POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
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Devine qui vient dîner... [Voldy/Vera]

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James Eccleston


MessageSujet: Devine qui vient dîner... [Voldy/Vera] Ven 6 Nov - 23:46

Spoiler:
 


Pas évident, lorsqu'on était Ministre de la Magie d'Angleterre, de dégager du temps pour une vie de famille. Tant qu'il avait été célibataire, James ne s'en était pas rendu compte. Ses uniques obligations consistaient en une visite de temps à autre à ses parents, et le reste du temps, il était libre – libre d'aller draguer à sa guise, mais aussi libre de passer un week-end sur ses dossiers du ministère. Désormais, il n'en était plus question. James mettait un point d'honneur à rentrer assez tôt du travail, chaque soir, pour pouvoir passer un moment avec son fils, quitte à repartir ensuite, une fois l'enfant endormi, vaquer à ses activités. Sa vie avait pris un cours plus calme depuis l'arrivée de Robin. Il avait cessé de courir les hommes, et se limitait à présent à quelques amants attitrés qu'il pouvait voir sans perdre de temps en manœuvres d'approches. Mike, Olivier, Richard formaient le trio de tête. Trois bons puristes, aussi soucieux de leur réputation que James l'était de la sienne : aucun risque qu'ils se mettent à bavarder inconsidérément. Trois garçons dotés de talents divers, mais tous trois fort agréables à pratiquer. Le Ministre de la Magie se ménageait des rencontres régulières avec l'un ou l'autre, hors de son domicile. Il n'avait aucune envie que Vera vienne geindre – un exercice pour lequel elle montrait de solides dispositions – s'il venait à recevoir l'un de ses amants à Challenger House. Entendre sa femme chouiner lui sciait les nerfs, et cela aurait tout simplement annulé le bénéfice d'une rencontre avec l'un des trois.

Le week-end également, James s'efforçait de passer du temps avec son fils. Vera le gardait toute la semaine, et se plaignait parfois que « Robin réclamait son père ». C'était fort probablement exagéré, vu les piètres performances verbales du garçonnet, essentiellement à base de « bababa » et de « hééé », sans oublier les « mamamama » dont il pouvait faire des litanies interminables ; mais il n'en demeurait pas moins que cet enfant avait besoin de son père. James prenait très au sérieux la mission d'éducation du petit garçon que lui avait confié Lord Voldemort. Sa mission était d'en faire un parfait puriste et un bon sorcier, dévoué à la cause du Seigneur des Ténèbres, et il n'échouerait pas. Il ne pouvait pas se le permettre, par amour-propre tout d'abord, mais surtout par amour de la vie. Lord Voldemort pardonnait difficilement les erreurs, et il avait averti qu'il n'en pardonnerait aucune concernant le premier-né de sa Bergerie. Le décevoir équivaudrait à signer son arrêt de mort, et cela n'entrait pas dans les projets du Mangemort qui avait reçu le redoutable honneur d'élever le premier fils du purisme.

Ce samedi après-midi, le Ministre de la Magie avait voulu emmener son fils en promenade dans le jardin de Challenger House, mais la pluie les avait bientôt contraints à rentrer. Ils s'étaient repliés vers la chambre de Robin, une pièce de belle taille au premier étage de la bâtisse, dans laquelle étaient entreposés les jouets de l'enfant. Il avait soufflé sa première bougie quelques semaines auparavant, en présence de Ruth, Mike et de la famille de son père, et avait pour l'occasion reçu quelques présents qui avaient remporté un grand succès. Le balai miniature était devenu son jouet préféré, malgré les glapissements alarmés de Vera (« il va tomber, il va se faire mal ») dès qu'il montait dessus. Le petit garçon savait marcher désormais, et il essayait son équilibre tout neuf sur ce balai ; par mesure de sécurité, il n'était encore autorisé à l'utiliser que dans sa chambre, où un épais tapis pourrait amortir les chutes le cas échéant. Aucune n'était encore à déplorer, mais les parents n'étaient jamais loin lorsque le balai était de sortie. Ce matin-là, c'était donc James qui s'y collait ; Vera lui avait dit ce qu'elle avait à faire, il croyait l'avoir écoutée, mais aurait été bien incapable, à présent, de se remémorer cette information.

En pantalon de velours, chemise blanche portée ample et pieds nus, le Ministre de la Magie ne ressemblait nullement à l'homme public impeccable qu'on avait l'habitude de voir. Le fait qu'il soit à demi-allongé sur le tapis achevait de le rendre tout à fait banal. Robin faisait le tour de sa chambre sur le balai-jouet, et son père tenait le rôle du policier surgissant de nulle part. « Stop ! » Il sautait sur ses pieds, l'enfant s'arrêtait devant lui, peinant déjà à garder son sérieux. « Payez ! » James tendait la main, son fils tapait en guise de paiement et repartait en riant, jusqu'au tour suivant. Ce gamin était increvable, songeait le Mangemort en reprenant place sur le tapis, et un rien le faisait rire. Peut-être était-ce le cas de tous les enfants ? Le sien étant le seul qu'il ait à disposition, il ne pouvait généraliser.

La porte s'ouvrit soudain en plein rituel du paiement. Sans doute Vera qui revenait. James laissa Robin partir pour le tour suivant avant de se retourner ; Epsilon, l'elfe de maison, se tenait sur le seuil, l'air épouvanté. Sa mine défaite inquiéta le Ministre, qui s'enquit :


-Eh bien, Epsilon, que se passe-t-il ?
-Monsieur... monsieur le maître... il faut venir... le maître... monsieur...


