POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Dans mon rêve. [Solo] | Terminé

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Ariana Bedan


MessageSujet: Dans mon rêve. [Solo] | Terminé Dim 30 Nov - 13:57

La Gazette du Sorcier était journal d'état. Il n'y avait pas de meilleure censure que celle opérée ici. Dans les locaux du journal le plus lu de Grande-Bretagne, les gens vivaient au rythme du Département de l’Éducation et du Peuple. C'était à eux que revenait la lourde tâche de diriger les publications. Savoir ce qui pouvait être, ou non, dit, n'était pas simple, contrairement à ce que l'on pouvait croire. L'employé en charge d'un article n'était ni Eris Valverde, maintenant ex-directeur, ni Lincoln Crow, ni même Lord Voldemort. Comment savoir que son avis était partagé par ses supérieurs ? Si lui ne jugeait pas un article dangereux pour son régime alors qu'aux yeux de l'Intendant, il l'était, qu'adviendrait-il de cet employé modèle ? Azkaban ?
De ce qu'elle avait pu voir de la prison des sorciers en ayant passé plusieurs semaines enfermée là-bas, elle ne renfermait pas que les rebuts de la société, les résistants, ou les opposants politiques. Il y avait des citoyens, des sorciers, des agents qui avaient merdés dans leurs fonctions simplement car ils avaient mal évalué la situation. Était-ce un crime ? A un certain degré, Ariana était convaincu que oui. Mais à plus petite échelle, elle n'en était pas si sûre. La jeune femme réputée la plus jeune puriste engagée de Grande-Bretagne, pourtant si stricte et austère, émettait des doutes quant à la Justice opérée au sein du régime. Elle avait beaucoup de doutes. D'un côté trop laxistes quand il s'agissait du sang et du purisme, ce régime balançait vers une austérité à toute épreuve en matière de professionnalisme. La prison n'était plus une alternative, c'était devenu une peine générique, classique, un socle sur lequel on se basait pour construire une véritable peine. Aujourd'hui, se présenter devant le Magenmagot signifiait Azkaban, au minimum.

De fait, alors qu'elle patientait dans la salle d'attente du secrétariat du Directeur de la publication de la Gazette, elle arborait un regard d'une incroyable froideur tant elle analysait ce qu'elle pouvait voir. Ces gens, là, jouaient avec leurs vies sans s'en rendre, et restaient heureux de le faire. Non, elle ne jugeait pas, elle contemplait. Valverde était un grand homme capable de beaucoup de choses. Dont la première était d'hypnotiser ce qui l'entourait pour cacher ce qu'il y avait de pire à protéger. Il avait rendu ce régime plus proche du peuple qu'aucun autre. On croyait au bien fondé du purisme, à la volonté de bâtir une société pure et ordonnée, respectant les lois naturelles et magiques. Le peuple y croyait et défendait cette opinion, comme pour mieux se voiler la face. Ariana n'était pas dupe, plus depuis Azkaban. Ils vivaient dans une dictature sans scrupule qui réduisait en esclavage tout citoyen de Grande-Bretagne, dont elle. Mais elle se complaisait dans cette vision. Elle ne voulait pas d'une démocratie, ni d'une république, pas même d'une monarchie. Elle voulait la dictature, elle voulait la souveraineté absolue, elle voulait l'Autorité. La jeune femme était une étrange petite puriste qui aimait l'austérité et l'Ordre plus que la liberté et la liberté de pensée. Son avantage était sûrement de croire dur comme fer à ce purisme fou.

On la demanda à l'accueil et on l'annonça auprès de Monsieur Xavier Wolfenstein. C'était un homme assez gras, de petites lunettes rondes ornaient sur visage au double menton prononcé. Une large calvitie dépeuplait son crâne laissant ses cheveux se battre en duel sur les à-côtés et derrière les oreilles. Il portait un costume blanc d'une facture impeccable, et possédait une voix toute aussi grasse et forte que son propre corps. Il l'invita à pénétrer dans son bureau et à prendre un siège. Il savait que lorsque le Département de la Sécurité Intérieure laissait ses agents du Renseignement Civil venir publier eux-mêmes leurs décrets, c'était qu'ils étaient bons, reconnus comme tels, et avec un certain talent pour la publication. Intéressé, mais ne le démontrant que très peu, Xavier restait poli et agréable en entretien privé de cette envergure. Il avait, en effet, une jeune femme devant lui directement liée à un énorme département auquel il fallait éviter de se frotter si l'on voulait éviter les ennuis. D'autant plus que face à lui, s'installait confortablement au fond de son siège, Ariana Bedan, héritière de l'une des cinq plus grandes familles de Grande-Bretagne, actuelle sorcière la plus influente au sien de la Jeunesse, et dont les liens familiaux et relationnels étaient développés jusqu'à la moelle. Aucune erreur possible.

