de deux de ses congénères gobelins, le représentant de la cause gobeline s'apprêtait à entrer dans l'histoire de la résistance, bien involontairement d'ailleurs. Iznus aurait été plus qualifié que lui pour juger de la diplomatie avec les sorciers, ou même Maverick, mais les deux braves étaient tombés dans l'honneur, permettant aux rares gobelins survivants de fuir sereinement … ou presque.
Ne restait que lui, vieux général gobelin, relégué au rang de guide inactif pour la cause, lui qui avait déjà tant donné et qui ne demandait qu'une chose, mourir l'arme au poing. Son corps portait les stigmates des combats acharnés contre les mages noirs, sa peau était grisâtre, grêlée, coupée puis régénérée avant d'avoir été à nouveau malmenée. Ses doigts crochus dotés d'ongles pareils à des griffes, agrippaient, non sans une certaine violence, la poignée de son épée, alors qu'il se dandinait pour approcher de la salle.

Plus grand que la moyenne des gobelins, Karnaj faisait partie de ces rares gobelins à être prédisposés au combat, de la taille d'un enfant de dix ans, il marchait voûté, mais n'en restait pas moins plus imposant que ceux de sa race, en témoignait la taille du mage gobelin et du probable intendant de la nouvelle faction crée au Chili par les accords de Weasley. Sans être charismatique, le général n'en demeurait pas moins quelqu'un de très … étrange. Bourru, comme tous les hommes d'armes, c'était un être déterminé et farouchement opposé au purisme, suivant presque aveuglément la haine qu'il éprouvait envers ceux qui avaient massacré son peuple sans ciller.
Si on ne l'avait pas vu depuis quelques temps, c'était principalement la faute d'une personne … et c'était Hermione Granger. Karnaj avait suivi sans hésiter Ronald, considérant que les méthodes de ce dernier étaient justes et appropriées, voilà pourquoi il avait été complice de nombreux attentats, notamment celui de la Gazette du sorcier, qui avait vu la capture des Carrow, ainsi que leurs exécutions. Et puis Sligo, l'apothéose. Les puristes avaient été mis en déroute par le bataillon gobelin, si bien que la gloire qu'ils en avaient tiré, avait réussi à redonner un peu d'espoir à ce peuple en pleine décadence.
Et puis plus rien … la venue d'Hermione Granger aux commandes avait balayé les actions passées, on avait craché sur les auteurs des anciennes attaques, on dénonçait une barbarie latente, mais n'était ce point là la même arme que celle de leurs ennemis ? Qu'à cela ne tienne, fâché, Karnaj avait craché au visage de Kingsley, alors ministre du gouvernement en exil, qu'ils n'avaient aucune chance de gagner s'ils ne se battaient pas avec les mêmes armes que l'ennemi. Cela avait jeté un froid dans le relationnel entre l'Ordre du Phénix et les survivants gobelins.

Même si aujourd'hui l'un d'eux avait servi d'escorte pour le transport, Karnaj avait la dent dure, et s'il avait appris une chose depuis le début de sa carrière, c'était qu'il fallait se méfier des porteurs de baguettes. Il entra dans la salle qui servirait de lieu de conférence, comme le dernier commandant encore vie ayant servi à Sligo, comme représentant de la cause gobeline.
La plupart des sorciers le voyait comme un être teigneux, borné, ingrat, grossier et violent, particulièrement désagréable, ils n'avaient pas tout à fait faux, mais c'était un redoutable combattant et meneur, ardent défenseur de son peuple, en plus d'être un guerrier d'exception parmi ses pairs. Il salua d'un signe de tête les rares têtes qu'il reconnaissait, dont Limonkov, qu'il avait probablement croisé ci et là, McGonagall, avec qui il avait servi durant l'attentat de la Gazette, et quelques autres qui s'étaient avancés pour le saluer, sans lui serrer la main, juste en s'inclinant légèrement.
Enfin il aperçut la fameuse Granger. Il la dévisagea, son sourire sale sur lui, la gratifiant d'une risette affreuse qui dévoilait des dents à moitié pourries, résultat d'une trop forte exposition à la magie noire. Difficile de dire s'il s'agissait d'une politesse ou d'une moquerie, en tout cas, elle savait à quoi s'en tenir avec lui … il n'était pas dupe.

Lorsqu'on vint lui tirer sa chaise, il donna un violent coup d'épaule dans le malheureux qui avait pensé bien faire, le gratifiant d'une réponse, sa voix criarde et agressif perçant les tympans du pauvre bougre alors que l'accent gobelin écorchait sans pitié la langue de Shakespeare :

« Je peux encore tirer mon siège moi même porteur de baguette ! »

La fierté gobeline, tout était là, dit dans cette violence et cette haine, alors qu'il reniflait de manière sonore, déposant un crachat sur le sol, sans se soucier de la bienséance. Dégainant son sabre, il s'appuya sur ce dernier pour grimper et le gardant comme appui pour son bras, à l'image du guerrier qu'il était.
Dans les premiers assis, il attendit que l'on veuille bien commencer, fixant de ses yeux fourbes ceux qui partageaient sa condition de représentants.
Mulciber s'avança et parla, comme un politicien et non comme un homme d'arme, ce qui attrista le général gobelin qui attendait autre chose de ce type de personne. Il y avait là une certaine déception, en plus d'une haine non dissimulée des sorciers.

