POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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The future is coming on || MJ || En cours

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Hermione Granger Origins


MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Mer 15 Oct - 1:14

"Dans le monde il n'y a pas d'un côté le bien et mal. Il y a une part de lumière et d'ombre en chacun de nous. Ce qui compte c'est celle que l'on choisit de montrer dans nos actes. C'est ce que l'on est vraiment." - Sirius Black

Voilà pourquoi Hermione avait émis des doutes, pourquoi depuis des années elle avait appris à se méfier des apparences et de l'inconnu. La résistance avait beau s'être réunie à Glasgow pour proclamer un renouveau, une République qui tendait à rassembler tous les ennemis de l'Intendance sous une seule bannière, elle craignait le pire, qu'il y ait derrière cela d'autres motivations, que derrière cette propension à rechercher un Pouvoir illusoire, cela les conduiraient à commettre les mêmes erreurs, à être contesté par certains alliés et à être encore plus discrédité par un ennemi qui ne manquerait pas de les tourner en ridicule.

Loin de la mégalomanie et des discours grandiloquents, Hermione n'avait pas tenté de faire de politique, de tirer vers elle toute la couverture pour s'ériger en héroïne et en sauveuse du monde, en faisant mentir ses déclarations précédentes. Elle ne s'était contentée que d'un bref discours, très réaliste, où elle avait tenté de faire réfléchir sur les enjeux et sur ce qu'il manquait à la résistance. Pendant ce temps, on pleurait en silence la disparition de toutes ces victimes sacrifiées sur l'autel de la liberté en essayant de justifier le chaos dans lequel ils étaient tous plongés.

Au loin, on entendait le souffle du vent et les explosions sourdes d'un combat qui s'était poursuivi dans les rues de Glasgow, tandis que la résistance unifiée s'était rassemblée pour définir son destin. La négociation fut âpre, sans chichis et il fut convenu que si la République était proclamée il faudrait songer à l'évacuation et au rassemblement avant la mise en place du système. Depuis que leur rapprochement avec la Vague était officiel, Hermione semblait préoccupée, soucieuse de savoir si leurs décisions déboucheraient sur quelque-chose de positif.

Qu'on les fasse passer pour des faibles et des ambitieux, la jeune femme n'avait pas l'intention de se laisser séduire par les sirènes du Pouvoir. L'important n'était pas de savoir qui devrait s'approprier les mérites, mais d'espérer que la solution choisie ne scelle pas le destin funeste de la résistance. Elle craignait que cela ne ravive les conflits politiques, la corruption et les coups tordus. Sans le soutien du peuple, personne ne pouvait revendiquer sa légitimité du peuple, mais seulement des membres de la résistance, ce qui faisait une énorme différence. La République risquait d'apparaître faible en se montrant incapable de résoudre certains problèmes.

Contrairement à Benjamin, Hermione n'avait pas le sourire. Elle ne s'imaginait pas un avenir grandiose et elle n'idéalisait pas cette fonction que l'on risquait de lui attribuer si la République venait à être proclamée. Elle savait qu'on ne leur épargnerait rien, que certains critiqueraient ces nominations - y compris la sienne, que rien ne serait facile. Et puis, il y avait l'aspect militaire : sans le soutien de la population, sans alliés ni armée forte, basculer d'une guérilla à une guerre conventionnelle si tôt serait peut-être une énorme erreur, le genre de choses qu'ils risquaient de payer cher.

Pourtant, lorsqu'on lui proposa deux postes de ministre, elle ne proposa pas le nom de Ron. A ses yeux, Kingsley Shackelbot disposait des compétences, de la réputation et du charisme pour assumer une telle fonction, contrairement à son compagnon. Etonnant ? Pas tant que cela. Ron était contesté au sein de l'Ordre, il n'avait plus bonne image et Hermione s'était décidée à ne faire preuve d'aucun favoritisme. Kingsley était plus compétent que lui pour assumer la fonction de Ministre de la Défense. Son compagnon pourrait lui faire la tête ou vouloir la quitter. Elle savait que ce choix était le meilleur.

Hermione avait voté pour la République, pour Benjamin et l'île de Skye. Personne ne connaissait son vote. Elle savait que Karnaj ferait des histoires, qu'il préférait céder à sa soif de vengeance, en tuant le plus de sorciers possibles. Elle se doutait qu'ils risquaient de perdre un allié, en sachant qu'elle ne comptait pas dénoncer les accords Weasley ni spolier les gobelins. Seulement, comme les Centaures et les Êtres de l'eau autrefois, chaque peuple disposait du droit à l'auto-détermination, de choisir son destin, de faire les mêmes erreurs que leurs aïlleux, y compris par pêcher d'orgueil. Et elle avait prévenu.

