POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Dossier Wight [S.Hodge]

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Stanley Hodge


MessageSujet: Dossier Wight [S.Hodge] Mar 31 Mar - 16:42

Stanley Hodge, visage radieux, mug de café à la main, entamait un journée de travail de plus au département des commissions du sang. Il ne savait plus trop quel nom avait l'endroit dans lequel il travaillait, et, finalement, au fil des jours, il se rendait compte à quel il en avait rien à secouer de tout ça.

Il avait rendez-vous à 9h, il était 9h10, il s'en foutait, le peuple attendrait le mangemort bas de gamme qu'il était. Il ne se faisait pas prier pour aller dans les réunion du Maître, mais pour le reste, il faisait son travail au rythme qu'il lui plaisait, dans le plus strict irrespect de l'ensemble des gens en présence. Il arrivait dans l'éternel, presque incommensurable, couloir des salles d'audition, il entra dans la salle qui lui était assigné, la troisième sur sa droite depuis le couloir menant à son bureau, ce qui revenait à la quatrième sur la gauche pour l'entrée des visiteurs.

Il avait une robe de sorcier classique, toujours noire, sans fioriture. C'était pas un grand original. Il entra sans regarder personne, sans s'excuser pour son retard, il posa son mug, ouvrit son dossier et leva les yeux enfin sur le centre de la pièce et se rendit compte qu'il n'y avait pas une, mais deux personnes face à lui. Il écarquilla les yeux un instant, comme pour corriger une vision troublé, il vérifia d'une gorgée que son mug ne contenait que du café. Non non, il n'y avait pas d'erreurs votre horreur, y avait bien deux gamines. Il fit la moue malgré la cicatrice de son bec de lièvre, et se pencha sur Sylviana, la secrétaire et scribe de l'entrevue.


Dites moi Charlotte...

C'est Sylviana monsieur Hodge.

Ta gueule. Quand je parle tu la ferme, règle numéro 1. Je disais donc Joséphine, vous pouvez m'expliquer pourquoi il y a deux cas à traiter ?

He bien heu.. Monsieur Jones avait donné une double convocation... Ce sont deux soeurs vous voyez et comme vous n'avez pas contre-signer cet ordre et que...

Oui ça va la ferme la ferme. Et ça vous a pas effleuré que j'ai toujours pris les cas individuellement ? Non? Putain un vrai QI de goule. J'espère que vous prenez de meilleures notes que de décisions, sinon ce service est pas près de tourner, c'est moi qui vous le dis. Vous avez une de ces chances que ce soient des gosses qui nous regardent vous avez pas idée.

Hodge regarda d'un air parfaitement mauvais la secrétaire, qui n'osa pas rendre ce type de regard, préférant baisser les yeux aussi lâchement que possible. Son mari étant étranger, son statut du sang n'avait pas encore été jugé, et Hodge aurait le cas très probablement. Elle faisait profil bas, acceptant une humiliation publique absolument imméritée. Le commissaire prit une posture nouvelle et un air parfaitement détendu et agréable alors qu'il s'adressait aux deux jeune adolescentes face à lui :

Bonjour bonjour ! Moi c'est Stanley Hodge, commissaire du sang, je remplace monsieur Jones qui a eut un empêchement intestinal ce jour, je suis donc ici pour l'entrevue des soeurs... nom d'un botruc vous avez écrit ça avec les pieds Josette ? Si c'est pour qu'on puisse pas vous lire arrêter de vous emmerder à écrire sérieusement...

Les soeurs Wight.

Les soeurs Wight qui ?

Les soeur Wight Monsieur Hodge.

C'est mieux, ça vous a pas écorché la tronche non ? Enfin notez que ça vous ferait peut-être un visage plus agréable. Excusez-moi misses Wight. Les tracasseries administratives, les incompétences à gérer... Que de menus soucis. Je vois que l'aînée est Margareth, c'est donc à elle que je m'adresse en particulier. C'est laquelle des deux ? Parfait. Alors je voudrais que tu me donne ton age, celui ta soeur, vos maisons respectives à Poudlard, le statut sang auquel vous aspirez toutes les deux ainsi que tout document pouvant attester qu'il est ainsi recevable. Je t'écoute mademoiselle, parle distinctement et articule bien pour que Josiane aie le temps de faire des notes propres.
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Margaret L. Wight


MessageSujet: Re: Dossier Wight [S.Hodge] Mar 31 Mar - 21:42

    Margaret attendait, le visage fermé, devant le portrait de la grosse dame, que sa soeur veuille bien sortir. Elle avait envoyé un gryffondor lui demander de se dépêcher environ dix minutes auparavant mais sa soeur cadette ne semblait pas particulièrement pressée de passer sa commission. Margaret aurait pu comprendre ses réticences s'il s'était agit que de cela. Vraiment. Plusieurs de leurs camarades du dortoir avaient été tués ou jugés nés-moldus par la commission, il était donc compréhensible de ne pas être particulièrement rassurée. Mais Margaret était intimement convaincue que ce n'était pas l'inquiétude qui gardait Elisabeth derrière ce portrait. Cette commission n'avait probablement pas beaucoup d'emprise sur elle. Pas plus que la perspective que d'arriver en retard, contrarier le commissaire ne devait pas l'angoisser. Margaret gardait son calme derrière la porte, regardant les gens entrer, soufflant le mot de passe à voix basse comme si Maggie était une dangereuse psychopathe, prête à dire le mot de passe et à entrer pour tous les dézinguer. Il fallait dire que malgré son air pur et innocent, Margaret savait garder à les gens à distance et leur faire peur. La jeune fille restait là, plantée debout, comme un piquet, les mains derrière le dos.

