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Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini]

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    | Gryffondor ;; 5ème année

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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Dim 7 Fév - 13:01

"Rencontrer mes parents hein? J'lui souhaite bien du plaisir, mais à mon avis elle aurait meilleur temps de boire une fiole de pus de bubobulb directement, ça fera le même effet."

Rencontrer les parents de Cassidy était une tâche somme toute extrêmement périlleuse. Ce n'était pas une bonne idée de vouloir rencontrer "les" parents pour commencer, mieux fallait rencontrer sa mère ou son père, mais les deux ensemble c'était juste un moyen de vous retrouver mêlé à une dispute de plus (avec des risques de dommages collatéraux.)

Aller voir Demelza chez elle vous exposait invariablement à la rencontre de Seraphita, ce qui n'avait jamais été une partie de plaisir pour personne. La grand mère de Cassidy avait coupé toutes ses relations sociales à la mort de son mari et se complaisait dans cet isolement. Elle estimait qu'elle n'avait pas de temps à perdre pour voir des gens, quand elle pouvait voir tellement plus de choses intéressantes avec son unique œil qui fonctionnait encore.

Vous aviez plus de chance de rencontrer sa mère dans son laboratoire à St Mangouste que chez elle, et peut être daignerait elle vous accorder un entretien entre deux extractions de venin. Mais si Cora Schulz cherchait une interlocutrice pour faire patia patia sur des sujets de bonne femmes, elle avait meilleur temps de passer sa route directement, Demelza ne vivait que pour sa fille et pour ses poisons, et n'hésiterait sûrement pas à utiliser l'un pour tenir les garçons éloignés de l'autre.

Quant à rencontrer Hypérion, mmmh, difficile de dire quelle serait l'issue de cette rencontre. Il pouvait être aussi charmant qu'infect, et même si le père de Niklaus était quelqu'un d'important, il n'en était pas moins merliniste. Puis quand Cora lui expliquerait qu'elle était la mère d'UN ami de sa fille... Non décidément, mieux valait quelle ne rencontrasse pas les parents de Cassie.

Cette dernière rougit jusqu'aux oreilles à la simple idée de sortir avec Niklaus.

"Sortir ensemble? N'importe quoi" balbutia t-elle en changeant rapidement de sujet.

Ce n'était pas tant Niklaus qui la mettait mal à l'aise mais simplement l'idée même de sortir avec un garçon. Elle savait bien comment c'était censé se passer en théorie mais manquait terriblement de pratique. Sa seule et unique expérience en la matière était une invitation de la part de Jimmy Peakes (un condisciple de Poudlard) à boire un café chez Mme Pieddodue à Pré-au-Lard, et après ça, plus rien. Cassidy soupçonnait fortement une intervention de Théo à ce sujet.

"Mon vieux, si on avait croisé ma mère elle aurait commencé par te faire subir un interrogatoire en règle, et si on avait croisé mon père, alors là, drame international."

Si ils en avaient eu la possibilité légale, Demelza et Hypérion aurait certainement enfermé Cassidy jusqu'à sa majorité, voire jusqu'à sa ménopause. Ils n'étaient encore pas prêt à accepter l'idée qu'elle puisse avoir un petit ami. Si encore elle était à Poudlard elle aurait pu s'en tirer, mais ici à Londres, impossible d'échapper à leur inquisition. Et rien ne garantissait que Niklaus aurait encore voulu la fréquenter après avoir rencontrer ses parents, donc non, mieux valait ne pas les croiser, ça ferait moins d'histoire.

"Mes parents sont très strictes sur certains sujets, comme par exemple, aller traîner sur l'allée des Embrumes."

Heureusement pour son nouveau compagnon, respecter les règles était très accessoire pour l'adolescente.

Elle guida Niklaus d'un pas tranquille au travers de cet espèce de marché dédié au arts noirs. Lui faisant bénéficier de ses commentaires sur les boutiques qu'elle connaissait déjà, et découvrant en même temps que lui ce que les vendeurs à la sauvette avaient à leur offrir.  Elle se pencha sur l'artefact anti retardataire avec intérêt.

