POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Les poings contre les murs. [Mary]

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Vaas Lonero


MessageSujet: Les poings contre les murs. [Mary] Mar 30 Sep - 22:18


Lorsque le soir tombait sur Glasgow, le soleil couchant délivrait de magnifiques lumières aux tons d'automne. Les rayons du soleil se reflétaient tranquillement sur la mer juxtaposant la ville portuaire. L'ambiance était incroyablement calme et réfléchie à cet instant précis, il aurait fallu plus d'une vie pour se lasser de ce moment magique. Magique, magie, est-ce qu'elle avait à faire là-dedans. Durant l'un des plus beaux moments d'une vie, des plus poétiques et voluptés, la Magie, n'agissait pas. Amusant comme l'on pouvait facilement se prendre la réalité en pleine figure. Alors que la brise fraîche du soir berçait les branches des arbres environnants l'usine désaffectée de Bristol, on entendait vaguement quelques pas lourds traîner ici et là dans le domaine du mercenaire Espagnol, Vaas. Là-bas, un type armé d'une kalachnikov scrutait d'un air sérieux et grave, l'horizon. Cherchant à tout prix à tirer sur le premier signe de vie ennemie. Il tenait entre ses dents déchiquetées un cure-dent qui avait eu la malchance de se trouver pris entre ses gros doigts gras. Plus loin encore, un groupe de hors-la-loi fumait clope sur clope autour d'un bidon enflammé, pour se réchauffer les mains alors que l'hiver venait, et que le soir tombait. Ils étaient de garde, et ce soir, comme toutes les autres nuits, ils n'auraient rien à faire à part tourner en rond entre les affreux bâtiments d'un froid sans nom. Ils tournaient, armé et singulièrement féroces, sans but, sinon celui de protéger un entrepôt dont aurait pu être jalouse la plus fortifiée des forteresses. Le vent, par rafales, ébouriffait leurs cheveux en pagaille mais sans ébranler les armes rangées dans leur dos respectifs. L'un d'eux les salua d'un signe de la main et s'en alla lentement, reprenant entre ses mains averties, son arme à feu. Baguette le long de la jambe droite, et couteau dans le dos, il démontrait par son simple accoutrement qu'il était né pour tuer. Et cela n'était pas loin de la réalité exacte. Il s'engagea dans un couloir extérieur le menant au sein de l'une des cour d'arrivage des poids lourds. De là, on pouvait gagner cinq entrepôts différents, donc le plus central était le repaire d'une belle bande de malfrats. Il les protégeait car il en faisait partie. Et le vent continuait d'ébranler ses cheveux ébouriffés.

Par delà les murs peu épais de l'entrepôt, au-dessus de la salle des machines transformées en espace commun, puis en bar clandestin, se trouvait le bureau de l'Espagnol. Il siégeait là tel le Diable dans son Antre. Il était un Roi, tyrannique et cruellement vivant. Cigare entre les lèvres, bouteille de rhum entre les mains, panards sur l'office branlant d'un bureau miteux à la baie vitrée brisée en mille morceau, oui, c'était un Roi. Mais son trône, et sa couronne, n'étaient, eux, pas directement visible. Ils perçaient les esprits, se plaçaient en tout un chacun, et influençaient l'image que l'on avait de ce type à l'apparence rude et folle.
Face à lui, dans une posture pas moins négligée, se trouvait Hoyt. Volker de son nom de famille – et il était l'un des rares mercenaires à tenir à ce que l'on se souvienne de ce nom là – était un jeune délinquant âgé de vingt-deux ans. Il avait cette rage en lui qui le rendait foncièrement instable. Violent par nature, il n'avait jamais pu s'adapter à un système hiérarchique. Un défaut psychologique le tourmentait, l'empêchant d'avoir un rapport relationnel classique avec l'autorité. Obligé de s'opposer à ceux pensant le dominer. Seul Vaas avait su le canaliser. Et il ne savait pas comment.

-Tu pars à quelle heure?
-Dans dix minutes j'pense.

L'Espagnol acquiesça d'un signe de tête alors qu'il tirait longuement sur son cigare. Relâchant lentement la fumée par les narines, il s'autorisa une nouvelle gorgée de Rhum puis pointa du doigt son second.

-T'fais gaffe hein. J'la veux vivante, et au moins à moitié entière.
-Elle reviendra intacte Vaas. T'auras qu'à me tuer si c'est pas l'cas.
-Tu sais que je le ferai. Il leva les mains, l'une tenant la bouteille, l'autre le cigare, en signe d'innocence. Mais puisque tu proposes!

Il rit de bon cœur. Pourtant, ce n'était pas drôle. Soit. Mais la situation le faisait marrer, lui, qui riait de tout. Il dépeignait une réalité bien trop triste. Il riait car le monde le faisait rire dans sa médiocrité. Il regardait le monde. Mais le monde le regardait-il ?

-Tu les éclates, Hoyt. Surtout, tu les éclates. Ramène moi la marchandise intacte, mais défonce moi le reste. Si une saloperie d'impur se débat, tue le, Parachienne y verra que du feu. 'Fin, tu connais l'métier, enculé. Allez, fous moi le camp.

Hoyt esquissa un sourire, et se leva tout en serrant la main de son chef avant de reporter son poing fermé contre son pectoral gauche. Il quitta la pièce tranquillement. On aurait eu peine à croire que ce soir, il tuerait. Et toujours cette même brise d'air frai qui ébranla ses cheveux pourtant si bien coiffés lorsqu'il quitta l'entrepôt.

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Mar 30 Sep - 23:57


Hoyt Volker quitta le bureau de son chef. Il était peu commun, le patron. Fort, charismatique, intransigeant, pourtant si drôle, franc jeu et terriblement menaçant. C'était un tout. On se serait presque cru à la roulette russe. Il tirait la balle une fois sur dix, mais lorsqu'elle partait, il ne se loupait jamais. C'était jackpot à tous les coups. On avait peur de ce chef-là. Il inspirait crainte, respect, et amitié. On se sentait aussi proche de lui qu'une énième de ses victimes. Horrible sensation s'il en était, Hoyt avait toujours eu le sentiment qu'il ne pourrait jamais l'égaliser. A quelle limite se trouvait Vaas ? Difficile à dire. Il était entre deux entités inconnues. Entre le parfait, et la folie. Espace-temps indéfinissable duquel peu d'individus faisaient partis, et heureusement. Hoyt ne voulait pas être Vaas. Il voulait le surpasser, aller au-delà des légendaires limites de ce type là. Car, en vérité, qui avait pu voir la limite de l'Espagnol ?
Personne, selon Volker. Pas même Jason. Pourtant, Dieu sait qu'il en avait vu, du pays, Jason. C'était le seul du groupe encore vivant à avoir connu Vaas avant qu'il ne devienne ce chef tyrannique et incroyablement insaisissable. Il avait connu le putsch. Il avait connu la montée en puissance du gamin venu d'on-ne-sait trop où. Un grand questionnement ça, d'ailleurs. D'où venait le patron ? Personne ne savait répondre à cette putain de question pourtant si simple. Vaas était doué pour cacher son passé, ne jamais se dévoiler. Il aurait été un comédien hors paire. Mais il était fou. A vrai dire, certains qu'il avait connu devaient bien encore exister, mais comment savoir ? Des réseaux criminels, tout le monde connaissait le mercenaire Espagnol. Il était un élément incontournable, indéniablement le meilleur de sa catégorie depuis plusieurs années, comment ne pas connaître le phénomène ? Le problème subsistait entre ceux qui le connaissaient comme le mercenaire, d'autres, l'homme, et d'autres encore connaissaient ses origines. Est-ce que Hoyt pouvait se douter qu'il n'existait en réalité plus que deux personnes sur Terre à connaître l'origine de ce type-là ? Bordel non qu'il n'aurait pas parié sur ce bluff là. C'était un coup à tenter l'tapis et à perdre son fric. Et Hoyt était bien trop méticuleux pour risquer si gros. On savait tous qu'il était Espagnol. On savait tous, également, qu'il n'avait que très peu vécu dans ce pays-là. Les origines du mal, ce mystère impénétrable.

