POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria

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MessageSujet: Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria Mar 11 Nov - 23:27


Voilà deux mois que Zoé était de retour à Poudlard, et elle ne s'y faisait toujours pas. Comme bien d'autres sorciers avant elle, l'ancienne militaire avait passé la fin de son enfance, et son adolescence dans le vieux château de Poudlard. L'édifice était impressionnant, il avait été là avant elle, et il le resterait surement. Il semblait immortel et intemporel, parce qu'elle en était sûre, si le château n'était pas vivant au sens propre du terme, celui-ci imprégné de magie avait une volonté et une existence propre. Elle le ressentait dans ses os, et à Poudlard, sa magie lui semblait renforcée, non le château n'était pas comme les autres.  De son temps, Poudlard n'était pas obligatoire. Il était considéré comme parfaitement normal qu'un sorcier décide que ses enfants n'avaient pas besoin de l'enseignement bourbiste dispensé par Dumbledore et sa clique et décide que celui-ci devait être envoyé dans une autre école, Dumstrang par exemple, ou simplement être éduquer chez lui, avec des tuteurs privés. Ca n'avait pas été son cas. Si ses parents n'étaient pas bourbistes, ils n'étaient pas pour autant impliqué dans la politique. C'était ce qu'on appelait des "petites gens", et bien qu'ils aient leurs convictions, tant qu'ils pouvaient vivre en paix, leurs enfants et petits enfants avec eux, ils étaient heureux et se souciait peu de ce que le gouvernement pouvait bien faire. Le citoyen est égoïste et tant qu'on ne touche pas à sa tranquillité, celui-ci n'éprouve pas le besoin de se mêler des affaires d'état, quel bien en retireraient-ils ?

Quant à elle, elle avait voulu devenir plus qu'une simple citoyenne. Son troisième œil faisait tout de même d'elle quelqu'un à part, qu'elle le veuille ou non. Ironiquement, tant de gens auraient voulu avoir son don, et c'était elle, qui l'avait toujours vu comme un fardeau qui l'avait obtenu. Elle s'était engagée dans l'armée, bien décidée à ne pas devenir une "madame Irma", tout juste bonne à dire la bonne aventure à ses dames venant consulter les charlatans de l'allée des embrumes. Après l'armée, que faire, à 53 ans, la sorcière s'estimait encore jeune, elle vivrait probablement encore la même somme d'année si elle n'était pas tuée au combat. Poudlard s'était offert à elle, et une nouvelle page du livre était à écrire.

Désormais, elle avait donc le titre de Zoé Peterson ancien Capitaine de l'armée magique de l'Intendance, mais également Professeur de Divination, et Directrice de la maison Poufsouffle, son ancienne maison lorsqu'elle était à Poudlard. Il fallait un certain temps pour s'habituer à l'école, son fonctionnement, sa discipline. Beaucoup de professeur avait démissionné l'an passé, trouvant l'Inquisiteur, et les deux Inquisitrices trop durs à vivre. Si on exceptait Platt, ils étaient des mangemorts, pas exactement des soldats puisqu'ils faisaient partie de l'ancienne génération, mais des gens qui avaient l'habitude qu'on suive leurs ordres sans discuter. Pour Zoé, c'était simple. L'Inquisitrice Lestrange n'était pas la femme la plus facile au monde. Puissante, parfois instable dans ses réactions, elle avait l'habitude d'être écoutée, et certainement pas d'être contrariée, mais pour la directrice des Poufsouffle, ça ne changeait rien. A l'armée, on apprend à suivre les ordres, à obéir, et à ne pas contester ce que vous dit votre supérieur. Bellatrix Lestrange n'était qu'un supérieur comme un autre, et elle suivrait ses instructions à la lettre. Par contre, même elle se rendait compte qu'on ne pouvait pas gérer des élèves comme on gérait des adultes, et encore moins des soldats. Zoé, malgré ses trente années d'armée, était une femme, ce qui la rendait plus subtile que ses deux collègues, et elle se demandait comment Thaddeus et Alexander géraient leurs propres élèves. Alex plaisait aux jeunes demoiselles, il était le plus jeune d'eux trois, et les filles étaient en général charmée par son sourire et ses airs sympathique. Thaddeus, c'était une autre histoire. Si une solide amitié les unissait tout les trois, elle connaissait tout de même les défauts de ses frères d'armes. Et Thaddeus n'était certainement pas quelqu'un de diplomate. Elle n'osait pas imaginer ce que donnaient les entretiens avec ses élèves. Quoiqu'il en soit, ce n'était pas ses affaires, et elle avait, aujourd'hui, ses propres élèves à voir. Les Poufsouffle souvent considérés comme les occupants de la maison la moins importante de Poudlard avait été très négligé par leur précédent directeur de maison. Elle entendait bien assumer ses responsabilités, et être présente. Voir même pédagogue si elle le pouvait. Zoé avait donc demandé les dossiers des élèves, et trié ceux qui lui semblait un peu particulier, et les élèves standards. Parmi eux, la petite Kimeria MacFusty. Plus si petite que ça puisque l'adolescente entamait sa sixième année à Poudlard, mais aux yeux de Zoé, tous ses élèves lui semblaient si jeunes. Il ne fallait pas sous-estimer pour autant la force de la jeunesse, ni leur conviction, mais en comparaison, elle ne pouvait s'empêcher de sourire.

Que savait-elle de la petite MacFusty ? Elle fouilla et ouvrit le dossier concernant l’enfant. Chaque élève arrivant à Poudlard avait un dossier qui regroupait tout ce que l’on savait sur lui, de ses notes en cours à des informations plus personnelles concernant la famille.
Kimeria Hermina MacFusty, souvent dites Kimmy ou Kimmie, âgée de bientôt seize ans.  Le blason de sa famille était « Seek & Protect » en référence aux dragons dont ils s’occupaient. D’après les documents, son clan était en charge des Noirs des Hébrides, et il ne faisait aucun doute d’après les rapports de ses professeurs que l’enfant était fascinée par ses créatures. On la disait loyale, assez timide, et rêveuse. Très discrète, il était rare qu’elle intervienne en cours, mais tout le monde s’accordait à dire que l’enfant avait un bon fond, et qu’elle ferrait probablement une sorcière convenable si elle parvenait à surmonter sa timidité.  

Pourquoi la convoquer alors ? Une tâche sur son dossier. Abandon de la Magie Noire en sixième année, alors que Bellatrix Lestrange en faisait une des matières les plus importante de l'école. Elle était la seule Poufsouffle à avoir abandonné l'option, et son collègue Atticus Grey, sous-directeur de Poudlard et Directeur des Gryffondor, n'avait pas manqué de lui faire remarquer. Elle n'avait donc pas manqué de faire appeler l'adolescente dans son bureau pour une entrevue. Elle l'avait convoquée un mercredi, après le dîner. En Novembre, les nuits tombaient tôt sur l'Ecosse, et dans la haute tour de divination, on pouvait déjà voir la lune et les étoiles. C'était un spectacle dont Zoé ne s'était jamais lassée. A l'heure dites, elle entendit que l'on toquait à la porte de son bureau. Assise dans un fauteuil de cuir noir, elle se contenta de dire :

"Entrer"

Se levant de son fauteuil lorsque l'adolescente entra, c'est avec un sourire aimable que l'austère professeur de divination l'accueillit. Elle portait pour l'occasion une robe noire avec sur la manche droite, deux brodures élégante jaune foncé rappelant les couleurs de sa maison, mais c'était tout, elle portait peu, voir pas de bijoux, et ses longs cheveux gris et blanc était impeccablement coiffé. Tout en elle respirait l'ancienne militaire qu'elle avait été, que ça soit dans ses tenues, ou sa façon de parler. Néanmoins, elle tenait à mettre l'adolescente à l'aise, en particulier si celle-ci devait parler. Le bureau lui, était sombre, chaud, et accueillant, bien loin de la salle de classe de divination, et créait un contraste agréable. Désignant un des trois sièges noirs de la pièce qui entourait une table basse en bois de sapin près du feu, elle l'invita à s'assoir.

"Assied toi je t'en prie Kimeria. Tu prendras du thé ?"

Posant un petit bocal transparent remplie de cookies aux citrouilles, elle dit :

"Tiens, il y a des cookies, sert toi si tu veux."

Elle fit aller sa baguette, et la théière se mit à chauffer tandis qu'elle même prenait place dans le fauteuil en face de l'adolescente :

"Eh bien Kimeria, sais-tu pourquoi je t'ai fais venir ?"
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Kimeria MacFusty Origins


MessageSujet: Re: Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria Jeu 13 Nov - 23:24

Un faux pas, un seul, et tout Poudlard se mettait en effervescence pour rien. Enfin pour rien, tout dépendait du rien en question. Kimeria avait vu les pires aspects de l'école, du moins le pensait elle, mais vivre dans la crainte d'être tabassée à mort, ou torturée pour être différente, elle avait assez donné. Elle plaignait la pauvre victime qui l'avait remplacé sans pour autant l'aider, non pas par manque de convictions mais de moyens. C'était vrai, elle n'était rien elle, la fille de personne, elle n'avait rien de géniale, elle était simplement une gamine normale, avec une vie normale. Une fille de rien, voilà ce qu'elle était.
Mais de ce rien naissait beaucoup de choses, notamment des amitiés, dont celle avec Eileen, si précieuse, si unique, elle était la source de bien des réconforts et espérances de la petite Poufsouffle.
Ah Poufsouffle, la maison des parias disait on, la maison des rebuts, de ceux dont personne ne veut, et c'était peut être vrai après tout. Kimeria ne se sentait pas vraiment proche de sa maison, elle aimait bien ce blaireau sur sa poitrine, elle aimait sa salle commune, son dortoir, mais de là à y accorder une importance capitale, ça n'était pas son style. Elle avait peu d'amis, trop peu peut être, pour pouvoir vraiment apprécier à juste titre sa maison. Il y avait Maï, mais elle avait rapidement su se constituer une sphère factice, remplie d'hypocrites et de garçons simplement intéressés, à l'inverse d'Eileen. Encore et toujours Eileen, elle avait tant de qualités qu'elle en semblait presque parfaite, divine, elle était tout ce qu'il fallait être. Et elle, petit Kimeria MacFusty, qu'était elle ?

