POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska]

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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska] Mer 3 Déc - 19:41

« Ca fait un moment que je ne suis pas venu … quatre mois pour être exact, en effet. J'ai été … très occupé, tu sais. Les mystères, la politique, tu sais ce que c'est mhm … je ne t'ai pas dit mais … Eris est malade … très malade … c'est à cause des runes, elles empoisonnent son sang, selon les médicomages, il n'y a rien à faire, mais je pense avoir quelque chose … Oh ce n'est pas grand chose, du moins je ne sais pas si ça va marcher … j'espère pouvoir être encore là pour te le dire … non, je ne vais pas oublier ça … j'ai suffisamment été prudent comme ça … il faut prendre des risques. Si je n'arrive pas à le sauver, alors je n'arriverai pas à te ramener … je t'aime ... »

Marquant du signe de la croix cette pierre tombale, le jeune homme la regarda encore un instant. Son visage froid et fatigué ne semblait pas éprouver la moindre émotion, tout était intériorisé, un peu trop peut être. Cet endroit était le dernier dans lequel il se rendait, le dernier avant qu'il ne se prépare à rencontrer Brom, à sa manière.
Tryan avait besoin de se souvenir, voilà pourquoi il disait au revoir à sa bien aimée, voilà pourquoi il allait disparaître de la circulation pendant deux jours. Fermant les yeux, il se concentra sur un souvenir de sa belle, et il disparut en une fine brume blanche.


*******************************************


La forêt n'avait pas changée, toujours intacte, elle restait la même. Le tapis de feuille morte se faisait plus discret que lors de sa dernière visite. Aussi, il manquait quelqu'un.
Voilà un moment qu'il n'avait pas revu sa meilleure amie, Fleur avait disparu de la circulation, elle avait quitté le monde public, emportant avec elle des questions et des réponses. Tryan la savait encore en vie, elle était loin à l'heure qu'il était, très loin, à ruminer sa vengeance impossible.
Ils étaient si semblables, si proches, si unis. Au fond, ils n'étaient ni plus ni moins que jumeaux, sans vraiment l'être. Ce lien invisible, cette façon qu'ils avaient eu de vivre, de s'imposer, de réussir. Jusqu'à leurs affinités magiques, tout n'avait été qu'un long chemin parallèle qui, même éloignés, ne cessaient de les faire converger, se ressembler, en presque tous les points possibles et inimaginables.
Oh Fleur, que dirais tu si voyais ça …
Le français ferma les yeux, et il l'imagina un instant, à ses cotés … elle lui prenait la main avant de l'entraîner dans les bois, un grand sourire sur son visage rayonnant. Ah … Fleur …

Le retour à la réalité fut cruel, déjà elle n'était plus là.
Soupir.
La grisaille revenait déjà, et le rayon de soleil qui avait réchauffé son visage, sûrement imaginaire, semblait déjà disparaître. Quel dommage. Il fallut s'adresser à elle, au moins une dernière fois.

« Désolé, il faut que j'y aille, c'est déjà l'heure … nous nous reverrons, je te le promets … »


*******************************************


L’Irlande, c'était là que tout devait se terminer, là où tout avait commencé finalement. Le manoir des Tyler ressemblait encore plus à ruine lorsqu'il passa devant. Un hominum revelio lui suffit à savoir que le père Tyler n'y était pas, quel dommage, Tryan aurait adoré se battre avec lui, ce besoin de voir les autres souffrir pour ne plus être malheureux, c'était un bien glauque sentiment.
Pas de bagarre, pas de mort, pas de douleur qui permettait d'en oublier une autre, rien de tout ça. Il n'y avait que lui, lui et ses souvenirs malsains qui le hantaient.
Voilà qu'il continuait d'arpenter la terre qu'il avait lui même brûlé, se souvenant à peu près de chaque bataille, chaque embuscade, chaque adversaire. Transplanant d'endroits en endroits, il se souvenait. La ville qu'il avait rayé de la carte avec ses hommes, n'était plus qu'un gigantesque amas de cendres, un champ de ruine, mais il n'éprouvait rien à cette vue, rien de rien, comme lorsqu'il avait fini un gamin crevant sous sa botte, rien d'humain. Ils n'avaient pas eu de pitié pour Emily, il n'en avait pas eu pour ces fumiers, car ils appartenaient tous à la même race, celle des êtres inférieurs, et s'il fallait user de violence pour leur faire comprendre, dans cet état d'esprit, ça ne gênait pas De SaintClair d'en arriver là, bien au contraire.
Lui qui avait conquis le Sud de l'Irlande avec une armée de bric et de broc, n'en tirait aucune fierté, il avait survécu et s'en foutait presque, c'était d'ailleurs une fois rentré qu'il avait constaté son nouveau niveau magique, se rendant compte que dans son absence d'humanité, il n'avait été rendu que plus fort, l'énergie de la haine, de la douleur, du désespoir, il comprenait pourquoi la magie noire était dangereuse, surtout lorsqu'on arrivait pas à canaliser ces sentiments comme lui le faisait.
Un contrôle froid qui s'effritait parfois, mais nul ne le voyait, il gardait cela pour lui, et voilà qu'il déambulait dans une terre conquise, sans pouvoir se sentir mieux.

Alors il avait fait ce que tout bon militaire faisait. Une fois son parcours terminé, il avait trouvé une ville aléatoire, précisément un bar perdu dans le trou du cul du pays des rouquins, et il s'était dit que l'endroit était bien bon pour méditer sur le problème … à sa manière.
On s'était passablement étonné de voir un type comme lui rentrer là. Ces bons gros bikers tatoués ne devaient pas s'attendre à voir arriver cet avorton. Malgré son niveau magique, le français n'était pas quelqu'un de forcément impressionnant physiquement, grand sans être immense, maigre mais pas squelettique, il n'avait rien d'un pilier de comptoir. À sa gueule, on devinait tout de même qu'il n'était pas un de ces types paumés, non, il était froid, inexpressif, presque inabordable dans sa façon d'être, lui parlé revenait à se heurter à un mur de dénis et d'indifférence, et ça n'était pas son look qui arrangeait le tout. Il portait son habituel grand manteau de cuir noir qui lui tombait jusqu'aux chevilles, son fourreau à baguette bien planqué dans son dos, une autre attendant à l'intérieur du manteau, ainsi que son attirail de vadrouille, qu'on se le dise, Tryan n'était pas du genre à tout laisser au hasard, bien au contraire. Mais qu'importe. Lorsqu'il passa la porte de l'endroit, il ne prit pas le soin de détailler l'assemblée, il s'en contrefoutait, son objectif était simple et net, évacuer la pression.
Se posant au comptoir, il s'adressa au type au bar, demandant d'une voix froide mais pas agressive :

« Bonsoir patron, un scotch … »

Et pourtant dieu savait qu'il n'aimait pas ce genre de bourbon. Non, il savait ce qu'il faisait et pourquoi il le faisait …


*******************************************


Le shot posé dans le creux de sa main fut dégagé, glissant sur le comptoir avant de s'empaler sur le tas de ses prédécesseurs. Tous étaient vides, dégagés avec dédain sans tenir compte de ce qu'ils contenaient. Le directeur des mystères releva la tête, l'air toujours froid mais sévèrement alcoolisé, et pourtant il tenait le rythme. S'en était presque risible, oui il aurait bien ri de lui même, lui, un futur grand de ce monde, un prodige de la magie, réduit à l'état de loque, en train de se finir à l'alcool merdique dans un putain de bar moldu de merde dans le trou du cul du monde, s'était une glorieuse fin pour monsieur Tryan De SaintClair.
Quatre heure, ça faisait quatre putain d'heures qu'il était là, à enquiller les verres selon sont envie, ça faisait quatre heure qu'il était là, à se murger avec des loosers à peine capable de l'inquiéter, dans un bar pourri.

De temps à autres, il marmonnait dans sa barbe, parlant tout seul dans un français qui devait être incompréhensible aux autres, l'alcool avait altéré et son esprit, et son jugement, mais il n'effaçait pas totalement sa personnalité. Oh la dernière fois qu'il avait bu comme ça devait remonter à la fausse mort d'Eris … ou celle d'Emi, il ne savait plus trop, surtout dans cet état, mais là, le monde, il s'en foutait bien. Le ministère pouvait bien cramer qu'il resterait là, le cul posé sur ce tabouret, à siffler des verres pour finir les restes des restes.
Et pourtant, personne ne lui avait encore cherché des noises, c'était d'ailleurs étonnant quand on connaissait les loubards, mais pas inquiet, il restait là, très confiant, trop peut être. Après tout, c'était lui le génie nan ? Qu'est ce que ces raclures pouvaient bien faire contre lui ? Oh rien, il était l'étoile montante du purisme et de la magie, le futur mélange de Brom et d'Eris, lui, le grand mage blanc, le cryomancien de génie, nécromancien à ses heures, il était un des sorciers les plus dangereux de ces îles de merde, et il le savait. Alors même dans cet état, il se sentait en mesure de pouvoir torcher quelques pauvres moldus, sans pour autant aller chercher la merde, il savait qu'il s'emportait assez vite à ce genre de petits jeux une fois alcoolisé. Il n'avait jamais su résister à ces petits plaisirs là, la vue d'un mec se ridiculisant lui était des plus agréables, surtout s'il était acteur de l'humiliation.
Et qu'est ce qu'Emi aurait dit ?

« Tryan, tu empestes l'alcool, va prendre une douche ...»

Il avait marmonné ça en français, à voix basse, personne ne devait comprendre, ni l'écouter d'ailleurs, on ne faisait pas attention à lui, et c'était tant mieux.

« C'est d'un banal … affligeant … »

Il leva la main pour interpeller le type qui faisait le service.

« Patron, le même ...»

On lui apporta le shot qu'il avala, ce dernier connaissant le même funeste destin que ses frangins avant lui.
Qu'il était beau le génie, qu'il était fringuant. Envolée la noblesse du sang pur, envolé le respect des idées. Ici, il n'était qu'un mec random qui se murgeait là, savait on qu'il était sorcier ? Probablement pas, malgré sa dégaine, il n'était pas à exclure qu'il soit tout aussi moldu, à vrai dire il s'en foutait vraiment. Son objectif était simple se pinter très sévèrement et voir pour après. La suite était un grand inconnu, il ne savait pas où il allait crécher, ce qu'il allait manger, s'il mangeait autre que liquide, rien à branler … pour l'instant il n'y avait que lui, ses pensées sordides, et un grammage qui augmentait encore … dix heures et demi pointait à l'horloge, il allait rester là encore un moment, il le savait.
Reprenant un verre, cette fois de bière, pour changer et faire dans le plus soft, il le leva devant lui, le fixant de son regard froid et moins incisif que d'habitude.

A la santé de ceux qui sont morts, à la santé de ceux qu'on a perdu, à la santé de ceux qu'on aime.
L'hommage tacite une fois rendu, la bière se vida un peu avant d'être reposée là.

Ce soir qui était il, sinon un type dos à la porte, posé au comptoir à enquiller la boisson ...
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Alaska E. Maxwell


MessageSujet: Re: Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska] Mer 3 Déc - 21:54

- EAGLE !