Irrité de ne rien comprendre, James, les sourcils froncés, se leva et s'avança vers son elfe.

-Quelque chose de grave ?

La créature, les yeux encore plus exorbités qu'à l'ordinaire, fit oui de la tête, avant de lancer un regard terrifié derrière elle, dans le couloir.


Dernière édition par James Eccleston le Mer 11 Nov - 20:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Devine qui vient dîner... [Voldy/Vera] Lun 9 Nov - 13:07

Si la cruauté a plusieurs formes dans le monde et dans la vie des gens, dans le monde des sorciers, elle n'avait qu'un seul visage, qu'une seule volonté, qu'un seul corps. Tom Elvis Jedusor était un homme parmi tant d'autres diraient les plus optimistes. Pour d'autres c'était un monstre. Pour d'autres encore, il s'agissait presque d'un dieu. Dans tous les cas, il laissait rarement indifférent autrui. Ses gestes, ses idéaux, son histoire devinrent sa geste, sa légende. Un mythe vivant parmi les hommes.

Pouvait-on croire que le destin d'un enfant pourrait intéresser pareil homme ? Ce serait folie et pourtant, c'était bel et bien le cas. Lord Voldemort avait donné des ordres et les ordres devraient être suivis. A la lettre. Et quand on est loin du terrain, il nous faut vérifier si l'application des ordres est effectif. Il y a bien des méthodes pour ce faire, les rapports, l'espionnage, favoriser la délation. Ce genre de chose. Mais le Seigneur des Ténèbres n'avait qu'une confiance très limitée dans les mesures indirectes. Sans doute l'un des fruits germant chaque printemps sur l'arbre de sa paranoïa. Une seule méthode ne pouvait lui donn er pleine et entière fiabilité : se déplacer et vérifier lui-même.

Il le faisait très rarement ces derniers temps. Il ne se préoccupait pas vraiment de l'avenir des gens, de ses mangemorts ou des moldus. Sa gloire l'intéressait, l'emploi qu'il pouvait en faire l'intéressait. Il aimait plus que tout les symboles, ceux qui font de lui de qu'il est dans le coeur des gens, cette idole de violence et de puissance. Il aimait inspirer la crainte et l'admiration. Pour lui il n'y a qu'une seule forme d'admiration possible, celle par la crainte. Comme un dieu que l'on vénère afin d'éviter le plus longtemps possible les foudres de son courroux.

La foudre tombe parfois où on s'y attend le moins. Ici sur l'avenir d'un nouveau né de la Bergerie. Un enfant de son purisme, de son monde, de sa création quand bien il n'en fut pas le géniteur. Personne ne savait vraiment qui s'était. La mère fut fécondée par plusieurs hommes au sang-pur précisément pour qu'on ne sache pas qui en était le père. Le vrai père de l'enfant était le Purisme. Sa vraie mère la patrie. L'adoptant fut choisi par Lord Voldemort lui-même, un de ses fidèles qui n'eut d'autre choix que d'accepter ce qui fut exigé de lui. Jedusor n'était pas un homme idiot et il ne demandait jamais rien d'irréalisable selon ses critères. Ainsi laissa-t-il du temps au Ministre pour mettre en place ce qui était nécessaire pour le bien de l'enfant.

Maintenant le temps fut suffisant. Il étant l'heure de rendre des comptes. Et quoi de mieux qu'une petite visite impromptue pour s'en satisfaire. Lord Voldemort était quelqu'un de simple finalement. On le satisfait et il est heureux et bienveillant, on le déçoit et il s'emporte et punis. Rien de bien méchant sur le papier. Le côté psychopathe en plus, on tombe vite dans l'excès malheureusement. Il espérait ne pas être déçu pour ce symbole fort de sa réussite.

Tom Jedusor ne prit pas un soin particulier à sa tenue. Il revêtait toujours sa robe de sorcier ample et fluide, il ne portait pas de chaussures. Sa tête au visage si inhumain, avec ses inexpressif yeux rougeâtres ne se dissimulaient derrière aucune capuche ou sous aucun chapeau. La noirceur de sa tenue tranchait toujours avec la blancheur cadavérique de sa peau. Il marcha vers la sortie du Manoir de Little Hangleton quand ses yeux se posèrent sur le rat.

Pettigrew avait le QI et le charisme d'une huître pas très fraiche, mais il avait toujours su se montrer utile dans le parcours de Lord Voldemort. Ainsi le jugea-t-il du regard et dit d'un ton ne nécessitant nulle réponse :


Queudver ! Avec moi.


Il marcha dans l'allée jusqu'à la limite des protections du domaine. Il tendit son bras gauche et quand la main d'argent de Peter toucha le corps frêle de Jedusor, ils disparurent dans cette fin d'après midi pour finalement arriver aux limites de Challenger House. Sa présence ne passa pas inaperçue. Les gardes aux abords foncèrent vers lui, baguette à la main. Ils étaient entraîné pour ça, Tom ne leur en tiendrait pas rigueur, mais il trouva de bon ton de les corriger, enfin non, pas de les corriger, mais de les éduquer, d'aiguiser leur vue et leurs autres sens pour leur permettre de se rendre compte que lui, le Seigneur des Ténèbres, n'était l'intrus nul part dans ce monde.

