POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé]

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Hélène Hartcher


MessageSujet: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Mar 4 Aoû - 15:48

Les rues étaient calmes. Le bourdonnement des discussions était relativement bas et les quelques passants qui avaient osé pointer leur nez dehors marchaient lentement, la tête baissée, comme perdus dans leurs pensées. Dans la foule clairsemée de Londres, une jeune fille se démarquait légèrement, adossée à un mur. Recherchant le calme et la solitude de la rue, elle regardait les passants marcher, discuter, le regard légèrement vague, les mains dans les poches. Hélène était sortie quelques minutes auparavant, ne supportant plus l'ambiance qui régnait dans l'appartement qu'elle partageait avec son père. Il avait encore piqué une crise et avait fondu en larmes, appelant sa femme, se lamentant sur leur vie, demandant comment ils allaient s'en sortir. Hélène ne supportait plus ce genre de réaction. Elle avait beau lui expliquer, son père ne parvenait pas à comprendre qu'il fallait juste continuer à vivre sans faire de vague, et à chaque foi, c'était la même chose. Il fondait en larmes et ne pouvait plus s'arrêter pendant plusieurs heures. Hélène aimait son père, de tout son cœur, et elle serait prête à tout pour lui. Mais sa lâcheté et sa faiblesse la dérangeaient, pour ne pas dire qu'elles la dégoûtaient. Depuis la mort de sa mère, il y avait dix ans de cela, son père n'arrivait plus à remonter. Il avait coulé, complètement, s'enfermant dans la peur et la tristesse, n'osant même plus sortir de chez lui, abandonnant même son travail dont il était si fier avant. S'il n'y avait pas eu sa nourrice, ils seraient sans doute à la rue à l'heure qu'il était. Mathilde était une femme exceptionnelle et Hélène ne pourrait jamais lui prouver toute sa gratitude tellement elle lui devait. C'était en grande partie grâce à elle qu'Hélène acceptait encore de rentrer lors des vacances. Même si son père pouvait parfois redevenir l'homme noble et fier qu'il était autrefois, Hélène éprouvait aujourd'hui un profond malaise en sa présence, redoutant à chaque instant qu'il ne s'effondre une nouvelle fois, comme aujourd'hui.

Poussant un profond soupir, Hélène se décrocha du mur où elle était adossée et s'épousseta légèrement avant d'enfoncer davantage sa casquette sur sa tête. Elle se mit alors à déambuler à son tour dans les rues, s'éloignant de plus en plus de l'appartement où devait l'attendre son père totalement terrorisé. Elle avait vraiment besoin de se vider l'esprit, d'oublier un instant son père et la rentrée à Poudlard de plus en plus proche. Il restait un peu moins 'un mois avant qu'Hélène ne soit obligée de retourner au château et de reprendre ses cours. Le fait de retourner à Poudlard était à la fois un soulagement et une obligation. Soulagement de ne plus avoir à supporter son père en permanence, et obligation de suivre le règlement strict et de vivre dans l'ambiance particulièrement trompeuse de l'école. Hélène, elle, n'avait aucun problème à Poudlard. Elle suivait ses cours sans faire trop de vagues - exception faite pour les cours de Magie Noire et d'Entrainement Militaire -, n'émettait jamais aucun propos Bourbistes et ne se faisait jamais, au grand jamais, remarquer. Pour Hélène, c'était surtout ça le plus important. Passer totalement inaperçue, ne pas attirer l'attention sur soi, suivre le mouvement et garder ses pensées bien enfermées à double tour dans son esprit. Hélène appliquait le plus possible cette règle dans sa vie, même s'il lui arrivait parfois d'entrer dans des colères noires, surtout quand on parlait de sa mère. Elle tentait néanmoins de se contrôler le plus possible, ne souhaitant vraiment pas se faire remarquer. Elle était juste une bonne élève sans histoire, n'est-ce pas ? Alors il fallait qu'elle continue à l'être et, si possible, à le rester très, très longtemps. Manquerait plus qu'un des profs ou un élève Puriste se rende compte de ce qu'elle pensait réellement du régime en place ! Ou pire, qu'on se rende compte du doute qui l'accablait de plus en plus quant à sa vie après ses études ! Alors là, ce serait la fin de tout, et plus particulièrement de sa vie.

Hélène était maintenant complètement perdue dans ses pensées, comme toutes les personnes l'entourant. Elle ne savait même pas où se pas la menaient et, au fond, elle s'en fichait comme de sa première paire de chaussettes. Du moment qu'elle s'éloignait le plus possible de ses problèmes, elle n'en avait rien à faire de l'endroit où elle se retrouvait. Hélène jeta un petit coup d'œil autour d'elle, remarquant légèrement que les passants se faisaient moins nombreux ici. Elle se fichait totalement aussi des personnes autour d'elle, mais elle préférait largement se mêler à la foule, aussi, elle tourna à gauche, dans une petite ruelle, et se retrouva à nouveau sur une rue plus animée. Elle connaissait bien la ville, la parcourant en long, en large et en travers à chaque vacance. Cela ne l'empêchait pas de découvrir à chaque fois des nouvelles ruelles, des nouveaux passages, des impasses, etc.

Comme maintenant par exemple.

Hélène se trouvait devant une ruelle toute nouvelle, qu'elle n'avait jamais remarquée auparavant. Hélène scruta un moment la ruelle, les mains toujours dans les poches, les sourcils légèrement froncés, puis s'y engagea, serrant davantage sa baguette d'ébène, dans sa poche. Elle déboucha sur une rue parallèle à celle qu'elle venait de quitter, mais moins bondée. Hélène regarda à droite et à gauche puis s'engagea dans la rue, continuant tranquillement sa balade. Son regard attiré par un objet dans une vitrine, elle ne vit pas la personne arriver en sens inverse, droit sur elle, et elle fut ramenée à la réalité par la secousse causée par la légère collision entre elle et la fille qui lui faisait maintenant face.

- Oh ! Euh... pardon ! s'exclama Hélène en rajustant en vitesse sa casquette qui avait légèrement glissé de sa tête. Je suis... désolée... souffla-t-elle, plissant soudainement les yeux.

Hélène fixa la fille en face d'elle, n'écoutant même pas les quelques formules de politesse qu'elle lui servit. Le visage de l'inconnue lui disait quelque chose. Elle l'avait déjà vu, elle en était certaine. Mais elle n'arrivait pas à remettre cette fille, d'à peu près le même âge qu'elle. Elle la regarda de haut en bas. Pas de détail très frappant dans son apparence, ni sur son visage d'ailleurs. C'était une fille tout ce qu'il y avait de plus normale, pas très incroyable sans être trop effacée non plus. C'était une Londonienne tout à fait normale, alors pourquoi Hélène avait la très forte impression de l'avoir déjà vue quelque part ? La fille s'excusa une dernière fois et contourna Hélène pour continuer sa route. La Serdaigle resta plantée là un petit moment avant de se retourner et de rattraper rapidement la fille, lui agrippant le poignet. L'inconnue se retourna vivement, dévisageant Hélène d'un drôle d'air.

- Euh... excuse-moi, mais... On ne s'est pas déjà rencontré, par hasard ? demanda-t-elle, les yeux plissés, son cerveau tournant à plein régime, passant en revue toutes les personnes qu'elle connaissait.

Habituellement, elle n'aurait pas pris la peine de rattraper la personne, s'en fichant complètement. Mais là, Hélène sentait bien qu'il y avait quelque chose de pas net. Elle avait l'impression que quelque chose clochait, un petit détail qu'elle n'arrivait pas à se rappeler et qui pourtant devait être important.Habituellement, elle n'aurait pas pris la peine de rattraper la personne, s'en fichant complètement. Ce n'était pas dans ces habitudes de retenir ainsi quelqu'un, mais Hélène avait vraiment l'impression de savoir qui était cette personne, et elle n'arrivait pas à remettre le doigt dessus. Elle sentait pourtant qu'elle devait le savoir. Elle n'avait sans doute jamais parlé avec elle - les personnes avec qui Hélène avait communiqué se comptaient sur les doigts d'une main - mais elle sentait vraiment qu'elle la connaissait. Ce n'était pas une moldue déjà, ça, elle en était quasiment sûre. Les seuls moldus qu'elle côtoyait, c'était son père et sa nourrice. Donc, c'était forcément dans le monde sorcier qu'elle devait replacer cette personne. Poudlard peut-être ? Cette fille semblait avoir son âge, peut-être légèrement plus âgée, c'est tout. Mais elle avait beau repasser toutes les têtes qu'elle pouvait apercevoir dans les couloirs, elle ne parvenait pas à mettre un nom sur ce visage, et ça commençait sérieusement à l'agacer. Elle détestait quand le fait d'être une élève particulièrement discrète et inattentive à ce qui l'entourait se retournait contre elle. Elle savait pourtant qu'elle connaissait ce visage !

Alors qu'elle réfléchissait encore en fixant toujours la fille, cette dernière se détourna et commença à nouveau à s'éloigner.

Hélène ne sut pas si c'était l'angle du visage, la lumière ou une intervention divine, mais elle eut un flash d'un article de la Gazette. Hélène se tenait souvent au courant de l'actualité, lisant tous les journaux qui parlaient de politique pour pouvoir tout anticiper au maximum. Elle se tenait notamment au courant de la mort des Hors-la-loi, sans trop savoir si cela lui servirait un jour, ou si c'était juste pour évaluer les chances qu'ils avaient de renverser le régime. Mais aujourd'hui, ça lui servait. Elle avait eu du mal à trouver, mais maintenant, elle trouvait cela évident. Ça lui sautait aux yeux.

- Mary Kane... souffla-t-elle, légèrement choquée de se retrouver face à une personne présumée morte.

Elle l'avait lu dans les journaux, il y avait un petit moment déjà. Son nom était écrit au côté de celui de "Llewelyn Mulciber". Ils étaient normalement morts tous les deux à Ipswich, elle ne se rappelait plus trop comment. Mais apparemment, il n'y en avait qu'un seul de mort. Kane avait fait volte-face vivement quand elle avait prononcé son nom et s'approchait maintenant d'Hélène un peu trop rapidement au goût de celle-ci, qui s'empressa d'ailleurs de reprendre un air neutre, masquant sa légère et momentanée panique.

Hélène ressera sa main sur sa baguette et se redressa légèrement. Elle qui cherchait juste un peu de paix, elle sentait les emmerdes arriver à plein nez...