"Bof finalement, elle a bien fait de ne pas venir, je ne me serai sûrement pas autant amusé avec elle."

Bien sûr Rose-Mary était une fille agréable et bien gentille, mais ce n'était pas avec elle que Cassidy aurait pu avoir ce genre d'amusements. Braver les règlements n'était pas une option avec elle, et la magie noire ne l'intéressait absolument pas. Alors si Cassidy avait retrouvé son amie, elle se seraient contenté de manger une glace et d'ailler essayer des robes chez Mme Guipure, sans même passer par la case librairie car comme lui répétait souvent sa camarade de chambre -tu lis déjà trop, les garçons n'aiment pas les intellos.-  

En entrant dans la boutique, elle laissa Niklaus flâner tranquillement et fonça directement à son rayon favori, celui de la critique sociale. L'Index était certainement la seule librairie sorcière à offrir une telle sélection de pamphlets politiques, qu'ils soient Merlinistes, Puristes ou autre, c'était un endroit unique pour les polémistes de tout bord, en général le seul où il pouvait espérer écouler leur camelote. Souvent jugés beaucoup trop sulfureux ou radicaux, les autre marchands refusaient la plupart du temps de faire rentrer ces écrits dans leur boutique.

En moins de temps qu'il n'en fallait pour dire quidditch elle trouva de quoi rogner encore sur son temps de sommeil et alimenter ses opinions politiques. Elle revint vers Niklaus en serrant contre elle un exemplaire intitulé "Le Grand Bond En Arrière: comment l'ordre bourbiste s'est imposé au monde"

Elle leva les yeux avec intérêt lorsque Niklaus lui annonça qu'il pensait reconnu avoir reconnu l'un des leader du parti merliniste.

"Brett tu dis? Effectivement c'est l'une des têtes pensantes du mouvement pour Merlin. Intéressant..." dit elle en commençant à réfléchir.

En soit, la présence d'un leader Merliniste n'était pas forcément incongrue dans cette boutique. L'éventail des ouvrages proposés allant plus loin que le champ de la magie noire. Mais en ce moment les rumeurs allaient bon train sur Brett, enfin pour qui savait lire entre les lignes des articles et laisser traîner une oreille au bon endroit. Il se racontait de plus en plus souvent que Bob Brett ne pardonnait pas à Shacklebolt d'avoir accepté aussi facilement sa défaite contre Malefoy.

"C'est peut être quelque chose, c'est peut être rien du tout. Tu as vu ce qu'il consultait?"

Si ce bon vieux Bob avait soudainement décidé qu'il fallait se débarrasser de Kingsley par tout les moyens ça pouvait être intéressant de le savoir. Pourquoi est-ce qu'une gamine de 15 ans s'intéressait à ça? Parce qu'elle était horriblement curieuse et ne pouvait jamais s'empêcher de fourrer son nez dans les histoires des autres. Et si en plus elles impliquait un complot politique et l'éradication d'un ancien ami devenu nuisible, c'était Noël avant l'heure pour Cassidy.

"Il est où là? Sorti? Ça peut valoir le coup de le suivre un peu non?" chuchota t-elle à Niklaus.
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Niklaus Schulz


MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Jeu 11 Fév - 15:47

Aucun adolescent n'aime les parents invasifs. Niklaus, si secret, moins qu'un autre. Son père avait toujours été très respectueux de son intimité et Niklaus l'avait toujours apprécié pour ça. Sa mère en revanche, c'était une autre paire de manches. Si elle avait pu n'en faire qu'à sa tête, il était certain qu'elle aurait rencontré chacun de ses amis - parents compris - avec CV à l'appui. Le problème n'était pas qu'il avait honte de sa mère, après tout c'était une jolie femme qui arrivait bientôt dans la cinquantaine, bien éduquée et généralement charmant sauf si on avait le malheur de toucher à son Strudell d'amour. Non le problème était que chacun enfant veut avoir son jardin secret et ne pas voir ses parents le violer aussi souvent.

