POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Hypérion Alderan Nott [Validée]

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    | ADMIN DES POURRIS ;; Rédacteur Chef de la Gazette

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Hypérion A. Nott


MessageSujet: Hypérion Alderan Nott [Validée] Ven 22 Jan - 2:04


Hypérion Alderan Nott


Identity



Mon nom  est Hypérion Alderan Nott mais on me surnomme parfois Nott tout simplement, ou Al' plus rarement. J'ai trente-six ans. Je suis originaire de Cardiff, au Pays-de-Galle où j'ai vu le jour le 28 Mars 1962. Je suis actuellement célibataire. J'ai étudié à l'école de Sorcellerie Poudlard dans la maison Serpentard où j'ai obtenu mes ASPIC avec, notamment, un O en Histoire de la Magie, en Potions et en Défense contre les Forces du Mal. Je tairai mes échecs sur ce même examen, je déteste les échecs. Je travaille actuellement à la Gazette du Sorcier en temps que rédacteur. Je suis de sang-pur. Desendant des Nott par mon père et des Travers par ma mère.. Ma baguette est en bois de cerisier, longue de vingt centimètres, elle contient un crin de licorne. Sa rigidité va de paire avec sa puissance et mon patronus est un vautour.Enfin, on dit que je ressemble à Leonardo DiCaprio.

We know who you are...


♦ Famille : Longtemps considérée comme l'une des familles les plus mystérieuses du Royaume-Uni, la famille Nott aime à garder ses secrets. Aussi il était toujours difficile d'évoquer leurs origines sans s'aventurer sur quelques terrains boueux. Il est à savoir que la famille Nott fait partie de l'une des vingt-huit sacrées. Une famille de Sang-Pur renommée et reconnue pour sa fidélité envers la grande tradition du sang. L'auteur même de cette liste serait d'ailleurs Teignous Nott. Il est donc de fierté familiale d'être de sang-pur et la proximité avec les Malefoy, Rosier, Parkinson, Travers ou Crabbe n'a fait qu'accentuer le sentiment de supériorité illégitimement lié à la nature de leur propre sang.

Les présentations ethiques faites, laissons place aux actuels prétendants au nom Nott.

En tête de liste se dresse Mr.Nott, ou Edward Ulfric Nott de son véritable nom. Il est actuellement le patriarche de la famille et le père d'Hypérion. Il est l'un des plus anciens mangemorts et l'un des fervents défenseurs de la suprématie du sang depuis des années. Il rejoint la cause de Lord Voldemort dès 1955 après avoir été dans la classe du plus grand mage noir de tous les temps et dans son gang. Il épouse Mary Travers alias Mrs.Nott à l'âge de vingt-deux ans et donnera naissance à son premier fils, Hypérion, en 1962 puis à Theodore, son cadet en 1980. Il perd sa femme en 1980 peu après la naissance de son second fils, et il finira d'élever ses garçons seuls dans une tradition puriste extrême voire violente qui les forgera et influencera leurs actions.
Nott est l'un des mangemorts n'ayant pas cherché Lord Voldemort après sa défaite. Il est gracié par le Lord dès son retour en 1995 et participe activement à la deuxième guerre des sorciers autant qu'à la première. Nott se lance, avec Malfoy et d'autres, à la recherche de la prophétie selon les ordres de leur Maître. Au Département des Mystères, Nott est assommé par Granger, et Lucius fort de sa lâcheté et son pragmatisme le laissera derrière, préférant favoriser la capture de la prophétie – et sa propre peau par la même. Aussi, Nott est découvert et envoyé à Azkaban pour être un partisan du mage noir. Il y passe deux à trois ans avant de s'évader en 1997 avec d'autres Mangemorts. Il ne cesse de se battre pour le Lord – ce qui lui vaudra d'être reconnu comme l'un des plus dévoués à la cause – et affronte le Ministère une nouvelle fois, puis Poudlard où il assiste à la mort de Potter et à la destruction de Voldemort.
Il reste fidèle au Lord et participe activement à la mise en place du système puriste et aide Malfoy à l'élection. Il obtient ainsi un poste au Ministère, aux Mystères plus précisément.

La femme d'Edward Nott, Mary, descend de la famille Travers. Une autre de sang-pur qui voulant forger des liens plus solides ira marier Mary à Edward dès ses dix-sept ans – contre vingt-deux pour Edward. Elle lui sera fidèle tout le long de sa vie, et lui donnera deux fils, Hypérion qu'elle aimait éperdument, et Theodore qu'elle n'aura pas le temps de connaître car cette naissance lui donnera la mort en 1980. Grande auteur, elle avait la passion de l'écriture et de la recherche littéraire. Son nom étant lié aux grandes recherches historiques magiques de 1966, elle participa à la découverte de vieux grimoires narrant les origines des grandes fondations magiques comme Poudlard. Particulièrement intelligente et pleine de vie, la suprématie du sang-pur était pour elle une nécessité plus qu'un devoir. Elle craignait qu'avec le temps, la dégradation du sang vers l'impur ne fasse disparaître les innombrables sources historiques et littéraires magiques datant de plusieurs siècles et expliquant la magie dans ses plus profondes entrailles. Elle éduquera Hypérion dans cette logique et lui donnera le goût de la lecture, de l'écriture et de la politique. Sa mort affectera et continue d'affecter Edward et Hypérion.