Dernière édition par Hélène Hartcher le Mar 15 Déc - 22:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Mer 12 Aoû - 15:11

Nouvelle vie, nouvelles habitudes, qui se transforment vite en une nouvelle routine. Quand on décide une fois pour toute de faire une croix sur le passé, de cesser de regarder en arrière, on s'aperçoit vite que changer de vie n'est pas si compliqué que ça. Mary dite jadis Kane avait eu une opportunité incroyable qu'on offrait à peu de personne : celle de renaître. Morte, elle pouvait désormais être qui elle voulait, et en particulier personne. Etre personne arrangeait l'ancienne Serdaigle. Néanmoins, c'était se leurrer de penser qu'on ne pouvait être personne, tant qu'on est pas seul sur terre, vous êtes toujours quelqu'un aux yeux d'un autre. Si elle n'était personne tandis qu'elle se baladait dans Londres moldu, elle était certainement quelqu'un à Bristol. Fille de Vaas, Mercenaire, Mary, la petite, un an après son arrivée, elle n'était pas encore morte, on admettait donc sa présence comme celle d'un membre. Ca n'enlevait pas le fait qu'elle pouvait toujours se faire trancher la gorge dans son sommeil, mais après tout c'était les risques du métier.

Désormais, tous les matins, Mary se levait vers sept heures si elle n'était pas à l'extérieur de Bristol et transplanait un peu à l'extérieur du centre ville moldu. Ensuite, elle se rendait en métro jusqu'à la salle de sport ou elle faisait une heure de sport et en profitait pour prendre une douche. Si bon nombre de mercenaire de Vaas avait renoncé à avoir une hygiène corporelle correcte, ce n'était pas le cas de l'adolescente qui avait vite trouvé une solution pour pallier au manque d'hygiène de leur QG. Selon les occasions, elle était accompagnée de Llew ou Jack, mais le plus souvent, elle se levait avant tout le monde se contraignant à une discipline presque militaire et filait à la salle.

Petite, peu habituée à faire du sport et ayant toujours vécu dans un cocon jusqu'à l'an passé, elle s'était vite aperçue qu'on ne se battait pas avec les mots uniquement. Le corps devait suivre, et le maniement des armes moldues demandaient une certaine force physique, leur mode de vie demandait des gens entraînés, avec une résistance qui dépassait celle du commun des mortels. Aussi s'entraîner était devenu vital. Surtout pour elle. Elle n'avait pas la force innée de Llew ou Jack, elle, si elle désirait s'imposer et pouvoir exécuter les missions qu'on daignait lui confier, devait absolument devenir plus forte.

Vivre. A son âge, bon nombre de ses connaissances ne pensaient pas vraiment à la mort. Elle savait que des gens comme Jellyka ou Wayland ne devaient pas se demander quand serait leur dernier jour sur cette terre. Pour eux, la vie avait encore tant d'années à leur apporter qu'il semblait stupide de les compter. Pour Mary, le temps était devenu quelque chose de précieux. On pouvait mourir du jour au lendemain dans leur profession. Dans son cas, peut-être plus que dans un autre. Elle avait la certitude que si elle n'était pas partie avec Vaas, on l'aurait très probablement arrêté parce qu'on la soupçonnait d'être sympathique à la cause bourbiste. Ca ne manquait jamais de faire sourire Mary amèrement, après tout, si on regardait les choses en face de Llew a elle, c'était lui qui tenait le plus souvent des propos bourbistes étant devenu bien plus tolérant face à la nature du sang qu'elle-même.

Quand elle avait compris qu'elle allait devoir apprendre a utiliser la technologie moldu et a faire fis des différences de sang, elle avait eu un choc. On lui demandait de faire abstraction de tout ce qu'on lui avait enseigné, de tout ce qu'elle avait été amenée à croire au cours de sa vie. Bizarrement, c'était plus facile pour elle de dire adieu à sa famille et de recommencer sur de nouvelles bases que d'admettre qu'elle avait subit un lavage de cerveau depuis son enfance. La aussi elle avait appris, doucement en tout cas. Pour s'assurer une couverture convenable, elle avait de faux papier d'identité moldu, ce qu'il appelait un GSM, un MP3, des outils qu'ils utilisaient aux quotidien et qui faisaient d'elle, en apparence au moins, l'une des leurs. Le principale technologie moldue à laquelle elle s'était initiée était celle des armes à feu. Vaas lui en avait mis une dans les mains le jour de leur départ, et depuis, elle avait appris à l'utiliser, s'entraînant jour après jour. Un an plus tard, elle était loin d'être une tireuse d'élite, mais elle se débrouillait de façon tout à fais honorable.

Après être passée à la salle de sport, si elle n'avait pas une tâche à accomplir, elle avait généralement la journée devant elle. Aujourd'hui, on lui avait assigné une mission simple, elle devait aller à Londres prendre contact avec un fournisseur d'arme. Elle avait juste eu le temps de préparer un peu de polynectar, le temps qu'elle aille dans Londres sorcier sous son déguisement et en ressorte, son polynectar était épuisé. Une fois dans le Londres moldus, elle entre dans un magasin du nom de Zara et se changeât dans une des cabines. Un débardeur des lunettes, les cheveux lâchés. Un jean noir troué, elle ressemblait à n'importe quel moldue en ce mois de d'Août.

Se dirigeant vers la station de metro la plus proche pour sortir de la ville et transplaner sans être vue, elle bouscula une adolescente auprès de qui elle s'excusa distraitement sans vraiment la regarder. Elle l'avait déjà oublié quand on sentit qu'on lui attrapait le poignet pour lui demander timidement si elles ne s'étaient pas déjà croisée.

Mary n'aimait pas beaucoup qu'on la touche, seul le fait d'être dans Londres l'empêcha de sortir une de ses armes pour la pointer sur l'adolescente. Elle avait souvent les nerfs à vif, et elle restait la plupart du temps sur le qui vive. Elle dégagea son poignet d'un geste brusque sans répondre, tandis que l'autre murmurait son nom. La panique envahit l'ancienne Serdaigle. Salazar soit remercié, depuis son plus jeune âge, on avait appris à Mary a être maître de ses émotions, et elle était passé maître dans l'art de garder sa contenance. Aussi, sur son visage, rien ne transparaissait, si ce n'était l'agacement qu'elle avait approuvé à ce qu'on la touche sans sa permission. Réfléchissant à toute vitesse, elle trouva une parade et répondit froidement en anglais avec une pointe très visible d'accent français :

"Vous savez qu'il est particulièrement grossier d'agripper de parfait inconnus en rue ? "

Elle la dévisagea de haut en bas avec une arrogance feinte :

"Je ne vous connais pas, ça j'en suis certaine."

Après tout, ce n'était pas un mensonge, elle n'avait aucune idée de qui pouvait bien être l'adolescente si ce n'est une élève de Poudlard.

"Je suis Eleonore Kane, la soeur de Mary, si vous connaissiez ma soeur, je suis au regret de vous informer qu'elle est décédée l'an passé dans un attentat bourbiste. Vous êtes ?"

Par les quatre fondateurs, pour une fois, elle ne pouvait que remercier l'existence de sa jumelle. Elle espérait que ça serait assez pour se sortir de ce mauvais pas.

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MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Jeu 13 Aoû - 18:00

Quand Hélène pensait à sa mère, la première chose qui lui venait à l'esprit, c'était son calme olympien et la façon qu'elle avait d'imposer le respect. Sonia Hartcher avait eu, avant sa mort, une fierté et un charisme indéniables, qui forçaient le respect et qui lui ouvraient de grandes portes. C'était d'ailleurs une des premières leçons qu'elle lui avait enseignée. Toujours être fier de soi et ne jamais laisser les autres nous rabaisser. Hélène avait eu du mal à comprendre sa mère au départ. Pourquoi lui disait-elle d'être fier et de ne pas se laisser faire pour atteindre les sommets alors qu'elle-même se contentait d'un poste de journaliste du bas de l'échelle et d'un petit appartement dans le Londres moldu ? Elle n'avait trouvé la réponse à cette question qu'après que sa mère soit morte et enterrée. En fait, sa mère n'avait pas voulu aller plus haut, car elle aimait ce qu'elle faisait et ce qu'elle était. Une journaliste hors-paire, une mère aimante et une épouse comblée, dans un petit nid douillet au cœur d'un monde qu'elle aimait découvrir. Elle avait alors compris que sa mère lui avait appris à être fière de ce qu'elle voulait devenir et à ne pas laisser les autres critiquer cela.

Hélène avait appliqué cette leçon durant toute sa vie du mieux qu'elle avait pu, jusqu'à ce que cela devienne un mode de vie dont elle ne parvenait plus à se défaire. Cela la poussait parfois à faire des actions inconsidérées, voir à se mettre franchement en colère, mais elle n'aurait abandonné sa fierté pour rien au monde, quitte à mourir à cause d'elle. Elle préférait mourir debout la baguette au poing, plutôt qu'à terre, inclinée comme une esclave. Sa nourrice et son père avaient tenté de la raisonner parfois, quand, petite, elle rentrait à la maison les genoux couverts de sang et des larmes sur les joues. Ils lui avaient expliqué à de nombreuses reprises qu'elle ne devait pas se laisser emporter par l'orgueil, mais c'était plus fort qu'elle. Si elle ne pouvait pas se rendre justice par les mots, alors elle en venait aux poings. Le pire qu'il pouvait lui arriver par la suite, c'était de perdre la bagarre. Là, elle revenait dans une colère noire, encore plus humiliée. À Poudlard, elle avait eu peur que cela ne lui cause des ennuis, mais elle avait réussis à éloigner tous les problèmes qui pouvaient la faire exploser, à commencer par les autres élèves qu'elle avait parfois énormément de mal à supporter. Elle avait établi ce qu'elle appelait son "système de sécurité", qui consistait à passer inaperçu pour ne pas mettre sa fierté à mal. Hélène n'avait jamais caché un ego un peu trop important, et c'était pour cela qu'elle préférait être seule plutôt que compromise.

Or, là, elle venait de se faire rabaisser comme une mal-propre par cette fille à l'accent franchement français, et ce en trois secondes chrono et sans avoir rien pu y faire. Autant dire que sa fierté en prenait un coup. Un gros coup même. Cette fille qui la regardait de haut en bas affirmait ne pas la connaitre, avec un mépris clairement perceptible dans la voix. Elle non plus ne connaissait pas Mary Kane, mais elle n'avait pas était impolie. Du moins, de son point de vue. Pour qui se prenait cette fille, avec ses grands airs, là ?

- ... Excusez-moi, mais je...

La fille ne sembla même pas se rendre compte qu'Hélène venait d'entamer une phrase et se présenta alors comme étant la soeur de Mary Kane, Eléonore Kane, l'informant ensuite de la mort de l'ancienne Serdaigle. Hélène n'était pas idiote, elle savait bien que Mary Kane était morte, mais... bizarrement, elle n'aurait eu aucun mal à s'imaginer que cette fille ai pu survivre. Elle avait survécu à une séance de torture qui n'avait pas vraiment dû être des plus douces, alors Hélène la voyait un peu comme une survivante. Apparemment, d'après certaines rumeurs qu'elle avait pu entendre, cela aurait été digne d'une séance de Mangemorts, alors Mary Kane devait vraiment tenir à la vie, assez pour ne pas se laisser mourir lors d'un attentat Bourbiste.

