POUDNOIR
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D'une corde de paille, j'envoie mon âme en enfer [Pv'Léon]

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Tryan De SaintClair


MessageSujet: D'une corde de paille, j'envoie mon âme en enfer [Pv'Léon] Lun 1 Déc - 15:42

Département des mystères, tard dans la nuit.


Sombre et silencieux était le département de l'inconnu. L'ascenseur avait été fermé, le département, comme vidé, ne voyait pas les habituels gardes faire leur ronde. L'absence de lumière précise, les reflets, tout semblait rendre l'endroit inquiétant, et plus que tout, il méritait son nom.
Peu importe où on se déplaçait, on pouvait facilement ressentir cette étrange sensation d'être espionnée, comme si une menace invisible pesait sur vous, derrière vous à chaque instant, mais dissimulée dans ce lieu même. Il n'y avait pas âme qui vive dans les bureaux, personne dans les couloirs, toutes les portes étaient closes.
Un bruit, celui de pas presque cadencés, des bottes noires foulaient le sol avec autorité. L'habit du directeur des mystères se voulait simple, une tenue de duelliste sans fioriture, des gants et un fourreau à la ceinture pour ranger une éventuelle baguette, autre que celle bien sagement dissimulée dans son grand manteau noir tombant.
Il était surprenant de le voir encore au ministère à cette heure, peu de ses homologues avaient l'habitude de rester aussi tard, mais s'il était encore ici, c'était pour une bien bonne raison. Passant devant les multiples salles fermées, sa destination ne fut pas difficile à deviner : la salle de la mort.

Lorsqu'il entra dans cette dernière, l’écho raisonna. Lentement, il arriva en bas et se positionna vers l'arcade. Son regard passa les gradins en revue, personne, comme toujours. Contrairement à d'habitude, le français n'était pas calme, apaisé, il avait l'air changé, anxieux, presque inquiet, et cela se ressentait, comme s'il le portait sur lui.
Calmement, sa main effleura le voile avec une légèreté et une grâce étrange, presque mystique, comme si cet étrange rideau troué l’envoûtait. D'un geste brusque il rompit ce contact si particulier. De l'admiration, il était passé à la peur, la peur d'un jour entendre la voix d'Eris, de le savoir si loin et si proche. La mort de son mentor l'inquiétait, le vieil homme était mourant, rien n'y avait fait, lui même n'y croyait plus vraiment, mais pas Tryan, le jeune homme refusait la vérité, purement et simplement, il ne voulait pas que cela arrive. Il avait déjà failli le perdre une fois, pas cette fois ci. La mort d'Emily l'avait achevé dans ce qu'il était, le plongeant dans un état dépressif qui lui avait valu un éloignement prolongé des postes à charge, ici, la mort d'Eris signifierait la fin de sa carrière politique, purement et simplement, il ne voulait pas continuer seul.
Il serra le poing. La main qui avait effleuré le voile tremblait légèrement, la lutte pour le contrôle était des plus difficiles, les sentiments prenaient lentement le dessus, chose à laquelle il n'était pas habitué, loin de là, il en souffrait amèrement par la même occasion. Et puis le tout s'immobilisa durant quelques secondes.
Un cri.
Un cri lancé à travers le voile à qui pouvait bien l'entendre, alors qu'il s'était saisi de sa baguette et avait envoyé dans la salle des sorts de glace aléatoire. Cela ne dura que quelques secondes, mais ce moment, il n'allait pas l'oublier. Il avait besoin d'extérioriser mais en était foutrement incapable autrement que magiquement. Lâchant sa baguette, il plia le genou avant de se tenir la tête, les mains resserrées agrippant avec force ses cheveux, le regard vide dirigé vers le sol. Seul face à la Mort, encore elle … toujours aussi impuissant, toujours aussi faible et démuni. Pourquoi devait il souffrir cela ? Pourquoi devait il se battre contre elle ? La faucheuse et la montre formaient la pire des alliances, sadique au possible, cynique, sarcastique et sournoise à souhait, elle était la pire des saloperies, capable de faire perdre les pédales à n'importe qui. Là où la volonté s'effrite, il n'y a plus que la colère, la haine et la frustration, de quoi perdre un homme à jamais.

Mais pas cette fois. Non, il ne perdrait pas ce combat, plus jamais. Il avait déjà trop perdu pour pouvoir se le permettre à nouveau, il en allait de sa vie. Ça n'était pas qu'une question d'honneur, de fierté ou d'orgueil, simplement de vie, car son avenir se jouait là, sur cette question précise. Il n'avait pas fait tout ce chemin pour rien, ça non, et peu importait vraiment le prix, il devait vaincre la faucheuse, non pas pour lui, mais pour les personnes qu'il aimait. Qu'à cela ne tienne, à cet instant la damnation éternelle ne semblait pas si différente de ce qu'il éprouvait, ce sentiment de tourment intense qui l'empêchait de réfléchir efficacement, de se reposer, de pouvoir être la personne qu'il était autrefois. Son génie s'évaporait à mesure que les nuits, sans grand sommeil, s'accumulaient. Son visage livide, ses cernes, tout ça ne trompait pas, il avait l'air encore plus mort que pendant la campagne d'Irlande, ce moment où la frontière entre l'homme et l'animal avait été si mince.
Et pourtant il l'avait cette foutue réponse, il était juste incapable de mettre le doigt dessus, il la connaissait mais avait comme oublié, comme un vieux souvenir qu'il avait presque effacé, à l'image d'un ancien grimoire poussiéreux qui aurait laissé juste une trace où la saleté avait été accumulée par le temps et l'oubli.
Il souffla presque de soulagement quand il put reprendre le contrôle et s'allonger sur le dos, les murmures des morts se faisant presque inaudibles. Cet état lui rappelait le casse tête qu'il avait du mener lors de la recherche de la vérité. Cela n'avait pas été simple, mais il avait fallu une nuit pour arriver à à peine quelques secondes, dix secondes de trop qu'il n'avait pas vraiment eu le temps de savourer. Aujourd'hui, il aurait sûrement été foutrement incapable de la retrouver cette vérité, pour la simple et bonne raison qu'il n'avait plus ce qu'autrefois il avait possédé et chéri, à sa manière. Trouver la vérité c'était se satisfaire de ce qu'on avait, facile quand on avait tout, plus difficile quand un manque se fait sentir, le vide et la satisfaction semblaient incompatibles. Tryan le savait ; quand le simple fait de vivre était humiliant ou plein de non-sens, c'était la fin, il ne l'avait pas oublié. Étrangement, il sentait ce moment se rapprocher, dangereusement d'ailleurs. Il avait perdu sa jeunesse à courir après un pouvoir illusoire, celui de dompter la mort, de ramener les défunts et empêcher les vivants de succomber, mais ça n'avait plus d'importance. Après tant d'année, il estimait avoir le droit de réclamer son dû. Si seul il avait échoué, il devait accepter l'inévitable sacrifice, sans jamais reculer, sans jamais regretter, le pouvoir qu'il convoitait, il allait devoir l'obtenir, et vite, auquel cas la partie serait terminée.

Nombreux étaient ceux à avoir tenté leur chance, mais ils n'étaient pas lui. Tryan était honteusement obstiné et têtu, le faire changer d'avis était presque impossible, une force de caractère qui lui avait d'être soit aimé, soit détesté. Il savait, en bon nécromancien, qu'accélérer les choses avait un prix, souvent important et handicapant à souhait, mais il ne pouvait se permettre de passer à coté alors qu'il en avait vraiment besoin à cet instant. Faire valoir son intelligence, son génie, ne suffisait plus, il allait devoir jouer une autre carte, celle du courage, d'une audace aussi suicidaire que téméraire. La vérité était là, qui ne tente rien n'a rien.
Nombreuses seraient les personnes à vouloir l'en empêcher, par bonté d'âme, comme Lyse, Amy, Fleur, ou bien Eris lui même, et les autres par peur de ce qui pouvait en découler, de bon comme de mauvais. Nombreux étaient ceux là, simples intéressés comme Eileen, ou pur rivaux, comme Rookwood. Réussir implique la possibilité d'un échec, il ne l'envisageait pas, son objectif était clair : la domination.
Toutefois, il ne fallait pas fuir la vérité, et cette dernière, écrasante, se voulait être une piqûre de rappel plutôt efficace.

Et puis l'éclair. La vérité, trouver la vérité. Que verrait il dans ce foutu miroir ? Il était bien incapable de répondre à la question. Quelle serait la forme de ce pouvoir ? Y avait il seulement une représentation à cela ? Il ne le savait pas.
D'une idée en découle une autre, second éclair. La fatigue lui avait fait oublié cela. Il avait une personne dans son répertoire pour lui donner la réponse, peut être pas entière, peut être pas de manière honnête, mais savoir, c'était déjà un fait. Revivre en était un autre, la preuve de ce savoir, ni plus, ni moins, car si Brom avait été suffisamment confiant pour donner son âme à son apprentie et un inconnu, il paraissait plus étrange que ce dernier ait été aidé pour fragmenter cette dernière. Et là, en tirant les ficelles, tout se démêlait. Fragmenter l'âme d'Eris, lui recréer un nouveau corps, puis le ramener.

