POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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De la servitude volontaire || Solo

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Eris L. Valverde


MessageSujet: De la servitude volontaire || Solo Dim 5 Oct - 13:24

De la servitude volontaire
Eris L. Valverde


« Vous allez démissionner?
Ce n'est pas possible. Eccleston a mis cette nomination, et la mienne, sur le champ public. Tout ce qui en découlera concernera l'action publique. Il n'est pas idiot. Du moins, pas totalement.
Que voulez-vous dire?
C'est évident. Si je démissionne, je décrédibilise Eccleston. Mais pensez-vous qu'il n'en a pas conscience et qu'il n'y a pas déjà réfléchi? Lorsque John Mulciber buvait plus de verres de whisky qu'il ne traitait de dossiers, le Seigneur des Ténèbres m'a demandé une chose. Claire. Ne jamais laisser Mulciber détruire le Ministère. Lorsqu'un Ministre nomme un Mangemort son conseiller, le Seigneur des Ténèbres y est automatiquement lié. Ce Ministre est lié à son Conseiller. Ce dernier devient responsable de son incapacité à le conseiller. Eccleston le sait très bien. Il m'a lié. Si je démissionne, je refuse d'aider le Ministre, et le Ministère. Je désavoue un Mangemort. Je désavoue le Seigneur des Ténèbres.
Mais si vous restez, vous devez accepter de composer avec Mulciber.
Exactement. »

La nuit commençait tout juste.
Le bureau du Directeur du Département de l'Education du Peuple n'était entouré que de ténèbres. Londres magiques et moldue s'endormait petit à petit, et le Palais de Buckingham était presque totalement vidé. A presque vingt-deux heures, seules quelques personnes restaient reconnaissables et présentes dans les étages supérieurs. Dieu seul savait ce qu'il se passait dans les locaux de Paravell. Du reste...
Eris Valverde était entouré d'Andrew Neeson, Rédacteur en chef de la Gazette du Sorcier, Hill son Secrétaire, Franck Althea, tout nouvellement nommé à la surveillance générale des salles de Laboratoires de Pensée et de Kristin Aredian, Présidente de l'Université Magique de Londres. C'était sûrement ce qu'il restait du cercle le plus intime, le plus politique, et le plus proche de l'homme d'Etat qu'était Valverde. Le dernier bastion.

