POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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[Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi

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James Eccleston


MessageSujet: [Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi Lun 27 Oct - 11:13

Une belle journée pour le Purisme. Ce matin-là, à dix heures, le hors-la-loi John Sheppard serait exécuté en public, devant un parterre d'officiels et de citoyens ordinaires. Même le temps se joignait à la fête ; après plusieurs jours de pluie, le crachin avait cessé, laissant Londres humide sous le ciel bas. Dommage que le soleil ne soit pas de la partie, songea James en laissant retomber le rideau de sa chambre. Une exécution au soleil aurait été tellement plus classe et mémorable...

Une fois n'est pas coutume, James Eccleston ne se rendit pas au Ministère de la Magie mais directement à Buckingham Palace. Il avait encore des choses à régler et des gens à voir avant l'exécution. Il arriva dans l'aire de transplanage au centre du palais, dont il sortit aussitôt pour aller voir où en étaient les préparatifs sur l'esplanade. Les services de l'Intendance avaient tout mis en place. Une estrade avait été montée au centre de l'esplanade, et, contre le palais, deux grandes tribunes attendaient les spectateurs officiels. Ces deux tribunes avaient été placées de manière à laisser visible la porte centrale de Buckingham. Les sièges portaient les noms de leurs occupants ; les membres du gouvernement occupaient l'une des tribunes avec quelques invités, l'autre ayant été entièrement réservée aux sorciers invités par Eris Valverde. Plusieurs familles, victimes de Sheppard, seraient ainsi représentées à l'exécution. Des agents de la Police en grand uniforme étaient postés autour de la tribune et de l'estrade, aussi immobiles que les gardes de la défunte reine moldue. Devant le palais, la sécurité avait été renforcée, pour éviter tout incident. Des agents de la Sécurité intérieure patrouillaient, et dans la foule qui commençait à se rassembler, James savait que se trouvaient des hommes de Paravell en civil, prêts à intervenir. Les plus prévoyants des curieux prenaient déjà d'assaut le Victoria Memorial, armés de jumelles et même d'appareils photo, pour ne rien perdre du spectacle. Le Ministre observa un instant cette agitation, avant d'aller échanger quelques mots avec le chef de l'équipe de préparation du site qui vérifiait les derniers détails.

-Beau travail, fit le Mangemort en lui serrant la main. Comment doivent se dérouler les choses ?
-Tous les assistants s'installeront à partir de neuf heures et demie, monsieur le Ministre. À dix heures moins quelques minutes, le condamné arrivera par la porte de gauche, avec une escorte de six hommes, et montera sur l'estrade. À dix heures précises, l'Intendant et Mr Witcher sortiront par la porte centrale du palais. Tout le monde se lèvera et saluera l'Intendant. Mr Witcher montera le premier sur l'estrade pour lire au condamné la sentence. Mr Crow procèdera ensuite, puis regagnera l'intérieur du palais, suivi des membres de son gouvernement. Le corps sera laissé sur place, gardé par les agents de la Sécurité Intérieure, jusqu'à la tombée du jour, puis il sera fixé aux grilles du palais où il restera jusqu'à ce qu'il soit devenu méconnaissable.
-Tout me semble parfait, commenta James en hochant la tête d'un air satisfait.

Il ne s'attarda pas davantage et pénétra dans le palais. Il y régnait la même effervescence qu'à l'accoutumée, ou peut-être plus encore. Le Ministre monta directement au bureau de Ruth Alexïeva, directrice des Affaires moldues, qui avait dû expliquer aux moldus le recours à la peine capitale chez les sorciers. Il prit le temps de boire un café avec elle en commentant l'interview qu'elle avait donnée, puis prit la direction du bureau de Valverde. Lui aussi avait dû fournir des explications sur cette exécution, mais à la population sorcière. Il s'était également chargé d'inviter des victimes du hors-la-loi pour assister à l'exécution. Il passa ensuite chez Mulciber, très absorbé lui aussi par la mise en place de la sécurité de cet événement, mais avec lequel il échangea quelques mots au sujet de l'exécution. Dernier bureau, celui de Mike, qui allait être l'une des vedettes de l'exécution. Le Ministre ne resta pas longtemps, Witcher avait encore du travail avant de descendre sur l'esplanade. James n'essaya pas de voir Crow, qui était trop occupé et avec lequel il avait de toute façon rendez-vous après l'événement.

Il était neuf heures et demie pile lorsqu'il sortit de chez Mike. Il sortit d'un pas lent par la porte centrale du palais pour aller prendre sa place dans la tribune, où il retrouverait Ruth, Mulciber et Valverde, mais aussi Brom, De SaintClair et quelques autres. Le ciel s'était assombri depuis un moment, un vent glacial se levait et faisait voler les pans de la robe noir du Ministre, mais il ne pleuvait pas. Pas encore, du moins. Il fallait espérer que le temps serait clément encore un moment, pour ne pas gâcher le spectacle. Trop de gens s'étaient rassemblés pour qu'une si belle fête ne soit pas une pleine réussite.
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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: [Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi Lun 3 Nov - 11:17

Les réunions du Convent se passaient toujours de la même manière, sous la présidence d'Harry Sheridan. Peu de gens parlaient, peu de gens suspectaient seulement l'existence de ces gens. En pratique, ceux qui les connaissaient disaient que cette société secrète était de toute façon inutile puisqu'elle ne pouvait rien controler. Mais les gens se trompaient sur au moins une chose. Le Convent ne visait pas à tout controler. Il visait à tout savoir et surtout à tout comprendre. Witcher s'abritait derrière différents paravents : Sheridan, cette vocation de contrôle, parfois même la marionnette de ses intérêts personnels. La vérité était ailleurs. Ce n'était pas qu'il ne faisait pas confiance aux gens. C'était simplement qu'il aimait agir par lui même et qu'il détestait être exclu du circuit. Le mangemort avait une assez haute opinion de lui même, finalement. Autant dire qu'il n'était pas facile de lutter – d'autant qu'il se comportait de la même manière dans la défense des intérêts puristes que ceux de sa famille, c'est-à-dire en véritable tyran. La politique n'était de toute façon pas réellement dissociée des intérêts Witcher, puisque défendre le purisme, c'était défendre les sang purs. Même chose, même combat, surtout que ces sangs purs se devaient de représenter le purisme, quand bien même, des Witcher, on ne connaissait que Mike lui même. L'élégance lisse et sans faille de ce militaire souriant rassurait.

Personne n'aurait été rassuré là où Witcher trainait la nuit, mais le directeur du Département du Sang et des Lois s'en foutait éperdument. La nuit était son domaine, les bars, il les connaissait bien, qu'ils soient branchés ou non, là où les sangs purs de bonne famille jouaient à s'encanailler – cela le faisait rire, en général. Doucement ricaner, même. Cela dit, cette fois ci, le mangemort n'y allait pas pour rire. Il était même assez remonté, sans bien savoir pourquoi d'ailleurs. Ricky – non, sérieusement, il s'appelait Richard. Mais personne ne l'appellait autrement que Ricky. Ce qui était d'un mauvais goût total, il fallait bien le dire – Seymour. Il n'était même pas sur que ce type soit réellement sang pur, et en tout cas, Mike était totalement convaincu que c'était un petit connard qui ne méritait pas de vivre. La raison ? Il était à peu près sur qu'il avait couché avec Ruth. Pourquoi, ça le dépassait – il savait pourtant bien qu'elle n'était pas la plus fidèles des fiancées. Ils étaient sensés être tombés d'accord là dessus. Sensés faire ce qu'ils voulaient. Ce qui n'empêchait pas Witcher de ne plus vraiment aller voir ailleurs. Sans comprendre pourquoi. Pris à son propre piège, sans raison.

Ricky était un sale petit con arrogant en chemise, propre sur lui, qui présentait bien et portait beau. Mike décida instantanément qu'il n'était même pas la peine d'en tenir compte, et marcha sur lui d'un pas tranquille.

« Y a un problème ?

-Oui, ta gueule, mais je vais te l'arranger, t'en fais pas. »


Ce qui fut suivi d'un formidable coup de boule en pleine figure. L'autre s'écroula le long du bar, le visage en sang, ne comprenant absolument pas ce qui se passait, gémissant que diable. Witcher se pencha sur lui, attrapant un verre de bière resté sur le bar :

« Oui oui, ça fait mal, je sais bien. Mais crois moi, c'est rien. Tiens, regarde. »
Il explosa d'un geste le verre sur le crane de l'autre. Il régnait un silence de mort dans le bar. « Ecoute, Ricky. J'ai rien contre toi. Mais tu m'emmerdes, tu sais ? Alors, maintenant, voilà ce qu'on va faire : tu vas ficher la paix à Ruth. Et si tu m'obéis pas, eh bien, on s'arrangera autrement. Commission de sécurité, hm ? Ou une bonne enquête judiciaire. J'ai rien contre le fait que t'aimes bien les gamines, Richard, mais tu vois, les juges, eux, ils n'aimeront pas trop. » Il sourit avec indifférence au patron, qui lui, restait à peu près imperturbable : « Une autre bière, je vous prie. » Il se pencha à nouveau vers Seymour : « Tu as compris ?  Oui ? Brave garçon. » L'autre se traina hors du bar comme un forcené loqueteux, que par ailleurs, il était. Mike le regarda partir avec un léger sourire aux lèvres, buvant une gorgée de bière avant de commenter finement : « Tocard. »

Résultat, le lendemain matin, il était d'excellente humeur. Il était de toute façon toujours d'excellente humeur lorsqu'il s'agissait des condamnations, d'autant plus que la capture de l'Indésirable numéro 3, ce n'était pas rien. C'est donc avec une tranquillité débordante et presque joyeuse que Witcher se rendit à Buckingham Palace. La condamnation avait été prononcée à l'unanimité par une Haute Cour de Justice entrainée par un Haut Juge tout ce qu'il y avait de plus favorable à faire un exemple. La capture en elle même, réalisée par James, était un exemple. Mike ne se priva donc pas de le féliciter lors qu'il passa le voir. Lui même relut un instant la sentence – le document qu'il avait lui servait de base, réellement. La cérémonie serait tirée au cordeau. Lui aussi. En passant, il avait pu observer l'estrade et les gardes de police en grande tenue – impossible de dire, finalement, si Wayland était parmi eux. Peut-être. Il fallait qu'il termine les détails de procédure. Mac Namara, son assistant, se rappela discrètement à lui : lui aussi exhibait son uniforme, comme Mike, par ailleurs. Le directeur du département du Sang et des Lois tourna la tête vers les grandes fenêtres de son bureau. Bientôt la pluie. Bientôt l'hiver. Bientôt...