Elle n'avait pas décroché un mot du souper, trop occupé à tortiller nerveusement le bout de papier qu'elle avait entre les mains. Ça aurait pu être anodin si cela n'avait pas été une convocation tardive de sa directrice de maison. Pourquoi cherchait on à la voir elle ? Elle n'avait jamais été hors du cadre depuis le début de l'année, enfin pas vraiment, en tout cas ça n'avait pas été excessif.
Elle gardait à l'esprit son manque d'assurance au cours du professeur Gamp, peut être était ce pour ça qu'on la faisait venir ? Pour discuter du fait qu'elle n'arrivait pas à vaincre sa timidité ? Ou alors pas correctement, car elle s'était forcée à participer pendant le cours de divination, tout comme en étude des nuisibles, mais lorsque le professeur se faisait trop imposant, elle n'arrivait pas à avancer plus.
Alors oui elle appréhendait un peu le pourquoi de cette convocation. La dernière fois, cela avait été l'an dernier avec le professeur Worell pour parler de son inaptitude à vivre avec les autres et des inquiétudes de sa famille, elle espérait que cela n'avait pas été le cas, d'autant plus qu'elle avait invité Eileen à la maison durant l'été. Tout se bousculait dans sa tête, à tel point qu'elle n'avait pas avalé grand chose, juste assez pour ne pas avoir faim en se couchant, du moins elle le pensait. Enfermée dans sa bulle, elle constata que personne ne lui parlait à la table de la maison.

Remuant les idées dans tous les sens, elle ne pensa pas que cela avait quelque chose à voir avec les cours, elle avait toujours été là, présente, ne donnant pas toujours son maximum mais suffisamment pour être dans la moyenne de classe, voir un peu au dessus. Elle ignorait tout de ce qu'on savait sur elle. Et pourtant …
Son dossier pouvait paraître presque impeccable, rien à redire, ou presque. Mais si on cherchait bien, on pouvait trouver la petite bête, des papiers pouvaient dire tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi. Alors oui, elle n'était pas parfaite, elle avait des notes moyennes ou correctes, et elle étudiait ce qui lui plaisait, pensant que c'était qu'il y avait de mieux pour elle. D'où l'abandon de deux matières pour les Aspics : Politique internationale et Magie noire. Les deux matières piliers de l'actuelle système à Poudlard, elle les avait laissé tombé, purement et simplement en n'ayant pas la Buse associée. Elle détestait ces deux cours, elle n'était pas du genre à torturer des gens, ni à s'intéresser à la politique, trop gamine pour le comprendre ou simplement décalée du système actuel ? Une marginale en naissance peut être, mais son clan ne l'était il pas ? Reclus au fin fond du trou du cul de l'écosse à surveiller des dragons pour éviter que tout le monde ne les subisse. Elle n'avait pas besoin de politique ni de magie noire pour vivre, voilà qui était sa façon de penser.
Et pourtant elle ne nota pas cela, focalisée sur le cours du professeur Gamp, allez savoir pourquoi.

L'heure approchait, la gamine scrutait frénétiquement la table des professeurs, n'y voyant pas celle qu'elle devait voir d'ici quelques minutes tout au plus. Afin de ne pas être en retard, elle décida de partir un peu en avance, se levant de la table sous le regard surpris des autres élèves de sa classe.

« Hey, tu vas où Kimmy ?»

Se tournant vers son 'amie' Maï, elle lui répondit après un haussement d'épaule et en montrant le rouleau de parchemin dans sa main droite.

« Je suis convoquée par le professeur Peterson, je dois aller la voir.»

On se regarda parmi les présents.

« Rien de grave j'espère. Bon courage à toi.»

Forçant un sourire rassuré, la miss leur répondit avant de tourner les talons.

« Merci.»

Seule, elle passa les portes de la grande salle, prenant ensuite les escaliers. Ils étaient étonnamment plus longs que d'habitude, quelque chose lui intimait de ne pas accélérer le pas, de prendre son temps, mais elle n'y arrivait pas, le stress était là. Continuant de tordre son parchemin, elle se remémora avec un sourire les paroles de l'ancien directeur de Poufsouffle.
« Laissez donc ce pauvre parchemin, il pourrait vous être utile pour retourner à votre dortoir, et il n’y ai pour rien dans votre calvaire. »
C'était vrai qu'il avait le don de mettre à l'aise, c'était une personne bien, dommage qu'il avait quitté son poste, le pourquoi n'avait pas été précisé. La tour de divination était loin, très loin de la salle commune de Poufsouffle, un peu trop au goût de Kimeria d'ailleurs.
Alors elle grimpa, encore et encore, jusqu'à arriver devant le bureau. Là, elle hésita, pourquoi ? Difficile à dire. Son regard se posa sur la lune que l'on voyait dans le ciel écossais, cette aperçue depuis une fenêtre, comme une promesse d'espoir, comme quand elle était aux Hébrides, son chez elle. Elle eut un sourire et parut comme rassurée l'espace d'un instant, suffisamment longtemps pour ensuite toquer à la porte devant elle. La réponse ne tarda pas, on lui permit d'entrer, chose qu'elle fit.
Une fois le seuil franchi, la demoiselle salua sa directrice de maison, non sans paraître nerveuse au passage.

« Bonsoir professeur ...»

Le sourire du professeur Peterson la rassura à moitié. Certes, elle avait l'air moins strict qu'en cours, mais il y avait ce petit quelque chose de naturel qui faisait ressortir ce coté stressant chez elle. Ça n'avait rien à voir avec sa tenue, c'était plutôt une chose qu'elle portait sur elle, comme une aura, peut être à cause de ses cheveux blancs ? Oh ça ne devait pas être ça, Kimeria avait presque la même couleur de cheveux, à une nuance de blond près, mais il y avait ce petit quelque chose de pas forcément facile à cerner chez sa responsable.
Tout en lui désignant un fauteuil devant la cheminée, Zoé lui demanda :

"Assied toi je t'en prie Kimeria. Tu prendras du thé ?"

Se dirigeant vers un fauteuil, la demoiselle fixa un moment l'endroit sans rien dire, c'était de loin plus agréable que la salle de cours, c'était plus personnel, moins ordonné, plus naturel en somme. Alors que la gamine approchait du fauteuil le plus à gauche, ne souhaitant surtout pas prendre celui du milieu, elle se retourna pour répondre au professeur.

« Non merci ...»

Sa réponse traduisait une certaine surprise, c'était bien la première fois qu'on lui proposait du thé, surtout de la part d'un professeur, elle ne savait pas trop comment prendre la chose, aussi elle se contentait de refuser le plus poliment possible, dans son soucis habituel de ne pas faire de vagues.
S'asseyant dans le fauteuil, sans pour autant vraiment se caler au fond et confortablement dans ce dernier, la miss ne s'attendit pas à ce qu'on lui amène en plus de ça quelques cookies, c'était à se demander si on ne lui tendait pas un piège. Oh elle n'y pensa pas, mais si c'était un des deux autres militaires professeurs qui avait entamé la même démarche, elle aurait pu penser qu'on avait glissé un poison ou du véritasérum dans les friandises et la boisson pour lui arracher elle ne savait trop quelles informations.

"Tiens, il y a des cookies, sers toi si tu veux."

Ne sachant pas trop comment réagir, elle esquissa un sourire discret avant de retenir sa réponse. L'autre semblait tout faire pour la mettre à l'aise, mais Kimeria ne parvenait pas à franchir la barrière élève-professeur et à complètement se détendre en présence de ces derniers.
Elle fut rapidement rejointe par le professeur Peterson qui s'installa dans le fauteuil en face d'elle. Et c'était là qu'on voyait le caractère timide de la Poufsouffle, instantanément elle baissa les yeux, non sans un sourire discret qui se voulait là comme une façade, mais on voyait bien qu'elle était nerveuse, principalement parce qu'elle avait joint ces mains et commençait à jouer nerveusement avec, doucement, tranquillement, mais le signe ne trompait. La question qui suivit ne la rassura pas vraiment non plus.

"Eh bien Kimeria, sais-tu pourquoi je t'ai fait venir ?"

Cette question était tout ce qu'il y avait de plus anxiogène au monde. C'était comme si on lui demandait si elle connaissait la finalité de ce pourquoi elle était venue, chose qui n'avait aucun sens puisque si on l'avait fait venir c'était précisément qu'elle était supposée ne pas le savoir.
Relevant la tête pour répondre, par politesse encore une fois, elle s'efforçait de respecter le plus possible cette règle difficile, elle regarda son interlocutrice pour répondre, non sans un temps de réflexion qui lui servit simplement à se convaincre que la regarder n'était pas irrespectueux, bien au contraire.

« Non professeur ...»

C'était presque dit avec honte puisqu'elle cligna ensuite des yeux avant de baisser le regard, ne parvenant pas à chasser ce sourire nerveux de son visage. Il y avait tant de raisons et si peu pour qu'elle se retrouve là, c'était presque anodin, alors préférait l'ignorance à la supposition incorrecte. Gamp l'aurait probablement insulté pour ce nouvel échec face à sa timidité, mais elle était ainsi, elle travaillait sur elle même, mais les résultats se faisaient encore désirer.
Afin de ne pas sombrer dans des élucubrations plus ou moins glauques, elle se souvint de l'entretien qu'elle avait eu avec le professeur Worell, histoire de se détendre, de se dire que tout allait bien se passer … il n'y avait pas de raisons que cela se passe autrement que bien ...
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MessageSujet: Re: Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria Dim 16 Nov - 13:22

Qu'est-ce qui faisait un bon professeur ? Et mieux, Qu'est-ce qui faisait une bonne directrice de Maison ? Il fallait bien admettre que Zoé n'en avait aucune idée. Les professeurs, à l'ère d'aujourd'hui, n'étaient pas choisis pour leur talent de pédagogue, loin de là. Ils étaient choisis pour leur talent, la façon dont ils connaissaient leur sujet, mais aussi celle dont ils savaient faire appliquer la discipline. Madne et Grey étaient des anciens professeurs d'Université qui pensaient surement que leurs étudiants seraient moins bêtes si on leur enseignait correctement les matières qu'on étudiait à l'Université à Poudlard, ils étaient également des chercheurs chevronnés, et on ne doutait plus de leur maîtrise du sujet. Ils y avaient les autres comme Todd, Bryarson et elle-même, issus de l'armée. Ils n'avaient fais que ça, ou presque, toute leur vie. Ils connaissaient leur sujet, mais surtout, ils savaient appliquer la discipline, et après tout si les élèves de Poudlard n'étaient que des élèves, ils étaient également aussi amenés à devenir des soldats du purisme. Elle était un cas un peu à part, avant d'entrer dans l'armée, elle avait fait l'Université Magique de Dublin, chose que Tood n'avait certainement pas fais. Même avec toute l'amitié qu'elle éprouvait pour lui, il fallait admettre que s'il faisait un très bon soldat, et probablement un bon enseignement "d'Entrainement Militaire", il n'aurait jamais été capable de s'en sortir à l'Université, et c'était à se demander comment il avait fais à Poudlard. Enseigner était une chose, amener les élèves là où ils voulaient les amener sans les briser était une autre. Zoé se demandait dans quelle mesure elle arriverait à accomplir sa tâche. Après tout, l'échec n'était pas une option, ça ne l'avait jamais été, voilà pourquoi au bout de trente ans de métier, elle était toujours vivante.

