POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé]

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Hélène Hartcher


MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Ven 30 Oct - 23:29

Quand la colère d'Hélène enflait dans sa poitrine, il arrivait parfois qu'elle atteigne un seuil que la jeune femme considérait comme étant "la ligne rouge". Cela réveillait alors chez le Serdaigle des émotions dangereuses, puissantes, qu'elle ne parvenait que très difficilement à contrôler. C'était des pulsions de haine à l'état pure, elle le sentait au plus profond d'elle. Des bouffées d'envie meurtrière. Hélène ressentait alors le besoin irrépressible de frapper la personne. La frapper, lui faire mal, la faire taire par la force. La faire souffrir pour laver son honneur. Généralement, quand elle se laissait porter par ces pulsions, elle se battait à mains nues. Pas de baguette, ni quoi que ce soit d'autre. Juste ses mains. Elle avait souvent provoqué de bagarres étant petite, souvent avec des garçons d'ailleurs. Cette partie "sombre" faisait partie d'elle depuis des années et, même si elle ressurgissait de moins en moins, elle était toujours là.

Et à cet instant précis, Hélène la sentait se rapprocher de plus en plus. Elle sentait toujours la panique et la peur se répandre en elle, mais il y avait cette flamme qui montait également dans sa poitrine. Elle avait commencé à grandir quand le gars l'avait rembarré comme une merde. Sa colère avait commencé à monter à ce moment-là. Ensuite, elle avait continué à augmenter d'un bon rythme au fur et à mesure que Mary Kane parlait. Le pire de tout, le moment où c'était monté en flèche, ça avait été quand cette fille s'était moqué du fait qu'elle voulait mourir debout. Alors là, Hélène n'avait pas, mais alors pas du tout apprécié ça. Cela lui avait fait l'effet d'une grande baffe. Cela avait troublé son esprit et maintenant, seule la colère dominait encore. Il lui restait tout juste assez de raison pour pouvoir se contenir. Il ne fallait absolument pas qu'elle lâche ne serait-ce qu'une parole avant qu'elle ne soit sûre de pouvoir parler calmement. Elle était en colère, elle les foudroyait tous les deux de son regard le plus noir, mais il lui restait assez de présence d'esprit pour ne pas se montrer totalement suicidaire.

Elle s'était accordée quelques minutes de pause. Il fallait qu'elle se calme, qu'elle se pose et réfrène ses pulsions meurtrières. Elle avait envie de cogner. Là, maintenant. D'abord, le gars. Lui défoncer son joli minois, ça devait être libérateur, vraiment. Jouissif, même. Lui faire fermer sa grande bouche. Puis la fille. La faire redescendre d'un étage. Lui faire voir qu'elle n'était pas si forte que ça !

Hélène secoua vivement la tête. Non ! Il fallait qu'elle se calme, pas qu'elle s'énerve davantage ! Si elle pensait comme ça, elle ne s'en sortirait pas ! Et puis en plus... en plus... Elle se faisait peur quand elle réfléchissait ainsi. Elle avait l'impression de basculer de l'autre côté d'une ligne invisible sans pouvoir rien y faire. Elle prit une grande inspiration, attendant que les battements de son cœur se calment au maximum, puis releva la tête. Elle avait les sourcils froncés, les poings serrés, le corps tendu, mais elle avait la tête plus froide. Même si cela faisait plusieurs minutes qu'elle n'avait pas prononcé la moindre parole.

- Pourquoi j'ai persisté à dire que vous étiez Mary Kane ? lâcha-t-elle d'une voix vibrante d'une colère contenue. Parce que je n'aime pas ne pas comprendre, et parce que j'étais sûre d'avoir raison. Les jumeaux ne se ressemblent jamais totalement, même les vrais, et quelque chose m'a mis la puce à l'oreille. Quand c'est comme ça, il est très difficile de l'enlever. Mais, si vous ne m'aviez pas accosté dans la rue, même si vous faites ce que bon vous semble, ajouta-t-elle en lançant un regard au gars, je ne me serais pas mêlé de vos affaires. Je n'ai rien demandé, siffla-t-elle avant de prendre une grande inspiration.

Il y avait vraiment trop d'adrénaline dans ses veines. Elle sentait le danger, et au lieu de la terrifier, cela la motivait davantage à se mettre en colère. Mais elle savait que ce n'était pas dans son intérêt de perdre les pédales, aussi tentait-elle tant bien que mal de se maîtriser au maximum.