Ne sachant pas lire l'humain, il avait été assisté dans cette tâche par un érudit qui avait fui le loch Ness, tout comme lui, et avait pris connaissance de ce qu'on lui exposait, son avis ne s'était pas fait attendre sur la question, et il ne s'en cachait pas. C'était précisément ce système lent qui avait parachevé la chute des gobelins, il ne fallait pas faire deux fois la même erreur et on ne l'y reprendrait pas. Son choix était fait avant même d'entendre ce qu'on aurait à lui dire, il ne changerait pas d'avis et il cracherait sur la démocratie, système jugé trop faible à son goût, et non adapté à la situation.
Puis ce fut au tour de la traîtresse Granger de se lever, et le vieux gobelin la fusilla du regard, dévoilant légèrement ses dents serrées, comme s'il était prêt à se jeter sur elle pour l'éventrer sans plus attendre.

Il écouta, ses doigts longs et fins massacrant la table à coup de griffes, sans autres réactions que de vagues mimiques au niveau de la bouche. Il y eut un crissement léger de bois quand elle parla des gobelins. Que connaissait elle de ce peuple ? Rien, elle n'y connaissait rien, elle ne savait ce qui était dans l'intérêt des êtres aux longs doigts, ils n'avaient pas non plus le droit de pratiquer la magie, on ne leur avait pas encore donné de baguettes et elle voulait l'égalité ? Qu'à cela ne tienne, elle devrait faire un effort pour avoir l'allégeance des gobelins.

Lorsque vint le moment du vote, le petit être n'hésita pas en raillant la république. Et vint la question de la fuite … une île ou un continent ? Là encore, il avait écouté ce que son peuple en pensait, et tous s'accordaient à penser que le plus loin ils étaient des puristes, le mieux cela serait pour le petit peuple. Aussi, même les conditions difficiles du Groenland ne saurait les effrayer, eux qui maniaient la pioche et la forge comme personne.
On recueillit le vote de Karnaj, après quoi, on attendit patiemment la délibération, ou comment une troupe majoritairement composée d'imbéciles allait déterminer l'avenir du monde … un si grand pouvoir en de mains si malhabiles, quelle terrible tragédie, on se souviendrait que se serait ici que la résistance était morte.
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Minerva R. McGonagall


MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Sam 27 Sep - 18:34



[hj ; je ne suis pas une douée pour trouver la musique adéquate, je voulais en mettre une autre, mais je tiens à ma vie, je ne veux pas spoiler   ]

Spoiler:
 


La bataille avait été rude, mais elle fut reconnaissante. Même si les victimes étaient nombreuses de part et d'autres des deux camps, les zones occupées par la résistance ont bouleversé les stratégies puristes en place. Une tempête arrive, mais pour l'heure l'espoir d'une nouvelle ère transperçait les ténèbres qui envahissaient peu à peu le territoire britannique. L'espoir voilà qui serait le bienvenu, trop étaient tombés durant cette bataille, même si les visions de chacun étaient différentes, ils restaient néanmoins des hommes et des femmes qui se battaient pour protéger les siens de la menace.

Les troupes avaient été dispersé par la suite, le temps de reconstruire une base sûre et toutes sortes de bâtiments pour soigner les blessés, car ils étaient nombreux. Pas ou peu de prisonniers avaient survécus, et puis, ils n'étaient pas retenues dans ce commissariat moldu, ailleurs, loin des soupçons. Et où, ils pouvaient livrer leurs plus vils secrets, quant-ils daignaient les donner. Concernant l'autre partie de la zone occupée par la Résistance, elle avait été « aménagé » de sorte à accueillir les troupes pour la planification de nouvelles missions de surveillance ou de coup d'état contre le purisme.

Il arrivait parfois, comme aujourd'hui, que le leader de la Vague, Benjamin Mulciber réunissait ses troupes pour parlementer de l'avenir. Ce fut le cas, il avait besoin de leurs avis, de leur présence, c'était important d'impliquer des individus et ne pas prendre de décisions seul, déjà parce que c'était toujours plus facile d'échanger des points de vue et que surtout, Benjamin ne rentrait pas dans le même jeu que le Seigneur des Ténèbres, en dominant par sa seule vision des choses. Ainsi, un groupe d'individus se retrouva au centre d'une pièce, Benjamin prit la parole.

« Mes frères. Mes amis. Mes camarades. Je sais que vous attendez des explications, une marche à suivre. Je ne suis pas là pour imposer cette marche à suivre. Nous avons pris Glasgow pour pouvoir décider de notre destin. Et nous avons montré aux puristes que la liberté et la démocratie étaient encore capable de les vaincre. Ils sont encore capables de riposter, nous l'avons vu. Mais nous les vaincrons. Le seul moyen de le faire, c'est l'Union. Elle existe déjà entre l'Ordre du Phénix et la Vague, mais il ne tient qu'à vous que la résistance soit l'Union. La question aujourd'hui est de savoir quelle forme vous souhaitez lui donner : à vous de décider aujourd'hui si vous voulez de la République.  On vous en a distribué la constitution pour que vous votiez en connaissance de cause. A vous de décider si vous souhaitez que je continue à remplir ce rôle de dirigeant que l'on m'a confié. La possibilité de choisir existe désormais : c'est la première victoire de la démocratie, aujourd'hui, et c'est pour cela que nous voterons.  Vous le savez également, nous devrons bientôt évacuer la ville pour donner une base solide et sereine à notre Union. Vers où ? L'Ile de Skye semble être une bonne position pour établir un Etat Britannique libre ou un Conseil de la Résistance en lien avec notre pays. Le Groenland est plus éloigné. Mais il reste un territoire vierge idéal pour créer une arrière base. A vous, Britanniques ayant pris en main leur destin, de choisir votre avenir. Je vous remercie. »

Le silence retomba, avant de finalement être de nouveau brisé, par l'intervention d'Hermione.