Tout en s'asseyant dans le fauteuil en face de Kimeria, tandis que l'eau pour le thé chauffait, elle regardait l'adolescente. Elle avait déjà pu le constater à son cours, mais nul doute qu'elle était extrêmement timide. Pas besoin d'être voyante pour le dire. Il suffisait de voir son regard baissé et fuyant, le fait qu'elle joignait ses mains traduisaient à la fois un besoin de protection, d'établir une barrière, mais aussi probablement un refus inconscient de communiquer. Elle jouait avec, doucement, discrètement, mais ça témoignait également de sa nervosité. Personne n'aime être convoqué chez son directeur de maison, ça rendait les élèves les moins assurés, nerveux.

La tâche de Zoé, ici, était de la détendre. C'était dans cette optique qu'elle lui avait proposé du thé, et c'est avec une certaine surprise qu'elle vit son offre refusé. Si elle ne se trompait pas, et elle se trompait rarement, l'enfant avait probablement vu ça comme une marque de politesse que de refuser, ou peut-être l'avait-elle fait dans l'optique de ne pas déranger, et de ne pas s'imposer. Ironiquement, ça provoquait l'effet inverse. Elle le lui fit savoir :

"Je suis surprise, ce n'est pas commun de refuser ce qu'un supérieur daigne vous offrir. Et ce n'est pas commun de me surprendre."

Blasée comme elle l'était. Il restait difficile de surprendre Zoé. La vie ne la surprennait pas outre mesure, et c'était pour évité d'être encore plus blasée qu'elle ne l'était à l'origine qu'elle ne faisait pas de prédiction. C'était la raison officielle du moins. En réalité, l'amour du Professeur Peterson pour la matière qu'elle enseignait était très limité. Elle estimait que le futur devait rester inconnus, et que des prédictions et prophéties ne sortaient rien de bon. Néanmoins, parce qu'elle croyait au purisme, et parce qu'elle pensait que chaque sorciers devaient servir au mieux de ses compétences sa patrie pour la survie de la sorcellerie, elle avait accepté de mettre son don au service de l'Intendance, de la manière qui conviendrait à celle-ci.

"Ca relève souvent de l'audace. Je ne te pensais pas audacieuse, l'es-tu ? Peut-être cet entretien te serra-t-il utile, voici la première chose à en retenir. On ne refuse jamais ce qu'un plus haut gradé te fait l'honneur de t'offrir. Il faut toujours peser le pour et le contre. Un simple thé, ou un biscuit, ne se refuse pas, c'est presque impoli de le faire, comme un défi. Or tu ne me défie pas Kimeria, tu veux juste être polie j'imagine ? Les petites faveurs de ce genre s’acceptent toujours, que l'on ait envie de thé ou non par ailleurs. Je n'aime pas le café, et pourtant, j'en ai bu à chaque fois qu'un supérieur m'en offrait un. Maintenant, si on te dit de te jeter d'un pont, tu n'acceptes pas sans savoir si tu auras ta baguette pour t'aider à amortir ta chute bien entendu, mais tu n'es pas stupide. Non, tout tes professeurs sont formels, tu es trop timide, mais certainement pas stupide."

Zoé n'était pas quelqu'un de spécialement bavard, mais elle prenait ses tâches à cœur. Kimeria MacFusty était une tâche. L'adolescente était trop timide pour faire un bon soldat, ça ne voulait pas dire qu'elle n'était pas une bonne puriste pour autant. Et pourtant, elle avait abandonné une matière qu'elle n'aurait pas du abandonné. Les élèves les plus bourbistes s'opposaient généralement à la Magie Noire. C'était pour ça qu'on surveillait de près ceux qui l’abandonnaient. Une mesure de prévention, pour le moment. L'adolescente ne semblait d'ailleurs pas le comprendre, comme elle s'y attendait, elle n'avait aucune idée du motif de sa convocation, et Zoé ne l'avait tout simplement précisé dans la lettre qu'elle avait envoyée. Elle ne répondit pas tout de suite. Un silence s'installa, jusqu'à ce que l'eau siffle, indiquant qu'elle était assez chaude pour le thé. Zoé se leva et récupéra sa théière tout en ouvrant l'armoire ou se trouvait ses thés. Violette, oui, ça serrait très bien. Elle se servit et revient s'assoir sa tasse de thé en main. Toujours très droite sur son sujet, elle ne se laissait jamais aller dans le dossier de celui-ci. Elle but une gorgée, et reposa sa tasse sur la petite table basse.

"Tu ne sais pas pourquoi je t'ai convoquée. Humm, je m'en doutais. La raison est très simple, ça concerne ton programme scolaire de cette année. Le sous-directeur Grey m'a dit que tu avais abandonné Magie Noire. Savais-tu que tu es la seule élève de cette année en Poufsouffle à l'avoir fait. Si tu m'expliquais pourquoi ?"

De nouveau, elle prit sa tasse et la porta tranquillement à ses lèvres. Zoé n'était pas oppressante, mais peut-être la jeune fille en jugeait-elle autrement.
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MessageSujet: Re: Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria Lun 17 Nov - 0:15

Et comme si cela n'avait pas suffit à la mettre mal à l'aise, en bonne militaire qu'elle était, le professeur Peterson ne se priva pas d'une remarque acerbe, ou tout du moins peu engageante.

"Je suis surprise, ce n'est pas commun de refuser ce qu'un supérieur daigne vous offrir. Et ce n'est pas commun de me surprendre."

En bien ou en mal ? À cet instant, la petite Kimeria imagina le pire, ne sachant pas si cela était une bonne chose ou non de surprendre quelqu'un qui n'en avait plus l'habitude. Naturellement, elle aurait eu tendance à penser que oui, son naturel enfantin prenant rapidement le dessus, mais là, dans ce cadre, dans ce contexte, à cet instant précis, elle s'attendit à pire, vraiment pire.
Elle ne s'était pas montrée impolie ? Elle avait respecté son professeur, c'était juste qu'elle n'aimait pas le thé et qu'elle venait tout juste de manger, d'un point de vue purement logique, elle semblait en droit de refuser, tout du moins elle ne voyait pas d'insultes ou encore le mal que cela pouvait signifier pour quelqu'un d'autre. Et puis elle fut assaillie d'un doute … était ce bien ce qu'elle comprenait ? Difficile pour elle de tout comprendre, de tout saisir, elle aimait tellement sa petite liberté qu'elle oubliait parfois qu'elle ne pouvait pas faire ce qu'elle voulait à Poudlard, surtout pas à Poudlard en vérité.
Mais surprendre un professeur de divination, était ce vraiment quelque chose de logique ? Dans l'absolu, si elle ne contrôlait pas totalement son don, ou si elle le bridait, Kimeria pensait que cela était possible, mais la tournure de la phrase laissait à penser qu'il s'agissait bien d'une surprise.

"Ca relève souvent de l'audace. Je ne te pensais pas audacieuse, l'es-tu ?"

Euh … bonne question. Kimeria MacFusty était elle audacieuse ? Dans l'absolu, oui et non. Lorsqu'elle était chez elle, dans les Hébrides, oui elle l'était, bien plus tête brûlée qu'elle ne pouvait le paraître, elle se sentait pousser des ailes et allait somme toute assez loin dans ce qu'elle faisait. Vrai, qui osait approcher un dragon pour jouer avec ? Qui envisageait de les dompter ? Personne à par elle visiblement. Mais à Poudlard, elle était une toute autre personne, discrète, effacée, presque invisible, presque parce qu'elle était ici pour une raison bien précise.
Alors qu'elle allait répondre qu'elle ne savait pas, la directrice de Poufsouffle reprit calmement.

"Peut-être cet entretien te serra-t-il utile, voici la première chose à en retenir. On ne refuse jamais ce qu'un plus haut gradé te fait l'honneur de t'offrir. Il faut toujours peser le pour et le contre. Un simple thé, ou un biscuit, ne se refuse pas, c'est presque impoli de le faire, comme un défi. Or tu ne me défie pas Kimeria, tu veux juste être polie j'imagine ?"

Ne comprenant pas vraiment la finalité du raisonnement, elle hocha positivement la tête plusieurs fois.

"Les petites faveurs de ce genre s’acceptent toujours, que l'on ait envie de thé ou non par ailleurs. Je n'aime pas le café, et pourtant, j'en ai bu à chaque fois qu'un supérieur m'en offrait un. Maintenant, si on te dit de te jeter d'un pont, tu n'acceptes pas sans savoir si tu auras ta baguette pour t'aider à amortir ta chute bien entendu, mais tu n'es pas stupide. Non, tout tes professeurs sont formels, tu es trop timide, mais certainement pas stupide."

L'horrible silence qui suivit ne saurait rassurer la timide Poufsouffle. Ce début d'entretien était vraiment déstabilisant pour elle, elle avait besoin d'être mise en confiance et c'était tout l'inverse qui se produisait. Que se passait il lorsqu'on boutait un timide hors de sa zone de confiance ? Et bien il se repliait encore plus sur lui même, jusqu'à ne plus pouvoir communiquer, se fermant à la conversation et n'arrivant plus à peser suffisamment bien le pour et le contre pour pouvoir vraiment tenir des propos cohérents. Si Kimeria n'en était pas là, elle n'en était pas si loin que ça.
L’assommant silence de plomb se poursuivit, jusqu'au cri de délivrance de la théière. Jamais la gamine ne fut aussi heureuse d'entendre ce bruit abject. Elle regarda le professeur se lever, mais ne se retourna pas, il ne fallait pas trop la fixer. Elle ferma les yeux un instant, frissonna un coup, et les rouvrit pour regarder la cheminée. L'âtre brûlant ne se voulait plus aussi rassurant qu'avant, car imaginer une seule seconde qu'on puisse lui mettre la tête là dedans l'effrayait au plus haut point.
Et puis la femme revint avec son précieux thé, celui qu'elle aurait offert à une gamine qui n'aimait pas ça. Elle en but un peu, faisant encore un peu patienter celle qui craignait déjà la sentence promise tacitement.
Et puis vint la délivrance, la raison de sa présence ici.

"Tu ne sais pas pourquoi je t'ai convoquée. Humm, je m'en doutais. La raison est très simple, ça concerne ton programme scolaire de cette année. Le sous-directeur Grey m'a dit que tu avais abandonné Magie Noire. Savais-tu que tu es la seule élève de cette année en Poufsouffle à l'avoir fait. Si tu m'expliquais pourquoi ?"

Elle n'était pas sûre de l'avoir su ou non. À vrai dire, ça la surprenait un peu, cela signifiait donc qu'elle avait été la seule de son année à ne pas avoir eu sa Buse de Mn à Poufsouffle ? D'un coté c'était plutôt bien pour les autres, d'un autre, elle ne savait pas vraiment comment prendre la chose. Elle ne comprenait pas vraiment que l'on puisse lui reprocher cela, enfin, c'était son choix après tout, et puis, elle n'avait abandonné que deux matières … elle avait même continué la divination, alors pourquoi venait on lui parler de ça ? Qu'importe, on lui demandait de se justifier, il fallait qu'elle le fasse, mais avec politesse, et surtout : ne pas mentir.