    En ce qui la concernait, Margaret n'était pas inquiète. Tendue mais pas inquiète. Contrairement aux autres pensionnaires de l'orphelinat Rosier, les soeurs Wight avaient fait des recherches pour retrouver leurs parents. C'était une sacrée chance pour elles deux que leur dossier contienne les noms et prénoms de leurs parents. Même si la branche de leur mère semblait éteinte, leurs grands-parents étaient encore en vie et avaient acceptés, difficilement, de les rencontrer et de leur fournir les documents attestant la naissance de leur père et sa scolarité à Poudlard et avaient même fournit une copie des leurs. Étant eux-même déjà passés à la commission, ils avaient étiquetés sang-mêlés et les deux jeunes filles n'avaient donc rien d'autres à prouver qu'être leurs petites-filles. Simple comme bonjour. Si seulement Elisabeth ne s'arrangeait pas pour flirter avec la ponctualité, risquant ainsi de mettre les nerfs du commissaire à rude épreuve. Margaret avait reçu sa convocation pour sa commission quelques semaines auparavant et avait tenté le tout pour le tout en répondant à cette lettre avec son respect habituel pour demander à ce qu'elle passe en même temps que sa soeur. Et le commissaire avait accepté. Margaret connaissait sa soeur cadette sur le bout des doigts, elle aurait été capable de mettre le commissaire en rogne et de gagner un séjour à Azkaban. Elle avait, malheureusement, une conscience toute relative de ce qu'elle risquait. Elisabeth avait l'art et la manière de s'attirer des ennuis de manière incroyable. En la faisant passer avec elle, Maggie savait qu'elle risquait gros car elle risquait de lui attirer des ennuis à elle aussi mais elle savait aussi parfaitement que si elle passait seule, elle ne serait pas là pour rattraper ses bourdes et l'ainée des Wight ne voulait pas qu'il lui arrive quoi que ce soit.

    Pour l'occasion, la jeune fille avait gardé sa robe de sorcière réglementaire à Poudlard mais avait tressé ses cheveux de manière à ce que sa tresse repose sur son épaule et sa poitrine. La première impression était toujours importante. Mais le retard qu'elles risquaient de prendre ne pourrait pas être retenu par sa coiffure. C'était le genre de détail qui avait un impact minime sur l'interlocuteur. Il ne pouvait pas rattraper une marque d'irrespect. La poufsouffle restait pourtant calme. Elle n'était pas nerveuse, ça n'aurait servit à rien. Alors que le portrait s'ouvrait, elle tourna la tête pour voir si c'était sa soeur qui en sortait, lâchant ses mains pour ramener devant elle le dossier qui contenait toutes les preuves de leur ascendance. Le dossier était maigre, mais fallait-il s'en étonné de la part de deux orphelines? Elisabeth surgit du portrait, guère plus soignée qu'à l'habitude, sa robe de sorcière sur le dos, les cheveux détachés. Les deux jeunes filles se ressemblaient assez mais leur attitude était radicalement différentes. Si Margaret se tenait droite, le visage serein mais fermé et indéchiffrable, sa soeur était davantage expressive. Les mains dans les poches, elle lui fit face, lui sourit faiblement, l'air de dire "puisqu'il faut y aller...". Les lèvres de Margaret se mouvèrent en un sourire léger le temps d'une seconde avant qu'elle ne dise :

    "Bien. Allons-y, tu veux?"

    Ce n'était pas une question. Margaret n'attendait pas de réponse alors qu'elle se dirigeait vers les escaliers. Elle ignorait ce que faisait sa soeur pour arriver tellement limite mais elle n'avait réellement envie de le savoir et n'avait pas non plus envie de poser la question. Sa soeur lui emboita le pas en osant protester :

    "Zen, Mag', on est pas pressée...
    -On a dix minutes pour se rendre devant le commissaire, montre en main. On est pressée, Beth."

    Sa soeur cadette se contenta de lever les yeux au ciel et même si Margaret ne la voyait pas faire, elle devina qu'elle faisait un geste de la sorte. Elle connaissait trop sa soeur pour savoir ce qu'elle pensait de sa rigueur et de son travail, sans parler de sa ponctualité. Et Beth savait parfaitement ce que pensait Maggie de son manque de travail, de rigueur et de ponctualité. Elles étaient la soeur trop sérieuse et celle qui ne l'était pas assez.

    ***

    Arrivées à l'intendance à 9h pile grâce au portoloin que l'école mettait à leur disposition pour l'occasion, les deux Wight se rendirent au département du Sang et des Lois, l'une essayant de pousser l'autre à se dépêcher par de petits regards lancés par dessus son épaule. Les lieux étaient absolument immense et les jeunes filles eurent du mal à s'y retrouver. Elles mirent donc quelques minutes à découvrir par où il fallait se diriger pour pénétrer le département en question. Et même une fois sur les lieux, ce fut Margaret qui dû prendre les choses en main en demandant l'accueil à un sorcier qui les jaugea du regard avant de daigner leur répondre, Maggie gardant le menton levé, ignorant le mépris dont il les affublait. Savoir qu'un employé de ce département les considérait comme des moins que rien ne lui faisait ni chaud ni froid. En revanche, elle dû retenir Beth par le bras pour éviter qu'elle le suive pour... non, elle ne voulait même pas savoir ce qu'elle avait en tête. Arrivée devant la secrétaire en question, Margaret se présenta, lâchant une Beth qui voulait dégager son bras :

    "Bonjour. Je suis Margaret Wight, et voici ma soeur. Nous avons rendez-vous avec Mr. Jones pour...
    -Oui, oui, je suis au courant. Mr. Jones a malheureusement eu un contre-temps et ne pourra pas vous recevoir. Votre dossier a été reprit par Mr Hodge, il ne devrait pas tarder, suivez-moi..."

