POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Fear not this night. | Mary

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James C. Hanson


MessageSujet: Fear not this night. | Mary Jeu 12 Mar - 17:22

La cigarette largement consumée s'écrasa lourdement au fond du cendrier avant qu'un briquet en piteux état ne vienne allumer un joint finement roulé. Une latte, et une large fumée se dégagea des narines et lèvres du jeune homme âgé d'une vingtaine d'année. Affalé au fond de son canapé posé en vrac dans une pièce aussi mal en point que son propre visage parsemé de pansements et de bleus. James aimait se battre, et par-dessus tout, était obligé de s'y résoudre. La paix n'avait pas plus de sens à ses yeux que la magie. Quelle magie, au fond ? On scandait que ces tocards appelés Sorciers les dominaient. Pour quelle raison ? D'après qui ? Mettez-lui un sorcier en face, il aurait été ravis d'en découdre.
Totalement absorbé par la drogue lui détraquant le cerveau, James se leva lentement et se posta à sa fenêtre, torse nu. Il faisait froid dehors, spécialement à Liverpool où l'hiver avait été rude et long. Pourtant il ne sentait rien de plus que ses poils s’iriser sur ses bras. Rien d'autre ne l'atteignait. Il scrutait la rue d'un œil nonchalant, vaguant d'un point à l'autre de l'espace urbain. James vivait dans ce quartier depuis tellement de temps qu'il croyait y avoir toujours vécu. Il appréciait d'autant plus se plaisir fin de se poster à sa fenêtre et se fumer sans aucune gêne qu'il avait connu la détention, la prison, l'absence de liberté. Aujourd’hui, il commettait des crimes bien plus grave que ce pourquoi il avait purgé sa peine. Pourtant, il n'avait pas peur. Il connaissait le lieu où il finirait si ça tournait mal. Il avait ses contacts, il avait ses gens, que pouvait-il bien lui arriver ? Se faire planter ? Et puis quoi encore ?

L'heure tournait et il avait encore beaucoup à faire avant de passer à ce qui l'intéressait vraiment. Ce soir, le gang faisait une descente dans un bar pour y chopper quelques énergumènes de couleurs. Ce serait sanglant, l'aube brûlerait rouge, et James adorait faire régner l'ordre et la suprématie blanche. Le Nazisme qu'il défendait était un extrémisme absolu de violence et de racisme. Il affirmait la grandeur du IIIe Reich et continuait de croire en la Solution Finale dictée par Hitler. C'était à en vomir tant c'était abject. Mais dire que James était parfaitement conscient de ses pensées aurait été une erreur. Il était influencé, beaucoup trop, par une vie qui le lui avait rien rendu facile. Il avait dû faire face seul à des obstacles insurmontables et c'est en choisissant la facilité qu'il avait réussi à perdurer. Aujourd'hui aveuglé par ce qui ne pouvait que lui nuire, il était incapable de croire qu'une autre vision était bonne pour lui. Il avait foi en son gang qui l'avait épaulé et soutenu depuis son adhésion. Une famille à part entière pour laquelle il se battait corps et âme malgré la machine infernale qui lui tournait autour.

Il siffla son joint avant d'ouvrir la porte d'entrée qui laissa se dévoiler quelques minutes plus tard trois hommes, crânes rasés, Mock Marteens au pied, Bombers et treillis militaire enfilés. Ils étaient légèrement plus âgé que lui, sauf un qui semblait même avoir un ou deux ans de moins. Ils s'installèrent dans les canapés et l'un d'eux sorti un sachet plastique contenant une fine poudre blanche. Il l'étala sur un CD des Jam que James écoutait en boucle, et muni d'une petite carte de fidélité, prépara quatre rails bien distincts. Il passa le tout à son voisin qui ouvrit la marche. La drogue tourna jusqu'à finir dans les mains de James qui sniffa sans vergogne sa ligne et pris place tout en allumant une cigarette. Il déposa ensuite une bouteille d'alcool sur la table.

-Bon. C'Soir, on fait comme d'habitude. Vous tournez pendant un petit quart d'heures histoire de vérifier que rien de louche se trame dehors. Si y'a du nègre, évidemment, on signale les copains. Si rien ne bouge, tu m'envoies un message Tim, et je me pointe à l'angle, vous vous postez un peu plus loin dans la caisse histoire de me couvrir si jamais. Tim, toi tu tournes à pied pour capter les flics si ça se pointe.
-Ouais. Le Führer a dit quand est-ce qu'on descendait à West Island?
-Vingt-trois heures, quelque chose comme ça ? Faut s'assurer que les poulets ne tournent pas dans le coin avant. J'ai envie de péter du noir, putain !
-T'excites pas, on fait notre taff d'abord si on veut être payé. Après on ira s'amuser. Bon, allez, dégagez, j'attends le message.

Les trois gaillards s'éclipsèrent aussi vite qu'ils étaient venus, et James se posa tranquillement devant sa télévision, attendant que le moment soit venu pour sortir vendre ses produits illicites à des jeunes, ou des vieux, plus ou moins dépendants. Il profitait du système dont il était lui-même adepte. Drogué jusqu'à la moelle, il avait pourtant réussi à s'en sortir fut un temps, le jour où il entra dans l'armée. Mais sa longue chute aux enfers eut raison de sa bonne volonté et, aujourd'hui encore, il ne cessait de consommer et de vendre. Profiter, s'enrichir et revendre. C'était une course folle et quotidienne qu'il établissait chaque jour.

Une vieille émission de télé-réalité passait sur son écran. Il y prêtait une attention saccadée, entrecoupée par des appels du gang ; Il s'agissait, en vérité, de ses principaux contacts, il ne dialoguait qu'avec eux, ou presque. Au bout de vingt minutes, il reçu un message de ses comparses signalant une zone de vente libre et sécurisée. James enfila son blouson de cuir, ses docks, et glissa son crâne rasé dans une capuche de laine tout en allumant une nouvelle cigarette. Il plaça ses produits dans ses poches intérieures et dégagea de l'appartement qu'il prit soit de fermer derrière lui.

James marcha une dizaine de minutes entre les blocs de son quartier. Les Hautes, de Liverpool, était une cité populaire et prolétaire sensibles de la région. Le gang de la Nation Blanche gérait clairement l'endroit nettement habité par des blancs et leur influence était exponentielle. James était loin d'être une figure importante du groupuscule. Il restait un caïd du quartier qu'on craignait plus pour son appartenance au mouvement néo-nazi que pour lui-même réellement. Il se posta à son endroit habituel qui lui avait été assigné par le gang et patienta, musique dans une oreille, et un œil expert scrutant les moins mouvements. A quelques dizaine de mètres plus loin, une voiture se gara lentement, c'était ses comparses qui veillaient à ce que rien ne tourne mal.