Les échanges de maléfices ne durèrent pas plus d'une poignée de secondes. Une trentaine tout au plus. Les hommes se contorsionnaient de douleurs dans le jardin, parfois après un vol plané de plusieurs dizaines de mètres. Les agents étaient éparpillés sur les pelouses pitoyablement alors que Voldemort marchait dans l'allée centrale flanqué d'un Queudver toujours aussi minable. Ils ne marchèrent pas très longtemps, et Jedusor ouvrit la porte. Un elfe le vit, eut une mine de stupéfaction assez évidente avant de courir chercher son maître à l'étage. Le Seigneur des Ténèbres balayait de son regard rouge le hall d'entrée de la demeure des Eccleston, non sans se rappeler sa propre enfance si malheureuse, s'imaginant ce qu'il aurait pu devenir si il avait grandit de tels lieux. Un bruit dans les escaliers annonça la descente du Ministre de la Magie.

Tom Jedusor leva les yeux vers son fidèle mangemort et sourit d'un sourire dénué de la moindre once de sympathie avant de dire triomphalement :


James ! J'espère que je ne te dérange pas ?

La question pouvait faire sourire. Personne au grand personne n'oserait dire en face à Voldemort qu'il le dérangeait. Pas même un fou. Pas même un suicidaire. Mais ça amusait le Maître de jouer avec ces formules d'une banalité sans borne.

Je me suis dit ce matin que ce serait bien que je vois les progrès du premier Agneau de la Bergerie. Que je vois si ce que je voulais pour lui sois bien devenu une réalité. Et puis, ce sera l'occasion de me présenter ton épouse. D'ailleurs où est-elle ?

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MessageSujet: Re: Devine qui vient dîner... [Voldy/Vera] Mar 10 Nov - 0:12

Aujourd'hui, Vera avait prévenu. Son adorable mari ne lui hurlerait pas dessus parce qu'elle avait disparu sans l'en informer. Par contre, ce n'était pas sûr qu'il s'en souvienne -pour ça, il aurait fallu qu'il s'y intéresse au moment voulu. De toute manière, elle n'en avait pas pour trop longtemps et serait rentrée avant le dîner, puisqu'il était important pour Robin d'avoir sa mère et son père avec lui. Souvent, Vera se demandait qui étaient ses vrais parents. Des Sang-Pur, à n'en pas douter, mais comment étaient-ils morts ? Souffraient-ils d'une maladie sorcière incurable, s'étaient-ils battus vaillamment pour le purisme, avaient-ils été assassinés ? Elle n'en savait rien, et plus elle y pensait, plus les hypothèses devenaient nombreuses. Toujours était il que l'enfant avait besoin de parents, ne serait-ce que de substitution. Ne formaient-ils pas une merveilleuse petite famille, tous les trois ?  Aux yeux du peuple, c'était une évidence. Ils avaient tout pour susciter l'envie : la jeunesse, la richesse, le bonheur, le pouvoir et en plus de tout cela, la beauté (et peut-être même la modestie). Une famille modèle, en somme.

Il était 18 heures quand elle passa le portail de Challenger House, méprisant au passage les gardes -comme tous les jours que Merlin faisait. Vera aurait sincèrement voulu rentrer plus tôt. Déjà que son cours lui avait pris tout son après-midi, il fallait en plus qu'elle n'ait rien trouvé de mieux à faire que d'aller boire un thé avec sa professeur. Parce que oui, Ruth lui avait trouvé une professeur d'anglais qu'elle voyait depuis un peu plus d'un an maintenant. A raison de quatre heures par semaines, Margaret enseignait la si belle langue qu'était l'anglais à la bulgare. Cette dernière avait d'ailleurs fait des progrès notables, si bien qu'on pouvait considérer qu'elle parlait couramment anglais. La chère Margaret continuait ses leçons, pour approfondir. Mais c'était surtout qu'elle était bien payée. Et que, dans la tête d'une puriste convaincue comme elle, voir la face cachée de la famille du Ministre était un privilège important. Une sorte de cadeau qui lui était fait, à défaut d'avoir quelqu'un pour partager sa vie et une quelconque descendance.

En rentrant, Vera se dirigea immédiatement au premier étage, retrouvant son cher salon de lecture. Elle y passait le plus clair de son temps, à lire, rêvasser ou jouer (à des jeux calmes, contrairement à James) avec le petit. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire sincère quand elle entendit, justement, les rires de ce dernier. Son mari devait être en train de jouer avec lui, dans sa chambre. Elle avait beau être rentrée, le prévenir était accessoire. Moins ils se parlaient, mieux ils se portaient, bien qu'ils fassent des efforts nécessaires et considérables devant l'enfant. Elle avait récemment acheté un livres de contes pour Robin. C'était impressionnant de voir à quel point les valeurs puristes étaient retransmises dans des histoires aussi innocentes que celles d'un elfe de maison et de son ami l'hippogriffe (dans les ouvrages pour enfants, tout était possible). Après tout, les bambins actuels étaient les puristes convaincus de demain. Elle était rentrée depuis dix minutes au plus et à peine s'était-elle assise qu'elle entendit des pas dans le couloir. Levant les yeux au ciel, elle soupira. Qui était-ce encore ? Elle se redressa et cria, suffisamment fort pour que son mari l'entende :

-Sérieusement James, qui as-tu encore invité ? Tu n'en as pas marre ?

Elle se leva de son fauteuil, continuant de pester.

-Et j'espère que ce n'est pas Ruth! Tu n'es pas tout seul, je suis là moi aussi, tu pourrais avoir l'amabilité de me prévenir lorsque quelqu'un doit dîner avec nous.