    Margaret haussa un sourcil. Un commissaire plus en retard que sa soeur? Elle aurait presque pu croire qu'elle avait de la chance. La jeune fille échangea un regard à sa cadette des Wight qui la regardait avec un petit sourire, l'air de dire "tu vois, pas besoin de se presser!". Sagement, du moins Margaret, les deux soeurs suivirent la secrétaire qui les amena dans un des bureaux qui ponctuait l'allée.

    "Beth."

    Sa soeur venait d'entendre quelqu'un crier au bout du couloir et regardait la scène avec curiosité, restant à la porte. Si Maggie n'arrivait pas à comprendre ce qu'il disait, ça n'avait pas l'air d'être le cas de sa soeur et de la secrétaire. Cette dernière pressa Elisabeth à entrer avant de leur dire :

    "Installez-vous, il ne va pas tarder."

    Et elle referma la porte derrière elle. Et Elisabeth regarda la porte se refermer. Et Margaret regarda Elisabeth regarder la porte se fermer.

    "Un problème?
    -T'as entendue? demanda Beth en se retournant vers elle.
    -Entendu mais pas compris," répondit Mag', comprenant que sa soeur parlait des cris.

    Elisabeth secoua la tête et alla s'assoir à ses côtés, sous l'oeil patient de Margaret qui attendait que sa soeur lui dise ce qui la troublait à ce point. Cette dernière finit enfin par croiser son regard et, comprenant l'attente de sa soeur, haussa les épaules :

    "Une commission qui s'est mal terminé."

    D'un geste commun, les deux jeunes filles firent la même grimace avant de faire craquer leur nuque d'un même mouvement de tête. Margaret posa son dossier sur les genoux avant de regarder sa soeur. Elle cherchait une phrase, un mot, quelque chose à lui dire de convenable qui l'inciterait à essayer de se maitriser... mais elle n'aimait pas l'idée de lui demander un truc pareil et se tut donc. De toute manière, elle n'aurait pas pu en placer une puisque la porte s'ouvrit soudainement, laissant entrer un homme mur, possédant des traits assez dur et tranchant, dont l'attitude trahissait une certaine indifférence et, dans le même temps, avait le don de clamer qu'il était ici comme chez lui. Les deux soeurs le regardèrent traverser la pièce, s'assoir, jetèrent un oeil au mug avant de croiser son regard surpris quand il leva la tête. Margaret devina aussitôt que sa soeur venait de se pincer les lèvres pour dissimuler son sourire. Il avait l'air d'être surpris de les trouver là, comme s'il ignorait qu'il devait les évaluer. Entre l'un qui était absent et l'autre qui ignorait son job, l'estime de Margaret dans l'efficacité administrative de l'intendance commençait à baisser.

    La secrétaire, qui l'avait suivit, paya aussitôt le prix de son ignorance. En quelques minutes, l'échange avait permis à Maggie de se faire une idée sur le personnage et elle comprit rapidement pourquoi il était laissé là. Il devait être compétent dans l'évaluation. On ne pouvait pas venir au travail, les mains dans les poches, sans même savoir qui on recevait. C'était un concept totalement étranger à Margaret. Le fait qu'il fasse payer sa secrétaire le prix de son manque d'organisation ne pouvait signifier que deux choses : son pouvoir incontestable dans le service -difficile à croire mais possible- ou le peu de pouvoir que possédait la secrétaire, plus facile à croire vu le respect affligeant qu'elle essayait de lui manifester. Un homme dominateur qui avait tout ce qu'il voulait ou qui le faisait payer. Margaret estima que son manque d'organisation et son manque d'éducation était pitoyable et donnait une image réellement mauvaise du département mais demandait-on vraiment aux commissaires d'être aimable? Du moment qu'ils faisaient leur boulot, que pouvait-on leur demander de plus? Le pauvre finirait probablement sa carrière dans ces bureaux et avait besoin de se sentir puissant. Assez pathétique tout compte fait, mais ça ne la dérangeait pas.

    Et hypocrite, nota Margaret au sourire qu'il leur adressa. Ignorant et sa soeur qu'elle sentait boulloner et la secrétaire qui essayait de se faire toute petite, Margaret se désigna d'un geste de la main comme l'ainée. Au moins savait-il leurs noms. Le bon point, dans l'histoire, c'était que le commissaire Hodge allait s'adresser à elle et non à Elisabeth. La seule chose qu'aurait donc à faire cette dernière, était de se taire. Au vu du traitement qu'il avait infligé à sa secrétaire, Margaret trouvait déjà que le silence de sa soeur était remarquable et il valait mieux qu'elle ne soit pas invité à l'ouvrir.

    "Monsieur. J'ai 15 ans, je suis à Poufsouffle. Elisabeth a...
    -J'ai 14 ans et je suis à Gryffondor, mons... la coupa Elisabeth, laissant une trace de mépris trainé dans sa voix en commençant son "monsieur".
    -Nous aspirons à être reconnues comme des sang-mêlés," la coupa de nouveau Margaret, sentant sa sœur déraper, sans pour autant élever la voix, continuant comme si sa soeur ne l'avait pas couper.

    Margaret se leva et s'approcha du bureau, en partie pour se poster devant sa soeur, qu'elle puisse fulminer en silence sans se faire remarquer, et en partie pour présenter ses preuves. Elle ouvrit le dossier qu'elle avait et tendit un à un les documents en sa possession, prenant soin de laisser le temps à la secrétaire de noter ce qu'elle avait. Ce n'était pas une question de pitié ou de solidarité comme aurait pu agir sa soeur, mais une question d'efficacité. Elle tenait à ce que sa commission et celle de sa soeur se passe le mieux qu'il puisse être possible et cela passait également par le fait de faire en sorte que la secrétaire fasse son travail correctement.