Néanmoins, dans ce cas précis, les désirs de Niklaus entraient très peu en ligne de compte. Si Cora Schulz s'était mis une idée en tête, bien heureux celui qui arrivait à l'en déloger. Il savait par exemple qu'à moins d'un attentat terroriste en plein centre de Londres sorcier qui obligerait sa mère à penser à toute autre chose, sa mère lui parlerait de Cassidy ce soir. Il pouvait déjà voir la conversation d'ici : "Et quelle jeune fille bien élevée. Que font ses parents ? Comment ça tu ne sais pas ? Mais enfin comment peux-tu aussi peu t'intéresser à tes amis ? Il faudra que tu l'emmènes à la maison. Penses-tu que ça soit impoli si je vais rencontrer ses parents ?

Somme toute, ça serait un moment très embarrassant, mais moins pour lui que pour les autres. Après tout, si les parents de Cassie étaient terribles, ils n'avaient pas encore vu sa mère. La gentillesse pouvait parfois être bien plus lourde à supporter que la méchanceté. La réflexion de Cassie lui fit donc hausser les épaules avec désinvolture. Sa mère rencontrerait un jour ses parents, il ne pouvait rien faire contre ça, autant le prendre directement avec toute la philosophie qui s'imposait.

"Je suis transmettrais, mais je doute que ça la décourage. Je ne sais pas s'il y a une maison à Poudlard qui récompense la persévérance, mais nul doute que ma mère en aurait fait partie. Je suppose que c'est typiquement allemand, mais quand elle a un os elle ne risque pas de le lâcher."

Il n'avait jamais eu de mal à se prendre lui ou sa propre famille en autodérision. Après tout,il y avait des choses plus graves dans la vie que la honte passagère que sa mère lui infligeait quand elle décidait que Merlin en personne lui avait assigné comme mission d'être proche de son fils et des amis de son fils.

Heureusement pour Cassie, il était tellement absorbé par ce qu'il avait autour de lui qu'il ne regardait pas sa compagne qui devait aussi rouge que la couleur de sa maison. Sortir avec des filles était généralement le cadet de ses soucis. Plus il grandissait, plus la politique l'intéressait. En général, si on lui demandait, il disait oui, c'était une distraction, ce qu'on attendait de lui, mais il ne se rappelait pas avoir éprouvé plus que de l'amitié sincère pour ses petites amies.

Il balaya l'idée d'un revers de main désinvolte que n'importe quelle fille aurait probablement trouvé un peu vexant :

"Évidemment que c'est n'importe quoi. Mais bon, je crois que pour ma mère, après deux heures, on peut établir qu'on se connaît assez bien que pour envisager de se marier et d'avoir des enfants."

Évidemment, il caricaturait, mais ça ne l'empêcha pas de lever les yeux au ciel quand même. Probablement parce qu'il y avait une petite part de vérité dans ce qu'il disait. Ses parents ne s'étaient vus que quelques fois avant leur mariage arrangé.Ca n'avait pas été le coup de foudre instantané, loin de là, mais ils avaient appris à se respecter et à s'aimer. Ils étaient désormais un couple très heureux et épanoui, sa mère ne voyait donc pas pourquoi la même chose ne pourrait pas arriver aux autres.

De toute évidence, à écouter parler Cassie, ses parents avaient l'air nettement moins commode que les siens. Pourtant, il y avait un point sur lequel il était sûr qu'ils se rejoindraient sans soucis :

"Crois-moi, je ne pense pas que les miens voient d'un bon oeil une virée dans l'Allée des Embrumes, mais ce qu'ils ne savent pas ne peut pas leur faire de mal, non ?", demanda-t-il en lui faisant un clin d'oeil.