Sans cesser ses réclamations, mais en bulgare cette fois-ci, elle sortit de la pièce et jeta un coup d'oeil rapide en bas de l'escalier : James était descendu. Rapidement, Vera se rendit jusqu'à la chambre du petit qu'Epsilon surveillait. En ouvrant la porte, elle se retint de râler, une fois de plus. Le petit jouait avec le balais qui lui avait été offert pour son anniversaire, dans sa tenue de Quidditch pour bébé. Elle en parlerait plus tard à James -ce n'était pas faute de l'avoir déjà fait. Souriante, elle tendit les bras vers Robin qui courut vers elle. Elle le réceptionna et tourna quelques secondes, ce qui eut comme réaction primaire de le faire éclater de rire. Il en fallait vraiment, vraiment, vraiment peu. Lentement, caressant les cheveux du bambin de sa main droite, elle se dirigeait vers le rez-de-chaussée. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle arriva en bas des marches. Si elle n'avait pas eu son fils dans les bras, elle aurait probablement lâché ce qu'elle tenait.

-Sei... Seigneur...

Elle ne le regarda pas dans les yeux et s'inclina légèrement, tout en ayant toujours son fils dans les bras. Elle n'avait pas le courage de regarder une telle... personne dans les yeux. Vera n'était pas quelqu'un de courageux, c'était indéniable. Malgré toute la vantardise dont elle faisait preuve, jamais elle ne s'était qualifiée de courageuse (elle avait beau ne pas être spécialement intelligente, elle ne pousserait pas le vice du mensonge jusque là quand même). Et, secondement parce que son attention fut reportée sur quelqu'un d'autre, enfin... Quelque chose d'autre. Un homme, assez petit et surtout très négligé. Une légère grimace de dégoût déforma le visage de la bulgare, et elle serra un peu plus son fils contre elle. Cette chose n'approcherait pas Robin.

Mais le problème était ailleurs: pour quelle obscure raison le Seigneur des Ténèbres en personne se trouvait-il actuellement dans le hall de Challenger House ? Elle regarda James, avec toute la panique et l'incompréhension du monde sur son visage. En quelques secondes, plusieurs scénarios défilèrent dans sa tête : son mari avait fait quelque chose de mal, le Lord avait décidé de se débarrasser du Ministre et de sa famille... Il fallait clairement qu'elle se calme. Même Robin semblait complètement perturbé. Lui qui, d'ordinaire, était un bébé plutôt souriant et rieur, il se contentait de regarder à tour de rôle les arrivants et ses parents. Hé non, ce n'était pas Tatie Ruth qui venait leur rendre visite mais finalement, cela aurait peut-être été préférable.


-C'est un honneur de vous avoir ici à Challenger House, Monseigneur. Mais... elle hésita avant de continuer sa question ...pour quelle raison vous êtes-vous déplacé?
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MessageSujet: Re: Devine qui vient dîner... [Voldy/Vera] Mar 10 Nov - 18:44

-Reste avec Robin, Epsilon !

Le Ministre, la mine grave, semblait se réveiller en sursaut, et prenait conscience de l'étrange ambiance qui s'était abattue sur la maison. Challenger House contenait davantage de magie qu'à l'ordinaire, un phénomène dont le Mangemort craignait de comprendre la cause ; il n'avait connu cette aura de toute-puissance qu'au voisinage du plus redoutable sorcier du monde, Lord Voldemort. Même Dumbledore, que certains idiots osaient comparer au Lord, était bien loin de dégager une telle force. Seul un sorcier d'exception en était capable, et une seule personne pouvait prétendre au titre de sorcier d'exception : le Seigneur des Ténèbres.

Était-ce possible ? La Marque des Ténèbres n'avait jamais menti jusque-là, et elle s'était réveillée tout à coup. Tout à son jeu avec Robin, James n'avait pas pris garde à la légère sensation de brûlure sur son avant-bras, mais à présent, il ne pouvait plus l'ignorer. Qu'est-ce qui pourrait bien justifier que le Seigneur des Ténèbres en personne se déplace jusque chez lui ? Il n'aurait su le dire - et bien malin qui pouvait se flatter de comprendre tous les desseins du puissant sorcier – et, soudain fébrile, traversa l'étage plus vite qu'il ne l'avait jamais fait. Il entendit à peine Vera se plaindre qu'il pourrait la consulter avant d'inviter du monde. Il résista à la tentation de répliquer par un « ta gueule »qui eût pourtant été fort à propos, et dévala l'escalier presque sans toucher les marches.

Son estomac se contracta douloureusement lorsqu'il avisa, dans le hall, le visiteur que son elfe venait de lui annoncer avec tant de maladresse : la Marque n'avait pas menti, et elle brûla soudain son porteur, comme si retrouver son créateur lui causait une joie intense. C'était donc bien le Seigneur des Ténèbres qui honorait de sa présence la demeure de son serviteur. James s'inclina profondément devant le mage noir, en s'efforçant de ne pas paraître trop inquiet – mais comment ne pas l'être ? Le Maître n'était pas venu simplement pour dire bonjour... Il fallait qu'il ait une bonne raison pour se déranger. Il demanda plaisamment à son sbire s'il ne le dérangeait pas, et James, en se redressant, s'empressa de répondre :


-Oh, non, bien sûr que non, Monseigneur... Mais si j'avais su que vous deviez venir, je vous aurais reçu plus dignement...