    "Nous sommes toutes deux orphelines mais nous avons réussit à récupérer quelques documents qui prouve au moins notre filiation avec notre père. Voici donc nos certificats d'adoption respectifs et nos certificats de naissance. Ici, nous avons... le certificat de naissance de notre mère ainsi que sa mention parmi les élèves de Poudlard durant l'année 1991, elle était préfète. Ceci est... le certificat de naissance de notre père ainsi qu'une copie de sa lettre à Poudlard. Il ne vit plus ici, malheureusement mais ce document nous a été fournit par nos grands-parents qui ont acceptés de nous donner une copie de leur certificats de naissance à tous les deux, des papiers affirmant leur présence à Poudlard et enfin... les certifications par votre département qu'ils sont tous les deux des sang-mêlés. ... En l'état actuel de choses, c'est tout ce que nous avons pu trouver, nous espérons que cela suffira..."

    Margaret regarda l'homme dans droit dans les yeux, sans un sourire avant d'aller se rassoir sagement. Elle n'était pas ici pour faire des courbettes et des sourires. Elle était même quasiment certaine que ce genre de flatterie n'auraient aucun effet sur cet homme, pas s'il n'avait pas l'impression que cela venait de lui en tout cas. Il n'était pas homme qui accepte de se faire manipuler, il prenait, c'était tout. La jeune fille s'abstint de jeter tout regard à sa soeur, espérant que le temps qu'elle lui avait donné avait suffit à la rendre suffisamment sereine pour poursuivre l'entretien sans d'autres éclats.
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Stanley Hodge


MessageSujet: Re: Dossier Wight [S.Hodge] Jeu 2 Avr - 13:26

Stanley Hodge était de ces hommes qui étaient des paradoxes vivants. Il détestait les gens, n'aimait ni parler ni écouter avec eux, il les méprisait très souvent, les jugeait indignes de sa présence, les déférait avec autant d'importance qu'un bol de morve. Et pourtant son travail entier était dédié à l'écoute, la courtoisie, le recuille d'information.

Il ne cacha pas son ennui profond préalable à la prise de parole des gamines. Il avait pour a priori le fait de se faire chier comme un rat mort en toutes circonstances. Il prit son mug avec le portrait du Ministre animé dessuss avec ferveur pour se distraire durant la prise de parole prochaine de l'aînée. Tout en buvant, il ne put lui même pas réprimer complètement son petit sourire de connard satisfait alors que la cadette semblait montrer des tendances à la rebellion et  au défi de l'autorité.

Il en avait connu des pires qu'elles deux dans sa carrière. Il en avait fait enfermer des sang-de-bourbe. Et des Sang-Mêlés aussi. Il n'avait pas vraiment de scrupules à le faire. Les gens déplaisant méritaient tous Azkaban aux yeux de Stanley Hodge.

Le Commissaire fit preuve de théâtralité et adoptant un air très faux d'écoute attentive. Presque intéressé. Il se croyait bon acteur, mais la vérité était que ses tentatives étaient plus ridicules que véritablement efficaces. M'enfin ça faisait passer le temps. Puis ça l'amusait aussi de faire semblant
.

La gamine apporta les preuves supposées de ses allégations. Stanley Hodge était un branleur dans bien des domaines, mais si une chose relevait chez lui du talent, c'était la paperasse. Il connaissait tellement bien les formulaires qu'il avait à peine besoin d'une baguette magique pour reconnaitre le vrai du faux. Le vraisemblable du potentiellement suspect. Il avait un flair terrible et une hargne inégalée dans ce domaine dans tout le service. Il arrivait même que des collègues viennent le voir pour ôter un doute à ce propos. L'expérience du petit mangemort avait ses vertus.

Des orphelines... Ca c'est pas de chance. Les certificats de fréquentation de Poudlard n'ont aucune valeur avant l'année 1999 mademoiselle. Vous pensez bien, Dumbledore, le grand ami des moldus, en a distribué à tour de baguette à des êtres parfaitement indignes. Rayez ces preuves du dossier Gerturde, et oubliez pas de remercier la demoiselle, elle vous prémâche le travail. Passez moi le reste.

Les yeux experts de Hodge parcoururent les fins parchemins avec une vélocité forgée par l'habitude. Il les triait en deux piles dont il ne précisa pas oralement la nature. Le silence se voulait pesant alors qu'il travaillait, les deux jeunes filles attendaient sur leurs chaises inconfortables. Hodge termina son mug d'une lampée et il le jeta sur les genoux de la secrétaire sans la moindre délicatesse. La jeune femme n'eut pas besoin d'ordre verbal pour se lever et se diriger en trottinant vers la cuisine pour préparer un thé à son patron.

Ce qui est formidable avec votre dossier, c'est qu'il repose sur des papiers soudoyés à des vieux. Une technique fort employée par les Sangs-de-Bourbes. Certains ont même ensorcelé des sorcières centenaires pour usurper une filiation décente. Répugnant n'est-ce pas Miss Wight ?

Il attendit réponse à sa question avec l'insistance de son regard. Une fois obtenue, il ne la commenta pas, reprenant d'un ton détaché :

Margaret hum non... tu as éjà bien travaillé.  Elisabeth plutôt. Dis-moi jeune fille comment êtes vous entrées en possession de ces documents ta soeur et toi ? Vous avez fait des recherches ? On vous a abandonné avec les noms et l'adresse de pépé et mémé sur le front ? Je suis curieux, éclaire-moi.  

