POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Ignoriantia juris neminem excusat [PV Minerva & Gordon]

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MessageSujet: Ignoriantia juris neminem excusat [PV Minerva & Gordon] Mar 22 Déc - 16:35


Fiat justicia pereat mundus « Que Justice soit rendue, doive le monde en périr. »

Voilà une devise qui scierait bien aux partisans de la Vague. Mais encore fallait-il déterminer de quelle Justice nous parlions, d'être capable de faire preuve d'un peu d'intelligence et de bon sens. En fait, je n'avais jamais été une partisane de la Vague ni de leurs méthodes extrémistes. Elles ressemblaient en bien des points à celles des terroristes nommés mangemorts et à celles d'organisations criminelles ressemblant à celle de Vaas. Rien de plus normal lorsque vous aviez un ancien mangemort et un criminel de droit commun pour exciter les passions en pratiquant le populisme, en profitant de la misère pour crier vengeance, jusqu'à aller à manipuler les plus faibles, sans se soucier des pertes. Ces groupes étaient dirigés par des fous à des degrés divers, par des gens qui jouaient sur la crainte de la mort, le désir de vengeance et de liberté pour consentir des sacrifices qui soulignait - sous le couvert des apparences ou non - leur mépris pour la vie, leur inconscience et leur malveillance. Oui, la guerre exigeait des sacrifices. Elle était un échec pour tous, l'expression de ce qui existait de plus mauvais et de malsain. Dans une guerre, en principe, on respectait des règles, ce qu'avaient enfreint les nazis. Mais qu'en était-il lorsqu'une Nation se perdait, lorsque leurs dirigeants et leurs armées ne respectaient rien d'autre que la loi du plus fort ? On assistait à des crimes dépassant les lois de la guerre, on voyait des frères et des soeurs se dénoncer l'un l'autre, on banalisait une violence et une malveillance érigée en raison d'Etat, on tuait dans l'ombre, en place publique, on organisait des jeux dignes des grands empereurs romains, on créait une journée de la haine, on corrompait les esprits, en profitant de la misère, des plus bas instincts. Spectateurs médusés, rares étaient les sorciers et les moldus à ne pas comprendre qu'ils avaient affaire à des usurpateurs.

Tout ne se voyait pas à la télévision ou dans la presse, mais cela se savait. A l'ère de l'informatique, des masses médias, il était impossible de masquer longtemps l'ampleur du désastre qui avait secoué le Royaume-Uni. On en oubliait que nous n'étions plus au siècle dernier, qu'en dépit des efforts pour museler internet, contrôler les médias, l'opinion mondiale, elle, existait toujours. Comment expliquer toutes ces disparitions, souvent inexpliquées, mais bien trop souvent liées à une origine ou à des propos tenus ? Qui étaient ces sorciers venus en amis alors qu'ils semblaient parler depuis Buckingham Palace tels des conquérants ? Qui étaient ces individus que l'on voyait trop souvent venir nous rassurer alors que nous avions été attaqués, que Londres avait été dévasté, que notre famille Royale avait été assassinée ? Si des sorciers étaient responsables, alors nous aurions du avoir peur, nous rebeller et prendre les armes contre eux ou parlementer et rien de tout cela ne s'était produit. On se souvenait de Léon Brom, d'autres personnages en armure parlant d'amitié, de leur devoir de nous protéger. Nous ne leur avions rien demandé. Ils nous avaient attaqués. Nous avions connu les ravages de la guerre, nos champs patriotiques rappelaient qu'aucun anglais n'accepterait la soumission, l'esclavage. L'Ordre du Phénix, la Vague, l'Intendance ? Pour nous, ils étaient tous pareils : c'était des sorciers et aujourd'hui nous les voyons présents partout. Qui devions-nous croire ? Pensiez-vous un instant qu'il était si facile de nos jours de manipuler les gens ? Le Royaume-Uni avait fermé ses frontrières, elle refluait les étrangers, source de profits pour le tourisme. Elle insultait ceux qui, parmis nous, étaient britanniques d'origine étrangère. Elle prétendait contrôler les flux migratoires, ce qui relevait de l'impossible. L'économie, quelqu'un seulement y avait-il pensé !? Nous avions des migrants à Calais dont nous ne voulions pas. L'ambiance était à la xénophobie, à la paranoïa. Bientôt, on nous présenterait la guerre comme l'unique solution alors que nous ne la voulions pas. On ferait ce qu'il faudrait pour ça.