Alaska se demanda un instant si elle allait faire semblant de ne pas avoir entendu. Cependant, c'était peu crédible. Elle avait une bonne ouïe, et il venait de l'appeler par son deuxième prénom, son surnom au club. Elle se redressa.
Il était seulement 10h30, ce qui n'était pas très tard, mais Alaska était déjà allongée sur son lit. Elle n'avait quasiment rien fait de sa journée, à part filer un coup de main au bar et partir faire un tour en moto. Elle était vraiment improductive en ce moment.
Avant de daigner sortir de sa chambre, elle jeta un coup d'oeil à son reflet dans le miroir. Ses cheveux noirs et lisses semblaient coiffés correctement, son eye-liner noir n'avait pas coulé. Son débardeur, qui clamait haut et fort son goût prononcé pour Metallica, ne semblait pas taché. Et encore plus étrange, son jean noir n'était pas troué. Alaska était présentable.
Rapidement, elle enfila ses énormes New Rock, et traversa le couloir, avant d'ouvrir la porte qui donnait sur le bar.
Le club et le bar n'étaient en fait qu'un seul bâtiment, séparés par une simple porte ou le mot " privé"  était peint en rouge. La peinture avait légèrement coulé avant de sécher, si bien que ça n'avait pas l'air très propre. Derrière, se cachait un long couloir qui desservait de nombreuses chambres réparties entre les membres du club, une salle commune, et un accès au sous-sol. Ce qui se passait au sous-sol était plus que privé. C'était largement illégal au moins à 90%.
Alaska s'approcha du comptoir. Ses énormes bottes faisaient un bruit monstre sur le parquet, mais aucun des habitués ne semblait surpris. Elle avait toujours eu un goût prononcé pour ce genre d'accessoires indiscrets. Sans jeter un seul regard au petit nouveau de la soirée, elle interpela le serveur.

- Qu'est-ce que tu m'veux encore Ethan ?!
 - J'ai promis à Isabelle que je rentrerai pas tard.


La tatouée se contenta de hausses les épaules, avant de continuer.

  - Déjà trop tard, il est 10h30.

Le serveur se planta en face d'elle, croisant les bras et la regardant de haut. Alaska n'aimait pas ça du tout.

- Bon, si tu me remplaces j'oublie le rencard que tu m'avais promis.
 - Vendu
, se contenta-t-elle de répondre, trop heureuse d'échapper à un pseudo rendez-vous galant dont le seul but était la réalisation d'un acte censé viser la reproduction.
Le serveur ramassa son blouson de cuir avant de sortir sans dire un mot et sans se retourner. Il craignait certainement qu'Alaska ne change d'avis. C'était bien son genre.
Celle-ci ne le retint pas, elle n'avait plus rien à lui dire. Son regard le suivit quelques instants, fixé sur le dos de son blouson. On y voyait clairement deux ailes d'aigles ainsi que la mention " Eagle Motorclub ". Le tatouage du club. Et tout ce que cela lui amena comme pensée, ce fut un douloureux " Mais pourquoi suis-je obligée de bosser ici ?" . Outre le fait qu'elle vivait maintenant clandestinement, et qu'elle avait donc raison de rester proche de sa famille, elle n'aurait pas su expliquer ce qui la retenait. Son statut dans le club ? Peut-être.
Elle se retourna pour regarder les clients. La plupart étaient des membres du club, ou des habitués du coin. Sauf celui qui s'était installé au comptoir. A côté de lui, un petit tas de verres vides commençait à s'empiler, et Alaska savait ce que ça voulait dire: il ne les avait pas encore payés, sinon ils seraient débarrassés. L'ancienne auror n'aimait pas ça. Ce genre de personnes venaient généralement pour boire, et vu le nombre de verres sa soirée était déjà bien entamée. Et ces gens finissaient généralement par être incapable de retrouver leurs portefeuilles. Elle posa ses avant bras tatoués sur le comptoir, en face de l'inconnu. Enfin, à quoi bon préciser tatoués: ses bras étaient entièrement tatoués, son dos accueillait le tatouage d'appartenance au Eagle Motorclub, et ses jambes aussi étaient recouvertes d'encre...

- Ce serait pas mal que tu commences à aligner quelques pièces sur le comptoir, si tu vois c'que j'veux dire...
 
Elle détailla l'inconnu à l'aide de ses grands yeux noirs. Elle attendait qu'il paye.
Certains clients regardaient la scène avec attention, mais de là où ils étaient, ils ne pouvaient rien entendre. La musique était trop forte pour cela.
Sans plus jeter un seul oeil à l'attraction de la soirée, cet inconnu au style si... Inadapté, Alaska se dirigea vers le lecteur CD qui diffusait un bruit de fond incompréhensible et trop fort. Elle changea de morceau plusieurs fois, jusqu'à ce que le chanteur de Slayer envahisse l'espace. On l'entendait clairement marteler un " God hates us all" coutumier du bar. C'était la chanson préférée d'Alaska.
Satisfaite, elle revint se placer devant l'inconnu. Et elle se servit une bière. Après tout, elle n'était pas censée travailler ce soir, elle pouvait bien boire un peu ! Ce n'était pas la première fois...
Et surtout, elle jeta un regard en coin pour voir s'il avait payé...
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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska] Mer 3 Déc - 23:47

Souviens toi, surtout n'oublie pas. Ta gueule, tu dois te souvenir ! On n'avance pas si on se souvient pas. Sauf que c'est trop dur à porter … t'as vécu pire poche à bière, alors tu vas relever, vider le prochain verre comme les autres, et après tu te barres. Sauf que tu dois rester l'ami, t'es encore trop conscient pour arrêter là, aucune pression on a dit, pas de règles ici, c'est toi qui décide. T'imagines, la gueule de bois devant Brom ? Ah il aurait fier allure le directeur du département des mystères, le 'génie', le fils prodige du mangemort politicien ! Bah, rien de plus qu'un cadavre fini à l'alcool, ce soir t'es rien mon petit gars, ce soir tu vas gerber, moi je te le dis. Ça fait plus de vingt piges que tu tiens et ce soir tu craques. Ouais mon gars, ce soir tu te mets mal en ayant conscience de ça, et le pire, c'est que ça te fait même pas chier, t'en as rien à foutre hein.
Tu sais ce que c'est ton problème Tryan ? Je vais te le dire, c'est que t'es encore trop sympa. Eris, Fleur, tout ça, c'est bien gentil, mais ils étaient où quand tu puais la charogne en saignant ces cochons d'irlandais ? Hein ? C'est qui qui passait ses journées dans la boue, sans se laver, à empiler les cadavres jours après jours. C'est qui qui a bouffé un doloris de Voldemort pour avoir annoncé une nouvelle. C'est qui qui a perdu sa petite amie sans que personne s'y intéresse, alors que tu te battais pour la cause. C'est qui qui tous les jours se lève dans ce monde de merde sans savoir pourquoi t'avances. Je te le dis garçon : c'est des conneries !
Mais regarde toi, t'es un déchet, une ombre parmi les ombres, t'es qu'un pauvre type paumé au fond d'un bar, un gars qui se met mal pour avoir une bonne raison de se lamenter, pour se donner bonne conscience. T'es trop gentil avec tous ces cons. Et Emily … ah bah parlons en d'Emily. Nan, je sais que ça te fait mal, je sais que t'aimes pas ça, mais regarde la vérité en face, elle en avait rien à foutre de toi, rien à foutre ! Et maintenant, pourquoi tu l'entends pas à travers le voile ? Hein, pourquoi ? Mais parce qu'elle veut pas te parler mon grand, parce qu'elle t'a oublié, parce qu'elle veut pas revenir. T'as fait tout ça pour que dalle mon petit pote. Le couillon dans l'histoire, c'est toi. T'as eu une faiblesse, UNE putain de faiblesse, et regarde toi … t'es minable vieux, ça serait jamais arrivé au Grand Tryan De SaintClair ça … jamais à Beauxbâtons. Il est où le type qui poutrait tout sur son chemin ? Il est où le génie qui rembarrait les profs ? Il est passé CE mec là ? Bah il s'est désagrégé au fil du temps. T'as accepté des sentiments. Tu t'es dit, c'est bon, je peux pas être amoureux, y'a pas de risques, c'est safe, mais regarde toi. Si t'en es là, aujourd'hui, c'est parce que tu as accepté qu'elle t'aime, parce que t'as accepté la simple probabilité que tu puisses l'aimer. Mais réveille toi bordel ! Qui serait assez con pour se damner pour une nana ? Morte qui plus est. Réveille toi vieux ! Tu vas pas envoyer ton âme en enfer pour juste CA ?!
Ouais tu peux raser ce bar en un sort, mais ça ferait pas de toi un type heureux, tu le sais ça. Nan, t'as chié mon vieux, depuis le début tu t'es loupé, t'as tout faux. Mais ça, ils vont pas te le dire tu vois, nan … ils sont bien trop contents de profiter de toi … regarde, qui c'est qu'est gagnant dans l'histoire ? Eris, il va crever, et comme si de rien n'était, tu vas lui sauver les miches. Regarde Fleur, y'a eu une embrouille, UNE, et hop, silence radio depuis. Et Emily … ah mais là on atteint les sommets mon vieux, une nana qui a une mort de merde, elle va gentiment avoir un mec qui va se damner pour la ramener, et elle, ni vu ni connu, je reviens. Je te parie que si elle revient, elle te vire, juste parce qu'elle sera pas libre, parce qu'elle ne sera pas 'heureuse', juste parce que …

- Ce serait pas mal que tu commences à aligner quelques pièces sur le comptoir, si tu vois c'que j'veux dire...