Avec difficulté le français se releva, ses épaules descendirent d'un cran, la tension avait été relâchée, il admettait la chose. D'un pas lent et calme, après plusieurs soupirs, il se posa sur un des gradins, s'allongea et ferma les yeux. Ce semblant de sérénité retrouvée lui avait apporté un peu de tranquillité, maintenant, il pouvait se reposer …


***************************************************


Le lendemain, Ashley vint le réveiller dans la salle, ne s'attendant pas à le voir ici et surtout dans cet état. Difficile pour elle de complètement comprendre l'état d'esprit de son patron, à vrai dire qui le pouvait vraiment ? Il lui ordonna de prendre rendez-vous auprès de Brom, qu'elle envoie le courrier maintenant, pour un rendez-vous d'ici un jour ou deux. Elle avait pris l'habitude de ne pas discuter les ordres, surtout s'ils étaient aussi précis et aussi méthodiques, elle n'avait pas à savoir et comprenait que certaines choses devaient demeurer dans son ignorance.
Un jour ou deux, c'était le temps que Tryan prendrait pour mettre de l'ordre autour de lui, le temps qu'il lui fallait pour s'arranger à ce que tout soit prêt si jamais la situation dérapait, car il prendrait des risques, c'était certain, mais si personne ne souhaitait le faire, il se dévouait à la cause, on ne pourrait pas lui reprocher d'avoir été puriste jusqu'au bout.

Il retourna dans son bureau, rédigea plusieurs papiers pour le département, les scella et les donna à Ashley, à n'ouvrir qu'en cas de problèmes majeurs, en langage De SaintClair cela spécifiait la mort du directeur, pour le reste, il s'agissait essentiellement de notes terminales concernant ses recherches personnelles, des choses qu'il pouvait laisser à la magie, comme l'éventuelle mention d'un mélange d'essence de cryomancie et nécromancie. À qui saurait le décrypté, il y aurait suffisamment de travail pour comprendre la portée de son étude.
Puis il quitta le département, souhaitant un au-revoir à sa secrétaire, lui laissant les rennes pour une petite semaine, lui spécifiant qu'elle saurait s'il venait la contacter.

Le français rentra ensuite chez lui … où il fit de même, comme à son habitude lorsqu'il n'était pas certain de revenir. Une lettre à Lyse, une autre pour sa meilleure amie, une pour Amy, et une plus générale pour les autres. Il prit tout de même le temps d'avertir Amy qu'elle ne s'inquiète pas si elle n'avait plus de nouvelles, qu'il avait quelque chose à voir et à faire pour Eris. Une fois ceci fait, il se posa un instant devant le feu de cheminée, prit un verre de vin, le savourant avant de partir pour la demeure où s'était retiré Eris.
Il tenait à parler avec son mentor, lui exposant une partie de son idée. Il n'en avait rien à faire de l'ordre naturel des choses, il se foutait de savoir qu'il pouvait bien perdre la vie, il avait beau y tenir, il passait à coté de quelque chose peut être, qu'importe, c'était son choix. Juste le temps d'une discussion, d'un au revoir qui se voulait de ne pas être un adieu, du moins il l'espérait … Et puis il disparut.


***************************************************


Deux jours que l'on avait plus entendu parler de lui. Deux jours de silence, d'absence, avant qu'il n'arrive par les cheminées du château écossais. Urquhart cela faisait un moment qu'il n'y était pas revenu, et pour cause, c'était le seul endroit où il avait vraiment appris quelque chose depuis des années.
On tirait sur le soir, comme souvent, Brom devait être un homme plus qu'occupé, le travail de magistère qu'il occupait était étouffant, comme toujours, ce bourreau de travail ne semblait pas connaître le plaisir de l'oisiveté. Qu'importait vraiment cela, Tryan n'en était plus à ces considérations, il n'avait pas plus de temps pour les bienséances que pour accorder un simple bonjour aux pauvres bougres qu'il bousculait allègrement dans les couloirs, on ne le détournerait pas de sa voie.

Il était bien différent de l'homme qu'il était lors de sa première visite ici. Son visage était plus pâle, plus froid, moins expressif, son air hautain et narcissique avait été gelé pour n'être plus qu'un ornement naturel, résultat d'une vie peu agréable, ou plutôt d'une survie peu agréable. On sentait une certaine fatigue en lui, mais cette dernière prenait une forme plus incisive, moins lasse, comme si elle devenait une arme, un moteur, quelque chose de particulièrement désagréable quand on ne connaissait pas l'individu. Jusqu'à sa tenue, il avait changé. Son grand manteau de cuir noir, tombant jusqu'à ses chevilles, contenant son habituel nécessaire, une deuxième baguette, le parchemin de transmutation pour les inferi, une fiole de soin, et encore bien d'autres bibelots qui avaient leur utilité. En dessous, une tenue simple, du noir encore, pour rester invisible aux yeux de tous, se faire remarquer n'était plus obligatoire, on savait qui il était désormais.
Posant ses mains sur le bureau de la secrétaire, il ne dit rien, cette dernière lui indiqua de patienter, et toujours sans un mot, elle prévint Brom de l'arrivée de son visiteur. Ce dernier se leva lorsqu'on l'invita à rejoindre le bureau, et il pénétra dans ce bureau qu'il connaissait déjà, Brom n'était pas un homme de changement.

Lorsqu'ils furent seuls, il s'exprima en premier, comme il le devait suite à la coutume. De sa voix plus froide, dans un ton qui ressemblait de près ou de loin à celle d'Eris, mais avec une petite touche personnelle plus facilement reconnaissable. Malgré le manque de temps, il s'attarda en une cérémonie inutile, le temps que le magistère quitte son travail du moment.

« Bonsoir Brom … »

Plus de monsieur, il pourrait mais le temps pressait, il savait que l'autre comprendrait, d'ailleurs, il avait déjà tout compris, un homme de sa stature et de son intellect ne pouvait ignorer ce qui poussait cet individu à venir ici, à ce moment, celui où la démission d'Eris Valverde était rendue publique pour raison de santé.
Lorsqu'il eut l'attention du magistère, il ajouta brièvement.

« Vous savez pourquoi je suis là ...»

Oui il savait, et il avait hâte d'entendre ce que l'autre avait à lui dire. C'était au savant de parler, et à celui dans le besoin d'écouter, comme toujours, les questions viendraient après. Nul besoin de prendre des précautions inutiles, à chacun sa peine, Tryan portait la sienne jusqu'ici, espérant que son unique solution était la bonne.
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Léon Brom


MessageSujet: Re: D'une corde de paille, j'envoie mon âme en enfer [Pv'Léon] Mar 2 Déc - 18:55

Léon Brom n'était pas quelqu'un de mystérieux. Il était un homme vieux, sage dans une certaine mesure, et par dessus tout, quelqu'un d'extrêmement et de très facilement prévisible.

Il n'y avait jamais vraiment de surprise avec lui : si vous le faites chier, soit il vous tue, soit, si il n'a pas le droit de vous tuer, il vous le dit. Droit dans les yeux. La franchise était une seconde nature, comme si le filtre des bonnes manières ne s'attachait qu'à la forme des propos sans même en effleurer le fond. Certains trouvaient ça génial, d'autres agaçant, mais une certitude seulement subsistait, ça ne laissait véritablement personne indifférent.

Et de même qu'il en était pour qui il avait de l'antipathie, le Mage Noir savait se montrer ouvert d'esprit, attentif même, lorsqu'il s'agissait de personnes qui l'intéressaient. Elles étaient globalement assez rare. Dans les récentes découvertes de personnes, on ne pouvait véritablement en dénombrer que trois. LeeRoy, De SaintClair et Paravell. Ca ne l'empêchait certainement pas de cotoyer voir d'apprécier d'autres gens, comme Witcher ou Crow, voire même la très jeune Alexieva. Mais ce n'était pas des relations comparables. Les trois premiers avaient piqué sa curiosité. Oui, et plus que ça, les cotoyer l'avait rapproché d'une certaine forme d'humanité.

Il y a des gens comme ça, qui vous font du bien. Pour des raisons très étranges au demeurant. Tryan lui avait ouvert les yeux sur des pans entiers de la magie simplement en le questionnant. Il avait su s'écouter parler en même temps qu'il répondait aux questions et ce faisant, il s'était surtout et avant tout aider lui-même. Puis il lui devait la vie à lui et à LeeRoy. Il avait payé sa dette envers elle en s'abstenant de lui faire la chasse. Mais lui, le petit français, il lui était encore redevable. Gauthier c'était une toute autre relation, on ne pouvait que se sentir profondément humain devant un homme aussi dépourvu de la moindre humanité. Mais il était amusant. Il avait une chouette tournure d'esprit ce gamin. Horrible, certes, mais vraiment chouette.

Ainsi le vieux Brom ne refuserait jamais un rendez-vous pour des gens de son top 3. Jamais au grand jamais. Dans ce cas ci précisément, il avait reporté une réunion avec des dignitaires italiens et espagnols pour accorder son entrevue à De SaintClair. Sa secrétaire posa la question légitime du pourquoi, elle n'aima pas la réponse qui fut donnée, mais l'accepta comme il se devait. Personne n'aime vraiment entendre que son travail n'est pas de poser des questions mais d'appliquer les décisions aussi sèchement. Mais on ne contrariait pas le meilleur duelliste de l'Intendance hors mis le Maître, quand bien même on le servait depuis des années. Brom n'était pas un homme cruel, mais il n'était pas payé pour aimable, enfin, il ne l'était plus. Du coup, y avait du laissé allé.

Tryan arriva à l'heure. Sa ponctualité était toujours impressionnante, mais pas si étonnante que ça. Chaque déplacement de cet homme était intéressé. Léon se revoyait jeune. Il se dit que l'avenir n'était sans doute pas perdu pour tout le monde. Le vieil homme n'était plus immortel, une hérésie pour sa stature et son état de sommité dans ce style de domaines, mais il avait grillé sa cartouche et seule une pierre philosophale lui sauverait la vie à présent. Il regarda le français tout en rangeant le rapport sur les stratégies de contre-offensive en cas d'invasion par l'ouest, c'était une partie de ses attribution que de planifier des actions militaires possibles, ça le faisait patienter entre des rendez-vous.