Hélène fronça les sourcils et relâcha légèrement la pression qu'elle exerçait sur sa baguette, histoire de ne pas créer accidentellement des étincelles ou autre chose de plus dangereux. Elle sentait son cœur s'emballer et la colère commençait à monter dans sa poitrine, lentement, mais sûrement, comme un feu qui grandissait de plus en plus. Elle releva la tête et regarda à son tour la fille de haut en bas, des éclairs dans les yeux, ne digérant pas la façon dont elle lui avait parlé. De toute façon, elle ne supportait, de manière générale, aucune humiliation.

- Je m'appelle Hélène Hartcher, Serdaigle de sixième année du collège Poudlard. Sachez que je suis au courant pour la mort de votre sœur, comme également plus de la moitié des élèves de Poudlard qui lisent régulièrement les journaux. Difficile de passer à côté de la case Nécrologie du journal... dit-elle, un sourire ironique aux lèvres. Sachez également que je n'apprécie guère la façon dont vous vous adressez à moi, siffla Hélène en plissant les yeux, la voix vibrant légèrement d'une colère contenue. Je ne vous ai en aucun cas manqué de respect et j'aimerais que vous en fassiez autant. À moins que ce ne soit trop vous demander ?

Hélène savait que c'était la meilleure façon de mettre une personne en colère. La prendre de haut. Tout le monde détestait ça, elle y comprit. Surtout que vu la façon dont elle s'était adressée à elle, elle devait avoir un ego au moins équivalent au siens, voir plus gros même. C'était un jeu d'enfant de la faire sortir de ses gongs. Là encore, ce n'était pas dans ses habitudes de provoquer les gens, mais elle devait se rendre à l'évidence : l'ennui des vacances et l'irritation emmagasinée à cause de son père avaient eu raison de ses nerfs et son comportement subissaient des bugs. Elle avait hâte de pourvoir s'éloigner bientôt de cette ambiance trop chargée pour elle. Mais en attendant, elle était encore dans cette ruelle avec cette fille, donc, autant se changer un peu les idées. Cela faisait un petit moment qu'elle n'avait pas pu balancer quelques répliques bien senties, et elle voulait se refaire la main avant Poudlard, au cas où. Elle n'avait pas l'habitude d'en lancer à Poudlard, mais quand une personne décidait, sur un coup de tête, d'essayer de l'approcher d'un peu trop près, ça pouvait toujours servir à leur faire faire demi-tour. Et chaque année, il y avait toujours un idiot ou une idiote qui tentait sa chance. À croire qu'Hélène était devenue un vrai défi pour certains.

Décidant donc de "s'amuser" un peu, Hélène croisa ses bras sur sa poitrine et redressa légèrement la tête, d'une manière arrogante.

- Je pensais que les Français avaient le sens des bonnes manières. À moins que vous ne considériez votre attitude comme étant irréprochable, ce qui serait alarmant, siffla-t-elle, essayant de toucher là où ça faisait mal. J'avais entendu dire que votre sœur était une personne plutôt calme et respectueuse. Vous ne devez pas beaucoup vous ressembler.

Hélène savait que son comportement était dû à sa colère, mais parfois, ce genre de comportement lui plaisait beaucoup. Se défouler sur les gens, en particulier sur des inconnus, avait le don de la rendre particulièrement détendue par la suite. Et avant de rentrer chez elle, il fallait bien qu'elle se détende.

Après tout, n'était-elle pas sortie dans ce but ?

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MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Ven 21 Aoû - 22:31

Quand Mary était partie avec Vaas, après avoir tué un homme et assisté au meurtre du petit village qui avait été le sien, il ne pouvait arriver que deux choses. Craquer ou suivre le mouvement. A priori, sans la connaître, en se basant uniquement sur ce qu'elle montrait d'elle à Poudlard. Tout portait à croire qu'elle allait craquer. Sa soeur, Eleonore, semblait faite d'un autre bois, plus solide, plus vif, elle aurait résisté. C'était l'opinion de tout le monde sauf celle de Vaas, mais il  n'avait jamais rencontré sa seconde fille. Encore eut-il fallut qu'il se souvienne de son existence d'ailleurs. Avec le mercenaire, tout était possible, un instant, il pouvait se conduire comme un parfait imbécile, si bien qu'on aurait eu du mal à croire qu'il était le chef absolu de cette bande de truant qui était la leur. Quelques secondes plus tard, il pouvait vous surprendre en faisant preuve d'une cruauté savament travaillée et en mettant sur pied des plans étonnant d'ingéniosité. Sous-estimé son père était une grave erreur, ceux qui s'y risquaient, n'avaient généralement pas l'occasion de le faire une deuxième fois. L'homme n'était pas connu pour sa gentilesse, mais bien pour ses sautes d'humeur plus imprévisible les unes que les autres. Un fou à ne pas sous-estimé. Etait-ce qu'il voyait quand il regardait Mary ? Elle se le demandait. D'un autre côté, chercher une raison aux actes de Vaas était parfois une perte de temps. Le plus souvent, il faisait quelque chose simplement parce qu'il le pouvait et parce qu'il le voulait. Aller chercher plus loin aurait été une perte de temps monumentale. Néanmoins, elle ne pouvait pas s'empêcher de chercher, elle n'aurait pas été Mary si elle ne l'avait pas fais. Comme elle avait eu l'habitude de le dire à Way, c'était la curiosité qui la tuerait.

Et à propos de curiosité, n'étais-ce pas ça qui allait tuer la jeune Serdaigle sous ses yeux ? Mary n'avait rien d'une tueuse. Pas dans le sens où l'on parlait de tueur parmi les mercenaires en tout cas. Elle ne tuait que lorsqu'elle le devait, quand on lui donnait un ordre. Elle n'avait encore jamais tué pour le plaisir, simplement parce qu'un tiers la dérangement ou parce qu'elle avait la possibilité de le faire. Ca ne faisait pas d'elle l'adolescente timorée qu'elle avait été un an auparavant pour autant. Elle s'était vite rendue compte que l'humain s'habituait à l'horreur avec une facilité déconcertante. Les viols de masse par exemple était monnaie courante dans l'entrepôt à Bristol. Le tout en public sans la moindre gêne et les cris de la pauvresse ne faisait en général que redoubler d'excitation les gaillards déjà étourdis par l'alcool et le sang. Mary avait été choqué, en particulier les premières fois, il ne fallait pas mentir. Lors de ce genre de veillée, il n'était pas rare que pas mal de gars qu'elle connaissait et avec qui elle avait sympathisé se fasse plaisir, ils étaient alors plus proches de l'animal que de l'humain, mais dans le fond, n'étaient-ils pas tous des animaux ? Si Mary n'était pas actrice de ce genre de veillée, elle était spectatrice. Il avait fallu regarder sans détourner les yeux, sans manifester le moindre trésaillement; douloureusement consciente qu'elle était la seule femme de cette assemblée. Ne pas regarder, détourner les yeux, se cacher en attendant que ça passe l'aurait marginaliser et en aurait probablement inciter certains à briser l'interdit de Vaas. A présent, elle regardait, commentait, riait avec ses compères de l'évènement. Evidemment, elle n'était pas à l'aise, elle ne serait jamais à l'aise en voyant une femme se faire violer, l'incident lui rappelant trop sa propre condition et à quel point ça pouvait lui arriver. Elle ne pouvait et ne voulait rien faire pour sauver la pauvre fille tombée entre les griffes des mercenaires, et puisque c'était comme ça, autant prendre son parti de la chose. Ca avait marqué un tournant chez la jeune femme. Elle laissait progressivement de côté l'adolescence pour entrer dans l'âge adulte. Pleinement consciente des crimes qu'elle avait déjà commis à son âge, elle savait que le retour en arrière était impossible. C'était sa vie à présent et elle entendait la vivre pleinement. Ce n'était pas une gamine comme cette soi-disant Hélène qui allait lui gâcher sa couverture.

Elle la laissa débiter son petit liaus consciente qu'elle avait probablement vexé l'adolescente. La vieille partie de Mary en était désolé, mais elle n'avait fais qu'interpreter le rôle de sa soeur. Elle ne pouvait pas se permettre que sa couverture soit grillée, encore moins par quelqu'un qu'elle ne connaissait pas et qu'elle serait obligée de liquider. Mary n'était pas cruelle, pas totalement. Si cruauté en elle il y avait, elle se manifestait dans des brefs moments de folie. Alors, elle semblait devenir une autre personne et on retrouvait des communs à son père. Ici, elle n'avait pas de temps à perdre, elle ne voulait pas blesser la jeune fille si ce n'était pas nécessaire, mais elle ne pouvait pas non plus s'éterniser pendant trop longtemps en plein milieu de Londres moldu. Elle répliqua sur le même ton sans pour autant faire un seul geste menaçant eten gardant son accent français. Elle avait beau ne pas avoir pratiqué le français, outre avec Eileen, depuis presque un an, elle le parlait néanmoins aussi bien que sa langue maternelle.

"Mademoiselle Hatcher, si vous êtes au courant de la mort de ma soeur, votre réaction me semble encore moins explicable que précédement. Vous me parlez de respect, fort bien, premièrement, on ne vous a pas appris à respecter vos aînés, ensuite, aggriper une personne que vous ne connaissez pas en rue pour lui demander si elle n'est pas une personne décédée est extrêmement grossier. A partir de là, que dire de plus ? Je m'adresse à vous avec un respect équivalent au vôtre, il est donc tout à fais naturel que vous n'appréciez pas la façon dont je m'adresse à vous."

Elle regarda l'adolescente de haut en bas, tout en déplorant mentalement la malchance qui l'avait faite tombée sur une sorcière dans le Londres moldu.

"Je suis anglaise ma pauvre, immigrée en France, mais anglaise tout de même. Informez vous avant de parler. Du reste, je présume que vous n'étiez pas une amie de Mary, vous êtes trop jeune, et elle ne m'a jamais parlé de vous, j'ai donc du mal à croire que vous puissiez lui vouloir quelque chose outre la curiosité morbide de vérifier si elle est bien morte ou non. Je propose donc que nous arrêtions cette conversation déplaisante ici. Elle ne flâtte ni vous, ni moi, et j'ai des choses plus importante à faire, je vous souhaite une bonne journée."