C'était un épouvantail qui venait de parler. Ce qui ressemblait de près ou de loin à une demoiselle avait pris le relais, le gars avait déjà disparu. Elle s'éloignait et le français la regarda faire, sans vraiment comprendre, puis se retourna au comptoir alors qu'elle changeait de musique. Aligner les pièces, si elle savait, mais des pièces, il pouvait lui en donner des centaines, des milliers, il était pas à ça près le pauvre homme, si c'était juste ça qui l'inquiétait. D'un autre coté, elle faisait son boulot, normal, elle le faisait à sa manière, un peu nonchalante, un peu hautaine. Oh c'était elle la patronne, ou c'était tout comme, elle faisait la maligne, la fière. Y'avait pas trop le choix vu l'endroit, si elle ne jouait pas la dure, nul doute qu'elle aurait eu des emmerdes, et même comme ça elle devait en avoir. Tu m'étonnes, une moldue de sa carrure, pas moyen qu'elle s'en sorte face à un mec qui faisait le double de son poids. Ils étaient vraiment mal loti les pauvres vieux, pas de baguette, pas de magie, comment les femmes pouvaient vraiment s'en sortir … des animaux ces pauvres types, sans aucune considération pour ce qu'ils étaient, pas de respect, pas de règles, ça aurait pu être ça chez les sorciers aussi. D'un autre coté, c'était ça, plus ou moins, sauf qu'on avait inventé un truc qui s'appelait la politique, et ça remettait vraiment le système en cause. Mais ça elle, la pauvre petite serveuse de ce bar de merde, qu'est ce qu'elle y connaissait à la politique ? Mais foutrement rien, elle était pas comme lui, à devoir surveiller chaque faits et gestes pour que tout ne cause pas un scandale. Elle avait presque de la chance, elle devait jouer un rôle ici aussi. Ne pouvait on jamais être soi même, quelle qu'en soit la place? Le monde était si pourri à ce point …

Déjà elle revenait à la charge, se servant une bière. T'as bien raison ma petite, faut profiter aussi, c'est le meilleur moyen d'avancer, ou du moins de s'amuser alors que tu joues un rôle, y'a au moins ça de vrai en toi … c'est bien, tu l'assumes. Pas de complexes, pas de chichis, c'est ça qu'il faut pour être quelqu'un de bien. Pas forcément quelqu'un de respectable, ou de politiquement correct, mais quelqu'un de franc, d'honnête. Tout n'était pas que mensonges en elle, finalement.
Son coup d'oeil faussement discret n'échappait pas à Tryan. Les habitudes avaient la vie dure, même là, imbibé correctement, il ne pouvait pas s'empêcher de noter chaque mouvement, chaque attitude, analysant spontanément le tout pour arriver à un profil, une conclusion. Dans le fond, c'était ce qui faisait de lui quelqu'un à part aussi, cette faculté à tout analyser froidement, avec logique et méthode, lui le grand stratège, le tacticien, prisonnier de son propre pouvoir.
Elle était là, posée en face de lui, à attendre, sans réitérer, au moins elle respectait ça. Le français ne toucha plus à sa bière, il fixa son regard dans celui en coin de la miss. Que pouvait il bien y avoir derrière ça ? Ça ne durait qu'une seconde, mais il sentait les choses, il les voyait sans vraiment les voir. Tu te questionnes n'est ce pas ? Payera, payera pas ? Demander, pas redemander ? Et pourquoi il me regarde comme ça ? Bon sang, qui c'est ce type chelou ?
Et toi petite serveuse moldue de ce bar de merde, qui es tu ?

Le jeu l'amusa une dizaine de seconde, suffisamment pour qu'il apprécie spontanément la petite entrevue tacite. Il se demandait bien ce qu'elle avait pu voir de lui …
C'était pas difficile à deviner, mais quand même. Elle devait se dire qu'elle était face à un type venu se murger loin de tout, un type désespéré, probablement en train de liquider ses derniers ronds pour noyer son chagrin. Un mec dépressif jusqu'à la moelle qui allait en finir une bonne fois pour toute … ou un irresponsable, qui fuyait son quotidien, sa vie, un type sans avenir, cantonné à son rôle de larbin. Elle y aurait sûrement du vrai, et pas mal de pas vrai, mais qu'importe, elle avait joué le jeu, sans vraiment le vouloir sans doute, ça suffisait pour gagner la considération d'un Tryan De SaintClair en pleine remise en question.

Sa main glissa normalement jusqu'à une poche de son manteau. Il trifouilla dedans quelques secondes avant de sentir, assez maladroitement, le poids des pièces, détaillant rapidement chacune d'elles sans les voir. Il les fit glisser entre ses doigts, voilà, il y aurait de quoi la rassurer, elle n'allait pas devoir jouer avec l'ardoise ce coup là. Refermant la main, emprisonnant la monnaie dans cette dernière, il la posa sur le bar, calmement, et froidement, sans attirer l'attention comme on aurait pu s'y attendre pour un poivrot. Non, Tryan restait froid dans sa manière de faire, toujours très distancié de la chose, comme si cela n'avait pas vraiment d'importance pour lui d'attirer l'attention. Ici, maintenant, il n'était rien, ni personne, pour elle, pour eux … un mec comme un autre, ou presque.

Le bruit des pièces sur le comptoir avait été assez discret, et il s'assura que cela le soit. Sa main droite cachait toujours une partie de ces dernières, non pas par avarice, par jeu, pour lui et pour elle. Enfin il dévoila l'intégralité de ces dernières, juste aux yeux de la miss. Sept belles pièces en or, du lourd, de la monnaie sorcière de haute volée. Il y avait là plus de tunes qu'il n'en fallait pour cet alcool là, clairement. Aussi avait il ajouté à voix basse, dans un anglais massacré par son accent français ressorti suite à l'alcool.

« Prends c'qui te faut … le reste c'est pour ta poche … »

Et il devait y en avoir de l'argent. C'était dit sans considération, avec un façon non pas snobe ou hautaine, comme aurait pu s'y attendre quand on connaissait le lascar, mais avec désintérêt total, comme s'il payait un service rendu, comme si cet acte de charité se suffisait à lui même. Elle devait en avoir besoin de cette tune, mais qu'importait vraiment le besoin ou non, c'était pour elle, basta.
Depuis la levée du secret magique, les échanges entre monnaie sorcière et moldue étaient courant, répandus, les conversions avaient largement été en faveur du purisme, il ne fallait pas oublier qui dominait qui, mais qu'importait. Il n'était plus rare de voir des moldus payer avec des mornilles, ou certains bobos avec des gallions pour frimer. Même chez les sorciers d'ailleurs, voir un type larguer sept gallions en alcool, c'était impensable, ou alors il y avait vraiment du laisser aller.
De toute façon, Tryan et l'économie … ça l'intéressait encore moins que la politique, tout comme l'argent. Son salaire de directeur de département était posé sur un compte à la banque des sorciers, s'ajoutant au patrimoine de longs héritages, l'avantage d'être sang pur était aussi visible à ce niveau.
Bref voilà, cette gamine allait se faire un mois de salaire gratos, comme ça. Surprise ou pas, ça allait largement faire l'affaire pour le français, il se foutait bien des conversions, tout ça le gavait, il n'avait pas envie de s'emmerder avec ça, pas ici, pas maintenant.

Terminant sa bière, il se félicita d'avoir été aux chiottes quelques minutes avant, pas besoin de vidanger ce tour là. C'était aussi ça, la gestion de soi au bar, et mine de rien, ça pouvait vite devenir compliqué avec le grammage. Qu'importe. Il avait trouvé cette bière particulièrement bonne, peut être que c'était l'alcool aussi, il n'avait jamais été vraiment amateur, mais cette blonde là, elle valait bien une deuxième chope, vraiment.
Lui faisant signe, il ajouta alors :

« T'me remettras la même s'teuplait … »

Sa voix toujours aussi froide, n'avait pas été désagréable, bien au contraire, elle était moins tranchante qu'elle avait pu l'être pour l'autre serveur. Peut être était ce parce qu'il parlait à une 'dame'. Les restes de son éducation noble était toujours là, il avait beau parler à quelqu'un de bien inférieur à lui, considéré comme un animal par les plus virulents, elle n'en demeurait pas moins une femme, et il fallait respecter le beau sexe. Pas par galanterie, pas pour draguer, simplement parce que ces dames méritaient plus que des jurons et des insultes, mais ça, les rustres de cet endroit ne devaient pas le comprendre. Oh nan, ils étaient plus du type à héler la jeune femme en lui balançant des insultes, à vouloir la peloter pour un peu de réconfort, ça devait pas être facile tous les jours pour elle. Au moins avait elle droit à un peu de considération de la part d'un inconnu … fusse t'il imprégné d'une senteur fortement alcoolisée, ou sucrée, selon les nez.
Là encore, le français venait d'être généreux, noble d'âme, mais c'était la saison, après tout, en comparaison de la damnation éternelle, c'était pas grand chose …

Un acte de charité se suffit à lui même, s'il suffit à balayer l'obscurité de ce monde décrépit.
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Alaska E. Maxwell


MessageSujet: Re: Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska] Jeu 4 Déc - 19:15

Il la regardait, la fixait. Alaska n'aimait pas ça. Généralement, quand on la détaillait ainsi ce n'était pas bon signe, et depuis qu'elle était entrée en Résistance, même si pour l'instant elle n'avait rien fait de glorieux, elle devenait légèrement paranoïaque. Et s'il la reconnaissait ? Née-moldue, ancienne auror, Résistante. Voilà un CV qui ne lui laissait pas beaucoup de chances de s'en tirer.
Qui était-il, lui ? Méritait-il qu'elle s'inquiète autant ? Non, certainement pas. Ici, elle était chez elle, dans le bar de son père, et elle était vice-présidente d'un club de motards dont chacun des membres risquerait sa vie pour elle, tout comme elle le ferait pour eux. Rassurée, elle pensait à réitérer sa demande, au cas où ce nouveau client ait les oreilles bouchées, mais la tatouée fut stupéfaite.
Il avait déjà posé, dans un silence tout à fait inhabituel, des pièces sur le comptoir. Des pièces qu'il dévoila entièrement quelques secondes après. Alaska avait la sensation de n'avoir jamais vu autant d'argent dans ce club.
Bien sûr, les activités illégales rapportaient beaucoup. Mais jamais un client du bar, un mec qui avait l'air bien propre sur lui si on lui enlevait ces quelques verres, n'avait payé avec tant d'aisance. Des pièces d'or. Sorcières. Sa première pensée fut de se demander comment elle allait bien pouvoir lui rendre la monnaie: la caisse contenait des pièces sorcières, certes. Mais jamais assez.

« Prends c'qui te faut … le reste c'est pour ta poche … »


Alaska ne comprit pas immédiatement. Déjà parce que l'inconnu avait un accent incompréhensible, mais surtout parce qu'il était très rare qu'on lui donne le moindre pourboire. Ici, elle était connue comme membre d'un club de motard, avant d'être serveuse. On voyait bien que cet inconnu n'était pas du coin.
Elle le remercia d'un signe de tête, et plaça toutes les pièces dans la caisse, sauf une qu'elle glissa dans sa poche. Avec ce qu'il avait donné, il pouvait boire ici pendant pendant au moins un mois ! Alors, elle saisit les verres vides entassés sur le comptoir, et entreprit de les laver. Son travail était vraiment des plus ennuyeux. Servir, rendre la monnaie, nettoyer, voilà à quoi se résumerait son existence si elle n'était pas une sorcière. Non, elle exagérait, il lui resterait le club. Mais en repensant à toutes les fois où sa magie s'était montrée salvatrice, elle doutait qu'elle aurait eu une espérance de vie si longue...

« T'me remettras la même s'teuplait … »

Alaska eut un instant d'hésitation. Lui parlait-il vraiment ? Elle n'avait pas l'habitude qu'on lui demande quelque chose avec une formule de politesse, et au vu de tout ce qu'il avait déjà bu, cela lui paraissait vraiment étonnant. Elle l'aimait bien. D'accord, il l'avait fixée étrangement un peu plus tôt, mais il venait de lui offrir un super pourboire, et de lui parler gentiment. Quelle tête allait faire Ethan lorsqu'il allait savoir à côté de quelle somme il venait de passer ! Tout ça pour sa petite " Isabelle" , tellement importante qu'il ne l'avait présentée à personne.
La serveuse attrapa rapidement un verre à bière, et le remplit comme si c'était le geste le plus naturel au monde. Cela lui rappelait quand elle était enfant, et qu'aider son père était un jeu. Elle remplissait des verres entiers avec de la mousse, incapable de le faire correctement. Les temps avaient bien changés.
Alors qu'elle posait la boisson sous le nez du petit nouveau, Thomas s'était approché du comptoir.
Il ne faisait pas partie du club, c'était juste un ami d'Ethan qui se vantait d'être un biker écossais. Il était là depuis 3 jours, et l'espoir de la moindre relation amicale ou même cordiale avec Alaska s'était envolée lorsqu'il lui avait dit qu'il ne pensait pas que les femmes méritaient de faire partie de ce genre d'organisation.
Thomas donna une grande tape dans le dos de l'inconnu, comme s'il le considérait comme un ami. Ce genre de gestes dégénéraient vite généralement. Parce qu'ils n'étaient jamais sincères.

