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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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The fall || Sheldon

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John Mulciber


MessageSujet: The fall || Sheldon Jeu 16 Oct - 17:28

«  Qui est-ce type et pourquoi me le ramenez vous ? »

Les salles d'interrogatoire qui se trouvaient au sein du département de la Sécurité Intérieure n'étaient pas immondes comme à Azkaban. On n'y sentait pas le poids terribles des sinistres créatures qui hantaient la prison des sorciers et pour cause, les détraqueurs en étaient effectivement absents. Mais certainement pas John Mulciber – en réalité, ce n'était même pas pour cela que ces salles paraissaient si peu symapthiques. Tout y était métallique, froid. Il y régnait un silence glacial, ce qui n'était pas le cas dans le reste du département. Mulciber n'aimait pas le désordre, mais il ne travaillait jamais en silence et considérait que les discussions, donc le travail en groupe, donc la parole, étaient bénéfiques pour les enquêtes et plans à mettre en œuvre. Les brainstorming, réunions, et enquêtes à plusieurs, étaient donc nombreux sous la direction du Général ou des commandants de sections. Mais pas ici. Ici régnait le silence, et les pleurs de ceux que l'on interrogeait. Parfois les cris, aussi. Et de temps en temps, une question, métallique, rompait cet angoissant silence. Athelney Jones, le commandant de la section anti-terroriste, déposa le dossier devant son chef.

« Martin McWonder. Surnommé Marty. 27 ans. Né à Glasgow, vit à Edimbourg. A été en contact avec des petits délinquants écossais. Casier judiciaire...rempli. Vol à l'étalage, vol à l'arrachée, trouble à l'ordre public, ivresse sur la voie publique, vol de voiture, vol de scooter, violences, hooliganisme, agression sur agent de l'Etat, trafic de drogue. Marty ici présent était le voisin de Sheldon Ferguson. »


C'est un gosse, réalisa John. Un gosse au visage crasseux, le cheveu filasse, assez malingre, le genre petit nerveux. Un gosse qui ne devait pas bien comprendre ce qu'il faisait ici, et d'ailleurs il n'était pas le seul, car le mangemort persistait à ne pas comprendre pourquoi est-ce que Jones lui avait ramené ici ce bougre ci.

« McWonder, hein ? Vous êtes sur que c'est son vrai nom ? Tout ça est ridicule, Jones. Vous êtes sensé arrêter Ferguson, pas perdre votre temps avec des minables dans son genre, il est à peine bon pour la police écossaise.

-Oui, je sais, mon général, mais, voyez vous. »
Jones sautillait presque sur place de bonheur et de joie. Vision étrange pour ce flic rompu à toute sorte de problème. « Marty, répéte au général ce que tu nous a dit.
-J'ai déjà tout dit. » Le gamin renifla bruyamment, gardant la tête baissée. « Je le connais pas, moi, ce type là. Je connais pas la résistance. Je sais pas qui c'est ces mecs. 
-Menteur. » John sourit. Très froidement. Il lisait le dossier, patiemment. Puis il le referma et leva la tête. « Ce n'est pas une bonne chose de mentir, Marty. On ne te l'a jamais dit. Tu sais quelque chose, n'est-ce pas ? Le commandant Jones n'imagine jamais rien. Alors voilà ce que nous allons faire. Tu vas me dire ce que tu sais. Et puis je m'arrangerais pour voir ce que je peux faire concernant ta mère. Sa maison de retraite est bien sur Pearl Avenue, à Edimbourg, n'est-ce pas ? »

John n'était pas un sadique de nature : la violence ne lui faisait simplement rien. Elle n'était qu'un moyen nécessaire et inévitable de pression. Qu'il se devait de mettre à exécution s'il voulait être obéi. Vous croyez quoi ? Que ça me plait ? Personne ne veut être le méchant. Tout le monde veut être aimé – globalement tout le monde veut quelque chose. C'est ce qui faisait que John était à part : il ne voulait rien. Ou plutot on ne savait pas ce qu'il voulait. Les gens ne pigeaient pas : il était tellement brut, tellement honnête, dans un monde où tout le monde mentait et tergiversait, il ne tergiversait jamais. Lui non. Les gens doutaient. Est-ce que ça pouvait être aussi simple, aussi carré ? Oui. Je propose toujours des marchés honnêtes, moi.

« Laissez ma mère tranquille ! Je vous en prie, laissez là. Elle a rien fait ! »
Bingo. « Je vous dirais ce que vous voulez, ce que vous voulez...y a un bar, à Edimbourg. J'sais pas si Ferguson, ou les autres y vont, mais je sais que y a des types louches là-bas.
-Comment as-tu appris ça ?
-Ben, j'y vais, moi.
-Un point pour toi. L'adresse ? »


***

Dans la soirée du même jour. Mulciber, en uniforme, regarda le bar avec un léger sourire. Pas de doute, c'était là : ça ne pouvait qu'être là, c'était suffisamment miteux pour. John était accompagné d'une dizaine de ses hommes. Ce serait peut-être une bonne prise. Ou alors au pire, un exemple. Dans tous les cas, ce ne serait pas inutile. Il fit ouvrir la porte par un agent.