Sans un mot de plus, elle tourna les talons, bien décidée à en finir par cette conversation qui n'avait que trop durer. Elle déplorait l'éffronterie de l'adolescente. Comme elle l'avait dis à Nash, les Serdaigles n'étaient plus ce qu'ils étaient et si elle avait été à moitié aussi intelligente que sa maison prétendait l'être, elle aurait su qu'on ne parle pas comme ça à une ancienne élève plus âgée, encore moins quand on a que 16 ans et qu'on ne peut pas utiliser de magie en dehors de Poudlard. Non décidément, si elle continuait comme ça et qu'elle avait la malchance de se retrouver face à une autre Ariana Bedan, elle finirait à la place de Mary. Oh bien sûr, du point de vue de Mary, on ne pouvait pas faire deux Ariana Bedan et elle était certaine que personne ne pouvait égaler son ennemie. De son point de vue, Ariana était exceptionnelle, et pas pour de bonne raison, mais exceptionnelle tout de même. Radicalement opposée, les deux filles se haïssaient cordialement et étaient pourtant bien plus liée qu'elle ne l'aurait voulu. Comme avait dis Llew une fois, ils étaient, après tout, presque de la même famille. On ne choisit pas sa famille, et parfois, on ne choisit pas ses amis non plus. Non, Hélène ne trouverait jamais l'équivalent d'Ariana à Poudlard, simplement de pâle copie, qui, éblouient par le parcours de l'ancienne Serpentard, tenteraient probablement de la copier sans jamais l'égaler.

Non aussi exaspérante et grossière que soit la Serdaigle aux yeux de Mary, elle ne lui souhaitait pas le même parcours. Néanmoins, elle ne savait pas se taire, ni éviter de se faire remarquer quand il le fallait, elle sous-estimait ses adversaires, et ne voyait pas le danger où il y en avait un. Hors aussi ironique que ça soit, Mary était devenue dangereuse et Hélène, elle, si elle continuait, courait au devant des ennuis.

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Dernière édition par Mary Kane le Lun 31 Aoû - 1:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Dim 23 Aoû - 15:26

Le jour où Hélène avait appris la mort de sa mère, plusieurs sentiments s'étaient bousculés en elle, autant que faire se peut quand on est une petite fille d'à peine sept ans. Il y avait d'abord eu, pendant quelques longues minutes, un grand vide dans son cerveau et dans son coeur, même si, sur le coup, elle n'avait pas très bien comprit pourquoi. Elle n'était pas parvenue à assimiler l'information. Elle avait redemandé, sans tenir compte de ce que venait de dire son père, où était sa mère. Elle avait posé la question une dizaine de fois, ignorant à chaque fois les réponses négatives de son père, jusqu'à ce que ce dernier n'éclate en sanglots en pressant son petit corps frêle contre lui, en lui demandant pardon et en lui disant que sa mère l'aimait de tout son cœur, qu'elle était fière d'elle et qu'elle veillerait toujours sur elle de là-haut. L'information funeste était lentement montée jusqu'à son cerveau, s'imprégnant petit dans son jeune esprit encore relativement préservé de la guerre, puis une information, plus nette et plus claire que le méli-mélo de sentiments brouillons qui prenait place dans son esprit, s'était imposée. Elle ne reverrait plus jamais le sourire de sa mère, ses beaux yeux bruns qui la regardaient toujours avec tendresse. Elle ne pourrait plus jamais se blottir dans ses bras, trouver cette protection qu'elle seule pouvait lui procurer. C'était à partir de ce moment-là que sa relation avec son père s'était détériorée. Car lui, il n'avait jamais pu lui faire ressentir cette protection, cette sensation de bien-être qu'elle recherchait tant.

Ensuite, il y avait eu la tristesse sans fin. Hélène s'était plongée d'elle-même dans un profond mutisme, ressassant sans cesse les paroles de son père dans sa tête, refusant de le croire, refusant ne serait-ce que de l'écouter. Pour une enfant, tenter de comprendre la mort n'était jamais simple. Elle était passée par la phase où elle courrait à la porte à chaque fois que quelqu'un toquait, espérant sa mère, puis par celle où elle voyait cette dernière partout dans la rue, le peu de fois où elle trouvait la force de sortir dehors. Puis ensuite, elle avait fini par arrêter de la voir partout. Elle s'était terrée dans sa chambre, passant ses journées à broyer du noir, assise sur son lit, devant sa fenêtre. Elle errait parfois dans la maison telle une âme en peine, surprenant plus d'une fois son père en larme devant une photo de sa mère. À cette époque de sa vie, elle n'avait jamais pu compter sur lui. Cela ne s'était pas arrangé depuis le temps, cela avait même empiré de plus en plus.

Mais ce qui lui revenait le plus de cette période, c'était la colère qu'elle avait ressentit par la suite. La première fois qu'elle avait explosé, son père pleurait encore sur une photo de sa mère. La colère était montée d'un coup, puissante et destructrice. Une colère d'enfant qu'elle n'avait pas su maîtriser à cet âge, et qu'elle avait encore parfois du mal à gérer quand on parlait en mal de sa mère. Elle avait arraché la photo des mains de son père, lui avait hurlé qu'il la salissait, qu'il n'avait pas le droit de pleurer, parce que c'était de sa faute, il n'avait pas su la protéger. Des réprimandes d'enfants, certes naïves, mais cruelles. Elle avait senti cette colère dans tout son être, et, aujourd'hui encore, la moindre critique, le moindre mot de travers sur sa mère la faisait sortir de ses gongs et la même colère s'emparait d'elle.

La seule autre colère comparable à cette apogée, c'était celle qu'elle ressentait en ce moment même. La colère de la frustration mêlée à celle de la honte et de l'impuissance.

Cette fille, qu'elle s'appelle Eléonore, Mary, ou elle ne savait comment encore, l'avait humilié à un tel point qu'il n'y avait même pas de mots pour décrire ce qu'elle ressentait. Premièrement, elle remettait en cause son éducation, et, dans son esprit marqué par la mort de sa mère, Hélène considérait qu'elle remettait directement en cause sa mère. Ensuite, ce ton condescendant, cette manière de s'adresser à elle. Hélène n'aurait jamais dû faillir à son code de conduite. Se faire remarquer n'apportait que des emmerdes plus grosses les unes que les autres. Un ego mis à mal en était une, et décidément, Hélène n'aurait jamais dû agripper cette fille dans la rue. Ça avait été sa première erreur : se faire remarquer. Quelle mouche l'avait piquée pour la pousser à rompre sa ligne de conduite, vraiment ? Maintenant, paralysé par la rage, elle regardait cette peste s'éloigner dans la rue. Des choses plus importantes à faire ? Hélène se doutait bien qu'elle n'était pas la première de ses priorités, elle devait même se trouver très bas sur cette échelle, mais rien que cette phrase, somme toute sans importance, lui mettait les nerfs davantage à fleur de peau.

Ce n'est que quand elle ne put plus foudroyer du regard cette malheureuse et frustrante rencontre que la colère d'Hélène laissa un peu de place pour la lucidité dans son esprit embrumé par la fierté de son ego. Elle lâcha alors une flopée de juron, espérant se calmer un peu puis prit une grande inspiration. Après plusieurs minutes à tenter de se calmer, Hélène se passa une main sur le visage, tentant de chasser les dernière traces d'une colère qui avait du mal à la laisser en paix. Elle réalisa soudain que sa main tremblait légèrement. Ce fut alors comme si on reconnectait tous ses nerfs d'un coup. Elle sentit son cœur battre à cent à l'heure dans sa poitrine et ses jambes, faibles, la retenaient à peine debout. C'était à chaque fois comme ça. Le contre coup de sa colère l'affaiblissait plus qu'elle ne le pensait et elle se retrouvait pantelante face à l'adrénaline qui se dispersait dans ses veines. Après un long soupir de frustration face à ce qu'il venait de lui arriver et à sa propre faiblesse, Hélène fit demi-tour et repartit par la rue qu'elle avait empruntée un peu plus tôt auparavant. En voyant la maigre foule qu'elle allait retrouver, Hélène n'eut soudain plus envie de rester dehors. Cette fille lui avait pourri sa journée et son envie d'un minimum de liberté avait été remplacée par une soudaine envie de rentrer se cloîtrer dans sa chambre. Même si elle devrait rapidement affronter son père et sa nourrice en rentrant, Hélène se mit en route vers son appartement, les yeux à nouveau dans le vague, son cerveau repassant la scène dans sa tête.

Maintenant qu'elle pouvait réfléchir sans être trop perturbée par la colère et la frustration, elle réalisait soudainement que sa vie aurait pu être en danger. Elle doutait que cette fille eût été dangereuse, mais elle aurait pu tomber sur quelqu'un d'autre qui n'aurait pas été de la même trempe. Si cela avait été le cas, elle n'aurait rien pu faire d'autre que subir le contre-coup de son ego un peu trop surdimensionné, étant dans l'impossibilité totale de se servir de sa baguette magique. Hélène frissonna légèrement en pensant à tout ce qui aurait pu lui arriver si elle avait fait face à quelqu'un de plus dangereux et se sermonna elle-même. Elle réfléchissait toujours après-coup, jamais avant, et c'était surtout ça qui lui causait le plus d'ennuis. Elle ne savait pas se maîtriser dans sa colère, pas comme elle le voudrait du moins. Elle était capable de l'intérioriser, pas de la refréner, et cette dernière prenait alors un malin plaisir à lui embrumer l'esprit et à gérer la plupart de ses actions. Hélène se fit alors, pour la millionième fois, la réflexion qu'elle devait absolument remédier à cela. Plus elle grandissait, plus le danger devenait grand, elle en était quand même relativement consciente, même si son comportement permettait parfois de douter de ce fait. En plus de cela, elle ferait bientôt son entrée dans le monde des adultes, et là, elle devrait absolument parvenir à se contrôler. Un seul mot de travers, et elle pouvait disparaitre de la surface de la terre en quelques secondes sans que personnes ne puisse, ou ne veuille, l'aider. Il allait vraiment falloir qu'elle remédie à ce problème rapidement. Et pour cela, il allait falloir changer un peu ses habitudes. Plus questions de passer inaperçue. Dorénavant, elle allait agir normalement, se confronter aux autres, et essayer au maximum de ne pas péter un plomb à chaque remarque anodine qui passerait de travers. Et pour cela, quel meilleur endroit que Poudlard ? Des centaines d'élèves, et de nombreuses personnes à ne surtout pas contrarier. Il était temps qu'elle pense plus loin que la fin de l'année. Elle ne pouvait pas toujours éternellement fuir pour préserver sa fierté, même si, jusque-là, cela lui avait plutôt bien réussi. Et puis, si elle voulait mener à bien ce projet qui trottait dans sa tête, à savoir créer un laboratoire de potion, il lui fallait des relations, et les relations se créaient en grande partie à Poudlard.

Lorsque l'adolescente passa la porte de son appartement, sa décision était prise. Plus de fuites. Du contrôle. De l'assurance. De la force. Voilà le programme qu'elle prévoyait pour la nouvelle année qui arrivait. Elle devrait le tenir au maximum, car ce comportement qu'elle allait adopter pouvait aussi bien lui apporter énormément, que lui prendre beaucoup. Il allait falloir la jouer fine. Très fine.