-Bonjour Monsieur Wolfenstein. Un plaisir de vous rencontrer. Merci de me recevoir.
-Plaisir partagé Miss Bedan. Que prenez-vous ? Whisky pur feu, Cidre, vin blanc?
-Un vin sera parfait.
Il s'exécuta, servant la jeune femme et lui-même avant de reprendre place derrière son large office. Il arborait un sourire relativement sincère, mêlant à la fois l'hypocrisie ambiante et l'envie de se montrer sous son meilleur jour. C'était distrayant. Elle, elle pointait un sourire d'une finesse inégalée, elle était belle, rayonnante, dans sa robe noire descendant jusqu'à la mi-cuisse. L'importance du paraître, était, aujourd'hui plus qu'hier, extrêmement importante.
-Bien, je suppose que vous voudriez parler de publication?
-Effectivement. Voici le dossier complet de publication que j'ai établi et qui a été validé vendredi dernier par la commission de mon Département présidé par Madame la Directrice du Renseignement Civil. Elle lui tendit le dossier qu'il prit entre ses doigts épais. Elle croisa ses jambes et bu une gorgée. J'aurai besoin d'une publication générale et d'une autre ciblée sur quelques régions d'Irlande. Avec une campagne d'affichage intensive dans ces mêmes zones.
-Hum... pour la publication générale, aucun problème, évidemment. Pour ce qui est d'une publication intensive sur ces régions, il faudra passer par les réseaux locaux. Ce qui risque de prendre du temps. Beaucoup de temps. Et la campagne d'affichage doublera les négociations.
-Honnêtement, Monsieur Wolfenstein ? Sourire en coin, regard interrogateur, mise en avant de sa poitrine décorée d'un superbe décolleté. Vous ne pourriez rien faire pour moi?
-Croyez-moi, Miss Bedan, les locaux Irlandais sont plus coriaces qu'on ne pourrait le croire. Même si ils restent sous la couronne de l'Intendance, ils gardent férocement leurs publications. Je ne suis pas sûr d'avoir assez d'influence pour passer outre les services de publication spécialisée Irlandais. Et, honnêtement, puisque vous me demandez de l'être, je crois qu...
-Arrêtons ici les bienséances Monsieur Wolfenstein. Je sais pertinemment qu'en étant Directeur de Publication à la Gazette vous détenez le contrôle de la publication attribué par le Département de l’Éducation et du Peuple. Si l'Irlande ne se soumet pas à vos recommandations, vous commettriez un crime de ne pas le rapporter aux autorités compétentes, n'est-ce pas ? Alors agissez. Faîtes en sorte que ce que je demande, et donc ce que désire Monsieur Mulciber en personne, soit exécuté à la lettre. Vous n'êtes pas sans savoir que la Gazette du Sorcier publie encore grâce à la bonne volonté de Monsieur Valverde. Je suis certaine qu'un rapport de ma part à mes supérieurs suffirait à vous faire regretter amèrement votre refus de collaborer. Teigneuse et agressive, même lorsqu'il s'agissait de négociation, elle restait néanmoins extrêmement civilisée et polie, arborait un sourire agréable, et restait d'une beauté déconcertante. Avez-vous déjà vu l'intérieur d'une cellule à Azkaban, Monsieur Wolfenstein ?

Xavier bu son verre de whisky lentement, le regard plongé dans celui de la jeune femme qu'il ne croyait pas aussi déterminée et vive d'esprit que cela. Il reposa le verre sur son office et s'enfonça au fond de son siège, satisfait. C'était ce que témoignait son expression faciale et son sourire large et, cette fois-ci, vrai.

