POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Why live when you can rule ? || Solo

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Date de naissance du joueur : 30/08/1989
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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Why live when you can rule ? || Solo Mer 12 Nov - 0:21

Le silence, et soudain un cri. Sans se presser, la jeune femme se leva de son fauteuil au coin du feu, où éclairée à la lueur des bougies, elle lisait un article de la gazette, un verre de vin à la main. Le goût du vin rouge qu'elle avait toujours apprécié lui paraissait âpre et rugueux en bouche. Etrangement, depuis quelques temps, elle ne supportait plus le goût du vin rouge. Elle avait tout d'abord cru que c'était une mauvaise bouteille, et elle pourtant peu prompte à molester les créatures magiques, avait tancé son elfe pour avoir eu l'audace de lui servir une boisson gâtée. Constatant que ce n'était pas le vin, elle s'était demandé si sa couleur ne lui rappelait tout simplement pas toutes ses vies anonymes qu'elle avait prises au cours des années. D'un rire bref et limpide, elle avait écarté cette hypothèse tant elle était ridicule. Ses goûts changeaient, et elle-même évoluait. Ce qui avait été n'était plus, et la vie suivait son cours immuablement sans attendre les trainards.

Le cri avait été suivit par un hurlement étouffé par les sanglots. Pourtant, sans se presser, Ruth prit le temps de remettre les plis de sa robe de chambre correctement, et se dirigea vers la pièce d'où provenait cette voix de femme brisée.

Ouvrant la porte avec un sourire aimable, elle découvrit sa cousine, Vera Alexïeva, prostrée sur son lit, un regard apeuré dans les yeux, les larmes coulant sans retenue sur son visage. En entendant la porte grincer par réflexe, celle-ci s'était recroquevillée dans le fond du lit baldaquin qui serrait le sien pour les semaines à venir, la couverture remontée jusqu'à son menton, les genoux repliés sur son ventre dans un geste désespéré de protection. La vue de sa cousine qu'elle n'avait plus croisée depuis quelques années augmenta la panique dans son regard, mais paradoxalement, une note de soulagement l'accompagna aussi. Elle connaissait la personne qui entrait, et parce qu'elle pensait la connaître, son jugement en était altéré. En partie au moins.

Si les deux cousines partageaient le même sang, la même langue, les mêmes origines, il y avait de nombreuses différences entre elles. Ruth était l'aînée. Fille de l'aîné des filles de la famille. Héritière comme beaucoup d'autres sang-pur de l'empire familial, quant il y en avait un. Les sang-pur ne divisaient rien, tout était fait pour donner un pouvoir à une seule personne sans diviser la fortune, ni les avoir. Vera était plus jeune, ambitieuse, moins sage, plus frivole, et certainement plus stupide. Son envie ouverte de dépasser et supplanter son aîné lui avait valu la situation dans laquelle elle était actuellement, mais elle-même ne s'en rendait pas compte.

Lorsque Ruth entrait dans une pièce, qu'elle soit remplie de sang-pur, moldu, ou étranger, on persevait, comme chez tout les mangemorts, la puissance magique, et l'autorité naturelle qui émanait d'elle. Vera, lorsqu'elle la voyait, se rappelait cette jolie enfant qui babillait avec elle en Bulgarie. Vera se rappelait leurs jeux, la colère qu'elle éprouvait quand elle n'arrivait pas à battre sa cousine, et la satisfaction quand il lui arrivait de la dépasser. La rivalité qu'elle avait entretenue avec Ruth était unilatérale. Sûre d'elle-même, la mangemorte n'avait jamais ressentit le besoin de se comparer à qui que ce soit, encore moins Vera. Parce que sa cousine la voyait encore comme l'enfant qu'elle avait été, et non plus comme la femme qu'elle était, elle se voilait elle-même la face et ne soupçonnait pas un seul instant que Ruth puisse être derrière ce qui lui arrivait.

Avec lenteur, la jeune femme se posa sur le lit, un sourire rassurant aux lèvres, très doucement, elle avança sa main pour la poser sur les cheveux de sa cadette. A ce geste, les larmes se mirent à couler avec plus de force, d'abord silencieusement, puis les pleurs se transformèrent en sanglot bruyant, l'attirant contre son sein, elle continuait de lui caresser les cheveux.

"Chut, n'essaye pas de parler, tu es encore sous le choc. Tout va bien, tu es en sécurité à la maison."

Vera leva les yeux vers sa sauveuse. Un brin d'espoir dans le regard. Elle tenta de parler encore une fois, mais Ruth la fit taire avec gentillesse.

"Repose-toi. Tiens, bois ça, c'est une potion sans rêve. Repose-toi, tu n'as rien à craindre. Je suis là."

Elle quitta la chambre, laissant la jeune femme endormie, un sourire plus que satisfait ornant ses lèvres. Oui, elle était là, et c'était bien pour ça que Vera avait tout à craindre. La pauvre ne le savait juste pas encore, et le découvrirait bien trop tard pour son propre bien.

