POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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L'appel du Maître, la réponse des serviteurs [Mangemorts]

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Lord Voldemort


MessageSujet: L'appel du Maître, la réponse des serviteurs [Mangemorts] Mer 25 Mar - 9:27

Le siège de Glasgow n'avait commencé que depuis deux jours. Le Lord était-il impatient ? Enfin, était-il plus impatient que d'habitude ? Les mangemorts pouvaient se poser cette question à ce moment très précis, car une fois de plus, le Seigneur des Ténèbres avait décider de les appeler à se réunir.

Il n'était jamais de ton neutre qu'un réunion se fasse. Celà n'avait rien de routinier ou de coutumier. Une réunion se faisait quand le Maître avait quelque chose à dire, et ce, que ce soit ou non agréable à entendre n'y changeait rien. Il appelait, les serviteurs arrivaient. Il disposait comme bon lui semble de ceux qui lui devaient allégeance, et il ne s'en privait certainement pas.

Aujourd'hui, Tom Elvis Jedusor avait remis cette longue table au centre de son salon à l'étage de sa propriété. Cette table avait valu autant les plus grandes gloires que les plus grandes chutes auprès de ses hommes. Il le savait, et c'est en partie parce qu'il savait qu'elle était un symbole fort qu'il ne daignait pas la changer. Ses habitudes étaient toujours rythmées par une symbolique qui le dépassait presque mais qu'il s'évertuait à toujours maîtriser comme si elles étaient parfaitement normales voire naturelles chez lui aussi. Ho bien entendu il y a des détails auxquels il ne pensait plus du tout dans tout ce boxon. Se faire saluer, s'en foutre de ses hommes, mépriser leur avis, c'était tout naturel. Il ne fallait pas voir trop de symbolique non plus, il avait des réactions tout à fait humaine qui devenaient des symboles uniquement parce qu'il en était l'auteur, il le savait pertinemment et en jouant tout aussi naturellement. Quand on a trouvé le bon filon, c'est con de creuser à côté.

Le Seigneur des Ténèbres était de ces gens qui disait ne pas se satisfaire du décorum, mais qui blâmait quiconque ne le respectait pas. Un vrai paradoxe. Les petits rituels l'agaçaient tout autant si ce n'est plus que ces mangemorts mais il ne pouvait se résoudre à les laisser venir et faire n'importe quoi face à lui ou à parler sur un ton d'égalité. Il voulait que son rang naturel soit respecter dans ces petites intentions qui, finalement, aurait quasiment plues à un Dumbledore si à cheval sur les bonnes manières.

Une fois que leurs Marque les avait brûlé, chacun des mangemorts transplanait le plus rapidement possible. Les premiers arrivaient déjà, dont Léon Brom. Le plus âgé de ses serviteurs se plaça tout naturellement à la droite du Maître après l'avoir dignement saluer. L'attente de l'arrivée de tous commença.


HRP : décrivez vos arrivées respectives !

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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: L'appel du Maître, la réponse des serviteurs [Mangemorts] Mer 25 Mar - 17:10

Glasgow s'était terminé avec un sentiment de lassitude pour Ruth. C'était toujours pareil.
Elle faisait partie de la jeune génération de mangemort. James et elle n'était pas entré au service du Lord depuis si longtemps que ça, et pourtant, ils étaient déjà presque des vétérans de part leur expérience. En peu d'année, elle avait connu nombre de champs de batailles et elle en était revenue vivante. C'était le plus important. Un bon mangemort suit les ordres, exécute les tâches que le maître daigne lui donner, et surtout revient vivant pour continuer sa mission. Un mangemort mort est presque aussi inutile qu'un résistant, un peu le glorifier, mais il faut trouver quelqu'un d'autre pour le remplacer. La mort était réservée aux Serviteurs des Ténèbres, eux avaient tout le loisir de mourir pour la nation. Les mangemorts, eux, étaient là pour gagner et diriger au nom du sorcier le plus puissant qui existe. Ils n'étaient pas choisi au hasard. Contrairement à l'ancienne génération, ils étaient préalablement entraîné avant de recevoir la marque. Ruth avait passé plus d'un an comme Serviteur des Ténèbres avant d'être désignée digne de recevoir l'honneur ultime. Au final, comme beaucoup, elle était surtout un soldat. Résister à la douleur, ne pas céder pendant un interrogatoire, apprendre à survivre dans des conditions drastiques, mourir pour la patrie, etc. c'était toutes sortes de choses que la jeune femme avait appris lors de son entraînement.