- Mes chers compatriotes, mes chers amis. Depuis des siècles, nous nous battons pour nos origines, pour une prétendue supériorité, pour savoir qui est en droit de bénéficier de libertés garanties par la loi et pour avoir le droit au chapitre. […] Pour survivre, nous devons évoluer, nous renouveler, nous adapter et apprendre à vivre ensemble. Nous devons faire face à l'imprévu. Quelles que soient les décisions que nous allons prendre, ce sera une victoire pour la Démocratie. […] Pour que triomphe le droit à la vie et la liberté pour tous, nous devons nous unir afin de vaincre l'Intendance. […] Nul n'est ici pour nous imposer de marche à suivre puisque ce choix est libre. Mais c'est avec une profonde humilité que j'aimerais encourager, si vous le voulez, chacun et chacune à observer deux minutes de silence en mémoire des victimes de l'Intendance. Je vous remercie.

Le silence retomba mais cette fois-ci, il était volontaire. Le silence pour les individus qui sont tombés. Puis, comme demandé précédemment, chacun à leur tour, chaque sorcier alla voter. Il fallait prendre en compte tous les points de la Constitution qu'on leur avait distribué. Minerva prit le temps de la lire de se rendre dans l'isoloir afin de rendre son verdict.

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Alice McLear


MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Lun 29 Sep - 13:31

Elle se sentait épuisée et bien plus vieille que ce qu'elle était réellement. À quarante-huit ans, Alice McLear se sentait toujours jeune. À vrai dire, elle faisait partie de ses femmes qui refusaient catégoriquement de se voir vieillir. Heureusement pour elle, elle était une cracmol, ou presque, avec son niveau de magie, elle ne pouvait pas se revendiquer sorcière. Un des rares avantages que lui laissaient ses origines magiques, c'était celle de vieillir bien plus lentement que ne l'aurait fait une moldue normale. Aussi ne paraissait-elle pas son âge. Si physiquement, elle semblait toujours au jeune, où du moins elle voulait s'en convaincre, intérieurement, elle sentait tout de même les ravages de la fatigue.

Contrairement à Sheldon, à Mulciber et d'autres, elle n'avait jamais fait l'armée. Elle n'avait pas d'endurance, pas l'habitude de combattre. Son atout à elle, s'était sa respectabilité, sa roublardise, et son ambition politique. Elle ne reculait devant rien pour avoir ce qu'elle désirait. Ils avaient passés des heures à combattre les forces ennemies pour sécuriser leur position et prendre quartier sur quartier à Glasgow, une opération vouée à l'échec depuis le début puisque le Seigneur des Ténèbres et ses forces n'allaient pas tarder pour détruire leur œuvre, mais une victoire tout de même pour la résistance.

Celle-ci serait néanmoins de courte durée, et dans quelques minutes, il faudrait voter. Parmi eux, un grand nombre de résistants, mais également quelques créatures magiques comme un Gobelin. Ce n'était pas la première fois qu'elle en voyait un. Elle avait déjà été plusieurs fois à Gringott avec ses parents. Elle prit tout de même soin de prendre un air surpris, aux yeux de tous, elle était une moldue. Le seul a peut-être avoir compris qu'elle était une sorcière, c'était Tom Jugson, et celui-ci était désormais mort, son secret avec lui. Il n'était plus là pour voir ce qu'il était advenu de la résistance sous la direction de son ami et cousin.

Si beaucoup des résistants écoutèrent avec attention, les paroles de Mulciber comme de Granger, Alice, elle, nota que pour la première fois depuis des mois, Ron Weasley faisait une apparition, voilà une nouvelle qui en intéresserait plus d'un. Par contre, parmi eux, aucune trace de Sheppard, Shore ou Valentine.

Quand ce fut le moment de voter, son choix était déjà fais depuis bien longtemps. Elle avait un objectif, et elle tenait à y arriver coute que coute, pour elle, le retour en arrière n'était plus possible depuis longtemps.
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Edern O. Jensen


MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Mer 8 Oct - 12:43

De trop, Edern s’était toujours senti de trop, il n’y avait pas un seul moment dans sa vie pendant lequel il s’était senti réellement à sa place, sauf peut-être ces dernières années quand il a décidé de lutter contre le régime de Lord Voldemort. Et encore. Sa nature l’empêchait de se fondre totalement dans un groupe ou dans un autre, pas tout à fait moldu, pas tout à fait sorcier, qu’était-il ? Cracmol. Oui, mais encore ? Qu’est-ce que cela signifiait ? Quel statut se voyait-il accordé ? Verrait-il la pleine reconnaissance de sa nature ou serait-il encore rejeté avec hésitation d’un groupe à l’autre sans jamais savoir ce qu’il est. Faudrait-il qu’il se décide à abandonner ce qui le ratachait au monde magique pour rejoindre le groupe des moldus ? Parce qu’il ne pouvait décemment pas rejoindre celui des sorciers, il n’était pas magique. Quelqu’un de peu scrupuleux et menant des raisonnements de manière un peu trop rapide aurait dit qu’il n’avait qu’à s’associer aux moldus puisqu’il leur ressemblait, qu’il était dépourvu de pouvoirs magiques, mais que faisait-on dans ce cas de ses affinités morales, du fait qu’il ait grandi dans une famille de sorciers, qu’il connaisse mieux ce monde que certains né-moldus ? Pas grand-chose. Alors il espérait, oui, il espérait que Benjamin Mulciber vienne ici avec des réponses pour lui, que pour une fois il soit inclus dans les discours politiques, que quelqu’un, un dirigeant se soucie du sort à réserver aux cracmols. Et autant dire que le dirigeant de la Vague partait avec un mauvais point selon Edern, il était de sang-pur et le cracmol avait tendance à faire des généralités plutôt facilement, une sang-pur l’avait trahi, il s’était fait rejeter par des sang-purs donc il ne portait pas ces derniers dans son cœur, surtout que la famille Mulciber était particulièrement influent dans le régime actuel. Mais pour une fois, Edern restait ouvert, il savait que c’était un moment important et qu’il ne devait se laisser totalement submerger par ses préjugés, mais il est vrai que si l’homme avait été sang-mêlé la tâche aurait été plus aisée.