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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Why live when you can rule ? || Solo Mer 12 Nov - 23:24

La chambre était richement meublée, vaste, bien décorée. Il n'y avait rien d'extravagant ou de tape à l'oeil. C'était volontairement élégant, pas trop surchargé avec des meubles de bonnes qualités fait par des maîtres artisans sorciers. Sa cousine, peu importe à quel point elle l'avait enviée ou détestée, avait toujours eu du goût en matière de mode tout comme de décoration. Son appartement reflétait ses goûts. Elle avait, contrairement à bon nombre d'entre eux, choisit de laisser la gestion de la demeure familiale à ses parents, n'aimant pas les trop vastes demeures, et préféré vivre dans un appartement spacieux et confortable. Elle transgressait le code qui voulait qu'une femme puriste vive avec ses parents jusqu'à son mariage. La jeune femme lui avait toujours envié cette liberté sans comprendre que sa cousine s'était battue pour l'avoir.

De cette chambre, il semblait qu'elle connaissait tout les recoins. Le lit, les nervures du bois, les motifs sur le papier peint au mur, les livres disposés dans la petite bibliothèque à côté du fauteuil. Il y avait dans cette pièce tout le confort nécessaire. Des robes de sorcière de qualité à la dernière mode, de quoi l'occuper et la distraire, la presse étrangère. L'elfe venait s'assurer que rien ne manquait à la "petite maîtresse" comme il l'appelait. Le surnom ne manquait jamais de faire grincer des dents la jeune femme, réveillant son mauvais caractère. Le surnom, bien que destiné à être poli, lui rappelait qu'elle n'était qu'une invitée. Quoique invitée n'était peut-être pas le bon mot. Depuis deux semaines, son monde se limitait presque à sa chambre. Elle ne voyait personne sinon Ruth, son elfe, et un médicomage de Sainte-Mangouste nommé Olivier qui semblait bien connaître l'hôtesse de maison. Elle avait passé la première semaine dans un épais brouillard. Elle avait principalement pleuré, le choc ne passant pas. Violée, outragée, ses parents, sa famille, morte devant elle. Pourquoi ? Elle ne le savait pas. Ses rêves étaient agités, et elle n'osait pas fermé les yeux tant elle avait peur de revivre les pénibles moments qu'elle avait vécu.

Chaque soir, on lui donnait une potion sans rêve, et chaque jours, le médicomage venait l'examinée. Elle voyait sa cousine au moins une fois par jour, celle-ci partait tôt, et rentrait tard, mais elle prenait toujours le temps de venir discuter quelques minutes avec elle. Discuter n'était peut-être pas le terme exact. A chaque fois que Vera désirait en savoir plus, envisageait de sortir de sa chambre, sa cousine lui répondait avec un sourire soucieux qu'elle était encore trop faible, et qu'elle désirait la ménager autant que faire se peut.

"Tu as subis une épreuve traumatisante Vera.", lui avait-elle répondu avec un sourire inquiet en posant une main affectueuse sur la sienne.

La jeune femme n'avait pas osé dire quoique ce soit, traumatisée, elle avait ce besoin de chaleur humaine et de réconfort, Ruth compatissait. Elle en avait besoin tout comme elle détestait en avoir besoin.

"C'est tout à ton honneur de vouloir te relever et recommencer une vie normale, mais c'est encore trop tôt. Le médicomage est d'accord avec moi, il faut te reposer. Fais moi confiance, je suis ta famille après tout."

Troublée, elle n'avait pu qu'hocher la tête et retourner s'asseoir dans sa chambre au coin du feu, pour reprendre le livre qu'elle avait entamé. Depuis, une semaine s'était encore écoulée. Elle se tenait assise sur son lit tandis que le médicomage l'auscultait. Vera entendit la cheminée s'activé, et le bruit des chaussures à talon de sa cousine, s'arrachant à l'examen médical, elle sortit de sa chambre pour rejoindre son aîné le médicomage la suivant, trop surpris pour protester. Ruth la vit arriver en fronçant les sourcils, son expression n'avait rien d'aimable, et Vera se sentit un moment embarrassée, étais-ce bien raisonnable ? Avant qu'elle ne puisse dire quoique ce soit ce fut Ruth qui parla :

"Olivier ? J'avais spécifiquement demandé qu'elle ne sorte pas.
Pardon, je n'ai pas pu..."

D'un geste de la main, elle coupa court à ses explications, et d'un ton plus aimable dit :

"Tu peux disposer, nous nous reverrons demain."

Sans un mot, Olivier s'en fut vers la cheminée adéquate, il connaissait maintenant le chemin. Olivier Niesen travaillait pour la mangemorte depuis Dublin, il avait été son amant tout un temps pour devenir celui de son cousin. S'il appréciait les deux mangemorts, il gardait tout de même une certaine distance. Il connaissait sa place, et savait également que celle-ci pouvait radicalement changer selon leur bon vouloir. Il sortit laissant la pauvre fille à son sort.

Une fois le médicomage partit, le sourire de Ruth se fit plus aimable et Vera se sentit rassurée. Elle l'invita à s'assoire dans le salon tandis qu'elle demandait à son elfe d'apporter des rafraîchissements.