La relâcher ? Hélène releva brutalement la tête, se sentant tout à coup plus apte à écouter ce qu'on lui disait. Se précipiter chez les autorités ? C'était une blague ?

- Vous me pensez peut-être idiote ou suicidaire, siffla-t-elle en les foudroyant du regard, mais je ne le suis pas. Je sais bien que, de un, les autorités ne me croiraient jamais, autant sorcière que moldue. Une morte qui ne l'est pas ? Nan, trop compliqué pour eux. Même s'ils me croyaient, ils ne lèveraient de toute façon pas le petit doigt pour vous retrouver... Mais au fond, qu'est-ce que j'en sais ? Je ne sais rien de votre histoire, ajouta-t-elle en secouant légèrement la tête. Et puis, de deux, si je mettais un pied dans un centre de police, je ne sais pas, mais j'ai comme l'impression que je n'aurais plus que quelques heures à vivre. Je ne suis pas suicidaire, déclara-t-elle d'un ton soudain ferme en dévisageant Mary Kane dans les yeux.

Ce fut alors comme un ballon qu'on dégonfle. La colère d'Hélène retomba d'un seul coup à la suite de son monologue, l'adrénaline s'évapora de ses veines. La jeune femme se retrouva alors pantelante, vide. Elle se sentait presque lasse. Cela faisait des heures qu'elle était là, avec ses deux geôliers. Elle se mit alors à penser à son père. Il devait sûrement s'inquiéter pour elle. Cependant, elle savait qu'il ne ferait rien avant au moins demain soir. Il aurait bien trop peur de mettre un pied dehors pour la chercher. Il aurait bien trop peur de risquer sa peau pour sa propre fille. Il ne bougerait pas le petit doigt ! Hélène se força à prendre une grande inspiration. Ce n'était ni le moment ni l'endroit de penser à ça.

La jeune femme releva la tête et dévisagea les deux personnes qui la maintenaient prisonnière. Elle attendait le verdict. La laisseraient-ils partir en échange d'une simple promesse ? La forceraient-ils à se soumettre au serment inviolable ? Ou alors, au sortilège d'Oubliette ? La tueraient-ils ? Hélène ne savait pas, mais une chose était sûre.

Elle avait un véritable don pour se mettre dans la merde, mais pas pour en sortir.
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Mary Kane


MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Mar 17 Nov - 17:50

Il y avait tellement de choses qui différenciaient les sorciers des moldus que les compter aurait été une perte de temps. Parmi ces choses, on trouvait le rapport à la mort. Les moldus étaient effrayés par la mort. Les conflits des autres nations ne les concernant pas, ils voyaient leur confort actuel comme éternel et ne désiraient pas que ça change. Effrayé par la guerre, ils étaient prêt à tout pour retrouver leur sécurité. Ca expliquait en partie pourquoi la résistance faites à l'encontre de la domination sorcière n'était pas plus grande. Ils étaient puissants, avaient des pouvoirs que le commun des mortels ne pouvaient imaginer, et ils leur promettaient la sécurité. La plupart des gens se fichaient de savoir qui dirigeaient tant qu'ils avaient la certitude qu'ils pouvaient rentrer dans leur lit le soir et en sortir vivant le matin pour continuer leur vie pathétique. C'était une race de mouton et de chèvre qui ne demandaient qu'à être dirigé, incapable de prendre le pouvoir et de parler pour lui-même. Les sorciers, eux, naissaient en sachant que leur vie pouvait être très courte. Le conflit était au centre de leur existence. Ils naissaient et mourraient avec. Le moindre écart à la loi pouvaient être sévèrement punis, les attentats n'étaient pas rares et avaient fais, pendant des années, le quotidien des gens. Si l'histoire de l'Homme était certainement sanglante, celle des sorciers l'étaient tout autant sinon plus.

Les enfants, ou ceux qui étaient élevés dans une famille de sorciers du moins, avaient conscience de cet état de fait. La mort était partout dans leur monde, le moindre faux pas pouvait vous conduire à une commission de sécurité ou pire devant un détraqueurs. On ne blaguait pas avec la loi, tout comme on ne provoquait pas impunément plus fort que soi. Hélène savait-elle qu'elle était tombée sur plus fort qu'elle ? Probablement pas, sans quoi, elle se serrait tue. Du moins, c'était ce que Mary se disait. Selon elle, c'était un raisonnement logique. On ne provoque pas plus fort que soi à moins d'avoir la certitude d'avoir le dessus. Or ici, elle ne l'avait pas. Pire, alors qu'elle était en position de faiblesse, elle ne tentait même pas de faire amende honorable, elle continuait simplement de provoquer encore et encore. Pour quelqu'un aussi attaché aux respects des aînés et des autres que l'avaient été Mary, c'était un comportement incompréhensible de la part d'une simple élève de Poudlard.