-Vous êtes impressionnante Miss Bedan. Je ne pensais pas qu'une jeune femme de votre âge oserait attaquer aussi vite et précisément un homme de mon gabarit. Très bien, vous m'avez promptement convaincu, je peux évidemment publier à souhait. Vous visez juste. Le fait étant, et pardonnez-moi si cela vous a offensé, que je ne peux pas me permettre de suivre les ordres d'une personne trop faible d'esprit pour les assumer à mon simple niveau, si jamais il doit en rendre compte, plus haut.
-Je comprends.
-Donc, seront publiés vos deux décrets dans l'édition de demain. S'en suivront, dès Mercredi, les mêmes décrets publiés dans les locaux Irlandais, pendant deux semaines. Je mettrai ces trois articles en prime, au compte goutte dès Jeudi. Pour les affiches, je vois ça avec les services graphiques magiques pour un affichage Dimanche. Nous pourrions aussi organiser une campagne de sensibilisation à Dublin ? Qu'en dîtes-vous?
-Faîtes donc cette campagne de sensibilisation comme ouverture. Dimanche. Et dès Lundi les affiches présentée durant l'événement public seront affichées dans les différentes régions d'Irlande que je vous ai indiquées.
-Qu'il en soit ainsi. Je vous ferai transmettre les essais graphiques de nos concepteurs images magiques.
-Quand est-ce que cela serait possible?
-Si vous pouviez revenir ici... hum... Il feuilletait un agenda sur lequel était noté tous ses rendez-vous. Disons Vendredi à dix-sept heures. C'est bon pour vous?
-Très bien. Merci de votre collaboration Monsieur Wolfenstein.
-Un plaisir, Miss Bedan.

Elle s'apprêtait déjà à enfiler son manteau et retourner à la porte du bureau pour repartir à Buckingham Palace lorsque Xavier, assis au fond de son fauteuil, doigts croisés, la scruttait d'une regard intéressé.

-Dîtes-moi, Miss Bedan, avez-vous déjà pensé faire une carrière solitaire en parallèle de vos fonctions à l'Intendance?
-A dix-neuf ans à peine, jamais Monsieur.
-Vous seriez intéressée par une publication officielle en votre nom
-A quelles conditions?
-Simplement celle de rapporter des lecteurs. Et de rester fidèle au purisme, évidemment.
-Qu'avez-vous à me proposer?
-Vous en saurez plus vendredi, j'ai besoin que quelques confirmations. Mais il se pourrait que j'ai une offre en or pour vous. Il se leva et raccompagna Ariana jusqu'à la porte de son bureau qu'il ouvrit avant de lui serrer franchement la main. Prise dans son écharpe épaisse en laine, et son manteau fourré – le froid régnait en maître à Londres – elle lui adressa un nouveau sourire.-Mes salutations Miss Bedan. A vrai dire, je suis sûr que nous pourrions faire de grandes choses vous et moi d'ici quelques jours. A vendredi.
-A Vendredi, Monsieur Wolfenstein. N'oubliez pas les décrets et articles.
-Vous pouvez rentrer à Buckingham l'esprit tranquille.

Rentrer l'esprit tranquille ? Elle en était incapable désormais. Ambitieuse mais surtout curieuse et excitée à l'idée d'une nouvelle intrigante que venez de lui mettre sous le nez sans lui montrer, Xavier, elle n'attendait qu'une seule chose, que vendredi arrive. Elle ne repartit pas à Buckingham, sa journée était terminée. Elle préféra rentrer à Prince Consort Road. L'Appartement était vide, Wayland travaillait jusque tard le Lundi. Elle s'offrit le plaisir d'ouvrir une bouteille de vin blanc qu'elle sirota tranquillement sur son canapé face au feu crépitant de la cheminée. Son sourire ne partait pas. Ariana Bedan était de retour.

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Dernière édition par Ariana Bedan le Dim 15 Fév - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans mon rêve. [Solo] | Terminé Mer 11 Fév - 21:51

Ariana était encore jeune. On apprenait beaucoup de choses à la jeunesse, notamment la patience. On leur demandait de prendre leur temps, d'attendre, d'observer, d'analyser. Jamais dans l'urgence, mais bien avec prudence. Le système les voulait lents, serviables, dociles. La patience était un vilain défaut dont n'était pas pourvu la jeune héritière de la famille Bedan. Elle, en petite capricieuse exigeante, n'avait jamais eu à patienter. Elle était insupportable tant elle exigeait tout, tout de suite. C'était horrible, comme sentiment, que d'être incapable de prendre son mal en patience. Pourtant, aux yeux de la jeune femme, c'était un atout de taille. Elle n'était absolument docile, et n'attendait pas qu'on lui apporte son plat pré-mâché. Elle allait au devant de nombreux problèmes, elle s'exposait, elle osait. Ça lui avait longtemps réussi, puis cela l'avait faite chuter. Lourdement. Et, peu à peu, elle remontait. Et cette fois-ci, elle prenait un sérieux avantage, un tournant décisif, incroyable : elle allait au devant d'une carrière solitaire, bien réelle, et prometteuse. De quoi s'agissait-il exactement, elle n'en savait trop rien. En ce levant ce matin, elle s'était rendue compte que sa nuit n'avait pas vraiment eu lieu, elle n'avait fait que somnoler d'excitation. Pourtant, aucune fatigue apparente, elle était au plus haut de sa forme. Insupportable, peste, hargneuse, moqueuse, c'était d'une extravagante méchanceté qui s'échappait d'elle en ce vendredi de Janvier.