Si Benjamin l'avait laissé s'exprimer, ils auraient aborder ce point délicat lors de leur première entrevue. Hermione lui aurait expliquée pourquoi une telle proclamation nécessitait des préparatifs au lieu de choisir Reconquista comme raison pour lancer un projet d'une aussi grande importance. Mal élu ? Peut-être. Cela changeait malgré tout du régime de l'Intendance, de la situation désordonnée de la résistance et des craintes qu'elle avait formulée à l'égard de la morale. Tout le monde avait eu le droit de voter, de s'exprimer et elle savait qu'une société non dominée par les gobelins attireraient leur courroux.

« 85,71 % de oui pour la république. 85,71 % qui ont choisi Skye. Et 71,43 % qui ont voté oui pour que vous deveniez chancelier. Félicitation, monsieur. »

Hermione faisait les cent pas depuis un moment. Elle semblait préoccupée et perplexe, avec les bras croisés et une main rongeant quelque peu ses ongles. C'était un peu comme si elle se sentait à la veille des examens, avec la sensation que ce qui était en train de se dérouler aurait un impact plus fort que cela, qu'ils étaient peut-être en train de faire une terrible bêtise. Des scrutateurs avaient été nommés afin que le dépouillement ait lieu dans les règles, sans corruption ni bourrage des urnes. Puis, les résultats tombèrent.

Sans surprise, la née-moldue soupira de soulagement. La situation avait été stressante. Elle aurait eu une réponse pour chacune des revendications Gobelines et pour toutes celles qui seraient tombées sur la table. Seulement, Karnaj n'était pas réputé pour son intelligence, son sens de la diplomatie, de la patience ou de la demi mesure. De tout temps, ces derniers rivalisaient avec les sorciers pour la domination du monde magique et tout deux s'étaient montrés cruels et fourbes lors des conflits qui les avaient opposés, sans parvenir à une réelle entente.

Il ne faisait aucun doute que Karnaj n'était pas impartial ni mue par de nobles sentiments. Cela ne leur enlevait en rien leur statut d'Être intelligent, doué de raison, mais leur capacité à s'intégrer et à vivre en harmonie au sein de la société allaient être mise à rude épreuve. C'était pour cette raison qu'elle avait envisagé de distinguer la Justice Gobeline de celle de la communauté, d'adoucir les sanctions en cas de délit ou de crime, mais elle se doutait aussi que Karnaj ne ferait jamais confiance à un humain pour rendre la Justice.

Seulement, Hermione espérait que les gobelins puissent s'intégrer, retrouver leur rôle au sein de l'économie en matière de collecte de ressources, de recherche de trésors et de la gestion de Gringotts, moyennant quelques règles en matière de trust. La liberté, le port d'une baguette magique ? Elle était disposée à en discuter avec toutes les parties en présence, mais elle n'était pas prête à consentir à quoi que ce soit sans l'assentiment des gens, sans qu'il n'y ait débat et compromis envisagé, car en réalité, imiter les sorciers n'étaient pas dans les projets de Karnaj, à moins de vouloir paraître faible et stupide.

Ron comprit à l'énoncé des résultats que Hermione serait nommée dans le gouvernement, qu'il n'y assumerait aucune fonction, contrairement à Kingsley. Tout cela était peut-être un coup terrible porter à son ambition, cela n'enlevait rien au fait que sa "chérie" n'avait pas songé à lui lorsque Benjamin et Sheldon avaient abordé la question. Elle pensait que beaucoup au sein de la résistance comprendraient ce choix. Nous parlions là d'un homme charismatique, sans tâche, un ancien Auror ayant servis de secrétaire particulier au Premier-Ministre moldu, d'un homme qui avait eu la confiance de Dumbledore.

L'énormité de la tâche qui allait lui être confiée lui donna la nausée et une violente angoisse qu'elle tenta de contrôler et de dissimuler au mieux. Elle songea à Amélia Bones, la dernière directrice de la Justice à avoir été nommé légalement, à avoir défendu Harry. Elle avait été assassinée par Voldemort avant que Yed Yaxley ne fusse nommé à sa place. Elle ignorait que cet homme avait été envoyé chez elle afin de retrouver et de tuer ses parents, que si elle n'avait rien fait pour les protéger, ils seraient morts à l'heure qu'il était. Ce n'était pas comme si elle ignorait l'importance de son futur rôle, de celui dévolu à l'ex Lord Chancellor de sa Majesté.

Elle écouta Benjamin, en espérant ne pas le voir choper la grosse tête.

« Voilà. Je vous remercie de ce vous avez fait. Pas de m'avoir élu, mais d'avoir voté, pour ou contre ce que la Vague défendait. Car c'est cela la Victoire : la démocratie marche. Elle fonctionne. Et nous venons de le prouver !

Hermione aurait appréciée que le rôle de l'Ordre ait été reconnu ou souligné dans cette alliance et sur ce qui faisait qu'aujourd'hui la résistance unifiée s'était réuni autour du projet de cette République. Cela ne soulignait pas d'esprit d'ouverture, de rassemblement, mais sans doute devait-elle se satisfaire d'avoir été nommée - avec Kingsley - au gouvernement et d'avoir obtenu le même nombre de députés que la Vague au sein de l'Assemblée Britannique.