A bientôt trente ans, Ruth était bien plus belle qu'elle ne l'était lorsqu'elle avait vingt ans. Avec l'âge, elle avait gagné en élégance et en charisme. On ne pouvait pas nier qu'elle était bien plus que jolie. Elle le savait, et ça faisait partie de son charme. La mangemorte faisait partie de ses femmes qui s'assumait sans le moindre complexe et jouait avec ses atouts. Néanmoins, se limiter à son apparence de belle femme aurait été une erreur fatale. Ruth était aussi cruelle qu'elle était belle. La jeune femme le cachait simplement sous ses airs aimables et affables au public. Seul ses intimes et quelques un de ses collègues mangemorts les plus proches savaient qui se cachait derrière ses sourires.

Quand la marque la brûla, Ruth se trouvait à la Bergerie. Lieu hautement secret connu uniquement de ceux qui travaillaient au gouvernement et de quelques personnes sous Serment Inviolable. En compagnie d'Hildegarde Madne professeur de Potions à Poudlard, et ancienne collègue à l'Intendance, la directrice des affaires moldues menait des expériences sur des moldus et des sangs mêlés pour déterminer quel gêne permettait à certains d'hériter de pouvoir magique et à d'autres non. Pour le moment, si les tests avaient été affreusement douloureux pour les cobayes, aucunes pistes dignes de ce nom n'avait été trouvées, mais Ruth ne désespérait pas. Il devait y avoir une réponse et elle la trouverait. Le but, à terme, était de trouver quelque chose qui permettrait aux moldus de ne plus avoir d'enfants qui développerait de pouvoir magique pour garder les lignées sorcières le plus pur possible. Les experts qu'elle avait interrogé à ce sujet avaient déclaré la tâche impossible mais Ruth restait persuadée qu'ils se trompaient. Aussi, dans l'ombre de son département, elle avait mis au point une équipe recrutée avec soin qui, pour la plupart, ne quittaient pas la Bergerie, et dont la seule tâche était de trouver ce "remède".

Il n'avait pas fallu plus qu'une brûlure pour que Ruth transplane. La voyant faire une grimace sous l'effet de la douleur, les deux baguettes d'élite qui l'accompagnait partout où elle allait se tournèrent vers elle :

"Madame ?
Vous pouvez disposer, faites savoir à ma secrétaire qu'elle peut annuler tout mes rendez-vous de la journée."

Elle transplana, laissant les scientifiques de la Bergerie perplexe derrière elle. Le maître appelait et aucun délai n'était permis. Il ne s'était passé que deux jours depuis l'assaut de Glasgow, et pourtant, elle avait repris le travail sans s'accorder une seconde de repos. Elle était fatiguée, bien plus qu'elle ne l'avait jamais été, elle ressentait une sensation familière dans son corps, mais qu'elle refusait d'admettre. A un mois de son mariage, Ruth était enceinte, et bien que la sensation soit familière, elle refusait de l'admettre et était en dénis total. Son corps s'évertuait à lui envoyer tout les signaux, mais la jeune femme continuait de faire comme si tout allait bien.

Alors qu'elle arrivait à Little Hangleton dans un nuage de fumée noire caractéristique de sa caste, il pleuvait à grosse goutte. Elle se dépêcha de rentrer dans la demeure du Lord. A l'entrée se tenait Queudver, chargé d'accueillir les invités. Ruth eut une moue dégoûtée en le voyant s'approcher d'elle et faisant mine de toucher sa main :

"Bats les pattes
La jolie Maîtresse Alexïeva est attendue par le maître"

Sans lui prêter plus d'attention qu'elle n'en aurait prêter à un rat qui courrait entre ses pattes, elle avança dans le couloir pour rejoindre la pièce où le Lord attendait ses mangemorts. Pourquoi celui-ci s'embarrassait-il d'un être comme Queudver ? Ca dépassait Ruth, et pourtant, rien de ce que le Lord faisait n'était fais par hasard. Arrivée à destination, elle s'inclina brièvement devant celui-ci tout en le saluant :

"Seigneur"

Suite à quoi elle salua le Magistère. Elle était la seconde a arriver sur place, mais certainement pas la dernière. La dernière fois qu'elle s'était assise à cette table, elle était encore une jeune potionniste au service de l'Intendance. A l'issue de la réunion, elle était passé de simple exécutante à maîtresse de l'Etat au même titre que les autres directeurs de département de l'Intendance. Son ascension avait été aussi inattendue que mal vue, et nombre de ses collègues parmi les plus ambitieux avaient attendu sa chute avec impatience. Elle avait hérité d'une tâche presque impossible après tout. Jeune et inexpérimenté en politique, elle n'avait que ses liens familiaux pour appuis, et son intelligence pour seule arme. En un an, Ruth estimait avoir relevé le défis qu'on lui avait proposé au mieux de ses capacités. Prenant les mesures qui s'imposaient, elle avait passé une heure par jours à s'intéresser aux moldus et à leur technologie. Se faisant connaître auprès d'eux, elle était devenue une référence dans leur monde et une figure rassurante face aux terroristes cherchant à mettre à mal l'entente entre sorciers et moldus. Aujourd'hui, elle saurait si sa place à cette table avait changé et si le Lord était satisfait de ses performances. Aujourd'hui, pour elle comme pour les autres, c'était à la fois l'heure du jugement et de l'avancement, le Lord ne les convoquait jamais pour rien.