Car elle y jouait sa vie à ce coup de poker.
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Mary Kane


MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Lun 31 Aoû - 1:42

En partant, Mary était loin de se douter qu’elle avait laissé Hélène dans une colère noire en partant. En réalité, tout ce qui la préoccupait en cet instant, c’était partir. Quand on s’enfuit – car après tout, elle était bel et bien en train de fuir – il fallait être prudent. Puisqu’elle n’était coupable de rien, et surtout parce qu’elle n’était pas Mary, elle ne pouvait pas courir comme si sa vie en dépendant. Or, sa vie en dépendait. Assez ironiquement, il aurait suffit qu’Hélène sache transplaner et qu’elle prévienne les autorités pour que Mary se retrouve dans une position plutôt précaire. Ca faisait beaucoup de conditions pour que ce soit le cas, mais tout de même, on ne survit pas sans faire attention. Et faire attention, si ce n’était pas déjà le cas à Poudlard, était clairement devenu une seconde nature chez elle. Elle s’était donc éloignée, non pas à grand pas comme son instinct lui hurlait de le faire, mais bien à pas mesure, prenant le temps de regarder la devanture d’un ou deux magasins comme si elle avait tout le temps du monde devant elle. Après tout, si elle était vraiment Eleonore, elle était là pour faire du tourisme. Ce n’était pas sa sœur qui allait s’appesantir sur le passé et pleurer la mort de son double une année durant. Non, si elle était en Angleterre – chose fort peu probable vu le peu d’amour qu’elle portait à son pays d’origine – c’était pour des vacances. Certes, l’Angleterre puriste en guerre ne semblait pas une destination de villégiature de choix, mais que voulez-vous, on est anglais où on ne l’est pas.

Souvent, elle s’était demandée ce qui les avait empêché elle et Llew de partir de l’Angleterre. Après tout, il existait d’autres pays, certains encore neutre, d’autres à tendance bourbiste où ils seraient les bienvenus. Au moment où ils étaient partis de Poudlard, les frontières n’étaient pas aussi surveillée qu’aujourd’hui. Et quand bien-même, Vaas avait dis que peu importait ce qu’elle faisait, tant que c’était son choix, il le soutiendrait, elle savait donc qu’elle aurait pu avoir son aide pour sortir du pays. Certes, il ne l’avait pas dis en ces termes, c’était trop raffiné pour son père, mais l’idée était là. Pourtant, partir du pays n’était pas envisageable à ses yeux. Elle ne disait pas qu’elle n’y avait pas pensé, mais elle avait vite rejeté l’idée aux calendes grecques, Llew avec elle. Elle restait probablement pour les mêmes raisons qui l’avaient poussée à revenir en Angleterre. Mary avait beau savoir que c’était une mauvaise idée, elle ne pouvait pas s’empêcher de rester. Au fond d’elle, elle était anglaise et elle ne se sentait bien qu’ici. C’était son pays et elle entendait bien y vivre. Comme quoi, pouvait faire ce qu’on voulait, l’éducation patriotique qu’on lui avait donnée avait finalement porté ses fruits. On ne pouvait pas avoir été élevée d’une certaine façon et renier son passé culturel de bout en bout simplement parce qu’on avait décidé de devenir hors-la-loi. Dans le fond, elle restait puriste – bien que plus modérée qu’avant – et surtout elle restait attachée à sa terre natale.

Une fois qu’elle fut assez éloignée d’Hélène, elle dénicha un coin tranquille et transplana non loin de Bristol, elle prit le métro pour rejoindre au Hyde & Co où l’attendait Jack Volker, le frère d’Hoyt.  Le bar se situait à Upper Byron Place, pas loin du Bristol Museum & Art Gallery. Entouré de kebab, on pouvait devant le bar sans le voir de prime abord. Si les salles principales servaient surtout des moldus, il y en avait une, cachée, réservée aux sorciers.  C’était devenu un de leur point de chute à Bristol. On y trouvait une population d’habitués qui cherchaient surtout la tranquillité et la discrétion ce qui convenait parfaitement aux jeunes gens. La musique généralement assourdissante leur permettait également de discuter sans être entendu.

« Alors ton contact, ça c’est passé comment ?
Pas mal. Je dois y retourner la semaine prochaine pour tester la qualité des armes.
T’as une gueule bizarre. Ya un truc qui a merdé ?
Je me suis fais accostée par une fille de Serdaigle, Hélène Hatcher je crois en sixième, elle m’a reconnue.
Oh fuck, t’as fais quoi, tu l’as descendue ?
Non, j’ai prétendu être ma sœur, ça a l’air d’avoir marché. »

Il y eut un moment de silence pendant qu’il digérait l’information puis il changea de sujet :

« On a commandé quoi ?
Pas grand-chose d’exceptionnel, quelques MK13 et des MK11, par contre, Vaas  m’a demandé de trouver des McMillan TAC-338, ça fait un mois que je cherche quelqu’un qui pourrait m’en fournir, et je crois que j’ai enfin trouvé, je verrais ça la semaine prochaine.
Et les munitions ?
Ils disent être en mesure d’en fournir, ironiquement c’est surtout les munitions du MK11 qui vont poser problème. Elles sont principalement réservée et utiliser par l’OTAN.
L’O quoi ?
L’OTAN, une organisation moldue.
Comment tu sais ça toi ? »

Haussant les épaules, Mary répondit :

« Je m’informe avant les missions. »

Jack haussa les épaules à son tour. Ils étaient tous les deux de la maison Serdaigle, mais il n’y était clairement pas pour les mêmes raisons. Jack était intelligent, voir même roublard par certain côtés, il aurait probablement eu sa place à Serpentard s’il l’avait voulu. Mary, quant à elle, avait une vraie curiosité et ce besoin de savoir ce dont elle parlait pour mieux contrôler. Ca l’incitait à lire des choses et à en découvrir d’autres pour lesquelles elle n’aurait eu aucun intérêt en temps normal. Changeant de sujet radicalement, il lui dit :

« Bouarf, j’viendrais avec toi la semaine prochaine si j’ai rien à faire. Tu veux une bière ?
On ne devrait pas rentrer ? »

Un autre aurait probablement été exaspéré par sa remarque, mais ils étaient devenus proches au cours de l’année écoulée et chacun s’étaient habitués à l’autre.

« T’es pressée ? Qu’est-ce que tu veux aller foutre là-bas ? On s’fais chier comme des rats morts. Toute façon, c’est moi qui ai les clés de la voiture, on boit une bière avant de rentrer. »

Il n’y avait plus qu’à acquiescer. Qu’est-ce qu’il y avait à Bristol ? Il y avait Llew. Par habitude, elle avait ce réflexe d’aller le retrouver. Néanmoins, ce n’était plus comme avant, elle le savait. Depuis leur arrivée à Bristol, il était étrange. Certes, elle l’avait été aussi, il fallait un temps d’adaptation, mais lui, justement, ne semblait jamais s’être adapté. Il était plus sombre, plus taciturne, tandis que Mary était devenue plus joyeuse et libérée. L’écart qui s’était fais entre deux était marquant. Ils étaient toujours ensemble et elle aimait toujours Llew, mais parfois elle se demandait si la force de l’habitude ne jouait pas. De même, ne restait-il pas avec elle simplement par habitude et parce que dans ce monde où il n’avait plus ses repères, elle était la seule marque de stabilité qu’il lui restait ? Elle n’en savait rien et la réponse, risquait de lui déplaire, aussi préférait-elle laisser la question en suspens. Peut-être qu’au final ne pas revenir à la planque lui ferrait du bien. Mary n’avait pas d’attirance particulière pour l’alcool, mais il fallait admettre qu’au repère de son père, c’était le breuvage que l’on trouvait le plus facilement. En réalité, il aurait été plus juste de dire que trouver une boisson non alcoolisée relevait du miracle. Elle avait fini par s’habituer au goût de la bière et elle en appréciait l’amertume. Elle le laissa aller commander et elle trinqua avec lui quand il revient avec leurs bières. Elle en but une longue gorgée et regarda autour d’elle. Un silence s’était installé entre eux. Non pas un silence gênant et forcé, mais plutôt celui de deux personnes à l’aise qui ne se sentent pas l’obligation de parler pour apprécier leur compagnie respective. Le soir était tombé et la faible lumière du pub donnait une atmosphère intimiste au pub. La conversation reprit et sans qu’ils le sachent, il n’était pas loin de 21h30 quand il lui proposa de but en blanc :

« Tu danses ? »

La question la laissa un poil abasourdie. Autour d’eux, des gens dansaient en buvant. On était vendredi soir et les habitués venaient se détendre sur le son des dernières musiques sorcières à la mode. Elle sentit le rouge lui monter aux joues, vieille habitude dont elle ne se départissait pas. Elle se racla discrètement la gorge et tenta de répondre d’une voix audible :

« Je n’ai jamais dansé. »

Un sourire gentiment moqueur se peignit sur le visage de Jack.

« Je l’aurais parié.
Connard. »

Le tout était dit avec un sourire, mais le plus étonnant restait de voir Mary jurer. Un an ou deux auparavant, on ne l’aurait jamais entendu dire une insulte. Quand bien-même la situation requérait un juron, elle aurait répondu que ce n’était pas approprié. Mais à Bristol, on ne parlait pas le langage le plus châtié qu’il soit et un peu comme les enfants, elle avait finalement pris d’affection une ou deux insultes.

« Aller, viens, je t’apprends.
Je vais avoir l’air ridicule !
On s’en branle, ya que nous, allez viens. »

Plus grand qu’elle, plus fort aussi, protester ne servait à rien. Bon gré mal gré, il la voulait sur la piste de danse et il eut gain de cause. Le manque de décontraction de Mary leur causa quelques crises de fou rire, l’alcool aidant, elle se détendit un peu et c’est littéralement bourré qu’ils rentrèrent à la planque avant de s’effondrer dans ce qui leur servait de chambre commune avec Llew. L’intimité était un concept très relatif désormais.
Une semaine plus tard, comme prévu, Jack l’accompagna vérifier les armes. Vaas allait être ravis puisque leur nouveau fournisseur avait réussi  à obtenir ce qu’il voulait, en particulier les McMillan TAC-338. Elle définit un lieu de livraison à l’extérieur de la ville ou plusieurs hommes de son père, en sa compagnie pour récupérer les armes.  Une fois leur affaire finie, ils ne s’attardèrent pas  et repartirent dans le Londres moldus pour trouver un endroit où transplaner. C’est au coin d’une rue qu’elle la vit.

« Oh je rêve, encore elle !
Qui ? 
La fille qui m’a reconnue la fois passée.
Tu crois qu’elle a des soupçons ? C’est pas bon si c’est le cas.
Je sais pas, elle a l’air d’avoir avaler la couleuvre, mais qui sais ...
Ya qu’un seul moyen de le savoir, on va vérifier. »

Mauvaise idée. TRES mauvais idée. Preuve que les Serdaigles ne sont pas toujours intelligent. Jack prit Mary par le bras et l’entraina vers Hélène.

« Tu fous quoi là ? », maugréa-t-elle à voix basse.