« Mais Eccleston a oublié une chose. Son arrivisme compose sa plus grande faiblesse. Incapable de faire un choix entre plusieurs tremplins, il les convoque tous et pense marcher dessus pour s'en faire un plus grand. Mais qui ne sait pas faire de choix en politique n'y reste pas longtemps.
Et Mulciber?
Mulciber est déjà mis de côté. Lincoln Crow l'a politiquement tué.
Vous croyez, Eris? C'était la première fois que Kristin prenait la parole. Comme son ancien collègue au Magenmagot, elle avait appris l'observation et l'écoute.
La Sécurité de l'Intendance est entre les mains de l'Intendant Crow. Le Seigneur des Ténèbres en a tout à fait conscience. Le tolet que les familles Puristes ont provoqué lors du procès Bedan ne lui est pas sorti de la tête. Donner la Sécurité à un Mulciber, lié par plus que le Purisme à d'autres familles, c'est réaliser exactement les mêmes erreurs que mettre un Malfoy à la tête du Ministère. Crow est celui qui dirige la Sécurité. Mulciber a été exfiltré de son Ministère, l'unique endroit où il incarnait quelque chose de différent. Il s'est moulé dans ce que Crow avait déjà fait. L'Intendant n'est pas un politicien, mais c'est un tacticien dangereux. Il sait sur quoi il a la main, et n'est jamais disposé à le donner à quelqu'un d'autre.
Vous le saviez, quand vous avez démissionné, n'est-ce pas Eris? Kristin était l'une des personnes qui connaissait le mieux le Mangemort Politicien.
Vous pensiez sincèrement que j'allais prendre le risque d'être détruit par les Mulciber, Witcher et Bedan sans préparer une défense? Je n'ai pas influencé les choix du Seigneur des Ténèbres. J'ai simplement organisé l'échiquier politique. Crow était le seul à pouvoir devenir Intendant. Nous avons un trop bon souvenir de ce qu'un homme tout autre que politicien à la tête de l'Intendance est capable d'apporter. Brom a su faire consensus, comme vient de le faire Crow. Eris parlait avec un calme et une froideur qui ne laissait qu'à croire qu'il pensait et maîtrisait les moindres détails de ce qu'il énonçait. Le Seigneur des Ténèbres n'aurait jamais pris le risque de nommer un patriarche de famille à la tête de son Intendance. Il a combattu toute sa vie pour détruire l'hégémonie des familles Puristes. Les Menroth, les Malfoy, les Lestrange en sont le plus grand exemple. Que restait-il alors? Il fallait quelqu'un à la Sécurité Intérieure. Eccleston? Les Hors-la-loi le voient comme un simple juriste. Le peuple également. Witcher? Une bonne idée, sans aucun doutes. Mais le Seigneur des Ténèbres se souvient également de mon passage à l'Ordre Nouveau. Il ne voulait pas déséquilibrer le jeu. Il ne pouvait pas non plus y nommer Eccleston. Mulciber aurait sans-doutes fait l'affaire. Il y avait le deuxième plan, celui selon lequel j'aurais pu être nommé à la Sécurité Intérieure. Mais je n'y ai pas cru. Et il restait le troisième, choisi par l'Intendant et le Seigneur des Ténèbres. Y nommer Mulciber. Crow n'est pas homme politique, il n'en est pas moins très intelligent. Mulciber et lui ont beaucoup trop de points communs pour que tout soit laissé de côté. Deux guerriers, deux militaires. Il fallait que l'un gagne, prenne le dessus, surtout si une fonction d'Intendant était en jeu.
Oui, mais Crow n'est pas intéressé par le pouvoir.
Neeson, ne faites pas l'idiot. Crow n'aime pas ce poste, mais il est conscient que si son travail ne satisfait pas le Seigneur des Ténèbres, il mourra ou pire encore, sera disgracié. La plus grande peur de Lincoln Crow est de décevoir le Seigneur des Ténèbres. Mulciber n'était pas un risque pour lui-même. Ce qu'il s'est passé au Ministère avec Menroth, ce qu'il s'est passé avec le procès Bedan n'a pas été oublié par notre actuel Intendant. Mulciber a de nombreuses fois été mêlé à des affaires qui ont manqué de faire basculer les pouvoirs politiques, et l'image du Seigneur des Ténèbres. Sauf que cette fois-ci, il n'aurait pas été le premier à en payer le prix. Désormais, le premier qui paiera le prix d'une Intendance qui sombre, ce sera Crow. Et Crow est tout sauf envieux de ce destin. »

Le vieux Mangemort but une gorgée de vin.
Le calme se faisait total à un des endroits les plus concentrés de pouvoir politique. Les livres qui ornaient les bibliothèques murales de Valverde apportaient une certaine sécurité, comme si le savoir dont ils regorgeaient restait sûrement l'une des meilleures protection qu'on pouvait espérer.
Jamais il ne s'était séparé de ses livres, encore moins dans les différents bureaux qui avaient été les siens durant toutes ces années passées dans les arcanes du pouvoir étatique. Valverde avait fait du savoir, et de leur manifestation la plus directe et pourtant tant idéologique et immatérielle, la meilleure des protections possibles. Ce qui l'avait amené à ce qu'il était aujourd'hui, ce qui formait sa meilleure arme l'entourait chaque jour, comme pour lui rappeler d'où il venait et tout le chemin qu'il avait parcouru jusque là. Il n'était pas un ambitieux, encore moins un contemplatif de sa propre réussite. Il restait modeste, sans cesse entouré de pouvoirs politiques réduits à néant dans les oisivetés qu'ils pouvaient apporter grâce à un relativisme qu'il s'était construit. Il travaillait à la réussite du Purisme, de la Sorcellerie et de Voldemort. Et ce travail passait constamment par la lecture de livres, de traités, d'actes, de dossiers et de rapports qui formaient son quotidien depuis des années. Son mérite se trouvait ici, bien qu'il n'avait cherché à en trouver en faisant cela. Valverde restait un travailleur acharné, ce qui l'avait considérablement fait vieillir en quelques années mais qui lui donnaient un regard plus que rassurant en matière de savoir et de connaissances. La froideur des livres s'était incarnée dans un regard qui se faisait de glace, mais qui permettait également une vision toujours équilibrée et rationnelle des choses.
Et ce savoir et cette expérience le laissaient à penser ce qu'il venait de dire. Sans omettre un sens de l'observation qui s'aiguisaient de jours en jours, et dont les récents événements avaient apporté une matière non-négligeable.