"Je t'avais dis de ne pas sortir."

Comme une enfant prise en faute, Vera rougit.

"Je voulais ..."

Les mots se perdirent au fond de sa gorge.

"Tu voulais ?
Je voulais faire quelque chose, je n'en peux plus de rester dans cette chambre."

La mangemorte eut l'air exaspérée, puis finalement sourit amicalement.

"Je vois, je suppose que l'action t'aidera à surmonter ce qui s'est passé, tandis que l'inaction ne fait que te le rappeller. Je ne voulais pas te brusquer, mais tu es plus forte que je ne le pensais. Peut-être est-il temps que je t'annonce la bonne nouvelle.
La bonne nouvelle ?"

Vera se sentit septique, comment pouvait-il y avoir une bonne nouvelle si peu de temps après le drame qu'elle venait de vivre.

"Comme tu le sais cousine, bien que ça ne soit pas de ta faute, ta place dans notre société est désormais compromise. Tu as peu de choix. Soit le chef de ta famille te prend en charge, et tu es probablement destinée à rester une vieille fille qui ne sortira très peu de chez elle. Soit ta disgrâce nous force à te répudier. Bien heureusement, nous savons que rien n'est de ta faute, et il serait cruel de voir ta propre famille te désavouer quand tu es dans le besoin."

La jeune femme, paniquée par ce qu'elle entendait ne savait vraiment que dire, c'était des aspects auquel elle n'avait pas pensé.

"Mais.... Je pourrais ....retourner en Bulgarie, la maison... l'argent de mes parents ...
Allons ne soit pas ridicule, après ce qui vient de t'arriver ? Te laisser seule ? Alors que tu n'es pas encore mariée, non ce n'est pas convenable, je m'y refuse. Sans compter que tes parents avaient inclus une clause dans leur testament, s'ils venaient à mourir prématurément, avant que tu ne sois bien installée, la charge me revenait de gérer tes biens jusqu'à ce que ça soit le cas. Ne t'inquiète pas, tout sera fait pour le mieux, et tu n'auras pas à t'en plaindre."

Toujours ce même sourire, aimable, impassible, elle n'arrivait pas à voir ce qu'il se cachait derrière. Trop abasourdie pour vraiment protester, elle ne put que dire :

"Et moi, alors ?
C'est là, la bonne nouvelle. J'y ai réfléchis, et j'ai estimé qu'il était injuste que tu n'ais pas le droit à une vie parce que tu as eu disons... un accident. Aucun sang pur n'accepterait de t'épouser, tu as été souillée après tout."

Toujours ce sourire, mais Vera sentit la morsure de ses paroles et ne put s'empêcher de reculer dans son fauteuil instinctivement. Pendant ce temps, Ruth continuait :

"Tu vas te marier. Je t'ai trouvé un bon partis.
Me marier, mais je ..
Oui, je sais, tu pensais probablement que ton cas était désespéré mais loin de là. Ton futur époux est James Eccleston, notre cousin.
Un sang-mêlé."

Vera avait beau être choquée,ne plus être réellement elle-même depuis l'incident, les vieilles valeurs et préjugés resurgissaient rapidement. Le regard de Ruth se fit dur en entendant le mot sang-mêlé, et sur un ton qui refusait toute contradiction, elle répondit :

"Oui, un sang-mêlé, le ministre de la magie anglais, un mangemort, un porteur de la marque, fidèle collaborateur du Seigneur des Ténèbres. Aurais-tu mieux à ton actif que tu te permettes de le mépriser ?"

Se recroquevillant, Vera ne put que balbutier :

"Mais la pureté...
Il n'y a plus rien de pur chez toi ma cousine. James, te fait un grand honneur, et c'est parce qu'il est sang-mêlé qu'il consent à t'épouser sans quoi, il serait un trop bon partis pour toi. Le Seigneur des Ténèbres lui a donné un fils, un orphelin de guerre, un sang pur qu'il a la charge d'éduquer en trouvant une mère aimante et capable de l'éduquer avec les valeurs que tout sang pur devraient avoir. Dans ta dernière lettre avant l'incident, tu disais vouloir toi aussi servir la cause, comment pourrais-tu mieux la servir qu'en répondant à l'appel du maître ?"

Elle voulait protester, mais encore une fois, les mort ne sortaient pas tant elle se sentait écraser par sa cousine. Ruth remarquant qu'elle désirait contester ce qu'elle disait se leva, et d'un ton sec appela son elfe :

"Pixie, raccompagnez la petite maîtresse dans sa chambre.
Non, Ruth.
Il suffit ! Je ne tolérais pas tes caprices, je t'avais dis qu'il était encore trop tôt. Repose toi, et quand tu auras la tête claire, peut-être pourras-tu comprendre l'honneur qu'on te fait, et te repentir pour tes paroles inconsidérées envers ton futur mari."

Faisant volte face et pénétrant dans son bureau la mangemorte laissa la jeune femme au bord des larmes, perdue se demandant ce qu'il advenait de sa vie.


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