Le jeune homme n'était clairement plus si naïf qu'avant. Bien qu'il fut aisé de paraître naïf devant un homme aussi cultivé que Brom. Tryan avait perdu plus qu'il n'avait gagné dans sa quête, et cela se lisait sur son visage. Le chemin qu'il avait choisi s'arpentait seul et abîmait l'âme, étape après étape. Mais Léon l'encourageait quand même, car quiconque survit à cet enseignement en devient des plus puissants. Il le savait mieux que quiconque. Le descendant des Faust ne tint pas rigueur à son visiteur de l'oubli de son titre, il ne courait pas après la flatterie. Brom regarda fixement le français, son regard azur toujours aussi perturbant, puis il parla :


Vous venez réclamer votre dû tout naturellement.

Au delà de ça, savoir serait un bien grand mot. Présumer serait plus adéquat car finalement, il n'y a que vous qui sachiez vraiment ce que vous venez chercher ici. Et faute de l'énoncer clairement, je ne peux que supposer.

Je suppose donc que la maladie qui ronge Valverde vous préoccupe plus que votre propre survie. Que vous voulez agir en le préservant de la mort. Vous voulez comprendre ce qu'est la mort elle-même mais pas pour la donner mais pour vous en affranchir. Plus précisément, pour en affranchir autrui. Je vois même poindre dans vos yeux une volonté plus grande encore qui réside dans une ambition qui fut mise en échec perpétuel depuis des millénaires : la résurrection.

On ne sait pas grand chose sur ce phénomène, mais la loi de Gamp régit l'acte comme impossible par la magie traditionnelle. On ne peut véritablement insuffler la vie par magie, ou en tout cas, personne n'y est véritablement parvenu. Alors comment la rendre sans savoir la créer ?

Mon expérience peut vous être utile dans ce genre de domaine, j'en suis parfaitement conscient, mais je ne suis qu'un homme qui comme tout un chacun dispose de ses limites. Je peux vous promettre de tout tenter pour payer ma dette, mais je ne peux vous promettre de tout réussir.

Alors dites-moi De SaintClair, je suppose bien ?



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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: D'une corde de paille, j'envoie mon âme en enfer [Pv'Léon] Ven 5 Déc - 22:48

Le regard de Brom, il ne lui avait pas manqué. Ce regard dur et félon, intéressé, non pas par l'être, ou par la vie, par quelque chose d'autre, comme s'il semblait voir l'invisible. Tryan ne s'en était jamais rendu compte, à vrai dire, Brom ne lui paraissait plus aussi impressionnant, peut être se sentait il plus fort, ou simplement plus blasé de la vie.
Le jeune homme ne s'attarda pas à regarder la décoration, il n'était pas là pour faire bonne figure, il était là pour réclamer son dû, ce qu'il avait gagné au péril de sa vie. Il avait dû risquer sa peau pour plus que sauver celle de cet homme, il avait été obligé d'affronter le tyran, les yeux dans les yeux, obliger de s'incliner, obliger de courir à en crever pour échapper à un des plus gros plans foireux de tout l'histoire du bourbisme. Il avait dû souffrir la présence d'une LeeRoy hautaine et méprisante, sans pour autant être compétente. Tout ça pour une promesse, un vœu de servitude pour une seule et unique demande, le savant tributaire.
Et voilà que lui, l'égoïste, le narcissique, l'homme qui ne roulait que pour lui même, venait quémander son dû pour quelqu'un d'autre. Certes, cela allait lui servir, car il comptait bien pratiquer avant de l'essayer sur Eris, mais il lui fallait la certitude que cela marcherait, voilà pourquoi il était là, voilà pourquoi il demanderait à celui qui a déjà effectué cette manœuvre.

Devoir tout miser sur quelqu'un d'autre que lui, Tryan n'avait pas été habitué à le faire, surtout pas dans ce genre de domaine. Mais seul, il avait échoué, au moins espérait il faire mieux que la dernière fois, et il était persuadé d'y arriver, pour la simple et bonne raison qu'un échec lui était impossible, inenvisageable, pas à lui, il avait accompli bien plus de chemin qu'il n'en fallait. Non, on ne l'arrêterait pas ici, pas ainsi, pas maintenant.
Peut être n'avait il jamais été aussi proche de la réussite qu'en cet instant d'échec. Ensembles, Brom et De SaintClair avaient de grandes choses, transgresser les lois de la vie ne leurs avait posé aucun problème, il n'était pas improbable qu'à deux ils puissent réussir. Et après ? Après … il y aurait plusieurs choses à voir. Admettre l'échec c'était accepter la réussite, un pas après l'autre, il fallait tomber et se relever, rien n'était acquis, pas avec la mort, c'était une certitude.
À jouer avec les lois les plus anciennes du monde, on s'attirait malheur, le courroux de la faucheuse était terrible, et comment pouvait on éviter l'inévitable sinon par ruse et par une puissante magie ? Utiliser ses armes contre elle, voilà ce qu'il fallait faire.

C'est pourquoi il était là, dans le bureau de ce vieil homme à l'apparence trompeuse. Défier la mort ne lui avait pas fait peur, il était l'homme le plus capable de le faire, ne restait plus qu'à sceller le pacte une bonne fois pour toute.

Vous venez réclamer votre dû tout naturellement.

La boucle était bouclée.

Au delà de ça, savoir serait un bien grand mot. Présumer serait plus adéquat car finalement, il n'y a que vous qui sachiez vraiment ce que vous venez chercher ici. Et faute de l'énoncer clairement, je ne peux que supposer.

Je suppose donc que la maladie qui ronge Valverde vous préoccupe plus que votre propre survie. Que vous voulez agir en le préservant de la mort. Vous voulez comprendre ce qu'est la mort elle-même mais pas pour la donner mais pour vous en affranchir. Plus précisément, pour en affranchir autrui. Je vois même poindre dans vos yeux une volonté plus grande encore qui réside dans une ambition qui fut mise en échec perpétuel depuis des millénaires : la résurrection.


Ainsi il savait, ainsi il avait clairement deviné. Pas étonnant, il n'avait pas besoin de légilimancie pour arriver à le savoir, il suffisait de chercher pourquoi un type qui a perdu sa compagne continue de s'intéresser à la nécromancie. À partir du moment où on savait que Tryan n'était pas féru d'apprentissage pour le simple plaisir de savoir, tout avait une explication restait à la trouver, et Brom l'avait. Oui, à terme, après avoir déjouer la mort, Tryan voudrait l'humilier, plus que tout, c'était ça, sa vraie vengeance.

On ne sait pas grand chose sur ce phénomène, mais la loi de Gamp régit l'acte comme impossible par la magie traditionnelle. On ne peut véritablement insuffler la vie par magie, ou en tout cas, personne n'y est véritablement parvenu. Alors comment la rendre sans savoir la créer ?

Impossible par la magie traditionnelle, voilà pourquoi le français souhaitait avoir recours à autre chose que la magie traditionnelle, voilà pourquoi il allait quérir un savant, pour explorer les arcanes délaissés ou méconnus, à deux, leur bagage s'étendait relativement loin, il ne restait que peu de styles qu'ils ne couvraient pas un minimum à deux.
Mais Tryan avait une vision différente de Brom au sujet du retour à la vie. Oh il ne se prenait pas pour Dieu, il ne souhaitait pas 'créer' la vie, simplement inverser le cours des choses, car il n'y avait rien que la magie ne pouvait faire sans défaire ensuite, la preuve en avait été avec Potter, celui qui avait retourné le sortilège qui faisait exception à la règle. Il avait fallu une exception, une seule pour que cette théorie s'effondre, et pour Tryan, il était impossible que l'erreur ait été commise par celui qui avait le plus utilisé et maîtrisé le sortilège de mort.

Il avait pensé que la nécromancie était un art irréversible de par sa nature profane, mais il avait bien compris que non désormais. La nécrose peut redevenir peau, viande et muscle, l'inferius peut retourner à l'état de sommeil, l'âme peut être recomposée. Il avait suffisamment lu la bibliothèque de Brom pour connaître ce genre de détail, peut être pas tous, mais bien assez pour qu'il ait une idée quant à la voie qu'il suivait.

Mon expérience peut vous être utile dans ce genre de domaine, j'en suis parfaitement conscient, mais je ne suis qu'un homme qui comme tout un chacun dispose de ses limites. Je peux vous promettre de tout tenter pour payer ma dette, mais je ne peux vous promettre de tout réussir.

Ca n'était pas ce genre de promesse qu'il voulait, car si Brom connaissait le remède miracle, il n'aurait pas eu à recourir à cette dette misérable auprès d'un être plus ignorant que lui. La réussite ne s'obtenait pas simplement, aussi il faudrait du travail, de la réflexion, et deux cerveaux géniaux valaient mieux qu'un. Les limites sont faites pour être franchies, les règles transgressées, sans quoi on avançait pas, et le progrès s'obtenait au culot, à l'envie, mais surtout avec intelligence et discernement, et on ne pouvait pas dire que le français en faisait preuve en ce moment. Trop impliqué dans cette histoire, il avait besoin d'une vision neutre et froide, comme celle qu'il avait d'ordinaire, à défaut de pouvoir la retrouver dans l'immédiat, il fallait la remplacer.

Alors dites-moi De SaintClair, je suppose bien ?

Le français ne réagit pas dans un premier temps, se contentant de fixer son interlocuteur, sans la moindre émotion. C'est alors qu'il laissa filtrer un sourire en coin comme signe de son amusement, si amusement il y avait vraiment …

« Si vous ne supposiez pas bien, nous ne serions probablement pas ici, comme vous le savez.»