Une annonce, une seule. Sheldon Ferguson, ici présent, devient dès à présent le Premier Ministre de la République de Grande-Bretagne. Il nommera lui même son gouvernement. Et comme il devrait parler tout à l'heure, je n'en dirais pas plus pour le moment. »

Elle applaudit de manière légère alors que son esprit était focalisé sur ce qui allait advenir d'elle, sur le fait qu'elle allait être nommée à un poste important au sein d'un gouvernement en exil. Elle n'éprouva aucun plaisir ni aucune sensation de supériorité lorsque les applaudissements retentirent à travers la foule, accompagnés de quelques huets. Il n'y avait vraiment pas de quoi jouer les fanfarons en sachant qu'ils étaient encore loin de rivaliser avec leurs ennemis.

« Un message aux puristes, maintenant. Vous avez du pain sur la planche. Vous devriez faire attention. L'heure de la revanche sonne. Chez vous, il y en a qui commencent à dire qu'on est libres. Alors ils rêvent de nous rejoindre. Personne d'entre vous ne les aidera. Ne nous aidera. Et pourtant, nous sommes toujours là. Nous essayons de rester debout. De tenir le coup. Sans oublier ceux qui l'accusent.

Alors, à tous ceux qui ne se sentent pas visés. Qui n'imaginent pas qu'on va les arrêter. On va le faire. On va vous arrêter. Vous ne gagnerez pas cette guerre. Il est déjà trop tard. Le jour où vous tomberez va arriver, et c'est maintenant que ça commence. Ce jour là, ce sera la foire. Et vous l'aurez bien cherché. Vous n'aurez plus de pain sur la planche, parce que la planche aura brûlé. Jouez pas avec le feu. Faites bien gaffe à la fumée. On vous aura. Et ce sera la fête. Votre défaite. Et nous chanterons, nous. Parce qu'on aura touché la tête.
Je vous remercie.

Vive la Résistance ! Vive la République ! Vive la Grande-Bretagne ! »


Le message était important. Elle avait envie d'y croire, de se dire qu'elle n'était pas rien, qu'ils avaient le droit de remplacer un gouvernement illégitime, comme celui de l'Intendance. Elle applaudit de nouveau, en se demandant par où elle devrait commencer à construire son Ministère. Etablir une hiérarchie, quelques règles, nommer quelques personnes et ensuite ? Bâtir un système juridique, de nouveaux tribunaux et de nouvelles lois ? Comment leur redonner confiance en la Justice sinon en évitant de les déférer pour des raisons arbitraires, d'attenter à leurs droits ou de les exécuter en place publique ?

Aucun discours destiné à la postérité ne lui vint à l'esprit. Elle n'avait aucune annonce importante à formuler en matière de Justice. Pour l'instant. C'était elle qui avait eu l'idée de l'Armée de Dumbledore, elle qui avait agi dans l'ombre afin d'aider Harry, elle qui l'avait suivi et lui avait apportée une aide conséquente dans la recherches des horcruxes et des reliques de la mort. C'était encore elle qui avait encouragé Harry et Ron à ne pas utiliser les mêmes armes que les mangemorts afin de se distinguer de leurs ennemis sur le plan moral.

C'était encore elle qui avait modifié les mesures de sécurité de l'Ordre, changer de quartier-général, inciter à abandonner la planque de Big Ben et à envisager cette alliance avec la Vague. Jamais élue nul part, hormis comme Préfète de Gryffondor, la née-moldue voyait là une opportunité de changer les choses, d'éliminer les privilèges accordés aux sang-purs, d'améliorer la vie de tous les autres, de trouver auprès de la République la possibilité d'être protégé par une loi plus juste et équitable que celle en vigueur au sein de l'Intendance.

Critiquerait-elle le choix de Sheldon Ferguson comme Premier-Ministre ? Si l'on considérait que de nombreux de politiciens se comportaient de manière aussi criminelle - sinon plus - que les petites frappes de certains quartiers, qu'ils mentaient et surfaient sur les événements pour s'attirer la sympathie du public, elle ne savait pas quoi en penser. Elle l'avait vu tantôt au combat tantôt dans les cuisines de la Vague. Sa manière de parler n'était peut-être pas celle d'un lettré, mais il ne semblait pas avoir sa langue dans sa poche ni être malveillant. Elle n'avait pas oublié sa sympathie et sa générosité lors de leur première rencontre.

D'un autre côté, elle ne voyait aucun politicien s'insurger contre les exactions de l'Intendance, à émettre des doutes, à prendre des mesures de coercition afin de forcer ce gouvernement illégitime à arrêter leur politique d'agression. Les signataires de la Déclaration d'Indépendance Américaine eux-aussi avaient été perçus comme des traîtres, pour n'avoir fait que souligner le comportement de plus en plus excessif - voire tyrannique - du Roi George III qui avait noté dans son journal intime que rien d'important ne s'était produit en ce jour et peut-être étais-ce ce que Voldemort et ses sbires noteraient eux aussi.

