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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini]

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    | Gryffondor ;; 5ème année

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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Ven 22 Jan - 22:43

*zwiiiip* *blaaaaam* *schlack* *zip* *pfffffff*

Ceci tente sous la forme d'onomatopées minables d'imiter le raffut que peut faire une adolescente désordonnée, qui cherche quelque chose à se mettre, dans le désordre que l'on nomme habituellement armoire. Imaginez une tornade blonde de 15 ans, qui souffle rageusement sur une mèche rebelle tout en essayant consciencieusement de trier le sale du pas sale et le moche du pas moche, au milieu d'un assortiment déraisonnable, façon fille-à-papa-pourrie-gâtée, de vêtements.

Un rapide tour d'horizon de cette tanière peut permettre d'en apprendre un peu plus sur son habitante. Sous les toits, au dernier étage d'un petit pavillon de la banlieue nord de Londres. C'est ici que vivent les trois représentantes de la famille Faulkner sur le sol britannique. La maison ne paie pas de mine, un pavillon d'une banlieue moldu, sans faste, ni luxe, mais suffisant Pour Cassie, sa mère et sa grand mère. De toute façon, en vivant à trois sur le salaire de Demelza, on ne pouvait pas espérer mieux. C'est pas ici qu'on trouverait un elfe de maison -Ouai ben tant mieux- dirait la gosse, ne cherchez pas, sa phobie des créatures magiques n'a ni rimes ni raison.

La chambre est celle de n'importe quelle adolescente. Des piles de fringues sales dans un coin, un lit (pas fait) sur lequel dort une chatte grise. Un poster géant des Harpies de Holyhead (équipe exclusivement féminine et exclusivement favorite de Cassidy) un autre des Bizarr' Sisters, sur lequel est épinglé la place de concert de leur dernier show londonien -ça déchirait tout- CHFN, 15 ans. Une étagère remplie de bouquin, des manuels scolaires surtout, mais aussi de gros volumes d'histoire de la magie et d'étude des Moldus. Par terre, de vieux numéros de la Gazette du Sorcier et des emballages de patacitrouille, la mère de cette enfant devrait s'occuper de l'hygiène de cette turne quand même...

Quelque photos disséminées, Cassie et ses parents (Demelza tournant ostensiblement le dos à Hypérion), Cassie et Théo à King's road pour sa première rentrée, Seraphita et ses frères et sœurs dans leur ferme en Afrique du Sud, Cassie et une montagne de cadeaux à Noël chez les Nott et Nietzsche quand elle n'était encore qu'une boule de poil, pas plus grosse qu'un pamplemousse...

Un t-shirt dans chaque main, Cassie essayait de déterminer lequel sentait la lessive et lequel sentait la sueur.

*C'est dingue ça, à croire que personne s'occupe jamais de la lessive dans ce trou*

Cassidy était face un un dilemme, quoi mettre? Ce n'était pas l'élégance ou le bon goût qui la préoccupait (bien que sa mère lui répète à longueur de temps qu'elle devrait s'en préoccuper) mais le coté pratique. Elle devait retrouver une copine sur le chemin de traverse, mais pour ça devait voyager dans le Londres moldu. Vêtements moldus? Robe de sorcier? Elle se décida pour un compromis, legging, t-shirt, baskets moldu et cape noire à capuche, comme ça elle ne se ferait pas trop remarquer ni d'un coté, ni de l'autre.

Sitôt dit, sitôt fait, elle enfila tout ça, une gratouille sur la tête de Nietzsche, fourra sa baguette dans sa poche et elle dévala l'escalier avec la grâce éléphantine qui la caractérisait (pour une fille aussi petite et menue, elle savait se faire pesante dans sa démarche.)

[note, tout les dialogues entre Cassidy, sa grand-mère ou sa mère sont en Afrikaans, la seule langue autorisée à la maison]

-Grand mère! Je sors faire un tour. T'as besoin de quelque chose?

-Où tu va?

-A la librairie!

-Menteuse tu va sur le chemin Traverse retrouver une copine, qui viendra pas en plus!

-Oh non d'une licorne galeuse, sors de ma tête tu veux?

Et la gamine sortie en claquant la porte. Enviant quelque peu sa grand mère, c'est quand même pratique de toujours tout savoir, peut être qu'un jour elle y arriverait elle aussi... Puis elle avait pas menti entièrement, elle comptait VRAIMENT aller faire un tour à la librairie. Mais pour l'heure elle se préoccupait plus de la venue ou non de Rose Mary au rendez vous, que de son troisième œil. Cette morue oserait la laisser tomber? Sûrement, grand mère ne se trompait jamais.

Pas grave, de toute façon Cassie ne supportait plus de rester à la maison, elle avait besoin de prendre l'air et de voir du monde. Depuis la fermeture de Poudlard, elle se rasait comme par permis. Habituée à vivre au milieu des moldus depuis son plus jeune âge, et à traîner toute seule elle n'avait aucun problème pour se déplacer en ville. Et vu qu'elle ne comptait pas rester cloîtrée chez elle jusqu'à ce qu'elle ai son permis de transplaner, elle avait bien du apprendre à se déplacer en transport en commun. Elle grimpa dans un bus en direction de la gare, sous le regard soupçonneux du chauffeur:

-T'es pas à l'école toi?

-Nope, m'ont vidé quand j'ai essayé de foutre le feu au conseiller d'éducation qui posait trop de questions.

Ce fut la seule réponse de la jeune fille qui fila s'assoir dans le fond, maudissant la curiosité mal placée des chauffeurs. Tout en se disant qu'il serait tant que le ministère fasse quelque chose pour l'éducation, tout ce temps libre, c'était la porte ouverte à la délinquance juvénile.

Elle prit le métro jusqu'au Chaudron Baveur et entra sur le chemin de Traverse. Pas de Rose Mary en vu... C'te lâcheuse. Bon puisqu'elle viendrait pas, autant aller s'acheter un bouquin. Ou pas. Une table libre, chauffée par un aimable rayon de soleil, à la terrasse de chez Fortarôme, la détourna de son chemin.

"Patron, un milkshake double chocogrenouille Fizwizbiz supplément chantilly, sioûplait" apostropha t-elle en s'asseyant.

Fortarôme lui même avait décollé l'an dernier, mais quelqu'un avait reprit l'affaire en gardant le nom. Tant que ça lui permettait de se gaver de saloperies sucrées, ça lui en touchait l'une sans faire bouger l'autre.

Sa commande arriva, et poussant un soupir de d'enthousiasme, la gamine attaqua cette montagne de crème glacée avec un plaisir proche de l'indécence, gardant à l’œil les différentes allées et venues des chalands du quartier. Mais c'était plutôt calme, la plupart des gens était au travail, et les autres élèves n'étaient pas forcément à Londres, ou pas autorisés à trainasser dans les rues. Morne journée pour le commerce sorcier.


Dernière édition par Cassidy H. Faulkner-Nott le Sam 6 Fév - 9:51, édité 3 fois
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Niklaus Schulz


MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Sam 23 Jan - 11:21

L’ennui à l’état pur. Voilà ce qu’éprouvait Niklaus. L’an passé, après l’incident de juillet, ces parents avaient décidé que le laisser seul à Salem, si loin d’eux était une mauvaise idée. Il avait eu beau argué qu’on ne pouvait décemment pas se sentir seul dans une école aussi grande que Salem et qu’il était pris en charge par un corps professoral tout à fais compétent, sa mère refusa d’entendre tous ses arguments. Son Strudel d’amour ne pouvait pas passer encore une année loin d’elle. Il tenta de faire entendre raison à son père. Après tout, des deux, il avait toujours été le moins émotif et le plus objectif. Ce fut peine perdue. Qu’allait-il faire leur demanda-t-il ? Après tout, Poudlard était fermé, et ils allaient donc prendre en charge eux-mêmes son éducation jusqu’à ce que l’école rouvre ! On te trouvera un tuteur, avait répondu son père. Il avait même eu l’audace d’ajouter que ça serrait l’occasion de visiter Londres et de sociabiliser avec d’autres étudiants. La bonne blague. L’air de rien, on peut être aussi à l’aise qu’on veut avec les autres et sociable, on s’apercevait vite que tenter de sociabiliser en plein chemin de traverse était une épreuve de force. Quant à visiter Londres ? Moins il voyait les moldus, mieux il se portait.