Vient ensuite Theodore Nott. Dernier de la fratrie, sombre sorcier en devenir, Theodore est né dans la mort en 1980. Il restera très lié à la pensée de sa mère, sans même l'avoir connue, et avec l'âge, le décès de sa génitrice l'amènera à se réfugier vers les arts obscurs de la magie noir. Entre temps, Theodore est un garçon intelligent et vif. Il est envoyé à Serpentard comme son frère, son père et ses ancêtres avant lui, où il suit une scolarité exemplaire en compagnie des fils Malfoy, Crabbe, Goyle, ou autres Parkinson et sangs-purs de renoms. Il fréquente l'école en même temps qu'Harry Potter. L'élu et Theodore étant nés la même année, le fils Nott rapporte de nombreuses informations à son père pendant plusieurs années. Lorsque Mr.Nott est finalement démasqué et envoyé à Azkaban pour sa fidélité envers le Seigneur des Ténèbres, Theodore se rapproche de son frère qui, de plusieurs années son aîné, le conseille et le guide vers la réussite. Les deux frères apprennent à se connaître de mieux en mieux, Theodore passe ses vacances chez Hypérion qui travaille déjà où il peut pour se faire un nom dans le milieu professionnel alors que son paternel est en prison. Theodore le prendra comme exemple pour un temps avant de se rapatrier sur sa propre réussite et obtenir la marque des Ténèbres, un souhait qu'il chérit avec toute l'attention possible.
De naturel solitaire et silencieux, il ne rejoint aucun groupuscule, encore moins celui de Drago Malfoy avec qui, pourtant, il s'entend extrêmement bien. Souvent attentif aux moindres détails, il se découvre de grandes capacités en potions et en fait son atout principal.
Alors que la bataille de Poudlard éclate, Theodore est l'un des élèves qui reste sur le champ de bataille et qui rejoint le camp de Lord Voldemort. Il en sortira vivant malgré quelques blessures.
Il cherche encore du travail en rapport avec les potions, espérant une aide venir de son paternel ou de son frère.

Pour finir, voici Cassidy. La fille d'Hypérion Nott est née voilà quinze années après une courte mais intense relation entre Nott et Demelza Faulkner, une sorcière de sang-pur d'Afrique du Sud qu'Hypérion connue à Poudlard et qu'il envenima – comme souvent, sans mal – pour l'accrocher à son tableau de chasse. Il est de notoriété publique qu'Hypérion Nott est un sorcier vadrouillard, allant d'une sorcière à l'autre. C'est probablement pour ça qu'Hypérion s'est barré sans dire au revoir à la demoiselle, pensant simplement en rester au stade de “sombre connard” qui lui scie à merveille. Mais non, Cassidy s'est pointée et tout est devenu compliqué. Alors âgé de vingt-et-un ans, il apprend la naissance de sa fille – notez le caractère trempé de Demelza qui s'est, ce jour-là, pointé chez Nott, lui passant la gueulante de sa vie, avant qu'il ne lui serve une bonne bière au beurre et ne lui lâche un très spontané “T'as fini ? Non parce que sinon on peut faire des jumeaux ? “. Ce à quoi, elle aurait répondu en jetant à travers la pièce vase et fleurs en pagaille.
Hypérion n'a jamais hésité à assumer sa fille. Basiquement – et assez naïvement – il est de ces gens qui affirment haut et fort “que c'est la meilleure chose qu'il ait pu faire dans sa vie”. Et c'est probablement ce qu'on lui reproche le plus. Alors que la famille Faulkner semblait désirer – à part Demelza peut-être ? - la garde de Cassidy et le retrait complet d'Hypérion, il s'est pointé comme un père présent pour sa fille et répondant à bien des demandes et des concessions. Il n'a pas crié au scandale quand Demelza a voulu la garde de sa fille au quotidien – il jugeait alors qu'une gamine méritait de voir sa mère, et puis, concrètement, sa situation tant amoureuse que le professionnel l'empêchait à l'époque de s'occuper dignement de sa fille. Aujourd'hui est une autre histoire. Voir sa fille le week-end, parfois les vacances, et quand il peut la semaine ne lui suffit plus. Il veut constuire une meilleure relation avec elle, lui faire saisir qu'il sera toujours là pour elle, et que malgré tout ce qui peut séparer sa tarée de grand-mère maternelle et lui, Cassidy reste et restera celle qu'il aimera toute sa vie – foutez-vous de sa gueule, c'est permis.
Il joue probablement le côté “papa cool” pour se différencier de la mère de son enfant qui a tendance à serrer les vis un peu trop souvent, mais il n'est pas des plus tendres sur certains points. Hypérion adore Cassidy, mais leurs caractères respectifs assez proches les amènent parfois à s'engueuler sans vergogne – mais la puissance paternelle gagne sans mal par un simple, rapide et efficace “Sinon, tu comptes sur qui pour ton argent du mois si tu la boucles pas ?”.
Sa plus grande fierté est sûrement d'avoir donné – comme sa mère l'avait fait pour lui – le goût de la littérature, de la recherche, et du journalisme à sa fille qui – aux dernières nouvelles – désire encore entrer à la Gazette, et le statut de son père qui s'est imposé comme l'un des trois rédacteurs majeurs du journal sorcier force le respect, surtout au regard des étapes difficiles auxquelles il a dû faire face.
Du reste, Cassidy lui paraît assez réservée, et il ne parvient pas à saisir ce qu'elle pense de lui, s'il agit de la bonne manière ou en ratant complètement le coche. Être père n'était pas fait pour Hypérion, il a pourtant pris le problème sans hésiter et fait de son mieux pour sortir la tête de l'eau et donner à sa fille ce qu'il y a de mieux.