Tordant nerveusement ses doigts, elle baissa la tête, presque avec honte, alors qu'elle énonçait son premier argument, et non des moindres.

« C'est que … je … je n'ai pas eu ma Buse … »

Mais ça, sa directrice de maison le savait déjà, plus que bien d'ailleurs, si elle voulait, elle pouvait récupérer la note et vérifier, et il était certain que la petite MacFusty ne mentait pas. Pourtant, elle n'avait pas semblé être la plus mauvaise en cours, en queue de peloton très certainement, mais pas la plus mauvaise, alors pourquoi se faisait il que d'autres l'avaient eu et pas elle ? Simplement parce que son année avait été un désastre sur le plan social. Cela devait figurer dans son dossier, nul doute que le professeur Worell avait notifié cela, on ne pouvait pas lui avoir reproché d'être sérieux.
Timidement, la Poufsouffle releva la tête pour constater que son interlocutrice buvait tranquillement son thé, attendant sûrement plus que cette maigre justification qui, bien que suffisante, n'était pas le seul bien fondé de cet abandon. Était ce bien ou mal ? Pour elle c'était un bien, et elle allait essayer de l'expliquer à celle qui était responsable d'elle dans ce château.
Toujours la tête baissée, elle commença à bouger nerveusement ses pieds, comme si cela la rongeait de l'intérieur de répondre et de devoir parler.

« Et puis … j'ai du mal … je n'arrive pas à … à … »

Cela semblait la tuer de devoir le dire, mais il fallait qu'elle le fasse. Reprenant sa respiration, elle se lança après un soubresaut.

« A faire du mal … »

C'était ainsi qu'elle voyait les choses, ainsi qu'elle voyait la magie noire. Dans son éducation, on lui avait appris à respecter les êtres vivants, ou du moins les animaux et créatures, jamais il ne lui était venu à l'esprit de blesser ou torturer un dragon, jamais. Non, dans les Hébrides, et plus précisément au sein du clan MacFusty, on respectait les dragons et lorsqu'il fallait intervenir, la créature n'était jamais blessée, toujours maîtrisée mais pas blessée et encore moins tuée. Ça, peu de personnes le savait, peu de personne pouvait le comprendre, c'était pour ça qu'il n'y avait qu'une poignée de gardiens, une poignée d'élus.
Relevant péniblement la tête, elle fixa un instant sa professeur pour sa réponse.

« Je ne suis pas … à l'aise avec cette matière.»

Elle baissa la tête et la releva, s'empressant presque d'ajouter :

« C'est comme en politique … j'essaye mais … »

Mais elle n'y arrivait pas, tout simplement.
L'échec était douloureux, elle sentait une tension en elle, quelque chose d'oppressant, cette étrange impression de ne pas plaire, cela lui rappelait de très mauvais souvenirs de l'an passé, non … pas ça … pas encore.
Tête baissée, elle serra les dents alors qu'elle se retenait de pleurer, ses yeux commençant simplement à s'humidifier, elle ne voulait pas, pas devant elle, pas devant sa directrice de maison.

Pour l'instant elle se retenait, mais elle craignait la réaction de sa directrice de maison. Trop concentrée à se retenir, elle essaya de faire le vide dans sa tête, pour avancer, pour ne pas lui faire pitié, pour essayer de sauver l'honneur, de faire face dans son échec, pour assumer ce qu'elle était, elle et son choix.
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MessageSujet: Re: Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria Jeu 20 Nov - 11:59

Etre Professeur ne découlait pas d'une vocation. On ne devient pas militaire pendant trente ans lorsqu'on désire enseigner. Se battre, défendre une cause, c'est ce qui avait occupé une grande partie de la jeunesse du Capitaine Zoé Peterson, désormais connue sous le nom de Professeur Peterson. Ca sonnait encore étrangement à ses oreilles, elle ne parvenait pas vraiment à s'y habituer. Elle avait l'habitude d'avoir des gens sous ses ordres. Thaddeus et Alexander aussi. Ironiquement d'eux trois, c'est Todd le plus gradé d'entre eux. Lui qui était incapable d'aligner deux phrases sans faire de faute si Zoé ne l'aidait pas, commandait de façon naturelle. Commander à l'armée sous entendait avoir des adultes sous ses ordres. Rien en commun avec des adolescents. On ne traite pas des adultes et des adolescents de la même façon. Zoé n'avait rien d'un pédagogue nul besoin d'être un génie pour le savoir. Elle était bien mieux qualifié que les professeurs ayant enseigné la divination avant elle -si on exceptait Firenze peut-être - mais ça ne voulait pas dire qu'elle savait enseigné à des enfants. Néanmoins, Poudlard n'était plus le même que lorsqu'elle y avait fait ses études. Désormais sous la direction de Bellatrix Lestrange, l'école avait une double fonction, celle de faire des élèves des sorciers accomplis, mais également des soldats du purisme.

Dans le mot soldat, on pouvait comprendre bien des choses. La première était chair à canon, mais ce n'était pas comme ça qu'elle voyait ses élèves. Parmi eux, il y avait de tout, des potentiels bourbistes qu'on éliminerait, des sang pur faisant honneur à leur famille, et des gens comme Kimeria. Bien entendu, il était toujours mieux d'être un sang pur, mais il fallait reconnaître que la majorité de la population sorcière était de sang mêlé et ils valaient tout autant que leur autres condisciples. Ils étaient l'avenir du purisme, ceux à qui, après eux, reviendraient la tâche de continuer ce que leurs aînés avaient commencé. On les préparait à combattre, à affronter le monde cruel dans lequel ils allaient entrer, mais également à être capable de continuer cette tâche. Somme toute, il s'agissait de les accompagné dans leur accomplissement personnel, et à faire d'eux les adultes qu'ils allaient devenir. De onze à dix-sept ans, les sorciers passaient la plus grande partie de leur début de vie à Poudlard. C'était l'école et ses valeurs qui les formaient, et rien n'était plus important que ce début de formation, puisqu'il déterminerait en majorité ce qu'il deviendrait.

C'était dans cette optique que Zoé, malgré son manque de pédagogie et tact flagrant envers sa jeune élève, s'intéressait aux élèves de sa maison. Elle désirait les suivre, et les aider à s'accomplir. Kimeria MacFusty était typiquement le genre d'élève, qui, mal dirigée, pouvait basculer du mauvais côté parce que très timide. L'ancienne soldate désirait lui montrer le bon chemin, et si possible, l'aider à s'émanciper, et sortir de cette timidité. Néanmoins, la bonne volonté ne suffit pas toujours, et elle vit bien que l'enfant était encore plus embarrassée que lorsqu'elle était arrivée. C'est d'ailleurs avec ce même embarras qu'elle lui répondit qu'elle n'avait pas eu ses B.U.S.E.S. en Magie Noire.

Bien entendu, elle le savait, et ce n'était pas sans en avoir discuté au préalable avec Sous-directeur Grey qu'elle avait décidé de convoquer la petite Poufsouffle. Non pas pour la mettre mal à l'aise mais pour tenter de mieux la connaître et de comprendre ce qui se cachait derrière cette carapace de timidité. Si Zoé n'était pas pédagogue, elle possédait tout de même du tact, et c'est pour ça qu'elle fit semblant de ne pas avoir que son élève n'était pas loin de fondre en larme. Passé un certain âge, pleurer devient un signe de faiblesse et on évite de le faire devant les autres autant que possible.

"Je vois."

Fut tout ce qu'elle dit pendant un moment, et elle laissa à la fillette le temps de se recomposer avant de reprendre.

"Ce n'est pas dramatique de ne pas aimer la magie noire Kimeria, ou de ne pas avoir d'affinité avec telle ou telle matière. C'est le propre de l'étudiant d'avoir ses domaines de prédilection et ses bêtes noires. Personne ne va te punir pour ça. Ce qui m'ennuie, c'est que tu as une vision éronnée de la Magie Noire. Elle sert à faire du mal oui, mais pas que. Ce sont des vieux préjugés que nous héritons des années où le bourbisme était maître."

Elle souriait aimablement.

"Tu as tout à fait le droit d'abandonner la matière, mais je pense qu'il serait dommage que tu sortes de Poudlard sans avoir une bonne compréhension de celle-ci. Vois-tu on a peur de ce qu'on ne comprend pas, et la peur nous fais faire de mauvaise chose, choisir de mauvaise voie."

Elle en avait assez dit sur le sujet pour le moment, et elle envisageait de contacter Grey pour lui indiquer qu'un entretient avec l'enfant ne serrait pas superflus. Sur la table, il y avait le jeu de tarot de Zoé, et dédaignant sa tasse encore pleine de thé, elle se saisit du jeu qu'elle se mit à battre distraitement. C'était un geste qu'on la voyait souvent faire, un tic en réalité qui lui permettait de mieux se concentré.

"Dis moi, est-ce que tu aimes la divination ? Tu peux répondre non, je n'en serais pas offensée. Ce n'est pas une matière que j'affectionne moi-même."

Ca la fit sourire sachant que le paradoxe en étonnait toujours plus d'un. Arrêtant de battre le jeu, elle posa une carte sur la table sans la retourner, puis demanda à la jeune fille :

"Voudrais-tu que je lise quelque chose pour toi si je te le proposais ?"