Spoiler:
 

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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: L'appel du Maître, la réponse des serviteurs [Mangemorts] Lun 30 Mar - 17:06

« Allons, vous savez parfaitement que nous sommes...
-Au maximum de vos capacités ? Si vous étiez au maximum de vos capacités, Mornhill, il n'y aurait pas eu de révolte à Glasgow. Edimbourg a été débordée et tout le monde le sait. Londres a du intervenir. La vérité c'est que le ministère écossais n'a pas été à la hauteur et que vous vous êtes planté. Je pense que c'est la fin de votre ministère, ce n'est qu'une question de temps. Pliez vous aux instructions du Magistère Brom, de l'Intendant et de la Sécurité Intérieure, c'est tout ce que j'ai à dire. En attendant, mes consignes restent les mêmes en matière de Justice et pour le traitement des nés-moldus. Je veux que vous coopériez et contrairement à ce que vous venez de me dire, il n'y aura pas d'opposition.
-Je...
-Je crois que vous comprenez mal, tout ce que vous devez dire, c'est 'oui et au revoir monsieur le directeur'.

-Bon, très bien...au revoir, monsieur Witcher. »

Mike Witcher n'était pas disposé à se laisser faire. Il n'aimait ni le laxisme, ni la fainéantise. On pouvait contester son travail, mais pas la manière de le faire. Il y employait une énergie constante et une détermination rarement égalée.

Et il était à Glasgow. Depuis la fin de la bataille, il n'avait, en fait, pas cessé de faire des allers-retours entre l'Irlande, Londres, et l'Ecosse, passant par Edimbourg, avant de revenir sur le champ de bataille. Il avait en tout et pour tout pris quatre heures de repos et changé d'uniforme, visiter l'hopital de campagne où les hommes de la légion Licorne l'avaient applaudi. En réalité, Witcher ne cessait pas de travailler. En Irlande, les rafles continuaient pour balayer les quelques nés-moldus qui pensaient profiter du désordre bref mais intense qui avait régné lors de la bataille de Glasgow pour s'enfuir. Les effectifs de rafleur, ainsi que l'antenne du département du Sang et des Lois à Dublin qui leur servait de base, remplissaient un rôle majeur. Mike pensait installer un dispositif similaire à Glasgow ou à Edimbourg dont il s'occuperait personnellement quelques temps pour bien roder le système avant de confier le dispositif à un commandant en second. Asbach, son second jusqu'à là, se concentrerait sur l'Irlande.

Ensuite, il fallait trouver des règles pour la Justice. Le directeur du Département du Sang et des Lois était bien d'avis de déclarer la loi martiale pour tout le territoire écossais, ou au moins pour Glasgow, et à défaut, de transférer tous les crimes, même de droit commun, commis dans la ville, non plus aux juridictions de droit commun, mais devant la Haute Cour de Justice de l'Intendance, soit devant lui et les juges qu'il avait nommé.

Voilà quelles étaient les mesures qu'il pouvait prévoir pour maintenir l'ordre. Vu la situation, il savait bien qu'une réunion avec le Maitre ne pouvait qu'être inévitable et il ne cherchait pas à l'éviter, bien au contraire, il la préparait. Voilà d'où résultait cet avertissement au ministre de la Magie écossais. Il ne pouvait bien sur pas prévoir dans les détails la politique que comptait adopter Voldemort, mais il pouvait essayer de s'adapter et de prendre un peu les devants, pour rester efficace. Toujours efficace. Mike n'était pas motivé par la peur – enfin, tout le monde étant motivé par la peur du Lord, cela rentrait en ligne de compte uniquement comme seconde motivation – mais bien par le souci de réussir.

Ils avaient vaincu et c'était le moment d'en profiter, d'écraser la résistance avant que quelqu'un ne se rende compte de ce qu'ils faisaient. Avant que l'opinion ne commence à se dire que le régime n'était pas si inébranlable que ça, après tout. Aussi avait-il rédigé un rapport à l'intention de Crow, gardé sa propre copie à présenter en cas de besoin au Lord, et aussi continuait-il à travailler.