Volker bifurqua en sortant du bureau du chef pour rejoindre la piaule de Mary Kane. La fille du patron. Drôle d'histoire, encore. A croire que Vaas les collectionnait. Ça faisait marrer en silence Hoyt qui se délectait de voir la gamine entrer dans les rangs de son père. Réussirait-elle ? A dire vrai, il s'en foutait complètement, son seul but était de rester en vie, et donc de la préserver du tombeau éternel. Il entra, sans prévenir, cigarette au bec, l'air grave mais nonchalant. Son regard croisa celui du pote à Mary, puis de son propre frère, et enfin tomba sur celle qui l'intéressait pour ce soir.

-Allez, on bouge.

Evidemment, tous se levèrent. Il fit un signe de la main, calme, mais strict, du haut de ses vingt-deux piges.

-Que Mary.

Jack reprit place sans broncher, il connaissait la routine. Ayant déjà passé tout un été ici, il savait ce qu'un ordre voulait dire. L'autre, le Serpentard, le dévisagea un instant. Le regard qu'avait Hoyt ne laissait aucune doute sur sa supériorité physique et son aplomb. Il ne riait pas avec ceux qu'il ne connaissait pas. Et force était de constater qu'il n'avait pas envie de rire avec Llewelyn. La loi du plus fort, comme ils criaient sur tous les toits. Ils luttaient jour et nuit pour vivre sous ce dogme, ce n'était pas aujourd'hui qu'il laisserait tomber, pas lui. Alors Llewelyn se replaça sur son matelas miteux, et Mary put quitter la pièce sans incident.

Ils descendirent les escaliers en fer, ébranlant le silence strident occupant la grande salle des machines. Hoyt, expert du lieu, bifurqua rapidement et s'engouffra dans l'une des parties les plus étranges du domaine. Ils allaient chercher Jagsper. Alors même que Hoyt était déjà venu le chercher une fois pour l'amener à Vaas, ils y retournaient. En réalité, Vaas avait donné l'ordre de quitter les lieux directement, mais Hoyt avait pu insister brièvement sur la marche à suivre pour cette fois. Au lieu de partir sur l'instant, Volker préférait agir le soir. Aussi, Mary avait été reconduite dans sa piaule d'infortune, et Jagsper ses activités pour le moins obscures.
Ainsi, les deux proches de Vaas descendaient dans les sous-sol de l'Usine. Il faisait sombre, c'était par-ci, par-là, éclairé d'une lumière glauque et faible. On peinait à percevoir dix mètres devant, pourtant Hoyt avançait comme s'il faisait jour. Sur les côtés, des pièces, vides pour la plupart quoique certaines renfermaient quelques hommes de main autour d'une partie de carte, ou en plein lynchage d'un otage. On entendait des cris stridents au loin, bien profond, au cœur du mal. Un viol. Hoyt donna un coup de pied devant, Mary ne put s'apercevoir que quelques secondes après qu'il s'agissait d'un homme raide à cause de l'alcool. La chaussure de Volker lui avait éclater le nez, le sang coulait abondamment, pourtant, le second de Vaas ne s'était pas arrêté une seconde, n'avait pas même scillé du regard, ou déporté sa pupille en bas à gauche, non, il était d'une impassibilité déconcertante. Sa présence était violente, il dérangeait car de lui émanait une source de violence sans nom. De Vaas provenait la folie, de Volker, la violence pure. Il s'arrêta devant une porte qui semblait lourde et vieille. Elle était en bois, et des barreaux ornaient une ouverture au niveau du visage. Volker jeta un coup d’œil rapide et frappa. Une fois. Puis deux. Trois. Il enfonça la porte. A peine eut-il flanqué un pied à l'intérieur que deux bras l'attrapèrent, l'attirant au cœur de la pièce. Un coup fut porté dans les côtes, puis sur la joue. Hoyt répliqua d'un uppercut après avoir craché du sang et enchaîna quatre crochets en succession. Attrapa par la nuque son adversaire, il le flanqua à terre, et se rua sur lui, assignant quelques coups avant de placer son pied sur son cou. Il avait la vie de Jagsper sous son pied droit. Soufflant, essuyant le sang coulant de sa bouche, il jeta un regard de foudre à l'homme dont la moitié du visage était affreuse et déformée.

-Enculé, on bouge sale fils de pute. Putain!

Il dégagea son pied et quitta la pièce, suivit de Mary. Ils quittèrent l'usine et attendirent le troisième invité. Hoyt fuma une cigarette tout en proposant à Mary de s'éclater les poumons pour la bonne cause. Finalement, lorsque Jagsper arriva, on put remarquer que la partie gauche de son visage était recouverte par une réplique de celle-ci, en silicone. Un masque, cachant sa blessure datant de plusieurs années.Ils transplèrent, finalement, tous les trois, Mary, qui ne connaissait pas la destination, agrippée au bras de Hoyt.

Ils débarquèrent dans un quartier de Londres. Pour les connaisseurs, il s'agissait de Walworth dans le Borough du Southwark . Le ghetto comme ils le nommaient là-bas. Hoyt avait presque grandi dans ce quartier. Dès ses quatorze ans, il avait commencé à fréquenter les milieux extrêmes anglais, des groupes de Skinheads extrémistes traînant un peu partout dans les bas-fonds de la ville. A dire vrai, n'en était ressortie que la violence et la connaissance du milieu. Pas raciste pour un sou, Hoyt n'avait jamais adhéré aux idées hitlériennes ou fascistes. Ils les trouvaient juste intelligentes. Car c'était lui-même un type extrême. Il se revoyait ici, gamin. C'était il y a huit ans, il s'en souvenait comme si c'était hier. Depuis, il avait parcouru un long chemin. Il était resté jusqu'à sa septième année, jusqu'à la visite de Jason rencontré durant les vacances de la Toussaint. Et lorsque ce dernier lui demanda de quitter Poudlard, Volker s'en fit une joie immense. ¨Poussant le vice jusqu'à retourner en cours, il n'eut aucun mal à créer la discorde et à se faire renvoyer l'école sans préjudice. On voulut le transférer au Ministère pour être jugé par un tribunal pour mineur. Ce fut impossible lorsque Jason et sa clique s'en mêlèrent. Le destin de Hoyt n'avait tenu qu'à un fil, un pas de plus, et c'était Azkaban. Depuis, il avait fait parti du groupe de Vaas, et avait même été arrêté une fois, lors d'un retour en Angleterre, seul, par les autorités moldues britannique. Envoyé en prison pendant six mois, Vaas le fit évader sans mal.