 - Alors l'ami, d'où tu nous viens ?


Alaska, qui avait reprit son nettoyage de printemps, releva la tête de ses verres.

- Enlève tes sales pattes de là, l'écossais.  

C'était un ordre, un de ceux que les gens sensés ne discutaient pas. Ce n'était pas que la serveuse trouvait ce mec hyper sympa. Il était plutôt un quidam, un aléatoire, comme elle aimait appeler ces gens qui arrivent là par hasard. Il lui avait donné de l'argent, bien plus qu'il n'en fallait même, et s'était montré courtois. Ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Il avait bien mérité de la tranquillité. Les gens qui venaient boire seuls étaient rarement en quête de compagnie. Et en tout cas, ils ne cherchaient pas la compagnie d'un écossais croisé barbare.

 - Qu'est-ce que t'as ? Je parle à mon ami.

 - C'est pas ton ami.

 - Et ça l'sera jamais si tu m'laisses pas lui parler.

 - Dégage.

 
L'ordre avait pourtant été clair. Thomas ne faisait pas signe de s'éloigner. Alaska posa le verre qu'elle tenait et se rapprocha d'eux. L'inconnu avait bu. Thomas non. Il était juste un abruti à la recherche de la moindre bagarre.  Un abruti qui devait bien peser le double du poids de la tatouée. Elle ne se serait pas laissée impressionner pour autant !

 - Alaska est froide comme la glace ! On m'avait pourtant dressé un tableau plus flatteur de toi !


Il approcha sa main comme s'il comptait lui caresser le bras.

 - Tu me touches, t'es mort.

 
 La soirée venait de changer d'ambiance..
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MessageSujet: Re: Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska] Sam 6 Déc - 15:54

On ne changeait jamais vraiment, il était complètement utopique de croire cela. Ceux qui disaient avoir totalement changé n'étaient que des manipulateurs de bas étages, des menteurs et des lâches incapables d'affronter l'échec. Alors oui, Tryan avait changé, mais pas totalement, il gardait en lui une constance glaciale, sa distance vis à vis de tout ce qui l'entourait, cette faculté à tout intérioriser, cette capacité d'analyse froide et implacable, son goût prononcé pour le sarcasme et l'humiliation. Même ici, dans ce bar, il le ressentait, comme s'il y avait une petite parcelle en lui qui réclamait un contrôle qu'elle n'aurait plus de toute manière. Il avait fallu qu'il aille vider suffisamment de verre pour que son esprit oscille entre tous ses paterns, tantôt analyste froid, tantôt être chrétien prononcé, ou encore prédateur sans remords ni pitié. Il était tout ça à la fois, un être foncièrement dévoué à ses causes, en l'occurrence la sienne pour l'instant, une parole ne saurait le retenir, pas plus qu'un groupe de moldus, fussent ils armés. Car il avait suivi de près les progrès de l'équipe de Lawford, il savait quelles armes avaient les moldus, comment elles fonctionnaient et surtout comment les contrer. Un sorcier de son niveau, avec sa baguette, pouvait facilement venir à bout d'un régiment d'infanterie, pour peu qu'il s'en donne les moyens. Un sort, il lui suffisait d'un sort pour raser cet endroit, son arme secrète qu'il n'avait jamais vraiment montré mais dont l'efficacité avait été démontrée en mission.
Oh ils avaient compris bien trop tard ces petits moldus, il n'avait fallu qu'une minute ou deux pour que les couloirs de ce bateau soient recouverts d'un gel mortel, les emportant dans la tombe. Le cryomancien avait réussi ce qu'il avait toujours voulu faire, créer le pendant glaciaire du feudeymon. Mais pas question de parler de magie noire à son goût, non, il s'agissait de la simple combinaison d'une essence de glace et de nécromancie, avec un dosage savant et un contrôle qui se devait absolu. L'aurait il ici ? Peut être, peut être pas, il n'avait jamais vraiment essayé dans un état second, mieux valait éviter ce test cela dit. Surtout si on se montrait agréable avec lui.

Cette serveuse était la seule personne à qui il avait parlé depuis une journée, pas un autre inconnu n'avait eu droit à une parole amicale, sinon le serveur qui l'avait abreuvé jusque là, mais ça n'avait été que pour la boisson, et non par intérêt social. Elle, elle trimait, sa vie était une merde sans nom, il le voyait ainsi, elle avait un boulot ingrat, dans un endroit ingrat, pour un salaire ingrat. Elle n'avait pas eu la chance d'avoir de quoi se débrouiller seule … pauvre d'elle … il se demandait bien par quelle galère elle avait du passer. Ça sentait le père alcoolique, le petit copain violent, la mère morte ou absente, et un milieu qui avait forcé la gamine à une soumission quasi-totale, comme si elle ne savait pas être autre chose que l'esclave d'un homme. Peut être se trompait il, mais il n'arrivait pas à ôter de son esprit que la vie d'un moldu était ridiculement pitoyable à coté de ce qu'il avait lui. Lui, il avait de l'argent, des elfes, plusieurs demeures, un travail vraiment bien payé et intéressant, un pouvoir que peu pouvait prétendre avoir un jour possédé … on le jalousait, il comprenait pourquoi. Mais elle, qui allait la jalouser ? Qui allait lui donner un peu de miel ? Personne, car elle n'était rien qu'une ombre, une ombre qui devait avoir droit à sa part de lumière, un jour ou l'autre, peut être était ce ce soir ? Tryan était d'avis qu'il fallait un jour connaître la réussite et la lumière pour pouvoir briller à nouveau, pour être finalement, même s'il n'était qu'une ombre lui aussi pour le moment.
Ces quelques pièces issues d'un trésor millénaire allaient probablement l'aider. Va t'acheter une moto, pars de là, refais ta vie, et dis toi qu'un jour, on t'a donné ta chance. Oui, un jour, lui aussi, on lui avait donné sa chance, voilà pourquoi il le faisait également. Sauf qu'il était incapable de payer cette dette, il était incapable de sauver celui qui avait fait de lui un grand, ou tout du moins qui lui avait donné l'opportunité de l'être. C'était précisément le pourquoi il était là, à se murger comme une loque, ce qu'il pensait être en ne pouvant tenir parole. Un moins que rien, dans un trou paumé, entouré par des rebuts d'une autre espèce …

Et puis une tape dans le dos. Instantanément, il ferma les yeux et inspira discrètement. Il n'en fallait pas plus pour qu'il sente en lui ce besoin d'en découdre, ce besoin de souffrance de douleur, de voir l'autre douiller comme jamais, ça l'aidait en général à se sentir mieux, le malheureux devait chercher cela aussi, sauf qu'il n'avait conscience d'avoir trouvé une menace bien plus grande qu'il ne l'imaginait. Tournant vaguement la tête, un sourire en coin qui ne devait avoir de sens que pour lui, le français fixa ce loubard des bacs à sable avec amusement. Ainsi c'était donc ça qui venait chercher la merde ? Belle stature, plutôt correct compte tenu de la résistance d'un individu normal, une volonté féroce d'en découdre en jouant un rôle, ça lui plaisait déjà, parfaitement le type de gars qu'il aimait humilier. Oui, il en fallait peu pour l'amuser, surtout alcooliser, mais il ne fallait pas grand chose pour qu'il en vienne à ressortir ses désirs sadiques les plus glauques et humiliants. Après tout, le refoulement c'était mal, il fallait parfois savoir donner un peu de sa personne … oui, il le fallait.

Comme le chantait Metallica : Seek & Destroy.

- Alors l'ami, d'où tu nous viens ?

S'il savait, il ne le croirait pas.
Salut l'ami, je suis français, je viens d'Alsace, j'occupe actuellement le poste de directeur de la recherche magique d'Angleterre, ce qui fait de moi la tête pensante de toute la recherche magique dans le monde. Ah, je t'ai pas dit aussi, j'ai perdu ma copine y'a un moment, une cousine habite chez moi, je baise la fille d'une famille qui veut ma peau et j'ai pour objectif de ressusciter la seule femme que j'ai aimé. Là je me murge pour oublier mon incompétence via le fait que je trouve pas de moyen pour sauver de la mort mon mentor, qui est accessoirement un cousin et l'homme politique le plus influent de la Grande-Bretagne, sinon toi, c'est quoi ton petit nom ? Dis voir, tu voudrais pas me rendre un service et sortir que je te foute une branlée monumentale, parce que là je suis un peu dans le mal …
Nul doute qu'il aurait apprécié la chose.

- Enlève tes sales pattes de là, l'écossais.  

Et voilà que la demoiselle se voulait protectrice. Charmant, une raison de plus pour elle de mériter son super pourboire. C'était d'ailleurs peut être pour ça qu'elle osait parler mal à un mec qui devait être deux fois plus costaud qu'elle. Courageuse en plus de travailleuse, voilà qu'elle ne déméritait pas, si on oubliait le fait que de parler mal à un type plus balèze relevait d'un grave manquement à sa propre sécurité.
Avec l'alcool, Tryan ne put réagir rapidement et se fit donc relativement passif vis à vis de la situation, analysant cette dernière, le derrière bien posé sur son tabouret à 'déguster' cette blonde devant la scène cocasse.

- Qu'est-ce que t'as ? Je parle à mon ami.
- C'est pas ton ami.
- Et ça l'sera jamais si tu m'laisses pas lui parler.
- Dégage.


Vraiment amusant cette petite discussion. Le barbare se voulait amateur de rhétorique, il était tombé sur le bon client, le bon 'ami', si on pouvait l'appeler ainsi.
Et la demoiselle sortit les crocs, s'avançant vers les deux hommes, comme prête à se battre bec et ongles, elle ne se laissait pas intimider pour autant. Tryan pensa immédiatement à un mécanisme de défense qu'elle devait avoir travaillé depuis son embauche ici, une sorte de protection. Un bluff parfait, car quel homme 'normal' accepterait de foutre une branlée à une nana prête à se battre ? Bon, outre le directeur des mystères, y avait il un loubard sans honneur dans ce bar ? Probablement pas, l'opportuniste avait vu une cible alcoolisée et avait besoin d'adrénaline, à coté de ça, il tombait sur une mignonne réceptive à son barbarisme et prête à y répondre avec les mêmes armes, mauvaise pioche s'il en était.

- Alaska est froide comme la glace ! On m'avait pourtant dressé un tableau plus flatteur de toi !