Fergie - le Premier Ministre - ne semblait pas être un menteur. Il abordait les choses avec sa propre philosophie, ses propres mots, mais elle ne s'était jamais senti agressée par lui ni déconsidérée. L'Ecossais avait le mérite d'écouter et de discuter calmement, sans complaisance, à ramener les choses à leur dénominateur le plus commun. Voilà ce qu'elle appréciait chez lui. Qu'avait-il fait dans la vie en dehors de traîner dans les bas-fonds de Glasgow, de traîner avec la pègre locale, de servir dans l'armée, de créer un parti indépendantiste dont il s'était fait virer ? Elle savait qu'il avait pris le temps de fonder une famille, d'aider des gens, mais aussi qu'il entretenait une étrange relation avec l'ancien Maire de la ville, Alice McLear dont elle venait de faire la connaissance.

Hermione observa l'assemblée des résistants - même Karnaj - sans animosité, mais avec perplexité. Son Ministère allait avoir une relation avec tous les autres : les affaires étrangères, l'intérieur, la santé, l'éducation, les renseignements généraux, les créatures magiques, la relation avec les moldus, le travail, le commerce et tant d'autres domaines.

« Je vous ferais passer un mémo en ce qui concerne les mesures qu'on devra étudier – puis va falloir qu'on se penche sur l'opération d'évacuation à Skye aussi, de toute manière. On se verra après. »

Hermione porta son regard sur le Premier Ministre. Elle lui adressa un sourire de circonstance, comme pour souligner qu'elle avait pris note de son intention. Un mémo, se pencher sur l'opération d'évacuation vers l'île de Skye, d'accord. Ron resta près d'elle pour écouter la proclamation de Sheldon Ferguson aux autres résistants. Sa compagne lui tenait la main. Elle attendait l'annonce avec beaucoup d'humilité. Oh, bien-sûr, elle mentirait si elle avouait ne ressentir aucun plaisir d'être nommée à une si haute fonction qu'elle aurait eu envie de voir ses parents être présents pour la voir assumer ce genre de responsabilités.
Seulement, elle pensa à Harry, à Dumbledore, à Maugrey, à Tonks, à Lupin et à Krum, à tous ceux qui avaient eu une importance dans sa vie et qui n'était pas là alors qu'elle était un peu effrayée lorsqu'elle songeait aux responsabilités qu'on allait lui confier. Etait-elle méritante ? Serait-elle à la hauteur de sa charge ? Parviendrait-elle à obtenir la confiance des gens ?

« Mesdames et messieurs, bonjour à tous. Je crois qu'on m'a demandé d'annoncer mon gouvernement, alors voilà, je l'annonce. Ministre des Affaires Etrangères, Alice McLear. Ministre de la Justice, Hermione Granger. Ministre des Affaires Sorcières, Minerva McGonagall. Ministre de la Défense, Kingsley Shacklebot... »

Moins connus étaient les autres noms, et ils s'enchaînèrent rapidement. « Bien, on m'a aussi demandé de faire un discours. Alors, je ne vais pas vous mentir, je suis pas un orateur professionnel, et j'ai pas le passif des députés de la chambres des Lord ; je porte pas de perruque et cause pas un anglais BBC.

Hermione se prêta à sourire lorsqu'elle l'entendit parler des députés de la chambre des Lords et de la perruque poudrée. Où était le Lord Speaker, le Lord Chancellor, le Lord Grand Intendant et le Premier Ministre moldu ? Où étaient les membres de la chambres des communes ? Rare étaient ceux à avoir émis des doutes, à s'être soulever contre l'Intendance.

On est en guerre, et la bataille a commencé. Je mentirais pas là dessus non plus. Mais nous avons déjà gagné une victoire. On a gagné parce qu'on a voté. La démocratie ça marche, comme le disait le chancelier, et on va continuer à le prouver. On ne fait pas de grands discours, j'appelle pas à la Haine, mais on va continuer. Jusqu'au bout s'il le faut. Ils disent qu'on est des terroristes, des assassins, des tueurs, qu'on est immoraux. Mais c'est pas vrai. Ils disent qu'on est des ennemis du peuple, mais ce n'est pas vrai. Je suis chez moi ! On est chez nous ! Et personne n'a le droit de me dire le contraire ! Personne n'a le droit de vous dire le contraire !

La démocratie ne pouvait fonctionner - tout comme la Justice - que si les hommes et les femmes nommés aux plus hautes fonctions étaient dignes de foi et profondemment patriotes. Pas de barratin, de malversation, de trafics pour favoriser les intérêts personnels ou ceux des amis. Hermione écoutait avec la plus grande attention, sans jugement. Ce n'était pas parce qu'on ne savait pas parler comme un politicien ou un lettré que l'on était idiot ou indigne d'intérêt, et ce qu'il disait n'était pas faux. Elle espérait qu'ils seraient capables de redonner confiance et espoir aux gens, car c'était important, qu'une née-moldue ait été nommée à la Justice rendait sa tâche encore plus difficile, car on la jugerait sur la façon dont elle traiterait les autres. Eh, mon Dieu, la meilleure-amie de Harry Potter n'avait nullement l'intention de faire du mal à ses compatriotes.