« Joue le jeu tu veux, j’vais avoir l’air con sinon. »

Arrivé non loin d’elle, il lui lâche le bras et lui murmura :

« Reste là trois secondes. »

Gentleman, il s’approcha de la Serdaigle et la salua courtoisement. Beau garçon il l’était, il le savait, et il en jouait. Avec un sourire avenant, il commença :

« Excuse-moi, Hélène non ? Tu ne dois pas te souvenir de moi, Jack Volker, j’étais à Serdaigle promotion 2005-2006. »

Jack, lui, n’avait aucune raison de cacher son nom. Il était sortit de Poudlard, et au dernières nouvelles, il était partis à l’étranger après ses études. Il la montra discrètement du doigt et ajouta :

« Eleonore m’a dit qu’elle avait eu une altercation avec toi il n’y a pas longtemps, elle s’en veut un peu, mais le sujet de sa sœur est un peu délicat, tu le comprendras j’imagine, elle n’aime pas qu’on en parle, tu l’as prise relativement au dépourvu. Elle voudrait s’excuser, mais bon faut être franc, c’est pas trop son style. Désolé, ça fait un peu con de parler à la place de ma copine, mais bon, elle ne se décidait pas à venir. »

La regardant, il lui fit signe de s’approcher, dans quel merdier elle s’était encore fourrée ?


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MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Lun 31 Aoû - 13:15

L'envie d'Hélène de rester un peu chez elle suite à sa mauvaise expérience avait très vite disparu face à l'atmosphère pesante et morose de son appartement. Le lendemain de sa rencontre avec cette fille, qu'importe son nom, son rang ou son statut, elle était ressortie dans les rues, vagabondant au grès de ses envies et de son ennui. Elle avait passé la semaine après avoir repris les mêmes habitudes qu'avant, se levant très tôt le matin, avant son père, pour sortir et rentrant tard le soir, après qu'il se soit couché, pour dormir. Petit à petit que les jours passaient, la rentrée s'imposait dans son esprit, apportant à la foi soulagement et anxiété. C'était toujours comme ça dans les derniers jours des vacances, depuis maintenant six années. Elle était soulagée de pouvoir quitter son père, très soulagée même, mais elle était aussi anxieuse face à ce qu'il pouvait arriver à Poudlard. Tout pouvait malheureusement dégénérer en quelques secondes sans qu'on ne puisse rien y faire. Le danger était partout.

Mais aujourd'hui, bizarrement, au plus près de son retour dans cette école, elle n'y pensait pas. Elle déambulait encore dans les rues, sa casquette sur la tête, les mains dans les poches, regardant parfois dans les vitrines des magasins d'un air vaguement intéressait. Elle s'ennuyait ferme, mais malheureusement, elle n'avait rien à faire dans cette ville. Sa seule activité, depuis maintenant plusieurs années, en dehors de Poudlard bien sûr, c'était d'arpenter la ville en long en large et en travers et d'explorer chaque ruelle qui lui tombait sous la main. Ce n'était pas tant de la curiosité qui la poussait à faire cela, bien qu'il en ait une part minime tout de même. Non, c'était vraiment l'ennui qui la faisait sortir et aussi le fait qu'elle ne supportait pas son père, entre autre chose. Et comme elle ne supportait pas de rester sans rien faire, cloitrée dans sa chambre, elle sortait et marchait toute la journée, s'arrêtant parfois sur la terrasse d'un café vers midi pour manger un bout puis elle repartait. Et aujourd'hui ne faisait pas exception à la règle.

Elle déambulait tranquillement dans les rues, la tête baissée et ses pensées s'éparpillaient un peu partout. Elle pensait à des centaines de choses. Son père, l'école, les cours, la guerre, son avenir. Elle tourna à un angle de rue, ses pensées toujours éparpillées, et son regard se posa sur une nouvelle vitrine, vaguement intéressé. Alors qu'elle allait continuer son chemin, elle vit soudain un homme s'approcher d'elle. Elle regarda rapidement autour d'elle, jetant même un coup d'œil en arrière, puis reposa son regard sur l'homme, les sourcils légèrement froncés. C'était bien vers elle qu'il se dirigeait. Lorsqu'il l'accosta, il la salua poliment, un sourire aux lèvres.

Hélène se braqua.

Il lui souriait gentiment, mais elle se braqua. Il avait un joli visage. On pouvait le dire franchement, il était beau gosse. Mais pour Hélène, la beauté était synonyme de tromperie. Elle n'avait que rarement confiance en des gens au physique trop parfait. Ils savaient généralement en jouer, et très bien soit dit en passant. Elle, bien qu'elle accordât quand même beaucoup d'importance à l'image qu'elle pouvait renvoyer, n'aimait pas jouer de son image et n'aimait pas quand tout était trop sur-fait. Hors, c'était la première impression que lui renvoyait l'homme en face d'elle. Gentiment, une nouvelle fois, il se présenta. Jack Volker. Aucune idée de qui s'était et, au fond, Hélène s'en fichait complètement. Elle le dévisageait de haut en bas, toujours sur ses gardes, cherchant à savoir ce qu'il lui voulait vraiment. Elle doutait qu'il soit juste venu là pour taper la causette, sachant qu'il ne se connaissait absolument pas. Méfiante, Hélène regarda rapidement autour d'eux, et son regard se posa alors sur un visage connu.

La fille de l'autre fois.

Elle était juste là, quelques pas en arrière, un drôle d'air sur le visage. Elle ne semblait pas avoir particulièrement envie de rester là. Jack Volker indiqua qu"Eléonore" lui avait parlé de l'altercation qu'elle avait eu avec Hélène. Ce n'est que quand il lui dit qu'elle "regrettait" et qu'elle "voulait s'excuser" qu'Hélène le regarda réellement avant de lâcher un léger rire incrédule et moqueur. Hélène lança un regard moqueur à l'homme en face d'elle et ajouta le sourire qui allait avec, avant de lancer un regard dubitatif par dessus son épaule, regardant la fille pendant quelques secondes. Elle doutait sérieusement que cette fille regrette quoi que ce soit. Hélène ne pensait pas qu'elle en soit capable et puis, elle la voyait mal se dire qu'elle n'aurait pas dû se comporter ainsi, que c'était très mal et qu'il fallait retrouver la personne pour s'excuser. Elle la voyait plutôt comme une personne qui faisait ce qu'elle avait à faire et qui balançait au diable les conséquences de certains actes. Et puis, si on considérait qu'elle tenait Hélène comme responsable de leur altercation, c'était encore moins probable. Non vraiment, Hélène n'y croyait pas une seule seconde.

Lorsque L'homme fit signe à la fille de venir, Hélène retrouva soudainement l'usage de la parole.

- C'est une blague ? demanda-t-elle en dévisageant l'homme droit dans les yeux. Je ne crois pas un mot de ce que vous venez de me dire.

En disant cela, Hélène parlait non seulement des excuses que la fille voulait soi-disant lui faire, mais aussi du fait que la personne en face d'elle était Eléonor Kane, la soeur de Mary Kane. Le jour de l'altercation, quand elle s'était retrouvée dans sa chambre, elle avait épluché chacun des journaux qu'elle avait conservé. Il y en avait des piles entières dans sa chambre. Elle les gardait tous depuis presque trois ans maintenant. Elle se tenait souvent au courant de l'actualité. Elle en avait des centaines et des centaines et elle les avait presque tous regardé à la recherche d'une quelconque photo des deux soeurs. Bien sûr, il n'y avait rien de tel dans les journaux, car elle ne voyait pas vraiment quel évènement dans leur vie aurait pu faire la une et elle avait dû se contenter de la photo de Mary Kane dans la rubrique Nécrologie. Elle avait alors eu encore plus de doutes que cette fille soit vraiment qui elle disait être. Elle était presque entièrement sûre d'avoir à faire à une personne normalement morte. Et personne ne pourrait lui ôter cette idée de l'esprit. Même les jumeaux avaient toujours une différence. Parfois, un petit détail, ou quelque chose dans la façon d'être qui n'était pas comme chez l'autre. Hélène était sûre d'avoir en face d'elle Mary Kane.

- Et puis, ajouta-t-elle, sentant son esprit commencer à s'embrumer légèrement, si, comme vous dites, elle regrette et souhaite s'excuser, qu'elle vienne le faire d'elle-même, déclara-t-elle avant de se mordre la langue, regrettant de s'être laissé emporté.

Elle n'arrivait vraiment pas à contrôler sa colère, qu'elle sentait monter lentement. Pour l'instant, ce n'était que de l'irritation, mais si la discussion dégénérait comme la dernière fois, elle évoluerait assez rapidement. Elle devait se contrôler, étouffer sa colère et garder l'esprit clair, réfléchir et ne pas se laisser emporter. Ils étaient deux, ils étaient majeurs et pouvaient faire usage de la magie sans contraintes. Elle, elle était seule et elle ne pouvait pas se défendre. Il fallait qu'elle se calme et qu'elle ne se laisse pas emporter par la colère. Hélène, pour se calmer légèrement, prit une grande inspiration, ferma un instant les yeux, puis expira profondément. Voilà.

- Désolé, mais j'ai réellement du mal à croire ce que vous me dites, étant donné qu'elle considère l'altercation de la dernière fois comme étant de ma faute, expliqua-t-elle d'une voix plus calme.

Elle planta son regard dans celui de la fille et la regarda de l'air le plus neutre qu'elle pouvait lui servir. Ce n'était pas simple, mais elle devait se contrôler. Elle se tourna alors complètement vers la fille et lui fit face, croisant les bras sur sa poitrine.

- Je ne sais pas ce que vous me voulez et je trouve que prétexter du regret et de soi-disant excuses pour me parler est risible, déclara-t-elle alors. Je sais bien qu'il n'en est rien et que vous pensez que cela est exclusivement ma faute pour l'altercation de la dernière fois, dit-elle en tentant de maîtriser au maximum sa voix pour se calmer, sentant la colère se développer un peu plus. Je ne vous cacherais pas que je ne partage absolument pas votre avis, mais vous le dire est inutile, vous ne m'écouterez pas plus que la dernière fois. Je ne trouve pas m'être montré particulièrement grossière et je suis sûre que...

Hélène s'interrompit brusquement. Premièrement, elle tremblait de rage, mais elle était quand même parvenu à se contenir. De justesse, certes, mais c'était un premier pas. Deuxièmement, elle n'était pas sûre que balancer qu'elle était sûre et certaine que cette fille soit Mary Kane, soit une grande preuve d'intelligence. Mais c'était hélas trop tard. Elle en avait suffisamment dit pour attiser colère et curiosité et si la fille ne la forçait pas à parler, ce serait un miracle. Dans sa poche, sa main se serrait et se déserrait fermement autour de sa baguette. Ses ongles rentraient dans la paume de sa main et elle tentait de se distraire par la minuscule douleur que cela lui procurait. Il fallait absolument qu'elle se calme. Elle était néanmoins fière d'être parvenue à formuler ses pensées en phrases sans péter un plomb. C'était une petite victoire. Minuscule, et certainement pas du niveau de self-contrôle qu'elle souhaitait atteindre, mais une victoire quand même.