On aimait bien Mike Witcher, voilà sans doute pourquoi les hommes l'avaient applaudis à l'Hopital. Il était animé par le souci de bien faire, ou à défaut, savait en convaincre les gens, parce qu'il les écoutait et qu'il était généralement ouvert à la discussion. Il écoutait tout le monde, tous ses collaborateurs, avant de décider quoique ce soit, mais une fois venu le temps de la décision, il ne tolérait plus la contestation. Quand il agissait, on obéissait. Une décision, une ligne, pour ne pas trainer, pour arriver aux résultats attendus, fin de l'histoire.

Maintenant, il fallait voir ce que le Lord voudrait : il s'attendait à être appelé et ce fut sans grande surprise qu'il ressentit la brûlure de la Marque des Ténèbres alors qu'il étudiait une liste de condamnés à faire exécuter. Laissant à Glasgow ce qui lui restait à faire, il transplana à Little Hangleton. Successeur de Valverde à l'Ordre Nouveau, tenant du nouveau département du Sang et des Lois, le verdict tombait ce soir pour lui pour savoir ce que valaient ses compétences à ce poste. Comme pour, en réalité, la plupart des membres du gouvernement de Crow.

Comme d'habitude, l'endroit n'avait rien d'accueillant ou de sympathique et il aurait préféré être ailleurs. Il faisait un temps plutôt froid pour la période mais Mike savait depuis longtemps que le printemps, et globalement la chaleur ou la joie, était un concept inconnu à Little Hangleton. Il entra dans le Manoir et ignora royalement Queudver, comme d'habitude.

« Hors de mon chemin, bestiole crasseuse. »

Le rat finit par lui foutre la paix et il parvint devant le Lord :

« Maître. »

Il s'inclina devant Voldemort. De plus en plus rares étaient ceux qui l'appelaient ainsi, lui préférant le titre de Seigneur. Il était sans doute de la vieille école, maintenant, comme John, qui l'appelait lui aussi ainsi. Selon Mike, c'était de l'égo mal placé. Il était leur Maitre à tous, à quoi bon se masquer une réalité inaltérable ? Il salua Ruth et le Magistère. Restait à attendre, maintenant, les autres.
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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: L'appel du Maître, la réponse des serviteurs [Mangemorts] Lun 30 Mar - 23:49

Lorsque l'émeute de Glasgow fut matée, Crow ordonna à ses troupes, les Manticores, de parcourir la ville à la recherche d'éventuels survivants. Sur ces mots, il transplana immédiatement direction Buckingham. Le hall du château londonien était, comme d'habitude abondamment fréquenté. Seul l'espace central, une place ovale, était farouchement gardée par des militaires. Aucun âme n'y passait. Il s'agissait d'une zone de transplanage directe pour les hauts fonctionnaires de l'Intendance, spécialement utilisée en temps de crise, comme Glasgow. Cela permettait de transplaner sans encombre. A son arrivée dans le hall dans un élan de fumée noire typique des mages noirs, la foule observa. Son retour ne pouvait signifier qu'une chose : Glasgow était désormais une histoire ancienne. Les blessures, les vêtements déchirés par endroits, et le sang dégoulinant étaient les témoins d'un lourd combat, et force était de constater que l'Intendant s'était mouillé. Pour Crow, cette arrivée était aussi un moyen sûr d'affirmer son pouvoir. Il était l'Intendant qui combattait le mal du bourbisme par la force, il était en première ligne, pas derrière un bureau. Il saignait pour la nation, et il revenait vivant. Increvable, il apparaissait comme un combattant invincible, un fidèle du lord à toutes épreuves. La propagande allait jusque là, alors même que Crow montait les marches du hall sans même un regard à la foule, ses sujets.

Il gagna son bureau et ferma la porte soigneusement, sans un seul geste brusque, le visage fermé. D'un geste de baguette il soigna les plus grosses blessures, et banda les plus fragiles. Il se refusait à pleinement guérir par magie. Il considérait qu'il était important de connaître la douleur. Mais à son grade, il ne pouvait pas se permettre d'apparaître plus qu'il ne venait de le faire, les blessures béantes. L'opération lui prit une vingtaine de minutes. Il prit ensuite plumes et nota, de sa propre main, plusieurs lettres destinées aux dirigeants de ce pays en pleine puissance.
Il quémanda sa secrétaire qui débarqua expressément et lui tendit chacun des missives, annonçant le ou la destinataire.

-Vous ferez transmettre cela à Monsieur Mulciber. Celle-ci pour Monsieur Witcher, vous joindrez aussi mon respect pour sa prouesse à Glasgow. Vous remettrez celle-ci à Madame Alexïeva en main propre, j'y tiens. Vous lui annoncerez également que le Président Moldu Français souhaite s'entretenir avec moi, je tiens à la présence de Madame Alexïeva à ce rendez-vous, elle y sera plus utile que moi. Et enfin, vous enverrez ceci à Monsieur le Ministre. N'en perdez aucune.