Il rejoignit l'Intendant dans le Hall, avant qu'ils ne gagnent le parvis du palais. Il ne pleuvait pas encore, heureusement. Le silence, lui, était glaçant. Il y avait eu quelques sifflets lorsque Sheppard était arrivé : pas vraiment de vindicte populaire. Le tout était trop solennel. Witcher salua comme les autres l'Intendant, avant de monter sur l'estrade. Il regarda d'un air indifférent le condamné. Il ne l'intéressait pas réellement, et en fait, il doutait d'intéresser Sheppard. Cette annonce n'avait de poids que pour l'exécution en elle même. Il n'était pas en robe de juge ; cela participait au coté inhabituel de la chose. On s'était habitué à la robe noire de juge de James Eccleston, aux robes de vieux sorcier de Valverde. Witcher arborait l'uniforme de l'armée de l'Intendance.

On était clairement passé à une cour martiale.

« John Sheppard. La Haute Cour de Justice de l'Intendance vous a jugé pour les faits suivants : trahison ; agression et meurtres ; d'actes terroristes et bourbistes ; outrage à agent de l'Intendance et du Ministère ; trahison à votre sang. La Haute Cour de Justice vous déclare coupable de tous les crimes qui vous sont reprochés. La Haute Cour de Justice vous condamne, au nom du Purisme, du Peuple de l'Intendance, et du Seigneur des Ténèbres... »
Une pause. Il était le maître de cérémonie d'un instant, dans son uniforme. Cette feuille blanche, entre ses gants noirs. Sa voix presque éraillée, monotone. Cette litanie : souffrances sur souffrances, jusqu'à la sentence, dans le bas de la page. «  à mort. »
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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: [Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi Mar 4 Nov - 19:53

Lincoln plongeait encore une fois son âme dans une réunion liée aux nouvelles dispositions de l'Intendance vis à vis des récents événements liés à Glagow et aux terroristes, dans leur généralité. Il fallait remédier à ces tensions et les étouffer, du mieux qu'il était possible de faire. Lincoln était un maître de la Sécurité et de l'Ordre. Il surclassait de loin ses concurrents car ses années de services dans cette branche l'avaient formé à toute éventualité, ou presque. Désormais Intendant, cette charge ne lui revenait donc plus, et il ne pouvait pas entreprendre la mise en place de décrets, de nouvelles lois ou de services supplémentaires pour combattre le crime bourbiste. C'était à Mulciber de s'organiser avec ça. Il aurait été déconvenue d'exclure John de son poste en étant dans la position de Lincoln qui clamait haut et fort sa politique militaire logique, implacable et efficace, celle de ne jamais empiéter sur les responsabilités des autres. Chacun avait sa place dans ce gouvernement qu'il avait formé. Chacun avait une importance, une qualification. Aucun n'avait le droit de remettre en doute, ni les qualifications d'autrui, ni les ordres de l'Intendant, encore moins la volonté du Seigneur des Ténèbres. Car Crow, en passant Intendant, et c'était probablement ce qu'il y avait de plus important à retenir, avait lavé son nom de toute tache face au Lord. Le Seigneur des Ténèbres lui faisait désormais confiance, si bien qu'il lui laissait gérer son empire. Lourde tache que Crow acceptait mais qu'il aurait voulu refuser.
Face à lui, plusieurs hommes, et deux femmes. La minorité féminine était représentée ici, car la société puriste ne laissait pas la place au sexe féminin. Encore moins dans les hautes instances. C'était une société basé sur le conservatisme et il était hors de propos d'imaginer une femme diriger le pays et mener les décisions. Pourtant, prenant l'exemple de Ruth Alexïeva, certains s'en sortaient bien. On excluait généralement Bellatrix Lestrange tant elle était peu à même d'être comparée à une femme. Crow n'était pas de carcan-ci. Il laissait volontiers la place au sexe féminin dans ses réunions. Le problème n'était pas là. Le problème était qu'avec un lourd passé sexiste, il existait aujourd'hui peu de femmes capables d'accéder aux hautes fonctions de la société. D'autant plus qu'il fallait posséder les contacts suffisamment élevés pour s'élever soi-même. Ce qui était relativement difficile, surtout quand on ne provenait pas des milieux favorisés de Sangs-purs. Crow débarquait qu'une ancienne génération. Il avait combattu pour le Lord du temps où celui-ci n'était même pas fait de chair et d'os. Il avait connu la clandestinité, il avait connu la discrimination idéologique, ce pourquoi il n'avait aucune peine à l'exercer désormais. On traitait le purisme d'idéologie du Mal. Mais qu'en était-il du bourbisme ? Au-delà des croyances pures, qu'avait fait le bourbisme sinon censurer le purisme, le condamner, le tuer ? Quiconque croyant ouvertement en la supériorité du sang-pur et à la suprématie d'un seul sorcier était abattu ou envoyé à Azkaban. Ils furent traqués, chassés, exilés, tués, mutilés, mais jamais acceptés. Jamais avant que Voldemort ne leur vienne en aide. On ne parlait pas des Lucius Malefoy, ou des Rockwood qui avaient simplement caché leur véritable nature. Non. On parlait des Lestrange, de Croupton Jr, de Crow, de Valverde, des Mulciber. On parlait de ceux qui avaient subi Azkaban pour leurs croyances. Et aujourd'hui on osait dire que le purisme était monstrueux à enfermer les gens parce qu'ils ne croyaient pas en leur gouvernement ? Crow en aurait ri.

La réunion se termina lentement si bien qu'ils purent tous établir un bilan parfaitement clair des nouvelles lignes directives données par l'Intendant. Désormais, il n'y aurait pas de place à la négociation, les terroristes devaient être exterminés jusqu'au dernier pour préserver une vie puriste saine et sauve. Il fallait conserver leur avance, leur supériorité. Quoiqu'en dise la propagande de Valverde, la Vague et l'Ordre du Phénix gagnaient du terrain et affaiblissaient l'Intendance en son coeur. La population n'en savait probablement rien car le vieux mangemort faisait exemplairement son travail. Mais pour ceux qui étaient parfaitement placés au-dessus de toute cette désinformation, qu'en était-il ? Comment voyaient-ils leur gouvernement, leur régime ? Soupçonnaient-ils un relâchement ? Ou simplement une faiblesse ? A l'armée, comprendre, voir, ou savoir, que son lieutenant était faible – non pas blessé, mais faible face à l'adversité – c'était lui assurer une insurrection à la première mission venue, ou, en tout cas, une désinvolture empêchant toute opération de se dérouler dans les meilleures conditions. Crow voyait l'Intendance de la même façon. Si la tête semblait faible, le reste ne suivrait pas. Pire, c'était une révolte assurée. Pourtant, l'Intendance n'était pas faible, pas encore. Crow veillait tout particulièrement à ce qu'elle ne le soit pas. Et ses collègues veillaient à le satisfaire.

C'était le cas de James Eccleston, ministre de la magie nommé par Lincoln, et ami proche de ce dernier, l'ancien juge avait réussi, avec l'aide des services secrets, à capturer l'Indésirable numéro Trois, alias John Sheppard. C'était une belle victoire, et une franche réussite pour l'Intendance. D'après les informations qu'avait récolté Paravell et qui avaient été transmises à Crow, Sheppard n'appartenait à aucun mouvement. Ce qui n'empêchait pas à Crow de couper la tête d'une grande figure, d'un grand opposant qui avait marqué au fer le régime de Voldemort durant quelques années, en compagnie de Valentine ou de Manrey.
Crow resta un temps dans la salle de réunion des Hautes Sphères, seul. Il lisait patiemment un article de la Gazette évoquant l'exécution du terroriste dans la matinée. Ce ne fut qu'après s'être laissé aller à quelques minutes de répit que l'Intendant se leva, prenant sous son bras ses dossiers, vérifiant la bonne mise en place de sa baguette, et quitta la salle de réunion, le journal posé sur la table, là, plié en deux, mettant en avant cette photo de Sheppard tenant, entre ses mains, les inhumainement connues pancarte de détenu.

Il passa par son bureau, déposant dossiers et validant son emploi du temps auprès de sa secrétaire. A l'étage de l'Intendant, rares étaient ceux qui n'assistaient pas à l’événement public. Ceux ne pouvant pas ajourner leur temps de travail étaient ces faux esclaves, secrétaires, assistants et autres petites mains du régime dont on n'entendait jamais parler mais qui produisait un effort monstre pour faire avancer la machine. La hiérarchie était ainsi faite et Crow fut un jour une petite main dont personne ne se souciait, là-bas, enfermé dans son bureau de Poudlard, à organiser une sécurité basée sur une cinquantaine d'hommes pour presque mille élèves et autres professeurs. Crow avait commencé bas. Il était désormais au plus haut niveau. Cette ascension fulgurante n'était due qu'à son travail acharné, à sa persévérance, et à son authenticité. Car Crow n'avait jamais retourné sa veste dans un sens ou dans l'autre. Il avait imposé son style, et on n'y avait trouvé là quelque chose d'intéressant, de carré, de précis, quelque chose à encourager et à qui faire confiance. On lui avait donné sa chance, et il n'avait pas déçu. Tout était affaire de chance, finalement.
Il descendit rapidement aux geôles de Buckingham Palace où peu étaient admis à entrer. Escorté par deux hommes de son élite personnelle, il gagna la cellule de John Sheppard, il était à peine neuf heures. La journée était déjà entamée pour Crow, et pour Sheppard aussi visiblement puisqu'il était réveillé, les yeux lourds de fatigue et de douleur. Lincoln se posta devant sa porte. D'un geste de baguette il ouvrit la cellule, et ses deux hommes gardèrent l'entrée, de chaque côté de la porte cellulaire grande ouverte. Impossible de s'échapper.
L'Intendant s'approcha de Sheppard et s'accroupit lentement pour l'observer de plus près. Le costume de Lincoln était impeccablement bien soigné. En comparaison, Sheppard ressemblait à un déchet humain.

-Bonjour, John.

Il tira une cigarette de son paquet et en tendit une à Sheppard.

-Un long moment qu'on ne s'est pas croisé toi et moi. Il tira sur sa manche gauche, dévoilant, sous le gant noir qu'il portait, l'acier magique créé par le Lord pour remplacer son bras découpé sauvagement par le terroriste. Je m'y suis bien habitué.

Il alluma sa cigarette et fuma lentement, relâchant des bouffées de fumée à intervalles irrégulières.