Le résultat des courses ? On était fin janvier et seul étudiants qu’ils avaient rencontré semblait particulièrement inintéressant ou empoté. Il se souvenait avoir croisé le chemin d’une Poufsouffle assez jolie qui était rapidement tombée sous son charme, mais qui s’était tout aussi rapidement – hélas – transformée en pot de colle. Les conventions voulaient qu’il ne l’envoie pas chier comme il voulait le faire, mais lors d’un « rendez-vous », il s’était malencontreusement arrangé pour qu’elle tombe d’une escabelle chez Fleury et Bott. Chevillée cassée, quatre semaines dans le plâtre, il était un homme libre. Le pompon de l’histoire était probablement que comme tout ressemblait à un accident, il avait pu jouer les chevaliers servants en appelant ses parents pour qu’ils l’amènent à Sainte-Mangouste. La demoiselle était à présent tellement mortifiée qu’elle n’osait plus trop le voir. Loin des yeux, loin du cœur, tout ça lui convenait parfaitement.

Désormais libre, ça ne l’empêchait pas de s’ennuyer ferme. Il avait été voir un match de Quidditch la semaine passée avec ses parents, mais il trouvait que le jeu anglais contrairement aux jeux Bulgare ou Américain manquait d’une certaine agressivité. Néanmoins, c’était un bon match, divertissant, mais ça ne vous occupait pas un adolescent plus de quelques heures. Son seul avantage dans cette histoire, c’était que ses parents habitaient juste à côté du Chemin de Traverse. On leur avait donné un logement de fonction spacieux dans une ancienne maison de maître, simple mais élégante. Niklaus n’avait qu’un pas à faire pour se retrouver dans le monde sorcier.

Pétris par l’ennui, c’est probablement pour ça qu’il accepta d’aller faire du shopping avec sa mère, tout plutôt que de passer une journée chez lui. Très vite, il se rendit compte de l’erreur de débutant qu’il venait de faire. Non contente de trainer dans les magasins de vêtement pour elle-même, elle y vit un signe comme quoi il était nécessaire qu’elle refasse SA garde-robe. Non merci maman, j’ai seize ans, je sais m’habiller tout seul, ma garde robe va très bien. Heureusement, il avait toujours su se sortir de ce genre de situation douteuse sans trop de dégât, il prit au hasard un tas de sachet que sa mère transportait et lui dit qu’il allait rapporter ça à la maison – après tout il était si près – et qu’il préférait qu’elle prenne son temps à faire son shopping. Sa mère, facilement manipulable, n’y vit que du feu, l’embrassa toute fière que son fils devienne un tel gentleman et retourna à ses rayons. Une crise d’évitée, et une ! D’une main de maître en plus.

Ce n’était pas qu’il n’aimait pas faire du shopping, détrompez-vous, mais sa mère et lui n’avaient pas vraiment les mêmes goûts vestimentaires. Sans compter qu’imaginez un peu la honte si une fille vous voyait à seize ans avec votre mère choisir vos vêtements. Certes, il ne connaissait pas encore grand monde dans le coin, mais on n’était jamais trop prudent. Fier de sa victoire tout comme de sa libération, il décida qu’il n’avait qu’à se récompenser avec une glace. On était fin Janvier et il faisait un froid glacial dans Londres ? Peu importe, l’envie de sucre n’attend jamais ! Il poussa tant bien que mal la porte de chez Fortarôme et se laissa guidé jusqu’au comptoir. Il faisait toujours simple, mais efficace.

« Un parfait amande et plume en sucre. »

En attendant que sa coupe soit prête, il chercha une table où se poser mais le salon semblait être bondé. Il repéra une adolescente à l’air un peu débraillé qui enfilait sa coupe comme si il n’y avait qu’elle au monde, assise seule à une table de quatre. Se dirigeant vers elle, il lui demanda :

« Ca vous dérange si on partage ? »

Et sans vraiment attendre de réponse, laissa tomber les sacs de sa mère sur le siège à côté avec soulagement. On lui apporta sa coupe et il régla ce qu’il devait tout en laissant un généreux pourboire aux serveurs avant de se plonger avec délice dans son dessert glacé.
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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Sam 23 Jan - 15:38

Tandis que Cassie était (presque) amoureusement plongée dans son milkshake un jeune garçon vint s'assoir, sans y être invité, à sa table. Elle essuya négligemment  sa bouche d'un revers de manche (ne cherchez pas, on en fera jamais une mondaine.)

- Pas de soucis, j'attendais une copine, mais elle viendra pas. répliqua t-elle avant de retourner à sa montagne de chantilly.

D'ailleurs, elle se demandait vaguement ce qui avait pu retenir Rose Mary, même si elle se doutait bien que c'était ses parents. Les deux jeunes fille partageaient la même chambre à Poudlard et la mère de sa compagne avait laissé entendre qu'elle souhaitait de meilleurs fréquentations pour sa fille. Elle trouvait que, même si Cassidy venait d'une famille respectable, elle était trop agitée, raisonneuse, impertinente et plutôt mal élevée et avait peur que cette attitude déplorable ne déteigne sur sa fille. Et Rose Mary n'avait pas la désobéissance dans la peau.

De toute façon, c'était une copine comme ça, sans plus, pas un truc à la vie à la mort. Alors si sa compagne de chambre décidait de se passer de son amitié, elle ferait avec. Cassie n'avait pas "d'amis" à proprement parler de toute façon, elle passait d'un groupe à l'autre avec une certaine indifférence, se fâchant avec Paul pour se réconcilier avec Pierre, et faire l'inverse la semaine d'après. Elle avait un chat, un animal exquis, et on en saurait rêver meilleure compagnie pour une jeune fille.

Entre deux bouchées de sorbet chocogrenouille elle en profita pour dévisager le nouveau venu. De sexe masculin, seize ans, dix sept peut être. Plutôt beau garçon, enfin si on aime le type bon chic, bon genre. Soigné, élégant, l'air bien poli (j'te vois dans le fond ricaner, oui, tout le contraire de Cassidy) Des sacs de shopping pour dame. Peut être un travesti d'un cabaret de l'allée des Embrumes? Non, sûrement un canard en sucre qui porte les sacs de madame (qui que madame puisse être.)

De l'extérieur, une fréquentation dont elle n'aurait pas à rougir si sa mère ou son père venait à passer par là. Fût un temps elle s'était acoquiner à une bande de punk qui squattaient derrière la gare, avec leurs chiens pouilleux, elle s'amusait bien avec eux, mais Demelza avait juré de l'enfermer à la maison jusqu'à sa majorité si elle la prenait encore une fois en leur compagnie. Du coup elle faisait attention avec qui elle s'affichait en public, deux ans de consigne dans sa chambre c'est long quand même.

-T'es pas de Poudlard, non?

Les approches subtiles c'était bon pour ceux qui avait le temps. Puis quand on veut savoir, ça va plus vite en demandant directement. Enfin ça, c'est ce qu'on croit avec l'impulsion de ses 15 ans. Non pas que Cassidy ai la prétention de connaître tout les étudiants du collège, mais elle était à peu près sûre de n'avoir jamais croisé ce gars là. Étudiant étranger? Phobique scolarisé à la maison? Vieux satyre à tête de fausse mineure? Y'a pas, dans la vie il faut toujours savoir qui on laisse s'assoir à sa table.

Puis imaginez que sa mère (ou pire son père) passe sur le chemin de traverse à ce moment là. Attablée en compagnie d'un garçon, à coups sûr ils voudront savoir de qui il s'agit. Et les parents poules n'acceptent jamais -j'sais pas, j'connais pas, il est venu s'assoir, comme ça- comme une réponse valable.

Elle désigna d'un geste les sacs de shopping du jeune homme.

- T'as paumé la dame qui va avec les sacs? Ou c'est pour toi les robes en soie?