En divination, on ne répondait pas à des questions précises, pas plus que l'on ne parlait de lire l'avenir. Le troisième oeil vous révélait ce qu'il voulait bien vous donner comme information. On pouvait diriger son don dans une certaine direction, mais l'art d'interpréter et de connaître les réponses étaient quelque chose de compliqué que seul les vrais voyants pouvaient comprendre. Le don avait sa propre volonté, et le sorcier devait faire preuve d'une certaine force pour y faire valoir la sienne.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria Ven 21 Nov - 1:12

On estimait la valeur de sa vie qu'au moment de la perdre. C'était étrange, mais les enfants savaient vraiment en profiter, ils savaient ce qu'ils faisaient et pourquoi, profiter, vivre en faisant ce qu'on aime, et rien d'autre. Cela faisait il d'eux des personnes plus intelligentes ? Peut être pas, mais ils étaient heureux.
Kimeria était toujours dans ce schéma somme toute assez logique, elle faisait ce qu'elle avait envie de faire, elle vivait selon ce qu'elle voulait, accomplissait ce qu'elle devait dans l'optique d'être tranquille pour vivre. Elle subissait Poudlard, l'enfermement, les autres, tout ça pour être heureuse par la suite, pour pouvoir enfin être libre, et elle avait hâte d'en être rendue là.
Qui pouvait imaginer cette jeune fille dans trois, dix, vingt ans ? Il était difficile de savoir ce qu'elle allait devenir puisque tout semblait étrangement enfantin avec elle, utopique, à la fois rose comme tout à fait possible … Vraiment, Zoé pouvait elle imaginer Kimeria MacFusty dans dix ans ? À quoi ressemblerait elle ? Où serait elle ? Que ferait elle ?
La vérité c'était que son rêve était tellement décalé qu'il était à la fois concevable et surprenant. Peut être vivrait elle loin du monde, dans la réserve, habillée avec quelques fringues déchirées, se nourrissant du peu qu'elle avait, à vivre avec les dragons, enfin avec 'son' dragon. Passer des journées avec lui, à rire, à s'amuser, à profiter à vivre.
Ou bien peut être elle serait elle seule dans une maison à coté de chez ses parents, dans un habit de gardien classique, les cheveux mal attachés, ses petites habitudes tranquilles, sortant pour attraper un balais et faire son travail pour le compte des mystères.
On pouvait tout aussi bien la voir comme agent du rccm à faire la navette entre les différentes réserves comme attachée aux dragons, effectuant des interventions un peu partout avec une tenue soignée et son habituel air timide cachant ses réelles compétences.
Le futur connaissait autant de Kimeria MacFusty qu'on pouvait en imaginer ou presque, en cela, la gamine pouvait être difficile à cerner, comme si dans sa simplicité résidait une alchimie complexe rendant son futur insoumis, changeant.

Loin de ça, elle était pour l'instant dans un bureau, la tête baissée, se retenant de pleurer autant que possible. Elle était incroyablement fragile, mais elle pouvait se révéler forte par moment, elle était bien moins mature que le reste des autres élèves, elle le portait sur elle, comme si son visage et son corps reflétait cette envie de ne pas vraiment grandir, comme si elle pouvait le choisir. Qui pouvait dire qu'elle était en sixième année rien qu'en la voyant ? Et pourtant.
À cet instant, la Poufsouffle ne savait pas si sa directrice de maison la connaissait suffisamment bien pour la comprendre, mais elle avait eu ce besoin de parler, de vider son sac, tout ça pour répondre à une question. Sur le coup de l'émotion, elle en avait peut être trop dit, trop ou pas assez, elle ne savait pas, mais le besoin d'en dire plus avait disparu, évaporé aussi vite qu'il était apparu.
À défaut de la soutenir, le professeur ne dit rien, lui laissant le temps de reprendre le dessus, ce qui arriva dans la vingtaine de seconde qui suivit.

"Je vois."

La gamine ne dit rien, relevant timidement la tête en bougeant légèrement ses pieds, toujours mal à l'aise, et gênée par ce qu'elle était et ce qu'elle renvoyait, comme cette étrange impression de ne jamais vraiment être à sa place … sentiment qu'elle portait en elle au quotidien.
Enfin, Zoé s'attarda sur une réponse à cela, y allant de son commentaire avisé très personnel.

"Ce n'est pas dramatique de ne pas aimer la magie noire Kimeria, ou de ne pas avoir d'affinité avec telle ou telle matière. C'est le propre de l'étudiant d'avoir ses domaines de prédilection et ses bêtes noires. Personne ne va te punir pour ça. Ce qui m'ennuie, c'est que tu as une vision erronée de la Magie Noire. Elle sert à faire du mal oui, mais pas que. Ce sont des vieux préjugés que nous héritons des années où le bourbisme était maître."

Elle comprenait. Elle comprenait la gamine, tout du moins elle acceptait le fait que son élève n'arrive à rien en deux domaines, même importants, elle respectait cela, elle le tolérait, c'était là le signe d'une personne tout à fait objective vis à vis de ce que représentait ces matières pour Kimeria.
En revanche, elle n'hésita pas à intervenir sur le bien fondé de la vision de la gamine, lui précisant qu'elle n'avait pas une bonne vision de la magie noire, et c'était fatalement vrai. De ces cours de magie noire, elle ne gardait de souvenir utile que le cantanae, tout le reste se rapportait à la torture de pauvres furets innocents et ça, Kimeria ne pouvait le supporter.
Des préjugés peut être, mais Grey n'avait rien fait pour les briser, si, il avait parlé, mais les actes en disaient bien plus longs que le reste ne laissait le sous-entendre. En attendant, la pouffy ne souhaitait plus avoir à torturer des bestioles innocentes, ou encore des camarades de classe, alors son choix était plus que justifié, mais elle n'intervint pas pour le dire à sa professeur, elle ne voulait paraître insolente.

Avec le sourire, la directrice de maison continua :

"Tu as tout à fait le droit d'abandonner la matière, mais je pense qu'il serait dommage que tu sortes de Poudlard sans avoir une bonne compréhension de celle-ci. Vois-tu on a peur de ce qu'on ne comprend pas, et la peur nous fais faire de mauvaise chose, choisir de mauvaise voie."

Elle saisissait l'idée mais ne souhaitait pas vraiment en savoir plus sur la magie noire, elle se contentait de ne pas l'utiliser, mais ne jugeait pas qu'on l'utilise. D'ailleurs Eileen allait en cours de magie noire et ça n'empêchait pas Kimeria de vraiment l'apprécier. Qu'importe, elle ne voulait pas qu'on l'oblige à y retourner, et puis elle aurait eu envie de parler à sa directrice de maison, lui dire qu'il en était de même avec les dragons, qu'on les craignait parce qu'on ne les connaissait pas et que toute la population empruntait de ce fait la mauvaise voie, mais contrairement à sa supérieure, elle ne jugeait pas et acceptait cela malgré tout. Restait à chacun de savoir s'il voulait ou non apprendre … elle avait choisi que non pour la magie noire. Elle se retint de parler, laissant le bruit des cartes parler pour les deux demoiselles et attira le regard de Kim.

Il n'y avait pas à dire, elle avait l'habitude de faire ça, la dextérité était nette, en s'imaginant essayer, la gamine se voyait déjà galérer à aligner les cartes alors les battre rapidement, c'était impensable, d'un coté ça l'impressionnait énormément. Elle ne doutait plus du fait qu'elle allait probablement parler divination avec sa maîtresse de maison, cela semblait presque logique aux vues des circonstances, la présence de ces cartes n'était pas anodine et la petite bouillait d'envie d'aborder le sujet, mais n'osait pas, ça n'était pas à elle de parler, alors elle regardait les cartes et écoutait, non sans un regard aussi intéressé qu'admirateur.
Et puis la libération.

"Dis moi, est-ce que tu aimes la divination ?"

Immédiatement elle releva la tête.

"Tu peux répondre non, je n'en serais pas offensée. Ce n'est pas une matière que j'affectionne moi-même."

Elle fut vraiment surprise de cette annonce, elle imaginait mal comment on pouvait enseigner une matière qui ne passionnait pas, ça semblait impensable pour elle, et pourtant. Sa réponse vint naturellement, à tel point que toute timidité et tout stress semblaient évaporés en un instant.

« C'est une matière que j'aime bien ...»

Haussant les épaules et après un sourire en coin rapide elle reprit.

« Je sais que je n'ai pas le don … mais ça m'intéresse vraiment. »

Et Zoé savait que Kimeria n'étudiait que ce qui l'intéressait vraiment, auquel cas elle n'aurait pas choisi une des matières les plus boudées de Poudlard. Pourtant elle ne développa pas son idée, le professeur savait que le fait qu'elle évoque un intérêt ne mentait pas, c'était une rare chose en dehors des dragons à l'intriguer suffisamment pour qu'elle se penche dessus un minimum.
Le bruit des cartes se stoppa net, figeant alors le regard de la miss sur l'immobilisme latent. Cela l'avait totalement interrompu, captivé et intrigué, la rupture était nette et, d'ordinaire craintive, la miss aurait probablement stressé, mais pas là. Enfin une carte, face cachée, une seule carte.

"Voudrais-tu que je lise quelque chose pour toi si je te le proposais ?"

Alors Kimeria releva les yeux, une petite étincelle brûlant dans chacun d'eux. Oh dieu qu'elle aurait adoré ça, elle en avait tellement envie, c'était quelque chose qu'elle avait toujours voulu essayé, et enfin, on lui faisait une éventuelle proposition, incroyable.
Ses yeux enfantins et passionnés fixèrent avec une envie non dissimulée sa directrice de maison. Outre le fait qu'on ne refuse rien à un supérieur, chose que la gamine avait en tête quelques minutes auparavant, elle était dans un tout autre état d'esprit, bien moins bridé, plus libre, plus proche de ce qu'elle voulait vraiment.
Alors elle répondit maladroitement à sa directrice de maison, sans vraiment se soucier des barrières ou de son comportement, obéissant à son envie qu'elle ne pouvait contenir, ni même freiner.

« Oh oui professeur, j'adorerai !»

C'était spontané, naturel, elle avait presque bondit de sa chaise mais s'était juste un peu agitée avant de reprendre la même posture qu'avant, les mains jointes sur ses genoux, attendant la suite, espérant que la proposition tenait et qu'elle n'était pas qu'hypothétique.
Elle se demandait ce que l'experte en divination lirait … bonheur ? Rencontre ? Travail ? Amour ? Elle ne savait pas mais voulait plus que tout entendre ce qu'elle aurait à dire ...
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MessageSujet: Re: Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria Jeu 27 Nov - 16:47

Zoé n'avait jamais eu d'enfant. A cinquante-trois ans, il n'était pas trop tard pour en avoir, loin de là, mais un enfant se fait à deux, dans la société sorcière en tout cas. Ils n'avaient rien de ces barbares de moldus, dont les femmes se permettaient d'élever des enfants qu'elles avaient eu avec un homme de passage. Bien entendu, il y avait pire, les relations homosexuelles étaient admises au grand jour, et tolérées par bon nombres de moldus qui permettaient même à ceux-ci d'élever des enfants en dehors de toute cellule familiale saine. Pas étonnant qu'ils soient inférieur aux sorciers dans ce cas de figure. Chez les moldus, la cellule traditionnelle qui formait la famille avait éclaté pour devenir une espèce de cirque sans nom. Certains sorciers jugeaient l'idée attrayante, et c'était sans l'ombre d'un doute les gens les plus propices à apprécier le bourbisme.

Certaines personnes sont faites pour la vie matrimoniale et tout ce qu'elle apporte. Zoé n'avait pas pu. De part son métier déjà. Etre militaire ne vous aide pas à rencontrer des gens. On côtoye des militaires tout le long de son service, et peu de civil. Au final, ils deviennent vos amis, votre famille, et quand bien-même elle avait eu plusieurs aventures au cours des années, elle se savait trop proche d'eux que pour que ça dérive en autre chose que de l'amitié.