Je suis pas un putain de psychopathe. Je suis pas un hooligan, je fais pas de guerilla. Oui, j'ai rêvé d'émeutes, c'est vrai. Et de révolution. Vous devriez essayer. Mais j'ai jamais fait ce qu'ils ont fait. Je suis un monstre, un pouilleux ? Non, ça c'est eux. C'est ça la Grande-Bretagne ? C'est ça notre pays ? Des tarés qui tuent des gens et qui se foutent de nous ? Ils se fichent de savoir qu'on va vivre ou mourir, ils se fichent de nous. Ils nous tueraient jusqu'au dernier pour qu'on conserve le pouvoir. Ils nous exploitent ! Ils nous manipulent ! Ils mentent. Et tout ce qu'on a faire, c'est s'écraser, ou sinon, on devient l'ennemi ! Eh bien non. Je ne m'écraserais pas ! Et je ne laisserais tomber personne ! Je ne connais pas de sorciers, de moldus, de cracmols ! Je ne connais que mes frères, mes concitoyens ! Je ne connais qu'un seul système, et ce n'est pas le bourbisme ou le purisme, c'est la démocratie !  Je ne connais qu'une seule foi, et c'est celle en la Justice et en la liberté !

Je suis pas anti-système ; le système est anti-moi ! Anti-vous ! Ils vous mentent ! Vous voulez la vérité ! Il n'y en a qu'une ! CE SYSTEME EST DEGUEULASSE !

Ce gouvernement ne saura jamais faire de grands discours, c'est vrai. Mais nous ferons des choses ! Assez de discours vides ! Assez de belles paroles ! Nous allons réglementer l'économie ! Nous allons assurer la justice ! Nous allons vaincre leur guerre et gagner notre paix, la paix du peuple Britannique ! Et l'Irlande sera avec nous ! Et le Pays de Galles sera avec nous ! Et l'Angleterre sera avec nous ! Allez, mes frères, venez avec moi ! Quittez les bas-fonds où les oppresseurs vous ont rélégué ! Faites passer le message !

GLASGOW'S CALLING TO THE FARAWAY TOWNS ! »


Il quitta la scène sous un tonnerre d'applaudissement.

Hermione applaudit ce discours en pensant que le peuple avait le droit de renverser un gouvernement tyrannique et d'en établir un nouveau. Mieux encore, elle estimait que même le plus humble avait le droit de defendre son pays et de faire de la politique. Sheldon n'était peut-être pas un saint - qui l'était ? - mais au moins il ne semblait pas corrompu. Que pourrait-elle ajouter ? Rien. Pour l'instant, ce qui occupait son esprit c'était leur sécurité, l'unification, l'évacuation vers l'île de Skye et la sécurisation de ce territoire.

La République n'avait rien d'une institution anarchique. Elle était préférable à l'anarchie au contraire et c'était une des raisons pour lesquelles Hermione avait adhéré à ce projet. Bancale, surement oui. Rien n'était parfait et surtout pas dans la situation actuelle. Mais au lieu de contribuer à son développement, dans l'intérêt de sa culture, Karnaj avait préféré réagir en imbécile, en ne songeant sans doute qu'à la vengeance. A croire que ce qui restait de la nation gobeline était très mal représentée. Mais la raison n'avait jamais été leur fort, si l'on se reportait sur l'Histoire.

Les discours étaient consensuels, celui de Benjamin plus que celui que Sheldon, mais vide de sens ? Ca non. Mais lorsque Hermione vit Karnaj sauter de son siège, en le renversant, elle se doutait qu'il allait produire une esclandre. C'était son droit de s'exprimer, de défendre ce qu'il pensait être les intérêts des gobelins, même si Hermione estimait qu'il aurait tort. Les Gobelins s'étaient toujours montré agressifs et roublards, mais elle savait que ceux-ci n'écoutaient que le "donnant donnant" et le son de l'argent, qu'il ne fallait pas faire confiance à un gobelin. Elle espérait pourtant que les choses changent, même si cela semblait très optimiste.

« Alors que c'est comme ça que vous voulez vous battre ?!»

Hermione soupira de dépit. Ce qu'elle redoutait était en train de se produire.

« Et vous comptez faire quoi ? Les matraquer avec vos textes de loi ? Les ensevelir sous vos papiers, porteurs de baguette ? La guerre se gagne avec des troupes, pas avec des idées ou des belles paroles ! »

Elle estimait que ce qu'il venait de dire était exagéré, prématuré et pas très subtil. Cela étant, ses propos trahissaient l'inaptitude de Karnaj de raisonner, d'être impartial et réellement utile. Cependant, elle le laissa poursuivre. Comment aurait-elle pu l'interrompre de toute façon ? En lui jetant le code pénal en pleine figure ? Oui, bon, d'accord, ça n'était pas drôle.