Les ordres de l'Intendant étaient transmis dans chacun de ces missives, les prochains mouvements de l'organe puriste international étaient en marche. Ce n'était qu'une question de temps avant que les ordres soient exécutés à la lettre. Le gouvernement Crow était d'une rare efficacité. Il avait renoué avec un système militaire strict laissant peu de place à la politique, et force était de constater que Brom avait vu juste bien avant lui. Seul l'austérité de l'armée permettait à un gouvernement de marcher droit. Les résultats étaient bons, en hausse même. Les incidents comme Glasgow étaient condamnables mais Lincoln ne les mettait pas sur le dos de ses Directeurs.

Alors qu'il s'apprêtait à disparaître de nouveau pour rejoindre La Bergerie où Paravell devait lui rendre quelques rapports quant aux opérations du Département des Services Secrets, la marque le brûla. Une douleur légère face à celles qu'il avait pu connaître. Il enfila sa veste sur le champ, et envoya un de ses hommes envoyer une nouvelle missive à Paravell annonçant l'absence de l'Intendant pour des raisons qui surpassaient le commun des mortels. Il fallait être un fidèle pour comprendre l'importance qu'avait cette simple brûlure sur l'avant-bras.

Il transplana de nouveau et débarqua au cœur du cimetière de Little Hangleton. Il alluma une cigarette qu'il consuma rapidement avant de jeter le mégot dans l'herbe humide. Il pénétra dans le domaine. Crow jeta un regard à Queudver et inclina sa tête, en signe de salutations, avant de prendre l'escalier menant au salon principal où la table était installée. Entrant dans la pièce, son regard noir se posa sur le Lord. Il s'inclina respectueusement et prit place face à Brom, à la gauche du Lord. Il avait progressé sur la table et était maintenant plus proche du Seigneur des Ténèbres que jamais. Certains auraient peur. Tout comme Crow. Il fallait être fou pour ne pas avoir peur de ce reptile ambulant. La grande différence venait de la façon qu'avait Lincoln de manipuler sa propre peur. Il n'était pas un spécialiste de la Peur en elle-même pour rien, il la domptait comme personne, et jouait avec ses rouages. L'assemblée prenait lentement place, Crow adressa un signe de tête au Magistère qu'il fréquentait bien plus aujourd'hui qu'auparavant du fait de leurs fonctions proches et leurs expériences communes et personnelles. La réunion s'annonçait, comme toujours, froide, austère et cinglante. A l'image de celui qui la gouvernait. A l'image de la nouvelle politique du politiques que le Lord érigeait peu à peu.

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Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

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John Mulciber


MessageSujet: Re: L'appel du Maître, la réponse des serviteurs [Mangemorts] Mar 7 Avr - 16:24

Deux jours. Deux jours depuis qu'ils avaient repris Glasgow et deux jours que le temps était immonde. Deux jours que John Mulciber restait là, sur le terrain, à donner des ordres d'une voix sourde dans une ville détruite où seuls des fantômes paraissaient pouvoir l'entendre.  Le silence régnait en maitre dans la plupart des quartiers repris par les mangemorts, sauf vers Hyndland qui subissait de constants assauts. Il est là, dehors.  Je le sais. Sale gosse. Ce n'était rien de plus que ça. Benjamin le narguait à nouveau. C'était de lui qu'il aurait du se méfier, pas des Jugson en général, parce que c'était lui le plus dangereux, lui dont il attendait le plus. Tous les gens déçoivent vos espoirs, et moi je l'ai oublié. Plus les espoirs sont grands plus la chute est lourde.  On lui avait rapporté qu'on voyait souvent Limonkov sur les barricades. Pour l'instant, John n'avait pas osé aller vérifier lui même. Il n'avait pas peur de ce qu'il trouverait. Du moins le croyait-il.

C'était une affaire entre lui et Benjamin, du moins John le croyait-il. Mais personne ne comprendrait ça, parce que dans les faits, ce n'était qu'une impression due sans doute à sa propre rancœur. Tu n'es pas objectif. Personne ne l'était jamais sur sa propre famille de toute façon. Imperturbable, Mulciber méditait sur les ruines de Glasgow, puis un hurlement retentit d'un coup. Un cri qui n’en finissait pas. Un cri dont l’écho résonna longtemps, secondes d’éternité, comme si le combat que se livraient sans merci le silence et le bruit pouvait encore déjouer le cours du destin. Un torrent aux eaux tumultueuses se fracassait contre la structure trop rigide d’une digue, ondes volages qui allaient et venaient sans relâche, malgré le courant qui s’épuisait, pour bientôt ne plus émettre que le clapotis ténu d’un souffle ultime. Ca ne reprend pas. Pourtant, c'était étrange. Il lui semblait entendre des rumeurs lointaines, un peu agressives, persistantes. Il se sentit soudain mal à l'aise. Comme illégal. Pas à sa place. Clandestin. Elle entendait les conversations passées de la ville, percevait les moments à travers les murs, témoin involontaire d'une intimité à laquelle il n'était pas convié.