« Mes frères. Mes amis. Mes camarades. Je sais que vous attendez des explications, une marche à suivre. Je ne suis pas là pour imposer cette marche à suivre. Nous avons pris Glasgow pour pouvoir décider de notre destin. Et nous avons montré aux puristes que la liberté et la démocratie étaient encore capables de les vaincre. Ils sont encore capables de riposter, nous l'avons vu. Mais nous les vaincrons. Le seul moyen de le faire, c'est l'Union. Elle existe déjà entre l'Ordre du Phénix et la Vague, mais il ne tient qu'à vous que la résistance soit l'Union. La question aujourd'hui est de savoir quelle forme vous souhaitez lui donner : à vous de décider aujourd'hui si vous voulez de la République. On vous a distribué la constitution pour que vous votiez en connaissance de cause. À vous de décider si vous souhaitez que je continue à remplir ce rôle de dirigeant que l'on m'a confié. La possibilité de choisir existe désormais : c'est la première victoire de la démocratie, aujourd'hui, et c'est pour cela que nous voterons.

Vous le savez également, nous devrons bientôt évacuer la ville pour donner une base solide et sereine à notre Union. Vers où ? L'Ile de Skye semble être une bonne position pour établir un État Britannique libre ou un Conseil de la Résistance en lien avec notre pays. Le Groenland est plus éloigné. Mais il reste un territoire vierge idéal pour créer une arrière base.

À vous, Britanniques ayant pris en main leur destin, de choisir votre avenir. Je vous remercie. »


En clair, il lui fallait lire la constitution s’il voulait se faire une idée, il attrapa donc la feuille de papier et voulut la parcourir mais Hermione Granger pris la parole à son tour. Une née-moldue, pourquoi étaient-ils donc obligés d’avoir de tels extrêmes comme représentants ? Un sang-pur et une voleuse de pouvoirs, en voilà une belle paire.

« Mes chers compatriotes, mes chers amis. Depuis des siècles, nous nous battons pour nos origines, pour une prétendue supériorité, pour savoir qui est en droit de bénéficier de libertés garanties par la loi et pour avoir le droit au chapitre. Les gobelins ont été diabolisés, les elfes de maison réduits en esclavage, les centaures et les êtres de l'eau ont été parqués dans des réserves, les sorciers ont pourchassés les nés-moldus, discriminés les cracmols, les lycans, les vampires et les moldus.

Notre Histoire s'est toujours basée sur un rapport de domination à l'égard des autres. Elle nous a appris que la Nature ne supportait pas la stagnation et les chaînes, qu'elles soient visibles ou non. Pour survivre, nous devons évoluer, nous renouveler, nous adapter et apprendre à vivre ensemble. Nous devons faire face à l'imprévu. Elle marqua une courte pause où elle observa la foule avec honnêteté et gravité, non sans une certaine émotion.

Quelles que soient les décisions que nous allons prendre, ce sera une victoire pour la Démocratie. Nous aurons à jeter ou non les bases d'une société qui aura retenu la leçon, en rétablissant nos droits et en n'en créant de nouveaux. Notre mission sera difficile, elle prendra sans doute des générations, mais là où il ne peut y avoir de lumière sans ténèbres, nous continuerons à lutter contre l'obscurantisme, contre les esprits étroits et dogmatiques, contre cette envie de vengeance et cette peur qui peuvent pousser au racisme et à la xénophobie.

Pour que triomphe le droit à la vie et la liberté pour tous, nous devons nous unir afin de vaincre l'Intendance. Nous aurons à vaincre le mal qui est en chacun de nous pour que les engagements qui seront pris ne deviennent pas des promesses signées sur un chèque en blanc. Nul n'est ici pour nous imposer de marche à suivre puisque ce choix est libre. Mais c'est avec une profonde humilité que j'aimerais encourager, si vous le voulez, chacun et chacune à observer deux minutes de silence en mémoire des victimes de l'Intendance.