Leur trajet continua chez les vendeurs à la sauvette de l'Allée. Il ne releva pas le commentaire qu'elle lui fit sur le fait qu'elle s'amusait mieux avec lui. Lui aussi s'amusait bien. Beaucoup plus qu'il ne l'avait espéré cette après-midi d'ailleurs, mais il se voyait mal le dire. C'était une des choses qui faisait que ses petites amies successives l'avaient trouvé si froid. Il n'aimait pas parler sentiment, ce n'était juste pas son truc. Il estimait que certaines choses pouvaient tout à fait rester dans la sphère des non-dits sans que ça soit gênant.

Une fois dans la librairie, ils s'étaient séparés pour se retrouver aussi sec quand Niklaus avait vu partir Brett du magasin. Autant dire que l'histoire était pleine d'intérêt pour lui même s'il n'y connaissait pas encore grand-chose en politique anglaise. Chuchotant, il répondit à Cassie :

"Il était dans le rayon des maléfices, plus ou moins la quatrième étagère en partant du haut dans les rayonnages de droite."

Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour réfléchir et prendre une décision.

"Écoute, si on ne le suit pas maintenant, on va le perdre de vue, on pourra toujours revenir ici après."

Il prit le livre que Cassie avait en main et le posa sur un rayonnage au hasard sans se soucier de savoir s'il était à sa place ou non et l'entraîna à l'extérieur de la boutique. Il regarda rapidement autour de lui, Brett avait déjà parcouru un petit bout de chemin, mais il reconnut sa cape et son crâne dégarni. Il pointa discrètement la direction de doigt à Cassie.

"Regarde, là-bas, la cape émeraude."

Le vent se levait un peu et même s'il faisait ensoleillé, c'était une bonne raison pour relever la capuche de sa propre cape et être un peu plus discret. Après tout, l'avantage de l'Allée des Embrumes, c'était qu'apparemment les gens évitaient de regarder qui était autour d'eux pour préserver leur propre anonymat.

Soudain, une révélation le frappa et il se tourna vers Cassie l'air très excité :

"Tu paries combien qu'il se dirige vers le siège du parti puriste ? "
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Dim 14 Fév - 16:52

Cassidy choisi de délibérément ignorer  la voix de la raison qui commençait à se faire entendre dans un coin de sa tête (voix qui bizarrement ressemblait énormément à celle de sa mère), et qui lui disait de ne pas s'emballer pour trois fois rien et d'arrêter de se mêler des affaires des autres.

Objectivement, le fait que Brett consultasse le rayon des maléfices de l'Index ne prouvait absolument pas qu'il fomentait de sombres desseins à destination de son rival. C'était une personnalité politique de premier plan, une personnalité d'opposition surtout, alors peut être cherchait il simplement un moyen de protéger son intégrité propre. Il y avait , au bas mots, mille et une raison pour le numéro deux du parti pour Merlin d'être ici, et l'éradication de Shacklebolt n'était que l'une d'entre elle. Mais peut importe, lorsque Cassidy avait une idée en tête, ça n'était jamais simple de la lui faire lâcher.

C'était l'une de ces qualités à double tranchant qui faisaient le sel du caractère de la jeune fille. D'un coté elle était pugnace et ne baissait jamais les bras avant d'avoir atteint les objectifs qu'elle s'était fixé. Et certain aurait trouvé tout à fait admirable toute cette énergie et toute cette volonté qu'elle était prête à investir dans son idéal. Mais d'un autre coté la médaille avait son revers et elle pouvait se montrer extrêmement entêtée même pour les choses les plus anodines, avec une persévérance à rendre folle une sœur de l'éternelle patience. Cassidy ne faisait jamais rien dans la demi mesure.

Si vous ajoutiez à cela cette manie qu'elle avait de toujours se mêler de ce qui ne la regardait pas, elle ne lui fallu pas longtemps pour se décider à emboîter le pas à Brett.