L'heure tournait, la nuit tombait lourdement sur Liverpool tandis que le froid se faisait de plus en plus oppressant. Il avait pleuvoir d'ici peu de temps, c'était assuré. James laissait son commerce aller bon train, il revendait une certaine quantité d'herbe et de crack. Les billets s’amassaient dans ses poches si bien qu'il prit le temps d'aller les déposer à la voiture histoire d'éviter de les perdre dans une quelconque accroche avec la police. Il revint à sa place sans être vu et alluma sa vingtième cigarette de la journée. Sourire aux lèvres, il lâcha :

-Souffle une bougie, du con.

Il s'adossa contre le mur en brique rouge, à l'ombre d'un lampadaire qui ne l'éclairait presque pas d'où il était. Un pied contre le mur, l'autre faisait appui, il plaça une main dans une poche tandis qu'il tirait sur sa cigarette. Le deal était une activité extrêmement simple, rentable et chiante. Il s'ennuyait à mourir mais l'idée d'aller se battre après lui rappelait ce pourquoi il traînait à cet endroit là, ce soir.
Les seuls souvenirs qu'il gardait de la bagarre de la vieille était ses coups au visage. Il s'était bien battu hier, il n'avait pas à rougir. La semaine prochaine, il allait voir le derby Liverpool face NewCastle au stade, aucun doute que tout allait partir en sucette assez rapidement vu les hooligans attendus au rendez-vous.

Au fond, sa vie était presque triste et morose, mais il survivait. Et c'était, à ses yeux, ce qu'il y avait de plus important.
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Mary Kane


MessageSujet: Re: Fear not this night. | Mary Jeu 12 Mar - 20:20

La vie de Mary -anciennement Kane- adolescente ou plutôt jeune adulte, de dix-huit ans, n'avait rien en commun avec la vie des autres adolescentes de son âge. Elle vivait depuis maintenant neuf mois avec Vaas et sa bande, et elle ne pouvait pas s'empêcher de regarder l'enfant qui était partie de Poudlard avec un regard empreint de pitié. À quoi s'était-elle attendue en partant avec son père ? Pas à ça, c'était certain, mais dans le fond, elle ne s'était attendue à rien si ce n'était un monde cruel et difficile. De ce côté-là, on pouvait dire qu'elle avait été servie dès le premier jour. Pour passer de l'autre côté de la barrière, il avait fallu se salir les mains et les plonger dans le sang. À présent, neuf mois plus tard, elles étaient tellement tachées qu'elles étaient irrécupérables. Ce n'était pas la vie dont elle avait rêvé. On lui avait toujours dit qu'elle épouserait un gentil sang-mêlé et qu'elle s'occuperait de sa maison et de ses enfants. Enfant, Mary s'était faite à cette idée sans se rendre compte qu'elle désirait en réalité bien plus que le confort superflu d'une vie de sorcière moyenne.

Le confort, ce n'était clairement pas la marque de fabrique de l'entrepôt de Vaas à Bristol. C'était à se demander pourquoi ils vivaient tous là, entassé dans cet endroit délabré alors qu'ils avaient tous assez d'argent pour s'acheter une maison. Certes, la plupart d'entre eux étaient des criminels recherchés, mais certains étaient également sorcier ou faussaire, de là, rien de plus facile que de se créer une fausse identité moldue. La proximité était une chose, l'hygiène, la nourriture et les commodités élémentaires en étaient une autre. Il avait rapidement fallu faire preuve d'aspect pratique. Toutes les possessions de Mary étaient réunies en un seul sac sans fond, agrandi magiquement à l'intérieur et ressemblant à une pochette de l'extérieur qui ne la quittait jamais. Néanmoins, il n'y avait pas de quoi laver ses affaires à moins d'aller dans une laverie, et il n'existait pas de douche autre que la mer devant l'entrepôt. Pudique, elle avait été très mal à l'aise les premières semaines ne sachant pas où se laver. Elle avait pris de l'eau de la mer, l'avait assaini par magie, et s'était lavée dans un coin discret.

Contrairement à ce qu'elle avait pensé, l'argent n'avait pas du tout été un problème. Bien au contraire. Elle était payée pour les jobs qu'elle faisait, et quand elle croisait Vaas, il lui arrivait de lui balancer une liasse en lui disant "Tiens ton argent de poche", et ça le faisait rire grassement sans qu'elle sache pourquoi. Suivant l'exemple de quelques gars de la bande, elle avait appris à prendre le métro moldu, utiliser les livres moldues et s'était fait un abonnement d'un an dans une salle de sport huppée. L'avantage lui avait dit Jack, c'est qu'elle pouvait y prendre sa douche en toute tranquillité même si elle ne voulait pas faire de sport.

Si faire du sport n'avait jamais été sa tasse de thé, elle s'était vite rendu compte à quel point c'était indispensable dans la vie qu'elle entendait mener. Elle était faible, elle le savait. À défaut d'avoir fini ses études en magie, il fallait qu'elle puisse tirer avec un pistolet ce qui demandait de la force, mais également pouvoir courir sans être essoufflée au bout de deux mètres. Se faire des muscles, apprendre à taper, encaisser les coups. Tant de choses pour lesquelles elle n'avait jamais été préparée et qu'elle avait du apprendre sur le tas. Sans compter que vu le repas qu'ils prenaient, faire de l'exercice n'était pas du luxe. A l'entrepôt, personne ne cuisinait, pas même ceux qui savaient le faire, un type différent, chaque jour, était chargé de ramener de la bouffe selon les envies du patron. Le plus souvent, il revenait également accompagné d'une fille ou l'autre trouvée en chemin en guise d’apéritif.

Neuf mois en compagnie des mercenaires ne l’avaient pas transformée, mais ils l’avaient changé. Il avait fallu se forcer à outrepasser sa pudeur. Apprendre à côtoyer des hommes et leur parler sans rougir. Elle se formait à l’école de la violence où on élevait les coups donnés et reçus au rang d’art. Tuer, violenter, on lui apprenait les règles de la castagne au quotidien. Elle se prenait des coups aussi. Elle était jeune, peu entrainée et il faudrait un long moment avant qu’elle ne puisse atteindre le niveau des hommes de Vaas. Quelques mois auparavant, un type lui avait cassé le bras volontairement pendant une mission, elle avait hurlé de mal, mais il n’avait fallu qu’une potion pour ressouder l’os. Salazar qu’elle remerciait l’existence de la magie.

Le plus étrange dans tout ce marasme, c’était probablement sa relation avec son géniteur. Il était souvent en mission, et quand il était à l’entrepôt, elle pouvait le voir lorsqu’elle voulait, mais recherchait rarement sa compagnie par timidité. Au contact de Llew, et surtout Jack, elle rattrapait toutes les tares de son adolescence trop sage en passant par l’alcool. Aussi c’était déjà prise quelques gueules de bois parce qu’elle ne tenait pas l’alcool.