Trop nerveux, Eccleston, tu parles trop. Tais-toi, et écoute. Le Mangemort réalisa soudain qu'il était dans une tenue bien négligée pour paraître devant son maître, et la honte le submergea tandis que le Lord exposait les motifs de sa venue. Bien sûr, j'ai été idiot de ne pas le prévoir, il veut contrôler que ses ordres concernant Robin ont été suivis. Rien de plus naturel, en somme. James avait presque oublié que cet enfant n'était pas le sien, et qu'il appartenait au Seigneur des Ténèbres. Vaguement soulagé, il donna un accord que personne ne lui demandait, et quelques précisions :


-Bien sûr, rien de plus normal... Ma femme est à l'étage, elle ne devrait pas tarder à descendre... Ah, justement, je crois que je l'entends...


Vera arrivait, Robin dans les bras. Elle s'inclina gracieusement devant le Maître, et James surprit un regard torve de Queudver en direction de sa femme ; il n'avait pas réellement prêté attention à la présence du rat jusque-là, mais il dut réfréner une soudaine envie de lui faire bouffer ses dents jaunâtres. Vera se chargea de lui changer les idées, en posant une question maladroite au Seigneur des Ténèbres. Jamais un Mangemort ne se serait permis une telle liberté de ton, mais peut-être pardonnerait-on à une jeune femme peu familière des conventions ? James adressa à sa femme un regard suppliant (« tais-toi, je t'en prie ») et, d'une voix mal assurée, fit les présentations :

-Monseigneur, j'ai l'honneur de vous présenter mon épouse, Vera Alexïeva. Et voici votre premier-né, Robin. Il marche depuis un mois environ et montre des dispositions pour le vol sur balai...

L'enfant observait la scène, sans rire, mais sans pleurer non plus. Il tenait dans ses mains un petit dragon en peluche qu'il promenait partout ; ses petits doigts serraient le jouet, seul signe de nervosité chez le garçonnet qui regardait alternativement ses parents, tous deux fébriles, et les deux étranges visiteurs, surtout le Lord dont le visage blanchâtre semblait l'intriguer. S'il avait dû pleurer, il l'aurait déjà fait, songea James pour se donner du courage. Dans le silence de plomb qui s'était installé, il fit, maladroitement :

-Peut-être voulez-vous un siège, Monseigneur... ou alors examiner la maison... donnez vos ordres, nous serons honorés d'obéir...

Comment se passaient les visites surprise du Lord chez les autres Mangemorts ? Y avait-il un protocole établi ? Probablement pas ; James doutait que le Seigneur des Ténèbres ait pour habitude de s'inviter chez ses serviteurs. Avoir l'exclusivité de sa visite était un honneur, mais un honneur paralysant. Toute parole semblait si dérisoire face à ce Mage noir... James n'espérait qu'une chose, que le maître parle, donne des ordres, pose des questions, pour ne plus avoir à supporter ce silence pesant.
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MessageSujet: Re: Devine qui vient dîner... [Voldy/Vera] Mer 11 Nov - 14:56

Mettre ses serviteurs dans l'embarras, ça n'avait pas de prix pour un être adepte de la petite cruauté comme Tom Jedusor pouvait l'être. Etait-il un pur gros enfoiré qui prenait un très malin plaisir dans ce genre de choses ? Non pas vraiment, et ce serait vraiment lui faire un mauvais procès que d'affirmer quelque chose d'aussi peu nuancé à sons propos.

Mettre les gens dans des situations délicates était quelque chose surtout et avant tout utile. Pour doser la capacité d'acceptation des gens, pour voir le degré de fidélité aveugle qu'ils avaient à son égard, pour entrevoir les seuils d'acceptation. Il testait, sans cesse, par ces intermèdes grossiers et bas ses Mangemorts. Il n'avait jamais trouvé une meilleur méthode que celle-ci pour s'affranchir des individus les moins fiables.

d'au autre côté, il fallait bien admettre qu'en plus ça avait un côté très amusant de les voir ramer comme des porcs dans un canot de sauvetage percé. Il avait toujours cette immense satisfaction de voir que sa simple présence rendait les choses si difficiles pour les autres être humains, comme si leur vies dépendaient intrinsèquement de l'influence qu'il pouvait avoir sur elles. On ne se sentait jamais aussi supérieur à quelqu'un d'autre que quand il galère là où vous vous avez de l'aisance.

L'homme est ainsi fait, il se hiérarchise toujours et celui qui a la place alpha fait ce qu'il de tous les autres, encore plus quand le bêta est six pieds sous terre et que personne ne souhaite vraiment se risquer à prendre cette place vide pour défier l'alpha. Jedusor n'avait pas d'égale. Il n'avait plus d'ennemi identifié. Plus personne n'incarnait la possibilité de s'opposer à lui et c'était peut être ça la plus grande source de son pouvoir sur le monde des sorciers. Plus que sa capacité à détruire des vies, c'est l'idée qu'on se faisait qu'il ne pouvait être vaincu qui le rendait invincible. Et personne n'attaque ce qui est invincible. Personne ne le dérange, et personne ne le contredit.

Dans Challenger House, le patron avait changé de visage à la seconde où Jedusor était arrivé. On rampait déjà devant lui alors qu'il ne faisait qu'être là. Quoi de plus formidable comme accueil que la servitude et la sollicitude immédiate pour son confort. Que la plus plate obéissance. Il regarda le Ministre en tenue décontractée alors que celui-ci s'excusait de celle-ci. Les gens étaient très loin des considérations du Maître quand ils pensaient que l'apparence avait une quelconque importance à ses yeux. Il n'exigeait qu'une chose de ses mangemorts : le port de la marque et le port du masque dans les combats. Pour que ses serviteurs soient toujours reconnus et leurs faits répertoriés. Il ne voulait rien de plus. Mais il remarquait que l'auto-censure vestimentaire était monnaie courante en sa présence. pas de fanfreluches de chochottes, pas de couleurs vives. Les serviteurs se rendaient modestes quand ils étaient en présence de leur maître, comme si cela était nécessaire pour prouver sa supériorité. Il avait depuis longtemps mis de côté les us et coutumes des gens normaux.