« Messieurs dames bonsoir ! Direction du département de la Sécurité Intérieure, contrôle d'identité. Vos papiers. »
Il y eut un grand silence. « Maintenant ! » Certains commencèrent à vouloir fuir, d'autres à paniquer. « Arrêtez tous ceux qui se lèvent. Les autres, dans le calme et en silence, vos papiers. Rapidement. »

Mulciber fit le tour du bar, calmement, lentement, poussant et obligeant ceux qui restaient trop statique. Il avait oublié Socia : il ne pensait pas le trouver ici. La preuve, il ne connaissait même plus son prénom et n'avait pas fait le rapprochement avec Sheldon Ferguson. Ce n'était qu'un gamin qu'il avait martyrisé, un sang-de-bourbe de plus. Peut-être qu'il était mort. Peut-être qu'il s'était suicidé. Peut-être qu'il avait continué sa vie. Mais John l'avait oublié. Et lorsqu'il baissa le journal de l'homme assis au fond du bar parce qu'il semblait se foutre de sa gueule en se planquant derrière, il ne s'en souvenait toujours pas. Mais tout revint d'un coup.

« Socia... »

Merde.

Avait-il vieilli autant que cela, lui aussi ? Il reconnaissait le visage sec et le profil aquilin, mais le petit gryffondor était devenu un véritable phasme gris au regard sombre qui lui lançait une appréciation meurtrière. Ridé. Vieux. Il ne pouvait pas ressembler à cela, lui aussi. Il faisait jeune. Il ne vieillissait pas.

« Alors tu as survécu. Par Salazar, tu as survécu. J'aurais du me douter, tiens. Que c'était toi. Que tu serais revenu à ta chienne de vie de moldu. Oui, j'aurais du. Mais maintenant, terminé, Socia. Maintenant tu me suis. »
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Sheldon H. Ferguson


MessageSujet: Re: The fall || Sheldon Ven 17 Oct - 17:33

« Robert, bordel, baisse le son ! » La TV gueulait et en plus, c'était la BBC. Sheldon Ferguson détestait la BBC, et encore plus maintenant qu'elle était devenu un instrument total de propagande. « Je t'ai déjà dit que je ne voulais pas qu'on regarde ça. En plus, j'essaye de bosser un foutu discours.
-Ils ont arrêté Docteur Who, cette bande de connards. Tu te rends compte ?

-Je te parle d'un discours et tout ce que tu trouves à me dire, c'est qu'ils ont arrêté une sér...attends, ils ont arrêté Docteur Who ? C'est une blague ?
-Eh, les gosses ! Ce serait bien qu'on finisse ce discours. Papa, vous devez y aller dans une heure. Rob, laisse le tranquille, sinon il est foutu d'appeler la BBC et on va avoir des problèmes s'ils réussissent à nous tracer et que l'intendance débarque ici. Papa, reviens t'asseoir, il reste juste une idée à revoir. »

Banshee était la seule personne à pouvoir mettre un peu de plomb dans la tête à son père. Elle ne s'en laissait pas compter et Sheldon lui même, qui avait pourtant très mauvais caractère, ne pouvait pas gagner face à elle. Elle était sa petite fille chérie, et il lui passait tout. Lorsqu'elle était plus jeune, il avait même eu tendance à être un peu papa poule, il avait même essayé de décourager deux ou trois de ses petits copains, sans succès : Banshee Ferguson était une harpie qui décidait par elle même de sa vie. Et son père n'y pouvait rien. Elle lui rapellait sa mère à son âge. Mais cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas revu Cat. Lassée depuis longtemps de lui, sa femme avait souhaité rester au Pérou : Sheldon savait bien qu'elle en avait assez de cette vie de combat. Il la connaissait bien, depuis le temps. Il l'avait perdue en sortant avec Alice, mais lorsqu'il était revenu, il avait eu beau s'excuser, rien à faire. Chien battu ou pas revenant la queue entre les jambes auprès de son maitre, Cat l'avait laissé tomber. Et ses gosses aussi. Ne restaient plus que Robert et Banshee, fidèles au poste, pour lui tenir compagnie. Les deux qui lui ressemblaient le plus. Robert était son portrait craché, physiquement et intellectuellement, à ceci près qu'il avait réussi à terminer la faculté d'économie. Quant à Banshee, si elle possédait autant de caractère que sa mère, son héritage comprenait aussi celui de son père et elle était bien la digne fille de Ferguson. Il haussa les épaules et attrapa un manteau :

« Ca ira bien comme ça. J'improviserais. C'est un bar d'Edimbourg, pas la chambre des Lord. C'est quand, le discours à l'Assemblée Britannique ?