L'œil n'aidait pas. On la voyait différemment. Elle s'était toujours considérée comme normale, mais le simple fait de porté le titre de voyante lui donnait une aura qui dérangeait nombre d'homme. Sans compter les croyances ridicules, elle en avait entendu des conneries durant sa vie. Capable de savoir si X trompe Y avec W, capable de prédire qui se mariera avec qui, quand une relation se terminerait. Ca la faisait autant rire que ça la consternait.

Les gens pensaient-ils vraiment qu'elle n'avait que ça à faire ?
La divination attirait étrangement les gens. Kimeria faisait partie de cette catégorie attirée par le troisième œil même si elle n'avait aucun talent pour la discipline. Elle semblait honnêtement intéressée, et tout les rapports sur MacFusty le disait, la gamine n'étudiait que ce qui l'intéressait, ce qui expliquait très probablement ses échecs en Politique Internationale et Magie Noire. Elle ne put s'empêcher de répondre avec un peu d'humour :

"Ca fait une de nous deux intéressée par la matière, c'est un bon score."

Par hasard, sans le savoir, Zoé avait dis exactement ce qu'il fallait pour rendre l'enfant moins méfiante. Ce n'était pas tant sa compréhension face à son incapacité de pratiquer la magie noire qui avait changé son attitude, mais bien cette proposition de lui lire les cartes.

A présent, elle était prise entre l'enclume et le marteau. Zoé n'avait pas réellement eu l'intention de lire les cartes à l'enfant. Elle avait pour devise de ne pas le faire. Elle estimait que c'était une mauvaise chose, mais les yeux plein d'espoir de l'enfant lui disaient d'avance que son refus serait incroyablement cruel. L'enseignante avait été persuadée en réalité qu'elle écoperait d'un non. Son oui, remettait bien des choses en question. Elle n'était pas cruelle, jamais intentionnellement, et encore moins face à des élèves comme Kimeria. Sans altérer son sourire, elle décida qu'elle lui tirerait les cartes, mais qu'elle déciderait ce qu'elle lui dirait ou non. Oui, ça serait très bien comme ça. Se levant, elle posa le jeu sur la table, et prit sa tasse pour se resservir du thé, n'en proposant pas à l'adolescente cette fois-ci. Elle revient s'assoir en face de son élève et déclara :

"Eh bien Kimeria, il semble que tu vas avoir une chance rare, je tire rarement les cartes, à part au professeur Bryarson."

Vieille blague entre les deux amis, Zoé ne tirait jamais vraiment les cartes, elle se contentait simplement de faire une prédiction stupide à chaque fois. Ici, il allait falloir faire mieux. L'enfant voulait une vraie prédiction, et Zoé lui avait proposé, ce qui n'était à la base qu'une blague devenait sérieux, et elle devait en prendre la responsabilité. Elle regarda l'adolescente et lui dit très sérieusement :

"Avant que je ne tire les cartes un petit avertissement cependant. Je l'ai probablement déjà dis en cours, mais je te le répète ici. Le destin est quelque chose de capricieux, les grandes lignes sont tracées, certes, mais la volonté du sorcier peut changer ce destin. Rien n'est écrit à l'encre indélébile. Quoique je te prédise, dis-toi bien que rien ne vient sans travail, et que c'est grâce à ta propre volonté que tu atteindras tes propres objectifs. La prédiction que je vais te faire, est la réponse la plus probable à la question que tu vas me poser. Que la réponse soit positive ou négative ne veut pas dire qu'elle n'est pas immuable, n'oublie jamais ça."

Elle n'était pas sûre que l'enfant ait réellement compris. C'était, pour les novices en divination, probablement le concept le plus compliqué à comprendre. Il n'y a pas un seul avenir, précis et figé. C'était ce qui faisait de la divination une branche si nébuleuse. L'avenir était légion, un milliard de possibilité qui s’entrecroisait et chaque choix le rendait différent à chaque fois.

"Réfléchis bien maintenant. Tu as droit à une question. Et n'oublie pas que la réponse pourrait ne pas te plaire."
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MessageSujet: Re: Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria Dim 7 Déc - 0:32

C'était comme une promesse immuable que d'accéder à une fraction de l'avenir. Kimeria était fascinée par ce don, elle aimait l'idée d'entrevoir les possibilités d'un futur proche, pas forcément pour ce dont on penserait en premier. Elle ne voyait pas cela pour savoir quand les contrôles tomberaient, pas pour savoir si machin trompait truc, non, juste pour savoir. Parfois cela pouvait avoir son intérêt. Est ce que je peux sortir ? Ah non, il va pleuvoir. Est ce le cadeau va plaire à maman pour Noël ? Est ce qu'un dragon va sortir de la réserve cette semaine ? Plein de petits trucs qui font que bizarrement, le quotidien devient plus serein, mais aussi moins incertain. Kim le savait, accepter cela c'était perdre une bonne partie des petites surprises anodines de la vie. Au fond, elle ne voulait pas vraiment savoir ce qu'elle allait devenir, elle préférait la surprise. Oui, c'était plus drôle, plus amusant.
Toutefois, ça ne l'empêchait pas de se demander à quoi ressemblait le quotidien du professeur Peterson … cela l'intriguait assez.

Et puis la promesse se réalisa, transformant le regard envieux de la gamine en bonheur à l'état pur en l'espace de quelques secondes.

"Eh bien Kimeria, il semble que tu vas avoir une chance rare, je tire rarement les cartes, à part au professeur Bryarson."

Sa poitrine se souleva alors qu'elle inspirait, réalisant ainsi la chance qu'elle allait avoir. Immédiatement, elle remercia sa directrice de maison avec véhémence.

« Oh merci professeur ! Merci ! Merci !»

L'impatience se lisait en chacune de ses attitudes. La timidité maladive de la gamine avait laissé place à une décontraction quasi-totale. Elle était contente, heureuse d'avoir un privilège aussi grand, elle ne savait pas comment remercier l'enseignante. Elle ne put quitter cette dernière du regard d'ailleurs, elle détaillait chaque geste de sa responsable, comme une promesse, complètement fascinée par ce qu'elle allait avoir.

"Avant que je ne tire les cartes un petit avertissement cependant. Je l'ai probablement déjà dis en cours, mais je te le répète ici. Le destin est quelque chose de capricieux, les grandes lignes sont tracées, certes, mais la volonté du sorcier peut changer ce destin. Rien n'est écrit à l'encre indélébile. Quoique je te prédise, dis-toi bien que rien ne vient sans travail, et que c'est grâce à ta propre volonté que tu atteindras tes propres objectifs. La prédiction que je vais te faire, est la réponse la plus probable à la question que tu vas me poser. Que la réponse soit positive ou négative ne veut pas dire qu'elle n'est pas immuable, n'oublie jamais ça."

La gamine hocha positivement et frénétiquement la tête, gardant son sourire joyeux. Elle savait déjà tout ça, et ça n'allait pas l'empêcher de rester elle même suite à la prédiction. Elle avait juste tellement hâte que tout ne lui paraissait vraiment nécessaire, elle ne pensait qu'à une chose, la prédiction. Elle avait hâte, mais hâte … c'était impossible pour elle de contenir son enthousiasme débordant, il fallait qu'elle sache.

Et puis le désastre …

"Réfléchis bien maintenant. Tu as droit à une question. Et n'oublie pas que la réponse pourrait ne pas te plaire."

Gros moment de flottement. Voilà ce qu'elle avait oublié … une question, elle devait poser une question. Elle se sentit toute con sur le moment, l'excitation avait fondu comme neige au soleil, laissant place à un sentiment mitigé et perplexe.
Elle avait l'air con la petit MacFusty, elle ne savait pas quelle question elle allait bien pouvoir lui poser. Son avenir semblait presque tout tracé, elle sortirait de Poudlard, retournerait dans les Hébrides, travaillerait avec les dragons, elle espérerait garder Eileen comme ami et elle serait heureuse …
Sur le coup, elle ne trouva rien à dire. Elle devait trouver un truc et vite.

Qu'est ce que les autres filles voudraient savoir ?
Elle se demanda dans un premier temps ce que Eileen voudrait savoir. Si elle allait réussir sans doute, son avenir était incertain, elle ne savait pas ce qu'elle voulait faire plus tard, mais en tant que sang-pure et avec toutes ses bonnes notes, on lui refuserait peu de portes.
Que demanderait sa sœur ? Probablement si elle allait être heureuse, car elle n'avait de cesse de répéter que le bonheur passait avant tout le reste, avant les études, avant les perspectives d'avenir, avant tout … et Kimeria était relativement d'accord. Mais demander si elle allait être heureuse ne l'intéressait pas, bien sûr qu'elle allait l'être, avec ses dragons et sa vie, elle ne pouvait pas échapper à cela, elle l'avait toujours été dans les Hébrides, ça n'allait pas changer.
Inutile de demander comment allait se porter la famille ou les activités liées à cette dernière …
Et Maï aurait demandé si elle allait sortir avec tel garçon ou trouver l'amour … oh nan, que c'était affreusement décalé et nunuche, elle n'allait pas devoir demander ça quand même ?

Ohlala, c'était la seule chose qui avait un intérêt quelconque qu'elle pouvait demander et cela se révélait affreusement gênant. Mais elle n'allait pas gâcher une prédiction, pas maintenant qu'elle l'obtenait. Cela avait beau être quelque chose de peut être faux, il y avait toujours une chance que cela se réalise, et le savoir était peut être une bonne chose. Mais comment formuler ça, comment oser, elle qui était timide hésitait affreusement, tiraillée entre le besoin de demander quelque chose de gênant ou de gâcher ce cadeau précieux.
Pas le choix, il fallait qu'elle ose, il le fallait, même si la réponse n'allait pas lui plaire, elle ne s'attendait pas à trouver quelqu'un pour l'instant de toute manière, elle n'y pensait même pas, c'était plus pour … pour … savoir … le cadre collait parfaitement, c'était honteux, mais elle n'avait pas d'autres moyens d'en avoir le cœur net.

Elle baissa la tête, prenant une grande inspiration, elle releva cette dernière avant d'oser, regardant sa directrice de maison dans les yeux, elle assumait jusqu'au bout qui elle était.

« Est ce que … est ce qu'il y aura quelqu'un avec moi … à mes cotés … plus tard ?»

Voilà c'était fait, c'était osé, elle regrettait déjà mais qu'importe, elle l'avait fait, elle s'était affirmée, elle n'avait pas fait l'enfant pour une fois. Elle avait beau avoir baissé les yeux et adopté un sourire ne coin gêné, elle avait su le faire, fixer une supérieure droit dans les yeux et annoncer ça.
Au moins elle saurait pour celui qui l'attendait dans les Hébrides et pour elle même, si elle pouvait lui dévouer toute sa vie et son attention ou pas … elle lui parlerait de ça à Noël, oui, elle n'y manquerait pas, selon ce que lui dirait le professeur Peterson.