Il n'en fallait pas moins pour faire démarrer le français au quart de tour. Insulter la glace, c'était insulter un pan entier de ce qu'il était, critiquer son être le plus profond et cracher sur son art. Si bien qu'il laissa tomber l'instant d'après toute idée de solution pacifique à cette discussion. Non vraiment, il n'avait aucune idée de ce qu'était la glace, et dans cette ruelle, il allait comprendre ce qu'elle était, puissante, belle, écrasante.
Le jeune homme n'écouta même pas ce qu'elle lui avait répondu à cela, il s'en foutait bien, il ne s'agissait déjà plus d'une simple altercation, il en allait de la provocation, tout acte offensant envers son art se devait d'être puni par l'art lui même. Comme le disait Nietzsche, à force de contempler l'abysse, l'abysse te contemple.

D'un geste de bras le français avait enlevé celui de l'inconnu de son dos. Il aurait pu lui attraper le poignet et geler une veine, mais ne le fit pas, il se contenta de cette attitude purement défensive, il fallait laisser à croire à l'autre qu'il avait le dessus en attaque, qu'il se sente en confiance pour ensuite l'écraser. Un piège bien simpliste mais qui marchait, installer une zone de confort et la balayer pour détruire par un simple effet de surprise. Même imbibé, Tryan demeurait le stratège de génie qu'il avait toujours été.
Aussi, il s'adressa à l'autre à voix basse, dans son anglais massacré, mais avec une volonté glaciale qui se devait perceptible à qui y prêterait attention.

« Tu n'as aucune idée de ce qu'est la beauté de la glace … »

Il n'en saisissait même pas la portée.
La provocation se voulut efficace, l'autre allait passer à l'offensive, il allait se montrer agressif, vouloir qu'on «s'explique », sortir, puis arrivera ce qui devait arriver. Se détournant de lui, se reposant face au bar, le français sirota peu de sa bière, fixant la demoiselle tout en parlant à l'autre gaillard.

« Si tu fais connaissance avec tes amis en les faisant mordre la poussière et valser dans les poubelles de l'allée d'à coté le nez en sang, je t'en prie l'ami, je termine ma bière.»

Signe de clairvoyance, je marche mon gars, pars devant je te rattrape. Ça ne pouvait pas ressembler à un piège, un type de la carrure de De SaintClair n'avait aucune chance face à un bagarreur chevronné comme lui … mais ça, c'était dans le monde moldu. Non, Tryan était plus qu'un gringalet, l'autre allait l'apprendre à ses dépends s'il marchait.
La serveuse devait s'inquiéter, un mec alcoolisé contre un type sobre, un avorton contre un mastodonte, il n'y avait même pas photo quant à l'issu de cette 'discussion'. Pourtant le français était d'un calme olympien, il continuait de regarder la serveuse, avec ce petit sourire en coin satisfait, comme s'il n'avait attendu que ça. Avec ce grammage, il ne prenait même plus la peine de cacher ce qu'il ressentait, ce qui pouvait être un piège avec ce sourire, prenait des allures de gigantesque farce quand on ne connaissait pas le jeune homme.

Qu'il parte devant, Tryan finissait son demi. Looks like we'll have a little fun here ...
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MessageSujet: Re: Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska] Sam 6 Déc - 18:11

L'inconnu enleva la main de Thomas de son épaule. Ce n'était pas un geste agressif, ce qui surpris Alaska: d'habitude, les gens qui boivent se montrent violent à la moindre occasion. C'était d'ailleurs sûrement à cause de ça que Thomas l'avait prit pour cible.
La jeune femme pensait que la discussion venait de se terminer. Que l'écossais irait voir ailleurs et que la soirée reprendrait un court normal. Il était rare que des hommes se battent avec elle, soit parce qu'ils étaient " trop polis" pour accepter de frapper une femme, soit parce qu'ils avaient peur qu'elle gagne. Peur de la honte. La serveuse n'avait pas peur. Elle avait sa baguette dans la poche arrière droite de son jean noir, et il y avait un pistolet dans la caisse. Thomas n'avait rien qui puisse être plus puissant qu'une baguette, et le pistolet suffirait à l'impressionner si jamais il avait l'intention de l'attendre à la fermeture. Mais alors qu'elle retournait derrière son bar, elle entendit un murmure.

« Tu n'as aucune idée de ce qu'est la beauté de la glace … »


Elle n'avait rien compris, il avait parlé trop bas et à un moment où elle ne s'y attendait pas. Thomas, par contre, avait parfaitement entendu, et ça n'avait pas l'air de lui faire plaisir. Pas du tout, même. L'inconnu, quant à lui, continuait de boire sa bière comme si de rien était, en regardant Alaska. Celle-ci commençait à s'inquiéter un peu. Elle ne craignait pas de perdre un combat contre Thomas, car même si ça arrivait ce ne serait pas la première fois qu'elle se faisait massacrer par un homme. Par contre, son généreux client avait l'air bien moins habitué aux batailles de comptoirs, et paraissait même plutôt... Fragile, comparé à l'autre barbare qui lui avait adressé la parole. Et en plus il n'avait pas décidé de se taire.

« Si tu fais connaissance avec tes amis en les faisant mordre la poussière et valser dans les poubelles de l'allée d'à coté le nez en sang, je t'en prie l'ami, je termine ma bière.»


Catastrophe. Bon, l'inconnu était quelqu'un de vraiment gentil, puisque d'habitude les gens ne se gênaient pas pour se battre à l'intérieur ( oui, il fait tellement froid dehors, ce serait bête d'attraper une grippe...). Mais il était... Dingue. Il n'y avait pas d'autre mot.
Alaska saisit par réflexe le pistolet qui traînait dans le fond de la caisse. Chargé. Elle se délectait du contact froid de l'arme entre ses doigts même si elle ne comptait pas s'en servir. Par un énorme effort de volonté elle se contraignit à lâcher l'objet et à refermer la caisse. Être en contact d'armes augmentait sa chance d'avoir une de ses fameuses pulsions. Et elle n'aimait pas les provoquer en public.
L'inconnu lui, souriait comme s'il venait de promettre un jouet à une gamine de 6ans. Se rendait-il seulement compte de l'homme avec lequel il voulait se battre ? De sa chance infime, voire inexistante, de l'emporter ? Visiblement non. Il souriait. Et Alaska ne pouvait pas le laisser se faire tabasser dehors. Déjà parce qu'elle avait une fâcheuse tendance à vouloir protéger tous les innocents ( si elle avait pu à quel point il l'était...), mais aussi et tout simplement parce qu'il avait porté atteinte à son honneur. En tant que membre d'un club de motard, il lui appartenait de demander réparation, et surtout de l'obtenir, que ce soit pacifiquement ou non.

- J't'attends l'ami, prépare ton testament on sait jamais !

Thomas fut pris d'un grand rire et commença à se diriger vers la porte. Alaska pensait qu'il n'avait pas de cerveau, mais finalement c'était encore pire: tout ce qui lui servait de cerveau avait pour seule consigne la violence. Et lui, il ne se brimait pas comme elle lorsqu'elle se sentait menacée par ses envies de meurtres. Il frappait. Pas aujourd'hui.

 - Thomas, tu restes ici.

 - Pourquoi, tu voulais bien que j'dégage non ?
 

La jeune femme s'avança dans la salle. Thomas lui tournait le dos, marchant vers l'extérieur. Alaska prit une grande inspiration. Oublier qu'il faisait le double de son poids. Oublier qu'il avait certainement la force de l'assommer. Elle tira violemment son pull en arrière.

 - Regarde moi, l'écossais.


Il était beaucoup plus réactif que ce qu'elle avait imaginé malheureusement. Et lorsqu'il se retourna, ce fut pour envoyer un coup de poing magistral dans la joue droite d'Alaska, qui finit à terre.
Elle avait mal. Elle savait qu'elle n'avait rien de grave, mais la douleur l'énervait, elle était humiliée et ça ne lui plaisait pas. Il allait lui payer. Elle sentait maintenant l'envie violente d'attraper un couteau et de l'ouvrir en deux. L'inconnu n'occupait plus aucune place dans son esprit désormais. C'était une affaire personnelle.  
Elle sortit sa baguette d'un geste vif et la pointa sur Thomas. La tatouée avait envie de le voir souffrir devant elle, de le voir se mettre à genou et la supplier. C'est pour cette raison qu'elle ne lança pas de sort. Elle avait trop peur de ne pas savoir se contrôler.
L'écossais quant à lui avait eu peur l'espace d'un instant. Mais voyant qu'elle ne bougeait pas, et ne l'attaquait pas, il reprit vite de l'assurance. Il ne savait pas qu'elle était une sorcière.

 - Arrête de faire la maline, ça se voit qu'c'est une fausse ! Tu m'auras pas avec tes bêtises, la magie existe pas. C'est tous ces abrutis qui nous dirigent qui veulent nous faire croire ça, comme ça c'est la guerre et ils volent tout notre pognon ! Mais évidemment, les bonnes femmes ça croit toujours à toutes ces conneries !
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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska] Dim 7 Déc - 17:39

Le besoin de se battre, cette envie de destruction puissante, d'occasionner la souffrance et la douleur, c'était quelque chose de vrai, de tangible, même chez les hommes comme Tryan De SaintClair. Il savait ce que cela provoquait, la pulsion gagnait du terrain, on sentait quelque chose monter en soi, pas forcément de néfaste ou malveillant, quelque chose qui vous donne des frissons, un bon frisson. La pulsion semblait vous rendre plus fort, plus puissant, comme si rien ne pouvait vous arrêter, les mains se contractaient, se serraient, rendant plus tangible encore cette impression de grandeur, et quand le frisson atteint le cerveau, c'est là que le moment fatidique arrive. Ce moment si particulier, ou le cerveau se vide instantanément, la moindre pensée disparaît avant même de naître, ce moment où l'instinct prend le dessus, ou la douleur est ignoré, ce moment où la seule règle est la force, ce moment où l'homme n'est plus qu'un animal. Peu importe le coup, qu'il aille à la tête ou autre, il ne fait rien, au contraire, cela exacerbe encore plus le sens du combat, l'envie devient incontrôlable et après … la suite dépend des personnes. Certains parviennent à rapidement retrouver le contrôle, revenir à un état stable, d'autres en profitent, les sadiques comme on aime les appeler, ils regagnent leurs esprits mais continuent, parce que la chose devient drôle, amusante, distrayante, un jeu en quelque sorte … et et il y a les autres. Les autres, ce sont ces êtres un peu à part, incapable de pourvoir à la pulsion, continuant dans cette spirale, encore et encore, jusqu'à ce que le corps ne devienne qu'une limite frustrante, ces gens étaient des armes, de bonnes vieilles armes qui, une fois manipulées correctement, faisaient exactement ce qu'on attendait d'elles. Il n'était pas rare de voir ce genre de personne, à califourchon sur le corps d'une victime, continuant de le marteler de coups, non pas pour être sûr qu'il est bien out, simplement parce qu'il faut déverser cette rage et qu'il n'y a qu'un moyen de le faire …

Tryan voyait cela comme un jeu et consentait à y participer. La pulsion naissait avant d'être ensuite manipulée par l'esprit pour devenir quelque chose d'à la fois utile et agréable, s'amuser devenait alors l'exercice le plus glauque au monde. Mais ça peu le voyait, on se contentait de regarder sans comprendre, sans se douter une seule seconde que ce gars, là, était un putain de manipulateur qui allait jusqu'à planifier la moindre réaction de ses vis à vis afin de tout faire coller à son schéma. La suggestion était une arme à ne pas négliger, et il fallait reconnaître que le jeune homme y avait un certain talent, non sans démériter d'avoir fomenter ce coup là ni vu ni connu. L'autre allait marcher, il avait modifié le besoin, jusqu'à la moindre parcelle de l'esprit de son futur adversaire était acquise à un objectif pour le rendre plus malléable. Tout ici ne faisait qu'arranger Tryan. La bagarre lui permettrait de se défouler un peu en s'amusant, le faire dehors, n'était pas un acte charitable, simplement une précaution pour rester incognito et qu'on ne se doute pas une seule seconde qu'il était un sorcier. Et puis il effacerait tranquillement les traces, un sort d'amnésie si le gars restait en vie, chose probable car le français n'était pas un tueur chevronné. Après, il retournerait se poser au bar, très propre sur lui, et il recommencerait à se mettre minable, ni vu, ni connu.