-Demain. Il faudra que tu mettes un costume, papa.
-Pas le choix ?
-Je ne crois pas, non. 
-Bon. Alors allons-y. »

Un pistolet sur le coté, et puis un manteau. Il n'était pas connu pour apprécier les costumes. S'il en mettait, c'était uniquement lorsqu'il fallait représenter la république, jamais sinon. Sheldon haissait le protocole plus que tout. Les manières et les formes, il s'en contrecarrait. Il disait simplement ce qu'il fallait dire, et il faisait le boulot, ni plus ni moins. On ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. Pull over marron, chemise bleu, pantalon de velours usé. Seul le manteau était neuf, ainsi que l'étui du revolver. Il ne sortait jamais à l'extérieur du quartier sans armes. Même Edimbourg, c'était dangereux.

Cela faisait partie des endroits qu'il fuyait. Bien que Poudlard soit en Ecosse et qu'il aurait été intéressant de reprendre l'école, il ne voulait pas en entendre parler et était bien content qu'ils n'aient pas pour le moment le moyen de la reprendre. Il n'en gardait que des mauvais souvenirs. Le premier était celui de John Mulciber, le second était de sa bande. Jamais Sheldon Ferguson ne s'était fait cassé la gueule. Jamais. Personne n'avait jamais pu lui tenir tête, il était trop enragé pour ça. Cela venait du fait que dans le monde sorcier, justement, il n'avait pas tenu le choc. Ce n'était pas son monde et il n'en maitrisait pas les règles. Aujourd'hui c'était différent. S'il recroisait un type comme Mulciber, il n'aurait plus peur. Plus jamais. Et s'il le recroisait, ce serait lui qui lui casserait la gueule. Du moins aimait-il à le croire. Il le haïssait profondément, et n'avait jamais pu se débarrasser de cette haine. Tous les malheurs du monde, et tout le monde s'en foutait. Ce type là marchait, vivait, il était libre. Il n'avait jamais eu de problème. C'était dégueulasse. C'était à gerber. Et il faisait de la politique, et il vivait. C'était injuste, véritablement. Comme tout le reste, ce qu'il dénonçait. Voilà pourquoi il faisait ce genre de discours, à Edimbourg.

« Je n'ai pas grand chose à vous. Je veux savoir pourquoi ils nous mentent. Je veux savoir si vous êtes prêts à vous battre. Je veux connaître les gens dans l'ombre, qui se battent. Je veux echapper à leur esclavage sanglant. Je suis le diable pour eux. Rien n'est bon, rien n'est cool, rien n'est gratuit pour eux. Mais je ne crois pas à ça. Tout ce qu'il y a à dire et à faire, c'est de lutter. Anti-esclavage c'est comme ça que ça s'appelle. Et c'est avec vous qu'on le fera. Merci. »


Il se rassit, posa son micro. On leur proposa une bière, il accepta. C'était un bar, après tout, le genre d'endroit qu'il avait l'habitude de fréquenter et où il avait l'habitude de se faire jeter par les flics. Mais pas ces flics là.

« Bordel. Sécurité Intérieure. Ca craint, p'pa. On se tire ? 

-Ferme là et planque toi. J'vais essayer de faire en sorte qu'ils ne te voient pas. J'parie qu'ils viennent pour moi. Alors tu la boucles, et je me démerde. »

Il n'avait pas prévu que Mulciber serait là. Mais il l'était. Il n'y avait que lui pour l'appeler Socia. Toute la rage remonta. Il oubliait toute prudence. Il allait juste lui latter la gueule, et ce serait fini. Mais pas dans ce bar. Non. Il ne laisserait personne se faire buter. Et certainement pas insulter. Et alors, sortant son revolver, il dit quelque chose qu'il avait toujours eu envie de dire :

« Ta gueule, Mulciber. Mon nom, c'est Ferguson. »

Il le manqua en tirant. Mais ce fut la panique. Renversant la table, Sheldon bouscula le mangemort et puis sortir sans réels dommages. Mais ça ne faisait que commencer.


Dernière édition par Sheldon H. Ferguson le Sam 18 Oct - 19:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The fall || Sheldon Ven 17 Oct - 17:33

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MessageSujet: Re: The fall || Sheldon Sam 18 Oct - 19:27

Il ne se souvenait pas de son enfance – mal, si mal. Un peu mieux de son adolescence. La promotion des M. Mulciber, Malefoy, Menroth. Mangemorts. C'était à croire que John Mulciber était prédestiné. Il ne croyait pourtant pas au destin. Il avait choisi de devenir mangemort. On ne l'avait pas forcé. Bien sur, c'était ce que son père voulait, John en avait bien conscience, mais il n'était devenu à l'image de son père. Randolph voulait une réplique de lui-même, et il m'a eu moi. Schéma inlassablement reproduit : lui aussi aurait préféré avoir comme enfant quelqu'un qui lui ressemblait, ce qui n'était pourtant pas le cas. Ils essayaient, tous. La réalité, c'étaient que leur existence résultait entièrement, non pas du destin, mais des intentions de leurs parents, et cela continuait, encore...Mulciber s'était construit contre toute volonté de son père. Comme Nathaniel. Sauf que pour Nathaniel, cela n'avait rien donné de bon. Tout ça à cause de cette enfance...l'enfance et l'adolescence nous déterminent. L'adulte que l'on est est la résultante d'une enfance qui est bonne ou heureuse. L'entrée dans le monde adulte, pour John Mulciber, ne pouvait que s'accompagner d'une cassure. Il ne savait pas imaginer le bonheur. Il n'avait jamais souffert – sauf peut-être à Azkaban, mais la prison des sorciers ne pouvait pas l'atteindre. Il était fou avant d'y entrer, il était fou en en sortant, rien de grave. Donc non, il ne souffrait pas. Mais qui a dit que ne jamais avoir souffert, c'est toujours avoir été heureux ?