Et face à tout ces souvenirs qui lui hantaient l'esprit, ils finirent par tomber devant le dénommé « My Dear Beer ». Jagsper ne prononçait pas un mot, comme toujours, et Hoyt se retourna vers lui, un sourire éclatant aux lèvres. La situation allait s'envenimer, sans aucun doute, et c'était ce qui le passionnait le plus. Ils pénétrèrent alors, Hoyt en premier, Mary le suivant, et Jagsper fermant la marche. Les trois inconnus se firent immédiatement dévisager par l'ensemble des habitués. Surtout Mary qui semblait jeune pour pénétrer dans un pub. Le patron, fort et gras, descendit de derrière son bar et s'approcha du groupe.

-P'vez pas. Pas majeure 'lle.
-Comment ça? Elle? Un tas de billets atterrissaient dans les mains du propriétaire que serrait Hoyt. Mais bien sûr que si. V'voulez ses papiers?
-Nope.

Et il dégagea le passage. Hoyt dévisagea sans gêne l'assemblée, et ils prirent place à une table légèrement en retrait, mais suffisamment au centre des prochaines festivités pour les commencer tout en douceur. Le patron s'amener prendre les commandes, Hoyt et Jagsper prirent deux bières, et laissèrent Mary commander à son tour. Quelques nouveaux billets prirent place dans les poches du patron qui rapporta rapidement les boissons. Buvant lentement tout en dévisageant les habitués qui ne cessaient de garder les yeux rivés sur eux, Hoyt se marrait. Il avait ce sourire narquois et moqueur. La situation était tendue, l'ambiance lourde, on sentait le poids des regards. Alors que Hoyt plaçait sa bière entre ses lèvres, un type se leva, sans quitter des yeux Volker, il sortit du bar. La soirée débutait alors.

-Ils vont ramener du monde. On va éclater ceux qui sont déjà là en attendant, c'est plus sûr. Bon, quand ce sera le moment, Jags', tu pètes un pied de la table pour le donner à Mary. Elle tapera pas assez fort sinon. On s'quitte pas des yeux.

Jagsper approuva d'un signe de tête. Hoyt alluma une cigarette et ria de bon cœur avant que sa voix ne résonne dans la pièce comme un affront sans nom.

-Ah putain, j'me disais bien que personne avait des couilles ici. On vous ramène une chienne en chaleur et vous restez cloués sur votre putain de chaises de vieux. Bande de castrés. Sales putains d'homos de merde. J'vous baise, moi.
-Ferme ta gueule gamin.
-Tu dis « ta gueule » à qui, enculé?
-A toi. Boucle-la.

La bière de Hoyt vola à travers la pièce et s'éclata sur le visage du vieillard. L'assemblée se leva, Certains gueulaient. L'ambiance avait explosé. Elle était pesante comme jamais. Le premier coup était parti, mais personne n'avait encore bronché. Il fallait qu'ils réagissent. Sinon c'était raté, à coup sûr. Il fallait faire croire à des jeunes violents. Pas à des sorciers, encore moins à des mercenaires. Il fallait absolument éviter que les cibles ne soient pas évacuées. Bordel de merde, Hoyt en était tout excité. Il retira son pull, se retrouvant en débardeur laissant apparaître ses muscles bien formés. Ce n'était pas Vaas, il n'était pas une montagne. Volker était musclé, et puissant. Mais il n'égalait pas son patron. Personne n'égalait l'Espagnol.

Ce soir, le ciel verrait rouge, et l'ambiance serait tendue. Mais toujours cette même brise provenant de la fenêtre ouverte que refermait lentement Jagsper, ébranlait les cheveux d'ores et déjà ébouriffés.
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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Jeu 2 Oct - 17:25

"On part plus tard, tu peux bouger Mary."

C'était tout ce qu'Hoyt lui avait dit quand il était rentré dans le bureau de Vaas avec Jagpser qu'il était allé chercher quelques minutes plus tôt. Habituée à ne pas poser de question, elle hocha simplement la tête, et sortit du bureau sans rien dire, laissant en suspend la question de Vaas. L'arrivée inopinée de bras droit de son père l'avait empêché d'expliquer à son géniteur comment son chemin, et celui de Gauthier Paravell, le directeur des Services Secrets de l'Intendance, s'étaient un jour croisé. Rien ne pressait après tout.

Elle avait désormais un père. Drôle de notion. Ça faisait des mois qu'elle le savait maintenant, mais elle n'arrivait pas à s'habituer à l'idée. Fondamentalement, est-ce que ça changeait quelque chose ? Oui et non. Vaas lui avait fait comprendre. Il était son père oui, mais ça ne voulait pas dire qu'il serait un père conventionnel. Il était un chef avant tout, SON chef, le seul ayant un vrai droit de vie ou de mort sur elle. Certains auraient trouvé dégradants l'idée d'en revenir à un système presque antique ou le père à un droit de vie et de mort sur sa progéniture, mais s'eut été mal comprendre la chose. Avant d'être sa fille, Mary allait devenir une de ses mercenaires. Un membre à part entière d'un groupe, qui, puisqu'il acceptait tous les rebuts de l'univers sans ciller, l'accepterait peut-être aussi pour ce qu'elle était. Pour l'adolescente rejetée, cette acceptation serait surement salutaire, tout comme l'était la chance que Vaas lui donnait : celle de s'épanouir, de trouver ce qu'elle était, en bien ou en mal.

La violence et la cruauté étaient-elles dans les gênes ? Etais-ce une caractéristique que l'on possédait dés la naissance et qui, selon si on la cultivait ou non, devenait une part prédominante de notre personnalité, ou était-ce quelque chose qu'on apprenait à laquelle on se formait ? La capacité de l'être humain à accepter la cruauté, et à fermer les yeux sur la douleur d'autrui avait toujours impressionné Mary. Elle-même avait une capacité d'adaptation rapide, parce qu'habitué à suivre les ordres, et éduquée de manière à penser que les hommes et les sang-purs autour d'elle avait toujours raison. Elle avait, en quelques mois, accepté la violence avec une facilité déconcertante. Un mal nécessaire, une façon de vivre. La douleur d'autrui étant ce qui t'empêche d'avoir mal, c'est eux ou toi. Or entre eux et elle, la décision était vite prise, et ce, sans l'ombre d'une hésitation. Elle avait été une victime, et elle ne voulait plus l'être.

Ils auraient pu se tirer vers le haut ensemble. Mary avait encore cette part d'humanité qu'il manquait à Vaas. Elle n'était pas méchante. Un fond cruel peut-être, une tendance à la violence qui se développerait vraisemblablement avec les années, mais elle n'avait rien de profondément méchant. Ce n'était pas dans son caractère ou sa nature. Tous ses actes étaient justifiés par une morale, ou une raison qui lui semblait cohérente d'après l'éducation qu'elle avait reçue, et la vie qu'elle avait vécue. Ça ne serait probablement pas le cas. Parce qu’elle voulait lui plaire, et qu’elle l’admirait, elle irait dans la direction qu’il lui pointait du doigt. Mary n'était probablement qu'une des gosses de Vaas parmi la vingtaine qu'il avait probablement dû avoir depuis qu'il était en âge de procréer. Peut-être était-elle, avec sa jumelle, la première et l'aîné d'entre eux, et la seule qu'il ait reconnue comme telle, mais ça ne changeait rien, elle devait être la meilleure, prouvée qu'elle était à la hauteur. Parmi les grandes angoisses de l'adolescente, il y avait celle de lui faire honte, ou qu'il finisse par regretter son choix. La mission qu'elle allait faire avec les deux lieutenants de Vaas serait son premier test. Elle se sentait à la fois excitée et inquiète. Elle n'avait jamais combattu, pas une seule fois. Les seuls actes de violence qu'elle avait commis, c'était lorsqu'elle était en position de forces, avec un backup derrière elle. Ici, Jagsper et Hoyt veilleraient probablement un minimum sur elle, mais il était tout à fait possible qu'elle soit gravement blessée ou tuée. Après tout, elle ne pouvait pas savoir que son père demanderait à son lieutenant de la ramener en bon état. Être blessée ne l'inquiétait même pas, ce ne serait pas la première fois, la perspective d'échouer, elle, lui semblait insupportable.