La secrétaire faisait le service, elle avait fait deux tasses de chocolat chaud aux gamines en même temps. Hodge lva les yeux d'exaspération devant cette attention, la femme compris qu'elle le paierait cher plus tard. Hodge prit son thé sans la remercier et il pointa sa place à la secrétaire comme un maître indiquait sa niche à son chien. Il attendait la prise de parole, les yeux partiellement dissimulés par la vapeur de son thé.
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Margaret L. Wight


MessageSujet: Re: Dossier Wight [S.Hodge] Jeu 2 Avr - 14:43

    Margaret n'avait de problème avec la patience. Après avoir cerné le personnage, elle n'avait nul inquiétude quant à la suite des évènements. C'était l'un des problèmes de Margaret, elle était toujours bien trop sûre d'elle. Pas forcément prétentieuse, mais elle ne manquait pas d'assurance. Cela aurait pu être prit pour de l'orgueil si elle avait un égo, mais ce n'était pas le cas non plus. Elle n'estimait pas que ce commissaire pouvait leur attirer des ennuis, surtout si Elisabeth parlait, mais elle avait une idée de comment gérer la situation. Savoir s'adapter était probablement l'une des plus précieuse qualité de la jeune fille. Et elle était souvent très utile. Sinon, comment expliquer que sa soeur cadette n'est récolté que plusieurs semaines de retenues depuis le début de sa scolarité? A côté d'elle, Margaret sentait sa soeur s'agiter, s'impatienter, probablement agacée du temps que prenait le commissaire pour donner son aval quant à leur certification sang-mêlé. Pour sa part, Margaret attendait patiemment, davantage inquiète de ce que pouvait faire sa soeur que ce que pouvait dire le commissaire. Pour des orphelines, elle trouvait que leur dossier était plutôt bien remplis, par rapport à ce qu'aurait pu fournir ses camarades de l'orphelinat et elle aurait probablement accusé le coup si le commissaire réussissait à démonter leur dossier. Ça aurait été assez gros.

    Margaret ne quitta pas des yeux le commissaire qui donnait, enfin, son avis sur leur dossier alors que sa soeur soupirait à côté d'elle. Pas de chance, être des orphelines? On pouvait interpréter cela ainsi, en effet, mais Mag' était persuadée qu'il ne faisait pas allusion à leur vie quotidienne à l'orphelinat mais davantage à l'incidence que cela pouvait avoir sur leur dossier. La jeune fille n'était pourtant pas inquiète. Leur dossier reposait davantage sur la lignée paternel que maternel. Que leur mère soit désignée comme moldue ne la dérangeait pas plus que cela. Son regard suivit le lancé du mug qui tomba sur les genoux de la secrétaire qui se pressa d'aller le remplir. Pauvre fille.

    Reportant son attention sur le commissaire, elle l'écouta remettre en question l'ensemble de leurs preuves. Elle n'était pourtant pas inquiète. Tous leurs documents étaient vrais. Si le commissaire était honnête, elles n'avaient pas de soucis à se faire. Le problème d'un tel mode de pensée était de pré-supposé que le commissaire était honnête. Au vu de son comportement, Margaret en doutait. Il s'agissait donc de faire bonne impression pour qu'il accepte de s'attacher à la vérité et qu'il ne les déclare pas faux. Il fallait avouer que Margaret l'aurait assez mal supporté. Elle avait trainé sa soeur jusqu'ici et toutes deux avaient écopé du lancement d'un diffindo par cent fois pour aller chercher ses preuves. Avoir fait tout cela pour rien lui serait resté en travers de la gorge. Mais plus encore, alors que leurs soeurs avaient décidés de rester, ne pas s'enfuir, cet absence de reconnaissance en tant que sang-mêlé aurait été jugé assez injuste.

    La jeune fille soutint le regard du commissaire qui lui posa une question rhétorique qui ne nécessitait aucune réponse. Pourtant, le regard insistant qu'il portait sur elle lui apprit qu'il souhaitait qu'elle se résigne à formuler une réponse inutile. Il voulait une réponse. Elle lui fournit une réponse. Le ton calme, elle laissa échapper deux mots :

    "Certainement, monsieur."

    Mais le pire de l'entretien arrivait. Interrogé Elisabeth était probablement la pire chose qu'il pouvait faire. Margaret tourna la tête vers sa soeur qui respirait profondément. Sa soeur avait du mal à supporter le mépris du commissaire et elle avait l'air prête à lui rendre la monnaie de sa pièce. La secrétaire arriva heureusement à ce moment-là, offrant des tasses de chocolats aux jeunes filles. Maggie leva les yeux sur la jeune femme, prit la tasse sans un sourire mais la remercia d'un hochement de tête alors qu'Elisabeth la remerciait franchement :

    "Merci m'dame."

    Typique de sa soeur de prendre le contre-pied de l'attitude du commissaire. Il ne fallait pas prendre Elisabeth pour une révolutionnaire. Elle trouvait simplement que tuer des gens ou les envoyer à Azkaban parce qu'ils étaient nés-moldus était idiot et, tout comme Margaret, le sort qu'avaient subit certains de leurs camarades, l'avait profondément touché. Mais les Wight avaient décidées d'être plus intelligentes que les fuyards et d'anticiper ses désagréments en se donnant les moyens d'être accepté dans la société sorcière. Donner une tasse à Elisabeth pouvait cependant être dangereux. Margaret voyait déjà le chocolat voler vers la tête du commissaire dans sa tête. Mais sa soeur ne ferait pas cela... n'est-ce pas? Ironiquement, sa soeur répondit :

    "Non, on les a trouvé sous le cul d'un troll. A votre avis? Évidemment qu'on a fait des recherches! On a quitté l'orphelinat l'an dernier, après avoir réussit à trouver nos grands-parents, pour leur parler de la commission et leur demander de nous fournir les preuves que ma soeur a eu la gentillesse de vous présenter."