-Nous venons de loin, toi et moi. N'est-ce pas ? Il marqua une pause, un sourire aux coins des lèvres. Tu n'étais qu'un sale gamin à Poudlard, John. Un sang-pur aux parents morts pour défendre Poudlard de notre assaut. Un Serdaigle qui n'avait pas l'étoffe d'un intellectuel. C'est amusant que tu ne sois pas allé à Gryffondor. Oui, j'ai eu le temps d'apprendre à te connaître. C'était mon travail, après tout. Il se releva et entreprit de marcher en long, en large et en travers de la pièce, sans quitter Sheppard des yeux. Petite frappe de la maison Serdaigle, ne disposant pas d'excellentes notes mais parvenant à se démerder pour ne pas échouer fatalement aux examens. A l'origine de quelques organisations clandestines au sein de l'école de sorcellerie Poudlard, notamment la remise en place de l'Armée de Dumbledore. Qu'en est-il de la stèle de la résistance Sheppard ? Pourquoi avoir fait cette stupide chose ? Qu'est-ce que cela a-t-il bien pu t'apporter ? De nouveau, il interrogea Sheppard du regard. Puis finalement, tu sors de Poudlard, tu entres directement en clandestinité, de ton plein gré. Contrairement à beaucoup d'autres, tu as eu le choix, et tu as décidé de vivre une vie de criminel. Tu entres rapidement en contact avec Valentine, ou Manrey, tu les fréquentes, un peu trop. Activement présent à la Révolte de Londres, tu te fais un nom, John. Un sacré nom. Tu étais là, d'ailleurs, lors de la célébration de la chute de l'Ordre du Phénix, non ? Oh, si, je suis certain d'avoir échangé quelques sorts avec toi. Cette vie de hors-la-loi, tu l'as rudement bien menée, John. Je dois te l'accorder. Vous aviez trouvé un petit paradis sur terre, en Ecosse. Je suis si navré que Brom ait dû intervenir. L'assaut d'Urquhart, tu t'en souviens bien, n'est-ce pas? Tu as fui, non ? Ce que tu peux être lâche. Pourtant tu aurais pu t'en aller. Tu as décidé de remettre ça. Cette fois en compagnie d'anciens proches de Potter. Lovegood, n'est-ce pas ? Elle t'a bien sauvé la mise, non, John ? Car tu étais à ma merci ce jour-là. Tu as cette chance que tant d'autres n'ont pas pu avoir. Tu m'as glissé entre les doigts grâce à cette garce que je ne manquerai pas de remercier quand je l'attraperai, moi, ou mon Intendance. Oui, John, tu es devenu ce formidablement bien connu Indésirable Numéro Trois. Tu as donné de l'espoir à bien des résistants, tu as fait frissonner la population à travers la gazette. Tu es un Grand, John. Je ne te le retirerai pas.Le regard de Crow était d'un froid glacial, puissant, sa voix était posée, mesurée, et témoin de toute la puissance du personnage. Mais vois-tu, j'ai eu le temps d'apprendre à te connaître, j'ai eu le temps d'évoluer aussi. J'ai passé des années à comprendre cette résistance, à l'appréhender, et je crois que tu sais parfaitement que je suis votre plus grand prédateur. On pourrait dire que l'on est l'égal de l'autre de chaque côté de cette ridicule guerre facette d'idéologies. Tu es parti de rien pour devenir l'Indésirable numéro Trois. Je suis parti de rien pour devenir l'Intendant du Royaume-Uni. Mais la plus grande différence entre toi et moi, John, c'est que je te connais par cœur. Et que toi, tu ne sais rien de moi.

Il était revenu à son emplacement premier, accroupit, face à son ennemi.

-Et c'est ta plus grande erreur, de ne rien connaître, ni rien, ni personne. Aujourd'hui, tu ne meurs pas à cause de tes croyances, ni du côté de la balance sur lequel tu reposes. Aujourd'hui, je te crève parce que tu as raté ton bluff, John. Il jeta son mégot sur le criminel et se releva. Et que dans la cour des grands, l'échec est fatal.

Il quitta la pièce, sans un dernier regard à l'homme qu'il avait chassé pendant bien longtemps, et gagna le hall de Buckingham qui, pour l'occasion était complètement désert. On y avait strictement interdit l'accès, excepté pour l'Intendant et le Directeur du Département du Sang et des Lois. Lincoln, vêtu de son plus beau costard noir à chemise blanche marchait lentement, seul, au milieu du hall. Il alluma une nouvelle cigarette alors que chacun de ses pas résonnaient dans l'immensité du lieu. Il était serein, calme, concentré. Il fumait lentement et fut rapidement rejoint par Mike qui le salua dignement via le salut puriste. Crow fit un signe de la main.

-Bonjour, Mike. Tiens, ta fille vient manger dimanche chez toi. Elle tenait à ce que je prévienne. Sinon, pour ce qui est du projet de loi concernant le crime avec récidive, ma secrétaire m'a fait savoir qu'elle n'avait pas eu le temps d'envoyer mon aval hier soir, car tu étais déjà parti. Mais sache que tu l'as. Entièrement, d'ailleurs.

Finalement, ce fut l'heure. Crow lâcha sa cigarette qui chuta sur le sol du hall et s'élança à l'assaut de la place publique. La foule était en place, les hauts dignitaires également, les familles triées sur le volée l'étaient aussi. On avait amené John Sheppard avant leur arrivée. Il était là, agenouillé face à la foule. Cette même foule qui saluait l'Intendant comme il se devait. Crow s'avança jusque derrière Sheppard et salua à son tour, puis baissa son bras. La foule suivit et Mike pu prononcer, en tout droit, la sentence à laquelle était condamné le criminel multirécidiviste.

Lorsque le dernier mot fut lancé, un silence de plomb tomba sur l'assemblée. Seul Crow le rompit en marchant d'un pas lourd. Il contourna Sheppard et le fit léviter d'un geste simple et habile de baguette. Il l'obligea à se tenir en croix à l'aide d'un Imperium informulé Et le laissa croupir dans les airs quelques secondes. Il se tenait dos à la foule, agitant sa baguette comme un chef d'orchestre. Le corps de Sheppard était en sur-exposition de part sa position dans les airs et sa proximité avec la foule. D'un autre geste, Crow retira les hauts de John. Le criminel était désormais torse-nu. Et ce fut là un spectacle de pure folie. Crow prenait directement une allure plus agressive bien que très maitrisée, sobre, classe et d'une incroyable force. Il était puissant, on le sentait rien qu'à sa façon de se tenir. La baguette s'agita plusieurs fois. Environ cinq sortilèges du Sectusempra furent informulés et appliqués à Sheppard. Ce soritlège secret inventé par Severus Rogue n'avait été que peu transmis, mais Crow fut parmi ceux ayant bénéficier de l'enseignement privé de l'ancien Directeur de l'école autrefois son directeur de maison et professeur de Potion à l'école de sorcellerie Poudlard. Leur relation émanait de cette époque si lointaine désormais. Et elle fut toujours excellente. La foule se concentra pour comprendre ce qu'il se passait. D'abord, rien. Sheppard n'avait pas bougé d'un pouce tant il était bien maintenu en lévitation. Pourtant, petit à petit, on voyait sur son visage que la douleur prenait un pas incroyable sur son esprit. Et soudainement, quelques secondes après l'envoi des festivités, le sang gicla de toute part. C'était un spectacle incroyablement bluffant et écœurant. Le sang coulait sans s'arrêter et Sheppard gueulait à en claquer du cristal.
Lincoln rangea sa baguette, et laissa Sheppard en lévitation, agoniser pendant qu'il s'adressait à la foule, marchant de long en large face à elle, mains dans le dos.

-Résistants, terroristes, bourbistes, hors-la-loi. Je ne m'adresse pas à ce peuple sorciers fidèles à la magie. Je m'adresse à vous. Vous qui pensiez encore hier dominer ce peuple que vous prétendez vouloir protéger. Vous qui dupez continuellement le peuple sorcier. Vous qui le terrorisez en attentant au gouvernement légitime de l'Intendance du Royaume-Uni et à ses institutions. L'Intendance du Royaume-Uni n'aura jamais fini de vous traquer tant que vous ne serez pas tous condamnés pour vos crimes. Vous évoquez l'injustice, vous parlez d'insécurité, vous nous dîtes menteurs. Qu'en est-il de vous ? Combien de personnes avaient-vous tués, meurtris ? Combien de familles avez-vous démantelées ? Qu'en est-il de vous ? L'évoquez-vous donc ? Vous prétendez la transparence, alors allons-y. Cet homme, qui a fait activement parti de votre réseau, qui a collaboré avec vous autres, criminels, est à l'origine de nombreux meurtres prémédités d'agents innocents du magenmagot. Des sorciers, comme vous et moi, père ou mère de famille, des frères, des sœurs, des enfants, des amis. Tués, assassinés, par la simple volonté d'un homme et d'un groupe de terroristes. En chantage de quoi ? De la libération de prisonnier hautement dangereux pour la société. C'est ainsi que vous remerciez le peuple, n'est-ce pas ? C'est ainsi que vous le trompez plutôt. La Magie demeurera forte, l'Intendance demeurera forte, le peuple sorcier restera fort car uni face à votre monstrueuse existence. Nous rejetons John Sheppard et ses pairs, et nous demeurons fiers de notre sang, fiers de notre magie, fiers de nos croyances. Vous ne gagnerez pas, terroristes, car vous n'avez jamais pu commencer la guerre.

Faisant volte face, l'éclair vert jaillit de sa baguette en direction de Sheppard qui, cette fois, chuta lourdement au sol après plusieurs minutes d'agonies spectaculaires. Crow continua sa marche lente et tranquille, contournant le cadavre et regagnant l'intérieur de Buckingham Palace dont les portes se fermèrent après son passage. Ainsi périssent ceux qui trahissent.

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Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: [Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi Mer 5 Nov - 16:36

Le regard de Valverde se perdait dans cette foule endimanchée pour la mort. Il ne les connaissait pas. Eux le connaissaient. Peut-être y avait-il des milliers de personnes qui étaient venues assister à certains de ses discours. Et pourtant, ils restaient une masse inconnue, une masse dans laquelle il n'avait jamais voulu se mêler, avec laquelle il n'avait jamais voulu sympathiser.
Persuadé d'être un autre, une personne qui serait là pour guider, il ne se rendait pas compte qu'il en faisait partie. Il était membre. Singulier collectif. Il était l'homme derrière les barreaux forgés finement par Voldemort. Certes démarqué, certes mieux traité, mais il n'était guère différent des badauds qui s'étaient précipités vers le Palais de Buckingham pour assister à la mort d'un homme. Celui qui les manipulait tous, le seul qui sortait de cette foule portait le nom de Tom Jédusor, marionnettiste qui avait réussi à aire oublier son propre nom à toute cette masse humaine habilement manipulée par les fils noirs du Mage.
Derrière ces fenêtres des couloirs du Département de l'Education du Peuple, organe donnant sur la cour du Palais, le Mangemort Politicien semblait essayer de garder une distance certaine avec les composantes de cette mouvance qu'il avait toujours eu peur de ne pas contrôler. Tout se remplissait peu à peu, tandis que le froid couloir s'était vidé en quelques secondes.
Les mains jointes derrière le dos, le vieil homme gardait un sang-froid qui ne lui était sans-doute aucunement nécessaire au vu de l'endroit où il se trouvait.
Ayant entre leurs mains le pouvoir de renverser des gouvernements, d'entraîner des révolutions et de construire une société, ils étaient sûrement la partie la plus dangereuse et la plus à risque pour le régime de Lord Voldemort. Ils étaient ce peuple asservi, venu voir un homme mourir pour avoir été libre, certains pourtant de l'être eux-mêmes.