Dans un grand rire, le benêt tomba les deux pieds dedans … ce pathétique petit moucheron allait recevoir la raclée de sa vie, une bonne chose pour lui, à n'en pas douter.

- J't'attends l'ami, prépare ton testament on sait jamais !

Il ne le savait pas, mais ce dernier était déjà prêt, attendant tranquillement sur le bureau d'une des demeures de Tryan, sa résidence principale dans une forêt perdue de Bourgogne. Mais pas pour une bagarre de comptoir, ça non, pour un acte qui dépassait l'entendement de tous les présents, vaincre la mort.
Tout ça aurait pu se passer selon son plan, s'il n'avait pas oublié la serveuse et son sale caractère. L'alcool commençait à altérer son jugement et endommager ses capacités de réflexion, aussi, il ne réagit pas tout de suite.


 - Thomas, tu restes ici.

 - Pourquoi, tu voulais bien que j'dégage non ?


Voilà que les choses dégénéraient tranquillement pendant qu'il terminait son breuvage. Ah vraiment, cette gamine n'aurait pas pu s'empêcher de jouer les héros, il fallait qu'elle défende son petit client fétiche, encore une connerie de plus à son actif, elle aurait pu prendre ses affaires et se barrer de ce trou à rat pourri, mais non, elle était encore là, à vouloir faire une justice qu'elle était tout bonnement incapable de rendre. C'était aussi aimable que suicidaire, ou débile, Tryan ne savait pas trop. À croire qu'elle était portée sur l'autodestruction, en bonne victime qu'elle était, c'était ça de ramasser des coups, à force on y devenait accroc, dépendant, pour son plus grand malheur quand on avait son gabarit et pas de pouvoirs.
Déjà elle passait de l'autre coté pour courir après l'autre débile, il fallait qu'elle arrête de suite ou elle allait devenir la cible de ce décérébré, et nul doute qu'elle n'aurait pas la même chance que Tryan, elle allait douiller, il ne fallait plus qu'espérer que le gars n'ait pas les couilles de lui en poser une et de la sécher, juste le temps qu'il sorte et que son futur adversaire termine sa boisson.

- Regarde moi, l'écossais.

Et puis un bruit sourd, comme celui d'un corps qui tombe au sol. Tryan ferma les yeux, ne se retourna pas tout de suite. Seigneur, pourquoi fallait il en arriver là, pourquoi fallait il que tout devienne toujours plus compliqué avec les greluches … restait à espérer qu'il n'allait pas la cogner à terre, auquel cas, il faudrait intervenir, mais sortir son arme ici, devant témoins, ça n'était pas le bon plan, surtout s'il voulait boire un peu plus. Pourquoi tout devait toujours devenir plus compliqué, vraiment …

Lorsque Tryan se retourna, par pure curiosité, pour voir où en étaient les deux lascars, il plissa légèrement les yeux. Ça par exemple, quelle surprise. La gamine tenait le gros en joug avec une baguette, une baguette … elle était donc sorcière, ou tout du moins, elle avait trouvé ça quelque part. Voilà qui changeait les choses et le profil, mais la flemme de revenir là dessus, pour l'instant, il avait quelque chose à gérer. Une nana, sorcière ou non, en colère, avec une baguette, dans un milieu moldu, autant dire que ça n'allait pas vraiment bien se passer.
Mais elle ne faisait rien, sage décision ou grave erreur ? Difficile à dire, en tout cas l'autre passa de la surprise à la provocation, ce qu'il savait sans doute faire de mieux avec distribuer des bourre-pifs.

- Arrête de faire la maline, ça se voit qu'c'est une fausse ! Tu m'auras pas avec tes bêtises, la magie existe pas. C'est tous ces abrutis qui nous dirigent qui veulent nous faire croire ça, comme ça c'est la guerre et ils volent tout notre pognon ! Mais évidemment, les bonnes femmes ça croit toujours à toutes ces conneries !

Là, il venait vraiment de faire le con, mais vraiment. Oui la magie existait bel et bien, et il ne venait que d'inciter la miss à le lui prouver. Pourvu que ça ne soit qu'une moldue qui avait trouvé ça par hasard, pourvu … le risque était trop grand, il fallait intervenir, pas le temps de niaiser, mieux valait éviter les emmerdes, tout de suite.
Le temps sembla comme se figer. Tirera, tirera pas ? La lutte interne de la jeune femme semblait évidente pour le français, elle se tâtait à le faire, et c'était précisément là qu'il devait intervenir, il devait faire pencher la balance dans un sens, le bon, il fallait la rassurer sans tout lui dire. Il fallait qu'elle oublie ce type pour revenir à autre chose.

Ne prenant même pas soin de terminer sa bière comme il comptait le faire à la base, le français descendit de son tabouret pour avancer lentement et calmement vers les deux acteurs de la scène. Son long manteau de cuir dissimulant toujours ces deux baguettes, ainsi que le reste de son attirail sorcier. Il allait devoir la raisonner, et ça n'était pas chose aisée avec de l'alcool dans le sang.
À son niveau, il lui parla à voix basse, restant à coté d'elle, sans agir, se contentant simplement de la regarder, cette bataille, elle devait la livrer seul, lui ne devait que libérer le poison de ses mots pour la convaincre de lui laisser sa victime, et pour ça il devait jouer sur l'esprit de la miss, à sa manière, manipulateur de toujours et en toute circonstance.

« Fais pas de conneries miss ...»

Il essayait de capter son regard, il fallait qu'elle voit autre chose que de la haine, et pour ça elle devait lâcher des yeux l'autre débile. Il fallait créer un choc dans son esprit, un déclic pour qu'elle passe à autre chose, il fallait semer le doute sur le bien fondé d'une vengeance précoce. Tryan ne savait pas trop comment, mais il allait cibler quelque chose de commun, quelque chose de parlant, lui évoquer des souvenirs pour qu'elle arrête son cycle infernal et redevienne celle qu'elle avait été l'espace d'un instant avant que l'autre con ne vienne foutre la merde.

« Fais pas quelque chose que tu pourrais regretter plus tard … »

Le regret, ça parlait à tout le monde. On a tous connu quelqu'un avec des regrets immenses, un mec qui, blasé par la vie elle même, se pourrissait l'existence en se morfondant dans un passé plus ou moins proche. Ce mec qui vous disait de ne pas faire quelque chose qu'on pourrait regretter, mentionnant des souvenirs douloureux, destructeur, de vrais miasmes.
D'ordinaire, ce type c'était Tryan, mais l'autre ne le connaissait pas, elle ne savait rien de lui, il tapait à l'aveuglette dans son passé, espérant qu'elle ait suffisamment vécu pour voir de quoi il parlait.
Alors qu'elle devait réfléchir à ça, il entama la seconde phase de sa manipulation, le rétablissement, forcer l'esprit à aller dans cette direction mais subtilement, par quelque chose de rassurant, d'apaisant.
Alors il tendit calmement le bras pour que sa main glaciale vienne se poser sur le poignet de la miss, sans la serrer, sans la prendre. Le contact gelé l'avait probablement surpris, comme si plus aucune vie n'était en l'homme qui cherchait à l'aider. Le cryomancien avait développé cet attribut malgré lui, sa peau était toujours glaciale, comme celle d'un cadavre, comme si la mort l'avait envahi et l'habitait, comme si ce froid vivait en lui.
Sa voix parut moins froide, plus accessible, plus humaine, comme la voix de la raison, comme si cet inconnu passait d'un type lambda à un ange tombé du ciel, un ange qui pourtant cherchait à la manipuler sans vergogne, mais ça, elle ne le savait probablement pas.

« Baisse ça stp … c'est pas ton combat … »

C'était le moment où il était particulièrement attentif à la sensation qu'il avait dans le bras de son interlocutrice. Son regard cherchait celui de la miss, il avait beau être froid, avec les paroles et l'insistance qu'il démontrait en la fixant, il se voulait rassurant. Il la regardait comme ça, espérant sentir un léger fléchissement du bras, la fin d'une crispation. Ensuite, il abaisserait tranquillement ce dernier, espérerait échanger un regard avec elle, il la laisserait rejoindre son comptoir, sortirait foutre une misère à l'autre, et reviendrait à nouveau.
Voilà ce qu'il voulait voir, voilà ce qu'il voulait obtenir d'elle. Ça n'était pas gagné, mais c'était le meilleur moyen pour lui de parvenir à ses fins.

Le combat le plus dur à mener, c'est contre soi … elle devait le savoir.
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MessageSujet: Re: Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska] Dim 7 Déc - 18:41

L'inconnu s'était déplacé, pour s'approcher d'eux. Alaska ne l'avait pas vu. Ses yeux restaient vissés sur Thomas. Elle allait le découper en deux, lui tirer 3 balles dans la poitrine, l'étrangler, lui lancer tous les sorts qu'elle connaissait. Elle allait le faire agoniser, le réduire à l'état de loque, de légume, de poussière. Elle pouvait le faire. Alaska avait déjà tué. Il lui suffirait de faire passer ça pour un accident ou de la légitime défense. Ça marchait à tous les coups, la légitime défense ! Ou alors, elle pouvait se débarrasser des témoins extérieurs aux clubs aussi, cacher les corps, Ethan l'aiderait...

« Fais pas de conneries miss ...»

La voix de l'autre inconnu, encore. Son accent massacrait un peu moins ses paroles, à moins qu'Alaska ne se soit habituée. Elle ne lui lança pas un regard.
Il venait de couper sa réflexion, mais ce n'était pas grave. C'était une pulsion, une de ses envies de meurtres justifiée par son impression de puissance, et tout ce qu'elle pensait en ce moment n'était qu'idiotie. Elle le savait. Alors pourquoi était-ce si dur de détacher son regard de sa proie ? Pourquoi ne pouvait-elle pas baisser sa baguette ?
Parce que son honneur était en jeu. Il l'avait assimilée à une de ces potiches de comptoirs qui couchaient avec n'importe qui, en sous-entendant que quelqu'un lui avait brossé ce tableau d'elle. Il avait osé dire qu'il aurait trouvé ça plus flatteur que son état actuel. Elle avait provoqué un combat qu'elle devait gagner, ce qui lui enlevait toute possibilité d'abandonner. Mais que faire ? Si elle lançait le moindre sort, elle risquait de graves ennuis.