Au bureau, elle ne savait pas se concentrer cinq minutes. Obligée d'établir une connexion avec sa collègue de travail qui, soit-dit en passant, possédait une personnalité facilement domptable, ce dont avait allègrement profité Ariana dès ses premiers jours de travail. Elle lui présentait sa vie sur un plateau, et l'autre bavait. Elle allait même jusqu'à lui demander plus de détails tant l'existence incroyablement noble de la jeune femme ressemblait, pour elle, à une émission à suivre au compte-gouttes. Lorsque l'heure vint, Ariana put quitter Buckingham Palace et se rendre au chemin de traverse par transplanage. Elle avait ainsi rendez-vous avec le fameux Directeur de la Publication de la Gazette, Xavier Wolfenstein qui, semblait-il, avait un gros projet à lui soumettre afin qu'elle en soit la principale bénéficiaire.

Elle traversa l'allée marchande sur les coups des seize heures trente. Observant à droite, à gauche, ce qui pouvait être admirable ou admiré. Rien n'était suffisant pour elle qui préférait nettement L'Allée du Sang, de l'autre côté de la Tamise. Une rue piétonne magique où tous les magasins de luxes et de charmes se chevauchaient. Ici, elle tombait dans la banalité à peine un pied avait-il foulé le par-terre en pavés. Elle en aurait ri tant cette endroit sentait le niveau un de la classe moyenne. Elle avait de l'avance, aussi ne se pressa-t-elle pas pour atteindre le siège de la Gazette du Sorcier où elle s'annonça à l'accueil. On la fit monter dans les étages jusqu'à patienter dans le cabinet du Directeur en attente d'être reçu. C'était un sacré honneur pour certains d'être dans cet espace. Il s'agissait, alors, que l'on appartenait à une certaine classe sociale et, ou, professionnelle. Ariana était assez habituée. Incapable d'y faire attention désormais, c'était devenu une habitude trop ancrée pour être contestée.

Xavier ouvrit la porte du bureau, et serra la main de la jeune femme tout en l'invitant à entrer à l'intérieur de l'office où elle découvrit qu'ils n'étaient plus seuls. Un deuxième homme se tenait là. Grand, fin, le regard perfide et l'attitude hautaine propre à son rang. Un sang-pur à n'en pas douter. D'aucun sang-mêlé n'aurait osé se tenir ainsi face à une véritable et reconnue sang-pur. Elle s'avança, sûre et calme. Elle lui tendit la main qu'il ne serra point, mais embrassa. A la vieille époque. Ce type était resté ancré dans les anciennes manières. Probablement incapable de considérer mieux la femme qu'un simple bout de chair à perforer durant les périodes de procréation animale. Elle s'en amusait. Ariana n'était pas l'une de ces grandes féministes incapables d'émettre le moindre sens logique. Elle était maligne et loin d'être imbécile. Elle manipulait. Si à cet instant, l'autre la rabaissait par sa simple attitude, Ariana saurait le remercier en bonne et due forme. Attaquer de front n'avait jamais servi qu'à se planter.

Xavier s'installa derrière son office, l'autre type prit un siège, tandis qu'Ariana était invitée à faire de même. Elle croisa les jambes, replaçant une mèche rebelle derrière son oreille, dévoilant de fines et précieuses boucles d'oreilles, et deux percings en anneau dans le cartilage de son oreille gauche. Il suffisait de regarder son accoutrement pour se douter qu'un seul de ces anneaux était hors de prix pour un sorcier moyen. Jamais dans la demie-mesure, il fallait qu'elle rayonne en tout point, jusqu'à sa plus stricte intimité.