« C'est de votre faute. Je fais ce qui est juste. C'est le bon chemin. Vous vous êtes détruits seuls. Et moi je devais vous arrêter. »
murmura-t-il afin de se convaincre qu'il ne faisait rien de mal. Sa position pourtant lui semblait incongrue. Il disait « le bon chemin » parce qu’à ses yeux « le droit chemin » n’existait pas, c’était un leurre, un mirage qu’on faisait miroiter aux enfants pour les faire rentrer dans le rang. Rien n’est droit dans l’existence. La vie ressemble à un immense terrain accidenté, parsemé d’obstacles, de virages et détours, une sorte de labyrinthe bourré de pièges dans lequel la ligne droite n’existe pas.

Il persisterait sur sa voie.

« Messieurs, madame, nous allons commencer. » Il était en compagnie de Athelney Jones, de Garfield Manston et bien sur d'Adelaide Spittalfield. « Ces événements sont un échec pour nous. Nous ne sommes pas montrés à la hauteur de tous les objectifs que nous nous étions fixés. En  ce qui concerne la prévention, force est de constater que nous n'avons pas réussi à prévenir cette bataille. Et nous n'avons réussi qu'à assurer une partie de la contre-attaque.

-Mais mon général, le propre d'une attaque terroriste est d'être imprévisible, justement...
-Le propre d'un plan de prévention est de prévoir ce genre d'attaque. Le plan d'alerte niveau deux s'est révélé insuffisant. La brèche de sécurité est passé soudainement d'un niveau nulle à 5. En revanche nous avons prouvé que nos capacités d'interventions étaient facilement mobilisables. C'est une bonne chose.

-Que devons nous faire à présent ?
-Il est très probable que le Seigneur des Ténèbres, l'Intendant, et le Magistère, aient déjà établi un plan. En ce qui nous concerne, je pense que nous devons maintenir un état de brèche de sécurité de classe 1 en ce qui concerne Glasgow. Jones, vous prendrez l'affaire en me rendant des comptes directement. En ce qui concerne le niveau d'alerte général du pays, nous passerons en classe 3, état de guerre. J'évoquerais avec le Magistère les mesures militaire à prendre en ce qui concerne la collaboration avec l'armée, en attendant prêtez leurs main forte. J'étudierais également avec monsieur Witcher la question de la loi martiale. Nous verrons ensuite...»

La Marque des Ténèbres le brula à ce moment là. Il fallait s'y attendre, tout de même, John le savait. Le Maitre ne laissait jamais trainer les choses et il approuvait cette politique. Balayons tant qu'il en est temps, tant que nous pouvons le faire, avant qu'ils n'essayent de nous bouffer systématiquement.

« Jones, vous prenez le commandement. Il est probable que l'Intendant envoie des instructions, si elles ne sont pas déjà en chemin, nous nous croiserons sans doute. Faites appliquer ça. »


Little Hangleton était aussi sinistre que Glasgow et John ne s'attendait guère à mieux que la ville en état de siège en venant là. En fait il s'attendait même à pire, mais le Maitre n'avait pour l'instant pas l'air décidé à déployer sa colère envers quiconque. Il n'était pas réellement en avance, pas en retard non plus, salua à la ronde ceux qu'il voyait, discrètement, après avoir salué le Lord lui même, car la vraie riposte se ferait comme toujours par Lui.
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James Eccleston


MessageSujet: Re: L'appel du Maître, la réponse des serviteurs [Mangemorts] Lun 13 Avr - 22:57

Shit happens. S'il avait fallu résumer cette journée en deux mots, voici ce qu'aurait dit James Eccleston, Mangemort et Ministre de la Magie d'Angleterre. Pas très classieux ? Certainement, mais tellement adapté à la situation... La bataille de Glasgow s'était achevée deux jours auparavant seulement, et il n'avait pas eu le temps de se reposer ; il avait fallu repartir au travail immédiatement, sans pouvoir prendre ne serait-ce qu'une demi-journée pour se retaper un peu. Il avait eu la chance de ne pas être blessé – à peine quelques égratignures, autant dire rien comparé à ce que d'autres Mangemorts avaient subi – mais il était épuisé, principalement à cause de ses difficultés respiratoires. Elles s'étaient considérablement atténuées depuis la greffe, mais une gêne demeurait. James était le moins endurant des Mangemorts, même s'il mettait un point d'honneur à suivre les autres – question de survie aussi ; avec Lord Voldemort, il n'était pas conseillé de traîner la patte, pour n'importe quelle raison. Certains avaient payé de leur vie une lenteur qui avait exaspéré le Maître. On ne savait jamais quand et pour quel motif l'éclair vert pouvait venir, avec un tel sorcier.