Ce qui ressemblait à une garde rapprochée était finalement composé de celles et ceux qui connaissaient le mieux l'animal politique qu'était le Directeur du Département de l'Education du Peuple. Kristin, à la tête d'une institution universitaire et culturelle géante avait fait ses premiers pas dans la Justice du Magenmagot aux côtés du juge Valverde. Neeson s'était armé d'une connaissance des dossiers plus que fine et pertinente, grâce notamment à bien des années passées au service du vieil homme. Les quatre personnes qui l'entouraient lui étaient fidèles, non parce que c'était lui, mais bien parce qu'il faisait partie d'une conception du Purisme qui était la leur. Tous admiraient Voldemort et son oeuvre, et tous étaient conscients que jamais Valverde n'avait fait quelque chose qui aille à l'encontre de ce Purisme.
La plupart se souvenait encore qu'en Mars 2003, le jeu politique s'était constitué autour de trois hommes. Thomas Jugson, Larsen Menroth et Eris Valverde. Les deux étaient morts, Valverde était passé entre les mailles du destin. Puis d'autres tels que Mulciber ou Avery avaient pointé le bout de leur nez. Bien que chacun d'entre eux ait été mis hors course par d'autres que le vieux Mangemort, il en restait qu'il était toujours là. Il était ressorti de l'Ordre Nouveau en ruine, de Poudlard en guerre civile, du procès Bedan et de ses conséquences. L'Elite était détruire, Poudlard sécurisé, la politique du Sang plus que mise en bases et en route, et l'oeuvre idéologique du Purisme bien ancrée. Certes n'était-il pas seul dans cette histoire. Certes avait-il eu besoin de bien des soutiens, notamment institutionnels. Il n'avait jamais trahi ceux qui l'avaient soutenu. Il n'avait jamais trahi Léon Brom, Tryan de Saint-Clair ou Lincoln Crow. Et il était toujours là.

Le bureau allait se vider pour l'espace temps de quelques jours. Valverde, après avoir installé un nouveau Département dans l'Intendance avait à faire dans les pays Nordiques, là où l'avait envoyé le Seigneur des Ténèbres en 2001. Sa mission serait plus politique, plus officielle, mais pas moins dangereuse ni importante.
Le lieu, divisé en trois parties, était organisé de la meilleure manière. A gauche, dont les fenêtres donnaient sur un parc silencieux, la table de réunion rectangulaire au bois marron foncé précieux et qui accueillait quelques dossiers dormait dans l'attente de nouvelles rencontres politiques. Au centre, juste en face de la double porté d'entrée, les trois canapés et deux fauteuils se regardaient et voyaient les invités s'y maintenir pour cette discussion. La cheminée, située au mur opposé à la porte diffusait une large lumière, et une chaleur qui réchauffait quelques coeurs refroidis par l'atmosphère d'un tel lieu. Enfin, à droite, la table de travail du Mangemort Politicien ressemblait à toutes celles qu'il avait déjà eues. Livres, parchemins, dossiers et plume attendaient les décisions de celui qui tenait entre ses mains la Propagande et la Culture du régime de Voldemort.
Tout s'était imprégné du style et de la froideur de Valverde. Et pourtant, il était le premier à savoir que toutes ces choses n'étaient qu'éphémères.