Non, ne lui demandez pas de vouvoyer les gens, ou de résister à une petite remarque sarcastique, ou pire encore, de ne pas fourrer son nez dans ce qui ne la regarde pas, vous pourriez la tuer.
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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Dim 24 Jan - 18:21

Niklaus, ce modèle de politesse. Bien mis, propre sur lui, aimable et avenant. On aurait vraiment pu voir en lui un fils à papa et maman. Dans le fond, c'était l'image qu'il voulait donner de lui. Elle était tellement pratique. Il appréciait ses parents, avait une bonne relation avec eux - moins avec leurs opinions politiques, mais c'était un détail puisqu'il était certain qu'un jour ou l'autre, ils verraient les choses à sa manière également - autant en profiter. Les gens vous faisaient beaucoup plus vite confiance si vous aviez l'apparence d'un jeune homme "comme il faut". L'apparence, il avait vite déduit que c'était important. Vous pouvez avoir l'air du pire déchet en soirée, personne ne s'en souciera jamais, mais de jour ou en bonne compagnie, c'était important d'avoir l'air "à son avantage". Les gens voient ce qu'ils veulent bien voir et ce qu'on leur montre. Or, Niklaus avait parfait son image jusqu'au bout des ongles. C'est pour ça que personne ne le soupçonnait vraiment de ne pas avoir aidé cette pauvre moldue volontairement et qu'on le pensait traumatisé par sa mort. Ça avait des bons et des mauvais côtés, le mauvais en l'occurrence était sa venue en Angleterre et l'ennui mortel qui en avait découlé jusqu'à présent. Néanmoins le pays était en plein changement politique et Poudlard rouvrirait un jour, on ne pouvait donc qu'espérer. Tout vient à point à qui sait attendre comme dit le dicton.

En attendant, une distraction s'offrait à lui, l'adolescente en face de lui - qui semblait approximativement avoir son âge - avait l'air d'humeur communicative. Tant mieux, il s'ennuyait (comme dit plus haut) et n'avait absolument rien à perdre à engager la conversation avec une parfaite inconnue. Inconnue qui cela dit, semblait plus intéressée par sa glace que par lui-même. S'en était presque blessant pour son ego, il avait l'habitude d'avoir les filles penduent à ses lèvres, mais ce n'était pas désagréable pour changer. Puisqu'elle engageait la conversation, autant y répondre, l'inverse eut été grossier, sa mère ne lui avait-elle pas toujours demandé d'être courtois avec le sexe opposé ? Il prit une cuillère de sa glace et la porta à sa bouche, elle était légère et parfaite, un sourire amical orna son visage tandis qu'il répondait :

"Je suis de Salem, et je suis très brièvement passé par Dumstrang, mais je suis inscrit à Poudlard et devrait y aller si l'école rouvre. Je ne prends pas beaucoup de risque en supposant que tu y es par contre, non ?"


Il supposait que son accent ne trompait personne. S'il parlait anglais parfaitement, il avait des expressions et un accent américain mêlé à une pointe d'accent allemand qu'il n'avait jamais perdu, peu importe la langue qu'il parlait. Ça n'avait jamais juré avec l'anglais ou le russe, mais il fallait avouer que c'était tout de suite moins tendance quand on parlait une langue chantante comme l'italien. Il reprit une cuillère de son parfait, enchanté de son goût. Niklaus aurait pu passer sa journée à manger des sucreries sans en éprouver le moindre dégoût, une fois qu'il aimait quelque chose, c'était à la vie à la mort, et autant dire que ce parfait plume en sucre venait de lui déclarer son amour éternel. Il continua la conversation avec autant de facilité que sa compagne, s'il était plus réservé, et ne posait pas de questions gênantes de prime abord, il ne ressentait aucun malaise face à des inconnus.

"Je dirais plutôt que j'ai fui la dame qui va avec. Ma mère s'est sentie d'humeur à refaire ma garde-robe, j'ai senti le danger et j'ai filé avec ses sacs pour la "soulager de son fardeau". Ça marche toujours ce genre de truc avec elle."

Un sourire satisfait et une nouvelle cuillère de glace accompagnèrent sa déclaration. Il ajouta, plus pour charrier qu'autre chose :

"Et puis la soie me va mal au teint, je suis sûr que ça te conviendrait mieux que moi, tu veux essayer ?"

Autant dire que la fille en fasse de lui n'était pas vraiment le genre à porter des robes en soie. Elle était plus jolie dans son genre, très débraillé, mais jolie. Pas le type de file qu'on imaginait à un gala. Pour adoucir son propos, il tendit la main en se présentant :

"Je m'appelle Niklaus Schulz et toi ?"

Une fois les présentations faites, il continua la conversation :

"Et donc, tu comptes te venger pour ta pote qui t'as mis un râteau ?"



Dernière édition par Niklaus Schulz le Mar 2 Fév - 22:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Lun 25 Jan - 20:58

Cassidy sourit au garçon assis en face d'elle. Ça allait bien cette affaire. Elle avait peur que ce soit un fiston à sa maman tatillon et casse pied mais il avait l'air détendu et amical. Et il n'essaya de lui enfoncer la tête dans son milkshake malgré sa pathétique blague sur les travestis. Somme toute, elle aurait pu plus mal tomber.

"Wouhou, t'en a vu du pays dis donc! La chance!"

Cassie était plutôt impressionnée, elle n'était sortie d'Angleterre que deux fois dans sa vie: un voyage an Afrique du Sud pour l'enterrement de son grand père et une quinzaine de vacances dans le sud de la France avec Hypérion il y'a trois ans.

"C'est comment Salem? J'aurai voulu intégrer leur institut supérieur, en histoire de la magie, 'fin après mes ASPICs..."

C'était le nouvel objectif professionnel de Cassie, depuis deux semaines très précisément, aller aux États Unis étudier l'histoire de la magie. Enfin ça ou devenir attrapeuse de l'équipe nationale, ou aller étudier les poisons rares à Samarcande, la sociologie des moldus à Pretoria, le journalisme à Paris ou la métamorphose à Baden-Baden... N'importe quoi, mais ailleurs, aussi loin que peuvent vous porter un bon carnet scolaire, un nom de famille respectable et la fortune de vos parents, avec l'enthousiasme d'une adolescente pas toujours très saine d'esprit.

"Oui je suis à Poudlard, 'fin j'étais avant qu'ils nous ruinent le château, je suis en cinquième année."

Elle éclata franchement de rire quand Niklaus lui raconta comment il avait échappé au griffes de sa mère.

"Bravo! T'es un vrai fils modèle, j'suis impressionnée, uns inspiration pour nous tous."

La jeune fille était à l'aise, elle aimait plaisanter avec les gens et liait facilement connaissance. Les seules situations qui la mettaient réellement mal à l'aise était les réunion ambiance collet monté, où ils fallait savoir se montrer "éduqué" et les conversations dont elle était le centre, Cassidy aimait écouter et colporter les histoires des autres mais nettement moins raconter les siennes.

Elle failli avaler de travers sa bouchée de sorbet Fizwizbiz lorsque le jeune germain lui proposa d'essayer une des robes de soie, ce qui lui fit gagner un nouvel éclat de rire.

"Moi dans une robe de soie? Autant mettre un troll sauvage dans un tutu, ça sera sûrement plus élégant."

La dernière tentative en date étant celle de Barnabas le Fol, qui s'est soldé par l'échec que nous savons. Demelza jugeait Cassidy, d'une part encore beaucoup trop jeune pour porter de la soie et surtout bien loin d'être assez soigneuse pour en mériter une. Rien que la semaine dernière elle avait (encore) brûlé l'arrière d'une ses robes en se réchauffant les fesses devant l'âtre.
Les cheveux toujours emmêlés et jamais convenablement coiffés, jamais maquillée et encore très "gamine" dans sa façon de s'habiller, Cassidy n'était pas du tout le genre d'adolescente séduisantes qui fait tourner la tête des vieux messieurs dans la rue.