    Parfait. Vraiment parfait. Margaret détourna les yeux pour regarder le commissaire. Oui, sa soeur venait d'être parfaitement irrespectueuse. Oui, elle risquait gros. Peut-être même qu'elleS risquaiENT gros à présent. Mais ce qui était dit était dit. Les paroles de sa soeur n'engageait qu'elle et Maggie ne comptait pas reprendre la parole avant que le commissaire ne la lui donne. Elle sentait que si jamais elle se posait en protectrice de sa soeur, elle le payerait et Beth également. Il valait mieux qu'Elisabeth assume pleinement son absence de respect. La jeune fille attendit donc patiemment la réaction du commissaire, en sachant parfaitement que sa soeur n'avait pas réellement répondue à la question et en espérant qu'il aurait la sagesse de cesser de s'adresser à Beth pour davantage s'intéresser à elle. Ca leur éviterait des ennuis à toutes les deux...
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MessageSujet: Re: Dossier Wight [S.Hodge] Jeu 9 Avr - 16:07

Stanley écoutait, il ne se montrait que très rarement ouvertement violent avec les prévenus pas encore classés. Il ne voulait pas commettre d'impairs. Par contre une fois les gens répertoriés Sang de Bourbe, il se faisait régulièrement très singulièrement plaisir.

Il n'avait pas autre chose que des soupçons pour le moment, mais il semblait bien que l'aînée des soeurs Wight jouait à un petit jeu dangereux. Elle se dressait devant lui comme un bouclier s'érigeant devant celui qu'il protège. La cadette était anti-puriste. Tout son être le transpirait, et Stanley se jouait d'elle en ne réagissant pas immédiatement à ces provocations. La faire parler était une preuve qu'il prenait plaisir à ce jeu de dupe, ce jeu dans le jeu politicien de celui qui, dans son désaccord doit se plier à ce en quoi il ne croit pas parce que la domination vient du camps puriste et non de celui des traîtres à leur sang !

Hodge, en commissaire cruel et avisé, savait toujours faire en sorte de mettre les gens dans la merde. Ho bien sûr il savait aussi se montré partial et injuste en octroyant des statuts sur demande de plus haut gradés que lui. La corruption avait un visage de plus avec le sien.

Avec son air faussement aimable, Stanley laissa la gamine parler. Il la laissa l'insulter. Il la laissa faire, sans même se plaindre ou bouger. Il pinçait quelques peu ses lèvres dans une forme de self-control avancé. C'était quelque chose qu'il avait appris à faire au fil des ans, il ne s'emportait plus aussi facilement qu'avant, même lorsque les propos, comme ici, le mériateint amplement.

Il la regarda longuement et très fixement alors que le silence suivait sa réplique. Il aimait ces petits moment de vie ou le doute devient presque vivant et palpable. Il froissa un parchemin manuscrit inutile et le balança par terre, non loin de la secrétaire. Elle ne bougea pas. Il se leva de son siège et lui flanqua un coup de pied depuis son estrade en plein visage. Elle pleura. Elle rammassa le papier. Il se rassit et poursuivit comme si de rien n'était devant le regard mi horrifié mi scandalisé de l'aïné et devant le regard haineux de la cadette.


Je vois que l'orphelinat ne vous a pas appris la politesse en tout cas. Comme quoi des parents, c'est toujours utile dans la vie.

Vos preuves sont... minces mesdemoiselles. Et si une chose me parrait évident c'est que Margaret fait de son mieux avec ce qui reste de sa famille. Ce reste n'a cependant pas une attitude décente pour la société puriste...

Le choix est, comment dire... compliqué à prendre.

Eclairez-moi Margaret, votre soeur a-t-elle toujours eut ce comportement anti-puriste ? A-t-elle toujours été illoyale envers le sang qui la vu naitre ? Ne s'est-elle jamais trop approcher de moldus, aurait-elle fraternisés avec des gens de cette espèce ?


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MessageSujet: Re: Dossier Wight [S.Hodge] Jeu 9 Avr - 18:21

    La commission du sang n'était pas une partie de rigolade. En acceptant de venir ici, de se plier à la demande de la commission, en anticipant cette requête comme elle l'avait fait avec sa sœur, Margaret échappait pourtant à pire. C'est ce qu'elle faisait pour survivre, échapper au pire. Maggie comme Beth avaient bien vues ce qui arrivaient à ceux qui s'échappaient de l'orphelinat, de même à ceux qui terminaient mal la commission du sang. Toutes deux avaient l'ambition de finir ni comme les uns ni comme les autres. Alors même si elles avaient conscience que la commission du sang n'était pas une partie de plaisir, c'était préférable à l'état de Hors-la-Loi. Elisabeth n'appréciait pas spécifiquement l'idée de se plier aux ordres de qui que ce soit. On pouvait dire qu'elle avait une sorte de problème avec l'autorité. C'était ce qui faisait qu'elles étaient arrivées en retard. Cependant, elle ne semblait pas être la seule à avoir ce problème puisque le commissaire était arrivé avec davantage de retard. A moins que ce ne soit qu'une tactique pour faire stresser les sorciers qu'il faisait passer. Et c'était une stratégie qui avait plutôt marcher sur sa sœur cadette qui, sans être nerveuse, s'était passablement impatienter. En ce qui la concernait, Margaret s'attendait à ce qu'on leur mette la pression. Elles étaient orphelines. Elles n'avaient aucun pouvoir, aucune influence et pouvaient devenir des fardeaux si jamais elles avaient des sympathies bourbistes. Pourtant, Margaret avait fait ce pari fou qu'il fallait s'intégrer à ce régime. Elisabeth et elle avaient survécus jusqu'ici, il n'y avait pas de raison que cela s'arrête maintenant.