-Avant que l'on ne commence, Miss Bedan, voici les affiches retenues pour la campagne en Irlande. Conformément à notre discussion, une équipe événementiel prépare la cérémonie à Dublin tandis que les journaux sont en export afin d'être tiré à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires.
-Parfait. Mettez cette affiche en avant, elle me paraît tout à fait correspondre aux attentes de Monsieur Mulciber et du Département de la Sécurité Intérieure.
-Très bien, considérez cela comme fait. Bien, passons à ce qui nous amène tous ce soir. Miss Bedan, je vous présente Robert McGill, Directeur Général du magasine Jeunesse Puriste. Robert, voici Ariana Bedan, la jeune femme qui...
-Oui, oui, Xavier, je sais parfaitement de qui il s'agit. Je ne serais pas ici sinon.
-Voilà qui a le mérite d'intriguer. Enchantée Monsieur McGill.
-Connaissez-vous Jeunesse Puriste, Miss ?
-Je le connais oui. Ma sœur est une lectrice assidue.
-Il s'agit du magasine le plus titré de Grande-Bretagne depuis l'avènement du Seigneur des Ténèbres. Nous ne nous battons que dans la cour des magasines entendons-nous bien, et pas des journaux. En terme de presse, nous venons juste après la Gazette et La Voix Puriste. Autrement dit nous visons large et nous sommes lus, vus et reconnus.
-Impressionnant.
-Nous oscillons entre un journal politique puriste, un magasine orienté vers un aspect plus léger évoquant la vie des personnalités du pays, et enfin, un moyen pédagogique d'apprendre à la jeunesse à comprendre son monde et le gouvernement auquel elle doit croire.
-Passionnant. Juste une question ? Qu'est-ce que je fais ici?
-Vous ne perdez pas de temps, Miss Bedan.
-Loin de moi l'idée d'être insupportable, mais je préfère toujours savoir de quoi on parle avant d'être incluse dans une discussion où je n'ai, à priori, aucune légitimité à donner mon avis.
-Je te l'avais dit Robert, c'est exactement celle qu'il te faut.
-J'avoue très honnêtement Miss Bedan, que j'émettais beaucoup de doutes quant aux promesses de Xavier. Il m'annonçait un fort caractère talentueuse et impliquée. De mémoire, je n'en ai pas croisé beaucoup, à part moi. Dire qu'à cet instant vous m'avez pleinement convaincu serait une grossière erreur, mais je ne peux nier que vous me faîtes bonne impression. J'ai une offre pour vous.

Les choses commençaient enfin à se mettre doucement en place. Ariana observait précisément les deux hommes présents dans la pièce. Ce qui se passait lui semblait à la fois irréaliste et complètement disproportionné. Elle ne s'était jamais mal regardée, avait toujours eu une excellente opinion d'elle-même, mais delà à ce qu'on parle d'elle entre deux hauts placés des médias sorciers britanniques, elle n'en aurait jamais eu le moindre soupçon, encore moins depuis Azkaban et son procès.

-Nous voulons étendre notre production. L'Irlande est un terrain à conquérir, et nous chutons en Écosse, la faute à un programme médiatique trop attendu car vieux de plusieurs années maintenant. Nous lançons notamment une nouvelle rubrique, qui sera le centre névralgique de nos activités. Nous mettrons en avant son importance. Il faudra qu'elle soit nuancée, pleine d'intelligence et de maturité tout en inculpant un savoir puriste à la jeunesse et, bien entendu, il faudra convaincre cette jeunesse de renouer avec le magasine. Pour ce dernier aspect, nous misons sur deux aspects importants : la popularité du magasine, qui reste encore le plus lu de Grande-Bretagne, et votre propre notoriété au sein de la jeunesse de ce pays.
-Ma notoriété ?
-Voyez ceci comme l'opportunité de vous lancer dans le monde médiatique et politique du pays grâce à votre propre nom, et non pas grâce à l'aide d'un tiers dont le poids allégerait votre prétendue faiblesse d'expérience. Vous avez tenu Poudlard grâce à Monsieur Valverde, vous êtes désormais assez grande pour ne plus être celle qui dépend de l'autre, mais être celle dont l'on dépend.
-D'autant qu'après votre procès c'est un excellent moyen de redorer votre blason et de vous servir de ce qui pourrait être une faiblesse si vous ne vous en préoccupez pas, pour en faire un véritable atout. Vous avez vécu et vaincu Azkaban Miss Bedan, ne le taisez pas, ce serait une grave erreur.
-Et quoi ? Une photographie de moi en première de couverture redorera mon blason et ensuite ? Vous fera gagner de l'audience ? De l'argent ? Vous me parlez beaucoup des avantages, mais qu'en est-il de la réalité, de ce qui m'obligera à me réveiller tous les matins ? Qu'en est-il du travail, des attentes, des obligations?
-Incroyable ! Vous avez un don, Ariana!
-Pardon?
-Vous serez la Rédactrice générale de la Rubrique. Totalement libre de toute création – nécessairement approuvée par le Département de l’Éducation et du Peuple, et après aval du Directeur de la Publication. La régente d'une équipe médiatique ayant pour viser d'éduquer la jeunesse, vous seriez une icône de réussite, de reconnaissance. Des attentes, elles sont assez évidentes. Il faut que notre audience augmente. Nous sommes toujours au premier rang, mais je veux que nous soyons inégalable pour les autres concurrents. Vous saurez y parvenir tant votre nom est connu et reconnu au sein des jeunes de Poudlard qui est, évidemment, notre principale source d'audience.
-C'est une occasion en or, Ariana.
-On peut se tutoyer désormais Xavier ? Et qu'en est-il du contenu ? Qui l'écrit?
-Toi. J'ai fait suivre tes articles à Robert. Ton style colle parfaitement à ce qu'il désire.
-Qu'en dîtes-vous Miss Bedan?