Quelques minutes plus tard, le vieux Mangemort observait Mike Witcher s'avancer, le regard fier de sa nonchalance et de sa prétendue distance.
Il y avait toujours eu chez cet homme quelque chose qui étonnait Valverde. Cette part de bonhomie surjouée qui le rendait particulièrement inaccessible mais également peu confiant ni certain. Witcher jouait à un rôle, tentant de se prouver à lui-même une image qu'il s'était construite à la va vite, sans véritablement prendre le temps de l'affiner. Pour Eris, celui qui lui avait succédé à l'Ordre Nouveau donnait la sensation d'être sans arrêt surpris de sa propre personne, dégageant un air de sérénité faussement jouée qui ne lui allait pas du tout. Et alors qu'il s'avançait petit à petit vers ce le hors-la-loi, Valverde se souvint de la médiocrité qui pouvait sans cesse toucher à n'importe qui. L'uniforme faisait de Witcher un être parmi tant d'autres, qui n'avait plus aucune différence avec Mulciber, ou avec n'importe quel autre haut-placé de l'armée dont Valverde ignorait le nom, et qui ne comptait pas plus aux yeux de la foule qu'aux yeux de Voldemort.
Il tourna froidement la tête vers John Sheppard. Homme qu'il n'avait jamais rencontré mais dont les frasques lui avaient donné du fil à retordre. Le gamin, devenu jeune-homme, se tenait là. Humain, respirant, il représentait une part de ce contre quoi le Seigneur des Ténèbres et les siens se battaient sans cesse. Il était un morceau de vie qu'on tentait de tuer, l'infime représentant le groupe. Entre les mains du loup, la brebis ne semblait pas bien différente d'une autre. En vérité, John Sheppard était d'une banalité affligeante. Et bien qu'Eris Valverde fût homme à craindre ceux qui semblaient banals, il ne voyait rien en John Sheppard quoi que ce soit qui fit de lui un homme réfléchi. Instinctifs, primaire, ce hors-la-loi représentait bien ce que le vieil homme arborait le plus.

La banalité du mal, la facilité défendue par la philosophie bourbiste s'incarnait en cet homme inintéressant qui allait mourir sous les yeux d'une foule intéressée.
La fraîcheur de l'automne et le vent faisaient bouger les cheveux blancs du Directeur du Département de l'Education du Peuple. Debout, les mains jointes sur le devant, l'homme habillé d'une coutumière robe rouge-Sang ressemblait à une des trois Parques attendant sagement que l'une de ses soeurs coupe le fil du destin de John Sheppard. L'oeil froid et austère, la mine statufiée par un calme époustouflant, le vieil homme semblait ne pas être de ce monde. Comme tout envoyé de la Nature, il s'assurait du bon déroulé des événements, des choses qui feraient qu'une société Pure se construirait chaque jour.

Les exécutions avaient toujours ce côté solennel où chacun de ceux qui ont le pouvoir tentent de se mettre en avant et en image. Il se souvenait de toutes celles qu'il avait faites. La chose venant peut-être du fait qu'il n'était pas le principal Mangemort concerné par les quotidiens de traques, de courses et de combats, Valverde avait toujours vu en ces mises en scène la glorification d'un temps de combat qui se terminait par la mort de quelqu'un. Comme la fin d'un duel finement construit de manière à valoriser ce processus qui voulait mettre en avant l'un des deux combattants.
Mais tandis qu'il se tenait là, avec son imperturbable visage froid, l'identité de celui qui voulait se mettre en valeur ne lui venait pas. S'agissait-il de Mike Witcher, impeccable dans son rôle de Haut-Juge? Etait-ce James Eccleston, qui de sa robe noire inhabituelle se tenait à l'écart de tout et laissant à penser que sa modestie laissait à d'autres profiter de sa victoire? Ou alors était-ce l'Intendant Lincoln Crow, s'avançant là tout investi de sa fonction vers ce mort qui ne se posait sans-doutes pas les mêmes questions que le Directeur du Département de l'Education du Peuple?

Le Sang coula, tandis que Crow s'improvisait meneur de foule. Valverde observait, passant de l'ancien chargé de Sécurité de LeeRoy au Serdaigle qui avait oublié le chemin de la raison. Les moldus et les Sorciers se réunissaient sur un point non moins intéressant qui croyait en la vie d'un sauveur qui s'était sacrifié pour prendre en main les pêchés de toutes les personnes sur terre. Ainsi mis en scène, John Sheppard rappelait cette figure que beaucoup connaissaient, et qui marquait un martyr non désirable en ces temps: Jésus. En l'espace de quelques secondes, Mike Witcher s'était transformé en un Ponce Pilate plutôt trop solennel pour être véritablement calme, James Eccleston en une forme de Judas qui tenait de sa trahison une part que Valverde lui-même ignorait, et Lincoln Crow en un quelconque soldat romain qui s'amusait de la Passion de Sheppard.
Le vieil homme tourna assez brusquement la tête vers Eccleston, qui observait tout cette scène. Puis il chercha du regard, très rapidement, Hill tenu là loin qui cherchait également les yeux de son Directeur. Les deux se comprirent, et en quelques secondes, l'ancien Inquisiteur de Poudlard replongeait ses froids globes au coeur de cette manipulation de corps.
Le vieux Mangemort ne pouvait savoir ce qu'il se passait dans l'esprit de chacun. Sûrement la plupart des consciences se trouvaient absorbées dans ce spectacle mortifère qui érigeait Crow en grand guerrier et laissait tous les autres dépendant de sa force et de sa puissance. Mais ce qui inquiéta le plus Valverde, durant ces quelques minutes où la vie d'un homme s'échappait par les cris, ce fut l'état des inconscients, bercés par ces images d'un Homme sacrifié par la barbarie et l'incompréhension Romaines. Sic transit gloria mundi. Ainsi passent toutes les gloires du monde. Le Christ existait encore, dans les esprits de beaucoup.
Qu'étaient devenus Ponce Pilate, romains et autres éphémères créatures? Disparus. Tous, comme leurs Empires, comme leurs pouvoirs.
Lincoln Crow, en privilégiant l'empire des sens, avait mis de côté celui des esprits et était en train de risquer bien plus qu'il ne le pensait.

Sheppard mourut.

Et par effet inverse, Crow parut revitalisé. Son discours fut écouté à la lettre par le vieil homme, qui vit que l'Intendant se trouvait être meilleur militaire que meneur de foule. Ce qui pouvait s'apparenter à un danger lorsqu'il n'y aurait plus personne pour la mener. A tous ses arguments, l'habitude de celui qui tenait entre ses mains la propagande de Voldemort fit naître des contres arguments assez naturels. Loin de l'idée que Valverde crût à ces idées, il n'empêchait cependant que l'énoncé de l'Intendant ne lui donnait ni tort ni raison.

Le régime s’essoufflait-il? John Sheppard venait-il de donner raison à ceux qui se battaient contre Voldemort? Quelles étaient les véritables motivations de ceux qui le servaient?
Pour Valverde, le temps de quelques secondes, beaucoup de ceux qui se tenaient autour de lui parurent être des étrangers. Mis à part Mulciber, qui restait malgré tous les désaccords possibles un Mangemort au service du Purisme véritable depuis une longue date. La folie de l'ancien Ministre ne laissait pas de place à un quelconque doute, à une quelconque question. Mais qu'en était-il des autres?
S'il avait été embarqué dans ces pensées, c'était bien parce que les mots employés par chacun avaient paru empreints d'une véritable motivation, d'un véritable engagement de la personne. Jeune, il avait cru en ces idées justement parce que ceux qui les déclamaient semblaient dire vrai. Une force qui dépassait sans nul doute les mots, ou du moins, leur donnait un poids que Crow n'avait pas eu. Pourquoi avait-il tué John Sheppard? Pour le Purisme? Croyait-il véritablement, à l'image d'un Valverde ou d'un Menroth, que l'ancien Serdaigle représentait une tare de la société qu'il fallait éliminer au plus vite? Ou était-ce simplement un simple ennemi, que tout bon militaire se plaisait à mettre à mort car tels étaient les ordres?

Dans la foule des fonctionnaires, Valverde rejoignait l'entrée du Palais, il croisa Mulciber qu'il naborda que quelques secondes.

« Vous souvenez-vous de votre première exécution, John? Exécution publique, j'entends. Je crois me souvenir qu'il y avait bien plus de conviction. Vous auriez bien fait à demander à l’exécuter vous-même. Cela nous aurait évité bien du temps de perdu. »

Il n'attendit pas véritablement de réponse de son collège à la Sécurité Intérieure. Il continua à marcher, les mains jointes derrière le dos, s'éloignant le plus possible de tout contact humain.
Hill vint à lui, le regard à la fois pressé mais également contrarié. Si Valverde pût exprimer quoi que ce soit d'autre que de la froideur, un tel regard se serait également lu dans ses yeux.

« Pensez-vous qu'ils feront le rapprochement?
Tous, certainement pas. Quelques uns cependant risquent de se poser la question. Et vous comme moi savons bien que se poser une telle question induit une réponse dangereuse, n'est-ce pas? Valverde parlait avec calme. Annoncez une réunion avec Neeson et Althea dans une heure, dans mon bureau. Il faut également que j'avertisse Alexïeva. Quant à la Presse, nous pouvons y aller.
Tous ne sont pas encore arrivés à la salle de conférence. »

Valverde ne répondit pas.
La foule bougeait, derrière lui, tandis qu'il revenait vers l'entée du Palais. Les différents vendeurs embauchés par le Département de l'Education du Peuple l'arpentaient dans l'optique de vendre quelques figures ensanglantées et décapitables de John Sheppard, d'autres offraient des moyens de restauration tandis que de nombreux journalistes recueillaient les impressions de plusieurs personnes. Tous s'occupaient à se mettre en image, à profiter de ce moment.

Mais ces immenses mascarades ne tenaient hélas qu'à un fil. Et Crow, bien qu'excellent bourreau, l'avait sérieusement effiloché en coupant celui qui reliait John Sheppard à la vie.
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John Mulciber


MessageSujet: Re: [Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi Jeu 6 Nov - 10:51

Uniforme noir, visage tranquille. Le silence austère qui régnait dans les bureaux de la Sécurité Intérieure était troublé de loin en loin par des discussions qui pouvaient s'animer, et ensuite retomber. Il s'en dégageait de l'intelligence et du calme. C'était quelque chose d'étrange. On pouvait se demander comment un type aussi fou que Mulciber, aussi terriblement atteint par la cruauté et la colère, avait pu instaurer quelque chose de ce genre là. Mais au final, c'était très simple. John Mulciber possédait une constance inégalable en ce qui le concernait. Il ne cachait rien.  Mon manque de patience. Mon impulsivité. Mes souvenirs. Mon passé. Mon futur. Ma mort. Ma vie. Mon esprit. Mon destin. Mes échecs. Mes victoires. Chacun les connaissait. Parfois les gens ne le comprenaient pas, ils le comprenaient même rarement, mais au final, cela importait très peu. Il était lui même, John Mulciber, avec honnêteté, et sans concession aucune. Il n'avait pas peur. Il comprenait la douleur, la haine, la colère. Mais il ne comprenait rien à la peur. La peur, ça n'avait rien de logique. La peur, c'était lié aux éventualités. Pas aux choses qui s'étaient produites, mais à celles qui risquaient de se produire. A la menace éventuelle d'un monstre, d'un fou, d'un meurtrier à quelques pas de lui, qu'il ne pouvait pas voir, et qui pouvait se moquer sans bruit ou agiter son couteau, son pistolet, ses griffes sous son nez sans qu'il ne s'aperçoive de rien. Quelque chose qui avait peu de chances d'arriver. Je ne peux pas avoir peur de moi même. La folie était son quotidien. Elle l'accompagnait en permanence, et jamais elle ne l'avait trahi.