Je vous remercie. »


Edern resta relativement stoïque mais il dû reconnaître que c’était un bon discours et il observa donc les deux minutes de silence avant de finalement poser ses yeux sur la constitution qu’il tenait toujours entre ses mains.
Il ne savait pas trop à quoi il s’était attendu. A ce qu’on crée un Ministère pour les cracmols ? Pas vraiment. Mais qu’on parle d’eux au moins, qu’on décide avec qui les classer, qu’on leur donne un lieu où s’exprimer. Ils étaient acceptés, bien sûr, et heureusement sinon Edern ne savait pas où il aurait bien pu aller mais il regardait les représentants, sorciers, moldus, lycans, êtres magiques. Était-il un être magique ? Pouvait-il être considéré comme tel ? Il ne le pensait pas. Il aurait juste aimé que le mot cracmol soit inscrit quelque part, plutôt que sous-entendu. Il était amer, il l’avait toujours été, mais il avait devant lui une possibilité d’un futur meilleur, avec ses imperfections certes mais on ne lui avait jamais offert autant alors il n’allait pas abandonner et reculer, pas maintenant, il ferait partie de l’aventure, serait citoyen de la République, quoiqu’il lui en coûte.
Il hésita longuement quant à l’endroit où ils devaient s’établir mais se dirigea finalement vers les isoloirs pour voter. Il était temps pour lui de prendre parti, et même s’il préférait rester indépendant plutôt que de dépendre d’un mouvement de résistance il savait que quoi qu’il arrive il était le bienvenu, et c’était déjà beaucoup plus que ce que l’Intendance avait à lui offrir, le choix n’était pas difficile.
Mais il n’était pas convaincu par Mulciber, ni par Granger, pas totalement et ne le serait probablement jamais, en partie à cause de ses préjugés tenaces même s’il faisait de son mieux pour les mettre de côté maintenant pour voter en connaissance de cause.
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MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Ven 10 Oct - 9:53

Des votes, il y en eu beaucoup. Lui, Ben Mulciber, regardait. C'était quelque chose d'inédit. Quelque chose, qui dans ce pays si ravagé par le doute et la peste, n'avait pas eu lieu depuis des lustres. Et il regardait, fumant une cigarette, et peut-être que derrière son air concentré et calme, on pouvait voir une pointe de sourire, un air satisfait de ce qu'il avait fait. Il n'était pas un politique et ne tenait pas de discours politique .Je sais faire rire, c'est ma seule arme, je sais qu'on m'écoute, c'est la seule foi dont je dispose réellement. Il n'était pas parfait et voulait bien l'admettre. Mais il n'était pas le pire de tous et il essayait. Peut-être qu'il pouvait échouer, mais les tentatives valaient mieux que ne rien faire du tout, selon lui. C'était un miracle, selon Benjamin.Dans la  Grande-Bretagne de 2006, close comme une maison de campagne en hiver, on avait verrouillé la porte et accroché les volets. Le vent de l'histoire ne rentrait que par les fentes, en courants d'air qui ne gonfleraient pas une voile ;  juste de quoi prendre froid et mourir d'une pneumonie, seul dans sa chambre. Et puis maintenant, il y avait Glasgow. Ca ne pouvait pas être qu'un sursaut d'honneur. Ca ne pouvait qu'être le début d'une révolution.

Ils attendaient, tous, ils cherchaient leur avenir. Lui aussi attendait. Il pouvait devenir Chancelier d'une République unifiée, le chef officiel de toute la résistance. Il pouvait aussi échouer. Mais il fallait de toute manière les résultats pour le savoir, et il attendait. On avait pu croire qu'il faisait un discours politique ; c'était faux.D'abord parce que ce n'était pas un discours, ensuite parce que le seul but de sa prise de parole, avait été simplement, très simplement, d'exposer la situation. Les gens choisissent en connaissance de cause, je ne suis pas là pour imposer quoique ce soit. Je ne saurais pas le faire. Décider, arbitrer, mener des hommes au combat, faire rire les gens, parler, oui, cela, c'était la compétence de Benjamin Mulciber. Mais il jugeait, à raison, qu'il n'était personne pour forcer la main des gens concernant leur destin propre, et voilà pourquoi il n'essayait pas de le faire.

Ils diront que cela ne veut rien dire, mais ils se trompent. Ce qui se passait à Glasgow, en ce moment même, bien plus que la bataille en elle même, était révolutionnaire : les gens votaient, et possédaient un véritable pouvoir de décision. Mal élu, ne représentant rien ? Certes, mais élu tout de même, ce qui changeait considérablement du pendant de la potentielle future république, à savoir l'Intendance. Mulciber attendait donc, patiemment. Comme tout le monde. On finit les votes, et on dépouilla. Pas lui. Des gens de la résistance, pas forcéments connus – aucun ne l'était, en fait, c'était juste des volontaires. Et ce fut l'un deux qui vint annoncer la nouvelle à Limonkov :

« 85,71 % de oui pour la république. 85,71 % qui ont choisi Skye. Et 71,43 % qui ont voté oui pour que vous deveniez chancelier. Félicitation, monsieur. »


De quoi ? D'être élu ? A la limite, Benjamin n'y prêtait pas grande importance. C'était la république qui comptait réellement. Il remercia le résistant et lui demanda d'annoncer les résultats. Ce fut donc cet homme qui monta au pupitre :

« Mesdames et messieurs, s'il vous plait. La résistance a voté. A la question 'Voulez vous que l'union de la résistance prenne la forme d'une république ?', le oui l'emporte avec 85,71 % des voix. A la question 'Vers quel territoire souhaitez vous que la résistance s'établisse ?' le choix de l'Ile de Skye l'emporte avec 85,71 % des voix. A la question 'voulez vous que Benjamin Mulciber devienne le chancelier de la République', le oui l'emporte à 71, 43 %. Je cède maintenant la parole au Chancelier de la République, Benjamin Mulciber. »

Benjamin, qui parlait avec les ministres et Ferguson, le nouveau Premier Ministre, justement, des mesures à mettre en place pour évacuer la ville et prendre Skye, sourit, salua sous les applaudissements majoritaires, et monta au pupitre.