John était fou. Mais à la fois d'une telle lucidité sur la vie et sa propre existence qu'on ne pouvait pas ne pas admettre qu'il possédait une vision, réelle, du monde, des choses, des gens, de l'existence.  Je reviens à mon enfance. Dites moi ce que je suis devenu. Mère femme insensible, dis-moi comment tu te sens. Regardez moi. Je suis juste une lame dans l'herbe, un seul rayon dans une roue qui brise la calèche. Dites-moi où tout cela nous mène, l'éclat des os, le bruit du sang. Ce temps n'est pas très clair. Mais c'est le mien. Je ne veux pas vivre ma vie dans les limites de ma peur. Je ne veux pas, je le refuse. Il n'était plus capable de craindre, aujourd'hui, sauf sans doute le Seigneur des Ténèbres. Il se battait. Simplement.

Contre quoi ? Des types comme Sheldon Ferguson. Nous avons bâti quelque chose de sain et de grand. Nous avons bâti un Empire. Nous ne luttons pas contre vous parce que vos idées sont mauvaises, nous nous moquons de vos idées. Vous voulez faire changer les choses. Peu importe le moyen. Et nous ne voulons pas que cela change. Voilà pourquoi nous ne pouvons vous laisser faire. Croyance objective et simple. John pouvait l'expliquer en quelques mots. La résistance mettait tout simplement en danger un système qui était stable – il ne pouvait pas laisser faire ça. Il avait mis du temps à le voir. Mais aujourd'hui il le comprenait. Le mangemort vieillissait, tout simplement. Les jeunes accordent à leur propre existence, à la quête qu'ils poursuivent et à leurs souffrances une immense importance, justifiée à leurs yeux. L'homme devenu vieux considère cette quête comme un égarement et la vie entière comme un échec si elles ne l'ont pas amené à vénérer quelque chose d'objectif, au-delà de sa propre personne et de ses soucis, quelque chose d'absolu ou de divin au service duquel il se place, dont le seul culte donne sens à son existence... Il n'était rien, lui, pas grand chose.

La grandeur, c'est ce nom et ce nom c'est moi. Le purisme aussi. Il batissait pour que tout cela dure après lui. Ce ne sera pas éternel, je sais bien. Mais il essayait. Personne n'était éternel, pas même le purisme, mais ça, personne ne le savait encore, et il ne fallait pas que quelqu'un le sache, il fallait que le régime paraisse le plus fort possible. Il fallait annihiler tout désir et toute possibilité de changement.

Il aurait du buter Sheldon quand il en avait l'occasion. Il était d'un ridicule. Si peu fier de son nom, protestant pour rien. Fuyant, encore une fois. Oui, il avait fui, pour vivre dans un monde moldu qui n'était pas le sien. Ce type là n'appartenait à aucune catégorie. Il était une erreur et les erreurs étaient faites pour être supprimées. Le directeur de la sécurité intérieure en possédait la plus grande conviction. Il avait cru que la peur suffisait. Ce que ça avait été drôle. Ce type là était un pauvre type, ce serait toujours un pauvre type, rien à faire. Ton rôle, mon gars, c'est de te faire tabasser. Point barre. Toute résistance était purement inutile. Elle ne ménerait à rien. Les gens ne comprenaient pas ça. Cela laissait toujours John perplexe, alors qu'il aurait sans doute agi de la même manière à la place de Ferguson. Il faudra bien l'admettre : il ne me battra pas. Il s'épuisera simplement, et ce sera tout. Mais il était fataliste et ne s'était pas attendu à ce que l'autre le suive docilement.

Il y eut un mouvement de panique quand Ferguson tira au pistolet et renversa la table : ce fut comme un signal déclencheur du chaos et de la confusion et Mulciber, pourtant resté très calme en ce qui le concernait, se contentant de dévier la balle d'un simple sort, ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel devant ce capharnaum. Il donna quelques ordres secs et traversa le bar à grands pas pour rattraper le moldu :

« Asquith ! Benson ! Cumberland ! Evaluation de la situation, arrestation des suspects, je veux que personne ne sorte de cet endroit.

-Oui monsieur ! Pour Ferguson, que faisons nous ?
-Ne vous occupez pas de lui, je m'en charge. »

Il était déjà dans la rue pour dire cela. Le chien de chasse qu'il était se mit en mouvement. La machine de guerre prendrait rapidement le dessus. Ferguson n'était pas loin en effet. Mulciber n'eut aucun mal à le rattraper et le visa sans attendre d'un osteoclaste qui lui broya une jambe. Il n'irait pas plus loin.