Il était courageux, avec une constance incroyable. Il ne se posait pas de questions. Il n'en avait pas besoin. Il croyait. Point. On n'attendait pas moins de lui. Et où qu'on regarde, il était toujours là. Les hommes de John Mulciber, sa famille, les mangemorts, ne l'appréciaient pas forcément : mais on savait qu'on pouvait compter sur lui, parce que jamais il ne lâcherait quoique ce soit. J'ai beaucoup de défauts, mais j'ai au moins une qualité, celle d'être tenace. John Mulciber ne cachait rien. Quelque chose que peu comprenaient. On se demandait à quel jeu il jouait : était-il vraiment si honnête ? Qu'allait-il faire, que voulait-il ? Il menait sa barque comme ça. Personne ne savait vraiment sur quel pied danser avec lui, et tout le monde obéissait pour se faire bien voir. C'était aussi simple que ça. Il n'y a pas de piège, pourtant. Il n'y a jamais aucun piège.

Dernière réunion avant l'exécution. Il n'avait pas pris la parole, et il écoutait simplement, patiemment, les autres débattre de la suite – qu'allaient faire les hors-la-loi, la grande question récurrente à la Sécurité Intérieure. Fatigué des circonvolutions et des hypothèses les plus farfelues qui circulaient, il trancha :

« Sheppard était out. »


Il y eut un silence. John ne daigna pas expliquer plus avant. Athelney Jones, ainsi que l'agent Harewell, son aide de camps, le regardèrent d'un air un peu interloqué. Garfield Manston et Adelaide Spitallfield, les deux autres commandants de section, parurent mieux comprendre.

« Pardon, monsieur ? Je ne comprends pas.

-Je sais bien, commandant Jones. Je vais vous expliquer. Sheppard date de l'époque de Manrey et Valentine. Où sont-ils aujourd'hui ? Mort, disparu. Bon. Il avait trouvé quelque chose avec Weasley, oui, sans doute. Mais Weasley a été écarté par Granger de la direction de l'Ordre du Phénix. Weasley est fini depuis qu'il a décidé de s'enfuir au Chili.
-Il connaissait Mustang.
-Et ils n'ont rien fait. Mustang est mort en Irlande et je ne suis même pas sur qu'il avait encore des contacts avec Sheppard lorsqu'il s'est fait descendre à Nuke Town. Il faut voir les choses en face. La dernière action pour laquelle il s'est illustré, c'est lorsqu'il a essayé d'attaquer Eccleston – et son chantage a largement échoué. La résistance le méprisait et il était isolé. Est-ce qu'il était à Glasgow ?

-Non. Aucun rapport ne le signale là-bas.
-Parce qu'il n'y était pas. Qui compte dans la résistance, maintenant ? Limonkov, Granger, Ferguson à la limite. Peut-être McGonnagall. Le reste...non, Sheppard était out. C'est tout.
-Doit-on rédéfinir nos priorités ?
-Elles sont de facto redéfinies. Bien, reprenez moi le déroulement de l'exécution, Harewell... »


Il le connaissait déjà, mais préférait le revoir. Mulciber était sans concession sur ses analyses. Ce qu'il venait de dire contrebalançait par avance tout ce qu'il allait se passer dans la matinée. On exécute un gamin qui ne controlait plus rien et qui était sorti du système. Est-ce que tout le cérémonial en valait alors la peine ? En tout cas, à la lumière de ce qu'il avait dit, il pouvait être interprété autrement. Mais ce n'était pas le souci du mangemort, qui lui, ne se souciait pas de la propagande. Il parla un moment avec James Eccleston, qui faisait le tour des bureaux, puis revint à sa dernière mission, s'assurer que quelqu'un ne tente pas de récupérer le corps de Sheppard pour en faire un quelconque symbole.

Puis vint l'heure. Il rejoignit la tribune, balayant la scène d'un regard morne. Rien ne l'intéressait. La mort ne l'intéressait pas. Il n'avait même pas envie d'exécuter Sheppard lui même, comme lui suggéra plus tard Valverde. Ca n'apportait rien. Que penser de ça, de Lincoln Crow exécutant Sheppard ? Cela aurait pu être grand, mais Mulciber n'y voyait rien d'autre qu'un homme n'ayant pas réussi à capturer lui même un homme qui l'avait fortement écharpé, une petite vengeance mesquine pour la perte d'un bras. Il aurait mieux valu l'exécuter dans un cachot sombre et que personne ne s'en rappelle. Il ne méritait pas tant de publicité. Il quitta la tribune dans les premiers, et croisa Valverde peu après. Il haussa les épaules :

« Les morts sont les morts. Je ne les nomme que cadavre et je ne m'intéresse pas à leur nom. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde. »


Trop de discours, trop de justification, là où la mort suffisait. Il n'y avait pas besoin de mots.
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Léon Brom


MessageSujet: Re: [Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi Jeu 6 Nov - 13:21

Léon Brom assistait à bien peu d'événements extérieurs à Urquhart, il savait son image importante et se refusait à s'en servir par simple commodité. Un bien ou un mal, nul ne saurait vraiment le dire, mais on ne pouvait pas prétendre en tout cas qu'il ne faisait pas attention à ce que sa présence impliquait : il se refusait à légitimer des faits qui ne l'étaient pas forcément par le gouvernement par exemple. Brom estimait que ce genre de choix était de sa responsabilité publique. Comme ancien dirigeant, il ne voulait pas se montrer négligent dans ce style de considérations, il fallait le comprendre, même lorsque l'on est le préféré du Seigneur des Ténèbres, on a des comptes à rendre. Il serait même plus juste de dire que surtout lorsqu'on est dans les favoris du Maître on a des comptes à rendre.

Tout puissance est une forme de responsabilité, cela vaut tout autant dans une dictature froide et militaire que pour le reste du monde, c'est même amplifié. Léon était à peu près tout sauf un homme idiot et il s'en rendait dès lors parfaitement compte. C'est pour cela qu'il se montrait prudent dans ses interventions, dans ses choix, dans ses envies, ambitions et interviews. On ne le voyait que lorsque c'était, selon lui, nécessaire. Il ne voulait pas s'encombrer d'une forme de superflu dans ses interventions.

Quoi de pire pour un homme de sa stature de se trouver précisément là où il ne fallait être. On pourrait prendre ça pour une certaine de forme de paranoia vis-à-vis de sa propre image. La vérité c'est que cela était un mélange entre la plus élémentaire prudence et le manque d'envie de serrer des mains continuellement.

Il y avait cependant des choses pour lesquelles il était une évidence de se déplacer, voire même plus que ça. Un véritable plaisir. Oui, cela faisait véritablement plaisir à Léon de venir voir John Sheppard se faire tuer à la vue de tous. Il l'avait eut un jour au bout de sa baguette, mais le Serdaigle avait fui avant même que Brom ne pusse ajuster son maléfice. Cette nuit là il avait conquis son château. Il avait tué Versus Dolcadis. Le vieux mage avait toujorus cette nuit en mémoire car elle fut le basculement progressif de sa vie de mage à Mangemort reconnu.

Même si on ne pouvait pas prétendre Brom humble, il n'était pas le mangemort le plus démonstratif de sa propre grandeur : elle s'imposait d'elle même sans qu'il n'aie besoin de la rabacher à qui voulait bien l'entendre. Son autorité relative dans le milieu ne s'était jamais faite dans la menace, si ce n'est celle tacite d'éviter de l'emmerder ouvertement. Sa stature suffisait souvent à lui assure des réussites politiques. Pourtant Sheppard fut un de ses échecs, bien que personne au grand personne ne lui en tint compte une seule seconde : des capture, un grand résistant mort. Comme s'offusquer qu'un minable aie pu détaller devant une telle réussite. Pourtant on ne pouvait pas dire que cela avait satisfait le chasseur guerrier qu'était Brom de voir sa proie prendre la poudre d'escampette.

Le spectacle depuis la tribune l'amusa. Pas comme on pouvait s'amuser d'un comique naturellement, mais plus dans le sens divertissant de la chose. ça lui avait plu de voir les derniers instants de cet homme qui avait mis en échec bien des hommes. Le Maître lui même l'avait laisser s'enfuir à Privet Drive quand il était venu protéger Brom dans l'embuscade de l'ordre. La résultat de l'affaire était des plus miraculeux : Krum mort, des résistants blessés, des mangemorts indemnes. Le Maitre les avait protéger avec une très grande efficacité.

Cela fit plaisir à Brom quand il apprit que Paravell, l'homme qu'il avait imposé à ses successeurs, avait eut une part belle et active dans la capture du fugitif. On ne pouvait pas renier que cela flattait son égo de voir qu'il avait encore vu juste sur l'utilité de cet énergumène. Gauthier n'avait rien d'un humain si ce n'est le visage. Léon le savait, Sheppard le savait probablement aussi à présent. Ses yeux n'avaient plus cette flamme de lutte que Léon avait pu voir luire dans ses pupilles. Ils étaient inertes, vide, dirigé vers le néant qu'il s'apprêtait à rejoindre. Lincoln était non loin de lui, parlant. S'exprimer longuement était utile pour instruire les moldus, Léon le savait. Mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir hâte de voir Crow tuer une saloperie de plus sous ses propres yeux. Comme il avait tué Scofield quelques mois auparavant. La similitude de la scène l'amusait presque. Un résistant et un Mangemort, tués de la même façon, par un Crow qui n'avait rien réussi d'autre que de profiter de l'habileté d'autrui. Brom sourit alors que le discours prenait fin, ses yeux cyan s'illuminèrent de vert alors qu'il fixait Sheppard, presque envieux de ne pas lui porter ce coup. Il continuait de fixer le corps alors que de ses mains il applaudit, sans lâcher son regard si étrange de sa cible.

Le destin frappe toujours deux fois : une fois pour vous montrer votre voie et une seconde fois pour vous l'ôter.

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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: [Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi Lun 10 Nov - 0:06

« Et donc, qu'est ce qu'on a ?
_ Une place dans la tribune monsieur, siège réservé avec le haut du gratin sécurité maximum et tout le tralala.
_ Quel dommage de ne pas être à l'heure alors.»

Passant rapidement entre les portes des divers endroits des mystères, le français avait haussé le pas et était suivi de près par sa secrétaire.

« Quelle heure pour l'exécution Ashley ?
_ Dix heures si j'en réfère à l'invitation.
_ Donc on aura pas le temps de passer par la tribune, tant pis, on trouvera une parade.
_ Tous les autres seront là bas pourtant ... »

Soupirant, le français répondit avec humour et sarcasme :

« Bordel, mais c'est à croire qu'il n'y a que moi qui bosse dans ce pays !»