« La guerre se gagne avec les mêmes armes que l'ennemi, refuser ça c'est la perdre d'avance …»

C'était là qu'il faisait erreur. Si la résistance irait loin - quitte à faire des sacrifices moraux - utiliser la peine de mort, la torture, la menace, les représailles à l'encontre de leurs compatriotes ne feraient que les monter contre eux et faire la politique de l'ennemi. Karnaj ne semblait pas comprendre la nuance, mais il semblait plutôt envieux de manifester son opposition à la République et aux sorciers. Oui, sur le plan de la guerre, ils iraient très loin, mais sur le plan moral et politique, il faudrait tout autre chose afin de convaincre de plus en plus de gens qu'ils n'étaient pas que de terroristes, des animaux assoiffés de sang et de revanche.

« Si vous avez encore un peu d'honneur, levez vous ! Levez vous, et combattez une fois encore !»

Savait-il au moins ce qu'était l'honneur lorsqu'il était question de faire preuve de pitié, lorsqu'il était question d'épargner les femmes et les enfants, de ne pratiquer aucune torture, aucun traitement cruel ou dégradant ? Ron était tombé dans le piège et sa compagne n'était pas la seule à lui faire payer au centuple sa barbarie. Pourtant, elle n'avait jamais porter de jugement sur Karnaj. Combattre ? Il continuerait à le faire, avec ou sans les gobelins. Ils ne céderaient à aucun chantage et ne ferait nullement preuve de faiblesse.

Hermione le regarda quitter la salle sans broncher, mais avec l'air déçu et un peu contrarié. Elle songea au général Sun Tsu, à la façon de mener une guerre sans être empêtré dans ces stratégies dépassées qui avaient vu nombre d'individus sacrifiés leurs vies sur les champs de bataille de la première guerre mondiale. Lorsque l'on faisait la guerre, on voyait des choses incroyables, choquantes et inommables. Elle était navrée de voir le dirigeant Gobelin faire preuve d'étroitesse d'esprit et d'un orgueil déplacé en sachant que son peuple avait presque été anéanti par l'Intendance et qu'ils étaient les seuls à défendre leur droit à la vie.

La Ministre de la Justice se leva, soupira un grand coup et s'approcha de la tribune sans savoir si elle en avait le droit. Elle avait la mine grave. Elle prit la parole d'une voix calme et posée, malgré le stress qu'elle ressentait.

- Je remercie l'honorable représentant des Gobelins pour avoir exprimé son opinion, mais je ne laisserai personne remettre en cause, sans réelle justification, l'honorabilité des individus se battant au sein de la résistance ni ceux qui ont sacrifiés leur vie - y compris chez nos amis gobelins - pour que des individus tels que lui puissent abuser d'une liberté d'expression si chèrement acquise.

La guerre ne se gagnera pas qu'avec des armes, mais aussi sur le plan moral, même si nous devrons consentir à quelques sacrifices. La Justice - telle que nous la concevons - nous distingue des barbares qui oeuvrent au sein de l'Intendance. Personne n'attentera à vos droits, ne vous enverra en prison pour une opinion divergente ni ne vous tuera à cause de vos différences.

Ceux qui refusent la démocratie, le changement et qui ne veulent pas de la vérité ont le droit à l'auto détermination. Nous savons combien la méfiance et la rancune peuvent être puissante entre certaines communautés. L'un des défis pour l'avenir sera de parvenir à mettre nos divergences de côté pour oeuvrer dans l'intérêt de tous, sans distinction.

Je suis une née-moldue. Vous savez ce que cela implique. Ici ce n'est pas le gouvernement de l'Intendance, mais celui de la République de Grande-Bretagne. Vous voulez vous plaindre, m'expliquer comment je devrais voir les choses, quels projets de lois je devrais défendre ? Venez me voir. Je suis à votre service. Merci à vous..."


Hermione se retira en soupirant un grand coup, sous les applaudissements. Elle avait dit la vérité, peut-être pas de la manière la plus parfaite, mais cela venait du coeur. Les résistants - quels que soient leurs apparences ou leurs différences - ne pourraient espérer mieux en sachant ce que l'Intendance leur proposait. La meilleure-amie de Harry Potter n'était pas Dolores Ombrage et elle le prouverait encore...
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Minerva R. McGonagall


MessageSujet: Re: The future is coming on || MJ || En cours Dim 19 Oct - 18:37

La réunion se passait bien. Benjamin était un leader qui avait un certain charisme il fallait bien l'avouer. Il exposait, écoutait les conseils et dirigeait comme les plus grands stratèges. Minerva trouvait chez lui le quelque-chose qui manquait chez Ronald Weasley lorsqu'il dirigeait l'Ordre du Phénix. Bien sûr, elle n'allait pas le blâmer ça partait d'un bon sentiment, ne pouvant le nier et lui jeter la pierre, elle s'était fait une raison. A l'heure actuelle, elle faisait partie de ceux qui allait sans doute changer les directives de la Résistance. La tension était là au cœur de la réunion au sommet !