« Tu fuis encore ? Tu n'as donc rien appris ? Ca ne sert à rien de courir. Je finis toujours par te rattraper. Et tu finis toujours par perdre. A quoi est-ce que tu pensais, franchement ? Que tu pourrais prendre ta revanche ? Allons, allons. Tu n'as jamais gagné contre moi. Tu espères le faire maintenant ? »

Maintenant que tu es si vieux, que tu as l'air plus vieux que moi, que la vie t'as détruit. Regarde toi. Tu as l'air d'un vieillard. C'est bien la preuve que je vaux mieux que toi. Est-ce que j'ai l'air si vieux, moi ? Non. Maintenant il ne nous reste plus rien, sinon à nous battre, encore. Comme à Poudlard. C'est étrange. Pourquoi est-ce que rien n'a changé ?

Pourquoi ?

Spoiler:
 


Dernière édition par John Mulciber le Jeu 23 Oct - 10:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The fall || Sheldon Sam 18 Oct - 19:27

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MessageSujet: Re: The fall || Sheldon Jeu 23 Oct - 10:31

Il ne pouvait pas se rendre. C'était impossible. Sheldon Ferguson n'avait aucune notion de ce que pouvait être l'héroisme, en réalité. Il ne comprenait pas le concept – c'était peut-être le seul point commun qu'il avait avec son  équivalent sorcier, car John ne pouvait être que ça, son équivalent. Son alter ego, sans doute, eut-été plus précis. Sheldon ne parlait pas latin et il n'aurait pas compris ce concept. Il aurait décrit ça comme la rivalité certaine et si vieille entre Glasgow et Edimbourg. Un siècle durant, le nom de Glasgow avait rimé avec misère sociale et violence urbaine, mais la ville était métamorphosée. En débarrassant ses immeubles vénérables de leur épaisse couche de crasse, la campagne de ravalement avait mis au jour des grès pâles qui prenaient des nuances dorées au soleil, des façades rouge sang qui tranchaient sur le bleu du ciel. Métamorphosée ? Qui croyait à ça ? Pas lui. Glasgow restait Glasgow, avec la même morosité, le même brouillard, les mêmes lignes si moches et la même pauvreté, quand ce n'était pas de la misère.

C'est vrai, les choses changeaient à Glasgow, Sheldon le constatait lui même : il avait vu les puristes après les anglais, mais c'était toujours la même chose. Il ne croyait pas à leurs promesses ni à la rénovation de la ville : on leur montrait de grands chantiers, de belles images, des nouveautés, et le centre ville devenait beau, toujours plus beau. Mais personne ne touchait jamais au Drags, et jamais au Gorbals. C’était des quartiers dangereux, inquiétants, dont les habitants étaient dominés par l’architecture. On aménageait des voies nouvelles à travers le terrain vague, une sorte de voie d’accès à la ville ou à une autoroute. Elles semblaient couper à travers ces quartiers en direction du centre-ville. Ces voies, on ne les aurait jamais tracées dans une banlieue bourgeoise. C’était des routes qui ne tenaient aucun compte de leur environnement. Elles ignoraient, elles marginalisaient encore plus ces quartiers...

Il préférait sa ville à tout le reste du monde, et surtout à Edimbourg. La capitale était située dans les Lowlands. Elle était majoritairement unioniste. Elle était quasiment anglaise. Sheldon crachait dessus. Edimbourg était riche et il ne l'était pas. Il ne comprenait pas cette ville, pas plus qu'il n'aurait compris Londres, lorsqu'il s'y rendait, il commençait déjà à ressentir l'impression diffuse qu'il n'était pas à sa place. Tout ce qu'il connaissait du monde, de son monde, dont il ne pourrait jamais véritablement sortir parce que toute sa vie se résumait au combat de ce monde contre une société pourrie, se résumait à ça. Mais là où il était le plus fier, c'est qu'il savait au moins une chose que tous ces intellectuels, ces types bien pensant et ces mecs si riches et si cons eu de gens qui n’habitent pas l'Ecosse et ne connaissaient pas bien Glasgow, en dehors de sa liste de morts et de blessés pour raisons politiques. Peu de gens savaient combien Glasgow était parfois belle – il était au nombre de ceux là.