Elle s’ouvrait aux autres, ses relations se faisaient plus naturelles, mais pas avec Vaas pour qui elle ne s’estimait pas assez bien. Encore trop faible pour véritablement faire partie de sa bande. Le problème était qu’elle voulait à tout prix qu’il fasse attention à elle et la considère comme digne d’intérêt. Pensée relativement idiote puisque s’il n’avait pas vu quelque chose d’intéressant chez elle, elle serait encore probablement à Poudlard à s’ennuyer à un cours quelconque. Cette obsession d’être la seule à ses yeux n’avait été noté par personne puisqu’elle n’en avait jamais parlé, pas même à Llew avec qui elle partageait pourtant presque tout. Pour tout dire, elle avait même réussi à la mettre de côté jusqu’à ce que Jack lui fasse une remarque de façon innocente :

« T’as des frères et sœur, tu crois pas ? »

Sans vraiment comprendre le sens de la question, elle répondit :

« J’ai une jumelle et un frère cadet, James.
Non, j’veux dire, ton père, Vaas, il a du en ramoner des cheminées, il a probablement laissé deux trois mioches quelques part en plus de toi. »

L’assertion l’avait frappée de plein fouet. Elle avait probablement une ribambelle de frères et sœurs plus forts, plus adaptés qu’elle qui pouvaient prendre sa place. L’éducation qu’elle était en train de recevoir fit son effet, la première pensée qui lui vint à l’esprit fut qu’elle devait s’arranger pour les éliminer. Comment procéder ? Premièrement il fallait encore les trouver et pour ça elle ne pouvait pas faire appel à Vaas, c’était peine perdue, il avait déjà du mal à se souvenir de ce qu’il avait fait la semaine passée, il ne risquait pas de se rappeler les femmes qu’ils avaient violés.

Mary n’avait pas été à Serdaigle pour rien et elle avait commencé à réfléchir à un plan. Pour ça, il lui fallait revenir dans le monde moldu. Elle avait beau le mépriser, le détester, elle comprenait la nécessité de l’apprivoiser puisqu’il était sa meilleure cachette. Pour les moldus, elle était Elizabeth Howard, une petite bourgeoise des quartiers chics qui dépensait sans compter dans les magasins de la ville et qu’on voyait tout les jours à la salle de sport.
Discrète, sans histoire, on ne faisait pas attention à elle, et c’était ce qu’elle voulait. Après s’être renseignée auprès de quelques hommes de Vaas, on lui avait indiqué un type qui pouvait faire des recherches pour elle. L’appât du gain étant la seule motivation pour ce détective raté, elle n’avait pas eu de mal à le convaincre, tant qu’elle payait elle s’assurait son silence, et selon les résultats, elle le liquiderait ou non. Elle préférait ne pas en arriver à cette extrémité si elle pouvait l’éviter. Des mois avec Vaas l’avaient rendue coupable de bien plus de meurtre qu’elle n’aurait pu l’imaginer, mais elle ne se sentait toujours pas à l’aise avec les tueries de sang froid, et parfois, la nuit, ses morts venaient la hanter.
Il avait fallu un mois et demi avant que l’homme ne trouve une piste. Il l’avait contacté dans la boite postale qu’elle s’était faite créé et elle était venue à sa rencontre :

« Tu as de la thune petite ? »

Elle faisait jeune quoiqu’elle fasse. Ca ne changerait pas avant quelques années. Elle avait beau avoir perdu ses rondeurs d’enfants, elle n’était pas encore tout à fait femme, et ça se voyait, elle faisait partie de ses adolescentes qui bourgeonnait tardivement. Sortant une liasse de son sac, elle fit mine de lui tendre avant de répondre :

« Les informations d’abord la paie après.
Et qu’est-ce qui me dit que ton pote derrière la porte ne va pas me butter ? »

Ca lui arracha un rire :

« Absolument rien. »

Avec un haussement d’épaule, il lui avait donné une piste. Un type d’une vingtaine d’année né d’une mère prostitué qui se souvenait de Vaas semblait être sa meilleure piste pour le moment. Selon son informateur, il avait passé un moment dans l’armée avant de rejoindre un groupe de néo-nazi, il était connu pour sa violence et la drogue qu’il vendait. Mary acquiesça sans préciser qu’elle n’avait aucune idée de ce que pouvait être un néo-nazi. Elle regarda la photo qu’on lui avait fournie avec un certain dégoût. C’était du travail moldu, il y avait des couleurs et son frère potentiel ne bougeait pas. Qu’est-ce que ce genre d’images pouvait bien avoir d’utile ? Ca la dépassait.

Elle était rentrée à l’entrepôt pour retrouver Jack. Llew était en mission. Il faisait exceptionnellement doux pour un mois de mars et il avait passé la soirée à boire sur la plage en mangeant un Burger King.

« Tu viens avec moi demain ? J’ai une mission sympa en Ecosse du côté de Glasgow, paraît que ya du sang de bourbe à chopper. »

Il n’avait pas fallu longtemps à Jack pour s’adapter à l’univers de Vaas. Il fallait dire que son frère, Hoyt, baignait dedans depuis quelques années, et par extension lui aussi. Elle avait hoché la tête en signe de négation avant de répondre :

« J’ai un truc à faire.
Quoi ?
Un truc de fille, ça ne t’intéressera pas. »

Moyen efficace de couper court à toute discussion quand elle n’avait pas envie d’en dire plus. Jack pouvait difficilement répondre « Si ça, m’intéresse », quand bien-même il n’était probablement pas dupe. Après tout, il n’avait pas été à Serdaigle pour rien lui non plus.
Le lendemain, en soirée, elle s’était changée pour sortir. Elle allait dans les bas quartiers de Liverpool, ses vêtements ne ferraient pas l’affaire. Elle fouilla dans ses affaires et trouva un jean qu’elle avait déjà utilisé plusieurs fois en mission. Troué et usé, il passait partout. Elle enfila un t-shirt noir simple par-dessus et une veste à capuche. Sa baguette accrochée à un étui invisible, un holster contenant son pistolet était caché à l’intérieur de sa veste. Ainsi harnachée, elle entreprit de sortir de l’entrepôt sans qu’on lui pose de question. C’était sans compter Neil, Calvin et Karl qui faisaient une partie de carte à l’entrée :

« Oh Mary, tu vas où ? »

Ne voyant pas de mal à le dire, elle répondit :

« Liverpool, j’ai un truc à faire. »

Elle s’attendait à ce qu’on la laisse tranquille, mais ce fut sans compter sur les trois qui se levèrent sans tenir compte d’elle :

« Putain ça fait une paie qu’on s’est pas fais une soirée à Liverpool !
Ya une bonne femme qui m’attends à Liverpool.
Ya des bonnes femmes qui t’attendent dans toutes les villes. »

Comprenant qu’elle n’y échapperait pas, elle répondit en soupirant :

« C’est ce qu’il voudrait bien croire, mais t’es aussi attirant qu’une goule borgne.
Tin Mary arrête avec tes insultes sorcières. »

Comme beaucoup dans le groupe de Vaas, Calvin était un moldu. De façon étrange, Mary passait dessus sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi. Il ne leur fallu pas longtemps pour aller à Liverpool, Karl était un habitué, et il le fit par transplanage d’escorte.