« Fais pas quelque chose que tu pourrais regretter plus tard … »

S'il savait. Elle était incapable de regretter quoi que ce soit, maintenant! A moitié dingue, sûrement recherchée par les Mangemorts, pour son sang, son ancien métier, ou à cause de la Résistance, elle n'avait plus rien à faire. A part se battre. Contre Thomas, contre des Mangemorts, contre n'importe qui, il n'y avait plus que ça lui permettait d'être quelqu'un. D'être elle-même, plutôt. Le combat était le seul moment où elle pouvait relâcher la pression, arrêter de vouloir contrôler à tout prix son instinct de mort. Que pourrait-elle regretter ? Au fond ce n'était pas sa faute si elle menaçait cet idiot. Il l'avait mérité, il l'avait cherché, il l'avait trouvée.
Si elle avait su, elle n'aurait jamais intégré le rang des aurors. Si elle avait su, elle n'aurait certainement pas voulu vivre sa vie. Même sa mère avait compris qu'elle serait aussi inutile et l'avait laissée. Mais elle n'avait jamais eu le don de voir l'avenir. Alors elle était là, dans un bar, à menacer un abruti à cause d'une pulsion qu'elle peinait à contrôler. Et surtout, il y avait cette petite voix en elle, qui lui disait qu'elle devenait folle. Qui lui rappelait la douleur qu'elle sentait dans sa joue devenue violette.
Lorsque l'inconnu la toucha, elle crut un instant qu'elle allait le frapper lui aussi. Par réflexe. Mais le froid de sa main était trop surprenant, et avait réussi à la faire détourner le regard de sa cible. Rien que pour ça, Alaska lui était reconnaissante. Comment aurait-elle pu se calmer en fixant encore et encore le motif de sa rage ?

« Baisse ça stp … c'est pas ton combat … »

En a peine trois secondes, il venait de passer de sauveur à homme insupportable dans l'esprit de la serveuse. Comment ça " pas son combat" ?! Cet inconnu n'était visiblement pas du même monde qu'elle ! Elle s'était faite insultée, frappée, et elle devait obtenir réparation. D'un geste brusque elle retira son poignet du contact qu'elle entretenait avec l'homme au long manteau. Elle se releva, rangea sa baguette.

 - Il a insulté mon honneur. Il me doit réparation maintenant ! Ça marche p't'être pas comme ça chez toi, mais ici c'est la règle. Sinon, pour qui j'vais passer moi, hein ?!

 
Il avait tout de même raison sur un point: il fallait faire les choses correctement, pour ne pas les regretter plus tard. Elle n'allait pas utiliser de magie, elle allait ruser.
Alaska s'étira, passa ses mains sur son visage. Oublier la douleur, voilà ce qu'il fallait faire.
Thomas quant à lui, souriait comme un idiot. Il avait le dessus, même contre ces deux là en même temps. Ah, elle avait bien tenté de l'impressionner avec son bout de bois ! Mais il avait vu clair dans son jeu, et un mec bourré n'allait pas inverser la tendance. Deux adversaires, qui pourtant n'arrivaient pas à sa cheville.
Alaska se mit droite. Soit elle gagnerait et retrouverait son honneur, soit elle aurait au moins eu le courage de se battre comme il le fallait. Et, accessoirement, si elle perdait elle aurait sans doute un tout nouveau physique. Chirurgie esthétique à moindre coût, c'était pas mal non ? C'était ça tradition, le code qu'elle devait respecter.

 - Bah alors, t'attends quoi mon grand ?!

Elle n'avait pas de plan. Enfin si, mais pas quelque chose de ficelé, de précis. Elle allait essayer d'esquiver, de se glisser derrière lui, et après elle verrait bien. Improvisation.
Lorsque Thomas fonça sur elle, elle n'était pas prête.
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MessageSujet: Re: Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska] Lun 8 Déc - 0:44

Le problème quand on est un manipulateur et qu'on a pas vraiment la fibre sociale, c'est qu'un plan génial peut rapidement devenir un flop. Mais pas le petit flop, l'effet miroir, crée quelque chose qui aurait pu être le résultat attendu, mais en moins bien … ou alors en totalement inversé. Tryan ne connaissait foutrement rien aux manières des moldus, mais rien de rien. Lorsqu'ils visitaient les installations moldues pour les recherches des mystères, il parlait peu, se contentait de laisser Lawford gérer le relationnel, lui c'était plus dans le sarcasme et pas vraiment dans la politesse, il dénigrait complètement les moldus, mais pour avoir des infos, il fallait parfois savoir se taire et laisser plus compétent que soi parler. Un coup d'attente.
Il aurait du revoir le profil, la baguette avait tout changé, tout, mais la flemme et la situation lui avaient imposé de ne pas rester en mode passif mais bien d'éviter toutes les emmerdes possibles et inimaginables.
Sauf que ça aurait été trop simple, vraiment trop simple. Nan la greluche semblait ne pas l'entendre de cette oreille là. Elle avait bien réduit la crispation de son bras, mais son flux sanguin semblait garder la même vitesse, elle bouillonnait toujours, moins peut être, mais pas suffisamment encore pour abandonner cette pulsion débile. Alors elle retira son bras, simplement, cela en disait suffisamment, elle avait apprécié le geste mais négatif d'abandonner son idée de vengeance. C'était son choix après tout, debout et baguette rangée, il y avait moins de risques que ça dégénère.
Ou pas.

- Il a insulté mon honneur. Il me doit réparation maintenant ! Ça marche p't'être pas comme ça chez toi, mais ici c'est la règle. Sinon, pour qui j'vais passer moi, hein ?!

Pour quelqu'un d'un peu plus futé que la majorité des gens qu'elle fréquentait ici ?
Mais ma pauvre fille, l'honneur c'est quelque chose de disparu il y a bien longtemps. Ça fait belle lurette que plus personne n'a d'honneur, pas plus toi qu'un autre, regarde toi, à vouloir te battre comme une chiffonnière, tu vaux pas mieux que ça ? L'honneur, c'est l'invention des chefs pour donner une bonne raison à une troupe de cons de se battre pour lui. Mais ça, aller l'expliquer à quelqu'un qui a été conditionné dans ce milieu, à quelqu'un qui n'avait connu que ça. Qu'à cela tienne, si ça lui faisait plaisir de se faire casser la gueule, c'était son choix, mais elle pouvait au moins préserver son minois, non ? Très bien, tant pis.

Tryan avait beau avoir picolé sévèrement, il n'en gardait pas moins ses principes, mais là, c'était peine perdue, il n'allait pas se casser le cul à changer une gamine bagarreuse en … en … bref voilà quoi. C'était son problème à elle, fallait juste qu'elle se serve un peu plus de sa cervelle que de ses poings, mais ça encore, c'était autre chose. D'un coté, elle lui rappelait quelqu'un … mais qui bon sang ? Ah bah si, il y était, la blondasse retenue prisonnière chez les Tyler, la même, mais en brune. C'était à croire que l'Irlande rendait les gens aussi cons qu'ingrats, culture locale sans doute.
Soupirant, il haussa les épaules avant de retourner au comptoir, chacun sa merde, de toute façon, la bière était meilleure conseillère.

- Bah alors, t'attends quoi mon grand ?!

C'était une blague ou bien ? Elle voulait vraiment faire ça là ? Putain c'était à n'y rien comprendre, les moldus étaient vraiment tous des cons, certains plus gentils que d'autres, mais des cons quand même. Elle était là son envie de souffrir, celle d'être une victime, franchement, c'était pas pathétique comme spectacle ? Ça ne valait pas le coup d'oeil, ça non. Regarder une nana se faire démolir par un bus, très peu pour lui, ça n'avait d'intérêt que si le duel était magique, et encore, là c'était juste de la vieille bagarre de comptoir, le coté dégénérescence en moins, quoi que, elle pouvait être cérébrale dans le cas présent.
Ignorant la scène, Tryan porta la bière à sa bouche, faisant non de la tête, comme si cela pouvait encore l'étonner que les moldus se montrent débiles, vraiment, il était bien trop alcoolisé pour se comporter en bon De SaintClair qu'il était. Soupir, c'était d'un ennui ce genre de comportement, non vraiment. Vous cherchiez à aider et vous vous faisiez engueuler, c'était souvent comme ça d'ailleurs, l'ingratitude humaine. Ça devait la connaître, se dit il, son travail, sa vie, tout ça n'était qu'ingratitude, d'où la frustration évidemment, d'où ce besoin d'appartenir à un groupe, même s'il faut être plus con qu'on ne l'est vraiment. Il ne comprendrait jamais ce type de comportement, c'était d'un ridicule, mieux valait être apprécié pour ce que l'on est, quitte à ne pas l'être du tout, lui s'en accommodait très bien d'ailleurs. C'était un petit coup à prendre, savoir que la moitié de la sphère politique veut votre tête, c'était un joli compliment, signe de compétence, vivre avec n'était au fond pas si gênant que ça, à condition d'être certain de pouvoir s'en sortir, et Tryan ne doutait pas de sa compétence à le faire.
Alors une bagarre de bar, ça semblait une formalité. Par contre elle, elle n'avait fait la guerre, elle ne devait pas s'être échappée d'un ministère ennemi, pas d'affrontement avec une meute de loup-garou en plein milieu de territoire civil, pas d'attaque surprise sur un nid de vampire, pas de …

Bam.

Ce son, personne parmi les présents ne pouvait l'ignorer, et Tryan le reconnaissait, c'était à peu de choses près le bruit que faisait un corps quand il tombait au sol, à peu de choses près encore une fois. Cela voulait donc simplement dire qu'une, ou plusieurs, personnes se battaient exactement derrière lui. Et dans ce genre de situation, les choses peuvent rapidement dégénérer, on peut prendre un coup en traître alors qu'on a pas vraiment demander son reste, vous voyez ce que je veux dire ? Exactement, le niveau de dégénérescence, tout à fait, la capacité d'une baston à se propager selon les trois directions de l'espace. Ce n'était donc que par une semi- curiosité que le français s'était retourné.
De ce qu'il pouvait déduire de la position de bagarre, le barbare avait lancé une attaque charge avec coup critique super efficace, ce qui avait pour effet de se transformer en attaque plaquage qui, sur les trente et des brouettes pour cent de chance de paralyser, avait eu pour effet de découper la serveuse en deux, façon de parler évidemment.
En conclusion des faits suscités, était reconnu coupable d'acte violent pouvant occasionner la mort, suivit d'outrage à serveuse, Thomas l'écossais, dit l'ami, un individu suffisamment haineux et acharné pour frapper une 'jolie' demoiselle, entre guillemets puisqu'au rythme où cela allait, elle n'allait pas le rester très longtemps.