"Cassidy, Faulkner-Nott, avec un tiret entre le Faulkner et le Nott"

Elle se présentait régulièrement comme ça. Passant Hehpzibah à la trappe (même si elle aimait ce ridicule middle name) et en insistant bien sur les deux noms de famille, pour que les gens puissent la situer.

Elle essuya sur sa main poisseuse sur  sa serviette d'abord, puis le bord de sa cape pour finir, avant de serrer la main du jeune homme.

"Schulz hein? T'es le fils du nouvel ambassadeur Allemand donc..." commenta t-elle.

Elle avait lu cette nouvelle d'importance, l'arrivé d'un ambassadeur merliniste Allemand, dans le supplément diplomatique de la gazette.

"Me venger? Parce qu'elle a eu un empêchement? Euh non, ça arrive à tout le monde." dit elle en adressant un regard circonspect à son vis-à-vis.

La vengeance c'était pas le genre de Cassie de toute façon, ni la rancunne. Comme elle le disait souvent -hé ben si on me marche sur le pieds, on me dit pardon et moi je réponds c'est pas grave-, elle n'était pas du genre à faire une montagne de trois fois rien et à voir des crimes d'honneur et de lèse majesté à tout les coins de rue.

"Je sais pas comment ils vont faire pour te répartir vu que t'arrives en cours d'année, mais j'ai bien une idée d'où ils pourraient te mettre..."ajouta elle avec un sourire narquois.

Elle n'avait jamais vu un étudiant arriver à Poudlard en cours d'année, est-ce qu'il devrait faire sa répartition avec les première années? En privé avec le directeur? Serait-il réparti au petit bonheur la chance?? Choixpaux ou pas, elle avait l'intime conviction que ce jeune homme bien sous tout rapport cachait l'âme d'un Serpentard belliqueux.
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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Ven 29 Jan - 19:50

De la chance, c'est comme ça qu'on le voyait quand il disait qu'il avait souvent voyagé. Dans le fond, on veut toujours ce qu’on n’a pas. Ici en l'occurrence, ce que Klaus aurait voulu, c'était un semblant de stabilité Ne vous méprenez pas, il aimait voyager, il aimait rencontrer d'autres sorciers et il savait que le fait de parler plusieurs langues couramment était un avantage indéniable pour son futur travail quel qu'il soit. Pourtant, ne jamais être au même endroit empêchait de se sentir véritablement chez soi quelque part. On ne se sentait le fils d'aucune patrie, et les gens même quand ils étaient vos amis, étaient la plupart du temps destinés à n'être que des connaissances éphémères. A 16 ans, il commençait à ressentir le besoin de se poser quelque part. Il avait aimé être à Salem plusieurs années. Ca avait été ses plus belles années. La seule chose qui l'enthousiasmait dans sa venue en Angleterre, c'était le pays en lui-même. Lieu gorgé d'histoire, ses habitants la vivaient en ce moment même, la mort de Potter ayant porté le purisme à sa gloire actuelle. Niklaus était impatient de voir ce que donnerait ce premier gouvernement puriste anglais. La conversation dériva d'ailleurs sur Salem, ça tombait bien, c'était un sujet sur lequel il était - presque - intarissable :

"Salem, c'était vraiment très bien. L'école est gigantesque elle est dans le Massachusetts Par contre, si tu veux faire l'Histoire de la magie, je ne sais pas si c'est là-bas que j'irais. Les sorciers américains sont très self centré sur eux-mêmes et leur pays. Je crois que c'est leur plus grand défaut, ils ont l'impression que l'histoire est faite et se fait uniquement grâce aux Etats-Unis. Ils ne sont pas du tout ouverts sur le monde. Ce n'est pas qu'eux, c'est une caractéristique de tous les grands pays d'après mon père. Enfin du coup, je te conseillerais plutôt de faire ça dans un petit pays, j'ai entendu dire que la Norvège avait une université de pointe."

Comme tous les adolescents, ses parents pensaient plus que lui au futur, bon élève, il avait des chances d'être accepté dans n'importe quelle université s'il ne s'endormait pas en passant ses A.S.P.I.C.S. C'était plutôt rare qu'il ne rentre pas chez lui et que ses parents ne lui parlent pas de ses perspectives d'avenir. Il avait du mal à savoir ce qu'il ferrait dans le futur. De la politique, de la recherche, quelque chose de plus pratique ? Il n'en savait rien, il avait l'impression d'avoir encore la vie dedans lui pour y penser.

Au cours de la discussion, la jeune fille en face de lui, lui confirma qu'elle était à Poudlard - pas qu'il ait jamais eu le moindre doute la dessus - une année en dessous de lui, puis éclata de rire quand il raconta comment il avait échappé aux griffes de sa mère :

"Si tu veux, je te donnerais des cours, j'ai un diplôme en "Comment être l'enfant modèle que toutes les mères voudraient avoir.", je suis sympa, je te fais une promo pour la première leçon, tu n'auras qu'à me payer une glace pour me dédommager."

Enfant, il avait eu du mal à se faire des amis, il n'aimait pas débarquer dans ces groupes déjà tout fais de gens qu'il ne connaissait pas. Maintenant, il n'avait plus ce problème, déjà à cause de l'habitude qu'il avait prise de se lier avec des gens, ensuite, parce qu'ils savaient que dans le meilleur des cas, il devait les côtoyer pour maximum trois à quatre ans. Ici, c'était un bon moyen sur le ton de l'humour de proposer à la jeune fille se revoir puisqu'elle lui était sympathique sans qu'il ait l'air de la draguer comme un gros lourd. Après tout, on n’a jamais vu un homme draguer une femme en demandant à se faire payer un repas. Il ne lui fit d'ailleurs pas de compliments - ce qu'il aurait probablement fais avec une autre fille - en arguant qu'elle serait probablement très jolie en robe de soie. D'un, il n'en savait rien, de deux, ça n'avait pas l'air d'être le style de la dénommé Cassidy.

"Cassidy, je suppose que je peux t'appeler Cassie ? Nott, ça me dit quelque chose, il n'y a pas un Nott mangemorts par hasard ? "

Il avait entendu parler des mangemorts bien entendu, mais il n'en avait jamais vu, il fallait avouer qu'il était assez curieux. A l'étranger, on parlait du Seigneur des Ténèbres comme un des sorciers les plus puissant de sa génération, et les ils savaient que les gouvernements étranger ne voulait vraiment pas se le mettre à dos. Cassidy semblait s'intéresser à la politique puisqu'elle savait qui il était. Ca ne manqua pas de l'étonner, rare étaient les gens qui pouvaient dire qui étaient les ambassadeurs dans leur pays, il ne manqua pas de lui faire savoir.

"Eh bien, être reconnu pour mon nom, en voilà une première. Je n'ai jamais rencontré personne qui savait que faisait mon père avant que je n'en parle. Et en effet, les dernières élections ont vu l'Allemagne élire un président au sympathie Merliniste, même si l'Allemagne reste puriste."

Nul besoin de préciser que le chancelier Allemand était son oncle, ça aurait fait pédant et après tout, ils avaient le même nom de famille c'était facilement devinable.

Il haussa les épaules quand elle lui répondit qu'elle ne se voyait pas se venger de son amie. Il l'aurait vu plus belliqueuse. Question d'apparence il supposait, comme quoi l'habit ne fait pas le moine :

"Humour.", se contenta-t-il de répondre laconiquement, pendant qu'il finissait sa glace.

"Une tuerie.", commenta-t-il une fois celle-ci finie. Embrayant sur sa répartition, il esquissa un sourire assez content de lui :

"J'ai déjà été répartis tu sais, j'ai eu droit à une cérémonie privée, après tout, ils ne savent pas quand l'école va rouvrir. Je suis à Serpentard et toi ?"

Cassidy ne semblait pas loin d'avoir fini sa glace, il lui demanda :

"Et donc, aide un pauvre gars qui vient de débarquer à Londres. Qu'est-ce qu'il y a comme truc sympa à faire dans le coin ?"