« Merci. Merci. »
Il se tut, laissant le silence se faire. Il avait été neutre, jusqu'à là, d'une neutralité politique qui n'était destinée qu'à ne pas fausser les résultats de l'élection. Désormais, c'était fini, bien fini. On avait élu Benjamin Mulciber en connaissance de cause : il ne s'était jamais caché d'être ce qu'il était, l'homme de News Of the World, un perturbateur, un emmerdeur patenté, un provocateur. Un type austère, un militaire, qui savait sourire et qui n'avait peur de rien. Il ne voulait pas ordonner, il ne voulait pas avoir la force exécutive : la constitution était rédigée dans ce sens. Elle donnait le pouvoir au Premier Ministre, qui lui aurait la force exécutive. Le Chancelier, lui, aurait un rôle essentiellement représentatif. On savait donc, pour peu qu'on aie lu la constitution, qu'il allait reprendre ce rôle de communiquant. « Voilà. Je vous remercie de ce vous avez fait. Pas de m'avoir élu, mais d'avoir voté, pour ou contre ce que la Vague défendait. Car c'est cela la Victoire : la démocratie marche. Elle fonctionne. Et nous venons de le prouver !

Une annonce, une seule. Sheldon Ferguson, ici présent, devient dès à présent le Premier Ministre de la République de Grande-Bretagne. Il nommera lui même son gouvernement. Et comme il devrait parler tout à l'heure, je n'en dirais pas plus pour le moment. »

Il y eut des applaudissements, à nouveau, et Limonkov laissa tranquillement retomber le silence. Il eut un sourire, qui annonçait bien ce qui allait suivre. Le retour de l'homme qui faisait trembler les puristes lorsqu'il parlait de la résistance.

« Un message aux puristes, maintenant. Vous avez du pain sur la planche. Vous devriez faire attention. L'heure de la revanche sonne. Chez vous, il y en a qui commencent à dire qu'on est libres. Alors ils rêvent de nous rejoindre. Personne d'entre vous ne les aidera. Ne nous aidera. Et pourtant, nous sommes toujours là. Nous essayons de rester debout. De tenir le coup. Sans oublier ceux qui l'accusent.

Alors, à tous ceux qui ne se sentent pas visés. Qui n'imaginent pas qu'on va les arrêter. On va le faire. On va vous arrêter. Vous ne gagnerez pas cette guerre. Il est déjà trop tard. Le jour où vous tomberez va arriver, et c'est maintenant que ça commence. Ce jour là, ce sera la foire. Et vous l'aurez bien cherché. Vous n'aurez plus de pain sur la planche, parce que la planche aura brûlé. Jouez pas avec le feu. Faites bien gaffe à la fumée. On vous aura. Et ce sera la fête. Votre défaite. Et nous chanterons, nous. Parce qu'on aura touché la tête.

Je vous remercie.

Vive la Résistance ! Vive la République ! Vive la Grande-Bretagne ! »
 

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MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Ven 10 Oct - 18:54

Sheldon Ferguson, l'homme de Glasgow. Peut-être celui qui avait le plus intérêt à voir la république gagner – certains murmuraient même qu'il était à l'origine du processus. Ce n'était pas vrai, l'idée venait bien de Tom Jugson, mais il l'approuvait sans réserve. Jamais élu nul part justement parce qu'il défendait cette idée là, l'écossais voyait aujourd'hui ce qui se passait comme un moyen de prendre sa revanche sur les anglais et sur ce monde puriste et sorcier qui avait décidé de dicter sa vie – ce que jamais il n'arriverait à accepter. Il n'était pas du genre à fermer sa gueule, il ne savait pas le faire. Personne autour de lui ne l'avait jamais fait. Oh bien sur, il n'était pas bien brillant, il était peut-être juste un criminel, mais il avait sa fierté. Et personne n'avait jamais réussi à l'obliger à faire quoique ce soit qu'il n'aie pas voulu. S'il devenait Premier Ministre aujourd'hui, ce serait parce qu'il l'aurait voulu.

On critiquerait sans aucun doute ce choix, même au sein de la résistance. Lui, l'illettré, l'inconnu, jamais élu nul part, terroriste, imbuvable, malpoli. De cet homme qui saluait tout un chacun et reconnaissait chacun comme son prochain. Qui aimait chaque personne et qui insistait pour l'aider Pas gentiment, pas comme un humanitaire, ou plutot jamais en employant ce mot. En lui donnant du pouvoir dans le monde. De l'autonomie. L'idée qu'elle pouvait compter.

Sa vie ? Elle n'était pas glorieuse. C'est une odyssée, au sens où l'entendait Homère, le voyage d'un antihéros, non pas simplement un voyage réel fait d'aventures concrètes, mais l'errance mystérieuse de l'homme qui fait route avec l'espoir d'arriver un jour au port. Repris de justice, il l'était. Repris de justesse, aussi. De bagarres en braquages, il expliquait son parcours, la naissance et le développement de sa délinquance en se centrant sur lui et en s'interrogeant sur les raisons qui l'avaient amené de la cité à la prison. Sheldon ne faisait pas de généralité, il expliquait sa vie et la misère des gens qu'il connaissait – il ne leur donnait pas de pitié, il les considérait comme ses égaux, ses frères, parce qu'ils étaient. Compagnons de galère, de doutes et d'espoirs, ils vivaient ensemble, et ils vivaient la même chose. C'était la vie, la vraie vie, qu'il racontait. Avec Sheldon Ferguson, tous les thèmes étaient abordés sans complaisance, la difficulté de communiquer à l'intérieur des familles, le décalage avec les parents qui ne comprennaient plus leurs enfants, mais aussi les faillites de l'école publique, l'absence de la police, l'isolement et le racisme ordinaire, et surtout la honte, sentiment terrible, omniprésent, qui poussait à la violence. On pouvait détourner les yeux, le hair, ou se reconnaître en lui. Il n'en demeurait pas moins qu'il avait une dignité, une constance, et qu'on ne pouvait lui enlever ça. Parce qu'il n'avait jamais dévié  d'un pouce.