Ce qu'ils avaient obtenu, s'étendait au delà de la simple prouesse martiale, il y avait de la réflexion derrière, un intellect avisé, une analyse affûtée et une bonne dose de talent inné.

« Ce que je fais, je ne le fais pas par égoïsme, je le fais pour la cause, pour la sorcellerie. J'en profiterai très certainement, mais cela va bien au delà de ces considérations magiques.»

Il avança jusqu'au bureau, prenant un siège, nul doute que tôt ou tard on le lui aurait proposé, alors il épargna à Brom les cérémonies, encore une fois, il considérait cela comme une inutilité aux vues de la situation. Dès qu'il fut posé, il poursuivit.

« Si Eris meurt, qui le représentera ? Mon cousin est aussi nécessaire à la cause qu'elle a besoin d'une image. La fin du porte-parole du purisme, c'est tout le système qui tremble et qui est fragilisé, vous savez ce que ça veut dire … nul doute que les vautours reviendront pour tenter de prendre ce qu'ils avaient autrefois.»

Les bourbistes allaient en profiter, car l'unité du deuil autour du père du purisme, d'un grand fils de la magie, ne serait que temporaire, et six mois plus tard, il faudrait trouver quelqu'un d'autre pour bourrer le crâne à tous ces petits sorciers et moldus qui ne demandaient que ça.

« Crow se démerdera pour gérer cette partie de son intendance en attendant que l'on trouve un moyen pour remédier à ça. Se passer d'Eris, c'est embrasser un magyar.»

On sentait une vraie détermination malgré sa voix glaciale, il y avait une motivation disparue, revenue d'entre les morts, celle des situations pas désespérées mais presque, à l'heure où il fallait agir, Tryan De SaintClair ne faisait pas dans la demi-mesure, il avait une mission, certes personnelles, mais il comptait bien la remplir, et il espérait que Brom en ferait de même.

« Je sais que la politique vous ennuie, alors suffis de palabrer, voilà l'idée ...»

Désormais, il entrait dans le vif du sujet, pas question de perdre plus de temps, Brom devait être rapidement au courant de la situation afin de pouvoir réfléchir à cela et trouver quelque chose pour agir au plus vite.

« Le corps d'Eris est fichu, il se détériore jour après jour, d'ici peu il lâchera, c'est une question de mois. Selon lui, il y a une altération de son sang par les runes, je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais je pense que son corps ne peut plus filtrer correctement sa magie, ou quelque chose comme ça.
Si c'est le cas, il doit en changer.»


Et c'était précisément pour cela qu'il était là, cet homme devant lui, n'était pas dans son corps originel, et il savait comment remédier à cela. Brom devait déjà avoir compris où son interlocuteur voulait en venir, de ce fait, ce dernier confirma peut être cette impression, ne prenant pas le soin de savoir s'ils étaient espionnés ou non, le magistère devait déjà avoir protégé les lieux.

« Alors à moins que vous n'ayez une autre solution, je ne vois qu'un horcruxe pour résoudre le problème.»

Il partait du postulat que l'âme de son père n'avait rien, et c'était peut être faux. Si c'était le cas, Eris était condamné, sinon, il avait encore une chance. Alors oui, c'était suicidaire de vouloir manipuler l'âme d'un mourant, mais il n'avait pas le choix. Il devait faire en sorte qu'Eris puisse avoir un horcruxe pour qu'à sa mort, il retrouve un corps sain et puisse revenir sur la scène politique et dans la vie de son fils prodige. Pour l'instant, il fallait s'occuper de l'âme, pour le corps, il s'agissait d'autre chose, mais il n'en était pas encore là … restait à savoir s'il était possible de le faire et comment.
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MessageSujet: Re: D'une corde de paille, j'envoie mon âme en enfer [Pv'Léon] Lun 8 Déc - 18:25

Le silence s'appesantit.

Léon Brom faisait parfois cet effet là sur les gens. Mais rarement sur les gens qu'il estimait intelligent. Or Tryan de SaintClair faisait partie de cette catégorie. Les deux hommes avaient depuis bien longtemps mit derrière eux l'idée naïve et imbécile que la gentillesse et la considération des gens sont gratuites. Ils partaient tous les deux de l'intérêt, et tout interaction nait dans le cercle de l'intérêt et l'intérêt lui-même nait d'un autre intérêt ce qui fait de la vie humaine un tissu de niaiserie intéressée qui finalement révèle son but ultime lorsqu'elle est sur le point de cesser : se satisfaire de sa vie et ne pas la regretter.

Le grand paradoxe de cette vision était que ceux qui finissaient par l'obtenir étaient forcément déjà accablés par des regrets, sinon ils seraient encore sur le petit nuage de la médiocrité partagée. Léon Brom avait perdu son innocence bien avant de perdre sa virginité. Les enfants de mages noirs emprisonnés sont confrontés assez rapidement à la perte de repères. Léon regretta longtemps de ne pas avoir plus connu ses parents que ceux-ci ne meurt entre les murs froids d'Azkaban. Son grand-père étant lui-même un homme recherché, il ne put amener son petit-fils en visite auprès de ses parents. Ainsi ses seuls contacts avec eux avant leur décès en cours d'incarcération fut une succession de lettres manuscrites, griffonnées sur du parchemin humide dans un coin de leurs cellules respectives.

Léon visita un jour la prison d'Azkaban. Quand il fut plus vieux et surtout pas encore recherché lui même pour des actes illégaux. Il fit un de ses tours pour touriste en manque de sensations fortes ou en quête d'un savoir perdu. On ne pouvait vraiment prendre pour enrichissante une telle visite, surtout quand vous passez devant la pièce où, cinq ans six mois et vingt-trois jours plus tôt un agent a posé ses sales pattes sur le corps sans vie de votre mère alors que vous étiez un gamin pleurnichard dans un divan de la salle commune de Serpentard.

Le petit Léon avait beaucoup pleuré sa mère. Peut-être sa propre fascination de la mort venait également de là. Peut être aussi que c'est quand sa mère est définitivement partie qu'il a pris conscience de l'importance qu'elle avait pour lui. On ne se rend compte de ce genre de choses que trop tard, et c'est l'absence de lucidité préalable qui fait le plus souffrir les gens. Brom se moquait des gens depuis. Peut-être plus par peur de les perdre que par mépris de les connaître, il ne saurait le dire lui-même, mais en vérité, il y avait sûrement un peu des deux.

Comment pourrait-on passer sa vie à étudier la mort si on n'a jamais pensé à la battre. C'est tout bonnement impossible. Il n'y a pas de miracle, l'intérêt nait du manque. Combattre la mort est une drogue dure. Une drogue qui n'appelle pas de shoots multiples tellement il est dangereux de frôler ce styles de limites. On se prépare toute sa vie à un rail d'enfer sans jamais savoir vers où il nous conduira.

Brom avait déjà utiliser son rail. Il avait fait un horcruxe, grand bien l'en fasse d'ailleurs. Sans celà, il ne serait pas ici pour en parler. Il est toujours étrange en magie comment ce qui semble être folie en pleine réalisation se retrouve être extraordinairement salvateur en fin de compte. Brom avait-il eut de la chance que ça marche où s'était-il montré assez brillant pour qu'il lui soit impossible d'échouer ? Le mystère resterait entier car tout ce que nous savons vraiment en magie c'est l'étendue de notre ignorance, rien de plus.

Le Magistère écouta le français avec intérêt. Il ne le coupa pas. Ne commenta pas non plus. Il attendait que le plan de cet esprit de moins en moins étriqué émerge par la parole. Ho bien sûr, Brom aurait pu tout à fait continuer à supposer. Oui, il aurait pu. Mais à quoi bon. Il était évident que le chef des Mystères était aujourd'hui et plus que jamais un homme pressé. Prisonnier de son propre univers, le français s'en retournait vers celui qui lui avait indiqué le chemin pour y accéder. La logique même. Quand il eut fini de parler, Brom prit son temps. Il pesa ses mots. Fait, une fois de plus, assez rare depuis l'arrêt de sa carrière politique. Mais les vieilles habitude revinrent au galop et il ne put s'empêcher de laisser tomber le couperet du jugement finalement assez cruel et surtout terriblement vrai et objectif :


Bien sûr que si vous assouvissez un besoin égoïste. Ne vous mentez pas à vous même De SaintClair. Tout sorcier qui cherche à baiser la mort le fait pour une raison personnelle qui lui est propre. Le plus grand bien n'existe pas dans mon domaine. Tout nécromancien est un être seul, car la nécromancie est une magie à jamais jumelée à la solitude. Pourquoi ? Parce que au final, on est seul lorsque l'on fait face à la Mort. Il n'y a pas d'alternative. Tout se joue entre vous et elle.

Léon Brom prit un temps de repos. Il reprit cependant assez vite, il ne voulait pas débattre idéologiquement avec son invité. D'une part ils étaient trop têtus tous les deux que pour se mettre d'accord, et ensuite il n'avait pas envie de débattre.

Je ne suis pas un spécialiste des runes. Je ne saurais dire si oui ou non son mal est curable. Tout comme je ne peux certifier qu'une telle pratique n'a pas d'impact sur son âme. Mais je peux vous assurer que si son mal avait déjà atteint son âme, Eris serait déjà mort.