C'était à ce demander pourquoi elle se compliquait la vie. Elle aurait simplement du la tuer et on n'en parlait plus. Chaque problème a une solution simple, et celle-ci était la plus simple de toute. Faire disparaître un corps n'était pas une difficulté insurmontable, pas chez eux. Au cours de l'année écoulée, elle avait vu et appris plus de méthode qu'elle ne l'aurait voulu sur le sujet. Jack était d'ailleurs partisan d'une liquidation rapide. Pourquoi se soucier d'elle alors qu'ils pouvaient retourner à des affaires plus agréable ? Elle n'aurait pas sût dire ce qui l'empêchait de la tuer. Le manque d'intérêt ? Oui peut-être, mais elle savait que c'était plus que ça. C'était une mort inutile. Oui, mais tu en as déjà provoqué plusieurs des morts inutiles disait une petite voix dans sa tête. Elle n'était pas d'accord, les gens qu'elle avait tué pour le compte de Vaas devaient mourir. Pour le plan, pour obtenir ce dont ils avaient besoin. Si Vaas l'avait demandé, ce n'était pas inutile, ça s'arrêtait là. Rien de ce qui n'était fait pour le compte de son père n'était inutile. Non, elle ne la tuerait pas aujourd'hui. Peu importe à quel point la gamine l'exaspérait et peu importe à quel point s'eu été plus facile.

Elle prit le temps d'écouter le plaidoyer de la Serdaigle. Elle avait certes beaucoup à dire, mais rien qui ne convainque Mary et encore moins l'attitude de quelqu'un qui comprends qu'elle s'est fourrée dans une merde profonde. Ce fut Jack qui exprimait le fond de la pensée de sa compagne avant même qu'elle ait le temps de parler.

"Tu parles trop gamine, c'est chiant et surtout tu dis de la merde."

Mary eut un rire étouffé, et repris un air sérieux, avant de se tourner encore une fois vers Hélène :

"Il n'a pas tord. Tu parles beaucoup trop pour ton propre bien. Tu sais, même si je ne suis pas sang pur, j'ai reçu une éducation similaire. On apprend aux filles qu'elles doivent avant tout être de bonnes épouses, et de bonnes sorcières puristes prête à servir la société. Tu sais comment est-ce qu'elles font ça Hélène, tu sais quel est la première chose à apprendre pour être une bonne sorcière puriste ? Apprendre à la fermer, apparemment, on ne te l'a pas appris, ça t'aurait peut-être fais du bien."

Mary tapota le haut du crâne d'Hélène dans un geste à la fois insultant et condescendant.

"Ma propre mère ne savait pas différencier physiquement ma soeur et moi à moins que nous n'ouvrions la bouche. Tu ne connais pas ma soeur, tu ne me connais pas. Tu étais persuadé que j'étais Mary Kane parce que tu voulais t'en persuader. Tout ce que tu voulais au fond, c'était rompre la monotonie de ton existence et qu'on fasse attention à toi. Tu es obstinée, et tu refuses de reconnaître tes erreurs. En te mêlant en premier lieu de ce qui ne te regardait pas, tu as causé ton propre trépas. Si tu es assises ici, en cet instant, c'est uniquement de ta faute. On t'aurais appris à te taire et à ne pas te mêler des affaires autres, que même si tu avais cru me reconnaître, tu aurais simplement continué ton chemin en vivant ton insignifiante petite vie. Parce que tu ne connais pas ta place, tu es ici, et tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même ma pauvre."

Oh oui, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Connaître sa place était indispensable dans le monde sorcier, pour une fois Ariana aurait probablement été d'accord avec son discours. Après tout, qui était mieux placé que Mary pour parler de ce genre de chose ? C'est parce qu'elle avait refusé de rester à sa place qu'elle s'était attiré des ennuis, et même si ce n'était pas elle qui avait provoqué le reste, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même pour avoir initié le mouvement.

"Je ne sais pas si tu es suicidaire, mais tu es au moins idiote. Tu es en position compromettante et tu ne comprends toujours pas le danger. Pire tu continues de t'enfoncer, et d'être arrogante. Quand on est en position de faiblesse, la première chose à faire c'est de la reconnaître et de s'écraser. Or tu n'as même pas le bon sens de faire ça. Je n'ai qu'une confiance limité envers les gens, et encore plus envers les idiots. Ta parole ne vaut donc pas une mornille."