    Margaret savait, dès le départ, dès qu'elle avait écrit cette lettre à Richard Jones, dès qu'elle avait envisagée cette idée, que passer la commission avec sa soeur, c'était jouer à quitte ou double. En entendant les paroles de sa soeur, Maggie avait eu un aperçu de ce qu'aurait pu risquer sa soeur si elle avait été seule. Elle savait qu'elle risquait de passer en commission de sécurité, ou pire. Elle était là pour arranger les choses quitte à glisser en même temps qu'elle. La personnalité de Maggie n'était pas très complexe, la loyauté envers sa soeur était toujours passer avant tout, et c'était son bon sens qui les empêchait de plonger. Arriverait-elle à rattraper les paroles de sa soeur? Maggie l'ignorait. Elle avait déjà réussit à couvrir bien pire mais ce n'était pas devant un commissaire du sang. Ici, il y avait d'autres enjeux que la fierté d'Elisabeth, la loyauté de Margaret et l'arrogance du commissaire, il s'y jouait aussi leur certification. Toutes leurs paroles étaient sur-interprétés autour de ce qui se jouait ici. Margaret aurait été prête à parier que Elisabeth avait injurié la mère de ce sorcier, il l'aurait prit comme une attaque à la société magique toute entière. D'ici peu, elle allait passé pour une merliniste... La suite des évènements n'allait d'ailleurs pas tarder à confirmer ses hypothèses.

    Jouer du silence était attendu. Margaret s'était attendue à ce qu'il laisse un silence s'écouler pour les faire stresser, les laisser douter, leur mettre la pression, mettre plus de poids à ce qu'il dirait ensuite. Jouer du suspens. C'était soit ça, soit péter un câble sur le champ. Même si la première possibilité pouvait être dangereuse, Maggie était bien contente que ce soit celle que le commissaire ait choisit. Face à un commissaire qui s'emportait, elle n'aurait rien pu faire. Elle accepta donc sans broncher les paroles qu'il prononçait, ne tiquant ni quand il souligna leur manque d'éducation ni quand il lui offrit un pseudo compliment, mais seulement lorsque Elisabeth prit la parole :

    "Le reste a un prénom, monsieur..."

    Le mépris était tellement prononcé que Margaret se demanda un instant si sa soeur souhaitait se faire enfermer et sabotait volontairement la commission ou si c'était plus fort qu'elle. La deuxième possibilité était probablement la bonne. Du moins, l'espérait-elle. Après tout les efforts qu'elles avaient fournit, ça aurait été idiot. L'ainée des Wight comprenait l'hostilité de sa soeur envers ce commissaire et elle ne pouvait la blâmer de le trouver détestable. Elle également désapprouvait l'attitude qu'il avait envers sa secrétaire mais ni l'une ni l'autre n'était en position ni n'avait le pouvoir nécessaire pour modifier cet état de fait. Qu'il frappe ou ridiculise sa secrétaire n'était pas de son ressort. Si elle sentait l'agacement de sa soeur et son hostilité, Margaret restait stoïque, la plus respectueuse possible. Au fond, cet interrogatoire n'avait pas rand chose de différent avec les convocations qu'elles avaient déjà eut à l'orphelinat avec la directrice. Maggie savait que chaque fois qu'elle n'était pas là, Elisabeth finissait mal. Mais si elle avait déjà réussit à prouver à la directrice que sa soeur était juste jeune et naïve, au grand déplaisir de cette dernière, était-elle capable de faire de même avec le commissaire? L'excès d'assurance faisait partie de ses défauts mais il n'empêchait pas qu'elle venait d'avoir ce qu'elle voulait : le commissaire s'adressait à elle.

    Margaret sentit le regard de sa soeur sur elle, croisant les bras en même temps, prête à attendre ce que sa soeur avait à dire pour sa défense. Maggie ne lui accorda pas un seul regard. Elle connaissait déjà la ligne de défense qu'elle allait posé et il était crucial qu'elle ne se pose pas en tant que barrière devant sa soeur pour la protéger envers et contre tout. Beth devait aussi assumer ses paroles, mais il n'était pas question qu'elle la laisse s'enfoncer pour autant. Margaret baissa les yeux une demi-seconde avant de les relever et commencer son plaidoyer d'une voix posée et calme :

    "Je ne cautionne pas l'attitude de ma soeur, monsieur, pourtant, je me vois obligée de vous contredire. Elisabeth n'est pas anti-puriste, elle n'approuve seulement pas votre attitude envers votre secrétaire et vous le fais savoir à sa manière. ... Vous avez raison, ne pas avoir de parents n'aide pas à apprendre à être poli. Étant l'ainé, j'ai appris à respecter ceux dont dépendent mon sort mais ma soeur n'a pas cette... délicatesse.
    -Cette hypocrisie, tu veux dire!"

    Margaret baissa les yeux un instant, regardant en bas à gauche, vers là où se trouvait sa soeur, comme pour savoir si elle avait vraiment quelque chose à dire mais Elisabeth lui opposa un silence farouche que Mag' prit comme une invitation à poursuivre. Si sa soeur voulait se défendre seule, qu'elle le fasse... Mais Maggie comme Beth savaient qu'elle en était incapable. Alors, elle laissait Margaret la défendre même si sa fierté devait en prendre un coup. La Wight releva les yeux vers le commissaire pour poursuivre :

    "Quant à votre dernière question... Nous avons grandit dans un orphelinat, monsieur. Nous avons pu côtoyer l'une comme l'autre des sang-de-bourbe. Nous avons vu nombre de nos camarades être certifié sang-de-bourbe car, comme vous le voyez, il est difficile pour nous de prouver notre ascendance. Et nous en avons vu d'autres prendre la fuite, être rattrapé et le payer cher."