Grandir c'était laisser l'enfant en soi mourir … elle venait peut être de lui porter un sérieux coup, sans s'en rendre compte.
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MessageSujet: Re: Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria Sam 13 Déc - 17:16

"Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vous s'rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale."


C'était un vieil extrait d'une des nombreuses chansons que le Choipeaux chantait chaque année lors de la répartition des premières années à Poudlard. Ce que les élèves ne savaient pas, c'était que chaque année, religieusement, un des professeurs se chargeaient de recopier la chanson, et celle-ci finissait dans les archives des directeurs - désormais Inquisiteur - de Poudlard. Car le Choipeaux étaient, ainsi que Poudlard, l'héritage qu'ils avaient reçu de la part de quatre des plus grands sorciers de leur temps : Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowana Serdaigle, et enfin le grand Salazar Serpentard. D'après la légende, l'idée serait venue de Gryffondor qui décida d'ensorceler le chapeau et chacun des fondateurs décida de donner un petit bout de son esprit pour l'aider à répartir les différents élèves de Poudlard. Artefact unique doté d'une âme et de l'intelligence des fondateurs et du don de Légilimancie, il faisait partie des "objets" les plus précieux du château. Bien loin des clichés que l'on attribuait aux différentes maisons, lui et lui seul, connaissait vraiment la nature de chacune, ainsi que les qualités que réclamaient vraiment les fondateurs pour accueillir tel ou tel élèves.

Traditionnellement maison fourre-tout, on voyait souvent la maison des Poufsouffles comme celle des gens qu'on ne savait pas placer dans une autre maison. Pourtant, celle-ci avait ses qualités propres, la tolérance, le fair-play, la gentillesse, la patience, le travail acharné et le dévouement. Ironiquement, les trois dernières qualités étaient souvent attribuées à Serdaigle. Or, si les Serdaigles étaient réputés pour leur intelligence, rien n'assuraient qu'ils étaient des travailleurs acharnés. A long terme, quelqu'un de dévoué à une cause, qui travaille avec patience et acharnement pour celle-ci sera bien plus efficace qu'une personne simplement intelligente. L'intelligence utilisée à de mauvaises fins pouvait être aussi nocive que l'idiotie.  De même, on oubliait qu'il avait existé de grand Poufsouffle tel Hengist de Woodcroft, le fondateur de Pré-au-Lard, le premier village entièrement sorcier, totalement coupé du monde moldu.

Quand elle voyait Kimeria, elle voyait une jeune fille timide, certes, mais pas que ça. Elle voyait une enfant qui avait du mal à s'épanouir et donc à utiliser son potentiel. Son rôle était de l'aider à sortir de sa coquille, et tels les dragons qu'elle affectionnait tant, à déployer ses ailes pour qu'elle puisse prendre son envol. Car après tout, quand l'enfant passait outre cette timidité qui la caractérisait, on pouvait y voir quelqu'un d'intelligent, de capable, de dévouer envers sa cause. En somme, Zoé y voyait une digne représentante de sa maison. C'était la raison pour laquelle, même si elle n'avait pas initialement prévu de lui tirer les cartes, elle acceptait de le faire. On aurait pu croire que c'était par empathie, mais elle n'était pas du genre à en éprouver à l'égard d'autrui. Elle n'avait jamais eu d'enfant, non pas parce qu'elle avait prédit qu'elle n'en aurait pas -un voyant ne fait pas de prédiction sur lui-même - mais bien parce qu'elle savait qu'elle n'aurait jamais été heureuse dans une vie de famille normale. Néanmoins, ici à Poudlard, ses élèves étaient ses enfants, et parce que c'était son travail, elle s'occuperait d'eux comme il convenait de le faire.

L'hésitation de Kimeria était perceptible. Elle avait probablement cru que Zoé refuserait de lui faire une prédiction, et maintenant qu'elle était devant le fait accomplis, elle ne savait que demander. C'était souvent le cas des gens à qui on proposait ce genre de chose sans préparation. La réponse la plus sage aurait été de ne pas poser de question, et d'admettre que finalement, on ne voulait rien savoir. Au passé le passé, au futur l'avenir, que le voile qui le recouvre reste jusqu'à ce qu'il se dévoile. Vieux dicton que connaissaient bien ceux qui avaient le troisième œil. Il y avait en effet un certain danger à vouloir trop regarder le futur. Pour admettre ce genre de chose, il fallait de la sagesse, or à l'âge de Kimeria, on en avait encore très peu. Rien d'étonnant à ce qu'elle se décida finalement à poser une question. Zoé bien entendu du retenir un rire tant la question était prévisible. C'était ce que bon nombres d'adolescents auraient demandés dans la même situation, pourtant le cas de Kimeria était particulier, elle avait rassemblé son courage pour poser une question audacieuse à son professeur, sa directrice de maison, le tout sans ciller, et c'était un effort qui devait être salué. En particulier compte tenue de la personnalité de son élève. Plutôt que d'en rire, elle lui adressa donc un sourire amical avant de lui expliquer quelle méthode elle avait choisie et ce en quoi elle consistait :

"Bien. Tu n'as pas encore vu la Cartomancie, nous la verrons prochainement, mais ça va être l'occasion pour toi d'en savoir un peu plus que les autres. Je ne vais pas te faire un cours détaillé rassure toi, simplement les bases pour que tu saches ce que je fais."

Elle désigna son propre jeu de carte qu'elle posa sur la table.

"Dans chaque jeu de carte, tu comptes ce qu'on appelle les "Arcanes Mineurs" et les "Arcanes Majeures". Il y a cinquante-six arcanes mineurs qui contiennent les Epées, les Coupes, les Bâtons et les Deniers. Preuve que les moldus nous doivent tout, tu retrouves ces figures en Italie à partir du XVIe siècle et Tunisie respectivement sous le nom de Scopa et Chkobba. Loin de comprendre le pouvoir des arcanes mineures, ils s'en servent simplement comme jeu de carte."

Elle eut un rictus agacé dans lequel se lisait tout le mépris qu'elle éprouvait pour les moldus et continua sa petite explication :

"Pour revenir aux arcanes. S'il y a 56 arcanes mineurs, il y a également vingt-deux arcanes majeures, ce qui nous donne un jeu de septante-huit cartes. Dans une prédiction faites avec les cartes, si tu te retrouves devant plus d'arcanes mineures que majeures, ça signifie généralement que tu es maître de ton destin, l'autre cas est plus complexe, mais tu apprendras tout ça en cours."

Elle finit sa tasse de thé, se leva et la posa sur une commode, elle fit de même pour les cookies afin de laisser la table libre de toute entrave.

"Il y a plusieurs façons de tirer les cartes dont six majeures. Pour ce cas-ci, je vais utiliser celle qu'on appelle "Le jeu en croix". C'est une méthode habituellement utilisée pour répondre à des questions précises. On bat les cartes et on en place cinq en crois en commençant par le bas. Ensuite on met une carte de côté. "

Elle reprit son jeu de carte, et contrairement à tout à l'heure, elle se met à le battre lentement sans vraiment regarder son élève, au bout d'un moment, elle cessa de le battre et posa sa première carte, la deuxième, troisième, quatrième, cinquième, toute retournée, et mis la sixième de côté. Reposant son jeu de carte à part. Elle retourna la première carte sans un mot.  L'as d'épée. Elle fit de même pour les autres cartes et lorsqu'elle eut fini de lire, elle regarda de nouveau son élève qui devait anxieusement attendre le résultat.

"Eh bien, ça ne doit pas vouloir dire grand chose pour toi, et si je te disais ce que j'ai lu ? Premièrement sache que la signification d'une carte change selon si je la retourne dans le bon sens ou non. Commençons par la première carte, l'As d'épée. Elle parle du passé et de son influence sur la question que tu m'as posée. Je lis que les choses changent en bien pour toi. Il y a des batailles à mener, mais tu devras le faire avec courage et intelligence. La seconde carte c'était le X de bâton à l'envers. Elle correspond aux obstacles que tu aurais à surmonter. J'aurais aimé te dire qu'il n'y en a pas, mais c'est faux. Quelqu'un profite de toi, tu as peut-être un ennemi caché, va savoir, mais en tout cas, on tente d'entraver tes plans. La troisième correspond aux influences favorables, c'est le IX de bâton qui est sortit, inversé également. Elle indique que tu n'en as pas pour le moment, elle me dit que tu es dans une période où l'obstination est maître, et qu'il y a un refus de faire des compromis à cause d'une attitude figée et erronées. La quatrième carte quant à elle indique le futur proche. C'est encore une fois une carte inversée, le VII de coupe. Elle conseille de fuir le problème, par fuir, il ne faut pas voir de la couardise, mais plutôt l'abandon d'une voie qui semble impossible à prendre. La cinquième carte correspond au long terme. Ici c'est une arcane majeure et non pas mineur qu'on a tiré, la Papesse. La carte symbolise la virginité. Elle indique qu'un de tes secrets semblent être sur le point d'être dévoilés. Il y a également une forte présence féminine dans ta vie sur le long terme. Passons à la dernière carte, la plus importante en quelque sorte puis qu'elle représente le résultat de ta vie. C'est ici, encore une arcane majeure, le Soleil inversé. Si la carte avait été dans le bon sens, elle aurait indiqué le succès, la gloire et l'amour. Ici, ce n'est pas le cas, mais le soleil ne peut jamais être une carte négative, même inversée. Ca sous-entend que tu obtiendras ce que tu veux, mais pas tout de suite. Il faudra surmonter les obstacles qui sont devant toi, probablement faire des compromis en abandonnant la voie impossible désignée par la quatrième carte qu'on a tirée. Je ne sais pas si tu te souviens tout à l'heure, je t'ai dis que si le nombre de carte tiré était majoritairement mineures, c'était que tu étais seul maître de ton destin, sans influence extérieure, c'est le cas. N'oublie pas ça, au final, c'est toi qui décidera de quel côté la balance penchera, rien de tout ceci n'est définitif."

Rangeant les cartes d'un geste vif, elle lui demanda :

"Eh bien qu'en penses-tu ?"

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MessageSujet: Re: Surveiller, prévenir ou punir || Kimeria Lun 15 Déc - 19:40

L'avenir, Kimeria y pensait de temps à autres. Elle n'était pas obsédée par ce dernier, elle savait comment se passerait la suite de sa vie une fois en dehors de Poudlard, mais il y avait ces petits détails qui faisaient toute la différence. À vrai dire, elle ne s'était jamais vraiment posée la question de son avenir amoureux, pour ainsi dire, elle avait déjà du mal à parler avec un garçon, ça n'allait pas vraiment être elle qui allait faire le premier pas vers eux. Trouverait elle le grand amour ? Elle ne savait. Y avait il seulement de la place pour quelqu'un à ses cotés ? Elle était si renfermée, si taciturne, si timide, qu'il était difficile de réellement pouvoir communiquer avec elle. Peut être était elle plus tactile ? Encore une fois, elle évitait ce genre de contact, par peur essentiellement, elle ne faisait pas grand chose pour arranger ça, mais elle commençait petit à petit à s'ouvrir, avec la modération qui s'imposait.
Demander ce genre de chose à sa tutrice n'était donc pas si vide de sens que ça, elle avait juste osé le faire et eu très peur des conséquences, mais elle avait la curiosité maladive de vouloir savoir, à tord peut être. Peut être que cela ne lui plairait pas, peut être qu'elle adorerait ça, le professeur Peterson était seule détentrice de ce que les cartes lui révélaient.