Petite blague pour détendre l'atmosphère alors qu'il arrivait presque à la sortie. Voyant une masse se hâter dans le couloir, il claqua des doigts et héla son acolyte :

«Hey Marv, avec moi, j'ai besoin de toi.»

Le quart de sang géant le rejoignit dans l'ascenseur avec Ashley. Évidemment, vu la stature de l'hybride, difficile d'avoir suffisamment de place, il n'en fallut pas moins au deux pour avoir cette habituelle joute verbale qui détendait l'atmosphère.

« Sympa l'imper patron ...
_ Dis voir, t'as pensé à un régime, même Ashley est écrasée ...
_ On y travaille, faut croire qu'on me donne pas assez de boulot.»

Rire amusé de la part des deux avant d'arriver dans l'atrium où, ignorant la masse, les trois individus se frayèrent un chemin dans la masse pour arriver jusqu'au cheminée. Transport immédiat jusqu'à Buckingham, pas moyen de contourner l'endroit. Une fois dans le hall, les trois des mystères sortirent par une sortie dérobée, la principale étant bien évidemment condamnée et réservée à l'Intendant. Qu'importe, se hâtant, ils se posèrent dans la foule, le tout avait déjà commencé puisque Crow était déjà là à faire léviter le bonhomme.
Difficile de louper De SaintClair dans la foule, accompagné d'un quart de sang géant, ce dernier dépassait d'une tête ou deux les péons lambda, et puis Tryan avait pour habitude d'avoir ce grand manteau en cuir noir assez tape à l'oeil, ça n'aidait pas vraiment, mais qu'importe, il était trop tard pour aller à la tribune, dommage, il se contenterait du spectacle en queue de peloton.

L'exécution était organisée par l'intendant, et ce dernier avait un sens plus que douteux du spectacle. Lorsqu'il disposa Sheppard en croix, le français plissa les yeux, il allait oser le connard, oui, il allait le faire. Expirant par le nez d'un coup avant de faire un non de la tête, son acolyte baissa la tête pour l'interroger du regard. Nul doute que le directeur des mystères ne se retint pas pour donner son avis à voix basse.

« Il ne connaît même pas la portée de son geste ….»

Peu de sorciers étaient croyants, mais il y en avait quelques uns, nul doute que ça allait difficilement passer auprès des moldus qui, eux, croyaient bien plus. En comparant Sheppard au Christ, il crachait sur des traditions millénaires, ce type n'avait donc aucun respect pour cela. Si De SaintClair avait apprécié Crow, il était désormais presque certain de n'avoir plus que du mépris pour lui, l'homme d'arme était devenu un être gangrené par le pouvoir, corrompu, comme bien d'autres avant lui. Et là, le français se souvint des paroles de son mentor, Eris Valverde, présent dans cette tribune.
Le pouvoir n'était pas à mettre entre n'importe quelle main, on en avait la preuve aujourd'hui.
Puis vinrent des sévices atroces, des déchirures sur le corps de Sheppard, un peu partout, le saignant à vif, le sang dégoulinant de cet être répugnant, la fin d'un terroriste de seconde zone qui n'avait survécu que par la fuite, la lâcheté ne permet que de gagner du temps, il en avait désormais la preuve. Les cris du bougre venaient conclure le spectacle, jusqu'à ce qu'il n'ait plus assez de force pour le faire, et cela vint assez tôt selon De SaintClair.
Mains dans le dos, baguette rangée, le français écouta l'intendant parler, nul doute que le jeune homme s'attendait à un autre faux-pas …

Un discours et puis un sortilège de mort. C'était bref, et si le discours n'avait pas convaincu le français, le corps de la victime parlait pour le reste. Crow était un militaire, pas un politicien, cette fonction le sapait petit à petit, il ne savait pas gérer cela. Il quitta la scène, sans rien d'autre. Au moins, il avait la décence de ne pas s'enfoncer plus, car il avait commis une grossière erreur dans sa manière de procéder.
Se faufilant dans la foule, suivit mais pas très loin par ces deux acolytes, il salua quelques têtes connues avant de se diriger vers Ruth, qu'il gratifia d'un salut aussi courtois qu'amusé, leur soirée les ayant involontairement rapprochés. Ses paroles furent brèves et sarcastiques :

« Je crois qu'Eris et vous allez avoir du boulot ...»

Un sourire en coin amusé, ponctua sa phrase avant qu'il ne sorte une croix en argent qui pendait à son cou et qu'il embrassa tout en fixant la directrice des affaires moldues. Après un bref clin d'oeil, il revint à ses employés. Fut remarqué par les journalistes qu'il salua avant de retourner au ministère.
Sur le chemin du retour aux mystères, Ashley lui demanda :


« Qu'avez vous dit à mademoiselle Alexieva tout à l'heure ?
_ Oh rien qu'elle ne sache déjà, je le crains.»

Un sourire en coin ponctua sa phrase.
En ce jour historique, on soulèverait bien plus de questions qu'on en résoudrait. L'erreur n'avait pas été d'abattre un terroriste, non, mais d'en faire un symbole. À chacun son travail après tout, et Tryan De SaintClair s'en retournait déjà dans son fief des mystères, le temps n'attendait personne, pas même lui.
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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: [Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi Ven 14 Nov - 15:31

Tout le monde finit par mourir. C'est inévitable, c'est le court de la vie. C'était ce qu'on nous apprenait étant enfant à l'école, et dans la vie en général. Accepter que la mort n'est pas un choix. La mort est un fait inévitable. Personne n'échappe à la grande faucheuse, elle est l'ennemie de tous, l'amie de personne, omniprésente, c'est elle qui régente réellement le monde. Bon, mauvais, tout le monde tomber sous le coup de son jugement sans pouvoir lui échapper. Pourtant, et si ? La plupart des gens acceptent la mort. Ils la craignent et tentent de vivre leur vie en l'ignorant, mais n'essayent jamais de la contrer. Qu'étaient les mangemorts et les dirigeants de l'Intendance si ce n'était des gens qui refusaient de voir la mort avec une emprise sur eux. Ils jouaient avec elle, la défiaient, se riaient d'elle, et surtout, cherchaient un moyen de voir plus loin. Ce n'était probablement pas conscient pour la majorité d'entre eux, mais une partie d'eux avait ce désir d'immortalité, et si ce n'était pas une immortalité de leur nom, c'était celle de leur action. Tel les anciens rois du Moyen-âge, ils désiraient qu'on se souviennent d'eux. Egocentrique, ils refusaient que les sacrifices qu'ils avaient fait tombe dans l'oublis. Eux survivraient, les autres mourraient, comme ça serrait le cas de John Sheppard aujourd'hui. Encore une fois, l'Intendance prouvait sa supériorité, et pourtant, Ruth n'était pas aussi satisfaite qu'elle aurait du l'être. Oui, John Sheppard, un symbole pour la rébellion serait éliminé aujourd'hui, mais il n'était plus qu'un symbole. Voilà quelques années que le Hors-la-loi n'était plus actif, et si sa capture représentait une belle prouesse, et sa mort un message fort, il n'empêchait qu'il était à ses yeux presque inoffensif. Leur réelle menace, et elle savait que ses collègues en était conscient, c'était Granger, Weasley et leur clique, ainsi que Benjamin désormais Limonkov. Jugson était mort, et il y avait eu quelqu'un pour reprendre le flambeau et frapper fort. C'était agaçant pour ne pas user un autre mot, on coupait une tête et telle une hydre, une autre repoussait. Etais-ce donc si compliqué pour eux d'accepter qu'ils serraient toujours les plus fort et de vivre en paix avec ce fait ? Un des avantages que les mangemorts avaient toujours eux face aux Hors-la-loi, c'était leur capacité à mettre leurs différents de côté pour s'unir derrière la bannière du Seigneur des Ténèbres. Les Hors-la-loi étaient désorganisés en plusieurs factions incapables de s'entendre entre elles, certaines évoluaient de leur côté sans faire partie d'aucun groupes, comment voulaient-ils battre leurs ennemis dans ses conditions ? C'était heureux pour eux, tant qu'ils ne s'uniraient pas l'Intendance gagnerait toujours sans l'ombre d'un doute. Mais à quel prix ? Combien de pertes sorcières devraient-ils subir pour pouvoir avoir définitivement le dessus ?

Tant de questions qui n'avaient toujours pas de réponse. Et en attendant de les trouver, la vie continuait inlassablement pour eux, tandis que celle de Sheppard s'arrêterait aujourd'hui. Ruth avait hâte d'y être, quand bien même elle craignait l'effet que l'exécution aurait sur la population moldue. Avec eux, ils marchaient toujours sur un fil. Ca ferrait bientôt un an que le secret magique était brisé, et leur domination était précaire. Il faudrait, comme avec les sorciers, des années pour que leur règne soit bien installé. C'était un travail de longue haleine.

Elle se souvenait presque un an plus tôt, après la bataille de Dublin , la réunion qui avait eu lieu chez le Lord. On lui avait attribué une charge dans cette nouvelle Intendance qui était née. Elle l'avait détesté dés qu'on lui avait donné. Son domaine, c'était la recherche et la fabrication de potions et d'élixir. Quitter son domaine pour avoir affaire à des moldus, la simple idée l'avait répugnée,mais comme James l'avait dis quelques temps auparavant, on ne refuse pas l'honneur que le Lord vous fait, et on l'accepte avec la meilleure grâce possible.

Elle l'avait fais, et contre toute attente, elle s'était trouvée plutôt douée dans son domaine.Ca n'avait rien à voir avec un quelconque talent inné. Non, elle travaillait d'arrache pied. Ruth faisait partie de ces gens qui n'avaient pas de talent naturel. Elle n'était pas Benjamin, qui douée pour tout, avait été, jusqu'à son départ en Russie, l'étoile montante. Elle était arrivée là où elle en était grâce au travail, parce qu'elle n'avait jamais eu honte de demander de l'aide, d'apprendre des meilleurs quand elle en avait eu l'occasion. A bientôt trente ans, elle estimait qu'elle avait encore toute sa vie devant elle et qu'on ne cessait jamais d'apprendre. Bien qu'adulte depuis longtemps, trente ans restait un âge relativement jeune pour un sorcier, et l'on pouvait estimer que même s'il était déjà entré dans l'âge adulte depuis ses dix-sept ans, il ne faisait que sortir de l'adolescence, paradoxe assez particulier de leur société.

Avant l'exécution, elle accueillit James dans son bureau qui venait boire un café. Elle lui servit sa boisson tandis qu'ils discutaient de l'interview qu'elle avait donné concernant la peine de mort. Encore un des points où les sorciers et les moldus divergeaient. Tout autant que le salut puriste leur rappelant la seconde guerre mondiale et ses débordements, il avait fallu faire preuve de finesse pour expliquer et justifier ce concept aux yeux de leur asservis.