Non, je n'étais pas dupe. Je n'étais pas aveuglée par la haine et le mensonge. "Examine tout sous l'oeil éclairé de la raison" avait un jour prononcé un sage, mais cela en était à la fois la force et sa faiblesse, car la logique, la sagesse était un commencement, non une finalité. Certaines choses pouvaient paraître véridiques et ne pas l'être. Je ne pensais pas que nous gagnerions à imiter les mangemorts, en jouant leur jeu, en se contentant de rechercher la manière de taper plus fort. Leur stratégie globable était simpliste, assez prévisible. La nôtre manquait de clairvoyance, de sagesse. Nous avions une chance de les vaincre aussi étrange cela pourrait vous paraître. La force et le nombre n'étaient pas toujours ce qui importait le plus. Le professeur Dumbledore - mon mentor - aurait été fier de me voir restaurer l'Ordre du Phénix avec rapidité et efficacité, en ayant restaurée son âme originelle, en ayant conserver les plus anciens, les plus fidèles d'entre tous. Sachez que je critiquais autant l'Ordre du Phénix pour ce qu'il avait été que la Vague, ce mouvement né des extrémismes. Valentine, Ron, n'avaient été que des crétins attirés par un pouvoir illusoire, une réputation. Que je fusse l'Indésirable numéro un ou deux aujourd'hui et Ministre d'une toute jeune République, sans moyens ni prestige, j'avais toujours pensé qu'un dirigeant, un cerveau, devait partager le quotidien de ses partisans, agir en fédérateur, en modèle à suivre. Cela impliquait de rester le plus longtemps possible en vie, de ne pas trop s'exposer au danger, puisque en vie j'étais plus dangereuse à cause de mes capacités magiques et intellectuelles, à cause du symbole que je pourrais représenter, parce que aux yeux de l'ennemi j'étais une née-moldue. J'étais une guerrière, mon passé le prouvait, mais il démontrait aussi une faculté à savoir raisonner et à agir avec génie dans des instants difficiles, y compris lors de combat. Mais plus que ma force de frappe, c'était au travers de mes compétences que j'avais su relever l'Ordre du Phénix en un temps record.

Se battre comme des crétins macho ne menait jamais bien loin, pas plus que l'intérêt que l'on pourrait porter à la magie noire, qui était corruptrice et destructrice. J'avais fait le pari risqué d'accepter une alliance avec la Vague, de participer au Gouvernement afin d'éviter une guerre interne qui aurait affaiblie nos forces et aurait fait le jeu de l'ennemi. J'avais laissé la démocratie s'exprimer, je n'avais rien imposer, contrairement à Ron et à d'autres. J'espérais que notre présence aurait un impact bénéfique sur l'ensemble de la résistance. Je travaillais dur pour dissiper la méfiance et les malentendus, même si je restais prudente. J'étais la Ministre la plus active et la plus jeune, celle qui avait fait passer le plus grand nombre de lois et d'amendements. J'essayais de rattraper le plus vite possible notre retard afin de confier des armes juridiques, de nouveaux droits, un cadre en terme de libertés publiques. La Justice qui était la nôtre se devait d'être humaniste, le garant de nos libertés et de nos droits, une arme répressive contre le crime, une puissance qui devait garantir que tout ce qui attenterait à la liberté ou à la sécurité des autres serait puni, mais certainement pas par le pire des châtiments, par de la torture, des humiliations que nous estimions cruelles et barbares. Notre rôle consistait à garantir les libertés publiques et fondamentales, non à les restreindre. Ma fonction suprême ne devait pas être utilisée comme un instrument politique et de mort. Elle se devait d'être proportionnée aux délits et aux crimes, magnanimes dans certains cas. Je n'avais pas à juger que des serial killer, des violeurs, des déserteurs, des criminels de guerre. Je devais juger des gens sans le sous, obligés de voler par nécessité, je voyais des individus sans repère, des êtres qui avaient manqué de chance dans leur vie, qui n'avait pas rencontrés les bonnes personnes.