Le lendemain de la bataille avait été consacré à reprendre le cours des affaires au Ministère. Crow n'avait pas traîné : dès son retour à Buckingham Palace, il avait expédié ses ordres à ses subordonnés. Là encore, on ne traînait pas. Parce que c'était le ton donné par l'Intendant, et, dans le cas précis de James, parce que les ordres venaient de Crow. L'amitié qui s'était tissée entre eux ne lui avait pas fait oublier leur première rencontre, et ce lien extraordinaire qui les unissait : un Serment inviolable, par lequel il s'était engagé, sous peine de mort, à obéir à Crow. Plusieurs fois il avait voulu en parler à son ami, lui demander d'annuler ce serment, par simple précaution. Il était certain que ce n'était pas pour autant qu'il s'aviserait de ne pas exécuter un ordre de celui à qui il devait tant. Crow l'avait épargné lorsqu'il était à terre, et il avait fait de lui ce qui existait de plus noble sur terre, un Mangemort. Cela méritait un respect qu'un Serment inviolable, si puissant qu'il fût, ne pouvait égaler. Jamais encore, cependant, il n'avait osé aborder le sujet, craignant que Crow n'y voie une tentative de rébellion.

Une telle journée, passée à potasser des dossiers, avait au moins eu le mérite de permettre au Ministre de se reposer un peu. Il restait un homme de bureau, qu'une masse de travail intellectuel n'effrayait pas. Le soir venu, il avait quitté son Ministère en ayant donné toutes les directives nécessaires pour que les ordres de l'Intendant fussent appliqués sans fausse note. Crow le tenait pour un collaborateur efficace, et il n'entendait pas perdre cette réputation. Il passa d'ailleurs le dîner le nez dans un dernier dossier, sans accorder un regard à sa femme qui chipotait dans son assiette, en face de lui. Les jeunes mariés se parlaient peu, et presque toujours pour se dire des choses essentielles.

Vera n'avait pas jugé essentiel d'informer son seigneur et maître que le lendemain matin, elle comptait lui faire faux bond pour aller faire du shopping à Londres, le laissant avec leur fils sur les bras. C'est ainsi que James Eccleston se retrouva dans le rôle du jeune père débordé, débarquant chez Ariana Bedan avec son fils et tout ce que cela supposait de bagages indispensables... Peu après, il avait dû abandonner son rejeton chez la jeune femme ; la Marque n'attendait pas. Tout en transplanant en direction du Maître, il songeait à la rage d'Ariana ; elle devait le maudire sur tous les tons de l'avoir mise dans un tel pétrin. Lui-même ne se sentait pas très rassuré : après tout, il ignorait si elle saurait s'occuper de l'enfant. Le visage fermé, il entra dans le manoir de Little Hangleton, dont l'entrée était gardée par le fidèle Queudver. Le rat ne lui accorda guère d'attention ; sans doute Eccleston n'était-il pas assez prestigieux pour qu'il l'importune.

Le Ministre gagna la pièce où se déroulaient toutes les réunions. La vieille table était là, plusieurs Mangemorts déjà installés autour d'elle. James salua le Maître, respectueusement, avant d'aller prendre place parmi ses collègues auxquels il n'adressa qu'un simple signe de tête. Il se trouvait assis au bout de la table, à la place la plus éloignée du maître des lieux. Rien ne se faisait au hasard à Little Hangleton, et cette place avait sa signification. Le Mangemort, entre colère et malaise – il se sentait toujours mal lorsqu'il pénétrait dans cette demeure, question de puissance magique dans les lieux – baissa les yeux et se mit à observer le bois de la table. Il se sentait fébrile et ne parvenait pas à se calmer. Seule l'entrée en scène du Lord, quelque temps plus tard, lui permit de retrouver toute sa concentration.
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MessageSujet: Re: L'appel du Maître, la réponse des serviteurs [Mangemorts] Jeu 16 Avr - 11:27

Tom Jedusor était un homme assez calme de nature. C'était un paradoxe car on se remémorait très souvent ses colères, ses accès de violence associés à cette colère, mais fondamentalement, la plupart du temps il était d'une froideur encore plus glaçante que ses colères. Il méprisait les gens. Les dominait, les écrasait, il ne les regardait pas, se contentant de les diriger comme un berger dirige son troupeau vers un abattoir. La vie humaine n'avait pas d'autre valeur que celle de lui assurer la victoire. Il ne la respectait pas. D'ailleurs, Lord Voldemort ne respectait finalement que très peu de choses, et aucune n'était véritablement humaine. Pas même lui.