Que pouvait-elle exactement répondre à ça ? On lui vendait du rêve en pépites dorées. On voulait lui donner un poste convoité, on lui vendait cela comme l'El Dorado de sa jeunesse, et pourtant, elle sentait la face cachée. On ne lui disait pas tout. On ne lui parlait ni de pression, ni d'exigences. Elle vivait dans un monde qui s'était effondré sur lui-même. Finies les illusions, Ariana savait désormais que rien, dans le purisme, n'était gratuit et bon. Elle vivait dans un mal absolu, elle s'y complaisait, mais refusait de se faire avoir à nouveau.

-Joli tableau, je serai donc sous les feux des projecteurs, hum? La pointe d'ironie ne lui ressemblait tellement pas à cet instant, qu'elle passa inaperçue.
-Exactement. La rubrique sera, comme déjà dit, largement mise en avant par le reste du magasine et des campagnes de publicités intensives auprès de la jeunesse.
-Et quant à ma rémunération?
-La rémunération est fixée selon ce schéma. Vous partez de ce salaire minimum. Qui est déjà conséquent compte-tenu de votre âge. Et si tout se passe bien et que votre rubrique gagne en popularité, vous gravirez les échelons un à un.

L'argent n'avait réellement aucune importance pour la jeune femme, elle en avait déjà bien trop. Ses comptes étaient remplis et ceux de sa famille l'attendaient encore. Elle pouvait dépenser sans compter, sans jamais risquer de faire faillite. Ni elle, ni sa descendance avant un bon millénaire. Elle laissa venir un sourire amusé sur son doux visage.

-Je commence quand?

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MessageSujet: Re: Dans mon rêve. [Solo] | Terminé Dim 15 Fév - 22:28

Rédactrice en chef de la principale nouvelle rubrique du magasine nationalement connu, Jeunesse Puriste. La nouvelle était tombée comme un cheveu sur la soupe. Elle s'était attendue à bien des révélations, mais celle-ci, jamais. Elle n'avait que dix-neuf ans à peine, et déjà on attendait d'elle une espèce d'excellence qu'elle ne connaissait pas. Ariana connaissait le milieu de la richesse, du luxe, de la politique, de l'économie, grâce à son père, mais certainement pas celui du journalisme. Elle allait devoir s'acclimater à un milieu hostile tant il lui était inconnu. Malgré tout, la jeune femme n'avait pas peur. Elle affrontait la réalité avec énormément de sang-froid. Elle avait toujours cru en elle plus qu'il n'aurait fallu. Aussi considérait-elle que si on la nommait à un poste, c'est qu'elle était suffisamment compétente pour réussir. Elle prenait donc l'occasion à bras ouverts – bien que méfiantes sur les retombés potentielles – et allait se donner corps et âme dans l'entreprise.

Elle n'avait pas quitté son poste à Buckingham Palace. Hors de question de laisser tomber l'offre de Mulciber. La ligue des familles puristes l'avait bien aidée lorsqu'elle s'était retrouvée au fond du trou à Azkaban. Elle devait donc à Mulciber une belle perche, celle de lui avoir donné un travail et pas des plus ingrats. Elle restait donc, mais ses horaires avaient été aménagé. Elle quittait plus tôt le mardi après-midi, ainsi que le vendredi. Le reste de la semaine, rien ne changeait. Ce mardi là, c'était son premier jour au journal. Le siège était basé à Londres, en plein cœur du quartier de Soho. C'était un magnifique bâtiment victorien, totalement visible des moldus désormais mais dont l'entrée était strictement réservée et gardée pour et par les sorciers. Elle quitta le hall de l'Intendance vers treize heure et rejoignit celui du magasine à peine quelques minutes plus tard, par transplanage.