Je ne devais pas me laisser influencer par mes sentiments ni être trop autoritariste. Il s'agissait d'une délicate mission que de déterminer qui méritait une seconde chance, un assouplissement ou un allègement de sa peine. Je n'étais pas aussi aveuglée que l'avait pu être Dumbledore dans sa jeunesse ni aussi ambitieuse. Je me serai méfiée d'un être comme Jedusor si je l'avais rencontré dans cet orphelinat moldu. Je n'étais plus celle que j'avais été à Poudlard, du moins pas totalement. Non surprise par Ron ou par Fleur, je l'avais été avec Minerva. Elle avait toujours été jusqu'ici un mentor, quelqu'un que j'admirais, mais je l'avais vu prendre des décisions hasardeuses, prendre des risques inconsidérés, en dépit de nos affinités intellectuelles, de cette bravoure, cette force et ce charisme qui avait émané d'elle. J'avais fermé les yeux sur sa désertion, sur ses choix discutables. J'avais accordé de l'intérêt à ses conseils, mais plus aujourd'hui. Mon ancienne Directrice de maison et professeur de métamorphoses restait une amie chère à mon coeur, mais je déplorais le marasme dans lequel elle s'était fourrée avec si peu de discernement. Avait-elle fini par craquer, par perdre espoir, par voir dans certains mensonges quelque-chose de très séduisant ? Je l'aurai cru plus forte. C'était une grande déception pour quelqu'un comme moi qui n'avait pas changé d'un iota. Mais peut-être était-il temps de laisser la jeunesse prendre les commandes, peut-être étais-ce le moment où je devrais cesser de rechercher des modèles pour en être un moi-même. Je n'avais pas beaucoup de confiance en moi, je ne voulais pas pêcher par orgueil, je ne voyais pas en moi ces qualités qui existaient, je ne savais pas en quoi ma personnalité pourrait en inspirer d'autres.

Professeur Dumbledore... Où que vous soyez... Ce n'était pas d'un miracle dont j'avais besoin, mais de soutien. Vous me diriez qu'à un certain âge on devait voler de nos propres ailes, faire des choix, qu'à ma place autrefois vous aviez été pris par la folie des grandeurs avant de réaliser qui était Grindelwald. Votre capacité à aimer avait obscurci votre jugement, comme Jedusor l'avait été en matière de haine. Je n'étais pas Rowena Serdaigle, la quête d'un plus grand savoir était tentant, mais le savoir ultime, comme la pierre philosophale ou l'immortalité, était un prix trop grand à payer, une recherche où je risquais d'y perdre bien plus que ma vie. N'étais-ce pas aussi pour ces raisons que l'on m'avait montré et enseigné toutes ces choses à Poudlard ? N'étais-ce pas pour tester ma loyauté, mon intelligence, ma sagesse, que vous m'aviez confié ce retourneur de temps ? "L'Ordre du Phénix vivra tant qu'il restera quelqu'un pour lui être fidèle." L'ennemi pourrait raconter ce que bon lui semblerait, nous serions plus fort que lui. Et croyez-moi, même si à l'approche de Noël nous avions peu de raison de nous réjouir, je voyais dans les événements récents de l'espoir, parce que l'ennemi commettait des bêtises de plus en plus grosses, parce que je sentais un relâchement. Si seulement, on pouvait m'écouter, je pourrais démontrer qu'une victoire était possible avec peu de moyens, que nous n'étions pas en position de faiblesse. Je n'avais pas cru en la victoire à Glasgow, j'avais prédit de lourdes pertes, l'impossibilité de tenir une ville de cette importance sans une tête de pont, sans logistique, sans armée digne de ce nom, alors que nous faisions face à une autre mieux équipée, entraînée et vingt fois plus nombreuse. Bien-sûr, les dimensions ne comptaient pas. L'assaut frontal serait une perte de temps, un risque incommensurable qui impliquerait des sacrifices inutiles.