James présenta sa femme. Elle se montra bavarde malgré sa gêne et sa surprise. La naïveté des non-mangemort l'étonnerait toujours. Il décida de ne pas se montrer acerbe tout de suite. Il devait d'abord profiter de la situation de grand embarras qu'il causait en arrivant à l'improviste.

L'enfant était dans les bras de sa mère adoptive. Jedusor n'aimait pas les enfants. Peut-être était-ce du à la très grande pauvreté, tant pécuniaire qu'affective, de sa propre enfance. Ceci étant, nul besoin de les aimer pour voir si ils sont heureux ou bien traîtés. Le premier Agneau, ridiculement nommé Robin, pourquoi pas Bruce ou Clark tant qu'on y était, semblait ravis de son jouet et ses parents manifestaient un véritable intérêt pour cette chose difforme. Lord Voldemort sonda l'esprit du jeune sorcier et y vit son sentiment d'affection pour ses adoptants. Une fraction de seconde, sa jalousie lui dicta de tuer le môme. Mais il se ravisa et se contenta d'accepter l'invitation quelque peu forcée de sa part de son hôte.

Tom Jedusor regarda la pendule de l'entrée, arrêtée sur 19 heures et non sur midi. Il fit une petite moue approbative et déclara :


Hé bien l'heure de table approche, je suis sûr que Queudver sera ravis de nous préparer un dîner. N'est-ce pas Queudver ?


Oui Maiîîîître, comme il vous plaira ! Que désirez vous manger my Lord ?

Surprends-moi. Si c'est aussi mauvais que la semaine dernière tu sais ce qui se passera n'est-ce pas ? Ho non j'ai une meilleure idée. Soyons galant, Vera sera j'en suis sûre bonne conseillère. Ecoute donc ses instructions, elle est ici pour sa qualité de mère et il serait dommage qu'elle nourrisse mal cet enfant quand il grandira. Testons donc ses talents de femme au foyer. Tu l'aideras dans sa tâche comme commis.

Le Seigneur des Ténèbres retira d'une poche de sa robe la baguette de Peter et la lui donna, preuve qu'elle fut saisie d'une forme de confiscation au préalablement. Ce faisant il fit un geste de la tête pour indiquer à la femme de faire la cuisine. Il précisa alors qu'elle finissait sa descente des escaliers, passant non loi du maître pour rejoindre la pièce :

La faim me met de mauvaise humeur, tâchez de faire au plus vite.

Il rabattit son regard sur James :

Je serais curieux de faire le tour de cette demeure en attendant que le repas soit prêt. Je n'ai pas vraiment profité de la vue en arrivant, j'ai été quelque peu dérangé par l'incompétence de ton service de sécurité.

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Vera Alexïeva Eccleston


MessageSujet: Re: Devine qui vient dîner... [Voldy/Vera] Ven 13 Nov - 0:30

A la seconde où James posa ses yeux sur sa femme, celle-ci compris qu'elle aurait -une fois de plus- dû se taire. Il était vrai qu'elle s'était montrée particulièrement insolente en osant poser une question au Maître ; qui n'avait, en aucun cas, à justifier ses actes. Les capacités d'intimidation du sorcier le plus dangereux du pays (si ce n'était du monde) semblaient être toutes naturelles. En témoignait d'ailleurs l'attitude de James : Merlin savait que, d'ordinaire, il n'était pas cet homme fébrile et si peu rassuré dont la voix trahissait l'inquiétude. Mais des moqueries ne passaient même pas par la tête de la bulgare, car la situation était tout sauf risible. Et qu'en plus de cela, elle n'avait pas à se moquer de son mari -cela ferait mauvais genre, vous comprenez ? Quand le Sang-Mêlé fit les présentations, Vera sourit légèrement à l'entente de son prénom, et un peu plus lorsqu'il nota les capacités de leur fils.

La jeune mère ne cessait de se mordre les lèvres, prouvant une fois de plus sa nervosité. Il fallait bien reconnaître que la situation ne prêtait pas vraiment à l'aisance des hôtes. Existait-il un Sorcier normalement constitué qui ne craignait pas le Maître ? Si l'un d'eux osait prétendre ceci, l'unique but était probablement de se donner du courage en se convainquant lui-même d'un mensonge. Malgré cela, elle faisait tous les efforts du monde pour son fils qui était toujours dans ses bras. Il paraissait que les petits enfants étaient particulièrement sensibles à ce qui les entourait, tout comme les animaux. Et ni James ni elle ne souhaitaient l'entendre pleurer, surtout pas devant le Lord. Qui savait comment il réagirait si l'enfant se mettait à sangloter ? Enfin, pour le moment, Robin ne semblait pas d'humeur à pleurer. Il était étrangement calme, mâchonnant par moments son doudou, mais c'était compréhensible.

-Oui, Seigneur.

