POUDNOIR
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Les poings contre les murs. [Mary]

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Lun 20 Oct - 23:55

Dès lors que ces étrangers étaient entrés dans son bar, Claude avait compris qu'il n'allait pas passer une soirée tranquille, et qu'il raterait la diffusion du catch sur la BBC. C'était assuré, il n'était pas prêt de retrouver son canapé et sa pauvre télé datant des débuts quatre-vingt dix. Pourtant, il l'aimait cette télé, mais force était de constater qu'elle se faisait vieille, tout comme lui. Il avait observé d'un œil inquiet la scène, saisissant son fusil dès lors qu'un taré masqué se jette sur George et le trucide à coups de poing dans la gueule, jusqu'à enfoncer sa boîte crânienne et en faire ressortir la substance grise de son cerveau. C'était triste à voir, c'était surtout effrayant de faire parti du manège. Serait-il le prochain ? Claude en avait la très nette impression, et, bizarrement, il savait pourquoi. L'autre, ce qui semblait être le chef du trio, l'avait explicitement demandé à Marly. Mais qu'est-ce qu'il attendait de ce tas crasseux là ? Marly, c'était un pauvre moldu trop con pour comprendre qu'il fallait chercher la merde à des sorciers. Et bon dieu, ça crevait les yeux que le trio n'était composé que de sorciers. Ils avaient pas la dégaine pour être des clampins, et leur assurance implacable en disait long sur leurs origines. Il jeta un coup d’œil discret mais toujours incroyablement silencieux et concentré, à la gamine qui acheva Albert de la manière la plus arriéré qui soit. Elle le faisait souffrir. Quelle genre d'enfant était-elle ? A en croire son pasteur, Claude voyait la progéniture du Diable dans cette gamine. Était-il trop tard pour une exorcisation ?

Dès lors que Hoyt avança des questions avancées à Marly, Claude ouvrit lentement et discrètement la porte dérobée derrière lui, sans que personne n'en soit alerté. Il profita de l'occasion pour saisir et fusil, et cartouches et alors qu'il s'apprêtait à refermer la porte dans la plus grande clandestinité, le regard de Hoyt chuta sur le sien, œil pour œil, dent pour dent, Volker ne semblait vivre que pour le tourmenter, ce sourire narquois au visage. L'autre hurla, et ce qu'il dit ne fit que terroriser Claude encore un peu plus, si bien qu'il ne perdit pas plus de temps et claqua la porte avant de s'éclipser à travers les escaliers, gagnant ainsi les étages de la bâtisse qui, d'extérieur, ne semblait pas si grande. En vérité, ce n'était pas un réel palace, c'était plutôt miteux au-dessus. C'était ce que l'on pouvait communément appeler un refuge, ou un squat, ou, encore, une tanière. On y logeait clandestin, sans-domicile-fixe, criminel parfois. C'était même pas payant réellement, la seule contrepartie était bien généralement de se la fermer et de jamais ramener sa poire au rez-de-chaussé. Il y avait un peu de tout là-haut, mais certainement pas ce que recherchaient le trio.

Claude, lui, courait parmi les couloirs sales donnant sur les nombreuses chambres occupées à sept ou huit, afin d'échapper à ses prédateurs. Était-il si sûr de s'en sortir celui-là ?
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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Mar 21 Oct - 0:01

Ce qui excitait le plus Hoyt ici n'était probablement pas le but de la mission en lui-même. Après tout, ce n'était rien de plus que ce qu'ils faisaient, tous, le groupe de Vaas, depuis plusieurs mois. Soit ramasser des saletés d'impurs et les ramener à La Bergerie. Non, ce qui rendait euphorique le jeune prodige du groupe c'était la chasse à l'information qui précédait la réussite de la mission. Mêlé, sans aucun doute, au moment où ils tomberaient sur les proies terrifiées de voir leurs prédateurs débarquer. Au fond, Hoyt était un brin vieux joueur, il aimait les règles à l'ancienne, celles où l'on était seul pour réussir l'énigme. Ici, ils étaient trois, mais rien n'indiquait qu'ils réussiraient. C'était palpitant et, finalement, bien plus stimulant que si Vaas avait mâché le boulot en lui pondant précisément où, quand, et comment devait-il aller pécher la récolte du jour.
Mary s'esclaffa quand Claude prit la fuite par la porte dérobée. Probablement en référence au second degré de l'ancien serdaigle qui rit de bon cœur à son tour. Il frappa dans ses mains, baissant la tête, le sourire d'un gamin s'apprêtant à s'élancer à la poursuite d'un chat sauvage en pleine forêt :

-Putain, bien sûr que oui qu'on lui courre après. Le dernier qui le choppe se fait raser la tête!