La soumission ne semblait pas être le genre de la maison, et si pendant un moment, elle avait semblé comprendre qu'elle avait dans la merde, ce sentiment n'avait pas durer longtemps. Elle continuait à montrer de l'effronterie et de l'arrogance et ça plus que le reste exaspérait Mary. Il sembla à la jeune femme qu'elle allait encore essayer de dire quelque chose, ou peut-être n'étais-ce pas le cas, me ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.

"Oh mais ferme-là, tu me fatigues !"

Elle lui retourna une gifle retentissante, et prise de rage commença à la tabasser, la chaise tomba, Hélène toujours attacher à celle-ci tandis que Mary la rouait de coup sous les yeux amusés de Jack qui fumait toujours sa cloque. Calmée au bout d'un bref moment, Mary remis la chaise sur pieds, la visage et le corps de l'adolescente comportait plus ecchymoses. Rien de grave, mais bien assez pour justifier un passage à tabac.

"Je vais t'apprendre quelque chose, et j'espère pour toi que tu le retiendras. Apprends à rester à ta place. Si tu n'aimes pas ta place crée en une autre, mais en attendant, ta place est en bas de l'échelle sociale. "

Elle lui caressa les cheveux d'un geste presque amical :

"Tu n'as pas encore de quoi t'opposer à plus fort que toi. On est gentil, tu t'en sors vivante cette fois-ci, mais la prochaine fois que tu te mets en travers de mon chemin, tu es morte."

Avec un sourire, elle lança son sort, et Jack s'occupa de la balancer dans une allée obscure. Ce fut là que les autorités moldues la retrouvèrent quelques heures plus tard lors d'une ronde de quartier sans aucun souvenir ce qui avait bien pu se passer les heures précédentes.

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MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé] Mar 15 Déc - 21:54

Apparemment, les quelques arguments qu'avait pu fournir Hélène n'avaient strictement rien fait. Ils s'étaient contenté de l'écouter sans rien dire, sans exprimer la moindre émotion. Jusqu'à ce que ce gars ne prononce ces quelques mots qui avaient fait comprendre à Hélène que tout ce qu'elle avait pu dire n'avait servit strictement à rien. Elle s'était alors contenté de le foudroyer du regard, avec quand même moins de rage que tout à l'heure. Elle était complètement vide. Elle avait évacué toute la rage qu'elle avait retenue depuis quelques semaines déjà. Oh, elle pouvait encore en trouver plein à sortir, mais elle sentait que "l'entretient" touchait à sa fin. Elle espérait encore s'en tirer à bon compte. Mais maintenant que ses pensées étaient un peu plus claires, elle pouvait très facilement dire qu'elle allait se faire démolir. On ne pouvait pas dire qu'elle ait agi de façon très réfléchie sur ce coup-là. La ramener devant deux malades qui n'avaient pas hésité une seule seconde à l'embarquer pour la ligoter à une chaise, c'était pas l'idée du siècle. Même elle le reconnaissait. Après l'avoir fait, mais elle le reconnaissait quand même.

Lorsque le gars eut lâché sa pique, Mary Kane ne se gêna pas pour lâcher un petit rire supérieur. Elle lui fit ensuite tout un spitch sur la façon dont était élevé les parfaites petites Sang-Pures, lui reprochant le fait qu'elle ne savait pas la fermer. Hélène la dévisagea, tentant de bien lui faire comprendre par son regard qu'elle n'avait rien à foutre de ce qu'elle pouvait bien lui dire. La fermer, non, on ne lui avait pas appris. Chez elle, elle s'exprimait à sa guise. Quand elle parlait avec quelqu'un, ce qui était plutôt rare, elle ne mâchait pas ses mots. Quand elle se lançait dans une joute verbale... bon, là, il n'y avait juste plus aucun filtre pour stopper les paroles qui lui venaient en tête. Pour elle, la fermer revenait à mettre sa fierté de côté, et aussi loin qu'elle se souvienne, elle ne l'avait jamais fait. Peut-être avait-elle tord, cela lui apportait plus d'emmerdes qu'autre chose, mais c'était comme ça qu'elle pensait et qu'elle faisait.