La bulgare descendit les quelques marches qui restaient, écoutant attentivement les dernières recommandations du Lord. Elle s'arrêta devant James qu'elle regarda dans les yeux, désemparée, et lui tendit Robin afin de pouvoir exécuter sa tâche. Elle quitta la pièce, avec le rat sur ses talons. Comme si elle voulait se donner du courage, elle avait maintenu le contact visuel avec James et leur fils aussi longtemps que cela avait été possible. Une fois qu'ils furent arrivés dans la cuisine, elle soupira. Le rat se balançait d'une jambe sur l'autre à côté d'elle, et il l'agaçait déjà. Bien qu'ils soient seuls, elle ne parvenait pas à être aussi hautaine qu'à son habitude. L'enjeu était beaucoup trop important, et aucun écart ne serait toléré. Vera toisa hautainement le rat, et eut la même mine dégoûtée que lorsqu'elle l'avait vu dans l'entrée. Les réflexes ne se changeaient pas. Elle inspira profondément avant de reprendre la parole, tentant de retrouver une certaine contenance.

-Avant de commencer, il faut que les choses soient claires. Je ne suis en aucun cas là pour me lier d'amitié avec toi. Nous n'avons qu'une seule chose à faire : trouver un repas digne de ce nom pour le Seigneur.

Tandis qu'elle passait ses mains dans ses cheveux, le rat la regardait de ses petits yeux brillants. En temps normal, elle aurait probablement râlé -pour changer-, mais elle n'était pas vraiment d'humeur à protester. A vrai dire, elle n'était pas d'humeur à faire beaucoup de choses, trop inquiète pour cela. Qu'est ce que ça mangeait, un Seigneur des Ténèbres ? Ce dernier aimait-il au moins la viande ? Elle passa en revue l’entièreté des plats qu'elle connaissait et qu'elle avait déjà eu l'occasion de préparer, mais tous paraissaient fort ridicules. Il était inconcevable de servir de telles banalités au Lord. Vera s'était mise à tourner en rond dans la cuisine, comme un animal emprisonné. Soudainement, elle s'arrêta et s'écria :

-Je sais ! Nous allons préparer un rôti de bœuf. Qu'en penses-tu ? Sa question -qui avait fait sursauter le rat- n'attendait aucune réponse, et elle reprit avant même qu'il y réagisse. Ainsi que du Yorkshire Pudding en accompagnement. Tu t'en chargeras, d'ailleurs. Allez, ne perdons pas de temps !

Si ce plat plaisait au Lord, Vera ne remercierait jamais assez sa belle-mère pour lui avoir communiqué la recette. Judith agissait comme une belle-mère pour le moins classique, malgré le fait que son fils soit Ministre de la Magie. Elle était probablement trop heureuse que ce dernier soit marié et père de famille pour voir plus loin que les apparences. Et il fallait dire qu'en public, James, Vera et Robin passaient bien. Mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, la jeune femme avait développé un attachement certain à la mère de son époux. Parfois, lorsqu'elles discutaient de tout et de rien, elle avait l'impression de revoir sa propre mère. Après avoir lavé ses mains et s'être assurée que la chose en avait fait de même, elle fit une rapide liste sur un parchemin. Ayant été appelé, l'elfe apparut dans un ''plop'' sonore.

-Epsilon, ramène moi tous les aliments qui sont sur ce parchemin rapidement.

Elle n'eut pas besoin de répéter les choses une seconde fois : l'elfe était déjà reparti avant de réapparaître moins de cinq minutes plus tard, avec tout ce qui lui avait été demandé. Elle donna les instructions à Queudver : les doses nécessaires de chaque ingrédient étaient inscrites sur un parchemin, et il n'avait qu'à lire les consignes (encore eut-il fallu qu'il sût lire). En bon elfe de maison, Epsilon avait disposé les aliments sur un plan de travail de la cuisine. Vera s'installa aux côtés du rat tout en prenant de soin de se placer à une distance raisonnable de lui. Elle suivit à la lettre la recette que sa belle-mère lui avait donnée, en corrigeant et conseillant au passage Queudver sur ce qu'il faisait, selon elle, mal. Ils avaient été trop longs, selon Vera, pour préparer le repas. Mais sa notion du temps était peut-être (probablement) altérée par l'inquiétude de s'attirer les foudres du Maître. Si les choses pouvaient êtres faites immédiatement, cela arrangerait bien des personnes. Ils avaient beau être des êtres supérieurs, la magie ne permettait pas tout. Lorsque tout était fin prêt et en train de cuire, la bulgare posa son regard sur son acolyte. Sans méchanceté aucune, elle le missionna d'aller prévenir le Lord et son mari que le repas serait bientôt prêt. Pendant que l'Elfe mettait la table (avec un service des plus élégants, évidemment), Vera préparait le dessert. Simple, mais efficace, une tarte aux pommes à la cannelle. En espérant que le Lord ne soit pas allergique à la cannelle.
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James Eccleston


MessageSujet: Re: Devine qui vient dîner... [Voldy/Vera] Dim 22 Nov - 19:55

Pour la première fois ce soir-là, Vera et James Eccleston allaient se comporter comme un vrai couple. Ils vivaient ensemble depuis plusieurs mois, partageaient un quotidien plus ou moins factice, s'occupaient en commun de leur fils, mais jamais encore ils n'avaient réellement eu besoin l'un de l'autre. Lorsqu'ils sortaient, ils s'arrangeaient pour donner le change ; ce soir, il faudrait que l'illusion soit assez parfaite aux yeux du plus exigeant des observateurs. Bien entendu, Lord Voldemort ne s'attendait probablement pas à ce qu'ils s'aiment réellement ; bien des mariages dans la bonne société magique ne reposaient pas sur l'amour mais sur l'intérêt bien compris des deux familles et des deux conjoints ; il voulait certainement voir une famille assez solide pour élever un enfant dans les valeurs du purisme, conformément à ses ordres.