Elle y rencontra Robert McGill, le Directeur Général du magasine, qui avait tenu à l'accueillir personnellement. On sentait que le journal était important. Ses locaux étaient presque aussi vastes que ceux de la gazette, et le transit d'informations était important. Plusieurs étages dédiés à la publication, à la recherche, à la documentation, à l'information. Il la conduisit au troisième étage. Aucun nom ne donnait d'identité à l'endroit, mais à peine avait-on passé les deux battants en bois d'une ancienne et noble facture, qu'on se retrouvait plonger dans l'ambiance affolante du journalisme. Ils s'avancèrent dans la large pièce et gagnèrent une espèce d'estrade coincée dans l'angle de la salle.

-Votre attention s'il vous plaît. Bien. Voici Ariana Bedan. Rédactrice en chef de la rubrique pour laquelle vous avez été embauché. Certains sont des anciens ici, la plupart sont nouveaux, bienvenue à eux. Je compte sur une entente parfaite dans l'équipe pour prospérer au mieux, et garder en tête que rien ne vaut plus que le nombre d'exemplaires vendus ! Cette jeune femme aura à charge de rendre cette rubrique fascinante, grâce à vous. Elle devient donc votre supérieure hiérarchique. A tous. Acceptez-le. Vous pouvez retourner à la parution de demain.

Robert l'invita ainsi à le suivre à la rencontre des différents membres du magasine dont elle aura la charge. Ils gagnèrent d'abord un trio de femmes. Chacun devait environ approcher les trente ans. Jeunes donc, comme à peu près l'ensemble de l'équipe.

-Bonjour Mesdames. Ariana, voici Catherine Fillinger, Amanda Mars et Witney Gordon. Elles te feront la visite de ton espace professionnel. J'ai un rendez-vous je dois vous laisser.

Ariana le salua et se retourna vers les trois femmes qui lui adressèrent un sourire gêné général.