Il écouta attentivement les résultats, applaudit lui aussi. Il parlait avec ses ministres, qui étaient déjà au courant de ce qu'il comptait former comme gouvernement.

« Je vous ferais passer un mémo en ce qui concerne les mesures qu'on devra étudier – puis va falloir qu'on se penche sur l'opération d'évacuation à Skye aussi, de toute manière. On se verra après. »

Il n'arrivait pas bien à réaliser : après des années de lutte, il y était. Enfin. Et ce n'était pas rien. Même s'il devait – encore – se coltiner McLear dans son gouvernement, ce qu'il aurait préféré éviter, mais il était un homme de parole, et il avait promis à Ben de se tenir – pas dit qu'il tiendrait la promesse, mais il essaierait. Il essaierait. Vint le moment de prendre la parole en public. Bon Dieu, il n'avait pas préparé de discours, pas vraiment du moins, alors il y alla sans note, et complètement au flanc. Le public était plus circonspect qu'avec Limonkov, mais il fallait bien l'avouer : il était moins connu.

« Mesdames et messieurs, bonjour à tous. Je crois qu'on m'a demandé d'annoncer mon gouvernement, alors voilà, je l'annonce. Ministre des Affaires Etrangères, Alice McLear. Ministre de la Justice, Hermione Granger. Ministre des Affaires Sorcières, Minerva McGonagall. Ministre de la Défense, Kingsley Shacklebot... »
Moins connus étaient les autres noms, et ils s'enchainèrent rapidement. « Bien, on m'a aussi demandé de faire un discours. Alors, je ne vais pas vous mentir, je suis pas un orateur professionnel, et j'ai pas le passif des députés de la chambres des Lord ; je porte pas de perruque et cause pas un anglais BBC.

On est en guerre, et la bataille a commencé. Je mentirais pas là dessus non plus. Mais nous avons déjà gagné une victoire. On a gagné parce qu'on a voté. La démocratie ça marche, comme le disait le chancelier, et on va continuer à le prouver. On ne fait pas de grands discours, j'appelle pas à la Haine, mais on va continuer. Jusqu'au bout s'il le faut. Ils disent qu'on est des terroristes, des assassins, des tueurs, qu'on est immoraux. Mais c'est pas vrai. Ils disent qu'on est des ennemis du peuple, mais ce n'est pas vrai. Je suis chez moi ! On est chez nous ! Et personne n'a le droit de me dire le contraire ! Personne n'a le droit de vous dire le contraire !

Je suis pas un putain de psychopathe. Je suis pas un hooligan, je fais pas de guerilla. Oui, j'ai rêvé d'émeutes, c'est vrai. Et de révolution. Vous devriez essayer. Mais j'ai jamais fait ce qu'ils ont fait. Je suis un monstre, un pouilleux ? Non, ça c'est eux. C'est ça la Grande-Bretagne ? C'est ça notre pays ? Des tarés qui tuent des gens et qui se foutent de nous ? Ils se fichent de savoir qu'on va vivre ou mourir, ils se fichent de nous. Ils nous tueraient jusqu'au dernier pour qu'on conserver le pouvoir. Ils nous exploitent ! Ils nous manipulent ! Ils mentent. Et tout ce qu'on a faire, c'est s'écraser, ou sinon, on devient l'ennemi ! Eh bien non. Je ne m'écraserais pas ! Et je ne laisserais tomber personne ! Je ne connais pas de sorciers, de moldus, de cracmols ! Je ne connais que mes frères, mes concitoyens ! Je ne connais qu'un seul système, et ce n'est pas le bourbisme ou le purisme, c'est la démocratie !  Je ne connais qu'une seule foi, et c'est celle en la Justice et en la liberté !

Je suis pas anti-système ; le système est anti-moi ! Anti-vous ! Ils vous mentent ! Vous voulez la vérité ! Il n'y en a qu'une ! CE SYSTEME EST DEGUEULASSE !

Ce gouvernement ne saura jamais faire de grands discours, c'est vrai. Mais nous ferons des choses ! Assez de discours vides ! Assez de belles paroles ! Nous allons réglementer l'économie ! Nous allons assurer la justice ! Nous allons vaincre leur guerre et gagner notre paix, la paix du peuple Britannique ! Et l'Irlande sera avec nous ! Et le Pays de Galles sera avec nous ! Et l'Angleterre sera avec nous ! Allez, mes frères, venez avec moi ! Quittez les bas-fonds où les oppresseurs vous ont rélégué ! Faites passer le message !

GLASGOW'S CALLING TO THE FARAWAY TOWNS !* »


Il quitta la scène sous un tonnerre d'applaudissement. Ce n'était qu'un début.