Ne sachant pas exactement quoi faire. Elle décida de se diriger vers la plage, jugeant que personne ne la toucherait le premier jour, pas après l'avertissement de Vaas. Mary aurait pu retourner dans la chambre et discuter avec Llewelyn, mais de son côté, elle sentait qu'après les évènements d'aujourd'hui, un peu de temps seul ne leur ferrait pas mal. Elle sortit donc du bâtiment sans réellement comprendre les regards qu'on lui jetait. Certains, plus rares, étaient simplement curieux. On se demandait pourquoi Vaas avait ramené sa fille, et on notait à quel point elle semblait différente du Chef. D'autres intéressés, regardaient la chair fraiche qui leur passait sous les yeux, fesses, seins, joli minois, encore jeune. Quant au reste, ils envisageaient dans combien de temps il serrait raisonnable de la coincer dans un coin sombre pour la violer à leur guise. Menue comme elle l'était, ça serait facile. Si elle avait été consciente de ses regards, elle en aurait certainement été gênée et apeurée, mais prise dans ses pensées, elle passa devant les hommes de son père sans y prêter grande attention.

Marchant le long de la plage, elle s'assit un peu à l'écart, mais tout de même non loin du territoire qui semblait être celui du groupe de mercenaire. Ce ne fut qu'une bonne heure plus tard qu'elle sentit une main se poser sur son épaule, elle n'avait entendu personne arriver, et sa baguette fut sortie et pointée sur l'étranger avec rapidité.

"Oh calme, c'est moi."

Avec étonnement, elle reconnut Jack, le frère d'Hoyt. On lui avait dit qu'il arriverait dans la soirée, mais il semblait qu’il soit arrivé plus tôt.

"Ya ton mec qui te cherche, y se demandait où t'était passée."

Elle se rassit dans le sable en déclarant :

"Je le rejoindrais dans pas longtemps."

Sans lui demander son avis, l'ancien Serdaigle s'assit à ses côtés, se demandant probablement ce qu'elle foutait à regarder la mer depuis aussi longtemps :

"Alors comme ça t'a pas terminé Poudlard ?
Je te l'avais dit.
Ouais, mais je pensais pas que tu aurais les couilles pour le faire.
J'en ai pas, c'est probablement pour ça.
Oh, commences pas à faire la maligne. T'a capté c'que j'voulais dire."

Mary répondit d'un haussement d'épaule accompagné d'un sourire :

"Et quoi, t'trouves ça comment ?
Étrange.
C'est tout c'que t'a à dire ?
Je ne m'attendais à rien en particulier, du coup, je ne m'attendais pas à ça non plus. Je ne sais pas, je crois que je n'ai jamais osé l'imaginer parce que je ne pensais pas partir de Poudlard autrement que les pieds entre quatre planches.
Ouais, j'vois."

Ca faisait partie des craintes qu'elle n'avait jamais exposées à voix haute, mais Mary avait, a un moment donné, eu peur de ne pas sortir de Poudlard vivante. Elle était plus qu'au courant de la situation précaire dans laquelle Llew et elle-même s'étaient mis, tout comme elle savait que sans les soins qu'on lui avait délivrés après sa séance de torture avec H et Ariana, elle serait très probablement morte. Se levant, elle épousseta le sable qui était resté sur son jean, et tendit une main à Jack pour l'aider à se relever :

"Je vais y aller, il va s'inquiéter sinon."

Il la suivit, n'ayant rien de mieux à faire, et ils s'engouffrèrent dans l'entrepôt pour rejoindre le semblant de chambre qu'on leur avait attribuée. Si Jack se demandait pourquoi ils dormaient à l'étage et non pas parmi les hommes de Vaas, il ne posa aucune question. Pas plus que Llew quand il la vit arriver. Elle annonça qu'elle partait en mission dans la journée avec Hoyt et Jagsper. Ce ne fut que quelques heures plus tard, sans prévenir, qu'on vint la chercher. Hoyt entra dans la pièce, calme, avec l'autorité de l'homme qui sait ce qu'il veut et déclara qu'ils bougeaient, avant de préciser qu'il n'y aurait qu'elle qui partirait ce soir. Jack se rassit sans faire d'histoires, mais Llewelyn resta debout, fixant le lieutenant de Vaas, jugeant probablement s'il pouvait se mesurer à lui ou non. La réponse semblait évidente puisqu'il se rassit, Mary sortit de la pièce avec pour seul au revoir, un sourire rassurant. Elle n'avait jamais été à l'aise avec les démonstrations d'affection publique, et elle ne tenait pas à passer aux yeux du bras droit de Vaas, comme une groupie énamourée, incapable de faire quoique ce soit sans son copain. Mary, parce que souvent seule, était indépendante, et elle tenait à le rester.

Ils descendirent les escaliers, Mary, un peu intimidée, le suivait en silence. C'était la première fois qu'elle se retrouvait seule en compagnie du second de son père. Il semblait jeune, et il l'était. Jack lui ayant dis qu'il n'avait que 22 ans. Ca prouvait qu'ici, la valeur n'était pas une question d'âge ou de sagesse, simplement de force, violence et volonté. Il fallait être intelligent, mais il fallait également quelque chose en plus. En suivant Hoyt, la jeune fille découvrait une partie de bâtiment probablement encore plus glauque que le reste. Elle y voyait à peine, et si son compagnon traçait sans peine, elle-même ne pouvait pas s'empêcher de regarder autour d'elle curieuse de tout, et à la fois gênée par le cri d'un viol qu'elle entendait plus loin. Elle n'avait jamais vu ou même entendu de viol, mais elle n'avait pas besoin de demander ce que c'était pour comprendre. Peut-être était-ce une chose qu'une femme comprenait sans avoir besoin qu'on lui explique. Hoyt, sans broncher, donna un coup de pied dans quelque chose, et continua son chemin, Mary, le suivant, s'aperçut quelques secondes plus tard que c'était un homme, apparemment presque inconscient, mis à mal par le coup qu'il venait de recevoir. Une personne normale aurait proposé de lui porter assistance, mais déjà avant de formuler la proposition, elle savait que c'était inutile. Aussi ne le fit-elle pas. Ici, chacun était responsable de lui-même, et entre eux, régnait la loi du plus fort. Il y avait des groupes des associations, mais en fin de compte, ça restait chacun pour sa gueule.