C'était si enfantin dit ainsi. Un jeu. La réalité pour le groupe de Vaas n'était qu'un putain de jeu, grandeur nature. Rien ne les atteignait, ni les états d'âmes, ni les menaces, ni les coups, pas même le sang, les idéologies ou les mandats d'arrêt. Ils étaient hors du temps, hors de l'espace. Ils vivaient séparément des autres, et, au fond, c'était ce qui rendait leur liberté si charmante. Hoyt s'élança en direction de l'entrée du bar qu'il barricada rapidement après avoir indiqué à Mary et Jagsper de partir devant lui. William sauta par-dessus le comptoir et enfonça la porte d'un coup de pied surpuissant. Volant en mille morceaux de bois pourris, la porte dévoilant une minuscule cage d'escaliers menant à l'étage suivant des marches serrées et hautes. Jagsper empoigna sa baguette et s'élança à l'assaut du labyrinthe en premier, secondé de Mary, Hoyt fermant la marche quelques secondes plus tard. La gamine et le fou à lier désormais plus proches que l'on aurait voulu le croire observèrent les lieux, alarmés par la présence d'individus pour le moins étranges, drogués, défoncés, voire alcoolisés. La plupart était dans l'incapacité notoire d'être offensif. Mais certains semblaient loucher étrangement sur eux. Quoi de plus normal ? Soudainement, Jagsper piqua une pointe en direction d'un couloir. Il bifurqua à droite, puis à gauche, bouscula deux clodos, baguette à la main, affublant sa cible de sortilèges à la volée. L'un d'eux touchant Claude au niveau du gauche droit. Une belle victoire puisque son sort avait littéralement désosser le bras et avait, ainsi, provoqué une forte douleur qui gênerait le patron du lieu dans sa progression. Il ne s'arrêtait cependant pas de courir, Jagsper sur ses traces.

De l'autre côté, Hoyt arriva à l'étage, l'air tranquille, cigarette au bec, mais vif et habile. Derrière Mary, un espèce d'abruti bourré tanguait en direction de la petite serdaigle. Le pistolet de Hoyt pointa le visage de sa cible, et la balle partit sans broncher, explosant la boîte crânienne et la cervelle du pochtron. Il adressa un clin d’œil à Mary.

-Tu peux utiliser ta baguette si tu veux, et le pistolet également. Gaspille pas tes balles par contre, ce serait con. Ah oui et puis, pense à rega'... OH PUTAIN IL EST LA!

Pas le temps de terminer sa phrase, Hoyt partit à vive allure en direction d'un nouveau couloir. Il heurta, dans sa précipitation, quelques murs, ne cherchant pas à faire dans la demie-mesure, il vivait sa course-poursuite, un rire éclatant le traversant, le visage illuminé de son grand et moqueur sourire. Il jouait à chien et chat avec une cible qui jouait, quant à lui, sa vie. Il suivait Claude de près, du moins, savait-il par où passait le patron des lieux, mais alors qu'il s'apprêtait à éclater son genou à l'aide d'un sortilège malfaisant, Jagsper déboula de sa droite et lui rentra dedans pleine poitrine, si bien qu'ils percutèrent le cadre en verre poussiéreux et tombèrent à terre.

Le temps de reprendre leurs esprits fut court, et Hoyt éclatait déjà de rire, Jagsper largement allongé sur lui. William se releva non sans mal et replaça masque et lunettes avant d'aider son chef d'équipe à se redresser sur ses deux pattes.

-Putain Jags', qu'est-ce que tu peux être con. Bon, on se sépare, on retrouve cet enculé, et on le fume. M'okay ? Allez mon gars, on se voit tout à l'heure. Gaffe aux cadres quand même ! Le luxe, mon vieux. Le LUXE!