« Tu dois aller où Mary ?
Tu n’avais pas une femme à voir ?
Bah ça coute rien de t’accompagner un bout de chemin. »

Et c’était à chaque fois pareil. Elle ne se l’expliquait pas, mais quoiqu’elle fasse, elle était souvent accompagnée. Ordre de Vaas, des types qui s’étaient pris d’affection pour elle en voyant une gosse qu’ils n’auraient jamais parce qu’ils savaient que le boss les démonterait s’ils la touchaient ? Elle n’en savait rien, toujours est-il que les hommes de son père la suivaient. Ils intervenaient rarement dans ses affaires, mais si les choses semblaient tourner au vinaigre ils étaient dans les parages. La chose avait un côté exaspérant aussi bien que rassurant. Avec un haussement d’épaule, elle montra une photo :

« Je cherche ce type là, j’ai un truc à lui acheter. »

On lui avait plus ou moins indiqué les quartiers qu’ils fréquentaient et il fallut un poil moins d’une heure pour le trouver. En chemin, ils s’étaient arrêté chez un Paki pour prendre de l’alcool et Mary tenait une canette de bière qu’elle buvait distraitement tandis que les gars derrière elle faisait des plaisanteries grasses. On aurait presque, elle disait bien presque, les prendre pour un groupe de gens normaux dans cette partie de la ville. Elle fit signe à Karl, Calvin et Neil de l’attendre plus loin, et elle se dirigea vers son supposé frère, tout en songeant qu’en réalité, si c’était vraiment lui, c’était son frère aîné. Elle qui avait toujours cru qu’elle était la plus âgée des enfants de Vaas. Maintenant qu’elle l’avait devant lui ? Et quoi ? Comment est-ce qu’elle s’assurait que c’était lui ? Est-ce qu’elle en prenait seulement la peine ou est-ce qu’elle trouvait un moyen de rejoindre le néant qu’il n’aurait jamais du quitté ? Tout se bousculait dans la tête de l’adolescente qui n’avait pas vraiment prévu de plan. L’avoir trouvé c’était bien, mais que faire maintenant ? Elle décida qu’en attendant de le savoir, elle allait trouver quelque chose à dire :

« Combien ta came ? »

Ce n’était pas son langage habituel, mais elle avait assez fréquenté les hommes de son père pour avoir élargit son vocabulaire quand c’était nécessaire.

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James C. Hanson


MessageSujet: Re: Fear not this night. | Mary Mar 17 Mar - 20:49

Ce que vendait James était du bon produit. Delà à dire qu'il s'agissait de la meilleure came de Liverpool, certainement pas, mais il n'avait pas à rougir de ce qu'il refilait. Il ne s'était jamais coltiné la réputation de dealer responsable d'overdose. Ce qui était, dans le milieu, un très bon point, ça rameutait les clients. En fait, ce qu'il vendait n'était probablement pas ce qu'il y avait de mieux, mais c'était ce que l'on pouvait avoir de mieux pour un prix relativement accessible. Pour le prix qu'il faisait payer, on toucherait à peine un quart de la meilleure came du pays, et très clairement, ce qu'il refilait vous donnait la pirouette pendant plusieurs heures, facile. C'était un métier comme un autre finalement. On observait la demande, puis on avisait sur le produit à distribuer, son prix, son rapport qualité, et son obsolescence programmée. Avec la drogue, c'était assez facile de savoir combien de temps durerait une portion pour une personne consommant régulièrement. Aussi James était capable, à quelques poignées de livres près, de savoir combien il empocherait à la fin de la semaine et combien il gagnerait, au final, après avoir donné les intérêts au Führer. James était pas con, juste trop occupé à se focaliser sur les mauvaises cibles. Il aurait pas été loin dans les études, c'était un fait avéré. Mais il aurait pu s'en sortir. Le fait était qu'à l'armée, il avait été bon, même très bon. Engagé dans les forces d'élite après moins d'un an de formation c'était, en soi, une petite prouesse. C'était ce vulgaire reste de dope qui l'avait fumé en beauté. Dire qu'il n'y avait pas touché, à cette époque, depuis plusieurs mois, qu'il avait juste oublié d'évacuer le produit dans les chiottes. Il avait oublié. Une putain d'erreur, et on l'avait renvoyé d'où il venait. On s'étonnait aujourd'hui qu'il avait la haine, qu'il brisait les codes, à qui la faute ? James ne jetait pas ça sur sa mère, bien qu'il ne l'appréciait pas. Ni sur son père absent. Ni sur son entourage. Ni sur son quartier. Ni sur sa jeunesse. Au fond, pas même sur les noirs, et les gens de sous-race qu'il déconsidérait. Il jetait la faute sur le système. On lui avait montré que le monde n'était pas humain, à lui de s'y conformer.

Il avait rechuté assez lourdement dans la drogue. Il passait quelques piqûres à l'occasion, mais son délire à lui était plus tourné vers le shit, ou la beuh, drogues douces, donc, mais avec des effets plus dévastateurs que l'on ne voulait bien le croire. Il ne disait jamais non à un rail, il n'avait simplement pas la tune pour investir dans ce milieu traître. Les drogues douces avaient pour avantage d'être accessibles, financièrement parlant. Plus l'on voulait du lourd, plus l'on sortait les billets verts, ce qui n'était pas dans l'intérêt de James, surtout pas en ce moment.

Le fait était que, comme dealer, James n'était pas un vendeur à la sauvette. Il ne servait pas des inconnus. Il n'avait aucun principe particulier. Vendre à des gosses, des vieux, des handicapés, des blancs, des noirs, qu'importe. Il vendait. Mais seulement à ceux qu'il connaissait. Entendons nous bien, connaître, dans son milieu, voulait simplement signifier que preuve avait été faîte qu'il ne s'agissait ni d'indicateurs pour les flics, ni ces derniers, ces sales poulets. Un agent des Stupéfiants en infiltration n'avait pas à dire qu'il était un flic. De bien belles conneries, ça. Il pouvait mentir autant qu'il le voulait, ça importait peu. Le fait était que dès qu'on passait le sachet d'une main à l'autre, on se retrouvait flanqué de menottes aux poignets. Ceux de James étaient cisaillés par le métal depuis plusieurs années, il s'en foutait de les recevoir de nouveau. Il refusait simplement de se faire coffrer pour deal. Si il devait retourner au quartier cellulaire, qu'il y aille pour avoir tué un noir, un juif ou un arabe. Mais pas pour avoir vendu un demi-gramme à deux branleurs pour une soirée.