Sheldon Ferguson, donc, n'était pas un mythe. Il faisait ce qu'il croyait juste – la société écrasait, il ne supportait pas ça. Il n'avait jamais appris à s'écraser. Il n'avait jamais appris qu'à être un mec perdu dans la masse. Il allait au pub et il se saoulait la gueule. En général chez Lavery's. c’était forcément le bar le plus crade, le plus populeux et le plus rebutant de toute l’Europe de l’Ouest. Moyennant quoi il avait un succès fou. Très Glasgow. Einstein avait tout faux : la théorie de la relativité ne s’appliquait pas à Lavery’s. Le temps de Lavery’s était un temps différent. On entrait un soir chez Lavery’s, âgé de dix-huit ans, et on en ressortait écœuré, en titubant, pour découvrir qu’on avait trente ans bien sonnés. Voilà. Il était un pur produit de la bière, du cynisme et de tous ces sandwitch au thon et à la mayonnaise, dégueulasses, qu'il avait pu avalé. Sheldon était un type lucide sur le monde. Il savait qu'on lui mentait. Makepiece, son frère, ne pouvait pas s'en rendre compte. C'était un type qui ne s'intéressait à rien sinon à cogner les gens – une bonne méthode, parfois utile pour se faire entendre. Socia ? Mais il n'y avait pas plus intégré au système que Socia, vu qu'il en profitait à fond. Marion avait accepté de rentrer dans le système, d'être pauvre, et paria, même s'il pouvait encore l'utiliser pour lutter. Ferguson, lui n'avait pas renoncé. Pourquoi ? Parce qu'il en était foutrement incapable, finalement. Il ne supportait pas l'autorité. Deux ans plus tôt, il avait décidé qu'il détestait tout simplement les feux de circulation. Pour lui, ils entravaient son autonomie personnelle, son droit de déambuler à sa guise, partout et à tout moment. Il avait entamé une campagne consistant à ne pas respecter les consignes des feux rouges. Il avait tout de même fallu qu'un bus manque de l'écraser pour que Sheldon cesse sa lubie. Mais combattre les puristes, pour lui, ça relevait du même ordre d'idée. Il n'était pas héroique. La lutte, c'était son combat ordinaire. Par tous les moyens. Y compris armés. Il n'était pas sympathique. Il n'était pas mauvais non plus. Il était simplement habitué.Mais il se battait. Pas pour lui. Pour tous les autres, tout autour.  Jeunes, vieux ou d'âge moyen, tous ces gens semblaient ressentir la même chose que lui. C'est à dire un accablement général, absolu. Ils vivaient au pays de la pauvreté, sous le climat de la pauvreté. Ils la mangeaient, ils dormaient avec, ils la respiraient. Et c'était pour eux une fatalité. Le gouvernement allait toujours leur mentir, ils seraient toujours pauvre. Mais Sheldon, lui, ne renonçait pas. L'individualisme lui était étranger. Le fait de plier aussi. Le fait de se foutre des gens aussi ; voilà pourquoi il aidait parfois des gosses qui ne voulait pas de lui.

Il avaient connu des durs à cuire. On le volait, on l'arnaquait, on lui tapait dessus parfois. Mais Sheldon avait continué à les aimer tous, absolument et inconditionnellement. Ferguson disait toujours avec fierté qu'il avait la plus grande famille de toute la ville. Certains de ses "enfants" avaient plus de quarante ans. Ils étaient avocats, médecins, entrepreneurs ; ils étaient maris et pères. Sheldon Ferguson avait aidé des générations de vauriens pour en faire, avec obstination et sans la moindre récompense, des êtres humains. Il était bizarre.

Il était surtout fier. Il allait tomber ici, dans cette ruelle minable. Et il s'en foutait. Même s'il n'avait pas progressé d'un pouce face à John.

« C'est pas important. Je m'en fous. »

Il était tombé, mais il s'était relevé. Il avait mal et une jambe brisée. Il allait peut-être bien crever. Mais il se battrait jusqu'au bout – quitte à en crever. C'était ça l'important. Combattre. Mourir, il s'en foutait.

« Tu croyais quoi ? Que j'oublierais ? T'as failli faire de ma vie un enfer. Je fuis pas. J'vais te latter, et si toi tu me lattes, je créverais, mais je m'en fous. Parce que tu vois, Mulciber, le truc, c'est que quoi que ça me coute, devant toi, je me couche pas. Jamais. »

Certains concepts étaient étrangers à l'esprit du Glaswégien. La salade. La dentisterie. Le pardon.


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MessageSujet: Re: The fall || Sheldon Jeu 23 Oct - 10:31

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MessageSujet: Re: The fall || Sheldon Dim 26 Oct - 15:14

C'était toujours la même chose. La répétition te tue, la répétition te tue, la répétition...Tu te sens seul face à ça, n'est-ce pas ? Il trébuchait, il se relevait, et il continuait, dans le noir de sa vie. Il hurlait, et il détruisait, et pourtant, malgré tout, il ne savait faire que ça. La vie des mangemorts se résumait à ça : à croire qu'ils domineraient toujours la situation en criant plus fort que des adversaires qui les haissaient, mais qu'il pensait pouvoir dominer en les faisant taire. Ou plutôt en les ignorant. Car, dans le fond, John Mulciber savait bien ce que les résistants disaient. Nous sommes la foule en colère. Nous lisons les journaux tous les jours. Nous aimons ceux qui nous aiment, et nous détestons ceux qui nous détestent. Nous sommes la foule en colère. Nous sommes la foule en colère. Il n'ignorait pas les cris, il les connaissait. Il croyait simplement, fermement, qu'il pouvait les faire taire. Il était très clairement plus fort qu'un Sheldon Ferguson, et ce pour une seule raison : lui, il ne s'était pas enfui. Oh, bien sur, c'était plus facile, c'était même ridiculement simple de se dire ça de son point de vue. Il n'était pas facilement influençable, il suivait sa propre ligne, oui mais voilà, la vérité, c'est qu'il pouvait faire ça parce qu'il avait toujours eu une bande. Il pouvait influencer le monde comme il voulait parce qu'il avait ses potes avec lui, et ce depuis Poudlard. S'il était resté seul, il serait mort. C'était la grande force du Lord. Avoir rassemblé des gens qui seuls, n'auraient rien été d'autres que des grands malades enfermés à Sainte-Mangouste avec une camisole de force.