Et il reprit sa course par un énième couloir, baguette pointée vers l'avant, tandis que Jagsper prenait un autre chemin, lui, en marchant lentement, avisé par la situation. La chasse à l'homme dans un milieu clos était probablement ce qu'il y avait de plus grisant, surtout lorsque l'on était seul. Terriblement seul.
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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Mar 21 Oct - 0:01

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Mar 21 Oct - 0:41

48 heures. Il y avait à peine deux jours qui étaient passé depuis qu'elle avait quitté le Suffolk avec Llewelyn. Fou comme le temps passait vite et lentement à la fois. Elle avait envie de dire "seulement deux jours" et en même temps "déjà ?". La théorie du temps l'avait toujours amusée mais elle constatait que c'était vrai. Deux minutes passées sur un devoir agaçant vous semble durer des heures tandis que le moment où une main touche une flamme semblera durer des heures quand bien-même l'instant ne dure qu'une seconde. Le temps en dehors de Poudlard ne s'écoulait pas de la même façon pour Mary. Seulement deux jours donc. Ca lui semblait être une éternité. Elle avait attendu ce moment avec impatience et angoisse. Elle avait tenté d'imaginer ce que serait sa vie une fois partie sans pouvoir vraiment se la représenter. Il y avait des choses qui dépassaient l'imagination. La vie chez Vaas en faisait nettement partie. Dans le fond, si elle avait su ce qui l'attendait, peut-être aurait-elle fais marche arrière ? Non, probablement pas. En un sens, elle avait su ce qui l'attendait. Pas de façon exacte. L'adolescente ne connaissait pas les détails. Mais elle avait toujours que le meurtre, la violence, ferraient partie de l'équation. Ca ne servait à rien de faire semblant d'être surprise.

Surprise, elle ne l'était donc pas. Ca n'empêchait pas pour autant le monde dans lequel elle entrait d'être effrayant et étrange. Personne n'aurait pu prétendre le contraire. On lui avait d'emblée expliquer les règles du jeu. Elle les avait prises au sérieux. Et après tout, elles étaient simples : meurt ou survis. Le reste n'était que détail. Après tout, si elle en venait à mourir, elle ne serait plus là pour se soucier des règles. Un seul faux pas, un peu de malchance, tout pouvait s'arrêter brusquement. Vivre et survivre donc. Parmi des hommes qui en méritaient à peine le titre dans la plupart des cas. Et comme si survivre n'était pas déjà assez difficile, il fallait encore faire ses preuves.

Cette mission, avec Jagsper et Hoyt, c'était un moyen de faire ses preuves. Un test. Le but n'était probablement pas de savoir combien d'hommes elle pourrait tuer en une soirée, mais plutôt de savoir si elle avait le cran de le faire, et celui de les suivre jusqu'au bout. La mission était probablement simple pour les deux hommes. Elle supposait qu'ils avaient vu pire. En réalité, la seule difficulté pour eux serait surement de la ramener en vie. Cette partie là de la mission était inconnue à la gamine et à ses yeux, elle risquait sa vie en venant ici.

Elle avait peur. Dur de prétendre le contraire. Elle cachait juste simplement bien sa peur. Mary était quelqu'un de timoré. Elle l'avait été toute sa vie. Aller vers les autres, entretenir des relations sociales. Tout ça lui coutait. L'adolescente aurait préféré rester dans son coin et se contenter d'observer les gens. En réalité les relations sociales l'épuisaient, et elle évitait d'en avoir. Ca avait contribué à la rendre timorée. Aller vers l'autre avait fini par lui faire peur. Coupler à son éducation, l'habitude de devoir se taire, de ne pas outrepasser sa place en tant que fille, sang-mêlé. L'ancienne Serdaigle n'avait pas vraiment appris à être social en dehors du petit groupe confortable d'amie qu'elle avait eu à Beauxbâton.

Sa venue à Poudlard un an plus tôt, témoignait d'une volonté de changement. Changement de pays, émancipation vis à vis de sa jumelle et de sa famille. Envie de prouver qu'elle pouvait être autre chose que Mary la jumelle imparfaite d'Eleonore, et être "Mary", une personne à part entière avec ses opinions, ses envies, et sa propre vie. Quand on a vécu dans l'ombre, il est dur d'avouer que l'on veut venir sur le devant de la scène. En particulier quand on ne le reconnaît pas soi-même. Au final, elle avait fuis pour mieux vivre. Et vivre, elle l'avait fais à Poudlard. L'année qu'elle avait passée avait été éprouvante, douloureuse à tout les points de vue, mais elle ne le regrettait pas. Poudlard lui avait ouvert les yeux, et au final, offert de nouvelles possibilités. Ca valait bien quelques sacrifices. Finalement, elle avait encore fuis, pour être libre cette fois-ci.