Dernière édition par Niklaus Schulz le Mar 2 Fév - 22:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Sam 30 Jan - 19:07

Cassidy écouta avec attention la description de Salem offerte par Niklaus. Elle s’apprêtait à lui répondre que ce qui l'intéressait surtout ce n'était pas l'histoire en tant que telle mais la méthodologie employée par les sorciers pour conserver leur propre histoire... Mais elle abandonna avant même d'avoir commencé, pas besoin de le faire fuir avec son coté intello, enfin pas tout suite. Pour l'instant sa compagnie lui plaisait assez, alors tout doux. Elle préféra laisser la conversation déviée sur plus anodin.

"Mouai, t'façon faudrait déjà que je réussisse tout mes BUSEs avant de penser à autre chose, et c'est pas forcément gagné..."

Si elle se sentait capable de décrocher en Optimal en potion, étude des moldus, arithmancie, et métamorphose, au moins un effort exceptionnel ou un acceptable dans le reste, l'idée même d'un examen de botanique lui donnait des sueurs froides, toutes ces plantes sournoises prêtent à vous jouer un tour pendable dès que vous avez le dos tourné... La peste soit des tentaculas vénéneuses et autres mandragores!

Mais la plus grosse crainte de Cassidy c'était surtout son attitude personnelle, sa manie de vouloir toujours faire à sa façon et de ne pas lâcher d'un pouce face à l'autorité, voire de ruer carrément dans les brancards. Son sale caractère la mettait toujours dans le pétrin, et elle n'avait que peu d'emprise dessus, alors elle se savait parfaitement capable de remettre un examinateur sèchement en place pour un mot de travers, et là c'était adieux les hautes études.

Elle battit des mains avec enthousiasme à la proposition de son nouveau camarade, sans penser une seconde que ceci pouvait être une manœuvre pour la revoir ; une minute de silence pour sa naïveté.

"Oh bon sang de sang pur oui! Une formation d'enfant modèle, j'en aurai bien besoin, parce que je suis loin d'être la petite fille modèle dont rêve ma mère."

Si Hypérion, et un certain laxisme semblait s’accommoder des facéties et du caractère volcanique de Cassidy, il n'en était pas de même pour Demelza. Elle avait beau répéter à sa fille d'être plus calme, plus douce, d'arrêter d'aller traîner les rues, de ne pas mettre les pied sur la table basse, de se coiffer et de faire un effort pour ne pas être toujours débraillée, de ne pas se moucher dans sa manche et d'arrêter de s’empiffrer de cochonneries bourrée de glucose à la moindre occasion, rien n'y faisait, Cassie avait la tête plus dure qu'un chaudron à fond épais.

Mais leur véritable pomme de discorde était bien souvent l'insolence de Cassidy, qui avait toujours du répondant et l'envie d'avoir le dernier mot. Si bien souvent sa mère remportait la bataille avec un ferme "dans ta chambre, et plus vite que ça", plus les années passait et plus il devenait difficile de canaliser les débordements de sa fille.

Parfois Cassidy s'en voulait de ne pas être plus facile à gérer et de s'emporter aussi facilement, pendant cinq minutes au moins puis le naturel refaisait surface, elle ne pouvait pas s'empêcher de dire tout haut ce qu'elle pensait tout bas et gagnait un séjour à durée indéterminé  dans sa chambre et malgré des regrets sincères et l'envie de faire plaisir à sa mère, dompter sa révolte était une tâche bien difficile pour la jeune fille.

Elle approuva d'un signe de tête quand il proposa de raccourcir Cassidy en Cassie. Personne, sauf ses parents pour lui passer un savon ne l'appelait Cassidy de toute manière.

"Ouai c'est mon grand père, le père de mon père, il vient de décrocher un poste au ministère" confirma t-elle avec un haussement d'épaule.

Elle ne tirait aucune fierté de l'engagement de sa famille au coté du seigneur des ténèbres. Même si elle soutenait une certaine forme de purisme, le groupuscule que formait les Mangemorts l'effrayait, leur goût du secret, du travail dans l'ombre, le culte du pouvoir et du leader et leur penchant pour les méthodes violentes la mettait mal à l'aise. Et même si elle adorait son grand père, c'était un aspect de sa personnalité qu'elle n'aimait pas évoquer.

De plus Niklaus venait de passer allégrement les Faulkner à la trappe, pour sûr que grand mère en ferait une maladie si elle savait ça.

"C'est parce que les autres sont des gniafs qui ne lisent jamais la Gazette Diplomatique" commenta elle en raclant le fond de sa coupe.

Et tant pis si le jeune homme avait la frousse des intellos.

"Serpentard hein? Un rival donc, j'suis à Gryffondor" lança la jeune fille sans prendre la peine d'expliciter plus en détail la rivalité millénaire entre les deux maisons.

Le choipaux avait tergiversé un moment avant de répartir Cassidy (une éternité même pour la gamine qui était en dessous) avant de se décider à l'envoyer chez les rouges et or. "Une jeune fille née de deux vieilles lignées, avec de l'ambition, une soif de savoir et un don rare et secret mais animée d'un idéalisme bouillonnant et du feu de la justice, oui, pour toi se sera, Gryffondor!" Et finalement, même si elle craignait la réaction de sa famille (surtout chez les Nott), Cassidy avait réussit à trouver sa place là bas et s'y sentait bien.

Mais déjà, son nouveau compagnon l'entraînait vers un autre sujet, sans lui laisser le temps de ressasser ses souvenirs Poudlarien.

"Hé bien ici c'est tout simple, tu connais déjà les glaces de chez Fortarôme et Mme Guipure..."

Et elle se lança dans une description genre guide touristique du chemin de traverse (en y ajoutant ses commentaires personnels), Gringotts, Fleury & Bott (et son amour des livres), le royaume du hibou et la ménagerie magique (son dégoût des créatures magiques), Tissard et Brodette (chiffons, sans intérêt), le magasin d'accessoires de Quidditch (le nouveau Nimbus, une merveille), la boutique d'Ollivander (fermée pour l'instant, c'était le meilleur pour les baguettes), l'apothicaire (olfactivement captivant) etc etc...

"Mais tout ça, c'est du divertissement pour les enfants sages" termina t-elle avec malice, le regard porté sur l'Allée des Embrumes.

C'était très exactement de ce genre d'attitude dont parlait sa mère quand elle disait qu'elle était impossible et qu'elle n'écoutait jamais rien.
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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Mar 2 Fév - 22:11

Enfant, Niklaus n'était pas quelqu'un de calme. On pouvait même dire qu'il n'avait rien de l'enfant parfait - s'il y en avait un. Il était turbulent, indiscipliné, parfois destructeur, têtu. Ses parents, soucieux de le rendre heureux malgré le fait qu'il était trimballé d'un pays à l'autre avec eux, lui passaient beaucoup de caprice. Son père en particulier. Après tout, ils avaient eu tellement peur de ne pas l'avoir ce petit prince. Sa femme avait eu des problèmes de fertilités et ils voulaient absolument recourir à une méthode naturelle pour être sûrs que leur enfant serait sang pur. Si les parents de Klaus n'étaient pas des puristes purs et durs, la pureté du sang faisait partie des choses essentielles pour eux. Chercher l'erreur !

Les échecs avaient été une révélation. Les échecs l'avaient considérablement calmé. Il avait découvert que l'on pouvait se livrer à une activité au point d'être absorbé par elle et ne plus penser à rien. Bon joueur, il avait essayé de faire de la compétition, mais il n'avait pas la rigueur d'un grand joueur. Étudier l'ennuyait et somme toute, on pouvait dire que les échecs ne l'avaient pas rendu plus studieux. Sans être un excellent élève, il était un bon élève sans difficulté particulière en dehors du soin aux créatures magiques qui l'ennuyaient à mourir. Parce qu'il n'était studieux, mais qu'il réussissait tout de même, il avait tendance à dire que tout le monde pouvait faire comme lui. Le commentaire de Cassie lui arracha un haussement d'épaules désinvolte, un sourire en coin accompagné d'un brin d'arrogance. Ce fut un petit moment, imperceptible, mais qui laissait paraît imperceptiblement la véritable nature du personnage, mais il revient très vite à des sentiments plus contrôlés :

"Les B.U.S.E.S. Pfff, tout le monde en fait un tel foin. Je ne dis pas que ce n'est pas du boulot, mais sincèrement, ce n'est pas si compliqué que ça. À Salem, en parlant aux années supérieures, on s'est vite aperçut que certains sujets revenaient assez souvent. À partir de là, c'est facile d'orienter ton étude."