Certes, Benjamin n'avait visé qu'un acte symbolique pour asseoir son autorité, pour proclamer cette République à laquelle j'avais du mal à croire, mais où je m'efforçais à jouer mon rôle du mieux possible parce que mes objectifs étaient un peu différents. L'Ordre du Phénix avait toujours été une société secrète plus modérée et réaliste. Elle s'était reformée pour vaincre Voldemort et ses serviteurs, mais suite à l'assassinat de Harry et ce replis stratégique, la résistance était entrée dans une obscurité dirigée par de dangereux opportunistes plus enclin à maintenir leur pouvoir et à jouer les cow-boy et les bandits de grand-chemin, que j'avais la prétention de penser que nous avions été dirigés jusqu'ici que par des imbéciles dont la plupart étaient aujourd'hui morts ou disparus. Cinq mille hommes de troupes moldus, le fer de lance et la fierté de l'Ecosse avait basculé dans notre giron grâce au premier bataillon des Highland. Ajoutez quelques centaines ou milliers de réfugiés plus les dix mille habitants "libérés" (pour combien de temps ?) sur un territoire s'étendant sur mille six cent cinquante six kilomètres carrés et quelques données récupérées, certains diraient qu'il y avait eu là victoire tandis que les partisans du groupe terroriste nommé Intendance se sentiraient confortés dans leur position. En tout cas, mon Ministère avait récupéré des témoignages, des preuves, renouvelé son attachement au droit international, aux traités conclus et aux lois qui avaient court avant la chute du Ministère et celle du Gouvernement de Westminster. Mon travail ne faisait que commencer, mais je me sentais capable de faire bien plus. Parce que j'étais douée pour retourner des inconvénients en avantages, parce que j'avais vu dans cette position sur l'île de Skye quelque-chose d'intéressant pour notre effort de guerre, mais qui échappait à tous.

J'avais passé toutes ces années à me battre, à me cacher, à étudier, à tenter d'atténuer les dégâts ou d'orienter les stratégies de l'Ordre du Phénix sans être particulièrement écoutée. J'avais vu des individus dangereux tels que Valentine, stupides comme Ron ou méprisables comme Sheppard faire le jeu de l'ennemi sans grand discernement, sans grande intelligence ni esprit tactique. Et il avait fallut composer avec des êtres tels que Karnaj, piètre représentant de la culture gobeline. Et puis, il y avait  celles et ceux qui manquaient de convictions comme Fleur ou Minerva. "Festinatio justitiae est noverca infortunii" : la justice hâtive est une marâtre de malheur. Voilà ce que je pensais de la Vague, de la République, de cette volonté de ne pas écouter toutes les opinions au sein d'une organisation qui se voulait démocratique. Voilà ce que pratiquait les terroristes à la tête du groupe qui dirigeait le pays. Ce ne serait pas la Justice que moi je pratiquerai. Parce que les propos tenus par le Procureur Général Jackson restait encrée dans mon esprit, je savais que tout recommençait, que la vie risquait de disparaître. Comme Fergie me l'avait dit et avec qui j'étais d'accord, nous étions dans une course contre la montre, les dégâts et les pertes seraient importantes des deux côtés. La victoire finale aurait des goûts de défaite amer, mais il ne fallait pas renoncer.