Ca ne l'empêchait pas d'avoir peur. Elle ne l'aurait jamais avoué tout haut. Surtout pas devant Hoyt et Jagsper. Ils étaient deux des hommes de mains de Vaas. Elle ne voulait pas lui faire honte, pas plus qu'elle ne voulait lui faire regretter sa décision de la prendre avec lui. Alors elle agissait, sans réfléchir, se laissant entrainer par l'excitation de ses deux compagnons. Ca lui semblait être le meilleur moyen pour oublier la peur. On ne peut pas la neutraliser, on ne peut pas l'enlever, mais on peut l'oublier, momentanément. C'était ce qu'elle faisait. Et de toute façon, dans l'affrontement qui avait lieu. Qui aurait eu le temps de réfléchir ? Pas elle. Les décisions à prendre exigeaient de l'instinct, tuer ou être tué.

Quoique le pauvre type qu'elle venait d'abattre n'aurait probablement pas su lever la main sur lui. Poudlard l'avait probablement rendue un peu paranoïaque. Elle avait passé plus de la moitié de l'année avec un langue de plomb personnel sur le dos, qui surveillait ses moindres faits et geste, sans compter les brigadiers chargé de rapporter leur comportement à l'Inquisiteur ou Inquisitrice en place sur le moment. Un an à ne pas vivre l'esprit tranquille, dans la peur d'être de nouveau torturée, ça laissait des séquelles. Le choc qu'elle avait eu en se réveillant à Sainte Mangouste aussi. Elle avait parfois entendu parler les médicomages et les infirmières quand ils pensaient qu'elle n'écoutait pas. Ils avaient parlé de conséquence physique mais également mentale. On avait conseillé à l'enfant de suivre une thérapie, et elle s'était bien gardée de le faire à Poudlard. L'infirmerie ayant probablement d'autres chats à fouetter qu'une Serdaigle récalcitrante, on n'avait jamais exigé d'elle qu'elle se présente. Elle s'était remise avec une facilité déconcertante de cet évènement. Elle était redevenue la petite Mary timorée qui s'aventurait simplement à parler un peu plus qu'avant. Si on excluait ses quelques accès de colère, on pouvait estimer qu'elle était restée la même. Or, on ne se remet pas d'un évènement pareil en si peu de temps. Elle en avait très peu parlé, elle avait simplement enfuis la peur et la douleur. Tout ce qui est enfuis finit toujours par ressortir, et il était probable qu'un jour, comme une marmite sous la pression, le couvercle explose.

Dans la réalité, le jeu continuait. Le patron s'était éclipser et même si le temps qu'elle tue sa propre victime, ils lui avaient laissé quelques précieuses secondes d'avance, ça ne l'empêcherait pas d'être rattraper par le petit groupe. La poursuite semblait follement amusé Hoyt tandis que Jagsper était aussi calme qu'à l'accoutumée. Il faisait de ça un jeu, et ironiquement Mary en cet instant en retrouvait presque son âme d'enfant. Courant à sa suite pour ne pas être perdante, elle répondit :

"Faudrait pas que tu perdes, tu serais encore plus moche avec un crâne rasé."

Volker n'avait rien de laid, comme son frère, il était plutôt beau garçon, mais c'était sur le moment, parce qu'elle voulait rentrer dans le jeu elle aussi.

Hoyt leur fit signe de passer devant, et Jagsper et Mary pénétrèrent dans le labyrinthe, baguette à la main. La misère humaine semblait s'être rassemblée à l'étage. Toxicomane, alcoolique, les hommes qu'ils croisaient n'avaient pas l'air en bon état pour la plupart, encore une fois, ils dénotaient et on les regardait se demandant ce qu'ils faisaient là. Mary se sentait en sécurité tant que Jagsper était à côté, mais elle restait tout de même attentive. Soudain, sans qu'elle sache pourquoi, son compagnon se mit à courir, et elle décida qu'il était plus sage de ne pas tenter de le suivre, il était trop rapide pour elle, Volker ne tarderait probablement pas à arriver. La solitude était dangereuse, elle regardait autour d'elle un peu hébétée, prenant pour la première fois la peine de vraiment regarder ce qu'il y avait autour d'elle et de réaliser le monde dans lequel elle plongeait. Elle n'eut guère le temps d'y réfléchir, un coup de pistolet la fit sursauté, elle se retourna pour voir Hoyt, le pistolet à la main, cigarette en bouche qui venait de tuer un potentiel assaillant.

"Tu m'as fais peur."