« Et Eccleston? Le pragmatisme d'Althea était toujours très utile en ces moments.
Eccleston tombera. Du moins, s'il continue ainsi. Le poste de Ministre de la Magie semble être tout autant sinon plus maudit que celui de professeur de Défense contre les Forces du Mal à Poudlard. Tous ont fini par tomber. Mulciber lui-même, au final relégué à un rôle d'adjoint ou de second à la Sécurité. Eccleston se fait plus naïf, plus reconnaissant et plus bête qu'il ne l'est. Mais quiconque oublie de se méfier d'Eccleston est un sot. Mais il prend un risque que tout arriviste ne comprend pas. Certains se fichent de ce que les gens semblent être ou non. Ils attaquent. Tels des Menroth qui font tomber un fils Malfoy de son poste. Ils ne se posent pas de questions. Et la chute se fait souvent autant sinon plus violente que l'attaque. »
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: De la servitude volontaire || Solo Dim 2 Nov - 12:25

La Norvège s'était dotée d'un système parlementaire risqué pour ceux qui avaient instauré un Etat totalitaire dans leurs pays. L'Intendance du Royaume-Uni se trouvait être le parfait contraire du régime politique des peuples du Nord. La diplomatie, bien que les deux pays fussent Puristes, se trouvait compromise depuis qu'un militaire était à la tête de l'Etat de Voldemort. Le Purisme vu par les peuples Nordiques ressemblait bien plus au Purisme français qu'au Purisme Anglais.
Lincoln Crow avait donc dépêché sur place son Directeur du Département de l'Education du Peuple pour y résoudre une situation de crise. Un diplomate improvisé, puisqu'Eris Valverde n'avait jamais été officiellement de la diplomatie anglaise. Des noms comme ceux de Witcher ou de Mulciber étaient bien plus connus dans ce milieu. Mais l'Intendant avait compris que le vieux Mangemort Politicien avait suffisamment de crédit dans les Etats étrangers pour se passer de quelconque statut diplomatique. En envoyant parlementer Valverde, Crow s'assurait d'une supériorité que de simples ambassadeurs ou diplomates n'auraient pu trouver en des temps normaux.
Le vieux Mangemort avait ainsi observé de loin les différents événements qui avaient lieu en Norvège. Il avait attendu le moment opportun pour s'y rendre, pour agir, de manière à ce que sa venue fût la plus nécessaire et la plus dirigée.

Un système parlementaire voyait toujours différents partis s'affronter pour le pouvoir. En vérité, ce dernier ne se trouvait pas entre les mains d'une instance exécutive, d'un gouvernement, mais bien entre celles du Parlement Magique de Norvège. Le Président Magique avait bien moins de pouvoir que le Président du Parlement, contrairement à d'autres nations où le statut de député se trouvait être bien moins prestigieux que celui de membre de gouvernement. Et la question ne se posait même pas dans celles qui ne s'étaient dotées d'aucun député. Nations plus généralement admises sous le nom de dictatures.
Il demeurait essentiel de posséder différentes notions de politique et une expérience certaine pour traiter de cas parlementaires, surtout et notamment en cas de crise. Les gouvernements pouvaient se succéder en quelques heures, il fallait à la fois faire preuve de créativité, de réactivité, mais également d'observation et de patience. Une partie d'échec à grandeur nature, à laquelle s'apprêter à jouer le Parlement de Norvège.

Valverde était arrivé le soir même de la démission du gouvernement Puriste en place depuis deux ans. Le Président du Conseil, au vu de son parti Puriste Libéral en proie à de profonds changements, avait du laisser son poste. Une chose suffisamment nécessaire pour que le vieil homme ne s'intéresse pas à cet homme qui risquait actuellement de laisser le bourbisme s'installer à nouveau dans les fauteuils du pouvoir.
Pourtant minoritaire, le Parti Merliniste n'était pas divisé, a contrario de son grand adversaire Puriste cassé par les influences extrémistes, libérales et militaires. Il se mettait ainsi en place pour devenir le nouveau gouvernement d'une nation qui avait fait d'immenses avancées en matière Puriste. Une chose qui n'était pas censée plaire à Voldemort, encore moins à l'un de ses Mangemorts les plus extrémistes en matière de Sang et de Pureté de la Société et de la Sorcellerie.