Voilà que depuis quelques mois, nous étions installés solidement sur l'île de Skye, avec sa "capitale" Portree. Nous avions bâtis des défenses très solides, nous contrôlions la seule voie d'accès terrestre, j'avais eu l'opportunité de faire un tour du territoire pour relever les avantages et les inconvénients du terrain, pour observer l'application de la loi. Je trouvais cette position difficile à tenir, mais pas impossible. Benjamin et Fergie ne semblaient pas voir ce que moi je voyais et que je trouvais très dangereux. Cela me faisait étrange d'être si près et si loin de Poudlard et de Pré-au-lard, où je n'avais plus mis les pieds depuis dix ans. Nous bénéficions d'un climat océanique doux, il régnait un fort taux d'humidité, des températures actuelles oscillant entre moins trois et plus sept degrès. On y trouvais plusieurs châteaux dont la plupart étaient en ruine, à l'exception de celui du clan des McLeod, à Dunvegan, que j'avais d'ailleurs conseillée de fortifier de rendre incartable par serment du fidelitas, bien que ce qui m'intéressait portait sur la couche rocheuse très dense qui s'enfonçait à plus de deux cent mètres, qui permettaient de s'en servir à divers usages et de résister à la plupart des assauts, en autorisant des échappatoires en cas de tentative d'encerclement.

Aujourd'hui, j'avais prévu d'aller à la rencontre des gens, de participer à la décoration du grand sapin et veiller à ce que les croyances soient respectées. Je songeais au repas de Noël, aux cadeaux pour les enfants, à la manière dont nous pourrions nous débrouiller afin d'avoir un peu de joie dans nos coeurs en cette période si particulière. Mes idées avaient améliorées la condition de vie et l'hygiène des résistants, nous comptions des alliés pour soutenir notre logistique, nous avions peu de choses en comparaison, mais nous ne mourrions plus trop de faim ou de maladie, même si un médecin de plus serait toujours apprécié dans nos rangs. Je portais la même tenue que celle qui avait été la mienne dans le cimetière de Godric's hollow, le soir de Noël où, avec Harry, nous nous étions recueillis sur la tombe de ses parents, où nous étions allés jusqu'à son ancienne maison et où nous avions rencontré Bathilda Tourdesac, où du moins ce qu'il en restait. Le souvenir de ma confrontation avec Nagini était toujours vivace. J'avais sauvé la vie de mon meilleur-ami ce soir-là, en l'absence de Ron. Drôle de temps que celui-ci. Nous avions un peu de pluie, mais pas de neige. Les températures restaient au dessus de la saison. Un noël sans neige serait bien dommage, mais peut-être étais-ce mieux pour ceux dont la survie m'importait tout autant que celles qui n'étaient pas dans le besoin. J'avais prévu de distribuer du pain, de la soupe et des vêtements. Ma secrétaire particulière, Miss Radcliffe, et deux gardes du corps m'accompagnaient. Ce que j'ignorais jusqu'alors, c'était qu'il me serait donner l'occasion de revoir deux vieilles connaissances...



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MessageSujet: Re: Ignoriantia juris neminem excusat [PV Minerva & Gordon] Mer 23 Déc - 23:10

L'endroit n'était pas trop mal, du point de vue d'un type vivant la plupart du temps dans une grange, l'endroit était pas mal du tout. Comment était-il arrivé ici ? Eh bien, quelqu'un lui en avait parlé, quelqu'un venu à sa rencontre pour qu'il soigne une autre personne encore, comme quoi le bouche à oreille marchait plutôt bien. L'endroit était donc plutôt cool, même si ça manquait quelque peu d'équipement, surtout médical, encore heureux qu'il était capable de fabriquer ses propres potions, qu'il s'en trimbalait toujours tout un stock sur lui, ainsi que de tout un tas d'autres choses, comme à son habitude. Sa patiente ne fut guère un cas difficile, juste une vilaine maladie, une grippe en somme, était-il réellement utile dans ce cas ? Certes, une grippe pouvait tuer, dans le monde moldu, là, quelques plantes et le tour était jouer. De ce fait, notre cher guérisseur se retrouver bien vite à déambuler ici et là, observant son nouvel environnement, à la façon d'une bête curieuse. Ses pieds nus foulaient le sol silencieusement, une légère brise marine le rafraîchissait, ce qui était le bienvenu dans cet hiver trop chaud, Gordon avait envie de neige, de givre et de verglas, peut être devrait-il migrer vers le nord ? Peut-être, électron libre qu'il était, le sorcier ne se sentait attacher à personne, sauf a Aileas, attacher à aucun endroit, sauf en sa grange.