Je crois que vous n'avez pas eut accès au bureau de mon grand-père dans ma demeure. C'est pourtant grâce à ses travaux que je peux vous affirmer avec la force de la conviction, qu'une âme peux se briser sans mourir mais ne peut pas s'altérer autrement que par brisure sans conduire à la mort du sujet. Mon aïeul a fait des recherches sur des condamnés au baisé du détraqueur, il a assisté à des désanimations à tour de bras, et il a forgé, au fil de ses observations une gille de lecture simple et efficace sur les caractéristique des âmes. Jamais il n'a vu d'autre altération que la brisure. Pourtant il a vu des gens rongé par des enchantements violents, des maléfices insoutenables, des magies mêmes inconnues et oubliées. Et si ça a parfois cassé des âmes en plusieurs morceaux, il n'a rien vu d'autre sur des sujet vivants.

Il a théorisé que les atteintes de l'âme sont la raison de la mort des sorciers. Les recherches ultérieurs dans le domaine n'ont jamais réussi à démentir cette hypothèse que nous pouvons donc supposée vraie. La seule question valable est : Pourquoi briser une âme en plusieurs morceaux ne nous tue pas ? Pourquoi ce fait nous offre une vie extracorporelle dont l'état de conscience n'arrive qu'au moment de la mort elle même ?

Vous savez ce que je suis. Je suis un homonculus. Un être sans âme qui est le réceptacle d'une réincarnation. Je suis plus un être humain depuis ma mort et pourtant j'ai tout de l'homme décrit dans les livres. J'ai une théorie. Une théorie si folle que je ne l'ai jamais énoncée à voix haute même pour me l'entendre dire moi-même...

Et si notre âme était notre vie ? Une incarnation matérielle du temps qu'il nous reste à vivre ? et si, in fine, une vie ne se résume pas à se décrire en terme d'année mais en terme d'âme ? Si seules les âmes résistantes permettaient la vie, ne serions nous pas à la pointe de la vérité absolue de l'immortalité ?

Les Horcruxes son une clé de la compréhension du monde, et si je peux affirmer avec rigueur des choses dans un domaines, c'est celui là. On peut crée un horcruxe d'autrui si on le souhaite, seule la méthode diffère, mais fondamentalement, le geste ne change en rien si on manipule une âme extérieur à nous où la nôtre. J'avais déjà fait des tests sur des animaux et des moldus, c'est faisable. Je n'ai jamais tenté de sorciers ainsi, je ne peux pas promettre que le sujet ne finirait pas cracmol. mais serait-ce vraiment pire que la mort ?


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MessageSujet: Re: D'une corde de paille, j'envoie mon âme en enfer [Pv'Léon] Jeu 11 Déc - 0:02

Accepter était difficile. S'accepter, avec ses échecs, ses réussites, ses doutes, ses certitudes, ses remords. Il avait fallu attendre un moment avant que Tryan n'accepte sa condition, jusqu'à peu d'ailleurs, mais il savait, sans vraiment le crier sur tous les toits. Il savait pourquoi il était là, pour sauver Eris, et aussi pour espérer atteindre l'immortalité, mais il avait l'intime conviction que l'un n'allait pas sans l'autre. De là, il en tirait un logiquement logique, une fois immortel, la chose serait plus simple, il serait à la fois proche et éloigné de la mort, et si proche qu'il pourrait plus facilement la toucher, la comprendre, et peut être même la manipuler. C'était ça le deal. Oui, Tryan De SaintClair voulait vraiment baiser la mort, on pouvait voir les choses comme ça. Mais toute chose à un prix, et ce prix était simple, une roulette russe et un jeu d'échec, combinez l'aléatoire et une stratégie pour limiter ce dernier. Elle était simple cette vision des choses, simple mais vraie. Brom pouvait bien penser ce qu'il voulait, Tryan avait besoin d'un but, outre s'élever, il s'était fixé un objectif, ramener Emily, et il comptait bien le faire. Il ne savait pas encore comment, mais il le ferait.
Beaucoup de sorciers devaient s'être penchés là dessus, mais combien avaient l'intelligence combinée de De SaintClair et Brom ? Aucun, aucun car sinon ces derniers seraient devenus célèbres et auraient sûrement réussi. C'était un acte tout ce qu'il y avait de plus profane que de revenir à la vie, voilà en quoi la magie blanche aidait, elle compensait en partie l'acte par une nature plus pure, moins violente, selon le manipulateur évidemment. Tryan était un mage blanc pour le moins ambiguë, il appréciait cette dernière, y possédait des facultés naturelles, mais ne se vouait pas corps et âme à elle, elle avait des failles et des limites, ces limites, il les avait comblé avec d'autres styles plus exotiques. La cryomancie et la nécromancie entre autre, la première par logique, la seconde par une curieuse nécessité. Il n'y avait pas de coïncidence, ne disait on pas que la mort était froide ? Il s'en rapprochait dans cette approche, mélange de froid et de non-vie, mais il ne la comprenait toujours pas.

La vie ne lui semblait pas plus intéressante que la mort, en ça, il était probablement quelqu'un de détestable, préférant s'attarder sur un mort qu'un vivant dans le besoin. Mais qui se serait attardé sur lui, si le besoin avait été là ? Embrasse ton destin gamin, et vis. Vis, parce que c'est tout ce que tu sais faire. Mais il avait refusé tout ça, refusé de devenir le bon fils de famille, l'héritier digne de sa famille en restant planqué, ça n'était pas lui. Lui, Tryan De SaintClair, aimait les risques, il aimait la mort, il avait la glace, il aimait l'intelligence, le pouvoir, la ruse, la grandeur, mais certainement pas l'oisiveté et l'inaction. On pouvait bien dire ce qu'on voulait de lui, arriviste, manipulateur, il était avant tout déterminé, c'était une qualité aussi appréciée que détestée.
Voilà pourquoi il était là, à s'attarder en discussion avec un mage noir tout aussi têtu et déterminé que lui, parce que le besoin était là, et que son entêtement allait payer, il fallait qu'il paye de toute manière, il n'y avait pas d'autres options.

Bien sûr que si vous assouvissez un besoin égoïste. Ne vous mentez pas à vous même De SaintClair. Tout sorcier qui cherche à baiser la mort le fait pour une raison personnelle qui lui est propre. Le plus grand bien n'existe pas dans mon domaine. Tout nécromancien est un être seul, car la nécromancie est une magie à jamais jumelée à la solitude. Pourquoi ? Parce que au final, on est seul lorsque l'on fait face à la Mort. Il n'y a pas d'alternative. Tout se joue entre vous et elle.

Il ne comprenait pas. Brom ne comprenait pas pourquoi Tryan faisait tout cela. Bien sûr qu'il y avait une part d'égoïsme énorme, mais elle … elle n'avait pas choisi de mourir, il comptait bien lui offrir une chance de revenir. Ça n'était pas pour le bien, pas plus que pour le mal, c'était pour lui, pour elle. Bien sûr qu'il menait son combat seul contre la mort, toujours était il qu'il ne l'était pas, il n'était pas la seule inconnue de cette équation peu banale. Elle était là, elle aussi.
Il savait pourquoi l'autre disait cela, il n'avait jamais dû connaître l'amour, jamais. Bouffi d'orgueil, fier de son pouvoir au point de ne pouvoir aimer que lui, Brom avait embrassé ce dernier, avec tellement de volonté et de véhémence que son esprit c'était fermé à toute autre choses, fussent elles bienveillantes. Alors que lui, peut être de par sa jeunesse, il avait su faire une place à quelqu'un … et le vide de cette place le faisait toujours souffrir un peu. Au moins, il avait essayé, au moins, il n'était pas si égoïste que ça, il aimait à le croire. Mais discuter de ça avec Brom était inutile, ce dernier l'avait bien senti, tout au plus s'accorderaient ils sur un désaccord, ce qui venait d'être fait tacitement quand le français ne releva pas et se contenta de fixer son interlocuteur avec le froid imperméable.
Inutile de palabrer, de toute évidence, ils avaient mieux à faire que de discuter du bien fondé de l'objectif final du français.

Je ne suis pas un spécialiste des runes. Je ne saurais dire si oui ou non son mal est curable. Tout comme je ne peux certifier qu'une telle pratique n'a pas d'impact sur son âme. Mais je peux vous assurer que si son mal avait déjà atteint son âme, Eris serait déjà mort.

C'était bien ce qu'il avait pensé, il y avait donc encore moyen de le sauver, Eris n'était pas encore mort et enterré. Le mangemort politicien, mais alité, n'avait pas dit son dernier mot, et comme toujours, il reviendrait, plus grand, plus froid, plus charismatique, et il abreuverait le peuple de ses paroles sages et enivrantes. Pour le puriste, uni à jamais …

Je crois que vous n'avez pas eut accès au bureau de mon grand-père dans ma demeure. C'est pourtant grâce à ses travaux que je peux vous affirmer avec la force de la conviction, qu'une âme peux se briser sans mourir mais ne peut pas s'altérer autrement que par brisure sans conduire à la mort du sujet. Mon aïeul a fait des recherches sur des condamnés au baisé du détraqueur, il a assisté à des désanimations à tour de bras, et il a forgé, au fil de ses observations une gille de lecture simple et efficace sur les caractéristique des âmes. Jamais il n'a vu d'autre altération que la brisure. Pourtant il a vu des gens rongé par des enchantements violents, des maléfices insoutenables, des magies mêmes inconnues et oubliées. Et si ça a parfois cassé des âmes en plusieurs morceaux, il n'a rien vu d'autre sur des sujet vivants.


En effet non, et Tryan avait beau pratique un art profane, il ne se serait jamais permis de se rendre dans ce genre de pièce. Il y avait des repos à ne pas troubler, des endroits à ne pas profaner, et son éducation faisait que ce qui était privé devait le rester, même dans la mort, ou alors seulement ouvert aux yeux d'un héritier, c'était ça la loi des sangs-purs. Le respect des traditions, le respect des ancêtres qui le méritaient.