Et pourtant, à cet étage, il était bien le dernier dont elle devait avoir peur. Il lui conseilla de ne pas gaspiller ses balles, et alors qu'il allait lui dire autre chose, il vit le patron faire son apparition et disparut lui aussi comme une flèche laissant l'adolescente seule dans le couloir. Celle-ci respira un bon coup, tentant de mettre ses pensées en place. Difficile, trop de chose se bousculait dans sa tête et essayer de réfléchir s'apparentait à un casse tête chinois. Maintenant qu'elle était seule, l'excitation retombait et la peur, cette vieille amie, refaisait surface pour mieux la tirailler. Calme-toi, pensât-elle. Respire, expire, respire, expire. Il faut que tu bouges. Oui, il faut bouger, voilà.

Bouger lui semblait une bonne idée. Rester sur place sans rien faire faisait d'elle une cible potentielle. En bougeant, elle était plus difficile d'accès. Une fois la décision prise, elle était plus facile à appliquer. Il fallait trouver Claude. Pour se faire suivre sa trace, elle prit donc le chemin qu'Hoyt avait emprunté, calmement. Il n'y avait probablement pas trente mille sorties dans le bâtiment, et s'il voulait sortir d'ici vivant, il reviendrait donc à son point de départ à un moment donné pour descendre les escaliers. Le but était donc probablement de semer ses adversaires pour revenir là où elle était actuellement. Baguette en main, pistolet dans l'autre, elle se mit à chercher. C'est au détour d'un couloir par hasard qu'elle aperçut sa victime, il s'était arrêter, probablement une seconde pour souffler et quand il l'a vit, un éclair de peur passa dans ses yeux et il se remit à courir. Mary voulut lancer un sort, elle était plus rapide et plus précise avec une baguette qu'un pistolet, mais rata sa cible, à son tour elle se mit à courir, mais elle n'était guère endurante et elle se fit vite distancer.

Reprenant son souffle, elle s'arrêta un moment, s'essuyant le front pour enlever la fine pellicule de sueur qui s'y formait, il faisait affreusement chaud ici. Absorbée, elle n'entendit pas, pas plus qu'elle ne vit son agresseur venir vers elle. L'attrapant par derrière, seule des années de pratique à l'école l'empêcha de lâcher le pistolet qu'elle avait en main. Elle poussa un cri strident qui résonna, et se débattit de toutes ses forces, heureusement pour elle, son agresseur, drogué jusqu'à l'os avait la force d'un enfant, et il la lâcha, surpris par sa résistance. Apeurée, elle tira, et probablement parce qu'elle était à bout portant, réussi son coup. Jamais deux sans trois disait-on. Ca la fit rire, mais elle tremblait de tout son corps. Et bientôt le rire se mua en sanglot qu'elle n'arrivait pas à retenir.

"Qu'est-ce que j'ai fais, qu'est-ce que j'ai fais."

Il lui fallu un moment avant de se calmer tout en marchant, elle ne pouvait pas rester immobile où de chasseur elle deviendrait la cible. Pourquoi elle pleurait ? Elle n'aurait pas su le dire, la peur, la pression, l'angoisse ? Elle si douée pour refouler ses émotions avaient du mal à les contenir à l'instant. Dans le fond, elle restait une adolescente de dix-sept ans qu'on avait arraché au monde confortable qui avait été le sien. Le changement ne pouvait pas se faire sans dommage, peu importe à quel point elle voulait prétendre le contraire.

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Mar 21 Oct - 0:41

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Ven 14 Nov - 19:17

Dire que Claude savait dans quelle situation il se trouvait aurait été un doux euphémisme. Il comprenait qu'il payait un lourd tribu pour avoir eu l'âme charitable. Il payé le prix d'avoir voulu rompre sa traditionnelle humeur d'enfoiré. Il avait voulu aider, transmettre, sauver. Maintenant, il était poursuivi par Dieu seul savait qui, et plus le temps passait, moins l'idée de s'en sortir lui traversait la tête. Ce qu'ils lui voulaient exactement, Claude avait sa petite idée sur la question. Il ne comptait pas se l'avouer lui-même, mais c'était à peu près clair depuis qu'ils avaient choppé Marty. Merde, ils les avaient tués, tous les trois. Et même la gamin s'y était collé. Quelle genre d'enfant était-elle ? Un démon ? Une créature du diable ? Possédée ? Il avait toujours cru que le film l'Exorciste était un reflet certes déformé et exagéré mais réel de ce qui pouvait arriver si l'on s'égarait du chemin de Dieu. Il en avait maintenant la preuve.