Pourtant, quelque chose le retenait ici, le poussait à rester et aider les hors-la-loi et autre marginaux de la société, aider à combattre la magie noire et les sbires de Voldemort (quoiqu'il ne savait pas trop bien comment aider, sauf en soignant les gens, combattre réellement n'étant pas dans ses cordes). Il avait une conscience en fait, ce qui était à la fois un fardeau et, une bonne chose peut être, de plus qui disait magie noire disait maladie exotique et amusante à soigner. Comme ce garçon, ce patient atteint d'un mal tout à fait inédit, le soigner, le guérir n'avait pas été simple mais quelle rigolade, enfin pas pour tout le monde, cette Hermione n'aurait sûrement pas apprécier de savoir qu'il avait pris du plaisir face à la difficulté de la tâche. Elle n'aurait pas compris, parce qu'il était le seul à comprendre, non pas qu'il se croyait vraiment unique, seulement Gordon n'avait encore croiser de personne comme lui (sauf peut être Misha, et encore…).

Gordon remarqua quelques décorations, à certains endroits et se fit la réflexion, qu'effectivement, noël était proche. Il n'avait plus fêté noël depuis la mort de sa femme puis, même maintenant alors qu'il avait fait son deuil, célébré cette fête ne lui paraissait pas d'une grande importance. À vrai dire, ses animaux s'en fichaient pas mal également et, étant donné qu'ils étaient sa seule famille (Aileas était certes une sorte d'amie, elle l’hébergeait en quelque sorte, mais de là à fêter noël ensemble, de plus le sorcier était pratiquement sûr qu'elle n'y prêtait pas attention non plus). En bref, il avait d'autres sujets de réflexions plus intéressantes et amusantes que noël, en effet, le petit homme avait en sa possession quelques remèdes moldus. Des boites, avec des noms barbares dessus, ce qui était très intriguant. Le sorcier était donc dans l'idée d’examiner plus attentivement ces étranges pilules, se demandant s'il ne pouvait pas les tester sur lui-même. Or, il s'en méfiait, autant, il testait diverses potions et autres fluides magiques les yeux fermer, autant les pilules moldus lui inspirait une sensation de malaise. Cela venait sûrement de son aversion pour les moldus mais, sa curiosité le poussait à se renseigner sur toutes sortes de remède et façon de guérir, parce qu'au fond, c'était toujours utile d'en savoir plus.

Il s’asseya sur un banc, fouilla dans ses poches pour en sortir une première boite. Le nom inscrit dessus était encore plus barbare que d'habitude, pourquoi les moldus s'amusaient ils à désigner ces choses de la sorte ? Vraiment, incompréhensible. Il l'ouvrit puis en sorti un petit papier, visiblement les instructions à lire avant d'avaler quoi que se soit. Gordon s'empressa d'y jeter un coup d’œil, de plus en plus mal à l'aise au fur et à mesure de sa lecture, le point culminant fut atteint quand il arriva aux effets secondaires. Mince alors, la médecine moldu était d'un barbare, comment les gens pouvaient réellement se sentir mieux en ingurgitant de tels produits ? Le petit homme grimaça de dégoût, se félicitant de n'avoir jamais utilisé de tels remèdes sur ses potions, ses propres potions étant certainement plus efficace et surtout moins dangereuse (il le savait, pour les avoir toutes testées). Il rangea la boite dans ses poches, décidant de la garder, cela pouvant toujours servir à quelqu'un d'autre, peut être à un moldu inconscient. Pensif, réfléchissant à ce qu'il venait de lire, le guérisseur se sorti une clope (oui, certes, ça aussi, c'était invention purement moldu et franchement mauvaise néanmoins, les clopes ne prétendaient pas pouvoir guérir quoi que se soit). Son regard se perdit dans le vide, plongé dans ses rêveries ...
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MessageSujet: Re: Ignoriantia juris neminem excusat [PV Minerva & Gordon] Dim 17 Jan - 13:51