Il a théorisé que les atteintes de l'âme sont la raison de la mort des sorciers. Les recherches ultérieurs dans le domaine n'ont jamais réussi à démentir cette hypothèse que nous pouvons donc supposée vraie. La seule question valable est : Pourquoi briser une âme en plusieurs morceaux ne nous tue pas ? Pourquoi ce fait nous offre une vie extracorporelle dont l'état de conscience n'arrive qu'au moment de la mort elle même ?

Et cette énigme avait un sens des plus profonds, encore plus lorsqu'on avait déjà manipulé un horcruxe. Il avait senti Brom en cette montre, il y avait de la vie là dedans. La seule raison qui expliquait cela restait un lien, entre l'âme et l'esprit, comme si chaque parties d'une même âme restaient reliées entre elles par une unité. Auquel cas, deux âmes diraient deux consciences, deux être, hors ce n'était clairement pas le cas, et Brom était le parfait témoin de cela. Il devait y avoir un lien entre chaque morceau, c'était la seule explication que Tryan trouvait. En revanche pour la fragmentation, cela ne rejoignait il pas cette histoire de lien ? On pouvait concevoir cela, sans le démontrer. Deux solutions, soit le lien était tangible et dans ce cas Brom pouvait sentir son horcruxe avant sa destruction, ou alors … ou alors pour savoir cela il fallait détruire le horcruxe d'un sorcier sans le tuer et voir l'impact sur ce dernier, à supposer qu'un sorcier aussi talentueux pour en avoir un soit assez stupide pour essayer.

Vous savez ce que je suis. Je suis un homonculus. Un être sans âme qui est le réceptacle d'une réincarnation. Je suis plus un être humain depuis ma mort et pourtant j'ai tout de l'homme décrit dans les livres. J'ai une théorie. Une théorie si folle que je ne l'ai jamais énoncée à voix haute même pour me l'entendre dire moi-même...

Et c'était à ce moment là que les esprits se mêlaient, pour une réflexion commune, une avancée qui se voulait importante. Seul, on ne peut porter un regard totalement objectif sur ses travaux, pas avec autant d'ego. En partageant cela, Brom s'exposait à ce que l'on retourne son savoir contre lui, mais comment aurait ce pu être le cas ? La peur d'avoir faux l'avait empêché d'en parler, si bien que lui, l'éminent scientifique, avait peur de passer pour être ridicule aux yeux de ses pairs. Mais ici, il n'était pas jugé, pas par un gamin qui avait appris les bases de sa bouche, il n'était pas question de se moquer ou de juger, juste de comprendre la chose afin d'apporter une solution au problème.
Alors Tryan écouta, se focalisant sur l'idée, afin de s'imprégner de cela.

Et si notre âme était notre vie ?  Une incarnation matérielle du temps qu'il nous reste à vivre ? et si, in fine, une vie ne se résume pas à se décrire en terme d'année mais en terme d'âme ? Si seules les âmes résistantes permettaient la vie, ne serions nous pas à la pointe de la vérité absolue de l'immortalité ?

C'était fou, complètement fou, et passablement irrationnel selon le français. Une incarnation matérielle du temps, mais qui ne se décrirait pas en années ? Alors au final qu'est ce que le temps, sinon une durée, qu'on l'exprime en secondes, minutes, heures, mois, années. On racontait qu'il n'y avait eu qu'un seul grand chronomancien en ce monde, qu'il aurait remonté le temps jusqu'à la naissance de son plus grand rival et qu'il l'aurait rayé de l'histoire.
Mais cette histoire de temps et d'âme, c'était complètement surréaliste. Le concept métaphysique était intéressant, mais dans ce cas comment décrire une âme résistante. Et dans ce cas comment expliquer la survie d'une personne ayant subie le baiser du détraqueur ? Plus d'âme voudrait dire plus de temps, donc la mort, alors que le corps survivait. Mort de l'esprit peut être, mais pas du corps. Si le lien entre âme et esprit était réaliste, reste semblait farfelu.

Les Horcruxes son une clé de la compréhension du monde, et si je peux affirmer avec rigueur des choses dans un domaines, c'est celui là. On peut crée un horcruxe d'autrui si on le souhaite, seule la méthode diffère, mais fondamentalement, le geste ne change en rien si on manipule une âme extérieur à nous où la nôtre. J'avais déjà fait des tests sur des animaux et des moldus, c'est faisable. Je n'ai jamais tenté de sorciers ainsi, je ne peux pas promettre que le sujet ne finirait pas cracmol. mais serait-ce vraiment pire que la mort ?

Là n'était pas le problème. À peine cette phrase énoncée que Tryan avait déjà la solution. S'il fallait trouver des sorciers comme sujets de test, Azkaban en grouillait, de la vermine qui allait enfin pouvoir servir. La visite serait simple et courte. Dix sorciers, non né-moldus, condamnés pour de lourdes peines, de la prison à vie au baiser du détraqueur, problème réglé. Problème d'autorisation ? Bitch please, il s'agirait d'une demande du magistère et du directeur des mystères. Et la raison légale de cette sortie ? Recherche magique dans le cadre des mystères, interdiction d'en dire plus sous peine de serment inviolable, et dieu savait que les sorciers fuyaient ce type de serment.
Ne s'occupant pas encore de cela, il exposa dans un premier temps sa vision à Brom, des fois que ça le fasse cogiter et qu'il trouve autre chose de plus cohérent à ses yeux.

« Pour en revenir à votre théorie, non dénuée d'intérêt, elle présente à mes yeux un gros inconvénient : elle n'explique pas le lien entre le corps, l'esprit et l'âme.»

Passant une main sur son menton en guise de réflexion et cherchant ses mots en anglais, le français reprit ensuite.

« Une victime du baiser du détraqueur serait alors morte, hors le corps survit. Combien de temps ? À vous de me le dire, je n'en ai pas la moindre idée.

Mettons encore une fois qu'un sorcier tue un autre par le sortilège de mort, cela aurait il voulu dire que l'âme avait atteint sa limite ? Et avec un autre sortilège qui, lui, aurait touché exclusivement le corps, par exemple une nécrose. Ou alors encore par une arme moldu, que sais je … »


Le français haussa les épaules.

« Que la fin de l'âme, peu importe le nombre de fragments, soit la fin de l'esprit, je serai d'accord avec vous, mais que l'âme ne soit qu'un indicateur de durée … dans ce cas à quoi cela servirait il de la manipuler ? À quoi sert un horcruxe puisque le temps reste le même au final … en chaque partie de l'âme, la somme serait constante, pas de perte, pas de gain. Soumettre cela à un déterminisme aussi grand, vous évoquez là quelque chose qui s'apparente à mes yeux au destin et cela relève bien plus d'une vue de l'esprit que d'une réalité …

Un temps se mesure. Et s'il existe un moyen d'altérer le présent et le futur, par un remonteur de temps par exemple, la constance de ce dernier est prouvée Brom. Il s'agit d'un cycle, tous les futurs, qu'on le veuille ou non, ne sont qu'un. Ils sont liés entre eux, les expériences des mystères le montrent très clairement. Un pan entier du département travaille là dessus depuis la création du département. En utilisant un retourneur de temps, vous n'avez pas changé le présent, vous l'avez strictement reproduit, non pas pour un retour, mais pour une nouvelle branche qui vous oblige à la suivre. En d'autres termes, l'impact que l'on a eu dans le passé sous l'effet d'un retourneur de temps est prévu. »


Le français parut à moitié amusé par ce raisonnement et reprit aussitôt.

« Alors me diriez vous, que se passerait il en cas de paradoxe temporel ? La fin du cycle ? C'est précisément pour cela que l'usage des retourneurs de temps est réglementé, vous le savez. Nous ne connaissons pas tout du temps … et inclure l'âme là dedans me paraît affreusement … tordu.»

Hochant la tête, le français effectua un bref geste de la main, signe qu'il passait totalement à autre chose.

« Mais si vous êtes en train de me dire qu'il est possible de créer un horcruxe d'une autre personne, alors nous débattrons de cette vue de l'esprit plus tard, si vous le voulez bien.»

Cela avait complètement changé la donne, cela avait redonné une chance à Eris, il y avait un moyen pour qu'il s'en sorte, et Tryan comptait bien tout faire pour saisir cette chance et maîtriser ce moyen, non pas qu'il manquait de confiance en Brom, même s'il y avait méfiance, il savait qu'il lui incombait de procéder lui même à cela.

« Apprenez moi à le faire, si je n'y arrive pas, il vous incombera de sauver Eris. Comme vous le dites, mieux vaut être cracmol que mort. Dans l'absolu, pour avoir la certitude que cela n'ôte pas les pouvoirs d'un sorcier, il suffit d'une lettre à Azkaban et de trouver des sangs-mêlés ou sangs-pur qui n'ont plus d'autres utilités de toute manière.»