Dégainant son arme divinatoire, le professeur entama une 'brève' introduction, lui présentant les choses, elle qui était novice en la matière, ne demandait qu'à apprendre.

"Bien. Tu n'as pas encore vu la Cartomancie, nous la verrons prochainement, mais ça va être l'occasion pour toi d'en savoir un peu plus que les autres. Je ne vais pas te faire un cours détaillé rassure toi, simplement les bases pour que tu saches ce que je fais."

Dans chaque jeu de carte, tu comptes ce qu'on appelle les "Arcanes Mineurs" et les "Arcanes Majeures". Il y a cinquante-six arcanes mineurs qui contiennent les Epées, les Coupes, les Bâtons et les Deniers. Preuve que les moldus nous doivent tout, tu retrouves ces figures en Italie à partir du XVIe siècle et Tunisie respectivement sous le nom de Scopa et Chkobba. Loin de comprendre le pouvoir des arcanes mineures, ils s'en servent simplement comme jeu de carte.
Pour revenir aux arcanes. S'il y a 56 arcanes mineurs, il y a également vingt-deux arcanes majeures, ce qui nous donne un jeu de septante-huit cartes. Dans une prédiction faites avec les cartes, si tu te retrouves devant plus d'arcanes mineures que majeures, ça signifie généralement que tu es maître de ton destin, l'autre cas est plus complexe, mais tu apprendras tout ça en cours."


L'autre cas ? Et s'il se produisait, comment saurait elle ? Elle avait déjà hâte que ce cours arrive, l'explication l'intriguait autant qu'elle l'intéressait, aussi la miss n'avait pas quitté des yeux celle qui lui expliquait son art avec brio.
Qu'elle avait envie que son destin soit tout tracé, en bien évidemment, elle avait envie que tout lui soit acquis, pas par facilité, mais parce que cela la conforterait dans son idée qu'elle parviendrait à ses fins et à devenir ce qu'elle voulait.
Son explication finie, Zoé fit de la place sur la table, laissant le champ libre pour son tirage. Kimeria avait joint ses deux mains et battait des pieds avec une impatience qu'elle peinait à contenir, elle voulait savoir.

"Il y a plusieurs façons de tirer les cartes dont six majeures. Pour ce cas-ci, je vais utiliser celle qu'on appelle "Le jeu en croix". C'est une méthode habituellement utilisée pour répondre à des questions précises. On bat les cartes et on en place cinq en crois en commençant par le bas. Ensuite on met une carte de côté. "

Elle observa sans dire un mot, ne quittant pas des yeux sa directrice de maison, totalement absorbée par son discours, elle buvait la moindre de ses paroles avec une soif insatiable. Et puis vint le tirage. Chaque carte placée donnait un frisson de plaisir et d'excitation à la gamine, elle voulait voir les cartes, même si cela ne lui disait foutrement rien, elle voulait voir la suite plus que tout. Lorsque la dernière fut écartée, elle ne put s'empêcher de tirer un peu sur son sourire. On y était, c'était l'heure de vérité et la première carte apparaissait déjà.


Mystérieuse, cette carte se voulait aussi intrigante qu'excitante. Kimeria la regarda avant de relever son regard vers son professeur. Elle ne connaissait pas le sens des cartes … elle aurait aimé mais … elle débutait ce soir.

"Eh bien, ça ne doit pas vouloir dire grand chose pour toi, et si je te disais ce que j'ai lu ?

Elle hocha positivement la tête plusieurs fois avec son habituel sourire.

"Premièrement sache que la signification d'une carte change selon si je la retourne dans le bon sens ou non. Commençons par la première carte, l'As d'épée. Elle parle du passé et de son influence sur la question que tu m'as posée. Je lis que les choses changent en bien pour toi. Il y a des batailles à mener, mais tu devras le faire avec courage et intelligence.

Cela la rassurait assez comme première carte. Même si l'épée pouvait paraître agressive, il s'agissait d'une bonne chose. Sa situation allait évoluer, avec des batailles certes, mais elle se devait de garder le cap, du moins, elle le comprenait comme ça. Un bon changement, des batailles à livrer avec courage et intelligence, c'était dans ses cordes semblait il.


"La seconde carte c'était le X de bâton à l'envers. Elle correspond aux obstacles que tu aurais à surmonter. J'aurais aimé te dire qu'il n'y en a pas, mais c'est faux. Quelqu'un profite de toi, tu as peut-être un ennemi caché, va savoir, mais en tout cas, on tente d'entraver tes plans.

Quelqu'un qui profite d'elle ? Elle ne voyait de qui cela pouvait s'agir. Elle avait un ennemi caché, quelqu'un qui lui voulait du mal, mais qui ? Cette personne allait être un obstacle, difficile de voir comment appréhender la suite. Le sourire de la gamine s'effrita un peu pour laisser place à quelque chose de plus neutre, elle attendait la suite avec impatience, même si cela l'avait un peu refroidi.


"La troisième correspond aux influences favorables, c'est le IX de bâton qui est sortit, inversé également. Elle indique que tu n'en as pas pour le moment, elle me dit que tu es dans une période où l'obstination est maître, et qu'il y a un refus de faire des compromis à cause d'une attitude figée et erronées.

Attitude figée ou erronée ? Ferait elle fausse route ? Elle ne savait pas, elle ne comprenait pas. Cela était il en lien avec la personne qui lui voulait du mal ? Était elle trop obstinée pour voir cette personne ? Difficile à dire, elle ne comprenait pas entièrement de quoi il en retournait. Il restait encore des cartes de toute manière …


"La quatrième carte quant à elle indique le futur proche. C'est encore une fois une carte inversée, le VII de coupe. Elle conseille de fuir le problème, par fuir, il ne faut pas voir de la couardise, mais plutôt l'abandon d'une voie qui semble impossible à prendre."

Tout semblait s'emboîter presque parfaitement. Le problème était là, invisible, il fallait abandonner cette voie, passer à autre chose, mais comment le faire quand on ne sait pas qui il est ?


"La cinquième carte correspond au long terme. Ici c'est une arcane majeure et non pas mineur qu'on a tiré, la Papesse. La carte symbolise la virginité. Elle indique qu'un de tes secrets semblent être sur le point d'être dévoilés. Il y a également une forte présence féminine dans ta vie sur le long terme."

Un secret sur le point d'être dévoilé … elle n'en avait pas … enfin … un seul, son rêve de pouvoir dompter les dragons, mais elle n'en avait parlé à personne. Non, ça ne pouvait pas être ça, personne ne savait ! Elle ne voulait pas être prise pour une folle, elle voulait vivre parmi les dragons, c'était tout, juste ça. Quant à la forte présence féminine, elle comprenait parfaitement, elle était amie uniquement avec des filles, ou presque, et tissait des liens assez forts avec sa mère et sa sœur, tout ça semblait logique.
Mais plus le tirage avançait, plus elle constatait qu'il n'était pas forcément de bon augure …


"Passons à la dernière carte, la plus importante en quelque sorte puis qu'elle représente le résultat de ta vie. C'est ici, encore une arcane majeure, le Soleil inversé. Si la carte avait été dans le bon sens, elle aurait indiqué le succès, la gloire et l'amour. Ici, ce n'est pas le cas, mais le soleil ne peut jamais être une carte négative, même inversée. Ca sous-entend que tu obtiendras ce que tu veux, mais pas tout de suite. Il faudra surmonter les obstacles qui sont devant toi, probablement faire des compromis en abandonnant la voie impossible désignée par la quatrième carte qu'on a tirée."

Donc au final, il s'agirait d'une réussite malgré les batailles à livrer contre une personne qui lui veut du mal en abandonnant la voie qu'elle suivait actuellement. C'était assez complexe, mais tout semblait avoir un lien, une logique, même si cela lui paraissait un peu flou et obscur, parfois.
Comprenant qu'il s'agissait de la fin du tirage, Kimeria demeura sans voix, incapable de parler. Elle fixait les cartes à tour de rôle, cherchant à comprendre mentalement même si elle était plus déboussolée qu'autre chose ; elle en avait presque oublié la question qu'elle avait posé d'ailleurs.

"Je ne sais pas si tu te souviens tout à l'heure, je t'ai dis que si le nombre de carte tiré était majoritairement mineures, c'était que tu étais seul maître de ton destin, sans influence extérieure, c'est le cas. N'oublie pas ça, au final, c'est toi qui décidera de quel côté la balance penchera, rien de tout ceci n'est définitif."

Oui, c'était vrai, elle n'avait eu que deux majeures sur le tirage, elle avait donc son destin en main, elle pouvait encore changer tout cela. Rien n'est définitif, tout peut encore changer, c'était à la fois effrayant et encourageant, elle ne savait pas trop comment interpréter ça. Elle continua de fixer les cartes, s'attardant plus sur la Papesse que les autres, jusqu'à ce que le professeur range rapidement ses cartes, laissant Kimeria seule face à son destin.
Alors qu'elle réfléchissait à son tirage, on lui demanda :

"Eh bien qu'en penses-tu ?"

Difficile à dire. Haussant les épaules, la gamine lui répondit, fixant encore un peu la table, clignant des yeux parfois, signe qu'elle n'était pas totalement déconnectée du monde réel.

« Je … j'essaye de faire le lien avec … aujourd'hui …»

Après un maigre sourire en coin, Kimmy regarda sa professeur et lui répondit un peu gênée par ce qu'elle allait dire, mais toujours honnête.

« C'est un peu flou … je crois.»

Oh elle ne s'était pas attendue à une réponse précise, mais le tirage soulevait plus de questions qu'il n'en résolvait finalement. Elle ne regrettait pas de savoir, mais peut être aurait elle du y réfléchir plus tôt ? Difficile à dire pour elle, elle était encore un perdue, elle cherchait à comprendre, sans y arriver. Elle n'avait pas l'expérience et le recul de Zoé face aux cartes, et même si elle avait son destin en main, il y avait beaucoup de zones d'ombre, pas forcément positives d'ailleurs.
Elle allait devoir y réfléchir à tête reposée, assurément.
Peut être que son professeur allait lui donner quelques conseils suite à son tirage, elle en espérait tout du moins, mais elle n'avait pas à l'exiger, elle lui avait déjà beaucoup trop demandé ...
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