Aux yeux d'Edward Nott, le grand-père et patriarche mangemort de la famille, Cassidy mériterait plus de suivi, et devrait être à part entière une Nott et ne plus divaguer entre deux familles. Il hurle à l'hérésie quand il entend le nom composé de sa petite-fille et ne perd pas une occasion de rappeler à son fils qu'il s'agit là d'un affront majeur que de mêler leur nom à un autre. Comme il a toujours été, Edward est dur et froid, peu communicatif, néanmoins il est toujours plus souriant en commpagnie exclusive de Cassidy et aime lui apprendre ce qu'il sait .
Quant à Theodore, son oncle, il joue plus le rôle d'un grand-frère – leur âge jouant aussi – qu'un véritable oncle. Il la protège du mieux qu'il peut, toujours sur le regard pesant de son frère qui veille.
Cassidy est, au final, réellement bien accueillie chez les Nott, totalement intégrée et considérée à part entière comme faisant partie de la famille. La grande question à laquelle ne parvient pas à répondre Hypérion est : veut-elle en faire partie ?    

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♦ Avis sur la situation actuelle : De toute évidence, un journaliste ne peut pas explicitement donner son avis sur la situation politique actuelle – du moins, pas officiellement. Mais qu'importe, Hypérion n'en a pas vraiment quelque chose à foutre, et son étiquette de Journaliste Puriste intégriste assumé lui réussit plutôt bien. Né dans une famille aux valeurs puristes depuis des centaines d'années – Teignous Nott, auteur présummé des vingt-huit sacrées étant son ancêtre – il a naturellement connu l'éducation rigoureuse du monde puriste et n'a pas eu d'autres choix que de s'y conformer. Néanmoins, il s'en accomode très bien et y trouve son compte. La politique puriste laissant pleinement la place aux sangs-purs et leurs donnant un accès prioritaire à l'emploi et à la gloire, Hypérion se sert intelligemment de son nom et de son statut pour acquérir ce qu'il désire le plus : la reconnaissance. La situation politique le sert donc autant qu'elle lui plaît.
Il aide néanmoins à la campagne de Lucius Malfoy et s'affiche nettement comme un puriste intégriste dès son plus jeune âge. Ses articles prennent un tournant net dès la chute du Ministère bourbiste, et il soutient officiellement Lord Voldemort et ses mangemorts par de nombreuses unes, théories, et des discours péchus dans lesquels il exprime toute la haine dont il est capable de faire preuve envers les sangs-de-bourbe et les moldus.    


♦ Informations :♦ Intelligent ♦ Charmeur ♦ Vif d'esprit ♦ Avenant ♦ Enthousiaste ♦ Attentif ♦ Hypocrite ♦ Opportuniste ♦ Hautain ♦ Cinglant ♦ Moqueur ♦ Agressif ♦ Dragueur ♦ Curieux ♦ Éloquent ♦ Égoïste ♦ Joueur ♦ Travailleur ♦ Intransigeant ♦ Exigeant ♦ Radical ♦ De mauvaise foi ♦ Déterminé ♦


crazyoilmachine pour Poudnoir




We know your story...



Cette histoire a été traitée un peu particulièrement ! En effet, Agatha Finn est un personnage réellement joué et interprété par Anne, anciennement Mary et Ruth. Les questions que le personnage pose, et ses actions sont le pur fruit de l'imagination de la joueuse et étaient donc là pour accompagner la narration et me surprendre dans l'écriture de l'histoire. Je ne les ais ni écrite à l'avance, ni prévues. Merci à Ruth pour l'aide apportée !

La nuit était tombée sur Londres depuis une bonne heure désormais. Les rues étaient agitées, comme toujours. Les véhicules hurlaient, les lumières des enseignes aveuglaient, l'agitation était palpable. Il n'y avait pas de place pour l'ennui. La nuit, à Londres, était un nouveau jour. Au centre de Picadilly Circus, un spectacle improvisé de danse, plus loin, dans Soho, c'était les Pub Anglais dont la notoriété n'était plus à faire qui organisaient l'ambiance. Passé Oxford Street et les grands magasins, on débarquait dans un melting-pot d'un nouveau genre. Un mélange incroyable qui ne se voyait pas. On ne venait pas le visiter, on ignorait son existence. Ici, la magie entrait en jeu. Il s'agissait du quartier du Phénix, comme communément nommé chez les Sorciers. Un dédale de rue mêlant moldus et sorciers où la moitié des bars, boutiques et centres d'intérêts n'étaient pas visibles pour les dénués de magie. Ici, le chemin de traverse semblait palot. Les plus belles boutiques, les bars les plus chics, les endroit les plus remarquables du monde des sorciers se bousculaient.

Le costume soigné, léché, cigarette au bec, le regard foudroyant, Hypérion Nott, mains dans les poches, avançait sans se soucier des moindres regards. Une classe insaisissable l'animait, comme hors des limites. Il n'était pourtant pas si exceptionnel que ça. Autre que son nom, rien n'était réellement extraordinaire chez ce type. Sinon son incroyable capacité à faire croire que tout, chez lui, était incroyable.

Il avançait là, dans cette rue bondée de sorciers en tout genre, à l'abri des regards inquisiteurs des moldus. Il bifurqua dans une allée pour finalement pousser la porte d'un Pub magique. Pas de crasse, ni de pochtrons. Ici, ça sentait le fric, la belle gousse plein de pognon et les coincés du cul. Mais ce que reniflait Hypérion était un autre genre. Une femme. Belle, fantaisiste et naïve. Il la voulait naïve. Il passa au bar, scrutant nonchalamment la salle d'un œil amusé, tout en commandant sans daigner regarder l'homme, un whisky pur feu.
Servi, il quitta le comptoir et s'approcha d'une élégante jeune femme. Le fait était qu'Hypérion ne connaissait ni la gêne, ni la honte et sa discussion était toujours soutenue et avenante. Il donnait, naturellement, envie de discuter. Les choses n'étaient jamais compliquées pour la jeune femme. L'étaient-elles seulement pour ces gens-là ? Il n'eut aucun mal à l'aborder. C'était prévisible à mille lieux. Seule, scrutant chaque entrée, assisse à la lumière, cherchant la compagnie. Elle voulait se faire tringler, et elle tombait sur un homme capable de répondre à ses attentes.
Nott n'était pas un fin amant. Il était solitaire mais grand coureur de jupons. Il l'emmena après une discussion intense en sous-entendus vers un hôtel logeant à deux rues du pub, encore et toujours dans le quartier du Phénix.