Et puis l'électrochoc. Quelque chose d'incontrôlable, sans doute à cause de l'alcool, une vision, une analogie, sordide s'il en était.
Cette scène projeta le français dans une réalité alternative tirée de sa rêverie. Retour en arrière, quand il menait la campagne d'Irlande. Putain pas ça, se dit il, non, pas ça … une scène sûrement inventée, tirée de son esprit, mais si réaliste. Emily … non … un type … voilà ce qui avait pu se passer. Voilà ce qu'elle avait probablement subi, voilà ce qui s'était peut être passé. Il releva la tête, et les autres, personne ne réagit ? Personne ne réagit … pourquoi … est ce qu'ils allaient la laisser se faire massacrer comme ça ? Putain ! Non ! Le résultat … elle était …

C'était une de ses fameuses pulsions, celles qui dépassaient la raison. Toute logique et rationalité avait disparu en un instant, la douleur, la haine, la colère, la vengeance, tout prenait un sens maintenant, une forme des plus brutales. Certains appelaient ça péter un plomb, pour d'autre c'était l'évacuation d'un stress post-traumatique, même aussi longtemps après, le dénis du français l'avait conduit à refouler tout ça, pour mieux le maîtriser ne laissant que peu filtrer ça.
Ce moment, il avait souhaité ne jamais le vivre, et pourtant. Tout ça explosait juste devant lui, en lui. Il n'avait fallu qu'une violence acharnée sur une demoiselle de la part d'un moldu pour que jeune homme débloque. Ça aurait pu être ça pour Emily … elle serait morte parce que personne n'avait rien fait ? Tous … il les haïssait, ces moldus, ces fumiers … toute cette colère, elle ne prenait pas de forme magique ce coup là, pas de canalisation rien de rien, de la colère, de la haine et de la violence, voilà tout.
Voilà ce qui avait poussé Tryan à se lever et à se saisir de ce tabouret d'une manière assez gauche. Voilà ce qui l'avait poussé à éclater ce dernier sur le cou du connard de première, répandant en pièce ce qui avait sûrement, aux vues de la robustesse, comporté une belle inscription made in china. La suite s'était passée rapidement, le mec avait probablement roulé sur le coté, et au diable la serveuse, le français ne voyait plus qu'Emily, en ce paradis imparfait. Ce qu'il avait vu d'elle, le château, les fontaines, les jardins verdoyants, plus rien, il revoyait son corps sans le voir … c'était sans gêne, sans la moindre once de pitié qu'il avait levé le pied droit au dessus de ce fumier, qu'il avait lancé le coup, laissant l'emprunte de sa botte hors de prix sur la face de ce type. Mais il bougeait encore, il n'avait pas assez donné, pas frappé assez fort, il avait recommencé, seulement là, le gars avait la tête contre le sol, et le bruit que venait de faire le crâne, costaud malgré tout, n'était guère avantageux pour le loubard. Il l'avait voulu sa bagarre, il l'avait eu.
Efface moi ce sourire de ce visage moldu, il n'a rien à y faire. Le troisième et dernier coup fut pour la face, cassant probablement le nez vu le sang qui coulait en plus d'avoir coupé une lèvre et défoncé une arcade.
La vue de ce spectacle fut jouissive ou presque, amusante, oui, le sadisme revenait, emportant très loin les pulsions. L'avantage d'être quelqu'un de froid, on reprend rapidement ses esprits, avec le bien que cela pouvait apporter, comme le mal. On explosait mais pas longtemps, suffisamment pour se sentir un peu soulagé, amusé, mais l'envie de poursuivre était là, alors le français, alcoolisé, n'allait pas arrêter là. Physiquement, il avait fait le job, pas besoin de plus, ça n'était pas son combat, mais l'acte ne voulait pas assez humiliant à son goût. Décalant le visage de l'autre racle pour qu'il puisse entrevoir le responsable de cette remise en place, le français ajouta avec sarcasme :

« Ravi de faire ta connaissance l'ami … »

Il passa machinalement une main sur sa lèvre. Ça saignait un peu, il avait probablement dû serrer les dents et se couper inutilement, quelle bêtise, glorieuse blessure de guerre que voilà. Au moins l'autre était hs ...
Et comme si cela ne suffisait, le jeune homme déposa un crachat sur le corps de ce dernier. Travail terminé, un problème de réglé, restait … la serveuse. Elle était là, encore en vie, sans doute un peu amochée, Tryan n'avait pas été très réactif pour ce qui avait été de son intervention, mais au moins, il ne l'avait pas laissé douiller plus. Alors la regardant, il lui tendit la main pour se relever, ajoutant en clignant des yeux, reprenant ses esprits après cette décharge d'adrénaline qui avait été … particulière à cause de l'alcool.

« Là d'où je viens, on laisse pas les demoiselles se faire massacrer … »

Honneur ou pas.
Il n'y avait aucun honneur à se faire défoncer par quelqu'un de plus fort que soi, en l'occurrence encore plus si on était une demoiselle. Non vraiment, il avait besoin d'elle, il préférait lui faire la discussion plutôt que de la voir ramper à moitié fracassée. Chacun son trip, elle pouvait lui en vouloir, rien à foutre, tout se payait, c'était tout. Peut être était il trop bien élevé après tout … qu'importe, cela lui avait fait du bien d'extérioriser ça autrement que par la magie. Était ce suffisant ? Peut être pas, mais au moins c'était fait, et il allait pouvoir enfin finir sa bière …
Est ce qu'il l'aurait fait en temps normal ? Probablement pas, même certainement pas. Mais maintenant c'était fait, restait à assumer et boire … encore … un peu … beaucoup.
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MessageSujet: Re: Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska] Lun 8 Déc - 11:54

If I should not return, bring my body on my shield. Tell my son I choose to die, I choose to die than yield.

Cette chanson, Alaska la connaissait par coeur. C'était Die With Honor, de Manowar. Pourquoi pensait-elle à ça ? Parce que son père la lui chantait quand elle était petite. Son père. Il l'avait recueillie, élevée, il l'avait aimée. Et tout ça pourquoi ? Pour qu'elle se fasse laminer dans un bar par un abruti. Elle avait vraiment une vie géniale.
Thomas venait déjà de foncer sur elle, mais Alaska avait adroitement évité son attaque. S'il la frappait une seconde fois, elle doutait de trouver la motivation de continuer à se battre. Même l'honneur ne pourrait plus rien pour elle.
Rapidement, elle se glissa derrière lui, et frappa de toutes ses forces l'arrière du genoux de Thomas, qui tomba vers l'avant. La chaussure d'Alaska était énorme et lourde, il devait certainement avoir mal. Mais que faire maintenant ? Elle n'avait plus de plan, et pas assez de forces pour que le frapper ainsi lui fasse un réel mal. D'habitude, elle aurait glissé son pistolet contre sa nuque, et comme tout le monde il allait obéir. Mais aujourd'hui l'arme à feu était restée dans la caisse. Elle réalisa qu'elle était perdue, qu'elle ne gagnerait jamais. Et le temps qu'elle remarque ça, l'écossais l'avait déjà plaquée à terre. Le choc lui avait coupé la respiration, et elle le regardait maintenant avec de grands yeux ahuris.
Quelle honte. Elle lança un regard aux autres clients, mais personne ne semblait prêt à réagir. Parce que les autres clients avaient beau être fidèles, ils ne faisaient pas partie du club. Seuls les membres du club seraient intervenus.

A sinner's fate awaits me, but my vision guides me on. I will not stray from the path I'm set upon.


Elle avait mal. Mal à la joue, mal à son crâne, qui venait de heurter le sol, mal au ventre, que Thomas écrasait de tout son poids. Elle avait du mal à respirer. Tant pis, c'était trop tard pour faire demi-tour. Elle savait bien comment ça fonctionnait: il allait la frapper jusqu'à s'être défoulé, de préférence au visage pour que tout le monde sache qu'elle avait perdu. Tout ça dans la joie et la bonne humeur.
Il frappa sur sa joue, celle qu'il avait déjà abîmée, pour augmenter la douleur. Il n'attendait tout de même pas qu'elle crie, il savait bien que ça n'arriverait pas pour si peu. Endurer les coups en silence était le minimum requis pour conserver son honneur dans une bataille perdue. Alaska le savait très bien. Elle serra les dents, et lui lança un regard de défi. Elle n'arrivait pas à se relever, il était bien trop lourd, et trop loin pour qu'elle tente de lui envoyer un coup de tête. De toute façon elle se contentait d'essayer d'inspirer malgré la pression qu'il exerçait sur elle.
Lui, il souriait, comme si tout cela était très drôle, comme s'il venait de lui prouver que les femmes n'avaient pas leur place ici. Alaska se promettait qu'elle se vengerait un jour, sans trop y croire. Comment voudrait-elle remettre ça ? Elle ferma les yeux, il levait son poing.
Il ne frappa pas.
Un bruit affreux se fit entendre, mais Alaska ne sentit rien. Elle ouvrit des yeux, ébahie en s'apercevant que l'inconnu s'était armé d'un tabouret et venait littéralement de l'éclater sur l'arrière du crâne de Thomas. La lumière blanche des néons du bar donnait à Alaska l'impression que l'inconnu était un véritable sauveur. Enfin, soit c'était la lumière, soit la serveuse s'était vraiment pris un sale coup.
Le corps lourd de Thomas avait roulé à côté d'elle. L'air put alors entrer correctement dans les poumons de la tatouée, qui choisit pour l'instant de ne pas bouger. Elle observait, reprennant sa respiration douloureusement.
Les actes de l'inconnu lui paraissaient flous, trop rapides. Elle cligna des yeux, et entendit un craquement sinistre.

« Là d'où je viens, on laisse pas les demoiselles se faire massacrer … »

Elle attrapa doucement sa main et se releva avec précautions. Elle eut un léger vertige quelques instants, puis reprit ses esprits. Sans un regard pour Thomas, dont le sang se répandait sur le parquet. Un jour, il faudrait qu'ils pensent à repeindre le parquet en rouge, ça ferait moins désordre. Alaska retourna derrière le bar comme si de rien n'était, lançant un regard mauvais à tous ceux qui n'étaient pas intervenus. Elle les connaissait tous, certains depuis des années, et pourtant c'était un inconnu qui venait de sauver son honneur. Elle reporta son regard sur l'homme au long manteau.

- Merci.


Elle avait parlé doucement. La serveuse évitait d'ouvrir la bouche d'une manière démesurée, puisque ça tirait sur sa joue abîmée. Comme par habitude, elle saisit un torchon qui traînait sur le bar, avant de s'en servir pour conserver des glaçons contre sa joue. Elle allait avoir mal pendant un moment.
Par courtoisie pour son acolyte, elle se força tout de même à afficher un léger sourire. Et d'une voix basse elle reprit:

- Bon, qu'est-ce que j'te sers ?

Elle s'accouda tranquillement sur le comptoir en attendant sa réponse, fixant Thomas d'un air absent. Il ne s'était pas relevé. L'écossais restait allongé à terre, et la tatouée pensait qu'il était bien assommé. Alaska s'en moquait. Ce qui comptait, c'était que son honneur était sauf, et que maintenant elle avait une dette envers cet inconnu. Peut-être qu'elle ne la rembourserait jamais, mais elle avait conscience de lui être redevable.
Elle ne se plaignit pas une seule fois. Après tout, elle savait qu'elle l'avait cherché.
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Tu me fais supporter la vie en m'habituant à la mort [Ska]

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