Cela faisait quelques jours que Minerva était rentrée au pays. Elle ressentie l'ambiance toujours aussi lourde. La sorcière s'était faite discrète ces derniers temps, elle savait ce qui se tramait mais ne voulant pas se mêler des affaires en cours et préféra rester en retrait. Les jours se succédèrent, longtemps la sorcière était restée perdue dans ses pensées, assistant plus ou moins aux réunions organisées par la Vague. Tout être sensé avait sans doute remarqué son absence physique au cours de l'année passée. Maintenant qu'elle était présente, cela ne faisait pas vraiment une grande différence. Bien sûr, Minerva connaissait les enjeux actuels de la résistance, mais c'était plus fort qu'elle, elle n'était pas vraiment là. 

Songeuse, perdue dans son esprit, elle vaquait à ses occupations et ne parlait quasiment pas aux autres membres. Silencieuse, elle soignait ses blessures causées par ses essais en magie noire. Honteuse d'avoir trahi ses convictions et ses amis en empruntant un tel chemin. Minerva était épuisée, cela se voyait plus que jamais, son visage et ses mains meurtris reflétaient sa perte d'espoir en l'avenir. Elle aurait aimée avoir un autre avenir que celui qu'elle avait acquis.

Une énième réunion avait débuté depuis plus d'une heure maintenant, Minerva s'était assise dans un coin, près du feu et écouta d'une oreille les dires de ses pairs. Hantée encore par des visions d'horreur et la folie dû à la fièvre, elle ne parlait presque pas. Les autres ne faisaient même plus l'effort de la saluer. Le plus sage d'entre eux avait comprit. « Quand elle ira mieux, elle nous reparlera », voilà ce qu'il disait pour tenir les plus nerveux face à la sorcière. Le feu frémissait dans le foyer de la cheminée, la réunion se poursuivit encore pendant une bonne heure et demie. Finalement, les sorciers étaient congédiés afin de parfaire à leur mission.

Une jeune sorcière posa sa main sur l'épaule de Minerva, afin de lui indiquer que la séance était finie et qu'elle pouvait s'il elle le désirer vaquer à ses occupations. L'ancien professeur ne bougea pas la tête d'un centimètre, la jeune femme s'en alla en la saluant.

L'horloge de la pièce où était restée Minerva, sonna une unique fois. Ce qui sortit la sorcière de ses pensées, elle releva la tête et regarda l'heure. Il était juste 10h30, son regard s'arrêta alors sur la fenêtre, il y avait un peu de vent, mais pas de neige. Elle soupira, pas de neige pour Noël. Cela faisait peut être trois ans, qu'elle n'avait plus vu de flocons pour les fêtes de fin d'année. La sorcière fini par se lever pour enfiler son manteau. Un sorcier l'interpella : « et on peut savoir où vous allez ? ». Elle ne prit pas la peine de lui répondre et s'en alla, cependant, il ajouta sèchement en l'attrapant par le bras :  «  Vous pouvez répondre !! on est bien gentil de vous accepter encore à la Vague !! ». La sorcière ne répondit pas pour autant, elle ne voulait pas s'abaisser à ce gamin. Peut-être aurait-elle du le remettre à sa place. Mais pour l'instant, la sorcière désirait s'en aller.

Doucement, elle marcha sur le pallier, une autre voix plus agréable lui rappela l’imbécillité des jeunes et qu'elle ne devait pas en tenir rigueur.

-Sans doute...il doit avoir raison.


Se furent les premières et dernières paroles que Minerva prononça avant de transplaner. Peut-être ne devait-elle plus appartenir à la Vague – si seulement elle l'avait été à 100% auparavant ? - ni même à la résistance. La sorcière avait perdu espoir, fallait-il l'avouer : elle ne parvenait pas à voir quelque chose de positif dans l'avenir.
Après plusieurs transplanages, elle arriva finalement dans un petit village en pleine fête de Noël. Il y avait des moldus, des sorciers, des créatures, tous mélangés pour faire la fête. Minerva s’emmitoufla dans son manteau et sa capuche retomba sur ses yeux. Méconnaissable, elle s'aventura sur la grande place, elle se mêla à la population simplement.
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