Pouvions nous parler d'amour ? Certainement pas. Il y avait là une part cuisante de pulsion sexuelle d'une part et de l'autre. Dans le fond, si elle voulait jouir dans tous les sens du terme, elle n'était pas plus avide de sexe que son partenaire que l'on aurait pu qualifier de nymphomane tant cela résultait de l'habitude chronique. C'était devenu un jeu. Il tentait, il essayait. Son charme faisait le reste, il n'échouait jamais. A vrai dire, Nott sélectionnait minutieusement ses victimes. Il était ce genre de journaliste agaçant désireux de connaître le moindre détail, fusse-t-il inutile ou non. Aussi, baiser Agatha n'était pas une fin en soi. C'était une étape. Un obstacle à franchir – non sans plaisir – pour parvenir à ses objectifs les plus fous. Nott n'était pas de cette école naïf. Il piochait ce qu'il désirait, il obtenait ce qu'il convoitait, et se servait sans vergogne de la transparence morale des autres. Son absence cruelle de pensée collective lui permettait sans gêne d'user de ses charmes contre autrui. Et aujourd'hui, Agatha jouait le rôle du vagin piégé.

Octobre 1998, presque deux mois après l'élection de Lucius Malfoy au poste de Ministre de la Magie, des rumeurs parcourent les couloirs de la Gazette du Sorcier. L'Italie négocierait un traité avec l'Angleterre en vue d'une possible attaque de l'Espagne sur le territoire italien. Dans le monde magique, rien n'était plus fréquent que les conflits politiques, et aucun organisme tel que l'Union Européenne ne protégeait les nations. Hypérion détestait autant les rumeurs qu'il haïssait les moldus, mais elles avaient au moins le mérite de piquer sa curiosité. Il lui fallait la preuve formelle que les opérations de négociations étaient réelles. Il lui fallait du tangible, du convaincant. Un témoignage au mieux, mais des documents sinon. Et des documents, il savait pertinemment où en trouver. Le Département de la Coopération Internationale avait cela d'être un endroit souvent oublié mais d'une incroyable importance. Ici étaient enfermés des secrets politiques actuels que nombre de journalistes espéraient un jour obtenir.

Dans tout ce merdier venait se glisser la jolie tête brune d'Agatha. La minette du haut de ses vingt-neuf ans était employée du Département de la Coopération Magique Internationale, et rien que ce titre lui conférait le droit de basculer dans le radar de Nott. Il avait besoin d'une taupe, mais plus que cela, il lui fallait une taupe naïve. Parce qu'Hypérion n'attendait pas, il agissait. Aussi, dès ce soir, il serait au fin fond des archives du Département, au Ministère, accompagné d'Agatha pour complice. Le risque était nul disait-il. La gloire, elle, n'avait pour seul prix que celui de l'audace, continuait-il. Alors saisissons cette chance, finit-elle.

Le risque zéro n'existe pas ? Quel connard était encore à l'origine de cette idée reçue ? Pourtant elle n'avait jamais été aussi vrai qu'à l'instant même où Hypérion et Agatha, perdus au milieu des archives Internationales sans autorisation officielle, furent attrapés par la sécurité du Département. Le problème n'était pas tant d'avoir été choppé, mais plutôt d'avoir été pris en flagrant délit de vol de Secret d’État. Passible d'une lourde peine à Azkaban, ils finiraient peut-être à l'ombre pour un long moment.
Inquiétant ? Déstabilisant ? Tout aurait dû l'être. Mais de son nom de famille, Hypérion ne tirait pas que la notoriété. Il en exploitait aussi les habitudes. Les Nott étaient de ceux qui ne faiblissaient pas devant l'autorité. D'un calme et d'un sang-froid à tout épreuve, Hypérion avait en plus cette douce capacité d'être agaçant. Il affichait un sourire amusé, blaguant ici et là, les mains menottées dans le dos, en chemin vers la cellule de Garde à Vue du Département de la Justice Magique. L'utilité ? Celui de détendre Agatha qui, toujours naïvement, ne réalisait pas la gravité de l'acte. Ils étaient passibles de longues années d'emprisonnement, et lui, riant, faisait tomber la sentence dans un élan de fumée. C'était comme si rien n'avait d'importance, qu'il était le maître à bord, que tout était déjà programmé. Il était l'homme providentiel, et pourtant, ici, il n'avait rien prévu.

On les enferma dans la même cellule. Il prit place nonchalamment sur le banc et posa son crâne contre la pierre froide, appelant pour du whisky et un petit gâteau fourré à la fraise. Quelques rires fusèrent, le sien suivi. Un sourire en coin, quoi qu’inquiet prit naissance sur celui d'Agatha. Il ne la rassura pas. Même pas vaguement. Il se contenta d'une simple blague, puis d'un sourire. Que savait-elle de ce qui les attendait ? Probablement qu'ils étaient foutus. Probablement aussi qu'ils tomberaient ensemble. Probablement qu'elle croyait l'aimer et que lui aussi. Probablement pas qu'elle s'était faite manipuler par un connard qui, finalement avait été pris à son propre jeu.