Les paroles de Mulciber étaient sages et posées, elles laissaient libre-pensée aux intervenants. Bientôt le vote et les résultats, d'ici là d'autres explications s'ajoutèrent aux précédentes.

« 85,71 % de oui pour la république. 85,71 % qui ont choisi Skye. Et 71,43 % qui ont voté oui pour que vous deveniez chancelier. Félicitation, monsieur.
« Voilà. Je vous remercie de ce vous avez fait. Pas de m'avoir élu, mais d'avoir voté, pour ou contre ce que la Vague défendait. Car c'est cela la Victoire : la démocratie marche. Elle fonctionne. Et nous venons de le prouver ! Une annonce, une seule. Sheldon Ferguson, ici présent, devient dès à présent le Premier Ministre de la République de Grande-Bretagne. Il nommera lui même son gouvernement. Et comme il devrait parler tout à l'heure, je n'en dirais pas plus pour le moment. […] Vive la Résistance ! Vive la République ! Vive la Grande-Bretagne ! » 


Les choses s'étaient bien déroulées et l'assemblée ne semblait pas contester les résultats des votes. C'était un bon point ce vote caché, pour plus de démocratie, la pression était écartée lorsque la constitution avait été distribuée. Tous les éléments avaient été annoncés avant toute action. Les choses avaient été fait dans les règles et tout se passait bien, un à uns les discours des élus se succédèrent. Benjamin avait été le premier, étant élu comme chef...président. Il devait comme l'indiquait la constitution choisir un premier-Ministre, se fut sans réelle surprise que Sheldon Ferguson, un compatriote écossais fut choisi. Minerva sourit, elle savait que Ben avait prit le temps de bien réfléchir. Pour le choix du « gouvernement » Sheldon prendra sa propre décision. La sorcière ne savait pas encore si elle participerait aux décisions. Dans tous les cas, elle ferait de son mieux, elle qui n'était pas une férue de l'intervention, ferait de son mieux si elle faisait partie des grandes décisions.

« Mesdames et messieurs, bonjour à tous. Je crois qu'on m'a demandé d'annoncer mon gouvernement, alors voilà, je l'annonce. Ministre des Affaires Etrangères, Alice McLear. Ministre de la Justice, Hermione Granger. Ministre des Affaires Sorcières, Minerva McGonagall. Ministre de la Défense, Kingsley Shacklebot... » 

Au moins comme ça, c'était clair. L'ancienne directrice adjointe de Poudlard, faisait partie des décisionnaires. Ministre des affaires sorcières ? Quel programme. Comment gérer ce domaine ? Elle avait une multitude de questions à ce moment précis. Bien sûr, elle devra faire le point et demander – qui sait – un peu d'aide. Elle félicita Hermione d'un sourire approbateur. Cette jeune sorcière fera sans nul doute révolutionner la Justice Magique. Pour les autres, elle n'avait pas vraiment d'idées sur la question, ils étaient peut être un peu comme elle, pensive ? Kingsley avait peut être plus l'habitude de gérer ce genre de stress, de décisions. Elle ira peut être le voir pour un ou deux conseils.

-On est en guerre, et la bataille a commencé. Je mentirais pas là dessus non plus. Mais nous avons déjà gagné une victoire. On a gagné parce qu'on a voté. La démocratie ça marche, comme le disait le chancelier, et on va continuer à le prouver. On ne fait pas de grands discours, j'appelle pas à la Haine, mais on va continuer. Jusqu'au bout s'il le faut. Ils disent qu'on est des terroristes, des assassins, des tueurs, qu'on est immoraux. Mais c'est pas vrai. Ils disent qu'on est des ennemis du peuple, mais ce n'est pas vrai. Je suis chez moi ! On est chez nous ! Et personne n'a le droit de me dire le contraire ! Personne n'a le droit de vous dire le contraire ! Je suis pas un putain de psychopathe. Je suis pas un hooligan, je fais pas de guerilla. Oui, j'ai rêvé d'émeutes, c'est vrai. Et de révolution. Vous devriez essayer. Mais j'ai jamais fait ce qu'ils ont fait. Je suis un monstre, un pouilleux ? Non, ça c'est eux. C'est ça la Grande-Bretagne ? C'est ça notre pays ? Des tarés qui tuent des gens et qui se foutent de nous ? Ils se fichent de savoir qu'on va vivre ou mourir, ils se fichent de nous. Ils nous tueraient jusqu'au dernier pour qu'on conserve le pouvoir. Ils nous exploitent ! Ils nous manipulent ! Ils mentent. Et tout ce qu'on a faire, c'est s'écraser, ou sinon, on devient l'ennemi ! Eh bien non. Je ne m'écraserais pas ! Et je ne laisserais tomber personne ! Je ne connais pas de sorciers, de moldus, de cracmols ! Je ne connais que mes frères, mes concitoyens ! Je ne connais qu'un seul système, et ce n'est pas le bourbisme ou le purisme, c'est la démocratie !  Je ne connais qu'une seule foi, et c'est celle en la Justice et en la liberté !Je suis pas anti-système ; le système est anti-moi ! Anti-vous ! Ils vous mentent ! Vous voulez la vérité ! Il n'y en a qu'une ! CE SYSTEME EST DEGUEULASSE ! Ce gouvernement ne saura jamais faire de grands discours, c'est vrai. Mais nous ferons des choses ! Assez de discours vides ! Assez de belles paroles ! Nous allons réglementer l'économie ! Nous allons assurer la justice ! Nous allons vaincre leur guerre et gagner notre paix, la paix du peuple Britannique ! Et l'Irlande sera avec nous ! Et le Pays de Galles sera avec nous ! Et l'Angleterre sera avec nous ! Allez, mes frères, venez avec moi ! Quittez les bas-fonds où les oppresseurs vous ont rélégué ! Faites passer le message ! GLASGOW'S CALLING TO THE FARAWAY TOWNS ! »