Mais pour l'instant, elle ne pouvait réellement penser à cela. Elle avait lâché une moitié de phrase qui, elle le sentait, allait devoir être complétée. Elle venait encore de se foutre dans la merde, elle le savait.

Décidément, elle avait le chic pour ça en ce moment.
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MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Sam 3 Oct - 15:12

Il y a quelque chose de frustrant dans le fait de ne pas être pris au sérieux. En particulier quand on a quelque chose à prouver. Une personne qui connaît sa valeur n'aura probablement pas cure d'être pris au sérieux. Souvent un poil narcissique, il n'aura que faire de l'opinion des autres. En partant de ce constat, pas besoin d'être un génie pour savoir que prouver sa valeur ne fait pas partie de la liste de ses priorités. Dans son entourage, ils étaient nombreux à être dans le cas, à commencer par Vaas. Mary, elle, devait probablement être ce qu'on appelle l'exception à la règle. Quand on parlait de Mary, le mot assurance ne venait pas tout de suite à l'esprit, loin de là. Ceux qui l'avaient connue à Beauxbâton se souvenaient d'une adolescente timorée et discrète qu'on oubliait presque face à sa pétulante jumelle. Ses amies appréciaient son calme, sa discrétion et son intelligence.

A Poudlard, elle avait graduellement évolué, et si on avait du mal à reconnaître l'ancienne Mary, elle restait tout de même relativement timide comparée à un adolescent normal. En un sens, grandir lui faisait peur et elle avait retardé au maximum le moment de devoir le faire. Aucun de ses attributs ne faisait un bon mercenaire. On pouvait même dire que c'était une barrière, l'intelligence mis à part. Et encore, parmi le groupe dans lequel elle évoluait, elle avait vu des hommes profondément stupides faire de bons mercenaires. Alors qu'est-ce qui faisait un bon mercenaire ? Bonne question, elle n'avait toujours pas trouvé la réponse. En attendant, elle désirait ardemment faire ses preuves. Plus d'un an après son enrôlement, si elle avait désormais sa place, mais elle estimait que ce n'était pas à ça. Elle voulait qu'on la prenne au sérieux, elle désirait absolument être aussi redoutable que la bande de type sans foi ni loi qui faisait son quotidien. Elle n'oubliait pas son véritable objectif, se hisser si haut qu'elle pourrait un jour écraser Ariana lorsqu'elle serait au sommet. Alors quand une gamine comme Hélène la regardait de haut, elle ne pouvait pas s’empêcher de bouillir. Elle en aurait presque perdu son calme, mais quoiqu’il arrive, Mary était Mary, et Mary ne perdait jamais son calme.

Soyons honnête, si Mary avait été seule, elle n’aurait jamais abordé une seconde fois Hélène. Pourquoi se faire remarquer quand on peut éviter les emmerdes ? Surtout en territoire moldu, mais elle n’était pas seule et Jack avait le goût du risque. Plus que ça, elle le soupçonnait de s’ennuyer et de vouloir mettre un peu piment de leur journée. Non merci, vraiment, mais avant même qu’elle puisse l’arrêter, il était allé lui parler en lui demandant de jouer le jeu. Exploser sa couverture, ici, maintenant … elle doutait que ça soit une bonne idée. Elle resta en arrière pendant que Jack parlait. Il offrit à Hélène son plus beau sourire, sa mine la plus avenante, elle en aurait presque soupiré. N’importe quelle gamine un peu stupide tombait pour son petit numéro. Mary n’avait jamais compris, elle n’était pas le genre de fille intéressée par les hommes. Llew était l’exception qui confirmait la règle. Si elle avait conscience du regard qu’on posait parfois sur elle, c’est parce qu’on lui avait appris à en avoir conscience. Sans ça, elle aurait simplement pu rester cette adolescente refusant de grandir et s’accrochant à tout prix au monde de l’enfance. Trop tard pour revenir en arrière, on ne revient jamais en arrière, et il fallait reconnaître ça à la jeune femme, elle n’était pas du genre à s’apitoyer sur le passé. On ne peut pas vivre parmi les morts.

Si Jack avait cru envouter l’adolescente avec un sourire charmeur, autant dire qu’il s’était planté en beauté. D’ailleurs, Mary imaginait bien son air désappointé et elle en aurait presque ris si la situation ne demandait pas qu’elle reste sérieuse. Si elle n’était pas assez proche pour prendre part à la discussion, elle entendait néanmoins tout ce qui se disait. L’adolescente en était parfaitement consciente puisque délaissant son interlocuteur, elle se tourna pour lui parler. Tremblante de rage, elle ne finit pas la fin de sa phrase, mais Mary avait une bonne idée d’où elle voulait en venir

En y réfléchissant, Mary avait presque pitié de l’adolescente. Elle y voyait une réplique imparfaite d’elle-même, ne sachant pas se taire. Si seulement elle avait su, à Poudlard et dans le monde sorcier, à moins de faire partie de l’élite, on ne l’ouvrait que si on était sûr de gagner. Ne jamais sous-estimer son adversaire, première leçon. Autant dire que celle-ci allait lui couter cher.

Gardant pour le moment l’accent français et l’attitude dédaigneuse qu’elle avait empruntée à sa sœur une semaine auparavant, elle se tourna vers Jack en ignorant Hélène :

« Tu vois, je t’avais dis que c’était inutile et qu’elle ne te croirait pas. Je ne vois pas pourquoi tu t’acharnes, elle n’accepte pas les excuses. Elle est trop fière pour ça je suppose, je t’ai toujours dis que les Serdaigle étaient stupides, après tout Mary y était. »

Comme pour tous les jumeaux, il y avait bien des manières de différencier Mary et Jack, mais aucune d’elles n’étaient connue du public. Hélène n’avait pas connu les jumelles. Eléonore avait passé un an à Poudlard et Mary deux. Leur voix, leur visage et leur physique était identique. Enfant, elles s’étaient amusées à se comparer pour voir la différence. En dehors d’un grain de beauté sur le ventre qu’Eléonore possédait, il n’y avait que les cicatrices que Mary avait écopées pendant sa torture par l’Elite qui les différenciaient. Ca, et l’accent. Eléonore avait eu un coup de cœur pour la langue de son pays d’adoption quand Mary avait toujours préféré l’anglais, parlant sa langue natale dès qu’elle le pouvait.
Pendant que les deux filles se toisaient, elle fit un signe imperceptible à Jack. Et sans qu’Hélène ne puisse rien dire, ils transplanèrent. L’avantage de la fin du secret magique ? Ils n’avaient plus besoin de ce cacher. Si les moldus n’y étaient toujours pas habitué, c’était tout de même de plus en plus fréquent de voir des sorciers transplaner en plein centre de Londres. Ils arrivèrent dans une de leur planque dans le centre de Londres. Peu utilisée, elle servait néanmoins de relai pour certaines de leurs affaires et elle était souvent vide comme c’était le cas aujourd’hui. Tordant fermement le bras d’Hélène qui se débattait Jack se saisit de sa baguette qu’il lança à Mary.

Il l’entraina dans une chambre vide et Mary verrouilla la porte derrière lui, du sotch, une corde, une chaise, Hélène fut vite entravée, elle n’était pas de taille face à Jack et Mary. Abandonnant son accent, elle se tourna vers Jack :

« Je t’avais dis que c’était une mauvaise idée.
Je t’avais dis que tu aurais du la butter la première fois. »

Mary haussa les épaules sachant qu’elle était en faute, mais parfois, elle se sentait d’humeur généreuse. Ce n’était qu’une gosse après tout. Comme elle dans le fond. Elles n’étaient pas si différentes l’une de l’autre, deux adolescentes ayant fait les mauvais choix.

« Trop gentille.
Oh ta gueule ! Laisse la parler.
Elle pourrait faire un sort informulé.
Elle est en sixième, les informulés, elle vient à peine de commencer à les bosser. Et puis, elle n’est pas majeure, essayer de lancer un sort ne lui apportera que des emmerdes avec le ministère, elle n’est pas assez stupide pour ça. Pas vrai Hélène ? »

Elle se tourna pour la première fois vers l’adolescente. Pas un sourire, pas un seul rictus. Elle était Mary, calme, froide, mesurée :

« Alors, on fait quoi à ton avis ? Tu sais que tu t’es mise dans de sale drap ? Si seulement tu avais bien voulu te taire … »

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MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Dim 18 Oct - 19:14

Hélène, en plus d'avoir un ego surdimensionné et un caractère de feu, détestait par-dessus tout ne pas comprendre et maîtriser une situation. Depuis son enfance, il en avait été ainsi. Elle ne se gênait jamais, même âgée d'à peine six ans, de taper l'incruste dans les conversations des grands, posant à tort et à travers des questions pour parvenir à comprendre et pouvoir enfin ajouter son grain de sel. C'était plus fort qu'elle. Elle n'avait jamais pu supporter le fait de ne rien comprendre à ce qui se disait ou se passait autour d'elle. Premièrement, elle avait, dans ces moments-là, l'impression d'être complètement idiote et ignorante, ce qu'elle ne supportait que difficilement. Et en plus, cela ne faisait généralement pas bon ménage avec ses autres défauts. En y repensant, ce besoin de comprendre chaque petite chose, c'était peut-être ça qui l'avait mené chez les Serdaigles. Bon, Hélène faisait aussi preuve d'une intelligence assez importante dans le domaine scolaire. Elle aimait apprendre, et pas seulement à cause de ce besoin irrépressible de ne pas se sentir bête.

Mais à ce moment précis, elle ne comprenait pas. Elle n’arrivait pas à raccrocher les wagons pour former des pensées cohérentes et elle devait avouer que ça ne la rassurait pas plus que cela. Elle avait pensé à des milliards de scénarios quand elle avait senti la tension augmenter d'un cran après sa dernière réplique. Elle s'était imaginé une nouvelle joute verbale, un duel, une claque... Elle avait même imaginé prendre la fuite. Elle avait senti son cœur s'emballer dans sa poitrine. L'adrénaline due au danger qu'elle ressentait s'était diffusée à toute allure dans ses veines, comme une drogue. Elle l'avait senti parcourir chacune de ses veines, se répandre dans l'intégralité de son corps. Puis, l'instant d'après, elle s'était retrouvée dans un tout autre endroit que la rue londonienne dans laquelle le garçon l'avait abordée. Hélène n'avait jamais transplané. Elle était trop jeune pour le faire elle-même et elle n'avait que des moldus dans son entourage. Cependant, elle n'était pas une Serdaigle pour rien. Elle avait lu un bon nombre d'ouvrages sur le transplanage. Les sensations que l'on ressentait étaient clairement détaillées et elle savait les reconnaitre sans jamais les avoir expérimentées. Aussi, elle pouvait affirmer qu'elle venait de transplaner, là, d'un coup, sans qu'elle ne puisse même comprendre ce qu'il se passait. Elle se trouvait maintenant dans une sorte de repère, vide de toute présence hormis la leur.