Lorsqu'on rencontrait une nouvelle personne, un des sujets les plus simples à aborder était les études. C'était simple, banal, convenu, un peu ennuyeux et sans trop de risque. Ça permettait de donner une base à la conversation et de vite passer sur autre chose. Ici, l'absence d'école et d'enseignement officiel depuis six mois rendait le sujet peut-être plus intéressant que d'habitude. Au fond, les enfants sorciers étaient habitués dés leurs 11 ans à ne plus être avec leurs parents la majorité de l'année. Ça leur permettait très tôt de couper le cordon et d'acquérir une certaine indépendance. L'absence du cadre scolaire avait donc ses avantages ; on n’était pas cantonné dans l'école, il y avait beaucoup plus de possibilités d'activité, mais aussi ses inconvénients, puisqu'on avait de nouveau ses parents sur le dos à temps plein.

Heureusement pour lui, il avait toujours su manier les siens d'une main de maître. Ce n'était pas des gens difficiles et il savait ce qu'ils attendaient de lui, donc il agissait en conséquence. S'il pouvait rendre service à une collègue du sexe opposé il le ferrait avec plaisir. Après tout, regardez-le, n'était-il pas la gentillesse et serviabilité incarnée ?

"A ton service ma chère, il ne faudra juste pas oublier la rémunération comme je le disais. Au final, si tes parents ne sont pas des imbéciles finis et irrécupérables, ce n'est pas très compliqué de les avoir autour de ton petit doigt. Il n'y a que deux conditions. Savoir ce qu'ils attendent de toi et voir si tu as le goût du mensonge en toi. Le tout n'est qu'une affaire de comédie bien dosée."


Le goût du mensonge était inné chez Nicklaus. Il aimait qu’on ait une bonne opinion de lui, ca lui permettait de faire ce qu’il voulait sur le côté sans qu’on y regarde à deux fois. Il n’aurait pas vraiment su dire pourquoi il n’aimait pas qu’on sache ce qu’il pensait vraiment. Ses opinions n’étaient pas similaires à celles de ses parents, mais elles n’avaient rien de répréhensible. De plus en plus de gens s’affirmaient puristes et dire qu’on ne devait pas considérer les moldus et nés-moldus comme inférieurs n’était jamais qu’un effet de mode qui passerait sous peu. En tout cas, il en était persuadé. Le nom de famille de Cassidy, il l’avait reconnu directement. Nott, c’était un de ces ancêtres qui avait crée la liste de ce qu’on appelait les 28 sacrés en Angleterre. C’était une aubaine – selon lui – d’être tombé directement sur une sang pur. Ca lui permettait d’établir une relation saine qu’il pourrait garder s’il s’avérait qu’ils devenaient bons amis. Bien sûr, il était curieux de savoir pourquoi elle avait dit Faulkner avant Nott, mais il lui semblait qu’il avait posé assez de questions personnelles pour le moment.

D’après ce qu’on lui avait – et ce qu’il avait constaté – quand on ne veut pas se mettre quelqu’un à dos, on évite les questions trop personnelles dés la première rencontre. Or Cassie avait l’air appréciable. Elle avait plusieurs atouts pour elle. Le premier sa fantastique chevelure blonde. Non, fallait pas déconner. Niklaus s’en foutait comme d’une mornille. Elle aurait pu être laide comme la faucheuse qu’il n’en aurait eu cure. Bon peut-être un peu, c’était un adolescent en pleine croissance après tout, mais ce n’était quand même pas ce qui le préoccupait.  Son premier avantage était de venir d’une famille sang pur aux opinions respectables. Il avait entendu parler des traîtres à leur sang et il était heureux de ne pas être tombé dessus. Ensuite, elle avait l’air intelligente et c’était plus qu’appréciable. Peu d’adolescent de leur âge prenaient la peine de lire quelque chose comme La Gazette Diplomatique. Le dernier point, c’est qu’elle avait l’air d’être tout sauf ennuyeuse. Assez différente de lui d’après ce qu’il avait l’impression de voir, les conventions n’étaient pas sa tasse de thé. Après tout, quelle fille de 15 ans serait restée manger sa glace toute seule alors qu’elle venait de se faire planter par son amie. Une convention semblait leur dicter que c’était « trop la honte » de se retrouver quelque part seules sans leurs pairs telles des poules dans la basse-cour. Il le savait parce que plusieurs de ses amis avaient désespérés de pouvoir approcher l’élue momentanée de leur cœur en toute discrétion. Ca l’avait fait rire. Quoiqu’il en soit,  c’était le genre de qualité qu’il appréciait chez une personne. Il se sentait attiré par les gens différents de lui en caractère. Des gens qui valaient mieux, conscient que dans le fond, il était loin d’être ce qu’il paraissait.

« Rival hein ? J’espère que tu me donneras un peu de fil à retordre. C’est tellement ennuyeux de gagner sans difficulté. », Lui répondit-il avec un sourire goguenard comme pour la provoquer.

Qui n’avait pas entendu parler de Gryffondor et Serpentard ainsi que de leur rivalité légendaire ? A vrai dire, il n’en aurait pas entendu parler sans le tournoi des Trois Sorciers. Il avait passé un an à Dumstrang, mais il s’y était fait deux amis durables avec qui il correspondait encore. Lors du tournoi, ils lui avaient parlé de Poudlard et c’était comme ça qu’il avait entendu parler de la haine ancestrale entre les deux maisons. S’il avait été discourtois, il aurait pu lui dire « Et quoi, ça fait quoi d’être dans la même maison que celui-qui –est-mort. », mais il ne l’était pas, alors il ne dit rien, écoutant son descriptif assez classique de Londres sorciers. Il trouva ça relativement ennuyeux – ayant l’occasion de visiter tout ça en six mois -, mais son visage s’éclaira lors de la phrase magique. C’est avec un sourire de connivence qu’il commenta :

« Et comme je suis sur que tu n’es pas une enfant sage … »

Sans prendre le prendre le temps d’en dire plus, il se leva et se dirigea vers le comptoir où il demanda la note, incluant la glace de Cassie dans celle-ci. Après tout, son père aurait trouvé grossier qu’il laisse une dame payer. Il déposa les gallions dans les mains du marchant avec désinvolture, pris ses sacs et sortit, sur que Cassie le suivait. Manque de chance, il s’arrêta après quelques pas, et croisa sa mère qui vient vers lui en lui parlant en Allemand et heureusement, parce qu’il y avait peu de chance que Cassie puisse comprendre que sa mère lui demandait ce que son « Strudel d’amour » faisait ici. Il retient une grimace approprié à l’écoute de son surnom arboré, heureux que  cette partie de la conversation se fasse en Allemand sans quoi sa mère aurait probablement tué toute sa crédibilité plus d’une fois. Il coupa court à la conversation dans sa langue natale et reprit en anglais.

« Cassie je te présente ma mère Cora Shulz. Maman, voici Cassidy Faulkner-Nott. Nous nous sommes rencontré par hasard en rue, j’ai renversé sa glace parce que je ne l’avais pas vue avec tous ces sacs. Je me suis proposé de lui en offrir une nouvelle pour me faire pardonner.

Oh comme c’est gentil à toi Str… »

Le regard noir du Strudel en question coupa court à la phrase et sa mère repris.

« Enchanté de faire votre connaissance mademoiselle Faulkner-Nott. Vous voudriez peut-être venir à la maison pour boire quelque chose. »

Là encore Niklaus intervient avec son plus charmant sourire.