Hypérion se redressa, et la regarda. Elle était belle, mais inquiète. Elle n'était pas là où elle devait être. Sa place n'était pas dans une cellule. Elle était dehors, à chercher l'homme parfait, à chercher le coup parfait, à chercher la baise idéale. Et lui ? Lui il se mordait les doigts. Les documents lui filaient sous les doigts et il n'avait plus rien. Pourtant son sourire ne trahissait rien. Il était confiant, et c'était rassurant.

La voix d'Agatha brisa le silence qui, sans être lourd, devenait gênant.

- Je fumerais bien. Soupir. Il fait froid non? Elle porta son regard, inquiet, sur Hypérion, puis soupira, encore. Et si tu me parlais un peu de toi ? On en a pour un moment, ça passera le temps. Tu as été marié, non?

Hypérion esquissa un sourire. Il se leva, gueula un homme qui arriva, le regard mauvais. Il susurra quelques choses d'inaudibles, puis reprit place tandis que l'homme quittait de nouveau le couloir carcéral. Il croisa les mains, et fixa Agatha.

-Marié ? Non, jamais. J'ai toujours couru à droite à gauche. La vie ne m'a jamais donné l'occasion de rencontrer quelqu'un de particulièrement intéressant pour que je puisse m'imaginer finir avec. C'est là tout mon problème. Mon père voudrait que je pense au futur familial, étant aîné de la famille, il faut bien surenchérir une fois le vieux au cercueil. Et moi... moi j'estime que la vie ne mérite pas qu'on la gâche avec autant de paperasse.

Les épaules d'Agatha se détendent. Elle se détend. Il parle bien.

Je te pensais marié parce que j'ai entendu dire que tu avais un enfant. Je t'avais déjà repéré je t'avoue. Je t'avais vu une fois sortant du ministère avec un jeune homme et une fille un peu moins âgée.
-Sacrée fouineuse. Tu ferais une bonne journaliste. J'ai une fille, oui. Cassidy. Et le jeune homme devait être Théodore, mon frère. Il cherche du travail au Ministère. A quoi dois-je l'honneur de t'avoir intéressé?
Flatteur, je serais horrible. Qui ne serait pas intéressé par toi, tu faisais partie du top quinze des célibataires les plus en vues de l'année passée dixit Sorcière Hebdo, mais je sais que je ne t'apprends rien. Qu'est-ce qui t'a décidé à devenir journaliste d'ailleurs ?
-Hum... longue histoire. Le gardien revint, envoya un paquet de clopes au sol de la cellule. Hypérion le salua d'un geste de la main, donna une cigarette à Agatha, en prit une et alluma à l'aide du briquet magique attaché au paquet. Ma mère était une écrivain, historienne, plus ou moins journaliste. Elle a écrit sur de nombreux sujets, elle lisait énormément, et par la force des choses, elle m'a donné le goût de la lecture. L'écriture est venue au fil des années, en imitant ma mère au début, puis en lui rendant hommage, une fois morte. On passait, elle et moi, de longues journées à détailler des articles, des essais, des bouquins entiers. Elle était d'une intelligence rare à vrai dire. Nuancée et ferme. Et son écrit était d'une finesse que je n'égalerai probablement jamais. Elle me disait toujours « écris, et ça viendra. », mais je crois qu'elle ne réalisait pas l'ampleur de la tâche. Enfin, bref, j'ai écrit toute ma scolarité, puis une fois diplômé, j'avais le choix entre des études de potions qui m'auraient rudement ennuyées, ou essayer le journalisme qui me passionnait déjà à l'époque. Je suivais des mecs comme Vernon Roche, ou Astor Kaedween, qui a inspiré beaucoup de mes écrit. Ça a été un long périple pour arriver à la gazette. J'ai commencé dans un magasine local, du côté de Bristol. C'était un torchon à peine lisible. Mes articles étaient mauvais, mais ils sortaient du lot car j'y mettais de la patte personnelle dedans. C'est, je crois, mon atout majeur. Puis, passé deux ou trois ans, on m'a repéré, j'ai quitté mon job pour embarquer dans le journal Pur Sang. Mon nom de famille était déjà une belle ligne sur mon CV, mais mes articles engagés l'étaient encore plus. Je défendais déjà mes opinions alors que le Ministère pansait ses blessures face au Seigneur des Ténèbres. Ça leur a plu. Puis j'ai sorti « Contradictions d'un laxisme merliniste ». Article de sept pages qui devait devenir un livre. Mais le Ministère en a décidé autrement. Ils m'ont censuré. Jugé, on m'a demandé de payer une amende, j'ai refusé. Et j'ai été envoyé à Azkaban pour un mois et neuf jours. A la sortie, Pur Sang voulait me reprendre. Avec mon arrestation, leurs ventes ont explosées. J'ai refusé en me rangeant dans un obscur magasine Gallois : Honnor. Là c'était même plus du purisme, c'était de l’extrémisme. Le journal était même pas officiel, et ça m'a bien plu. J'ai développé mes opinions sur de nombreux sujets, j'ai rencontré des gens. Puis, après un certain temps passé avec eux, je suis revenu à Pur Sang. Mes articles faisaient la une, on me réservait trois à quatre pages par numéro, la grande vitrine. J'y suis resté jusqu'à ce que le Seigneur des Ténèbres reviennent. Puis, à la chute du Ministère, la Gazette a racheté Pur Sang, et je suis passé chez eux. J'ai continué mes articles en allant sur le terrain, j'ai interviewer des sommités, et par la force des choses, je suis devenu rédacteur principal avec Yann Rivia, et Yennefer Aerdin. Et le plus amusant dans tout ça, c'est que j'ai toujours pris des risques, et c'est que maintenant que je n'ai plus rien à prouver à personne, que je me fais attraper. L'ironie.