Mais, bien trop accroché à la vie pour renoncer maintenant, Claude fonçait aussi vite qu'il le pouvait à travers les couloirs de cet étage labyrinthique qu'il avait bâti lui-même et enchanté par les soins de sa sœur, Doriane, qui avait, elle, le bonheur de ne pas être une cracmol. Il connaissait chaque couloir par cœur, mais dans la précipitation, semblait oublier où se trouvait sa sortie de secours spécialement aménagé pour fuir ce genre de cas un peu particulier. Derrière lui, il entendait les pas précipités, les rires glauques et moqueurs du meneur. A foutre la chair de poule à un détraqueur ce bordel.

Claude, essoufflé, se tenait au mur, ses pieds étaient lourds, son gros ventre aussi. Sa moustache se remplissait de sueur provenant de son large front dégarni ruisselant en continu. Il pénétra dans l'une des nombreuses pièces, et flanqua derrière un placard en pagaille pour se reposer et reprendre son souffle.

-Putain de bordel de merde...

Il regarda sa montre, et attrapa son portable qu'il porta à son oreille droite tout en cachant son bouche avec sa main gauche afin de ne pas élever de trop la voix. L'appareil bipa, une fois. Deux fois. Trois fois. Et une fois puissante mais lassée décrocha.

-Qu'est-ce qu'il t'arrive, encore?
-Y'a des connards de tueurs à gage dans le bar putain ! Ils veulent ma peau !
-Putain, qu'est-ce que ça peut me foutre?
-Ils ont eu Marty, et Albert, et George ! Et ils veulent les sangs-de-bourbe !
Putain CLAUDE ! Pas au téléphone, merde ! Bon, on arrive. Une voiture t'attend derrière le bar dans cinq minutes pétante.

L'autre décrocha. Et Claude, euphorique, laissait présager un large sourire sur son visage fatigué et tiraillé par la peur et l'effort. Il souffla quelques secondes de satisfaction, et entreprit de sortir. Il ouvrit très lentement la porte, vérifiant la non-présence d'individus dangereux, puis prit le temps de la fermer sans émettre le moindre bruit. A peine eut-il le temps de redémarrer sa course, qu'à sa droite, l'un des assaillants, celui au masque, était adossé sans scrupule au mur, l'observant d'un regard sans vie.

-Je.. on.. enf... je

Jagsper le choppa par le cou avant que, soudainement prit d'un élan de courage extrême, le genou de claude ne vint heurter l'entre-jambe du criminel qui lâcha prise pour se courber largement. Claude ne se fie pas prier pour lui éclater le nez à coup de genou en pleine figure et le poussa violemment contre un mur avant de s'enfuir de nouveau à travers le dédale. Cinq minutes, c'est tout ce qu'il lui fallait. Cinq putain de petite minutes.
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Dernière édition par Maître du Jeu le Ven 14 Nov - 19:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Ven 14 Nov - 19:17

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Ven 14 Nov - 19:53

La course-poursuite en intérieure, Jagsper n'en avait pas souvent vue. Voire jamais, en vérité. Il avait toujours su poursuivre ses cibles en extérieur, parfois quelques passages à travers un restaurant ou un entrepôt, mais rien d'aussi étroit que cet étage-ci. C'était à la fois parfaitement amusant et horriblement flippant, ce qui sciait à l'homme au masque à merveille. Il adorait mettre en scène, prévoir, imaginer. Après son passage à Hammerfall, il avait eu ce besoin incroyable de comédie, de théâtralisation. Non pas qu'il aimait particulièrement s'exprimer à travers maintes tirades diverses et variées, mais plutôt qu'il trouvait les mises en scène extrêmement importante dans l'exécution d'une victime, ou, au moins, sa traque. Il n'avait jamais eu une vie réellement drôle, quoiqu'avant Hammerfall, il aurait été faux de dire qu'il n'avait pas su se divertir. Mais cet électro-choc qu'avait été l'asile lui avait rappelé à quel point il était important de s'amuser. De tout, surtout, de tout. Et Jagsper avait appliqué cette consigne à la lettre. Sous ses airs froids et distants, réfléchis, mais fous, résidait un homme hilare en continu, qui se tordait de rire à chaque situation cocasse. Le simple fait qu'il ne démontre pas clairement son rire au grand jour provenait de son incroyable incapacité à émettre le moindre sentiment. Un trait caractéristique des psychopathes disait-on.