Ensuite tout se passa très vite, tellement qu'elle n'eut pas le temps de tout voir et comprendre. Après avoir frappé plusieurs fois à la porte, Hoyt l'enfonça et la suite ne fut qu'un enchainement de coups très flous pour l'adolescente qui ne put que constater le résultat, c'est à dire Jagsper sous la botte d'Hoyt. Au fond de la pièce, elle eut tout de même le temps d'apercevoir un corps inerte, remplis de coup, probablement la fille qui se faisait violer, elle eut un frisson, presque imperceptible, et pendant un moment, elle sentit l'angoisse monter tandis qu'elle réalisait que tout le monde autour d'elle était un violeur potentiel. Jagsper avec son visage horriblement tuméfié, Vaas, et même Hoyt qui, aux yeux de la gamine, paraissait plus normal que le reste de la troupe. Le visage de Jagsper aurait dû la dégouter quand elle croisa son regard, mais tout ce qui lui venait à l'esprit, durant ses brèves secondes, c'était cette femme dans le fond de la pièce. Si elle n'apprenait pas à se défendre, elle pourrait très bien finir comme ça, et cette perspective ne l'enchantait pas plus qu'une autre. Elle suivit Volker dans l'autre sens, ses yeux commençant doucement à s'habituer à l'obscurité du couloir lui firent mal quand elle remonta à la lumière du jour. Ils sortirent de l'entrepôt ou Mary risqua un :

"Ça va ?"

Faisant référence aux coups qu'il venait de recevoir de la part de son acolyte. Ça dut le faire rire, et il lui proposa une cigarette, en lui proposant de se tuer les poumons pour la bonne cause. L'expression amusa Mary qui sourit pour l'occasion. Discrète, on la voyait peut sourire. Le sourire chez elle qui avait toujours l'air si sérieuse et bien mise, changeait sa physionomie, lui donnant un autre air, probablement plus proche de la personne qu'elle pourrait être si on la laissait s'exprimer. Bien que mal à l'aise à l'idée d'être en présence d'un homme qu'elle ne connaissait pas, elle se sentait tout de même plus à l'aise en présence d'Hoyt que Jagsper. Elle n'aurait pas su dire pourquoi, mais le second lui inspirait une certaine sympathie, il semblait d'une certaine manière plus accessible, peut-être parce qu'elle connaissait son frère, ou peut-être parce qu'elle-même avait une attirance malsaine pour la violence extrême. Il lui proposa une cigarette, en lui proposant de se tuer les poumons pour la bonne cause. Ca la fit rire, et elle accepta, elle alluma le petit bout de nicotine d’un coup de baguette, et tira sur la cigarette, elle qui n’avait jamais fumé, sentit une brûlure dans la trachée alors qu’elle recrachait la fumée. Elle se demandait ce qu’il pouvait y avoir de bon la dedans. Néanmoins, elle voulait être des leurs, acceptée, et elle n'avait pas envie qu'on la considère comme un boulet inutile, trop introverti pour parler ou participer, toujours en décalage avec les règles du jeu. L'avantage, ce fut que malgré sa gêne, sa curiosité reprit le dessus, et elle s'autorisa à poser deux questions, la première en rapport avec la mission :

"Dis moi, là où on va, on peut utiliser la magie, ou seulement des armes moldus ?"

Comme toutes sorcières, même si elle n'en avait plus l'accoutrement, sa baguette n'était jamais bien loin, elle pendant, par précaution, dans un étui le long de sa jambe droite, la rendant invisible à l'œil moldu, son grand-père avait payé une petite somme pour lui offrir quand elle l'avait demandé. Elle avait également le pistolet que Vaas lui avait passé, mais elle ne s'en était servi que deux fois, et elle n'était pas sûre d'être efficace avec. N'importe quel sorcier sait viser, après six ans à pratiquer de la magie, elle savait viser avec une baguette, mais elle soupçonnait que l'utilisation d'un pistolet ne demandait pas uniquement de savoir viser. La seconde question était plus intrusive :

"Jagsper, son visage, il a fait ça comment ?"

Sa curiosité la tuerait, mais pas aujourd'hui, ou du moins pas tout de suite. Quelques minutes plus tard, l'intéressé sortit de l'entrepôt sans rien dire, et Mary constata que la partie amochée de son visage était recouverte d'un masque, lui donnant un air encore plus inquiétant. Ils transplanèrent, Mary agrippée au bras d'Hoyt, toujours mal à l'aise au contact des hommes, et ils arrivèrent dans un quartier glauque de Londres, où elle n'avait jamais mis les pieds. Évitant de poser des questions inutiles, ce fut une plaque indiquant "Walworth" qui lui indiqua où ils étaient. En silence, ils se dirigèrent vers un bar "My Dear Beer" qui n'avait peut-être que son enseigne d'accueillante, et encore. Le patron, un stéréotype du genre, se dirigea vers eux, indiquant qu'elle était trop jeune pour venir ici, tandis que les regards se tournaient vers eux. Hoyt et Jagsper se seraient fondu dans la masse sans problème, mais Mary détonait dans le pub. Une liasse de billets dans la main du barman mit fin à toute discussion, et ils s'assirent, l'homme vint commander :

"Une bière s'il vous plaît."

Haussement de sourcil incrédule en entendant le s'il vous plaît, mais l'homme ne fit pas de difficultés pour lui servir de l'alcool, même si elle n'avait pas l'âge légal. En attendant que les bières arrivent, elle nota :

"Je fais plutôt tache ici."

Le silence était oppressant, et même elle ressentait le besoin de dire quelque chose, même de profondément stupide. Les bières arrivèrent, et Mary but la sienne lentement, appréciant son goût amer, tandis que le reste de la salle les dévisageaient. Trop de regards, c'était oppressant, gênant, comme une démangeaison qui ne veut pas s'arrêter. Et elle, pourtant calme de nature, avait envie d'exploser parce que la tension sous-jacente la rendait mal à l'aise. Elle détestait qu'on la regarde, elle n'aimait pas avoir les regards fixés sur elle, et ça commençait à la rendre nerveuse, sa main tapotant la table pour se calmer, elle regardait autour d'elle ne sachant pas vraiment ou poser son regard, finalement elle le fixa dans celui d'un type qui les regardait l'air mauvais, et qui semblait nettement plus intéressé par ses deux compagnons qu'elle-même. Hoyt à côté d'elle se marrait et semblait se délecter de la situation tandis que Jagsper était aussi silencieux qu'une tombe. Un homme sortit, et Volker donna ses instructions. L'adolescente sentit l'angoisse lui étreindre l'estomac, elle allait se battre, son premier vrai combat, Excitation, peur, angoisse, c'est un panel d'émotion qui l'assaillait tandis qu'Hoyt insultait l'assemblée de couilles molles parce qu'ils ne tentaient pas de lui sauter dessus. Alors que la bière d'Hoyt prenait le chemin de la figure d'un petit vieux qui lui avait dit de la fermer, elle se leva par automatisme. Elle fut la première étonnée quand elle se mit à rire, et se tourna vers Hoyt un sourire sarcastique aux lèvres, et déclara assez fort pour être entendue :

"Une chienne en chaleur hein ? Il n'y en a aucun qui serait capable de tenir la distance la dedans même s'ils essayaient."

Jagsper, toujours silencieux s'était levé pour fermer la fenêtre, tandis qu'Hoyt, excité comme un gosse à Disneyland avait enlevé son pull. C'était maintenant que ça commençait.

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Ven 3 Oct - 15:42

« My Dear Beer » était un pub sympa. C'était généralement calme et relativement propre. On faisait pas chier, par ici. Seuls les habitués connaissaient l'endroit, et, à vrai dire, personne n'osait pénétrer dans l'enceinte sans y être invité. C'était une petite famille qui tenait le lieu. Enfin, surtout le patriarche, le père quoi, qui hébergeait aussi son propre géniteur bien trop en mal pour se lever de son plumard. Le type chiait dans son lit sans même s'en rendre compte. S'en était dégoûtant. La femme de Claude, le patron du pub, était morte voilà tout juste deux ans, et le pauvre l'avait malheureusement mal vécu. Certains disaient que c'était lui, le coupable. Que nenni. Peut-être responsable, ça oui, mais il n'aurait jamais osé. Responsable et coupable, deux notions bien différentes qu'on avait bien trop tendances à rassembler sous une même bannière. Claude était sûrement responsable, après tout, il n'avait jamais été un mari exemplaire. Mais le coupable, lui, courait toujours les rues de Londres, et ça, ça foutait en rogne le peuple du petit quartier sensible de Walworth.