C'était cruel mais il fallait le faire, il fallait en arriver là, la science et le progrès passaient par l'expérience sur l'humain. Quand on est scientifique, il faut parfois savoir mettre son humanité de coté, Tryan ne se posait même pas la question, il n'attendait plus que Brom pour enchaîner et poursuivre le chemin. Apprendre à manipuler une âme ne devait pas être chose aisée, encore moins lorsqu'il s'agit de celle d'une personne à qui on tient. Le processus serait probablement douloureux, très douloureux, il s'en doutait et connaissait la théorie liée à l'horcruxe, du moins ce qu'on pouvait trouver dans les livres et le peu qu'on lui avait dit à ce sujet. Il incomberait à Eris de choisir s'il voulait essayer ou non, mais Tryan souhaitait au moins savoir le faire, au moins cela lui servirait à lui, mais le vieil homme réfléchissait déjà à la question, restait à savoir qui manipulerait son âme.
Le chemin de la nécromancie était étrange et sinueux, celui de Tryan l'était tout autant. Il se rapprochait petit à petit de son but ultime … petit à petit.
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MessageSujet: Re: D'une corde de paille, j'envoie mon âme en enfer [Pv'Léon] Lun 22 Déc - 11:01

Léon Brom n'avait pas l'ahabitude qu'on lui dicte ses actes. Fondamentalement, cela ne le dérangeait pas, il s'accomodait plutôt bien des hiérarchies quand celles ci ont un fondement simple, juste et objectif. C'était le cas ici. Il était redevable à l'homme face à lui. Redevable de vivre, tout simplement. Comment pourrait-il s'offusquer d'être pressé ou sommé de tenir sa promesse de renvois d'ascensceur.

Léon, par delà les vues primitives et souvent incomplète que l'on pouvait faire à son propos, était un homme de principe faute d'être un homme de morale très certainement. Et sa droiture, en toutes circonstances, était un de ses principes majeurs auquel il ne se fourvoierait pas, même face à la mort elle-même. Le Magistère avait déjà fait face à sa mort. Par deux fois. Oui, deux fois, il n'y avait pas d'erreur. Il avait fait fait face quand il est entré dans le néant à Dublin, se sacrifiant pour que les autres survivent, mais il avait surtout face face une première fois à la grande faucheuse quand il avait créé son horcruxe entre les murs de sa demeure périphérique à Londres. Il se rappellerait cette nuit jusqu'à la fin de sa vie.

Flashback



Léon ouvrit le tirroir du bureau de son grand-père et il en sortit une montre à gousset magique. Elle était frappées des armoiries des Faust, il la regarda un instant et la posa au sol.

De sa baguette magique, il dessina un triangle, il symbôlisait la vie, la mort et l'horcruxe. Ensuite il dut dessiner des cercles complexe remplits de symbôles et de runes afin de pouvoir fusionner la parcelle d'âme qu'il détacherait de son être.

Tout était prêt. Par pure manie, Léon effaça certains symbôles pour mieux les recopier, il voulait que tout soit parfait, bien qu'il n'eut j'amais commis d'erreur de sa vie. Il sortit de sa robe la baguette magique qu'il reçut de Barjow pour guider Jedusor à la réunion des mages noirs. La baguette fabriquées pour les rituels de magie noire, celle là même qui était gravées de runes de tout son long.

Brom leva sa baguette et la pointa vers son propre coeur. La bouche pâteuse, il dit la formule :


Extrerio Anima !

La douleur fut instantanée, il sentait en lui s'arracher une parcelle de sa vie, il revivait ses meurtres dans sa tête alors qu'il sentait en lui un sphère brûlante qui se matérialisait. Il pleurait de douleur, les première larmes qu'i versait depuis des décénies. Il tirait avec sa baguette magique la boule qui le tourmentait, elle avançait si lentement que les secondes devenaient des journées, les minutes des mois. Léon ne cèda pas pour autant, il tirait, avec toute la puissance qui résidait en lui. Et enfin, ce fut le soulagement...

Il vit sous se yeux le fruit de sa souffrance. Un sphère lumineuse de la taille d'une bille. Une partie de son âme qu'il venait de s'arracher. Il comprenait ce qu'écrivait son grand-père quand il parlait de mutilation. Il avait reseentit toute les souffrance de sa vie en un instant.

Léon dirigea de la baguette son âme vers la montre. Il formula :


Insertio Anima !

Les cercles dessinés devinrent lumineux alors que l'âme descendait vers la montre. Léon la suivait des yeux, toujours concentré sur sa tâche, sa baguette faisait descendre avec une lenteur calculé cette parcelle de son âme. Il finit par faire rentrer la petite sphère dans la montre qui émit un gémissement effroyable. Léon suivit un conseil de son grand père il pointat sa main avec sa baguette magique et il s'ouvrit la main d'un geste ferme. Il prit l'horcruxe, le souillant de son propre sang.

Fin du Flashback

Une telle douleur, une telle sentation, un tel acte ne s'oublie pas. C'est impossible, inconcevable voire même irréaliste de penser le contraire. Créer un horcruxe pour soi est une torture de l'âme comme de l'esprit. C'est diriger sa haine, sa violence et toute sa volonté vers soi dans le but de se faire souffrir. Et la souffrance vous protègera alors à jamais de la mort.

Brom n'avait que très rarement eu peur dans sa vie. Il y avait les fois où il avait rencontré le Maître naturellement, mais ça ne compte pas vraiment, la peur face Jedusor est aussi naturelle que la transpiration dans une fonderie. On pouvait dénombrer la nouvelle de la mort de ses parents à Azkaban, la peur de l'inconnue quand son Grand-père était mort à son tour, la peur face aux plus belles femmes qu'il avait connu plus ou moins intimement et finallement et par dessu tout, la peur de mourir.

Il se rappelait une discussion avec Paravell alors qu'il faisait face à Tryan. Il estimait le français bien plus subtil et bien plus puissant que l'espion. Pourtant le fourbe homme en blanc lui avait confier ne pas ressentir la peur de la mort. L'interrogeant, Brom se rendit compte que finallement, l'homme n'avait tout simplement jamais peur. Maladivement. Et il se fit la réflexion qu'il était impossible d'atteindre la grandeur sans un moteur aussi puissant quela peur en général et la peur de la mort en particulier.

Léon Brom était un homme amoral mais n'était pas fou comme pouvait l'être un Paravell. Ce n'était pas un détraqué, il faisait avec ses émotions, il les dominait, les mettait de côtés dans les situations critiques etvs'en servait quand il était nécessaire : là était l'art de la magie noire.

Le Magistère fixait toujours sans répondre son interlocuteur. Il prit un parchemin dans un tirroire et d'un coup de baguette magique, il y fit apparaitre la description du rituel, les formules, les mouvements de la baguette illustrés, le tout faisait plusieur trentaines de centimètres riches en détails. Chaque rune, chaque symbôle du sceau rituel était décrit sans pour autant être expliqué. Brom n'hésita pas une seule seconde quand il tendit ce secret à Tryan DeSainClair. Son visage restant impassible. Il le laissa une minute ou deux découvrir la richesse et la rareté d'un tel écrit. Brom le regarda droit dans les yeux et dit :


Ce qui est écrit l'est pour vous et pour vous seul. Si un autre sorcier ou une autre sorcière touche ce parchemin de ses doigts comme de son regard, je le saurai car il fut enchanté dans ce seul but. Et si cela se produit, je considèrerai que vous m'avez trahi. Ce rite est la fierté de ma famille et de mon sang, je vous tuerai de mes mains si vous ne le respectez pas, comme il est d'usage dans toute les familles puristes.

Ceci étant dit, sachez que ce rite subit naturellement quelques modification lorsqu'il est pratiqué sur autrui. C'est autrui qui entre dans le cercle et jamais au grand jamais vous ne devez y pénétrer. Vous devrez agir de l'extérieur, avec la précision et le doigté que la distance exigera de vous.

Exercez vous, car l'échec dans cet entreprise est la mort de l'individu. Préparez vous aussi à commettre un des actes les plus atroces de votre vie : aucune torture ne pourrait égaler la souffrance que cause cette opération. Absolument aucune. Vous serez le tortionaire d'Eris Valverde pour le reste de votre vie. Vous lui ferez revivre chaque douleur de sa vie au centuple. Que ce soit une douleur morale ou physique. Pendant qu'une partie d'âme s'arrache, vous êtes comme une bête en cage. Affamé de vie et pourtant prisonnier de la mort. Ne doutez ni n'hésitez, chaque seconde est une vie de supplice.

Je vous seconderai voir vous remplacerai, sachez toutefois que quelqu'un de familier aidera l'âme à accepter sa condition nouvelle. Il est préférable que vous le fassiez pour le bien d'Eris. Maintenant, il vaut sans mieux que je le fasse si il y a plus de chance que vous le tuiez. Vous serez seul juge. Je ne vous imposerai pas ce choix, il sera de votre responsabilité. Sachez toutefois que moi même je ne réussi pas à tous les coups. Environ huit fois sur dix. Le reste du temps, le sujet meurt et ce malgré tout les efforts possibles et imaginables.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas.

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MessageSujet: Re: D'une corde de paille, j'envoie mon âme en enfer [Pv'Léon] Lun 19 Jan - 22:37

Un acte en dit toujours plus qu'une parole.
Tryan le savait, il l'avait vu, il l'avait démontré. Homme qui tenait sa parole, homme loyal, il avait été jusqu'au bout de ce dans quoi il s'était engagé. Du fin fond de l'Irlande aux portes lugubres de la mort, passant au delà de ce qu'il était finalement. Homme égoïste et sûrement intéressé, il s'était trop souvent donné aux autres, lui l'individualiste avait tout sacrifié pour le nombre … un paradoxe qui le mettait mal à l'aise, qu'il ne comprenait pas. Peut être était ce sa fâcheuse tendance à suivre des préceptes d'honneur et de loyauté qui l'avait conduit à tout perdre et à se donner. Il connaissait la douleur, la souffrance, mais il ne connaissait pas encore la mort, du moins pas intimement, et c'était peut être une des seules cordes à manquer à son arc. Lui qui avait tout donné pour la cause … plus qu'aucun autre, souffrait le manque, la solitude insatiable qui le rongeait. Il y avait deux remèdes à cela, un pour guérir, l'autre pour apaiser le mal …


*****************************************


Lorsqu'elle est partie, j'ai beaucoup pleuré, et c'est alors qu'elle était là, elle aussi, au coin de ce feu. Son visage ne me trompait pas, elle était là elle aussi parce qu'elle avait tout perdu. Son sourire se voulut réconfortant au possible. Elle leur dit que nous ne devions pas craindre la mort, ni la haïr, qu'elle n'était pas une fin mais un commencement, le commencement d'une longue route, celle de l'esprit au delà du corps, une élévation. C'était comme une impression de sentiment merveilleux, une lumière dans l'obscurité sinistre, cette personne qui amenait paix et espoir aux pauvres d'âmes.
Alors elle se leva, elle se dirigea vers le feu. Je tournai la tête pour apercevoir cette jeune femme, et puis sa voix fit le reste … le chant des étoiles.