Mais dans ce jeu qu'avait organisé Hoyt ce soir, c'était une autre pair de manches. Il y avait, en plus, ce sentiment ambivalent entre l'envie de tout foutre en l'air, et de se rationaliser pour exploser la tête de la victime avec toute la satisfaction post-exploit. Attendre n'était pas fait pour le criminel au masque. Il avait besoin d’être satisfait immédiatement, sans quoi il lui arrivait d'entreprendre les choses avec plus de dégoût, de mépris, et de colère. L'envie qui le ravageait de détruire les murs et de passer à travers les nombreuses portes, afin d'exploser chaque tête ronde que renfermait ce putain d'étage lui titillait de plus en plus l'esprit et il ne semblait pas réellement enclin à l'oublier de sitôt.

Alors qu'il pensait encore à refouler ses noires pensées, il aperçut la cible, Claude, foutre le camp par un couloir un peu plus loin. Il le suivit donc, sans se précipiter. Ses pas étaient rapides mais jamais accélérés, ou très rarement. Une porte s'ouvrit un peu plus loin et se referma violemment. Jagsper lui, se planqua derrière l'angle et attendit. Claude ne mit pas longtemps à sortir de son trou, étrangement flanqué d'un sourire satisfait agaçant pour tout chasseur sachant chasser. Le sourire de celui qui croyait pouvoir s'en sortir. Avançant sans émettre un bruit jusqu'à s'adosser à la droite de Claude, celui-ci ne le vit qu'au dernier moment. Il balbutia quelques mots inaudibles avant que le criminel au masque ne le prit par le cou, tentant de l'étouffer sans sommation. Sans prendre gare à ce qu'entreprit sa victime, Jagsper fut surpris par le coup dans l'entre-jambe qu'il reçut, et de la suite imprévisible. Il se retrouva plus vite que prévu à terre.

D'un autre côté, Hoyt continuait de chercher le gérant du bar tant et si bien qu'il entreprit de prendre un sacré nombre de mauvais chemins. Et tomba nez à nez avec deux brutes à moitié défoncées, qui refusèrent de le laisser passer. Il s'esclaffa avant de tenter d'un baffer un, ce que l'autre esquiva sans gêne. Ça allait être une véritable partie de plaisir.
Hoyt Volker : 12/4
William Jagsper : 14/4
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Claude : 8/4


Dernière édition par PNJ le Ven 14 Nov - 20:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Ven 14 Nov - 19:53

Le membre 'PNJ' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: Les poings contre les murs. [Mary] Ven 14 Nov - 20:33

Marcher, c'était tout ce qu'il y avait à faire. On peut oublier la réalité, pendant un moment, on pouvait s'illusionner. C'était ce qu'elle avait fait, c'était facile avec Hoyt et Jagsper à ses côtés, ils rendaient tout si simple, la violence, la cruauté, ça semblait naturel pour eux, et ça l'était certainement. Elle se sentait en sécurité à leur côté parce qu'ils étaient puissant. Ce n'était pas une force tranquille, et rassurante, non c'était agressif, violent, nerveux. Ils étaient le genre de gars qui déclenchaient les bagarres en premier, ceux qui s'en sortait toujours vivant. La preuve, ils étaient là, aujourd'hui avec elle, dans ce bar miteux pour accomplir leur mission. Maintenant qu'ils étaient séparés, elle retombait sur terre et la chute était rude. Leur présence lui insufflait du courage, de l'audace, et Salazar savait qu'elle en manquait. Seule dans ce labyrinthe glauque à l'image du monde qui était désormais le sien, elle se sentait perdue. Il y avait peu de bruit, c'était presque silencieux, le lieu était magique, à ne pas en douter, et c'était comme si tout avait été fait pour atténuer les sons. Ca rendait l'endroit encore plus dangereux. Ils étaient remplis de gens qui ne devaient pas lui vouloir du bien, et dans un état proche de la déchéance la plus totale. Elle avançait donc avec prudence, regardant autour d'elle, définitivement perdue, écoutant le moindre bruit, et sursautant dés que celui-ci lui semblait suspect.

Sa main était crispée sur sa baguette d'un côté, et sur le pistolet de l'autre. Entre l'arme moldue, et l'arme sorcière, elle ne savait que choisir. Elle connaissait bien la première, elle avait toujours été bonne élève à l'école, par contre, elle ne pouvait pas tuer instantanément avec celle-là. Au mieux, elle pouvait immobiliser, ou gravement blessé. La deuxième, si elle réussissait son coup, elle pouvait tuer, ou blesser de manière à immobilisé son adversaire, mais elle ne savait pas bien le maitriser, le seul avantage qu'avait un sorcier quand il tenait pour la première fois un pistolet dans les mains, c'est qu'il était habitué à viser depuis des années. Viser ne veut pas dire tirer, et si elle savait viser, il fallait encore savoir manier l'engin. Ca rendait son choix difficile, mais en réalité, il n'y avait pas vraiment de choix à faire, quand on est au pied du mur, ce n'est plus la raison qui guide nos actes, mais bien les réflexes. Restait à savoir si les siens étaient bons.