Il s'alluma une cigarette lentement. Son regard de braise se déposa sur un bout de la rue qui s'agitait. Il ne voyait pas qui venait, mais ça s'approchait pour lui. Relaxé, il prit ses dispositions pour dégager à grandes enjambées. Un signe discret à la voiture et ses comparses comprirent qu'un client se tramait dans l'ombre. Ils étaient payés à le protéger si ça venait à dégénéré. Le mieux était d'éviter la fusillade – ça attirait plus que la flicailles de quartier. Mais rien n'interdisait un passage à tabac prononcé. Sean, un skin épais et occupant les trois plans à l'arrière de la berline bandait déjà ses mains en vue d'une quelconque bagarre. Ils n'avaient peur de rien, et pour cause, ils étaient les terreurs.

De l'ombre se détacha une jeune fille à peine plus âgé que James. A tout péter, elle devait avoir quatre ou cinq ans de moins que lui. Aussi, disons que James faisait beaucoup plus vieux que ses pauvres vingt ans, et son passé n'était pas celui des jeunes courants de son âge. Il l'analysa brièvement. Ses vêtements ne témoignaient d'aucun appartenance sociale quelconque, difficile de se faire un avis dessus. Du reste, ses cheveux étaient longs et en bon état, c'était déjà signe qu'elle ne lui prendrait pas des amphets. Son visage était doux et fébrile, il lui aurait volontiers montrer son lit si elle n'avait pas été si mystérieuse. Il tira sur sa cigarette sans même se détacher de son mur. Il scruta les autres angles de rue, personne à l'horizon.

La fille s'avança. Elle passa sous plusieurs traits de lumière des lampadaires. Pas à dire, elle était le genre de fille qu'il serrait sans gêne. Ne se privant de la reluquer de haut en bas, il eut un rictus étonné à sa seule et unique question. Il avait rarement le droit à une salutation conforme – bien que si ça avait été le cas, il aurait trouvé le tout extrêmement louche – mais qu'on lui demande à combien était sa came sans préciser ce qu'on voulait, c'était du jamais vu dans le quartier. Il haussa les sourcils.

-J'sais pas de quoi tu parles. Par contre, pour t'acheter de la crédibilité, c'est pas ici. Désolé gamine.

Il retourna à sa clope en la fixant. Elle était bizarre celle-la. Elle débarquait dans un quartier qu'elle ne connaissait pas pour acheter de la « came » ? Sans préciser. James n'était pas un grand détective, mais si il avait pu parler à voix haute, il aurait volontiers admis que c'était pas fréquent.
Il ne la connaissait pas. Clairement pas. Ce qui expliquait aussi qu'il s'en méfiait comme de la peste. Elle avait beau être jeune, qui sait ? Peut-être avait-elle été envoyée par les brigades d'intervention ? Au fond, leurs méthodes évoluaient avec le temps, James n'aurait pas mis sa main à coupée qu'ils restaient sages et respectueux des lois chaque jour. Il était persuadé que la flicailles était aussi criminelle que lui, ils avaient simplement une meilleure couverture que lui. Il avait assez eu de la prison pour savoir qu'un poulet s'achète, se décortique et se jette. Il n'y avait rien à faire avec ce cancer qu'était la Police Nationale. Ils bossaient pour des gouvernements laxistes enclins à croire que le nazisme était une idéologie arriérée. Elle ne l'était pas. C'était l'évolution. Darwin avait affirmé que l'espèce s'adapte à son environnement pour survivre. La menace venait de la différence, de l'étranger, aussi devait-on la combattre. La Race Blanche avait cet avantage non négligeable d'être plus nombreux d'après James. Aussi devaient-ils s'unir contre la monstruosité.

Il aurait volontiers donné de sa personne pour remonter quelques camps de concentration sur pied. Mais avec la tombée de ce que les abrutis de magiciens appelaient le Secret Magique, il n'était plus question de tuer les juifs, mais plutôt de comprendre qui était la réelle menace à l'heure actuelle. Aux yeux de James, qui ne comprenait pas ce chamboulement soudain, le conservatisme des méthodes du gang devait être mis en avant. Inutile de lancer une sainte croisade contre la race sorcière tant qu'on ne les comprenait pas. L'idée était de rester supérieur aux autres, de les comprendre. Et on osait dire que le nazisme était une hérésie.
Et puis quoi encore?
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MessageSujet: Re: Fear not this night. | Mary Lun 30 Mar - 0:40


"What are you afraid of
I know that you are
Keep it in your sights now
And don’t let it go far
"

La peur. Une notion dont on ne parlait pas chez les mercenaires de Vaas.
Est-ce qu'ils connaissaient seulement la peur ? Elle savait que si elle avait posté la question à tous ceux qui l'entouraient, ils auraient tous répondu la même chose : "Non, on ne connaît pas la peur". Pour certains, il aurait fallu qu’ils comprennent la notion en elle-même pour pouvoir répondre à la question honnêtement. D’autres étaient simplement trop cinglés pour avoir peur. Ils en avaient trop vu et trop fait. Pour ceux-là, le point de non-retour était passé depuis longtemps. Restaient ceux qui avaient peur, mais refusaient de l'admettre. Bien caché, ils étaient difficiles à repérer. Là peur n’est pas une émotion qui s’admet facilement ou même qui se porte fièrement. Dans le monde du mercenariat encore plus que dans le reste, on avait tendance à cacher sa peur. Signe de faiblesse, de couardise, ce n’était qu’une émotion déplacée pour des tueurs et criminels dont la valeur morale se mesurait à la somme d’argent mise sur la table. S’ils avaient encore un peu de ce qu’on appelait « l’instinct de survie », ils avaient au moins peur de leur patron. Lunatique, instable, génie cinglé, audacieux, etc. les mots ne manquaient pas pour décrire le leader de cette bande de rebus de la société. Vaas, l’homme qui pouvait décider de mettre fin à vos jours simplement parce que votre tête ne lui revenait pas aujourd’hui alors qu’il vous avait offert à boire le soir avant.

Un tel pouvoir de vie ou de mort sur ses hommes était impressionnant pour ceux qui le voient, grisant pour celui qui le possède, mais il avait aussi de quoi effrayer les moins téméraires. Toutes personnes ayant encore ses facultés mentales en bon état s’apercevaient de la folie qui régnait chez Vaas. Malgré tout, cette peur que leur chef pouvait inspirer, personne n’en parlait. C'était quelque chose qui ne se disait pas. Un secret honteux, une hérésie. La peur, ce n’était pas pour les gens comme eux. Mary avait souvent peur. Elle l’aurait avoué sans honte pour sa part si on lui avait posé la question. Elle ne mentait que rarement. Toujours peu au fait des relations sociales et de leur fonctionnement, elle ne pouvait pas imaginer que cet aveu pourrait entraîner un certain mépris. Mépris auquel elle était de toute façon habituée puisqu’il avait fait son quotidien à Poudlard. Il fallait reconnaître à Mary un certain cran teinté d’inconscience. Elle n’était pas courageuse ni même tête brûlée. Ses réactions pouvaient sembler l’être, mais n’étaient en réalité motivée que part sa curiosité naturelle et son manque d’à propos en société. Ces deux facteurs combinés lui permettaient souvent d’outrepasser sa peur et sa timidité, couplées au fait qu’elle désirait à tout prix plaire à ce père excentrique qui était le sien, sans compter la réalité qui s’imposait à elle : seuls ceux qui s’adaptent survivent, les autres sont laissés sur le côté ou mangé par plus gros qu’eux. Intelligente, elle comprenait qu’elle devait changer pour vivre, et le processus se faisait progressivement si bien que quand elle se rendait compte des changements qui s’étaient opérés en elle, il était déjà trop tard et elle n’avait plus qu’à les accepter.