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MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Mar 14 Oct - 17:14

Le petit être vicelard était là, assis, attendant patiemment un verdict qui déterminerait ou non son soutien à l'avenir de la résistance. L'agacement se faisait déjà sentir chez lui, ses doigts crochus tapotaient frénétiquement le manche de son arme qui lui servait d'accoudoir.
Ses yeux fourbes roulaient d'un individu à l'autre, tous des moldus ou des porteurs de baguettes, tous de potentiels alliés, ou de potentiels ennemis, car personne ne se souciait réellement de ce que voulaient les gobelins, du moins c'était tout au plus intéressé, car on avait vu les ravages qu'une escouade pouvait causer à Sligo.
Révolution ou pas, il fallait attendre le dépouillement, et lorsque l'on vit l'annonceur s'avancer, la tension fut à son comble, l'avenir de la résistance se jouait ici.

« Mesdames et messieurs, s'il vous plait. La résistance a voté. A la question 'Voulez vous que l'union de la résistance prenne la forme d'une république ?', le oui l'emporte avec 85,71 % des voix. A la question 'Vers quel territoire souhaitez vous que la résistance s'établisse ?' le choix de l'Ile de Skye l'emporte avec 85,71 % des voix. A la question 'voulez vous que Benjamin Mulciber devienne le chancelier de la République', le oui l'emporte à 71, 43 %. Je cède maintenant la parole au Chancelier de la République, Benjamin Mulciber. »

La poigne se referma autour de l'arme brillante. C'était ainsi que s'achevait la grandeur et l'honneur d'une résistance efficace. Ça n'était pas tant le fait d'avoir été contre toutes ses propositions acceptées qui choquait le gobelin, c'était plutôt que les autres croient que leur salut résidait en une institution bancale et anarchique. Elle était là, la faiblesse, et le vieux gobelin savait de quoi il parlait, les meilleurs décisions sont celles qui sont prises par les meilleurs, par les survivants, pas par des imbéciles qui croient en une liberté aussi facile …
Le gobelin resta impassible sur son siège, ses doigts ne bougeaient plus dans tous les sens, ils étaient fixes, bien agrippés à son arme, le symbole de ce qu'il était, un guerrier, une nature que les autres avaient souillé au moment de mettre le premier oui dans une enveloppe.

Il y eut des applaudissements, mais Karnaj ne bougea pas, il n'applaudissait pas, pas plus qu'il ne cautionnait cette gigantesque farce, comment pouvait on être aussi crédule ?
Pourtant le vieux briscard écouta le discours, c'était de belles paroles, mais vides de sens, tout comme celle du ministre, un inconnu pour le gobelin. Il y eut des applaudissements, encore et encore, la tension grimpa en cet être abject qu'était Karnaj, il avait trop vécu pour laisser passer cette erreur, il ne pouvait plus contenir toute cette haine. Lorsque les applaudissements cessèrent, quelques secondes après, il sauta de son siège, renversant ce dernier, ce qui eut pour effet de surprendre ceux qui étaient autour de lui.
L'attention gagnée, il ne monta pas sur l'estrade, il n'était pas un politicien, il avait beau faire la taille d'un gamin, il restait grand pour un gobelin et personne ne pouvait ignorer son faciès marqué par des années de guerre.

Sa voix nasillarde et criarde se fit entendre, d'abord comme un murmure, jusqu'à ce qu'on l'entende suffisamment. C'était assez désagréable à l'écoute, et on avait l'impression que le vieux général braillait à qui voulait bien l'entendre, son message était clair :

« Alors que c'est comme ça que vous voulez vous battre ?!»

Léger moment de flottement, difficile de réellement comprendre ce qu'il se passait.

« Et vous comptez faire quoi ? Les matraquer avec vos textes de loi ? Les ensevelir sous vos papiers, porteurs de baguette ? La guerre se gagne avec des troupes, pas avec des idées ou des belles paroles ! »

On sentait le militaire qui parlait d'expérience et qui n'avait aucun attrait pour la politique.

« La guerre se gagne avec les mêmes armes que l'ennemi, refuser ça c'est la perdre d'avance …»

On battait un ennemi avec les mêmes armes que lui, ou une variante, mais il ne fallait pas rechigner sur la méthode, jamais, aux grands maux les grands remèdes, s'il avait eu du respect pour la Vague, il n'en avait plus aucun pour cette république.
Debout, sous le regard de cette foule, il assumait sa différence et en faisait une force, quand bien même tout le monde se dressait contre son avis.

« Si vous avez encore un peu d'honneur, levez vous ! Levez vous, et combattez une fois encore !»

Comme un cri de ralliement aux vrais guerriers, il avait braillé ça sans broncher. Puis claudiquant, il quitta la salle, bousculant qui ne voulait pas se détourner de son chemin. Il fut suivi des mêmes personnes qu'à son entrée.
S'exprimer était dangereux, mais il n'en avait rien à faire, il ne soutiendrait pas la république, jamais, lui vivant, le peuple gobelin serait défendu à sa juste valeur, et ça n'était pas sur une île qu'il serait en sécurité, et surtout pas avec une prétendue démocratie. La guérilla était la seule solution, le refuser c'était être vaincu avant même le début de la partie. Il fallait un chef de guerre et un conseil, pas une république.

Karnaj ignora ce qu'on lui dit le long du chemin, maugréant et jurant en langue gobeline, crachant au sol quand le besoin s'en faisait sentir. Un sorcier les ramena au Chili, là où le général gobelin donnerait sa version sur ce qu'il avait vu, sur ce qu'il s'était passé quelques heures auparavant à Glasgow. L'avenir du peuple gobelin était plus qu'indécis … l'heure était à la guerre, pas à la politique.
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The future is coming on || MJ || En cours

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