*****************************************


Une main tendue. Cette main tenait un secret indicible, elle donnait le fruit d'un labeur colossal. Le secret d'une vie plus longue demeurait là, une sorte de promesse d'immortalité factice, un pas de géant dans l'avancée de Tryan. C'était si peu et à la fois tant, il tenait désormais entre ses mains l'arme ultime de Brom.
Déroulant le parchemin, le français regarda le texte épais et riche en informations. Deux formules et des symboles, dans une pagaille ordonnée qui donnait une impression d'anarchie tout en intimant la précision d'un magistère trop méticuleux pour laisser quelque chose au hasard. Il y avait là du travail pour arriver à l'immortalité liée à l'horcruxe, un travail de restitution, un travail de précision, un travail colossal qui demanderait une implication de chaque instant. Tryan le savait, il lui faudrait abandonner de nombreux projets en cours pour se consacrer à ça, délaisser quelques temps les mystères, pour aider Eris. Les proches passaient avant le travail, cela allait de soi, Tryan avait suffisamment donné au purisme pour exiger d'être tranquille durant quelques jours, semaines, mois ? Et ceux qui ne comprendraient pas … ils le payeraient, assurément.

Ce qui est écrit l'est pour vous et pour vous seul. Si un autre sorcier ou une autre sorcière touche ce parchemin de ses doigts comme de son regard, je le saurai car il fut enchanté dans ce seul but. Et si cela se produit, je considérerai que vous m'avez trahi. Ce rite est la fierté de ma famille et de mon sang, je vous tuerai de mes mains si vous ne le respectez pas, comme il est d'usage dans toute les familles puristes.

Relevant la tête, il fixa Brom avant de poser une question purement rhétorique.

« Ai je un jour manqué un engagement envers vous ?»

On le savait très à cheval sur la loyauté, il n'allait pas changer juste parce qu'il venait d'acquérir un pouvoir peut être plus grand que lui.

Ceci étant dit, sachez que ce rite subit naturellement quelques modification lorsqu'il est pratiqué sur autrui. C'est autrui qui entre dans le cercle et jamais au grand jamais vous ne devez y pénétrer. Vous devrez agir de l'extérieur, avec la précision et le doigté que la distance exigera de vous.
Exercez vous, car l'échec dans cet entreprise est la mort de l'individu.


Au moins, tout était clair. Échouer et c'était la fin. Cela ne surprenait pas le français, mais il fallait avouer que cela avait le mérite de faire grimper la pression.

Préparez vous aussi à commettre un des actes les plus atroces de votre vie : aucune torture ne pourrait égaler la souffrance que cause cette opération. Absolument aucune. Vous serez le tortionnaire d'Eris Valverde pour le reste de votre vie. Vous lui ferez revivre chaque douleur de sa vie au centuple. Que ce soit une douleur morale ou physique. Pendant qu'une partie d'âme s'arrache, vous êtes comme une bête en cage. Affamé de vie et pourtant prisonnier de la mort. Ne doutez ni n'hésitez, chaque seconde est une vie de supplice.

Et la pression se transforma en froid, un froid horrible, atroce. Sauver Eris serait une torture, pour lui comme pour son fils. Il ne réalisait pas vraiment, mais cela viendrait, il réaliserait quand il commettrait l'acte sur des prisonniers. Il n'avait pas la moindre idée de ce que cela impliquait, et pourtant … il se sentait prêt à se damner pour aider son mentor, mais sans vraiment réaliser le bourbier que cela représentait, la difficulté à laquelle il devrait faire face.

Je vous seconderai voir vous remplacerai, sachez toutefois que quelqu'un de familier aidera l'âme à accepter sa condition nouvelle. Il est préférable que vous le fassiez pour le bien d'Eris. Maintenant, il vaut sans mieux que je le fasse si il y a plus de chance que vous le tuiez. Vous serez seul juge. Je ne vous imposerai pas ce choix, il sera de votre responsabilité. Sachez toutefois que moi même je ne réussi pas à tous les coups. Environ huit fois sur dix. Le reste du temps, le sujet meurt et ce malgré tous les efforts possibles et imaginables.

Cela relevait de la logique, mais le chiffre effrayait. Pour un expert comme Brom, seulement huit chance sur dix que cela marche, c'était à la fois énorme et pourtant si peu quand on tenait à cette personne. Il n'y avait que deux choix, la mort ou la vie. Alors il n'y avait qu'une seule solution, l'entraînement, le travail, le génie aiderait peut être, mais pas maintenant, Tryan n'était plus qu'un novice devant cet art, il allait apprendre, sans vraiment savoir où il allait.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas.

Roulant le parchemin pour le loger dans son manteau, le français allait le garder là jusqu'à ce qu'il arrive chez lui. Réfléchissant quelques secondes, il répondit clairement.

« Pas pour l'instant. Un hibou viendra vous trouver le cas échéant.»

Se levant, le français ajouta, non sans une certaine fragilité évidente comparé à avant.

« Cela n'a beau être qu'un juste retour des choses, sachez toutefois que j'apprécie ce que vous faites, Brom. »

Le saluant d'un signe de tête, le français se dirigea vers la porte avant de demander une dernière chose :

« Juste une dernière chose … concernant le miroir du Risèd … est ce qu'il peut nous montrer quelque chose qu'on ignore ? »

Car chercher la vérité, il aurait très probablement à le faire, et cela, il n'était plus sûr de savoir le faire. Mais la vérité, il ne courait pas encore après, chaque chose en son temps.
Après avoir obtenu une réponse, il quitta le bureau de Brom, se dirigeant vers son avenir, son destin, et un pouvoir qu'il devrait maîtriser.
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MessageSujet: Re: D'une corde de paille, j'envoie mon âme en enfer [Pv'Léon] Jeu 29 Jan - 13:08

Il y a des vérités qui ne sont pas forcément bonne à entendre ou douce à écouter. Léon Brom était de ceux que cela rendait indifférent, une nouvelle, qu'elle soit bonne ou mauvaise, n'était rien d'autre qu'une nouvelle. Alors s'en remettre n'avait rien de miraculeux lorsque ce qui était dit n'était pas à la convenance de ce qui était désiré à l'écoute. Cela valait surtout pour les apprentissages, en soit, savoir qu'on ne sait rien, c'est déjà savoir dit Aristote en son temps, et l'adage, bien qu'hautain formulé de la sorte, n'en restait pas moins exact pour des gens aussi érudits que Brom.

DeSaintClair avait par contre plus accusé le coup de la nouvelle. On ne pouvait pas dire que les perspectives d'avenir telles qu'elles lui furent présentées lui apportait courage ou baume au coeur. Il semblait, pour la première fois sous les yeux de Léon, légèrement décontenancé, pas abasourdi pour autant, le français restait parfaitement lucide et maître de lui, mais son regard, quelques secondes durant, avait changé. L'effet d'une émotion vive et contrastée avec la dangerosité de ce qui devrait être fait. Léon n'avait pas pris de gants, pas mis de tact, pas même pensé à aplanir les angles avec des précautions. Il servait là une vérité nue, telle qu'il la connaissait ou croyait la connaître. La différence entre les deux était parfois infime par ailleurs.

Il ne fut pas étonné de voir le français, soucieux, lui déclarer qu'il appréciait son geste. Le Mage Noir, sourit intérieurement pour lui-même. Comme si la gratitude d'autrui l'intéressait fondamentalement. Brom était avant tout un homme d'honneur, on ne pouvait pas craindre de lui qu'il ne tienne pas ses engagement de son propre gré. Non. Il faisait toujours en sorte de respecter ses promesses comme sa paroles, que cela lui en coûte ou pas importait finalement assez peu au final. On ne devenait pas une somité dans le monde de la magie noir avec de l'or de farfadet pour parole. Magistère ou non, c'était ici un praticien expérimenté qui parlait à un praticien moins expérimenté, même si, Léon le voyait dans la posture du jeune homme, ce dernier avait vraisemblablement pas mal progressé depuis leur dernière rencontre.

Le français était à présent debout devant la porte, s'apprêtant à partir quand une dernière question fendit l'air du lourd sens qu'elle pouvait revêtir. Brom la saisit au vol, il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour savoir exactement quoi répondre, mais il s'évertua à bien peser ses mots, laissant couler environ une petite minute dans le silence pesant que l'ombre de la mort avait fait planer sur la discussion depuis son commencement. Il prit son ton habituel pour répondre :


Le Miroir du Riséd peut vous montrer tout ce qui peut se montrer. La seule question valable à laquelle vous devrez répondre seul et par vous-même est celle ci : Seriez vous capable d'avoir pour plus cher désir quelque chose dont vous ignorez même jusqu'à la nature ?

Si vous avez besoin, vous savez où me trouver. Bon retour à Londres, transmettez mes salutations à Eccleston.

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D'une corde de paille, j'envoie mon âme en enfer [Pv'Léon]

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