Désormais, elle parlait "d’eux" sans presque aucune hésitation. Elle avait toujours ce réflexion de se mettre à part « eux » et « elle », mais il devenait moins fréquent, moins naturel. Sa bonne éducation, son bon goût, les valeurs qu’on lui avait inculquées luttaient naturellement contre la façon de vivre du groupe de mercenaire, mais au bout d’un moment, elle n’y pensait plus. C’était presque effrayant de voir à quel point l’être humain pouvait s’adapter facilement à son milieu, et surtout changer. Mary changeait. Les choses se faisaient progressivement, probablement trop peu vite au goût de certain, mais c’était des pas de géant pour l’adolescente. Sa façon de penser se voir comme un maillon à part entière du groupe était significatif. Elle admettait de façon inconsciente que ce quotidien étrange qui était le sien était désormais sa vie. Une vie rythmée par des coups échangés, des morts, viols ou l’on ne sommeillait qu’une arme à la main. Avec la naïveté de l’adolescence, Mary, bien que souvent très réaliste, avait toujours considéré la situation comme temporaire quand bien même elle clamait qu’il n’y avait pas de retour en arrière possible. On ne peut pas imaginer ce qu’on ne connaît pas et le monde qui s’était ouvert à elle dépassait de loin tout ce à quoi elle s’était attendue. La réalité de sa situation ne l’avait pas frappée tout de suite. Et pourtant, plus les semaines passaient, plus il semblait évident que tout retour en arrière était en effet impossible. Elle ne le disait pas encore à haute voix puisque pour elle, elle n’avait jamais envisagé un retour en arrière. Et pourtant depuis quelque temps, un changement significatif c’était fais dans son attitude. Elle avait commencé à planifier sa vie de façon différente, mais surtout, elle avait pris conscience de la position qu’elle pouvait avoir. À bien y réfléchir, c’était un miracle qu’elle ait survécu aussi longtemps. Elle n’était pas restée vivante seule. Si Mary avait bel et bien couru des risques depuis qu’elle était devenue mercenaire, il y avait toujours eu quelqu’un pour surveiller ses arrières. En ça, il lui semblait voir la main de Vaas et elle ne pouvait pas s’empêcher d’en éprouver un certain plaisir. Mercenaire, le titre sonnait encore mal aux oreilles de l’adolescente. Lucide, elle savait qu’elle n’était qu’un piètre reflet de ce qu’étaient réellement les mercenaires de Vaas. Il lui restait encore un long chemin à parcourir. Pour y arriver, il fallait plonger la tête la première dans le fleuve de la déchéance qui s’ouvrait à elle. Elle y avait déjà trempé bien plus que les mains jusqu’à présent, mais c’était loin d’être assez. Entre l’enfant soldat et la femme en devenir, elle avait appris le « métier » bien trop tard pour être cruelle sans arrière-pensée quand elle faisait quelque chose. Il lui faudrait du temps avant que ses réflexes premiers ne soient totalement effacés. Malgré ses mains tachées de sang, elle gardait encore cette humanité qui faisait d’elle Mary Kane. Instable, elle pouvait un jour pleurer parce qu’elle avait blessé quelqu’un et ne pas ciller l’autre parce qu’elle avait tué un autre.

Derrière ce comportement étrange, il fallait voir la main de l’homme qui l’avait sauvé. Drôle de lien qui les unissait. Probablement plus épais du côté de Mary que de celui de Vaas, elle aurait pu être une planche de rédemption pour lui s’il en avait été autrement. À la place, elle était attirée par cet homme bien trop jeune pour être son père. Son charisme animal, sa force brutale, cette façon de vivre sa vie sans se soucier de se brûler les ailes ou non, tout ça l’enivrait autant que ça pouvait l’effrayer. Elle voulait lui plaire, lui prouver qu’il n’avait pas à regretter de l’avoir fait venir. Elle se sentait responsable de s’être imposée avec Llew comme un fardeau et tenait à remplir sa part du marché. Néanmoins, elle tenait également à être exclusive. La jalouse était une émotion nouvelle pour l’adolescente, aussi ne l’avait-elle pas reconnue. Née de cette espèce de traumatisme enfantin où elle avait toujours reléguée derrière sa jumelle, ce double imparfait, elle désirait absolument à être la seule à avoir l’attention de Vaas. Aussi, la phrase de Jack l’avait affolée et mise en alerte. Et si Vaas avait d’autres enfants ? Oh, il en avait sûrement, la question ne se posait pas, mais si ceux-ci la supplantaient ? S’il avait un fils ? Comme toutes les sorcières puristes, Mary avait été élevée en comprenant l’importance qu’un fils avait dans la cellule familiale sorcière. Plus utile, plus digne, il était l’héritier, celui qui gardait le nom de la famille et ne devait pas le souiller. Les filles, elles, étaient destinées à servir de monnaie d’échange et changer de famille. Elles ne revêtaient la même importance, ne demandaient pas le même soin. Si chez les sangs mêlés cette conception était moins accentuée que chez les sangs purs, elle existait tout de même. Mary, dans son mode de pensée, suivant donc les schémas qu’on lui avait appris dans son enfance sans même envisager que Vaas ne puisse pas suivre les mêmes. Il était d’ailleurs pourtant évident que Vaas ne devait pas envisager les choses de la même façon qu’elle, mais comme on dit : « L’amour rend aveugle ». L’ancienne Serdaigle était aveuglée par l’idée de perdre « l’affection » de cette figure paternelle au profit d’un frère plus jeune et plus facile à moduler.