La cigarette entre ses lèvres, Agatha se détendait. La conversation était paradoxalement agréable alors qu'elle prenait place en un lieu inapproprié.

Quelle carrière ! Honnêtement, je dois bien avouer que je n'ai jamais lu un seul article que tu as bien pu écrire pour Pur Sang, mais comme tout le monde au Ministère, je suis la Gazette. Tu crois que ta fille suivra tes traces ? Ce serait adorable si la tradition du journalisme se perpétuait de génération en génération.
-Elle aspire à l'être je crois. C'est ce qu'elle me dit, mais je ne la vois pas autant que j'aimerais, alors c'est difficile de savoir ce qu'une adolescente de son âge pense et espère faire dans sa vie. Elle est encore jeune. Le journalisme est un milieu roublard. J'ai eu ma chance, tout le monde ne peut pas en dire autant. J'ai eu le mérite de me faire sans utiliser mon nom, et je crois que ce n'est pas pas plus mal, ça donne de la crédibilité. Je pense qu'elle en est consciente, mais qu'elle ne réalise pas la charge de travail – et de chance – que cela implique. Je lui donne tous les outils pour réussir dans cette voie autant que je peux. Mais c'est compliqué. Avec sa mère, et toute cette situation à chier. Il tira une longue latte sur sa cigarette, le regard dans le vide.C'est horrible comme sentiment, tu sais, de ne pas savoir si l'on est aimé ou non. Ça repose sur quoi au final? Je n'ai pas éduqué ma fille comme j'aurais voulu. Manque de temps, manque de l'avoir vue, manque de tout au final. J'ai l'amer sentiment que l'on m'a volé l'enfance de ma fille. Une enfance qui n'est pas la mienne, n'est-ce pas ? Mais qui aurait dû m'appartenir. J'ai simplement était trop compréhensif sur l'instant, je crois.

Fatiguée, Agatha s'allongea, terminant sa cigarette et en allumant une autre. Au final, à part discuter, fumer rester la dernière option possiblement intéressante ici-bas.

-Je vois ce que tu veux dire, j'ai eu une fille quand j'étais jeune, mais bon tu sais ce que c'est pour les sang pur. J'étais trop jeune et lui aussi, donc mes parents l'ont faite adoptée. Je me dis souvent qu'on m'a volé son enfance. Au moins ta fille tu l'as ? C'est si compliqué que ça avec sa mère ? Tu sais, je me dis, ça fait un peu cliché, mais être un bon parent, ce n'est pas tant être présent, mais prendre les bonnes décisions pour l'enfant. Ça inclus parfois passer pour le méchant je suppose. Il était comment ton père à toi ?
-J'ai ma fille. C'est un bon point, c'est vrai. Mais c'est presque aussi difficile à supporter que de se séparer d'elle définitivement. Tu sais qu'elle est là, qu'elle te connaît, qu'elle peut vivre avec toi, et pourtant, elle ne le fait pas. Tu ne partages pas autant de moment que tu aimerais avoir. Tu sais, pour elle, ce n'est rien, ce n'est pas grave. Rien n'a d'importance à cet âge là, finalement. Mais pour un parent... Il rit nerveusement avant d'écraser son mégot et de mettre ses deux mains derrière son crâne, jugeant le plafond de son regard accusateur. Mon père était un homme dur. Il a grandi avec une mère folle à lier et un père alcoolique. Il s'est promis de ne reproduire aucune des erreurs que ses propres parents avaient commises. Il a tenu promesse. Mais il en a fait des différentes. Il est devenu mangemort jeune. Je suppose que ça a influencé sa vie. Pas facile d'être fils de mangemort présumé. Personne n'avait de preuve contre lui, il était blanc comme neige aux yeux de la justice, mais dans le fond, sa marque dégoulinait sur son visage tant le monde savait qu'il était un partisan. J'ai grandi en défendant mon père. Je revenais souvent à la maison, aux vacances, le nez fracturé, ou un bel œil au beurre noir parce qu'un connard de merliniste avait craché sur mon père. Il était fier de moi. Mais il m'a élevé à la dur. J'ai jamais été proche de lui. J'avais surtout le sentiment que je lui devais un respect sans faille et une obéissance presque programmée. C'était pas un père absent, il était là pour moi et mon frère, surtout après le décès de ma mère. Mais ça, ça l'a affecté. Il est devenu plus rude, plus strict. Il nous apprenait énormément de choses, tout en nous tapant sur les doigts. Un bougon comme on en fait plus. J'ai pas eu une enfance malheureuse. J'ai eu une enfance difficile, c'est bien différent. Dans le fond, j'avais tout ce qu'il me fallait. Mais quand tu es rongé par le sentiment de devoir rendre ton père fier de toi jour après jour... tu trouves la vie difficile. Et ça m'a bien appris. C'est un homme dur et froid, mais juste et carré. Il ne fallait pas vouloir le berner. Il était toujours plus fort à ce jeu là. Foutu salaud. Il alluma une nouvelle cigarette qu'il fourra entre ses lèvres avant de reprendre. Pour en revenir à la mère de Cassidy... disons que rien de tout ceci n'était prévu. Je suis un fier salaud, je gambade à droite, à gauche, j'ai pas envie de m'enfermer dans une routine agaçante. Aussi, j'ai rencontré sa mère, Demelza, un peu après Poudlard. Je la connaissais d'avant, mais de loin. Puis, les choses se faisant, on s'est rapprochés, et les choses se sont faits. Je ne me voyais pas en couple, pour moi c'était une aventure passagère. Amusante, fréquente à ce moment là, mais passagère. Je crois que c'est ce qui a tout fait capoter. Elle est tombée enceinte quand j'avais vingt-et-un ans. Elle s'était attendu à ce que je me tire, je pense. Mais je suis resté. On pourrait dire que c'est la seule aventure sérieuse que j'ai eu de ma vie, mais pour ma fille, je suis resté avec Demelza quelques temps. Elle logeait chez moi, c'était plus confortable que dans le bric-à-brac où sa mère crèche, cette vieille peau. On s'engueulait. Sur le bébé, sur notre avenir, sur tout. Moi je bossais comme un chien pour le magasine de Bristol qui me rapportait pas grand chose, je puisais dans mes comptes personnels tous les mois. Elle, elle galérait avec ses études, le regard des gens, la pression générale. Tous les sorts c'était gueulante sur gueulante, et je finissais bourré pour oublier les conneries que j'avais balancé. Dure période. Puis Cassidy est née, on a eu notre période de paradis. On ne vivait que pour ce bout là, et au final, on en a oublié de s'engueuler. Ça a plus ou moins duré deux ou trois mois après la naissance de Cassidy, puis on a eu une grosse dispute. Vaisselle par terre et sorts lancés à la volée. La gamine dans la maison, j'ai pas répliqué, je me contentais de l'envoyer chier. Elle s'est tirée avec Cassie, et on s'est séparés. Après ça, j'ai pas insisté pour avoir la garde de ma fille. Avec la pression du boulot, les horaires de malade, les soirées et mon train de vie tout sauf responsable, je savais qu'elle serait mieux chez sa mère. Je venais la voir quand je pouvais, quand le vieux débris qui lui sert de grand-mère me laissait venir. J'ai pas été chiant, je crois. Pourtant je crevais d'envie de la prendre avec moi, tous les jours et encore plus à chaque fois que je la voyais. Dure période. Aujourd'hui on se voit de temps en temps, pour Cassie. On discute de son avenir, de l'école, de ses problèmes. Autour d'une bonne bière. C'est cordial, j'irai pas jusqu'à dire que c'est joyeux, mais au moins, on évite les projectiles. Un fort caractère la Demelza.