Mais John Mulciber ne réfléchissait pas à ça. Il ne réfléchissait qu'à ce qu'il voyait, qu'à cet homme là, seul, qu'il était sur de vaincre, comme tous les autres. Vous pourriez choisir n'importe quoi, mais vous choisissez de perdre, encore et encore. Vous pourriez faire quelque chose. Et au final, je reste là. Il n'avait pas toujours gagné. C'était faux. Il ne pouvait plus dire cela après ce qu'il s'était produit en Irlande. Il est loin le temps où j'avais passé un marché avec Dieu, et où il m'avait donné une épée pour gagner tous mes combats. John Mulciber délirait : il était un combattant doué, et en quelques mois, il s'était révélé plutôt bon flic, mais finalement, cela n'empêchait rien. Il était fou tout de même, fou à lier. Non pas parce qu'il croyait qu'il pourrait toujours être vainqueur – au contraire, il savait qu'il pouvait perdre, il se doutait même, à franchement parler, que le régime puriste tomberait à un moment où un autre. Mais après lui – mais parce qu'on ne pouvait pas le faire tomber, lui. Abattez moi, je me relèverais encore.

D'autant qu'il avait déjà battu Ferguson. Ce type là, ça ne servait presque à rien de lui cogner dessus : il était déjà vaincu. Il n'y avait plus rien à en tirer. Il se contenterait de ramper, comme d'habitude, et de fuir. C'était comme ça à Poudlard, cela ne changerait pas aujourd'hui. Il n'avait aucune estime pour l'écossais. Il gueulait, mais justement, ce n'était que de la gueule, il n'y avait rien derrière.

Ne pas se coucher ? Allons. John étouffa un rire tranquille. Il était déjà tombé. Ce combat était joué d'avance et l'autre ne pouvait pas gagner. Ferguson n'était rien, personne, juste un pauvre type qu'il avait déjà massacré, qu'il ne pouvait que massacrer encore. Dans la vie, il y a les gagnants et les perdants, l'essentiel est d'être du bon coté de la ligne.Règle de base que John Mulciber appliquait à la lettre, sans aucune difficulté. La preuve en était : il survivait. Il était le vainqueur. Je peux prouver n'importe quoi.Je vous le ferais admettre, encore et encore, que je peux prouver n'importe quoi – y compris ce que je suis, et ainsi, je n'aurais plus besoin de le faire. Il ne se donna pas la peine de bouger pour esquiver les balles qui sifflaient, se contentant de les dévier :

« Ca ne mène à rien. Tu es déjà fini. Pourquoi t'obstiner ? Par fierté ? Ta survie dépend uniquement de mon bon vouloir, tu n'es jamais arrivé à me battre, tu crois pouvoir le faire aujourd'hui ? Où vas-tu, dis moi ? »
Il lança un sort visant à retenir le résistant, mais sans succès. Il suivit, impassible. « Je vois, tu esquives. Tu ne peux faire que ça, de toute façon. Combien de temps tu espères tenir ? » Il sourit, à nouveau. « Tu vois, c'est une bonne question, ça. Combien de temps espérez vous tenir ? A fuir et à esquiver ? Où est-ce que nous allons, comme ça ? Oh, oui, je sais, il vaut mieux vivre pour sa cause que mourir pour elle, mais ça va venir. Ca va arriver, Sheldon. Tu vas y passer. Et Ben aussi. Et tes gamins. Et tous les autres. Alors affronte un peu ! Pourquoi est-ce que vous refusez d'admettre que vous ne pouvez pas gagner ? Ce n'est pas si compliqué. Ca simplifierait la vie de tout le monde. »

La guerre se finirait simplement, par une rédition. Sans bain de sang. Sans lui. John le savait. Tout ça finirait sans lui. Il était dépassé. Il voulait juste que cela s'achève, et pour que tout finisse, il n'avait pas le choix, il devait se montrer le plus violent. Il fallait qu'il mette la barre très haute, pour que plus jamais personne ne la dépasse. Il fallait que toute la rage du monde y passe. Il luttait pour une paix qu'il ne connaitrait jamais. Parce que l'homme était trop grand, trop fort, pour renoncer, et qu'il était à l'image de cette humanité bizarre qu'il défendait.