« A vrai dire Maman, Cassidy se proposait de me faire visiter un peu la ville, c’est tellement différent quand tu la visites avec quelqu’un qui y vit. J’allais juste rapporter tes sacs à la maison et partir, mais je vais appeler l’elfe ça sera plus pratique. »

L’elfe fut appelé, sa mère débarrassé de ses achats. Après avoir glissé quelques gallions à son fils pour « qu’ils s’amusent », sa mère transplana chez elle en leur souhaitant une bonne après-midi. Que leur fils se fassent des amis dans le nouveau pays où il débarquait et qu’il occulte les évènements de l’été passé était tout ce que ces parents demandaient. Niklaus le savait et jouait sans scrupule dessus.

« Bon et bien, maintenant que j’ai fini de jouer les fils modèles, est-ce qu’on va un peu salir ma réputation où pas ? »

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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Mer 3 Fév - 21:10

Cassidy escamota le sujet des études d'un geste de la main, désinvolte.

"Oh je sais que je devrais pas trop m'en faire, mais ma mère me met une pression fou"

Et ce n'était rien de la dire. Certaines des leçons qu'elle dispensait à sa fille était largement du niveau ASPIC, Demelza voulait s'assurer que si Cassie accumulait du retard sur la pratique, elle exploserait tout sur la théorie. Ajoutez à cela qu'elle avait de grandes espérances sur le niveau intellectuel du joyau tout en or, cette fermeture de Poudlard ressemblait de plus en plus à des vacances au bagne pour Cassie.

En plus de la théorie, il lui arrivait même de pousser le vice jusqu'à la pratique, il y'a trois jours elle avait ramené un snargalouf, pour un cours de botanique maison. La leçon avait failli tourner à la catastrophe lorsque cette immonde plante carnivore avait presque dévorer la malheureuse Nietzsche qui passait par là. Bilan des courses: une chatte traumatisée et une fille plus brouillée que jamais avec science des plantes.

Elle écouta avec une moue dubitative les conseils prodigués par Niklaus pour devenir l'enfant dont vos parent ont toujours rêvé. Ce que voulait sa mère pour elle, ça encore elle le savait très bien, Demelza lui chantait sa petite musique de la mère préoccupée avec une régularité de coucou suisse. Quant à être capable de satisfaire ses exigences, là...

Mais son père, c'était encore une autre paire de fiole, parfois quand elle était avec lui, elle ne savait pas franchement sur quel pied danser. Il était parfois d'un laxisme sans nom face à ses manières de scroutt mal léché, et d'autre fois lui passait un savon bien senti pour avoir eu la même  attitude.  La laissait répondre s'enflammer et discuter, et lui reprocher son insolence la fois suivante. Ces incompréhensions étaient peut être simplement lié au fait qu'ils ne se connaissaient pas assez.

"Hum, non, je ne mens jamais." fut la réponse définitive de Cassidy. "C'est pas avec moi comme élève que tu fera fortune dis donc!"

Cette première affirmation était on ne peut plus vrai. Cassidy n'avait aucun pour les mascarades ou la comédie. Pas par élévation morale, loin de là, seulement mentir demandait une gymnastique mentale qui l'embarrassait. Les choses se réglaient beaucoup plus simplement en empruntant le chemin le plus direct: celui de la vérité.  Et cette règle elle l'appliquait d'autant plus lorsqu'elle  avait quelque chose à dire à quelqu'un, ne comptez pas sur elle pour vous dorer la pilule.

Les rares mensonges qu'elle s'autorisait était ceux destinés à protéger les autres. Elle méprisait les balances et autres poukaves. A chaque fois que sa mère avait voulu savoir qui était le complice de sa dernière bêtise, elle n'avait jamais craché le morceau -c'est un copain, tu connais pas-, même devant les menaces de punition redoublées.

Enfin ça, et son troisième oeil, mais il fallait bien se protéger sois même non? De toute façon, les vrais voyants étaient tellement rares, que les gens ne le croiraient sûrement pas et penseraient quelle essai juste de se faire mousser ou alors elle deviendrait un genre de bête curieuse, non merci.

"Bah sorti de Poudlard et de la coupe des quatre maisons, cette rivalité perd de sa saveur, et puis maintenant..." Elle haussa les épaules sans terminer sa phrase.

Après tout, sans Poudlard, quelle importance Gryffondor, Serpentard, Poufsouffle, Serdaigle ou mon cul sur la commode. Et même si l'école rouvrait, rien ne serait sûrement plus pareil. Sans Dumbledore, McGonagall, Rogue, avec un gouvernement puriste maintenant, mais avec une vraie opposition Merliniste en face, bien malin qui pourrait prédire à quoi ressemblerait l'école de sorcellerie après tout ça. Même grand mère Faulkner ne s'y risquerait pas.

Elle regarda Klaus se lever, et lui emboîta le pas. Lorsqu'elle remarqua qu'il avait payé sa part, elle lui rendit le montant qu'elle lui devait tout de suite.

"J'suis la plus sage des enfants, et la plus honnête", elle insista en lui fourrant les pièces dans la main "ne refuse pas, ça va me faner, je paie mes dettes et je ne dépends de personne." conclu t-elle avec fermeté.

Et surtout pas d'un garçon, ajouta t-elle dans sa tête. C'était l'une des leçons que les Faulkner lui avait appris, soit une femme, soit forte et ne compte jamais sur le pognon d'un homme pour t'en sortir, même pour les plus petites et insignifiantes choses. Et puis elle ne connaissait pas encore assez bien son nouveau compagnon pour accepter une relation de réciprocité pécuniaire, quand ils se connaîtraient mieux, peut être. Mais là au moins elle ne lui devait rien, et n'avait aucun engagement à le revoir si il s'avérait casse pied, et il ne pourrait pas la qualifier de "gratteuse", insulte suprême pour Cassidy.

Leur route en direction de l'allée de Embrumes fut interrompue par l'apparition de Maman Schulz. Celle ci discuta brièvement avec son fils, en allemand. Si Cassidy ne le parlait pas, elle pouvait grâce à sa maîtrise de l'afrikaans saisir des bribes de la conversation. Il était vaguement question de patisserie, sans intérêt.

Elle haussa un sourcil perplexe lorsque Niklaus raconta cette histoire de glace renversée. Pourquoi s'embarrassait il d'un demi bobard pour une histoire aussi innocente que celle de leur rencontre. Drôle de garçon tout de même.

Elle salua poliment la femme de l'ambassadeur. Et déclina l'invitation.

"Là on allait se balader, mais un autre fois peut être, merci pour l'invitation madame!"

Elle fit une moue dégoutée lorsque l'elfe de maison fit son apparation. Elle ne pouvait s'empêcher de trouver ces bestioles répugnantes, et leur servilité lui donnait des boutons. Comment pouvait on à ce point aimer être exploité? Non décidément, jamais elle ne fera confiance à ces bestioles.

D'ailleurs elle avait été membre de l'éphémère S.A.L.E de Granger, moins par convictions réelles que par naïveté de première année, Hermione lui était tombé dessus dans la salle commune et lui avait pratiquement extorqué les deux mornilles que coutaît l'adhésion. Mais à la réflexion, si la libération des elfes permettait à Cassie de s'en tenir loin (on pourrait bien les libèrer et leur donner une petit ile au large, hein?), elle était prête à s'engager.

"Elle est gentille ta maman dis donc, si on avait croisé mienne, vieux, ça aurait swingué"

Casidy. Proche allée de Embrumes. Garçon. Inconnu. Recette pour une crise maternelle.

"Et donc je te disais l'allée des Embrumes"

Elle lui décrivit rapidement la ruelle certainement la plus mal famée de tout le monde sorcier, ce coupe gorge voué aux arts noirs. Et encore, seulement ce qu'elle en connaissait, il y'avait certaines boutiques où elle n'avait même jamais jeté un oeil, tellement celle ci avait l'air craignos.

Elle raconta à Niklaus: Barjow & Beurk, la boutique d'antiquité (immanquable), Noggin & Bonce, la boutique de tête réduites (divertissant), Tallow & Hemp, et leur bougies empoissonnés (fascinant), L'index, librairie de livres interdits (sidéral), une boutique d'instrument de torture, un vendeur d'os (jamais compris l'utilité), bon nombre de pub & cabaret louches, et des vendeurs à la sauvette pourvus des marchandises les plus inattendues.