Robin changea de bras, sans protester, et James lança un long regard éloquent à son épouse, à qui revenait la redoutable tâche de préparer le repas. Je compte sur toi, Vera. À toi de concocter un menu adapté à notre hôte... Le Mangemort se demanda fugitivement ce que le Seigneur des Ténèbres pouvait bien aimer manger. À vrai dire, il n'avait même jamais imaginé Lord Voldemort en train de se restaurer. Le puissant Mage noir lui semblait tellement hors du commun de l'humanité qu'il ne se figurait pas qu'il pût être soumis aux mêmes impératifs que monsieur et madame Tout-le-Monde. Cela lui semblait un terrible aveu de faiblesse, qui cadrait mal avec le personnage de Lord Voldemort. Habituellement, celui-ci laissait les basses nécessités matérielles à ses serviteurs, et se retranchait dans une espèce de supériorité quasi-divine. Rares étaient ceux qui l'avaient vu accomplir des gestes aussi primordiaux que manger, boire ou simplement se reposer.

Vera se décida à rompre le contact visuel avec son mari et son fils, et fila vers la cuisine, Queudver sur ses talons. Le Seigneur des Ténèbres, paisiblement, indiqua qu'il souhaitait visiter la demeure, et ajouta une remarque sur le service de sécurité qui eut raison du flegme de son serviteur.


-Quoi ? s'étrangla le Ministre de la Magie. Ne me dites pas qu'ils ne vous ont pas reconnu... Monseigneur, ajouta-t-il précipitamment en se rendant compte de la soudaine familiarité de son ton.

Ces types étaient des débiles profonds. Comment pouvaient-ils se méprendre sur l'identité de ce visiteur-là ? James n'avait jamais été très convaincu de l'utilité de ce service de sécurité, mais à présent, ces imbéciles démontraient clairement leur incompétence. Il faudrait tenir une petite réunion de crise pour les féliciter, après le départ du Maître.


-J'espère qu'ils n'ont pas été trop importuns, murmura le Mangemort contrarié par cette nouvelle. Je me permets de vous précéder pour vous faire visiter, Monseigneur...

Robin toujours dans ses bras, James se mit en marche à travers le rez-de-chaussée, en se sentant parfaitement idiot. Faire visiter Challenger House à Lord Voldemort, ce n'était pas précisément comme faire faire un tour du propriétaire à un ami. Fallait-il se taire, ou au contraire entretenir a conversation ? Il avait toujours été essentiel, et impossible, d'anticiper les ordres du Seigneur des Ténèbres. Peu enclin à la patience, celui-ci entendait être obéi à demi-mot, sans avoir à expliciter sa volonté. Cela avait pu conduire, par le passé, à des événements dramatiques pour ceux qui s'étaient mépris. Comme ils entraient dans le grand salon, utilisé pour les réceptions, le Mangemort se tourna vers le Maître :

-Cette maison appartenait à Jugson, Monseigneur. Elle revenait à Crow après l'élimination de la famille du traître, et il l'a mise à ma disposition.

Du salon, on apercevait le parc, éclairé par quelques lampadaires. De jour, le Lord aurait pu apprécier la pelouse en pente douce, et la pièce d'eau sur laquelle nageaient, pour la plus grande joie de Robin, quelques canards et quelques cygnes. Le petit garçon ne montrait aucun signe d'impatience ; il s'était blotti contre l'épaule de son père, qui lui caressait machinalement les cheveux, et mâchonnait son dragon en peluche avec conviction. Sans doute avait-il faim, pour changer. James espéra que la préparation du repas allait bon train, et ouvrit la porte de la bibliothèque. Il avait gardé presque tous les livres de Jugson, qui possédait une belle collection de grimoires, et avait ajouté les siens. La pièce, de belle taille, offrait un confort certain avec des fauteuils moelleux, une table de travail et une cheminée dans laquelle un feu brûlait doucement. Dans un des fauteuils, devant le feu, le chat angora de Vera dormait à poings fermés ; par chance, Robin, tout à sa peluche, ne remarqua pas la présence de sa victime favorite et resta tranquille à somnoler sur l'épaule de son père.

La visite se poursuivit, avec notamment la chambre de Robin à l'étage, puis, après un temps qui sembla interminable à James, Queudver vint annoncer que le repas était prêt. Le couvert avait été mis dans la petite salle à manger, réservée aux réceptions intimes, avec un beau service. Des bouteilles de vin blanc et rouge et d'eau fraîche avaient été disposées sur la table ; James s'effaça pour laisser le maître entrer le premier, et installa Robin dans sa chaise haute. L'elfe ne tarda pas à apporter l'entrée, un assortiment de fruits de mer et de saumon, accompagné de plusieurs sauces et de beurre salé. La table des Eccleston était garnie de produits d'excellente qualité, venant de divers coins d'Angleterre et notamment du Somerset, région d'origine de James. L'entrée était appétissante, joliment dressée dans des assiettes individuelles, digne, en un mot, du personnage qui honorait Challenger House de sa présence. James, oubliant qu'il était le maître de maison, attendit que le Seigneur des Ténèbres lui donne l'autorisation de s'asseoir, en espérant que la suite du repas soit à la hauteur.


Spoiler:
 
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