Tout à coup, Hélène prit vraiment conscience de ce qu'il venait de se passer. Ce fut alors un déluge de sentiment et d'émotions qui s'abattirent sur elle. Peur, colère, panique, incompréhension. Elle se figea quelques secondes sous le coup de tous ces bouleversements en elle. Puis elle céda. Elle se mit alors à se débattre comme une furie, tentant vainement de se défaire de la poigne ferme et solide qu'exerçait cet homme sur elle. Ah ! Il pouvait faire le malin avec sa belle gueule ! Elle ne s'était, en tout cas, pas trompée sur son compte ! Tandis qu'elle se cambrait à nouveau pour s'échapper, elle sentit une main se glisser dans la poche arrière de son jean et sa baguette lui fut enlevée. Hélène regarda ce petit morceau de bois d'ébène passer des mains de l'homme aux mains de Mary Kane, sans qu'elle puisse rien y faire. La boule de stress qui lui oppressait la poitrine éclata alors.

- Lâchez-moi bande de malades ! Rendez-moi ma baguette ! s'écria-t-elle tandis qu'ils la poussaient dans une pièce sombre.

L'homme la poussa sur une chaise et elle se retrouva attachée en deux-temps, trois mouvements. Ses pieds étaient attachés, chacun à un pied de la chaise et ses bras étaient tordu et attachés dans son dos, bloqués par le dossier de la chaise. Ils avaient aussi pensé à l'attacher directement à la chaise. Elle était totalement incapable de faire le moindre mouvement, bien que ce fût ce qu'elle essayait de faire depuis plusieurs minutes. Cependant, elle s'arrêta net de bouger quand elle entendit la fille parler. Elle n'avait plus le moindre accent dans la voix. Elle parlait un anglais parfait, fluide et sans aucune trace d'un quelconque accent français. Cela signifiait très clairement une chose : Hélène avait raison depuis le début. La fille qui se trouvait en face d'elle n'était pas Eléonore Kane, mais bel et bien, Mary Kane. La fille en face d'elle était censée être morte. Elle était censée ne plus être de ce monde. Et pourtant, elle était toujours là, elle venait de la kidnapper et en plus, elle parlait tranquillement de son cas en faisant comme si elle n'existait pas.

Lorsque Mary Kane demanda à ce que l'homme la laisse enfin parler, elle dut se retenir de balancer une réplique bien sentie sur le fait que, même si elle avait pu se servir des sortilèges informulés, elle n'avait pas sa baguette sur elle. Au cas où il ne s'en souviendrait plus, il la lui avait prise pour la donner à Kane. D'ailleurs, elle voyait parfaitement le manche de sa baguette dépasser du jean de son bourreau. Si elle avait eu les mains libres, elle n'aurait eu qu'à tendre le bras pour pouvoir la saisir. Mais ce n'était malheureusement pas possible.

Lorsque, enfin, Mary Kane daigna porter son attention sur elle, Hélène décrocha son regard du morceau de bois noir et le planta dans celui de la fille qui lui faisait face. Elle stressait, c'était vrai. Elle ne savait pas ce qu'ils allaient lui faire ni même si elle allait en ressortir vivante. Son cœur battait toujours à une vitesse folle dans sa poitrine, comme s'il voulait s'échapper avant de voir la fin. Kane lui demanda alors qu'est-ce qu'il fallait faire, rappelant au passage combien elle avait été bête et imprudente sur ce coup-là. Hélène ne répondit pas tout de suite, se contentant de foudroyer du mieux qu'elle le pouvait Mary Kane. Elle était fière, et, elle le répétait souvent, elle ne mourrait pas la tête base et le regard fuyant.

- Pourquoi m'avez-vous accosté aujourd'hui ? demanda-t-elle alors d'une voix légèrement tremblante, même si elle tentait du mieux qu'elle pouvait de la contrôler. Je ne suis qu'une simple adolescente insignifiante après tout, non ?

Il y eut un nouveau silence, durant lequel Hélène se maudit. Décidément, elle ne savait pas parler sans faire la fière. C'était au-dessus de ses forces. Tandis qu'elle attendait la réplique, Hélène se mit à détailler réellement pour la première fois la fille qui lui faisait face. Quand on regardait son visage, on ne pouvait pas assimiler Mary Kane à une personne prête à kidnapper des gens. Elle avait un visage simple, sûrement avenant quand il n'était pas totalement impassible. Son allure était tout aussi simple. Elle ressemblait à une personne normale. Ce n'était pas le genre d'image qu'Hélène se faisait d'un assassin ou d'autre personne dans ce genre-là. Mary avait plutôt l'air d'une personne normale, une personne avec laquelle il faisait bon parler. Pourtant, ce n'était pas ce qu'elle était, et la jeune femme se rendait bien compte que le physique n'avait rien à voir là-dedans. Elle était à sa merci et Kane pouvait décider d'un moment à l'autre d'en finir avec elle, elle le sentait.

- Qu'est-ce que vous comptez faire de moi ? demanda alors Hélène, le cœur au bord des lèvres, une sueur froide coulant le long du dos.

Hélène réfléchit un instant puis ajouta.

- Si vous devez me tuer, je veux mourir debout.

C'était idiot de dire ceci et cela trahissait également sa panique. C'était une simple phrase qu'ils ne prendraient peut-être pas en compte, mais elle était d'une importance capitale pour Hélène. Si elle devait mourir, elle voulait mourir comme sa mère. Debout, baguette à la main, le regard fier.
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MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Mar 27 Oct - 22:17

Tout le monde connaissait cet adage un peu grotesque qui disait que « la vie était un long fleuve tranquille ». Nul doute que l’imbécile qui l’avait un jour proféré n’avait jamais connu la vie du commun des mortels. La vie de Mary et Jack n’avaient rien de stable. Ils n’avaient plus réellement de foyer, une identité volontairement floue, pas de point d’attache. Tout chez eux évoquait le chaos. Il n’y avait pas vraiment de fil rouge dans leur vie, aucun jours ne se ressemblaient. Chaque heures étaient une surprise, ils vivaient de leur coup de tête et composaient avec. Capturer Hélène était stupide, elle comme Jack le savaient, mais ça restait plus sûr que de rester en pleine rue à discutailler avec une adolescente dont la principale caractéristique semblait être sa capacité à l’ouvrir quand il ne fallait pas.

Elle discuta un moment avec Jack de ce qu’ils allaient faire d’elle ignorant à moitié leur prisonnière. Jack était partisan d’une liquidation simple et efficace de la demoiselle. Qui était-elle ? Personne, une sang mêlée sans importance. Sa famille n’avait pas d’appuis politiques, aucune influence. Elle ne manquerait à personne sans aucun doute. Mary quant à elle ne voyait pas l’intérêt. Un meurtre, c’était attirer l’attention inutilement sur eux. On parlait d’une personne, même insignifiante, qui allait disparaître. Ca incluait que les autorités à un moment donné allaient s’en mêler. Quand bien même elle avait assez de confiance en elle pour estimer qu’ils ne pourraient pas remonter à la source, elle ne voyait pas l’intérêt de prendre un risque inutile. Après tout, ça incluait aussi se débarrasser du corps, tâche que Mary n’affectionnait pas outre mesure. Découper, et puis bruler un corps jusqu’à ce qu’on ne retrouve plus rien en dehors des cendres prenaient des heures et elle n’avait pas la patience pour ça aujourd’hui.

Au final, si la raison était la main qui avait toujours guidé ses actes, on pouvait dire qu’elle laissait désormais place au caprice mêlé d’une certaine prudence. Quand on est libre de toutes contraintes – ou presque – on finit par ne plus obéir à la raison. Quel intérêt ? Pas vu pas pris, comme disait Vaas. Tant qu’ils ne se faisaient pas chopper tout était permis. En somme, la décision de Mary de garder Hélène en vie était totalement arbitraire. Il se pouvait tout à fait qu’elle se décide à faire l’inverse dans quelques heures. A cet égard, Mary commençait à ressembler de loin à imiter Vaas donc les actions imprévisibles étaient la marque de fabrique.

Elle avait décidé de donner une chance à la gamine de s’en sortir, aussi la laissa-t-elle parler. Mauvaise idée. Elle se tourna vers Jack qui n’avait pas pu retenir un rire. Elle-même avait du mal à s’empêcher d’avoir un rictus moqueur. Avait-elle déjà été aussi ridicule ?

« Mon dieu ma pauvre… »

Elle prit une chaise et la retourna, s’essayant à l’envers. Jack s’accouda au mur non loin d’elle et sortit un paquet de cigarette.

« Une clope ?
Non merci, mais te gêne pas.
J’en avais pas l’intention. »

Il alluma sa cigarette et tira une longue bouffée, et ce fut lui qui répondit à Hélène :

« On t’a accosté parce qu’on avait envie. Ya une loi qui l’interdit p’têtre ? Non ! Ben alors ? »

Mary poursuivit :

« Tu as arrêté d’être une simple adolescente insignifiante à partir du moment où tu t’es persuadée que j’étais en vie. Pourquoi est-ce que c’était important pour toi d’ailleurs ? Tu aurais tout simplement pu te dire que je ressemblais à Mary Kane et ne pas aller plus loin. On ne se connaît pas, on a jamais eu cours ensemble, on ne s’est jamais parlé, et on n’évoluait pas dans les mêmes sphères. Pourquoi est-ce que tu t’es sentie le besoin de me rattraper, d’être intrusive et surtout de te mêler de ce qui ne te regardait pas. Je suis curieuse, trouve-moi une bonne raison. La différence entre toi et nous, c’est qu’on a besoin d’aucune raisons pour faire ce qu’on fait, toi bien. »

Si l’adolescente n’avait pas compris plus tôt à qui elle avait affaire, il était probable qu’elle le saisisse à présent. Son visage avait perdu une partie de son aplomb et elle semblait stressée. Selon Mary, c’était la réaction appropriée. On évite de trop la ramenée quand on est en position de faiblesse. Néanmoins, elle finissait par tomber dans le ridicule selon la jeune femme. Elle éclata de rire en regardant Jack :

« Merlin, est-ce qu’on a déjà été aussi grandiloquent ? Ne soit pas ridicule tu veux. Crever assis ou debout ne fait aucune différence. Pour l’instant, on ne te tuera pas, mais je ne sais pas encore ce qu’on va faire de toi. Une chose est sûre, évite d’abuser de notre patience. Imaginons qu’on te relâche, qu’est-ce qui me dit que tu ne vas pas te précipiter auprès des autorités ? »

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Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé]

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