Agatha termina sa cigarette et se priva d'en prendre une troisième. Fumer tue. Pourtant ce n'était pas la cigarette qui l'achèverait.

-Un père mangemort. Il y a de quoi être fier quand t'y penses. Ça ne t'a jamais donné envie de suivre ses traces ? On dit souvent que tous les Serpentards deviennent mangemort, les meilleurs d'entre eux du moins. Tu étais à Serpentard je parie.  Ça ressemblait à quoi Poudlard ? J'aurais bien voulu y aller, mais mes parents préféraient Beauxbâton.
-Et puis quoi ? Devenir mangemort, finir sous les ordres d'un être à peine humain, craindre pour sa vie à chaque instant, craindre ses propres convictions ? Je soutiens la cause du Seigneur des Ténèbres, mais je me sens bien mieux sous mon propre couvre-chef que sous l'aile d'un autre. Je n'ai jamais désiré m'engager du côté de la marque, et la vie qu'a mené mon paternel me conforte dans l'idée qu'il vaut mieux laisser les autres allumés s'engager sur une voie aussi risquée et restreinte. Ceci étant, je reconnais qu'il y a des avantages. Comme celui de pouvoir sortir de cette cage en avançant son avant-bras. Mais ce n'est pas notre cas, alors... Détendu, confiant, il lui adressa un sourire et haussa les épaules. Oui j'ai été à Serpentard. Comme toute ma famille avant moi. Seule Cassidy échappe à la règle. Poudlard est une grande école. On dit souvent que l'on s'y sent comme chez soi, c'est vrai. Une deuxième maison, la magie qui habite ses lieux est pure et historique. Je n'ai jamais eu du mal à vivre là-bas. J'étais un gamin agaçant. Je draguais plus que je ne travaillais, pourtant mes notes étaient bonnes. A cet âge, ça a le don d'énerver. J'étais un petit roi avec sa cour, même si elle était réduite. J'avais mes ennemis. Une scolarité sans encombre finalement. Je me suis fait remarquer par mes écrits en Histoire de la Magie, à l'époque peu de gens appréciaient la matière, moi c'était ma favorite. Et en potions. Vas savoir pourquoi, j'ai toujours été bon en potions. J'ai joué au Quidditch. On peut pas dire que j'ai marqué ma génération dans ce sport, mais j'ai fait mon temps. Poursuiveur de l'équipe de Serpentard pendant trois ans de suite, de la cinquième année à la septième. Grâce à ça, j'ai rencontré David Fincher, le directeur de Perfect Broom, la société de production d'équipement de Quidditch. Il était capitaine de l'équipe à l'époque. Plus vieux d'un an, on s'entendait bien. J'ai gardé contact avec lui, il m'a souvent donné de bons scoops qui ont donné lieu à de bons articles. Enfin, je m'égare. Je ne sais pas trop à quoi ressemblait Poudlard dernièrement. Cassidy ne m'en parlait pas. Théodore a quitté l'école cette année, il a participé à la bataille. Un bon exemple d'un allumé qui finira Mangemort. Ce qui est sûr c'est que la politique merliniste de l'école remonte à loin puisqu'elle était déjà en place quand j'y étais. On faisait ce qu'on pouvait pour la combattre, mais changer les mœurs prend du temps, ou nécessite de faire couler du sang.

Elle s'agitait. Elle n'écoutait qu'à moitié, c'était palpable. L'attitude détendue de Nott contrastait avec celle d'Agatha qui, plus le temps passait, devenait stressante. Elle avait du mal à s'intéresser à Hypérion. Les rouages du personnage se liaient devant elle, était-il si bon que ça, au final ?