« Votre Intendance s'incarne par la politique militaire, Monsieur Valverde. Lincoln Crow n'est pas connu comme grand politicien théoricien, mais comme homme d'action. Or, ici, le militaire n'a pas sa place.
Je ne suis pas militaire, Monsieur Paravell non plus. Nous sommes pourtant membres du gouvernement Crow. Il n'est pas question de savoir quelle influence l'emporte, mais bien de voir quelle image donne votre Etat. D'autant plus lorsqu'il s'agit de Purisme. Le Seigneur des Ténèbres ne peut pas accorder de crédit à un Parti Puriste qui se divise pour des affaires de pouvoir et fait la risée du Purisme International. Nous ne pouvons nous permettre de jouer au même jeu que les bourbistes. Le Ministère Fudge a échoué à cause des mêmes comportements de votre parti. Êtes-vous bourbiste, Monsieur Ingrae?
Evidemment que non. Mais vous parlez d'image. Il nous faut savoir laquelle choisir.
L'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, la Chine, ont fait le choix d'une image militaire. Car nos combats ne sont pas terminés. Ils ne le seront qu'une fois la Vague anéantie, qu'une fois toute manifestation politique bourbiste enterrée. Il vous faut vous réunir derrière l'influence militaire du Parti. En signant des accords. Vous avez quarante-huit heures, sans quoi le parti bourbiste prendra votre place au gouvernement. »

Le Président du Parlement, lui-même Puriste, avait regardé d'un oeil silencieux le Directeur du Département de l'Education du Peuple. Il n'avait pas pipé mot, conscient que son temps se trouverait terminé maintenant que Valverde avait posé les pieds dans le Parlement.
Influent, majoritaire, ce Président était loin de soutenir la branche Militaire du Parti Puriste Norvégien. Une attitude à l'évidence condamnée par le vieil homme, chose qui ne plaisait pas à celui qui tenait entre ses mains le pouvoir législatif.

On avait installé le Mangemort dans l'un des bureaux du Parlement, fortement semblable au bureau qu’il avait lorsqu’il était au Parti Puriste Anglais. En l’espace de quelques minutes, le lieu entièrement vide s’était rempli de dossiers et papiers utiles pour celui qui se trouvait à la tête de la Propagande du Seigneur des Ténèbres.
Eris n’avait jamais eu une méthode travail à l’improviste, où collaborateurs en tout genre se promenaient dans tous les sens dans un bureau occupé de toute part. Même en déplacement, le calme régnait dans le lieu de travail du vieux Mangemort. Tout étant rangé finalement à sa place, il s’attelait au travail tandis qu’Hill venait à quelques moments lui donner des rapports ou attendre des ordres.
Deux heures de travail furent ainsi nécessaires, au cours desquelles il traita les dossiers de son Département. Presse, interventions médiatiques, communications, Universités, autant de rapports passés sous l’œil austère du Mangemort avant de repartir à Londres pour y trouver une mise en place concrète.  

« Vous avez souhaité me voir, Monsieur le Directeur ? Une petite phrase qui laissait entendre l’agacement du Président du Parlement convoqué dans son propre lieu. Mangemort, Politicien et membre de gouvernement, Valverde avait cependant acquis plus d’importance dans ce lieu que ce pion politique au service des députés Puristes.
Vous n’avez pas d’autres choix que de laisser l’influence militaire prendre le pas dans votre Parti. Au-delà de votre échec gouvernemental à tous, si un gouvernement bourbiste vous remplace en Norvège, c’est le Purisme que vous mettait en jeu. Et le Seigneur des Ténèbres n’a guère de temps à perdre avec ses soutiens qui ne sont pas capables de s’organiser dans leur propre camp. Vous n’aurez donc aucune autre alternative. Valverde, assis derrière son bureau, le regard froid mis en valeur par de fines lunettes aux montures d’argent, parlait avec un calme déstabilisant pour le Président resté debout. Soit vous ferez le choix de vous imposer, de risquer le tout pour le tout et vous perdrez, car vous n’avez plus aucune unité au cœur de votre Parti, soit vous vous placez derrière un leader Militaire qui vous permettra de garder un pouvoir certain sur la Norvège.
Nos électeurs ont élus des députés tout autres que militaires.
En des temps où votre pays ne connaissait aucune menace extérieure. Vous avez la possibilité d’imposer cette image aux yeux du monde, tout en répondant aux attentes de votre peuple. Cette possibilité claire et douce ne vous est proposée qu’une seule fois. Je ne suis pas le Seigneur des Ténèbres. Ce dernier, par ma présence ici, vous offre une première chance. Si vous ne la saisissez pas, les choses seront probablement beaucoup plus dangereuses et fortes ensuite. »