"Madame la Directrice, je ne vais pas y aller par quatre chemins, et je vais vous poser la question qui est désormais sur toutes les lèvres. Nous avons entendu dire que le traître et terroriste John Sheppard avait été attrapé par le Ministre lui-même, et c'est une très bonne nouvelle, mais nous avons également entendu dire qu'il allait être mis à mort publiquement. Est-ce vrai ? Ca serrait sans précédent dans notre pays où la peine de mort est abolie depuis 1969 en Grande-Bretagne, et depuis 1978 en Irlande, même si elle est restée inscrite dans la loi, pour certains crimes extrêmement grave  jusqu'en 1998.
Tout d'abord pour répondre à votre question, la rumeur est fondée. John Sheppard sera bel et bien exécuté publiquement cette semaine. Ensuite, n'oubliez pas madame Umphry, que vous n'êtes plus le Royaume-Uni, ou l'Irlande, mais l'Intendance. Tout à changer, même si nous essayons de respecter nos différences pour vivre en harmonie. C'est d'ailleurs à cet effet que l'Intendant à décidé, avec l'accord du Seigneur des Ténèbres, que si la peine de mort était bel et bien en vigueur chez les sorciers, elle ne serait pas réinstaurée en ce qui concerne les moldus.
Mais pourquoi ne pas l'abolir chez les sorciers dans ce cas ?
Pourquoi ne pas la remettre chez les moldus dans ce cas ? Vous devez bien comprendre madame, que nos passés ne sont pas les mêmes. Nous avons toujours vécu dans le secret, en premier lieu à cause des persécutions que les moldus nous on fait subir pendant si longtemps. Pour vivre en sécurité, il fallait vivre caché, et tout manquement à la loi était très sévèrement punis, dans le but de protéger notre communauté des moldus qui nous attaquaient. Nous avions pendant tout un moment, une alternative à la peine de mort, qui était appliquée par le gouvernement bourbiste. Vous avez entendu parle des détraqueurs, même si vous ne pouvez les voir. Ils possèdent un pouvoir très étrange, qui est celui de vous aspirer l'âme. Il ne vous tue pas, mais il fait de vous une coquille vide. Un légume comme vous diriez en médecine. Vous existez mais sans avoir d'existence propre. Ce procédé était la punition ultime. Les détraqueurs ne sont pas de mauvaises créatures, mais utilisée à mauvais escient, comme beaucoup, elles peuvent faire des choses terribles. Or qui y a t il de plus cruel pour la personne condamnée, et pour la famille du condamnée que de laisser celui-ci à dans un état végétatif jusqu'à ce que le corps ne suivent plus ? Rien. Quand le gouvernement puriste est venu au pouvoir, nous avons mis fin à cette pratique barbare. Notre histoire est différente, et c'est elle qui a forgée nos lois, et nos droits. Nous comprenons la vôtre, parce que nous l'avons vécue dans l'ombre, dans le secret, il est également tant pour vous de comprendre la nôtre, et si nous ne vous imposons rien, et si nous comprenons le choc culturel qu'il peut y avoir entre nos deux mondes, il faut également savoir faire preuve de tolérance."

L'interview avait continué encore un long moment. Contrairement à ses collègues masculins, Ruth n'était pas partisane de la langue de bois. Dans les interviews qu'elle donnait, elle laissait souvent les journalistes lui poser les questions qu'ils désiraient. Elle profitait même souvent de celle-ci pour s'entraîner à la légilimencie comme le Magistère lui avait appris trouvant dans les moldus des cibles bien plus facile que celle qu'elle avait du affronter lors de son entraînement. C'était un moyen de continuer à s'entraîner et de ne pas perdre la main.

Ruth lorsqu'elle parlait aux moldus, et peut-être était-ce pour ça qu'elle était appréciée, ne mentait pas. Ou pas réellement. Ce qu'elle disait était toujours en partie la vérité, elle acceptait de répondre aux questions avec une certaine franchise. Elle se contentait juste de modifier quelques faits, dont les moldus n'étaient bien entendu pas au courant. Si bien qu'on ne pouvait pas la prendre en défaut. Elle aurait pu simplement leur dire "C'est comme ça et pas autrement." , c'était le cas après tout. Plutôt que de le faire, elle avait rappelé l'histoire sorcière, la persécution moldues sur ceux-ci et d'où venait la peine de mort. Ca rendait les choses plus compréhensibles, voir acceptable dans un pays, qui, encore huit ans auparavant, avait encore la peine de mort inscrite dans la loi.

James ne resta pas longtemps, il avait d'autres choses à faire, et le moment de l'exécution approchait. A l'heure dites, Ruth rejoignit ses collègues sur la tribune qui leur était réservée. Elle salua l'Intendant et le Magistère en premier, ignora glorieusement Mike qui allait sans l'ombre d'un doute se prendre l'engueulade de sa vie une fois l'évènement finit, et salua les familles des victimes de Sheppard sélectionnée pour l'évènement.

Mike prononça la sentence dans un silence de plomb qui ne fut rompu qu'une fois qu'il eut terminé et que Crow contourna Sheppard pour le faire léviter dans les airs en croix. La symbolique du geste n'échappa pas à Ruth. Elle n'était pas croyante, elle n'avait jamais compris qu'un sorcier puisse l'être, mais une partie de la famille Mulciber était croyante, si bien qu'elle était familière avec la religion. Crow était un homme éduqué, et elle supposait qu'il y avait un but derrière ce geste, mais qu'elle soit damnée si elle voyait lequel. Pour elle, c'était une complication supplémentaire, tout comme l'avait été le nouveau salut de l'Intendance à l'époque. C'était son travail, et quelque soit le but de l'Intendant, quand bien même il n'était pas évident à ses yeux ou qu'elle soit en accord avec ou non, elle n'était pas là pour le contester, mais bien pour s'assurer que sa volonté, et par extension celle du Lord était accomplie sans contestation de la part des moldues. Pendant que l'exécution,  avait lieu, elle  commençait donc déjà à réfléchir à des stratégies de communication sachant qu'elle entendrait probablement parler de Valverde dés l'évènement finit, mais les cris de Sheppard la dérangeait, lui tapant sur le système, elle ne désirait qu'une chose, c'était le voir mort. Et ce fut fait, l'Intendant tourna les talons, rentrant dans Buckingham tandis qu'autour d'eux, la vie reprenait. Elle s'apprêtait à partir quand elle vit De Saint-Clair s'approcher pour la salua, il y eut un bref moment de complicité, et c'est sans un mot qu'elle sourit à sa remarque, ils allaient en effet avoir du travail. Il tourna les talons après avoir embrassé la croix qu'il portait autour du coup, et ce qu'il devait penser ne lui échappa pas. Avec un dernier sourire, elle se dirigea vers son bureau, pas de temps pour les babillages aujourd'hui, la conquête du monde était une tâche sans fin, et ils n'auraient pas assez d'une vie pour la finir.



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MessageSujet: Re: [Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi Sam 15 Nov - 21:30

Cette dernière nuit avait été très longue pour l’ex Serdaigle. Il l’avait passé adossé à la paroi de pierres, la tête appuyée contre le mur. Ce n’était pas très confortable mais cela lui semblait mieux que l’espèce de planche qui aurait pu lui servir de matelas. Il n’avait que très peu fermé l’œil, son esprit ne pouvait s’empêcher de lui remémorer ces deux derniers jours et notamment la torture infligée par Paravell. Le traitement réservé à ses pieds était certainement le pire qu’il avait pu endurer. Lorsqu'il parvenait à trouver le sommeil, la scène de la cuve lui revenait en tête et le moment fatidique du contact avec le liquide jaune le réveillait en sursaut, des sueurs froides lui parcourant l’échine.

La petite lucarne de la geôle permettait la diffusion de la lueur du jour. John Sheppard vivait là ses derniers moments. Peu après l’aube, des vêtements propres avaient été apportés : pull à capuche gris, veste en cuir et jean. L’Intendance avait bien fait les choses en lui faisant revêtir les mêmes habits que sur l’affiche de recherche. La barbe négligée avait été ôtée dans la même optique. Rien n’était laissé au hasard. Il devait être reconnaissable et identifiable par le plus grand nombre. Un médicomage s’étaient efforcé de retirer les traces de mauvais traitement sur son visage, pas question de donner une mauvaise image de l’Intendance aux moldus néanmoins les traits du Hors la loi demeuraient tirés lui donnant quelques années supplémentaires. Les traces minimes de brûlure au niveau des poignets furent dissimulées par un nouveau lien noir, plus sobre mais tout aussi efficace. Les mains immobilisées dans le dos, officiellement pour mesure de sécurité, permettaient de cacher les doigts gauches, bleutés et brisés.

Un Hors la loi capturé était un homme mort, il ne faisait pas exception à la règle et sa notoriété lui permettait d’avoir droit à une exécution en public. Mis à genoux, Sheppard reçut la visite de celui qui lui ôterait la vie : Crow. Il aurait pu considérer comme un honneur que ce soit l’Intendant qui se charge de la besogne mais à ses yeux, ce type demeurait un larbin, celui de Scofield, celui qu’il était parvenu à marquer en lui ôtant un bras. C’était peut-être là ses grandes erreurs, celle de vivre dans le passé et ne de pas prendre en compte ses ennemis, de ne pas voir qu’ils devenaient de plus en plus puissants et importants. Il avait peu considéré Eccleston, Crow et pourtant ils étaient tous deux devenus des grands de ce monde. Au début tête baissée, le garçon finit par relever les yeux vers son adversaire dont la voix se renforçait, gagnait en puissance au fur et à mesure de son monologue. Celui qu’il avait devant lui semblait se révéler à lui, il le voyait différemment. Lincoln Crow semblait plus puissant que jamais, plus dangereux.

Le jet de mégot ne put être évité. Baissant de nouveau les yeux, la déglutition fut difficile pour le Hors la loi qui se demandait quel sort son bourreau allait lui réserver. Il lui avait ôté le bras d’un sort de découpe, il pouvait certainement s’attendre à une réplique tout aussi sanglante voir même pire. Ce n’était pas ce qu’il avait pu imaginer comme fin, il aurait préféré être touché en plein combat plutôt que de servir de distraction sanglante. A peu de choses près, le peuple sorcier allait retourner à l’époque romaine et de ses jeux où la mort était plaisante à donner et à observer.

Peu après le départ de Crow, six sorciers en grande tenue pénétrèrent dans sa geôle le remettant sur pieds tout en lui précisant qu’il était l’heure. Les minutes semblèrent défiler dans l’esprit de l’ex Serdaigle qui s’efforçait de suivre les deux membres de l’Intendance devant lui. Deux autres l’encadraient et le soutenaient au niveau de ses avant-bras car sa démarche était claudicante, le contact entre le sol et son pied gauche était réduit au minimum. Ses pieds ne se remettraient jamais du traitement de Paravell. Deux autres gardes d’élite fermaient la marche. Une pause fut instaurée devant une grande porte de bois. Les tremblements agitant les doigts du Hors la loi trahissaient la peur panique qui l’envahissait. Ses jambes semblaient ne pas plus être en mesure de le porter. Il n’y avait pas d’espoir à avoir, la fin était inéluctable, il mourrait dans les prochaines minutes. L’aiglon ne parvenait pas à demeurer immobile, ne cessant de piétiner sur place aussi bien pour soulager la douleur qui lui parcourait le pied gauche mais aussi pour tenter de calmer cette panique qui s’emparait de lui. Nerveux, Sheppard sentit l’emprise des gardes se renforçait, le dissuadant d’un dernier coup de folie. Les lourds battants des portes de bois s’ouvrirent sans un grincement. Le rythme cardiaque sembla immédiatement s’accélérer.