Tu crois qu'on va sortir ? Dommage que tu n’aies pas la marque cela dit, ne serait-ce que pour l'occasion. Désolé, je suppose que je commence à avoir envie de rentrer chez moi, non pas que je veuille critiquer l'hospitalité de l'endroit. Elle souffla. Ne pas suivre les traces du père, ça se tient, mais puisque tu es un puriste convaincu, tu estimes que c'est grâce à la plume que tu te ferras avancer la cause ?

Hypérion, en face, mains derrière la tête, esquissait un sourire moqueur. La détresse, l'impuissance, le désespoir, chez les autres, étaient une source inébranlable de plaisir.

-Il faudrait déjà croire que la cause a besoin de moi pour avancer. Ce qui, bien que flatteur, n'est pas le cas. Je suis un journaliste. Je transmets l'information. A l'occasion, je m'essaye sur des théories. Tout ça, c'est de l'illusion. J'adore l'illusion. Ça donne l'impression aux autres que je contrôle tout, alors que je ne fais que jeter des paillettes en l'air. Et ça les fait jubiler. Comme toi. La cause puriste se suffit à elle-même. Elle est grande et puissante, sous-estimée mais en voie de se surpasser. Le sang-pur prend le dessus, la suprématie du sang est en marche. Je n'apporte rien, je glisse sur le mouvement, c'est plus intelligent. Mais les imbéciles comme toi continuent de penser qu'il faut « s'investir ». Et « produire ». Et « participer » à la cause. A partir de quand être puriste se résume à servir ?

Un rire franc et joyeux s'échappa et résonna dans le couloir carcéral.
La porte en acier s'ouvrit à la volée. Deux officiers se pointèrent, baguette en main. L'un pointa Agatha, l'autre fit signe à Hypérion de se lever. Il lui fit mettre main dans le dos, puis se retourner, pour menotter magiquement ses poignées. Il ouvrit la grille et Nott adressa un ultime regard amusé à Agatha avant de lui offrir un signe de la tête.

Conduit à travers le Département, il pénétra dans le bureau du Directeur de la Police Magique en personne. Le type, vieux d'une soixantaine d'année, chapeau des années cinquante sur la tête, costard impeccable, exigea qu'on lui libère les poignées, puis demanda à ses chiens de garde de sortir. Une fois la porte claquée, Hypérion se frotta les poignées d'un geste presque machinal, puis prit place dans un siège face à son interlocuteur qui lui tendait un verre de Whisky.

-J'ai failli attendre, Henri.
-Ta gueule Al'. Va falloir arrêter de merder comme ça. Je peux pas te couvrir éternellement. Merde à la fin, la Coopération Internationale ? Sérieusement ? Tu veux te faire tuer à vue?
-Je fais mon job, Henri, rien que ça. Bon, combien cette fois?
-Garde ton argent. C'est du sérieux, c'est du Secret d'état là.
-Et alors quoi ?
-Il me faut un putain de coupable Hypérion.
-Tu as eu ma déposition?
-Non, j'ai le rapport oculaire de l'agent de sécurité. Il lui tendit le rapport puis revint au fond de son siège. Hypérion ne perdit pas beaucoup de temps pour mettre le rapport au dessus de la bougie qui enflamma le parchemin. Paniqué, Henri s'offusqua. Mais t'es complètement frappé ! Qu'est-ce qu...
-Agatha Finn, membre secondaire du Département de la Coopération Internationale a toujours voulu connaître le succès. Elle s'est imaginée qu'en faisant paraître de tels documents dans la presse, son nom aurait été propulsé sous les feux des projecteurs. Ce pourquoi elle s'attaqua à une star du journalisme actuel, Hypérion Alderan Nott, rédacteur à la Gazette du Sorcier. Le parchemin totalement consumé, le regard sournois d'Hypérion se déposa sur Henri Qu'elle plaça sous Imperium pour accomplir la salle besogne malgré son refus catégorique de prendre part à une activité criminelle allant à l'encontre du gouvernement magique Anglais.

Hypérion se leva, prit sa baguette qu'il glissa dans sa veste, puis prit les dossiers volés encore présents sur le bureau d'Henri. Il s'alluma une cigarette et continua, sur un air d'auteur imaginant son futur roman.

-Tentative de trahison, violation du secret d'état, manquement au code du personnel du Ministère de la Magie, usage abusif de sortilège impardonnable, et la belle et naïve Agatha Finn en prit pour quinze ans fermes à Azkaban.

Il quitta la pièce et avec un dernier signe, ajouta à l'encontre de Henri.

-Je te rapporte les dossiers demain, c'était sympa.





Behind the mask


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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Hypérion Alderan Nott [Validée] Ven 22 Jan - 18:04

Papounet

J'ai trouvé la fiche super cool

Mais sois gentil avec grand mère Séraphita è__é
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Tom Sallybanks


MessageSujet: Re: Hypérion Alderan Nott [Validée] Ven 22 Jan - 18:54

Toi, va nous falloir un lien.

*repart*

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Hypérion A. Nott


MessageSujet: Re: Hypérion Alderan Nott [Validée] Dim 24 Jan - 19:57

C'est trop demander à ton vieux père m'a fille
Content qu'elle t'ait plu !

J'attends tes propositions Tomtom :p
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MessageSujet: Re: Hypérion Alderan Nott [Validée] Dim 24 Jan - 19:59

Re-Bienvenue mon co admin pourris adoré !
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MessageSujet: Re: Hypérion Alderan Nott [Validée] Lun 25 Jan - 0:17

Mon vieux, nous faudra aussi un lien, je crois ! (Tu veux toujours tenter de faire de Nott un grand électeur ? Si oui, j'ai plein d'idées sympas ! - et même si non d'ailleurs Laughing)
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MessageSujet: Re: Hypérion Alderan Nott [Validée]

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Hypérion Alderan Nott [Validée]

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