Le Mangemort Valverde restait une valeur sereine d’un Purisme militaire et terrifiant incarné par Voldemort. Pour beaucoup, il était un théoricien au cœur de guerriers, un extrémiste s’incarnant dans les textes, les livres et les dossiers.
Le Directeur du Département de l’Education du Peuple gardait un œil glacial en direction de son interlocuteur. Il resta ainsi, à fixer le vieux Mangemort, puis quitta la pièce, le laissant seul à ses dossiers. Pas plus que de coutume, le regard vitreux et froid du vieil homme ne laissait rien entrevoir de ses sentiments ou de ses pensées. Il restait hermétique à toute expression. Ses calmes mots faisaient office de seuls moyens d’interprétation possible. Si tant est que les choses ne fussent pas claires.

Après le départ du Président, Valverde écrivit un rapport assez clair et complet de la situation politique de la Norvège à l’intention de Crow.
Sans-doute l’Intendant représentait l’une des valeurs les plus sûres de la jeunesse. Le vieil homme avait petit à petit appris à comprendre cet homme qui réagissait sous les ordres militaires d’une manière particulièrement exemplaire. Au-delà d’Alexïeva qu’il n’avait que peu appris à connaître, Crow était un choix qu’il n’avait pas regretté lorsqu’il avait été mis à la tête de l’Intendance du Royaume-Uni. Loyal, clair, Lincoln Crow était sûrement un Intendant plus que nécessaire à la politique du pays. Encore plus quand on constatait que peu le connaissaient, encore moins le comprenaient, mais qu’il était sûrement l’un des hommes les plus influents et les moins idiots du régime du Seigneur des Ténèbres.
Il restait certain que le vieil homme avait compris qu’une étape se terminait petit à petit. Sans les Malfoys, sans Avery, sans Menroth, avec un Brom imposant mais moins important, l’ère de la première guerre de Voldemort touchait à sa main. Avec quelques grands vestiges d’un moment que peu se rappelaient, Valverde incarnait encore cette image d’un Purisme qui avait avant tout du se battre dans la clandestinité et dans la violence pour accéder au pouvoir.
A l’Ordre Nouveau, Eris avait apporté une révolution des méthodes administratives et politiques qui avaient permis à la politique du Sang de commencer véritablement. En réformant la Commission du Sang, en affirmant l’autorité d’un Directeur de Département et en mettant en place une conception hiérarchique des fonctions de chacun, il avait centralisé et optimisé une politique enlisée à cause de la guerre. Mais cette période était terminée. Il s’était inscrit, avait permis le passage d’une conception de la politique à une autre. Désormais, peu de politiciens agissaient sans prendre en compte Valverde. Ses méthodes, ses réussites et ses échecs, l’expérience du vieil homme tenait objet de référence pour tout politicien. Placé dans ce gouvernement, Eris représentait une valeur sûre d’un pouvoir majoritairement formé par de jeunes dirigeants en matière d’âge ou de politique.

« Monsieur le Directeur, un rapport du Département. Il semblerait qu’un employé ait retrouvé la trace de notes de commentaires de Dumbledore, dans l’un des ouvrages présenté comme essentiel dans la politique Puriste.
Que l’on me fasse transmettre l’ouvrage au plus vite. Et éliminez le dit employé. Il ne doit en reste aucune trace. Dites au bureau des Archives des Laboratoires de supprimer sa trace dans les archives. Et envoyez un rapport à Paravell.
L’employé était célibataire et sans enfants. Parents décédés, mais une sœur cracmole.
Supprimez-la. »

Le Purisme ne cessait pas d’avancer, même à des kilomètres de Londres, au cœur d’un bureau d’un Parlement nordique en crise. Tant que les acteurs de cette immense croisade seraient à l’œuvre, la Sorcellerie n’arrêterait pas de marcher.
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