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MessageSujet: Re: The fall || Sheldon Dim 26 Oct - 15:14

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MessageSujet: Re: The fall || Sheldon Mar 4 Nov - 17:05

Indépendamment de toute son enfance passée à Glasgow, on pouvait dire que Sheldon avait eu une enfance misérable. On ne pouvait qu'admettre cela. Pourtant, il n'avait pas totalement été malheureux. Chaque fois qu'il entendait la bande son de son enfance – Pink Floyd, Led Zep, les Beatles, bien sur, et les Stones, Madness, Police, les Clash sans oublier T. Rex. Surtout T.Rex, il avait été un fan hardcore – il pensait à ça. Voilà des chansons qui lui rappelait sa jeunesse, passée à lutter contre son père, à écouter du rock, à voler des vélos et à se battre avec les autres jeunes. Il avait parcouru beaucoup de chemin, parfois seul, parfois avec ses frères. La famille était une notion importante pour Sheldon Ferguson. Il essayait de faire au mieux pour elle. Il tentait de ne pas reproduire les erreurs de son père, les coups et la haine que Edgar distillait. Mais avait-il réussi ? En ce qui concernait ses enfants, presque plus aucun ne lui parlaient. Ils voulaient devenir riches, ils voulaient être heureux, ils se foutaient du système, et les lubies de Sheldon Ferguson, ils s'en contre-carraient. Pourtant, il ne croyait pas avoir été un mauvais père, pas vraiment...Mais il avait sa personnalité. Il était comme ça. Dur, parfois vulgaire, souvent emmerdant, parti dans ses histoires politiques. Il était colérique et ne supportait pas la contradiction, il pouvait souvent être violent. Il n'avait aucun sens moral et souvent il disait des choses horrible. Sa réputation en avait toujours pâti et les médias qui s'intéressaient à lui au départ avaient souvent conclus qu'il était un connard et s'étaient arrêtés là. Ses enfants semblaient avoir fait la même chose. Mais au final, ce n'était pas tout à fait vrai. Partout où il allait, les gens s'arrêtaient et lui disaient bonjour. Il était capable de rester une nuit durant avec les gens qu'il entrainait à manifester, ou avec les jeunes des quartiers.

Il fallait qu'il avance. Il fallait qu'il échappe à John Mulciber, ou alors qu'il le tue, parce qu'il ne pouvait pas mourir ici, c'était idiot. Il pouvait voir tout ce qu'il avait fait et il fallait qu'il continue. Tellement de réussites – la résistance, l'indépendance, tout ça, toutes ces choses auxquelles il croyait. Glasgow l'avait perdu, l'avait fait devenir fou, mais il aimait cette ville. C'était sa réussite. La seule chose bien qu'il avait faite dans sa vie, et il lui restait tellement de choses à faire pour se faire pardonner, pour ne pas perdre ses gosses. Parce qu'il les aimait, même s'il les aimait mal, et il était terrifié, d'un coup, à l'idée de mourir seul, tout seul, et de douter de la réponse à cette question : s'il tombait, seraient-ils là pour applaudir, ou se cacheraient-ils derrière les autres ? Il ne savait pas, c'était trop dur.

Mais il fallait qu'il tienne. Même si c'était foutu pour lui. Ce n'était pas important. C'était juste qu'il refusait d'abdiquer devant un mec comme John Mulciber. Il avait eu peur de lui, maintenant, il n'avait plus peur, c'était fini, quelque soit le destin qui l'attendait, il ne reculerait pas. C'était peut-être idiot, mais il s'agissait de gagner du temps. Il suffisait du mal et l'autre mourrait. Alors il écoutait sans broncher son délire. Il était devenu encore plus fou que du temps où ils étaient tous deux à Poudlard. Ferguson ne disait rien. Il reculait, pour mieux sauter.

« Parce que crever, c'est toujours mieux que de te faire plaisir, mon gars. Tu parles trop, c'est hyper emmerdant, je serais tranquille si tu me descends...pour autant que t'en sois capable. »
Il se releva, s'appuyant au mur. « Tu crois que quelqu'un s'intéresse à tes conneries philosophiques ? Hein ? Qui s'y intéresse, à vos machins d'intellos ? Dans tous les cas, je vais y passer. Ca va arriver, comme tu dis si bien. Alors parce que ça va arriver, je dois me laisser faire ? Mais tu rêves, mon vieux, tu rêves. Tout le monde va crever. Toi aussi. Et peut-être qu'avec un peu de bol, je te créverais avant que toi tu me crèves. »

Le flingue tira. C'était presque indépendant de sa volonté. Bizarre. C'était un drôle d'affrontement. John Lennon contre Paul McCarthney. Ronnie contre Reggie Kray. JR contre Bobby Ewing. Damon Albarn contre Liam Gallagher. Le Docteur contre le Maitre. Etc. Il manquait le mangemort. Pourtant, il suffisait d'un coup.

« Putain, John, si c'était si facile, tu crois pas qu'on l'aurait déjà fait ? Ca ménera à la même chose. Alors je vais le faire à ma manière, putain, et on verra ce que ça donnera, ouais. »
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