"Voilà, en gros, alors tu veux commencer par où?"

Ça c'était de l'éducation, on en apprenait plus en faisant un tour sur l'allée des Embrumes que dans beaucoup de livre.
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Niklaus Schulz


MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Sam 6 Fév - 18:07

Ça ne serait pas la première fois qu'il rencontrait quelqu'un de radicalement différent de lui. Personne ne se ressemblait après tout, mais ça ne manquait pas d'ironie que la première personne avec qui il s'entendait bien aie l'air d'être aussi radicalement son opposé. Elle ne mentait pas, elle payait ses dettes, elle avait ce côté un peu garçon manqué et insolent que les filles essayaient de ne pas avoir quand elles rentraient dans la puberté sous prétexte que ce n'était soit disant plus de leur âge. Somme toute, elle avait l'air d'une fille plutôt rationnelle sans affectation aucune et ça lui plaisait. Il fut néanmoins surpris quand elle lui remit l'argent qu'il avait payé pour sa glace. Il haussa les épaules pas vraiment froissé, mais tout de même surpris. Niklaus avait beau être quelqu'un de secret, ses intentions dans les interactions qu'il avait avec les autres n'étaient pas toujours calculées pour autant. Il lui offrait sa glace, non pas pour s'attirer ses bonnes grâces - il n'en avait pas besoin - mais pour la remercier. En soit, elle se proposait de lui faire un peu visiter Londres sorcier et il avait passé un bon moment en sa compagnie. Ça se limitait à ça ... Maintenant, si elle avait l'impression de perdre son indépendance en se faisant payer une glace, il trouvait ça stupide, mais ce n'était pas son problème. Après tout, on lui avait dit que le féminisme était à la mode en ce moment.

"Comme tu préfères", dit-il en haussant les épaules. " Cela dit, si je cherchais à ce que tu me sois redevable, je m'y prendrais autrement qu'en te gavant de glace, rassures-toi.", finit-il avec un sourire moqueur.

Étant de sexe masculin et donc destiné depuis son enfance à faire partie de la classe dominante, il avait du mal à concevoir qu'un cadeau comme une glace puisse être perçu pour autre chose que c'était, c'est à dire une glace ! La discussion étant terminée, il se concentra sur autre chose, c'est-à-dire sa mère pleine d'enthousiasme déjà à l'idée qu'il se soit fait une camarade. Il la voyait déjà dire à son père à quel point Cassidy avait l'air d'une jeune fille on ne pouvait plus correcte et blabla ... Dans deux semaines, pensa-t-il avec lassitude, elle chercherait sûrement à rencontrer ses parents. Le commentaire de Cassie le fit rire :

[color:2b2c=##663366]"Ma mère est adorable à tel point que s'en est presque exaspérant. Dans deux semaines, elle voudra rencontrer tes parents et dans un mois, elle me demandera sûrement si je compte sortir avec toi. "

Ça le fit rire et il continua son chemin tout en discutant :

"Pourquoi est-ce que ça aurait swingué avec la tienne ? Tes parents ne sont pas commode ?"


La suite était plus intéressante. Ils revinrent à leur sujet de départ, c’est à dire l’Allée des Embrumes en elle-même. Chaque ville sorcière avait son petit coin mal famé, mais c’était en général dans un endroit un peu excentré du quartier sorcier où se promenaient enfants et parents. Ici, les deux semblaient se côtoyer sans que ça ne pose de problèmes à personne. Pourquoi pas après tout. Par où voulait-il commencer ? Dur de choisir. C’était comme ouvrir un sac de sucrerie dans lequel tout vous tente. Il réfléchit un moment puis déclara :

« L’Index, je crois que ça serait un bon début ? Qu’en penses-tu ? »


A coup sûr, il y trouverait des livres de magie qu’on ne trouvait pas à Salem. Peut-être même ferait-il une ou deux acquisitions sympathiques. Après tout sa mère lui avait bel et bien donné de l’argent.

« Je te suis. »


Après tout, c’était Cassie le guide. De prime abord, ce n’était pas tant la rue en elle-même qui avait un aspect mal famé, mais plutôt les boutiques aux devantures louches qui l’habitaient. Dans l’Allée des Embrumes, les gens marchaient un pas un peu plus rapide que sur le Chemin de Traverse, ils n’avaient pas nécessairement la tête baissée, mais il était possible que leurs capes recouvrent peut-être un peu plus leurs visages qu’elles ne l’auraient du. Il supposait que comme dans tous les quartiers louches, il était peut-être parfois préférable de garder un certain anonymat.

Pendant qu’ils traversaient la rue pour aller à l’Index, ils croisèrent le chemin de quelques vendeurs à la sauvette. Certains ne faisaient pas attention à eux, les adolescents étaient rarement des clients potentiels, on ne savait jamais de qui ils étaient les rejetons et si le fils ou la fille d’une personnalité sorcière importante se retrouvait avec ce qu’il ne fallait pas entre les mains, c’était souvent de mauvais augure pour leur commerce. Mieux ne valait pas tenter le diable, et ce, même s’ils avaient de quoi payer. D’autres les accostaient en les invitant à venir voir leurs étals de plus près. Il y avait de quoi vous en mettre plein les yeux avec des mains séchées venues de Sicile dont la propriété était d’accomplir au moins 4 vœux, des masques maudits sortis tout droit des pyramides égyptiennes ou encore des talismans venu d’Asie centrale. On trouvait également des choses plus « banales » comme des grigris divers dont certains avaient la propriété de faire arrivé la personne de votre choix à l’heure. Il le montra à Cassie en prenant garde de ne pas le toucher – on ne savait jamais sur quoi on pouvait tomber dans ce genre d’étal.

« Tiens, tu devrais offrir ça à ton amie, ca lui éviterait de te poser un lapin. »


Parmi tout ce qui se trouvait sur les étals, il devait y avoir une majorité de camelote, mais ça n’en était pas moins amusant d’observer, s’informer et regarder. Ca changeait des adolescents fatigué, de six mois à tourner en rond chez eux, de la monotonie du Chemin de Traverse. Abandonnant les étals, ils arrivèrent à l’Index. De l’extérieur, la boutique ne payait pas de mine. Une façade discrète peinte en vert bouteille, quelques livres posés sur l’étalage dont les titres ne faisaient pas spécialement rêver. Ils poussèrent la porte de la boutique silencieuse. On se serait cru dans une bibliothèque. La vendeuse, une jeune femme à l’air joyeux qui contrastait avec l’idée qu’on se faisait d’une boutique du genre les salua et leur demanda si elle pouvait les aider. De ci de là, quelques personnes flânaient dans les rayons. Niklaus repéra celui des maléfices, laissant Cassie regarder ce qu’elle voulait.

[color:2b2c=##663366]« Maléfices venus d’Outremer, un aperçut des maléfices venu d’Amérique du Sud. », murmura-t-il en prenant le livre et en le feuilletant vaguement.

Il leva les yeux en entendant un bruit dans le rayon où il était, un client venait de faire tomber un livre. Sans précipitation, il le ramassa et enleva les éventuelles crasses qui s’étaient mis dessus avant de le remettre à sa place. Niklaus replongea dans son livre avant d’en sortir la tête interloqué. Il regarda de nouveau, mais l’homme était partis, il reposa son livre et chercha Cassie, il la trouva facilement et lui chuchota :

[color:2b2c=##663366]« Dis, je crois que je viens de croiser Bob Brett, ce n’est pas un des leaders du parti Merliniste ? »

Dans ces souvenirs, il avait lu que le dénommé Bob Brett avait rejoint le parti Merliniste à sa création et qu’il faisait partie des têtes pensantes du parti. A la tête de plusieurs manifestations pour la reconstruction de Poudlard, on disait que Kingsley et lui ne s’entendaient pas tout à fais. Ce n’était que des rumeurs qu’il avait entendu en Allemagne bien entendu. Cassie le saurait surement mieux que lui.

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Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini]

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