Il n’avait pas fallu longtemps avant que la solution s’impose à elle. Elle allait utiliser ses ressources pour traquer ses frères et sœurs inconnus, et à partir de là, elle les éliminerait. Ça ne serait pas dur, elle était l’aînée après tout si on oubliait Éléonore. Jamais, ô grand jamais, Mary n’avait imaginé que son frère pourrait être son aîné. Les renseignements qu’on lui avait fournis étaient flous. Pister les femmes avec qui Vaas avait éventuellement pu couché n’était pas une mince affaire. Son indic avait entendu parler de James par l’intermédiaire de sa mère. Ancienne prostituée qui disait avoir connu Vaas dans sa jeunesse. En réalité, il y avait peu de chance qu’il soit réellement son frère, mais Mary ne pouvait s’empêcher de penser : « Et si ? ». Et si c’était le cas ? Et alors quoi ? Comment le vérifier en premier lieu ? Ça lui ressemblait peu, mais elle n’avait pas pensé à un plan d’attaquer en arrivant. Elle s’était simplement dit qu’elle aviserait. À la réflexion, elle était heureuse de savoir que les hommes de son père surveillaient l’endroit dans la pénombre pour elle. Mary n’avait pas expliqué ce qu’elle faisait, mais ils l’avaient tout de même suivie sans poser de questions, comprenant qu’elle n’avait pas juste décidé de sortir faire la tournée des bars seule. Mieux, ils étaient, à l’heure où elle parlait, très probablement en train de regarder qui occupait le périmètre et de le sécuriser si le besoin s’en faisait sentir. On en revenait donc cette éternelle question : comment faire pour savoir s’il était son frère où non ? La seule possibilité ? Un test ADN magique, mais il fallait un spécialiste pour le faire, et Mary ne pouvait pas se permettre de faire tester son père ou elle-même à n’importe qui. Vaas était vivant, tout le monde le savait, elle par contre était officiellement morte et elle avait tout, sauf envie de redevenir le centre d’intérêt du département du sang et des lois ou encore de la sécurité intérieure. Comme disait le dicton : « Pour vivre heureux, vivons caché », et pour le moment, ça semblait tout à fait à propos pour l’adolescente. Il fallait donc trouver un homme de confiance pour confirmer leur éventuel lien de parenté et la chose prendrait un peu de temps. Avant tout, il lui fallait quelque chose appartenant au dit James. Un bout de peau, du sang, des cheveux, un ongle, n’importe quoi ferrait l’affaire, mais ce n’était pas anodin à obtenir sans faire un esclandre. Mary n’avait pas l’intention de le tuer si ce n’était pas nécessaire. S’il n’était pas son frère, il ne serait jamais qu’un autre sorcier parmi tant d’autres – parce que Mary ne doutait pas qu’il soit sorcier – et elle n’aurait rien à lui reprocher. Les informations qu’elle avait eues sur lui étaient réduites, et se faire passer pour une cliente lui avait semblé la meilleure tactique possible pour une approche. Évidemment, si Mary savait désormais moduler son langage, elle était encore loin de connaître toutes les ficelles qui font d’un mensonge une bonne supercherie. Pas étonnant que le type la trouve étrange. D’ailleurs, loin de la suivre, il la reclapa en quelques mots bien choisis. Un sourire aimable orna les lèvres de l’adolescente, qui avait, pour l’occasion mis des vêtements passe-partout sans oublier de laisser son décolté apparent sans tomber dans le vulgaire. Elle avait vite compris que pudique ou non, un bout de peau pouvait parfois attendrir et distraire les plus coriaces d’entre eux. Avantage dont elle comptait bien se servir si besoin était. Loin de se laisser démonter, et toujours adepte du bon mot, elle se permit de laisser courir son regard sur le jeune homme se cacher, très calme, elle répondit du tac au tac :

« Sur que c’est pas chez toi que je viendrais la chercher. »

Llewelyn en aurait probablement ri si on passait le fait qu’il aurait été furieux de la savoir là. Elle faisait partie des seules personnes qui pouvaient se moquer de lui sans qu’il se fasse. Il avait souvent été victime de ses bons mots, mais tout le monde n’était pas Llew, et elle était consciente que si son insolence pouvait parfois plaire, il fallait qu’elle soit agrémentée de quelque chose pour faire passer la pilule. Après tout, le but était de détendre l’atmosphère, elle avait besoin qu’il ne soit pas méfiant sans quoi, elle n’arriverait à rien. Restait la violence, mais elle préférait ne l’employer qu’en dernier recours, si rien d’autre ne marchait. Presque aguicheuse, elle le frôla, et s’assit sur un muret, posant sa cannette à côté d’elle, elle prit un air plus sérieux pour lui dire :

« Pas la peine de se braquer. Mon ancien fournisseur a eu, quelques ennuis, … »

Elle laissa la phrase en suspend sachant qu’il imaginait très bien tout seul quelles sortes d’ennuis un type du genre pouvait récolter :

« J’ai besoin d’un remplaçant, et on m’a parlé de toi comme d’un gars intéressant pour ce que je cherche à acheter. »

Elle haussa les épaules et retrouvant un sourire, elle ajouta :

« J’ai pensé qu’on pouvait passer les préliminaires toi et moi, je préfère aller droit au but. »

C’était osé. Encore plus pour Mary. La phrase était clairement à double sens et avait une connotation affreusement malsaine si ce qu’elle supposait était vrai. Mais pour atteindre son but, l’adolescente était prête à beaucoup. Quitte à jouer un jeu qui n’était pas le sien. On n’obtient rien en étant honnête. On lui avait fait comprendre. Il faut savoir jouer avec celui qui et devant soit, et si Mary avait des renforts avec elle, elle voulait arriver à faire ce qu’elle avait à faire seule. Toujours souriante, elle ajouta :

« Pour te prouver ma bonne foi, je vais même te confirmer que je suis armé. Envie de me fouiller ? »

Osé encore une fois, mais il ne risquait pas de la laisser s’approcher s’il se méfiait. Sans compter que s’il allait trouver un revolver sur elle, il n’y avait aucune chance pour qu’il trouve sa baguette. Rendue invisible, elle passerait pour une simple moldue à ses yeux.


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MessageSujet: Re: Fear not this night. | Mary Mer 15 Avr - 19:54