Quand le trio d'étrangers avait débarqué dans le pub, ouais, bien sûr que les regards s'étaient portés sur eux. Qui avait osé ? C'était la grande question de la soirée. Ou peut-être était-ce le pourquoi, qui, lui était plus intéressant. Ils avaient été dévisagés, car à Walworth, les gens n'aiment pas les étrangers. C'est signe de mauvais augure. Et puis, y'en avait un de louche, franchement pas nette. Son visage semblait, sur une moitié de visage, en plastique. Trop peu commun pour être un simple touriste, et trop voyant pour savoir qu'il n'était pas du quartier. Une gamine avec eux, même pas l'âge pour entrer avait dit Claude. Et pourtant, v'là que le troisième asticot payait une lourde somme pour la faire entrer. C'était quoi, ce plan ?

Marly, Albert et George étaient franchement agacés par la scène. Ils étaient natifs d'ici, et ils n'aimaient pas qu'on pète leurs habitudes. Alors ils grognaient presque, on aurait dit des chiens. Des putains de clébards qu'on aurait attachés à un poteau toute la journée, les obligeant à aboyer sur quiconque passait près du grillage. Pancarte « Be aware, dog inside » en démonstration sur le portail du domaine. On était dans le même registre, ici.

En fait, tout parti en vrille extrêmement vite, sans qu'on ne comprenne vraiment pourquoi, ni ce qui avait déclenché ce bordel. Ce qui semblait être le leader du groupe s'était élancé à l'assaut du groupe d'habitués, les insultant de tous les noms. Puis le vieux Frank s'était chauffé, lui-aussi. Et il avait fini la gueule explosée par une pinte de bière blonde. Merde, alors. Il n'en fallut pas plus pour que Marly, Albert et leur compère George ne se lève. Marly, le plus costaud, pointa du doigt Volker.

-Toi, sale petit fils de pute, j'vais t'exploser ta face de rat de merde ! Allez, si t'as des couilles, viens, viens j'te dis, aboule sale clébard!

Albert riait doucement, c'était du sarcasme plus qu'autre chose. Et George prenait une batte de baseball et la tapotait dans la paume de sa main gauche. Y'aurait du sang ce soir, c'était sûr. Et d'ailleurs, Claude l'avait bien saisi. A tel point qu'il rangeait déjà ses bouteilles d'alcool et ses multiples verres. L'habitude du quartier, probablement. Il continuait, néanmoins, de rincer sa vaisselle sans se soucier du grabuge qui s’opérait devant lui.
Les trois s'avançaient vers les autres. Ça allait être un putain de carnage.
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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Ven 3 Oct - 16:11

Est-ce qu'il allait bien ? C'était une bonne question. Hoyt ne parlait pas souvent, encore moins pour des discussions futiles. Certains dans le groupe avaient la langue bien pendue, un débit de parole incroyablement rapide, et une facilité déconcertante à parler pour ne rien dire. Volker était intelligent. Voire même énormément. Il avait une capacité de réflexion incroyable, et ses connaissances ne se limitaient pas au monde magique, ou même seulement qu'à celui du crime. Il lisait beaucoup et s'instruisait régulièrement. Il trompait par son apparence de délinquant classique. Il était ce genre de gamin violent, hooligan anglais, à ne jamais baisser les bras face à un adversaire plus fort. Il avait toujours cherché le combat, il avait toujours reçu des coups. Il était une espèce de vermine délinquante qui n'avait jamais pu s'imaginer finir dans une situation stable. Sa nature était bien trop extrême. Alors, le sang dégoulinant sur son visage, il regarda Mary tout en marchant. Il allait bien, oui. On apprend à encaisser les coups. C'était probablement insensé pour quiconque n'y était pas habitué, mais Hoyt, à ce stade, ne ressentait aucune douleur. Ou du moins, celle-ci était largement gérable. Il en fallait un peu plus pour qu'il puisse ressentir la véritable peine physique. Vaas était encore un degré au-dessus, et c'était ce qui faisait le plus peur, aux yeux de Hoyt, chez son chef. Le type semblait ne rien ressentir. On pouvait frapper. Encore, et encore, Vaas ne bronchait pas. Le sang coulait, il riait. Et jamais Volker n'avait vu l'Espagnol à terre. Jamais. Hoyt voulait apprendre de ce gars-là. Pourtant, même lui qui semblait savoir encaisser des coups, ne pouvait pas être insensible. Après tout, il était humain, n'est-ce pas ?

-Ouais, ça va. J'ai vu pire. Il est juste complètement cinglé.

Et à vrai dire, c'était vrai. Violent depuis tout petit, ce caractère excessif lui avait servi plus d'une fois. Décisif lorsqu'il fallut prendre sa vie en main, Hoyt n'avait pas fait appel à n'importe quel talent. Mêlant habilement ses qualités – et défauts également – afin d'atteindre son objectif. Alors que Jason était venu le voir quelques semaines après son dix-septième anniversaire, l'incitant à quitter Poudlard rapidement pour rejoindre le groupe de Vaas et, ainsi, connaître la véritable délivrance, la liberté originelle. L'essence même de la vie, ce qui faisait de lui un être vivant. Selon Jason, la violence compulsive que développaient indépendamment chacun des hommes de Vaas n'avait pour seul but que de les rendre libres. Et c'était en intégrant le groupe de mercenaires que l'on se sublimait. Hoyt, plus fin que son mentor, n'était pas parfaitement du même avis, mais s'était, à l'époque, accomodé à l'idée, et y avait cru. Il avait ainsi laisser son génie créatif le libérer.
A l'époque à Serdaigle, il avait, un midi, traversé la Grande salle, attrapé une gamine d'un an ou deux moins âgé que lui, et l'avait tabassé devant l'assemblée. Hurlant à la mort, il avait dévisagé le corps professoral d'un œil amusé, sourire aux lèvres. Il n'avait plus eu qu'à courir jusqu'à l'une des salles de classe où il s'était barricadé, sachant pertinemment que les hommes de la Sécurité interne de l'école débarqueraient rapidement. Usant de la magie pour s’enduire le corps de savon, il avait ensuite briser les pieds d'une table en bois pour en faire deux battes à angles droits.

-Allez gamin, arrête tes conneries, mets tes mains sur la tête et agenouille toi.