Que rajouter de plus à ce discours. Tout était dit, tout était vrai ! Minerva ne l'aurait pas mieux dit elle-même, comment rajouter ne serait-ce un mot ? Son discours était parfait, la sorcière resta silencieuse mais applaudit chacune de ses paroles. Lorsque se fut son tour de prendre la parole, elle fit un signe qu'elle n'avait rien à rajouter. Elle n'avait pas assez de charisme pour prendre la parole et improviser de la sorte, surtout pour répéter ce qu'il a déjà été dit ? L'utilité, il n'y en avait pas, elle préféra donc passer son tour et écouter les autres nommés faire leur discours.

« Alors que c'est comme ça que vous voulez vous battre ?!»

Ça aurait été si simple, tout blanc, un échange de bonne volonté. Pourtant il y avait toujours quelqu'un pour mettre le doute, exposer un avis différent et bien se faire entendre. Les paroles étaient sensées après tout, la démocratie c'était une multitude d'avis exprimés contrairement à la dictature qu'expérimentait le régime actuel. Minerva tendit l'oreille aux paroles du nouvel intervenant.

« Et vous comptez faire quoi ? Les matraquer avec vos textes de loi ? Les ensevelir sous vos papiers, porteurs de baguette ? La guerre se gagne avec des troupes, pas avec des idées ou des belles paroles ! La guerre se gagne avec les mêmes armes que l'ennemi, refuser ça c'est la perdre d'avance … Si vous avez encore un peu d'honneur, levez vous ! Levez vous, et combattez une fois encore !»

« La guerre se gagne avec les mêmes armes que l'ennemi, refuser ça c'est la perdre d'avance », ces mots avaient traversé l'esprit de la vieille sorcière à plusieurs reprises. Elle s'était même laisser convaincre pendant de longs moins et pourtant la raison fit, qu'elle préféra une autre option. Les paroles du gobelin ne laissa pas indifférents les autres membres de l'assemblée. C'est aussitôt et surtout afin d'éviter un silence trop pesant, qu'Hermione opta pour prendre la parole.

- Je remercie l'honorable représentant des Gobelins pour avoir exprimé son opinion, mais je ne laisserai personne remettre en cause, sans réelle justification, l'honorabilité des individus se battant au sein de la résistance ni ceux qui ont sacrifiés leur vie - y compris chez nos amis gobelins - pour que des individus tels que lui puissent abuser d'une liberté d'expression si chèrement acquise. La guerre ne se gagnera pas qu'avec des armes, mais aussi sur le plan moral, même si nous devrons consentir à quelques sacrifices. La Justice - telle que nous la concevons - nous distingue des barbares qui œuvrent au sein de l'Intendance. Personne n'attentera à vos droits, ne vous enverra en prison pour une opinion divergente ni ne vous tuera à cause de vos différences. Ceux qui refusent la démocratie, le changement et qui ne veulent pas de la vérité ont le droit à l'auto détermination. Nous savons combien la méfiance et la rancune peuvent être puissante entre certaines communautés. L'un des défis pour l'avenir sera de parvenir à mettre nos divergences de côté pour œuvrer dans l'intérêt de tous, sans distinction. Je suis une née-moldue. Vous savez ce que cela implique. Ici ce n'est pas le gouvernement de l'Intendance, mais celui de la République de Grande-Bretagne. Vous voulez vous plaindre, m'expliquer comment je devrais voir les choses, quels projets de lois je devrais défendre ? Venez me voir. Je suis à votre service. Merci à vous..."


Voilà qui redonna espoir tout en éclipsant l'intervention du gobelin. D'ailleurs ce dernier avait quitté la pièce aussitôt sa prise de paroles terminée. Minerva applaudit. Encore une fois, elle décida de ne pas prendre la parole. Même si au fond, elle préférait agir sur le terrain plutôt que de motiver les troupes par un discours. Elle n'était pas de cette trempe-ci. Mais la vieille dame fera le maximum pour répondre de ses responsabilités attribuées.  
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