-Bonjour, donc. Hum... je ne sais pas vraiment comment vous prenez le fait que je sois votre supérieure, c'est assez inattendue pour moi en vérité. Je suis jeune, vous avez plus d'expérience dans le domaine que moi, c'est certain, aussi, j'espère plutôt obtenir votre aide pour avancer plutôt qu'un conflit stupide qui ne ravirait pas la direction. Qu'en pensez-vous?
-J'ai rien contre, personnellement. Mais ayons un brin de transparence dans ce cas, non?
-Parfait. Allez-y.
-Venez sur l'estrade. Elles se levèrent et Catherine annonça distinctement dans la pièce une séance de questions-réponses auprès de la nouvelle rédactrice en chef de la rubrique. Séance transparence pour plus de complicité. Bien, Madame Bedan répondra donc à toutes nos questions avec la plus transparence et ce pour éviter toute noirceur dans l'équipe et faire en sorte que l'on puisse avancer ensemble. Qui veut commencer?
-Y'aura des retombés si on pose des questions un peu trop dures?
-Tout restera dans cette pièce, et mon but est de vous mettre en confiance pour palier votre appréhension de mon jeune âge. Vous pouvez y aller sans pincettes, j'ai vu pire. Adressa-t-elle avec un sourire. En effet, lors de son procès, elle n'avait pas croulé sous les louanges.
-Comment se fait-il que vous soyez ici à votre âge ? Certains ici bossent depuis plusieurs années pour obtenir votre poste. Piston ?
-Je me doutais que ce ne serait pas normal pour vous, et croyez moi, je n'ai pas la moindre idée du pourquoi du comment je me retrouve ici. J'ai accepté une offre qu'on m'a faite. Monsieur Robert McGill est venu à moi pour me demander de diriger cette rubrique. Mettant en avant ma jeunesse, ma proximité avec les élèves de Poudlard, notre cible principal, ma renommée médiatique et mon expérience personnelle qui oscille entre grandeur et décadence dont vous avez tous conscience je pense. Donc, non, étonnamment, je ne suis pas ici par piston. Étonnamment car je suis moi-même étonnée de cette nomination. Je travaille à L'Intendance depuis un an, dans une petite équipe de la Sécurité Intérieure où je m'occupe des différents décrets et annonces à publier dans la presse. Je n'ai rien écrit d'exceptionnel pour me faire remarquer, simplement une rencontre m'a permis d'accéder ici grâce à une entrevue qui s'est remarquablement bien passée entre moi et le Directeur de la Publication de la Gazette. Je vous prie de me croire, jamais je n'ai fait pression sur ma famille, ou ses alliés de sang-pur pour arriver ici. Si je suis ici c'est par mes seules compétences.
-Pourtant vous parliez de votre renommée?
-La mienne, pas celle de ma famille. Ariana Bedan, la jeune puriste envoyée à Azkaban pour avoir organisée la torture de deux élèves de l'école lors de sa septième année. Renommée aussi liée à mon passé de Chef de la Jeunesse Puriste du temps du PPA, ainsi que de chef de l’Élite gérée par Monsieur Eris Leddicus Valverde lors de sa gérance à Poudlard. Mon passé me lie à la jeunesse et je continue d'être extrêmement influente dans le milieu scolaire au sein des élèves. Mon nom est connu. Mon nom fera vendre.
-Pensez-vous que votre jeune âge aura un impact négatif sur l'avenir de cette rubrique?
-Je le pensais, oui. Très honnêtement. Mais je pense aussi que si l'on me choisit pour ce poste ce n'est par hasard. Le but de McGill n'est pas de perdre de l'audience. Il veut vendre. Si il ne me jugeait pas suffisamment compétente pour ce boulot, alors je ne serais pas là. Vous êtes des professionnels du domaine. J'avancerai grâce à vous, et vous aurez des possibilités grâce à moi. Je ne compte pas laisser cette équipe à l'abandon. Mes soutiens personnels sauront tout mettre en œuvre pour mettre cette équipe sur le devant de la scène journalistique. Je vous demande, et je sais que c'est difficile, de me faire confiance. Nous travaillons aujourd'hui ensemble, et demain vous en serez largement récompensés.
-Qu'en est-il des intentions ? Où comptez-vous aller avec cette rubrique ? Nos objectifs ?
-Mon souhait est de ne pas tomber dans une rubrique pour adolescent stupide. Nous avons le moyen là de diffuser des idées, d'éduquer, d'apprendre. Le purisme est complexe, bien plus nuancé que ce que l'on fait croire à Poudlard. A nous de le faire comprendre. Je veux faire de cette rubrique quelque chose d'éducatif tout en paressant digestif et léger par moment. Le but n'est pas de perdre les lecteurs. Mais je veux placer la politique au centre de nos sujets et faire comprendre l'entière disposition du purisme à aider cette jeunesse.
-Et dans l'avenir?
-Je veux faire oublier ce que le journal se traîne depuis trop longtemps. Je veux qu'on le considère comme un magasine politique avant d'avoir pour visé la jeunesse exclusivement. Je veux une renommée de notre équipe dans le milieu.

L'équipe applaudit alors. Ils étaient, au final, qu'une dizaine, mais il semblait qu'elle les ait convaincus. Du moins, c'était ce qui lui paraissait le plus plausible. Catherine donna donc l'ordre de retourner aux différentes recherches entamées depuis ce matin. La parution avait lieu demain. Il fallait une idée, il fallait du contenu, quelque chose qui ferait vendre. Ariana gagna son bureau qui était en open-space comme le reste de l'équipe, à côté d'un espace créatif où les rédacteurs pouvaient échanger. Elle et ses trois directrices de pôles se réunirent pour miser sur l'objectif de demain.

-Le problème étant que nous n'avons pas de contenu fort pour une première parution. Il faudrait miser sur quelque chose de gros. Qu'en pensez-vous?
-On peut se tutoyer, non ? Avez-vous déjà pensé à une interview ?
-Parfait. Hum, à vrai dire, non, nous pensions à un reportage.
-Le reportage sera parfait quand nous aurons une certaine notoriété. Misons d'abord sur un nom pour vendre et intéresser l'audience.
-Oui, mais interviewer qui ? Faire une demande réclamera plusieurs jours, sans parler du temps d'attente. Et nous n'aurons personne de fabuleux vu que nous ne sommes qu'à nos débuts pour cette rubrique.
-Laissez-moi gérer ça.

Elle s'éloigna une dizaine de minutes, juste le temps d'échanger une lettre qu'elle envoya par hibou. La réponse ne se fit pas prier, une demie-heure plus tard, le hibou revint, muni d'une lettre portant le cachet du Ministère de la Magie. Ariana ouvrit la lettre, la parcourut des yeux, et annonça, sourire mesquins aux lèvres.

-Le Ministre de la Magie est en route pour une interview. Préparez-moi une salle et quelques questions, nous allons exploser les ventes.

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