Qu'ils avaient dit à travers la porte, sans oser l'ouvrir. Ils étaient une tripotée. Il ne gagnerait pas. Volker le savait, et c'était le but. Fou d'excitation, il riait nerveusement, sans réelle conviction, les provocant à tout bout de champ. Hoyt n'avait jamais su tenir sa langue. Il avait toujours senti l'obligation d'agir en toute franchise. Ou tout du moins, de ne pas se laisser intimider. Un ordre fut donné, la porte explosa, laissant pénétrer des agents qui foncèrent baguette pointée vers Hoyt. Il réagit plus rapidement, sa violence explosa au vol. Sa baguette fit un geste, coupant la gorge d'un agent. A la volée, grâce à sa batte en bois, il percuta la tête d'un autre qui se retrouva à terre en moins de deux, sonné. L'autre bras avait récupéré sa deuxième batte qu'il abattit à son tour sur un autre agent avant de venir achever d'un coup sec dans la tête l'agent précédemment mis à terre. Les agents continuaient d'affluer, les sorts aussi, et Hoyt parvenait à les contrer, non sans mal. Il perdait le contrôle de la situation et se laisser submerger. Un nouveau sort fusa, expulsant quatre agents en arrière avant d'envoyer de nouveau la batte contre un type qui l'esquiva rapidement d'un réflexe habile. Hoyt prit d'abord un coup dans les côtes, ce qui le fit flancher. Baguette en main, il stupefixia son bourreau avant de recevoir un deuxième coup dans la mâchoire. Il tournoya. On essaya de le plaquer contre le mur, mais son corps enduit de savon glissa et il put se dégager. Reprenant ses esprits, il abattit sa batte sur le dos des agents qui tombèrent à terre. L'aventure s'arrêta là quand le chef du groupe d'un coup de baguette immobilisa Hoyt. Il tomba à terre, la rage d'avoir vaincu, à lui seul, une dizaine d'hommes, dont quatre venaient de décéder ce jour.
C'était cette même rage violente que se traînait Hoyt depuis toujours. Celle-là même qui était capable de tuer sans hésitation, avec une aisance infinie. Ses plans étaient parfaitement cadrés et dans sa folie destructrice, Vaas y avait vu une intelligence certaine, sans aucun doute plus grand que la sienne. L'Espagnol, certes imbu de lui-même, savait reconnaître les qualités des autres. Surtout lorsqu'il les appréciait.

-Hum. Si tu veux apprendre à te battre, mieux vaut garder ta baguette dans son étui. A toi de voir. De préférence, utilise ton flingue. Tu sais te servir de la magie, on sait tous le faire. Mais toi tu sais ni utiliser tes poings, ni ton environnement, ni les armes moldues. Alors que, dis toi bien, un flingue, c'est comme un Avada, aussi expéditif et moins compliqué. Tu trouveras difficilement plus efficace hein. Mais avant tout ça, apprends à défigurer un type, avec tes mains. Le manuel, y'a qu'ça de vrai.

Il souriait, amusé, la cigarette entre les lèvres. Il trouvait Mary intéressante. Il ne la dénigrait pas, contrairement à ce que son attitude froide laissait penser. En vérité, quand il voyait qu'enfin une autre personne dite « intelligente » rejoignait le groupe, il se réjouissait. Intelligent était un mot qu'il dénigrait, pour le coup. A ses yeux, Vaas était une légende d'intelligence tant il avait réussit à s'en sortir et à grimper en haut de l'échelle sans aide, juste par une succession de plans et d'actions. Jagsper était un être d'une finesse incroyable dans ses agissements également. Tout était question de point de vue. Mais, brutalement, Mary était ce que l'on appelait une intellectuelle. Et Hoyt faisait à la fois partie de ceux-ci, et des mercenaires sans finesse aucune.

-Jags... comment te dire ? Avec Vaas, tout le monde est plus ou moins timbré. Ça se voit je crois. William, c'est autre chose. C'est une folie malsaine. Il ne vit pas comme toi et moi si tu veux. Vaas sait ce qu'il a fait avant, puisque c'est lui qui ait allé le chercher. Mais comme William ne parle jamais à personne d'autre qu'à ton père... bah je peux pas te répondre. Enfin, d'après Jason, il aurait violé un gamin. Et il s'en est tellement voulu qu'il s'est crevé et arraché un œil, puis scalpé le visage et arraché la chair. Franchement, j'sais pas si l'histoire tient la route, mais je peux pas vérifier. Il est... difficile à aborder.

Dans le pub anglais, les regards pesaient sur les étrangers, et Hoyt adorait cette sensation d'insécurité notoire. Il savait qu'il n'avait rien à foutre là, qu'il allait pisser le sang d'ici quelques minutes, et qu'il finirait par cracher du sang plein poumon. Mais c'était une drogue, une envie incessante de tout saccager et de sentir la violence le traverser.

-On fait tous taches ici, je crois.

Jagsper eut une esquisse de sourire, sans que l'on ne comprenne réellement pourquoi. Il était étrange, détraqué, et c'était justement ce qui faisait sa principale qualité.
Les festivités étaient sur le point de commencer. Hoyt serrait ses points, esquissant un sourire à la remarque de Mary. Elle pouvait avoir du punch la gamine hein. La sous-estimer aurait été une bien bête erreur. Jagsper prit la table, la retourna et cassa un pied qu'il donna à Mary. Si elle voulait enfoncer des crânes, ce n'était pas ses mains douces et sensibles qui l'aideraient. Pas toutes seules. Pendant ce temps, Hoyt avançait déjà.

-Bah allez connard, viens maintenant.

L'autre tenta de le frapper, Hoyt esquiva et l'enchaîna d'une paire de crochets en pleine figure avant d'enclencher un coup de coude dans le dos et un uppercut sous le menton. L'autre pissait déjà le sang, mais c'était loin d'être suffisant. Heureusement.
De l'autre côté, Jagsper avait lancé son couteau en direction du dénommé Albert qui esquiva sans mal la tentative. Les choses débutaient enfin.
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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Ven 3 Oct - 16:11

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Ven 3 Oct - 17:53

"Est-ce que tu sais qui tu es ?
Non, mais je trouverais."


Plus loin, toujours plus loin dans l'absurdité et la violence aurait dis sa mère. Mary continuait sur sa lancée sans s'arrêter, sûre d'avoir pris le bon chemin. Elle hésitait, elle n'était pas assez sûre d'elle pour ne pas le faire, mais elle était persuadée d'avoir pris le bon chemin. Celui qui l'aiderait à trouver qui elle était. N'étais-ce pas la chose la plus importante ? L'accomplissement d'elle-même ? Vaas aurait dit l'argent et la liberté. La certitude de pouvoir cracher sur n'importe qui sans te prendre de coup, ou de pouvoir payer assez pour les éviter. Ce n'était pas vraiment le but de la gamine. L'argent n'avait jamais été un moteur pour elle, pas réellement matérialiste, le fait d'avoir perdu sa maison, et toutes ses possessions en partant avec Vaas ne l'avait pas attristée. Elle n'avait pas hésité une seule seconde. Elle avait emporté avec elle quelques objets dont elle estimait avoir besoin, des vêtements, des livres de magie, mais rien de plus.

Alors qu'ils étaient tous les trois dans le café, debout, et que la tension était à son comble, Mary raillant les hommes, Hoyt riant de bon cœur, et Jagsper silencieux, elle repensa à ce que le second de Vaas lui avait dit quand elle lui avait demande s'il allait bien. Oui, il en avait vu des pires Jagsper était justement totalement cinglé. Ici, parmi eux, qui n'étaient pas cinglés ? La folie dans l'entourage de Vaas était comme une carte de visite, plus elle était étrange, contrôlée, mais prompte à éclater, plus vous étiez à votre place. Hoyt avait raison avec Vaas, tout le monde était plus ou moins cinglé, quelle importance, un cinglé parmi d'autre paraît tout à fait normal.