Une réunion était très rarement une belle chose. Soit on parlait des plans, soit on parlait des victoire, soit on parlait des défaites. Il n'y avait pas vraiment d'alternatives, pas vraiment de discussion de forme, pas de prise de nouvelles d'un homme blessé. Si il est blessé c'est que le serviteur n'a pas osé se battre jusqu'à la mort ou qu'il n'est pas assez puissant que pour s'éviter d'être blessé, alors à quoi bon en parler, on sait tous ça. Il fera mieux la prochaine ou mourra, de la main de son ennemi ou de la main de Lord Voldemort.

Porter allégeance à Tom Jedusor était quelque chose de grandiose, apothéose d'une vie qui n'aurait pu être atteint seul par les Mangemorts. Ils étaient de bons sorciers, parfois forts, parfois érudits, parfois cruel et intelligents, mais jamais au grand jamais dépourvus du moindre talent. Le Seigneur des Ténèbres ne supporterait pas de côtoyer quelqu'un qui ne pouvait rien lui apporter. Certains diront pourtant que Queudver était là lui. C'était de notoriété quasiment publique que c'était un sorcier minable et sans ambition. Pourtant il y avait des choses qui trahissait de son talent. N'est pas animagi qui veut. Les gens se moquant de Peter oubliaient que Jedusor avait lui-même apposé sa marque sur le bras de ce moins que rien, et qu'il ne faisait jamais ce choix sans bonne raison de le faire. Il avait su tirer de Pettigrew une force insoupçonnable à certaines occasions, la force que la peur pouvait faire naître chez un individu.

Glasgow serait-elle la peur des autres serviteurs du Maître ? Il y avait des événements de vie comme ça qui se trouvaient devenir des symboles dépassant les hommes. L'attaque et la prise de cette ville était un affront. Une injure. Un crachat au visage de Lord Voldemort. Le plus grand doigt d'honneur qui ne se fut jamais dressé face à lui. C'était un événement unique, ponctuel, mais symptomatique de l'incapacité à éradiquer ces petits fumistes qui s'opposaient à lui depuis des années. Il pensait à ça alors qu'il se levait de son siège. Tous les Mangemorts étaient là. Tous, sans la moindre exception. Il ne les regarda pas, préférant apposé ses yeux vers l'horizon de Little Hangleton.


Mes chers mangemorts...

Nous sommes là, une fois de plus. Mais que devons traiter aujourd'hui ? Une victoire ou une défaite ? Je me pose sincèrement la question. Personne n'a de suggestion à donner à son Maître ?


Silence profond.

Pas même toi Brom, si prompt à donner conseil d'habitude... Non. Dommage.

M'avez-vous servi dignement tous en laissant des insurgés prendre possession d'une part certes infime de mon monde ?


Silence profond, bis.

Oui... je sais ce que vous pensez tous. Comment aurions-nous pu prévoir une telle attaque, c'est impossible Maître. Même la magie ne peut nous apprendre l'avenir avec précision. Et pourtant... N'ai-je pas demander depuis de très longues années que ces sang-de-bourbes et ces fils de cracmoles meurent ? Ne l'ai je pas demandé ? Et l'ai-je obtenu ?

Le fait qu'ils m'aient insulté est de votre fait à tous. A tous sans la moindre exception. C'est le résultat de votre incompétence dans la tâche qui vous a été confiée de les tuer. Et vous mériteriez le sort des traîtres pour ça.

Mais mais mais, ce serait contre-productif. Vous avez négligé votre devoir en laissant un tel événement se produire, c'est un fait, mais vous avez su vous montrer dignes de moi dans une riposte sanglante comme on en a rarement vue. Je sais que vous ne vous laisserez plus surprendre de la sorte. Nous savons tous pourquoi ici. Je ne vous punirai donc pas mais gardez bien en tête que ce jour, votre victoire par les armes n'est que le reflet de votre défaite passée. Et que je n'accepterai pas d'autres défaites de ce type sans en punir le ou les responsables.


Silence profond bien que moins lourds, une menace éloignée valait toujours mieux qu'une menace imminente.

Bien. Lincoln et Brom, vous restez. Les autres faites votre travail avec vélocité et efficacité. Vous appliquerez à la lettre les ordres qui vous seront donnés au sujet de Glasgow. Je ne me répéterai pas. Sortez.

Il attendit que les mangemorts non désignés sortent de la pièce. Voldemort s'assit, regarda Crow à sa gauche, et lâcha :

Alors. Que propose-tu de faire pour reprendre possession de ce quartier de Glasgow Lincoln ?

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MessageSujet: Re: L'appel du Maître, la réponse des serviteurs [Mangemorts]

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L'appel du Maître, la réponse des serviteurs [Mangemorts]

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