Après avoir tenté de lui faire comprendre qu'il vaudrait mieux qu'elle la ferme, cette fille commença à parler de sa vie, en disant que sa mère ne savait pas les différencier, elle et sa sœur. La seule pensée qui traversa son esprit à ce moment, ce fut que les Sang-Purs devaient être trop centré sur eux-mêmes pour faire attention aux autres. Ce n'est qu'après qu'elle se fit la réflexion qu'elle était sûrement l'être le plus égocentrique qu'il puisse exister. Elle était mal placée pour faire la réflexion, même si elle restait persuadée qu'on ne ressemblait jamais totalement à son jumeau, même physiquement. Cependant, quand elle commença à aborder le sujet de sa vie morne, Hélène se sentit mal. Les paroles se mirent à faire leur chemin jusqu'à son cerveau et elle se retint de toutes ses forces pour ne pas rougir. C'était vrai que sa vie n'était pas des plus excitante. Mais de là à aller se foutre dans la merde pour avoir un peu d'action... Est-ce qu'elle aurait pu faire ça de façon inconsciente ? Parce qu'à aucun moment, elle n'avait pensé de cette façon. Peut-être... C'était même fort possible en fait. Hélène devait bien l'avouer, elle n'aurait pas dit non à une petite distraction avant de tomber sur Mary Kane. Mais elle n'était pas sûre d'avoir réellement voulu se retrouver attaché à une chaise avec deux personnes prêtes à la défoncer à tous moment.

Pour terminer, Kane ajouta qu'elle n'avait pas confiance en elle, ce qu'elle ne pouvait pas lui reprocher, et que sa parole ne valait rien à ses yeux.

Et puis tout parti en vrille.

Sans prévenir, Mary Kane se jeta sur Hélène, lui administrant une gifle incroyablement puissante, puis enchainant en la mettant à terre. Hélène avait l'habitude de se battre. Elle pouvait presque dire qu'elle aimait ça. Mais en cet instant, elle pouvait dire avec certitude que, même détachée et les mains libres, elle n'aurait rien pu contre cette folle. C'était un élan de rage pure qui venait de prendre possession du corps de sa geôlière. Hélène connaissait trop cette sensation pour ne pas la reconnaitre. Pourtant, elle ne put s'empêcher de rester scotché un petit moment face au soudain accès de rage dont Kane semblait être prise. Elle ne l'aurait pas imaginé du genre à péter un plomb. Elle ne lui avait pas du tout donné cette impression-là. Et pourtant... C'était bien elle qui était en train de la rouer de coups, laissant des bleus sur la totalité de son corps.

Lorsque, enfin, elle la redressa, son visage était à nouveau calme, presque serein. Hélène pouvait aisément comprendre. Rien de tel que de laisser exploser sa colère un bon coup pour se sentir mieux.
Hélène, bien qu'assez mal en point, releva la tête du mieux qu'elle le put et planta son regard dans celui de la fille en face d'elle. Les paroles que prononça cette dernière juste après s'inscrivirent profondément dans son esprit, allant presque jusqu'à s'y graver.

- Je vais t'apprendre quelque chose, et j'espère pour toi que tu le retiendras. Apprends à rester à ta place. Si tu n'aimes pas ta place crée en une autre, mais en attendant, ta place est en bas de l'échelle sociale.

Elle n'avait jamais entendu des paroles qui sonnaient plus juste à ses oreilles que celles que venaient de prononcer cette fille, qui était pourtant censée être son "ennemie" ... Construire sa place... C'était une façon de voir les choses qui plaisaient à Hélène. Elle y trouvait une logique implacable.

Cependant, quand elle vit cette baguette pointée sur elle, elle comprit immédiatement qu'elle ne s'en souviendrait pas longtemps. Fermant les yeux, elle pria pour ne pas être retrouvée morte le lendemain, dans une ruelle crasseuse. C'était tout ce qu'elle demandait. Pouvoir continuer à avancer.

Mais lorsqu'elle se réveilla enfin, plusieurs heures plus tard, dans une ruelle bel et bien crasseuse, la seule pensée qui lui vint à l'esprit fut de se demander ce qu'elle faisait là. Peu de temps après, lorsqu'un passant accepta enfin de s'approcher, elle fut conduite à l'hôpital. Et une seule chose tournait dans son esprit, sans qu'elle ne comprenne vraiment pourquoi ces quelques mots lui revenaient sans cesse. La seule chose qu'elle savait, c'était qu'elle leur trouvait un sens incroyable.

Quel meilleur boosteur que cette phrase ?

" Si la place que tu as ne te plaît pas, crée s'en une autre, car pour le moment, tu es en bas de l'échelle. "
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MessageSujet: Re: Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé]

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Rencontre Inattendue [Mary] [Terminé]

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