Jagsper l'était peut-être un peu plus que les autres. Ça semblait évident si ce que Volker lui avait dit était vrai. Ne jamais parler à personne d'autre que Vaas. Ça devait être particulier, mais pourquoi pas. Violer un gamin, puis se mutiler volontairement en guise de châtiment. C'était déjà plus glauque, plus malsain. Elle avait du mal avec la notion de viol, mais elle l'aurait compris, en quelque sorte, c'était dans leur mœurs, aussi anodin que d'avoir un rapport sexuel légalement. Par contre, se mutiler après coup, elle ne pouvait y voir qu'un trouble psychologique important. Elle avait lu qu'on s'auto mutilait parfois pour ressentir la douleur, la douleur permettait de vivre. Ça semblait ridicule à l'adolescente quand il n'avait qu'à demander pour avoir mal. Dans la bande de Vaas, il devait y en avoir plus d'un qui cognait pour le plaisir. Hoyt semblait être de ceux-là.

Alors qu'on les dévisageait dans le pub, elle parlait, brisant le silence, et tentant de contrôler sa nervosité. Jagsper l'approuva, et elle fut surprise en entendant le son de sa voix, elle s'était presque habituée à l'idée qu'il soit muet. Ils faisaient tous les trois taches. Ils étaient différents, et le mot lui plu. Elle aimait la façon dont ça sonnait. Pas bizarre, juste différent, peut-être même meilleur, le temps le dirait. Quoiqu'en réalité, ils allaient vite le savoir. Hoyt avait ouvert les hostilités assez vite, fou ce que les gens prenaient quelques insultes et un verre de bière dans la figure. Trois hommes se levèrent tandis que le barman faisait comme si de rien n'était. Par instinct, Mary s'était tournée de son côté pour voir si celui-ci n'attaquait pas pendant qu'ils seraient occupés à autre chose. Les insultes fusèrent de la part des trois hommes, pas fort élaborées, et sans beaucoup de panache. Mary qui avait encore sa bière en main, mais qui s'était levée en même temps que Volker haussa les yeux au ciel devant aussi peu d'esprit. Ce n'était pas qu'elle était snob, mais cette obsession des hommes de toujours tout ramené à leurs parties intimes étaient lassante.

« Ça n'intéressera personne, mais c'est quand même un comble d'appeler quelqu'un face de rat quand on n'est plus capable de se regarder dans une glace sans la briser. »

Le ton, comme l'attitude était celui d'une gosse arrogante, destiné à exaspérer le public plus qu'autre chose. Elle n'avait pas saisi tout ce qui se passait, mais elle avait au moins compris que Hoyt cherchait à provoquer, elle aidait donc à sa manière en étant odieuse. Mary ne lançait pas d'insulte. Les « connard », « salope » et autre fils de pute, ne faisaient pas partie de son répertoire. Ça lui arrivait de dire quelque chose de déplacer, mais ça ne collait pas. Elle n'avait pas l'air naturelle, ni même crédible. Ce n'était pas le genre de vocabulaire qu'elle affectionnait. Chacun son style, qui disait qu'elle ne pouvait pas être mercenaire et polie à la fois. Bon d'accord, elle n'était pas encore mercenaire, seulement en apprentissage, mais une chose à la fois.

Le sourire d'Hoyt était contagieux. Même Jagsper avait esquissé quelque chose qui y ressemblait, quoique ça soit dur à voir avec son masque. Le voyant sourire et rire, elle avait envie de faire de même, et ce, malgré l'étrangeté de la situation. La table retournée, le pied cassé, on lui tendit son arme de fortune et elle la prit, un peu mal à l'aise à son contact, ne sachant pas vraiment comment la tenir pour bien frapper. Elle supposait que c'était à l'instinct de faire son travail, mais en avait-elle pour ce genre de chose ? On tenta de frapper le second, il enchaina quelques coups qui firent saigner son adversaire tandis que de son côté, Jagsper y allait au couteau que son adversaire évita facilement. On ne l'avait pas encore attaquée, peut-être un peu gêné par son statut de femme, grave erreur, elle ne frappait peut-être pas fort, mais elle frapperait. Suivant les instructions d'Hoyt, elle avait sa baguette, mais ne s'en servirait qu'en dernier recourt. Ne voulant pas rester en retrait, elle attaqua le premier venu qui bloqua son coup. Avec un sourire goguenard, il la repoussa brutalement, estimant qu'elle n'était pas un adversaire à sa taille, avec pitié, il lui dit :

« Dégage de là gamine, t'a rien à foutre ici, t'a encore le lait qui te coule du nez, retourne dans les jupes de ta mère. »

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Ven 3 Oct - 17:53

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Dim 12 Oct - 22:40

Dans ce bar, ce soir, il y aurait des morts. C'était à peu près certains, personne n'était dupe dans l'assemblée. C'était les uns ou les autres. Un choix naturel en quelques sortes. Pour Marly, c'était ainsi que les choses se faisaient, quotidiennement. Certains crevaient à cause de facteurs extérieurs, certains mourraient car ils n'avaient pas la force de survivre. Sélection naturelle ou quelque chose dans ce style là. C'était ridicule comme raisonnement, mais c'était celui d'un putain de Londonnien qui n'avait jamais aimé l'école, ni quitté son quartier de misère. Alors, face à ces connards, il n'allait certainement pas se laisser abattre. C'était eux, ou lui après tout, encore une fois. Marly était un type un peu gros, mais plutôt agile pour une telle corpulence. Il envoyait des crochets d'une puissance folle, et savait très clairement se battre. c'était un habitué des soirées festives et alcoolisées se terminant généralement en drame théâtralisé.

Pourtant, ici, l'habitué se fit dépecer vivant. Quelques crochets, un coup de coude bien placé et un uppercut eurent raison de sa défense pourtant rodée. Le sang coulait de sa bouche, sang qu'il avait d'abord craché avec violence, dégoûté par la raclée qu'il subissait déjà. Merde, qui c'était ce gars là ? Il ne l'avait jamais vu par ici, et voilà qu'il débarquait tel un cheveu sur la soupe, défiant toutes les lois naturelles de ce joli quartier aux fréquentations douteuses. Pourtant, il tenta de répliquer. Une droite partit, mais Hoyt l'esquiva avec aisance, un sourire narquois au visage. On ne s'arrêta pas là, les deux échangèrent quelques coups, mais rien de réellement létal ou même ne serait-ce que blessant. Hoyt jouait clairement avec Marly, et ce dernier subissait, sans pouvoir dire grand chose, la violence du type qu'il avait en face de lui.

Albert, qui avait esquivé sans violence le couteau lancé par Jagsper s'était déjà rué sur le type en question. Il gueulait, alors que le type au masque était d'un calme absolu, sobre et silencieux. Sans l'ombre d'un effort, tous les coups portés au contact de William furent contrés ou esquivés. Un échec total.

De l'autre côté, restait George qui avait trouvé sur son chemin la gamine. La protégée des deux autres. Il voulait la rembarrer, mais bon dieu, elle ne bougeait pas. Il lui tonna de foutre le camp, sa place n'étant certainement pas entre les muscles et poings d'hommes pervertis par l'alcool et la violence. Pourtant, Mary était toujours là, à le défier. Lassé, il lui flanqua une baffe sèche et franche qui claqua dans la pièce, obligeant la gamine à reculer de quelques pas, se prenant au passage la table présente derrière elle. Elle tituba quelques instants alors que George passait le chemin en direction de Jagsper.

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Dernière édition par Maître du Jeu le Dim 12 Oct - 22:59, édité 1 fois
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Les poings contre les murs. [Mary]

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