Le problème, c'est qu'il fallait marcher sans s'arrêter, ne sachant jamais sur qui elle pouvait tomber, mais il fallait également retrouver la trace de Claude, et surtout, le blesser. Elle l'avait vu il n'y avait pas si longtemps que ça, quel chemin avait-il pu prendre ? Elle regarda autour d'elle, trois chemins s'offraient à elle. Le premier était illuminé, faiblement, mais on y voyait tout de même quelque chose et semblait vide, dans le second, plus sombre, elle voyait au loin deux silhouettes jouer avec quelque chose qui ressemblait à une seringue, le troisième était presque noir, on n'y voyait pas à dix pas. Aucun des trois ne lui donnait envie. L'absence de présence dans le premier rendait l'ambiance plus lourde et inquiétante qu'elle ne l'était déjà. Les hommes du second couloir semblaient assez en forme que pour lui poser un problème s'ils décidaient de s'en prendre à elle. Mary se sentait capable de maitriser un homme, mais pas deux, ce qui excluait donc ce chemin. Restait le troisième couloir, l'obscurité n'était pas rassurante, mais qu'est-ce qu'il l'était ici. Si elle avait du choisir un chemin, en toute logique, c'était celui qu'elle aurait pris, il faisait sombre, ça permettait d'avoir un peu de répit, et d'échapper plus facilement à ses ennemis. C'était plus dangereux aussi, on ne voyait pas vraiment ce qui se passait devant ou derrière sois. En attendant, elle ne pouvait pas rester immobile comme ça, ça lui avait valu une agression un peu plus tôt, et elle n'était pas sûre de pouvoir s'en sortir une seconde fois.

Elle prit le troisième couloir, pleine d'appréhension, il semblait vide ou presque, l'absence de bruit la rendait presque folle, elle aurait au moins voulu entendre quelque chose, un indice indiquant qu'elle était sur la bonne ou mauvais voie, qu'il y avait des gens, qu'elle risquait quelque chose. Mais non, rien. Elle n'entendait tout simplement rien. Continuant le long du couloir, l'adolescente vit que celui-ci se faisait de plus en plus lumineux, finalement elle arriva juste à temps pour voir Hoyt recevoir un violent coup de pied dans les parties génitales de la part de Claude. Avant que celui-ci ne parte en courant. Se tournant vers Jagsper, elle articula un :

"Ca va ?"

Elle n'avait pas le temps pour ça, elle s'aperçut que sa victime filait, espérant probablement leur échapper, elle se mit à courir pour ne pas perdre sa trace. Elle lança un sort, tentant de le stupéfixier, mais sans succès, encore une fois, malgré sa corpulence, le patron du bar s'avérait plus rapide qu'elle. Néanmoins, elle continua de le suivre, à défaut de le toucher, il fallait qu'elle continue de suivre sa trace. La chance en voulu autrement, elle trébucha sur une femme d'une quarantaine d'année assise par terre, qui d'après son odeur n'avait pas du se laver depuis un certain temps. Marmonnant une excuse - on ne perd pas ses habitudes- elle tenta de se relever, mais la femme l'agrippa planta ses ongles décharnés dans son bras, son haleine sentait l'alcool, mais aussi quelque chose d'autre qu'elle n'aurait pas su définir :

"Tu n'aurais pas quelque chose pour moi petite ?
Lâche-moi."

Elle avait presque hurlé, paniquant encore une fois. La femme l'aurait probablement lâchée si elle l'avait laissé faire, mais Mary nerveuse, ne s'en rendait pas compte, le coup de pistolet partis tout seul, visant la gorge. Si elle avait visé l'estomac, il n'y aurait probablement pas eu de sang, ou très peu, la balle bouchant le trou, mais ici, il y eu du sang dont une partie que la gamine reçu. Elle se releva dégoutée, mais également effrayée.

Etre dans cet endroit la rendait claustrophobe, le danger semblait être partout, et elle n'avait qu'une seule envie finir cette mission au plus vite pour en sortir. Il ne lui restait plus donc qu'une chose à faire : chercher Claude.

Spoiler:
 

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Les poings contre les murs. [Mary]

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