    Margaret se tut un instant avant de poursuivre. Elle savait qu'elle s'exprimait bien, avec respect même si le fait de se mettre dans le même panier que sa soeur n'était pas la plus brillante idée qu'elle ait eu. Il fallait juste que le commissaire mette l'hostilité de sa cadette sur le compte d'une insolence à corriger. Ce n'était pas facile, mais pas impossible.

    "Cependant, notre présence ici, monsieur, atteste que nous ne cautionnons pas la fuite et que..."

    Margaret détourna cette fois les yeux pour regarder Elisabeth droit dans les yeux, la défiant de la contredire car elle sentait qu'elle allait emmètre une remarque désobligeante encore une fois :

    "... nous respectons le purisme."

    Elisabeth hocha la tête et détourna les yeux, un peu moins agacé, et moins hostile, tandis que Margaret reportait son attention sur le commissaire, ponctuant la fin de sa tirade :

    "Autrement, nous ne serions pas ici."

    Jusque-là, Margaret estimait s'en être pas trop mal sortit. Ce qu'elle avait dit était crédible et à moins qu'Elisabeth ne dérape au point de la faire mentir, elle avait plus ou moins rattraper le coup et avait même justifier son hostilité et son hostilité à venir si Beth se montrait de nouveau insolente. Ce qu'elle n'avait cependant pas prévue, c'était qu'Elisabeth reprendrait la parole derrière elle. D'un ton agacé et presque désinvolte, elle commenta :

    "Après avoir écopé de 100 diffindo chacune pour avoir été récupéré ses preuves, ce serait bien un comble qu'on soit venus ici pour rien!"

    Margaret s'était tendue au début de la phrase de sa soeur mais se détendit. Impertinente mais pas insultante. Au fond, Maggie était même assez d'accord avec elle. Ça l'aurait assez dérangé d'avoir fait tout ceci pour se voir certifié sang-de-bourbe mais elles n'y pouvaient rien. Cependant, Margaret ne commit pas la bêtise ou l'impudence de cautionner, comme d'habitude, les paroles de sa soeur. Elle resta immobile, attendant la sentence d'un commissaire qui exultait manifestement d'avoir des faibles autour de lui pour se sentir fort. Qui sait si elles n'étaient pas les prochaines à être exécutés pour se satisfaire son désir de se sentir supérieur? Ou peut-être que martyriser sa secrétaire le comblerait suffisamment pour cette fois pour ne pas avoir à les envoyer on-ne-sait-où. C'était purement égoïste de sa part, et Maggie l'assumait, mais elle espérait bien que si quelqu'un devait payer pour ça, elle préférait que ce soit les suivants et non elle et sa soeur.
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MessageSujet: Re: Dossier Wight [S.Hodge] Lun 13 Avr - 11:46

Stanley Hodge regardait avec dédain, si ce n'est condescendance, les deux petites qui lui faisait face. On pouvait croire que c'était une situation absolument anormale, inhabituelle, mais dans les faits, il n'en était rien. Les Commissaires prenaient toujours les enfants seuls, à part. Au delà de la portée parfois mensongère des parents. Ils avaient emprisonné nombre de traître grace aux enfants de ceux-ci. Les gosses ne se rendant pas compte qu'ils fournissaient des informations compromettantes sur leurs géniteurs et Hodge, dans sa cruelle ingéniosité, se complaisait à jouer de cela très régulièrement. Le fait donc d'interroger et malmener des enfants était quasiment routinier pour lui, ou tout du moins ne lui posait pas de soucis particuliers. Ainsi il n'eut pas le moindre remord ou la moindre hésitation quand il reprit la dernière remarque de la gamine de volée.

Il ne manquerait plus que ça Miss Wight. Que vous et votre soeur ne respectiez pas le Purisme.

Vu l'attitude de votre cadette, le doute est largement permis. A douze ans ne pas savoir rester à la place qui est la sienne est plus que problématique.


Stanley reprit une fois de plus la pile de papiers en soupirant. Il remua de sa petite cuillière son thé alors que son regard pâle parcourait les lignes une fois de plus. Il soupirait, faisait mine de franchement hésiter alors que dans le bon fond, il savait déjà ce qu'il déciderait. Il se faisait très rapidement un premier avis sur les gens, et il n'en changeait que très très rarement. Parfois certains arrivaient à le convaincre. Mais ils étaient de très très loin la minorité. Le Commissaire but une gorgée de plus. A se demander comment il pouvait boir autant et aller si peu souvent aux commodités. Il posa la pile de parchemin dans le bac des dossiers classés, il allait remettre son verdict.

Bien.

Margaret Wight, par l'autorité que l'Intendance me confère, je vous octroie le statut de Sang-Mêlé. Vous serez dès lors considéré comme sorcière et votre baguette vous sera rendue à votre sortie.

Concernant Elisabeth Wight, je vous octroie un statut identique à celui de votre soeur. Cependant, en juste réponse à votre attitude de défiance envers le purisme et son représentant légal en ce jour, je vous attribue une convocation à une commission de sécurité. D'autres part, durant toute période non scolaire vous serez assigné à un camps de redressement pour la jeunesse puriste le temps que votre dossier en commission de sécurité soit traité, vous comprendrez peut être le bienfait du respect. Estimez vous heureuse que j'ai la clémence de vous laisser poursuivre votre éducation magique.

Vous pouvez disposer.


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Dossier Wight [S.Hodge]

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