De toute sa vie, James n'avait jamais brillé. Il était souvent resté dans l'ombre. On avait pris l'habitude de ne pas faire attention à lui, à le négliger. Il était entré dans ce satané gang pour ça, à la base. Devenir quelqu'un. La drogue, les putes, la haine, le racisme, tout ça lui donnait l'impression d'exister, d'avoir une raison de vivre. Était-ce mérité et justifié ? Douce question qu'il n'osait même pas se poser à lui-même. Puis il y avait eu l'armée. Il ne se rappelait plus exactement ce qu'il s'était déroulé dans sa tête pour qu'il pense y foutre les pieds. Pourtant, il l'avait fait. Et Dieu qu'il avait été bon. Il avait excellé. Major soldat de son régiment, son sergent lui avait même confié qu'il pouvait aller loin. On lui faisait confiance, on le destinait à de grandes actions, on parlait même d'une entrée en corps d'élite – ce qui avait été confirmé peu après par un commandant des services de l'administration. Dans ce corps professionnel cadré, il était devenu quelqu'un, on lui avait fait confiance, il avait pu prouver à des inconnus qu'il n'était pas seulement un jeune de banlieue un peu paumé, un peu haineux. Il avait quelque chose de bon, peut-être peu, mais c'était là. Bien enfoui, protégé, préservé avec le plus grand soin.
On ne parle jamais assez des méfaits de la drogue, finalement. On a beau savoir qu'elle vous défigure, vous rend fou, amnésique, tyrannique, dépendant, jamais vous ne finirez de découvrir ses mauvais coups. James avait, quant à lui, réussi à se débarrasser de cette merde en entrant dans l'armée. Le traitement fut difficile, les nuits longues, les crises tendues, mais il avait finalement réussi à vaincre le fléau. Pour un temps. Car ce dernier ne s'était pas laissé abattre aussi facilement. Il était revenu à la charge en restant salement planqué dans une sous-poche de sa valise, une planque qu'il avait lui-même oubliée mais qui n'était pas passée inaperçue aux yeux des inspecteurs du corps de l'armée britannique. Se défendre ? A propos de ? Il avait beau hurler qu'il en était ressorti, qu'il ne prenait plus, qu'il n'en voulait plus, qu'en avaient-ils à foutre, ceux-là ? La prise était la prise, la condamnation suivrait. Et quand bien même ses supérieurs pouvaient comprendre qu'il en était ressorti et ne consommait plus, comment diable pourrait-il prouver qu'il ne comptait pas revendre cette satanée dope qui lui avait ruiné la vie ?
Condamné à un renvoi immédiat de l'armée et à la prison ferme pour un moment, il avait écopé, en conséquence, de la pire sentence, celle de redevenir un oublié, un type dont on croisait vaguement le chemin et qui ne marquait pas. On s'en foutait, royalement. Habitué il l'était, mais l'armée l'avait forgé à ne pas se contenter de ce qu'il avait. James n'enviait en rien les célébrités, son but n'était pas à la provocation médiatique. Il désirait, très humblement, que l'on finisse par croire en lui. Car lui, ne croyait plus en rien.
Les choses s'étaient déroulées de telles façons qu'il avait dû fréquenter de nouveau son ancien gang de néo-nazi. Et replonger dans la drogue, et la violence, et dans l'oubli. Il n'avait jamais su différencier la violence gratuite du reste. L'armée lui avait enseigné à la canaliser, la prison lui avait retiré cet apprentissage. Survivre, là-bas, nécessitait de frapper en premier. Peu importait que l'autre ait fait, pensé, ou préparé quelque chose, il fallait montrer qu'on avait des couilles, et qu'on les posait volontiers sur la table en scandant « à qui veut les couper, qu'il vienne ». Il en fallait pour vivre en prison. Mais il fallait aussi être entouré, et James n'avait jamais imaginé autre façon de sortir vivant du trou à rat où il avait été plongé, autrement qu'en membre à temps plein du gang. A la base petite frappe, il était devenu un dealer non négligeable. Un type à prendre en considération car il connaissait la place. Vendre n'était pas une affaire d'imbéciles, du moins, pas que. Les meilleurs étaient ceux qui comprenaient la disposition des rues, connaissait la clientèle et préparait leurs sorties. Ce qu'il avait toujours fait. Et les résultats le démontrait. De Liverpool, il faisait partie des plus gros vendeurs et sans aucun doute celui qui avait fait le moins d'aller-retour en prison pour ça.

Il en était là. Un Dealer reconnu dans sa ville, mais guère plus. Un violent raciste, jeune un peu perdu, qui croyait que l'avenir l'avait abandonné sur le bord de la route. Pourtant, il ne se plaignait pas, il encaissait la vie comme elle venait, continuant son commerce sans prêter attention à la mauvaise graine qu'il profilait.
Et pourtant, malgré cette vie de débauche qui témoignait qu'il n'avait déjà plus rien à prouver à personne du haut de ses vingt ans, une gamine venait le défier. Il aurait pu rire, mais ce n'était plus vraiment de son univers. Il ne souriait pas souvent, et jamais lorsqu'il se sentait supérieur. Car il se sentait supérieur face à cette fille-là. Nul doute qu'il la mettait à terre en deux mouvements bien placés, mais après ? Se sentir supérieur n'était jamais bon signe. James partait du simple constat qu'il se sentait plus en sécurité lorsqu'il était inférieur à son adversaire car à ce moment là, il était conscient du danger et donc de sa façon d'agir. Ici, la gamine était faiblarde, peut-être armée, peut-être pas, mais loin d'être assez agile – et ça crevait les yeux – pour contrer, à cette courte distance, une attaque de sa part. Il était rapide et avait subi l’entraînement du corps armé britannique, couplé avec l'enseignement de la rue et des barreaux. Elle venait probablement des beaux quartiers, en tout cas elle en avait la gueule, et nul doute que tout ceci n'était qu'une vaste blague entre gamins pétés de tunes.
Elle le dévisagea de haut en bas, il souffla à sa réflexion, sans même relancer. Elle était tenace pour une gosse de riche. Quelque chose clochait. Oui, mais quoi ? Il n'arrivait pas à mettre les mains dessus.

-Allez, dégage de là, t'as rien à foutre ici.

Pourquoi s'agacer à rester ici planter devant un dealer ? James était un sanguin, mais il se retenait, réellement, et elle n'en bénéficiait pas. Merde, ça lui en collait une ça. Il n'était pas spécialement terrifiant, mais il n'inspirait ni confiance, ni la sûreté. Et si elle n'était pas trop stupide, elle devient bien se douter qu'il ne possédait pas une patience illimitée.

Il haussa les épaules avant d'allumer une nouvelle cigarette. Elle montrait juste qu'elle connaissait rien au milieu. Du moins, qu'elle ne le connaissait pas lui, et c'était suffisant pour qu'il parvienne à piger qu'elle n'était pas là par hasard.

-Mais ferme la sérieusement.

Il haussa les yeux au ciel. Elle parlait de préliminaires, comme si la vente était une simple partie de sexe. Trop de films dans l'esprit de cette gamine. C'était risible tant elle transpirait le faux et le sur-joué.

-Arrête de faire la grande deux minutes, t'y connais rien, tu parles de ça comme si tu venais faire tes courses. Tu sais même pas à qui tu t'adresses. T'as probablement une bonne raison de te pointer devant moi, mais j'pense pas que la came en soit une.

Il tira longuement sa cigarette et ne regarda même pas l'étrangère quand elle annonça son arme. Cette fois-ci, il rit. Doucement, faiblement, un centième de seconde, mais c'était déjà bien assez. Il continua de tirer en guettant le coin de la rue. Son regard était droit, assuré, puissant. Tout traversait son esprit, mais il n'avait rien d'un type froid. Tout du contraire, il était d'une haine bouillante et son aura dégageait exactement cette impression.

-Woaw, impressionnant. Une vraie arme ? T'es vraiment une grosse délinquante alors.

Il secoua la tête, cette scène était irréelle.

-Tu veux que j'te confie un truc, pour te prouver ma bonne foi, moi aussi? Son regard se porta sur elle C'est que j'en ai juste rien à branler.

Il lui souffla la fumée de cigarette lentement au visage avant de se replacer sur son mur, continuant de guetter la ruelle calme et déserte. Là, il aurait tué pour deux choses : des écouteurs, et un album des Clash.
Oh, oh, Police on my back.
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