L’escorte se mit en route, le forçant à se mettre en marche. Des cris, des insultes, des sifflets se firent aussitôt entendre, provenant de la foule qui lui était hostile. Malgré sa cadence faible de pas, Sheppard arriva rapidement sur l’estrade, bien trop rapidement à son goût. Une pression forte s’exerça derrière ses genoux le forçant à s’agenouiller sur le bois de la scène, face à la foule rassemblée en nombre. Lui qui était un solitaire, un homme de l’ombre se retrouvait brutalement mis face à une foule et ses gens n’étaient là que pour une chose, assister à sa mise à mort. Il y avait même une tribune… Cela paraissait complétement démesuré pour le Hors la loi. Une clameur s’empara de la foule tandis que les deux autres acteurs faisaient leur entrée. Le vent glacial sur son visage lui fit lever les yeux vers le ciel nuageux de Londres à la recherche d’une quelquonque source de courage qu’il ne trouva pas. Crow et Witcher l’avaient rejoint sur l’estrade désormais pavanant dans leur plus belle tenue d’apparat, saluant la foule comme des rock star.

L’air grave, les dents serrés pour empêcher ses mâchoires de se claquer constamment l’une contre l’autre, Sheppard assistait impuissant à cette démesure de puissance, d’apparat. La tentative d’évacuation de la pression en fermant les yeux fut vainte, les tremblements du Hors la loi devaient être visibles des plus proches spectateurs. Witcher lui lut les faits qui lui étaient reprochés avant d’annoncer la sentence à haute voix. La gorge nouée, l’Aigle détourna les yeux vers celui qui serait son bourreau alias Crow, ne le lâchant pas du regard avant que celui-ci ne disparaisse dans son dos. Instinctivement Sheppard fit le dos rond, prêt à encaisser l’inéluctable. Le lien de ses poignets tomba au sol lui faisant relâcher la pression avant qu’il ne ressente une très étrange impression de légèreté qui le fit léviter dans la seconde suivante.


*Ecarte les bras, joins les jambes.. *

Cette voix forte s’insinua dans son esprit forçant ses membres à exécuter les ordres. Faible et hors de lui, Sheppard était incapable de s’y opposer. Il ne cherchait pas à résister, cédant complétement à la panique. Le retrait de son haut dévoila les mouvements très rapides de sa poitrine mais aussi un corps marqué par des années de lutte et de mauvais traitement. La cicatrice la plus ignoble était implantée sur son flanc et avait été infligé par un maléfice de vide-entrailles par son rival de toujours, James Eccleston. Un jet de lumière fusa de la baguette de Crow le touchant de plein fouet. Des poignards semblaient s’être enfoncés dans sa chair lui coupant le souffle et l’empêchant d’émettre le moindre son. Ses traits étaient tirés par la douleur qui le parcourait. Cela dura quelques instants avant qu’une profonde entaille ne fit son apparition sur son torse faisant gicler le sang du prisonnier tout en le faisant hurler de douleur. Suivi aussitôt par une deuxième lacération puis une autre et encore une autre…. Cela ne s’arrêtaient plus, les plaies s’entrecroisaient laissaient des zones béantes, immondes. Elles semblaient tracées de l’intérieur par un poignard déchirant tout ce qui pouvait se trouver en dessous : peau, vaisseaux, os, tissus. Rien n’était épargné.

En quelques secondes, le torse du Hors la loi n’avait plus rien d’humain et s’était transformé en une œuvre sanglante, témoin de la barbarie de Crow. La tête penchée négligemment, quelques gouttes de sang avaient giclé sur le visage du Serdaigle contrastant fortement avec son teint livide. De ses lèvres s’échappaient un cri plaintif continu mais qui perdit en intensité pour n’être qu’un vague gémissement. Un surplus de sang s’écoulait de sa bouche témoignant de plaies internes tout aussi importantes.

La douleur avait pris le dessus sur l’esprit envoyant Sheppard dans un autre monde. Le seul son qui lui parvenait était un bourdonnement constant tandis que son regard était vague, fixant l’ancienne position de l’Intendant. Les mouvements anarchiques de sa poitrine, s’ils étaient encore visibles sous le liquide poisseux, témoignaient d’une recherche de souffle qui semblait des plus laborieuses voir impossible. Un nouveau reflux sanguin eut lieu le faisant cracher son fluide vital, le Hors la loi était véritablement en train de se vider de son sang. Le temps semblait s’être arrêté pour lui…
Quelque chose de vert attira vaguement son attention avant de le toucher. L’instant d’après, John Sheppard n’était plus, relâchant son dernier souffle. Le corps chuta lourdement sur le bois de l’estrade. L’homme gisait dans une mare de sang, son propre sang qui continuait de s’écouler de ses plaies. Ses yeux bleus étaient toujours entrouverts mais il n’y avait plus d’étincelle, il l’avait perdu depuis sa capture…

Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça…

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MessageSujet: Re: [Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi Lun 24 Nov - 15:25

Si assister à une exécution n’avait jamais été la tasse de thé d’Eileen, elle s’était toujours forcée à assister à ce genre de chose quand elle le pouvait. Ce n’était pas tellement par un plaisir masochiste de se faire souffrir mentalement en assistant à un tel spectacle plutôt que par une fin bien autre, consistant surtout en une visibilité de sa personne dans la plupart des évènements organisés par l’Intendance tout simplement parce qu’entrer dans le gouvernement constituait probablement son principal objectif derrière se faire accepter par son père mais elle n’était pas stupide et savait déjà qu’elle travaillerait au Ministère ou à l’Intendance bien avant qu’elle accomplisse son objectif premier, mais elle ne se faisait pas de soucis, elle était très patiente et de toute manière faire une brillante carrière n’était pour l’instant pour elle qu’un moyen d’atteindre son autre objectif, elle n’avait pas d’autre aspiration dans la vie, tellement que ça en devenait triste. Maintenant elle avait vaguement réalisé qu’elle avait probablement un autre intérêt dans la vie : développer sa magie, pour elle-même cette fois, pour changer et elle commençait à se rendre compte qu’elle avait peut-être prêté bien peu d’attention a des matières comme la botanique alors que maintenant quand elle y pense elle leur trouve pas mal d’attraits.
Enfin s’il y avait bien une chose dont elle était sure c’était qu’elle n’était absolument pas heureuse d’être ici, même si elle affichait absolument tout le contraire. Elle trouvait ces pratiques barbares, il fallait dire qu’elle n’avait jamais été attirée par la torture ou même simplement la violence.

Elle avait quitté Poudlard tôt ce matin avait d’autres élèves et des gens pour les surveiller et les encadrer, ils voulaient être surs que personne de l’école n’arrive en retard. Ils ne mirent pas longtemps à arriver devant Buckingham Palace et Eileen eut l’occasion de voir le bâtiment sous un autre angle, la seule fois qu’elle était venue ici elle n’avait vu que l’intérieur. La voilà, maintenant, au milieu de la foule, attendant patiemment qu’on exécute un résistant, une figure du camp adverse.
Le officiels commencèrent à entrer en scène, elle ne vit pas son cousin, elle ne pensait pas qu’il pouvait se permettre de rater un tel évènement, elle ne savait pas qu’il était simplement en retard et a vrai dire, au bout de quelques minutes, quand Sheppard fut trainé devant eux, elle arrêta d’y penser et observa le résistant un moment, il ne paraissait pas si dangereux une fois arrêté et immobilisé. Mais elle se doutait que ce n’était qu’une fausse impression, elle n’aurait pas fait la fière si elle était tombée sur lui dans la nature, ceci dit elle espérait avec pas mal de naïveté qu’il ne l’aurait pas blessée parce qu’elle n’était qu’une enfant mais on devait s’attendre à tout avec ces gens-là.

Un discours résonna, c’était l’Intendant Crow qui venait de prendre la parole, mais Eileen ne l’écoutait pas, elle préférait se concentrer sur autre chose en attendant que tout cela soit terminé et qu’elle puisse enfin rentrer à Poudlard et retrouver son dortoir et son si confortable lit à baldaquin, elle en avait déjà marre d’être debout.

Mais peut-être aurait-elle du fixer autre chose que le corps de Sheppard, peut-être oui, ça aurait été une bonne idée, mais là …

*Mais quelle bouse de scroutt !*

C’est mot pour mot ce qui lui vint à l’esprit avec « Il n’a pas osé ? ». Mais si, il avait osé, Sheppard venait de s’élever dans les airs, comme crucifié, Eileen trouvait ca de mauvais gout et franchement révoltant mis c’était avant tout parce qu’elle était croyante, tout le monde l’était dans sa famille, enfin sauf son père, mais c’était une autre histoire. Elle ne le jugea que là-dessus et elle regretta instantanément de ne pas avoir écouté son discours peut-être y avait-il glissé des choses violentes à propos de la religion, on ne sait jamais. Elle était en colère et le devenait encore plus quand elle voyait la réaction positive de la foule autour d’elle Etait-elle la seule à considérer que ce qu’il venait de faire était purement et simplement un blasphème en plus d’être ultra-violent ?
Probablement.

Elle commença à se dire qu’elle était contente que son cousin ne soit pas venu mais elle ne savait pas qu’il était lui aussi dans la foule, elle ne s’était pas encore retournée pour voir le demi-géant et d’ailleurs lorsqu’elle tourna les talons il n’était plus là, elle marcha sans s’arrêter pour rejoindre le groupe d’élèves se formant déjà non loin, elle y retrouva Regina qu’elle avait réussi à semer mais qui avait un sourire con aux lèvres, elle aurait presque voulu la frapper.


C’était bien non ? J’ai trouvé ça très réussi, pas toi ? »

Eileen du réprimer un ricanement par politesse mais pour une fois elle ne voulait pas faire semblant. Elle secoua négativement la tête devant l’expression médusée de l’Asiatique.
Non elle n’avait pas apprécié, elle n’avait pas trouvé ça bien et ne comptait pas s’expliquer, c’est pourquoi elle lui faussa compagnie une deuxième fois, elle savait que des questions viendraient et que même si elle y répondait d’autres encore s’y ajouteraient et on n’en finirait jamais. Or tout ce que voulait la Serpentard était d’aller se mettre en position fœtale dans son lit pour dormir un peu, pas risquer d’annoncer qu’elle n’aimait ni les mange morts, ni la magie noire, ni Voldemort.
Elle avait cherché Jeremias du regard, il était là-bas, inaccessible, elle lui avait lancé un sourire avant de partir, dommage qu’elle ne puisse pas aller le voir, elle était certaine qu’elle se serait sentie bien mieux ensuite.
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[Evénement] Et ainsi périront tous ceux qui ont trahi

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