« Alors qu'est-ce qu'on attends? En route ! » déclara t-elle.

Et ainsi, les deux adolescent sortirent de la boutique. Une fois revenue dans l'allée des Embrunes, Cassidy chercha Brett du regard, en espérant qu'il était toujours dans la coin et qu'il n'avait pas transplanner à dix mille kilomètres d'ici.

« Ahaha, bien vu inspecteur McDixon! Heureusement pour nous, il aime les couleurs tape à l'œil, on pourra le pister en restant au large! » chuchota t-elle d'un ton surexcité.

Si vous ne le savez pas, l'inspecteur McDixon (et son associée Miss Van Steed) sont les héros de la tout dernier feuilleton policier à succès de la radio sorcière. Mais si Niklaus était un adolescent un tant soit peu normal, il savait parfaitement d'où sa compagne sortait ce nouveau surnom.

Et pour l'instant c'était bien l'ivresse de la fiction qui guidait les pas de Cassidy bien plus que la raison. Une possible trahison capable de rebattre les cartes de la politique du pays, c'était tellement excitant. Et elle plongeait allègrement dans l'intrigue en oubliant complètement que tout ceci n'était peut être qu'un feu de paille, nourrit par leur imagination trop fertile. Et surtout que Brett était un sorcier confirmé et eux juste deux adolescent impulsifs.

« Ôte ça crétin! » souffla t-elle à Niklaus en lui retirant sa capuche « Si il se retourne et qu'il voit derrière lui des gens encapuchonnés il va flipper, alors que deux adolescent, il ne les verra même pas »

C'était l'une des choses qu'Hypérion lui avait apprit, si la cible n'a aucune idée de qui vous êtes, le meilleur moyen de le suivre sans vous faire remarquer c'est de le faire en étant tout simplement vous même, lorsque vous n'êtes personne, personne ne vous remarque.

Et malheureusement, même si elle n'était pas grand chose, Cassidy n'était pas exactement personne dans l'univers de Bob Brett. Elle passa son bras autour de celui de Niklaus et appuya sa tête sur son épaule pour dissimuler au mieux son visage, comme si ils n'étaient rien d'autre qu'un charmant petit couple d'adolescents en balade.

« Toi il ne te connait pas, mais moi il m'a déjà vu avec mon père »

Plusieurs fois même: au match de Quidditch, au restaurant, en train de se balader sur le chemin de traverse et sur le quai 9 ¾... Et si il était comme tout les autres politicards, il avait une excellent mémoire et pouvait très facilement re-situer les gens. Bien sûr, même si il avait reconnu en elle la fille du rédacteur de la Gazette, il n'aurait pas réellement eu matière à s'inquiéter, mais par simple mesure de prudence, mieux valait passer le plus inaperçu possible.

« Admettons que oui? Qu'est-ce qu'on fait? » demanda t-elle d'un ton hésitant, tandis que Brett s'engageait sur le chemin de traverse.

La réalité venait soudainement de rattraper Cassie. Et maintenant quoi? Ils l'avaient suivi tout le long de l'allée des Embrumes, bien. Mais ils n'avaient strictement aucune preuve que Bob Brett avait réellement décidé d'en finir avec Kingsley, aujourd'hui ou dans un mois. D'ailleurs eux aussi fréquentaient les rayonnages de l'Index, par pure curiosité et rien de plus.

Et même si ils avaient eu une quelconque preuve des intentions malveillantes de Brett, qu'auraient ils pu faire? Ce n'était que deux adolescent, même pas autorisés à se servir de leur baguette...

« Et de toute façon, il va pas dézinguer Shacklebolt comme ça en plein jour, au sein même du  parti? »

Elle continua de marcher derrière Brett, tout en réfléchissant aux solutions qui s'offraient à eux. Le plus raisonnable aurait certainement été d'arrêter cette petite comédie, puisqu'ils n'y avait rien qu'ils puissent faire. Mais si vraiment le vieux Bob avait décidé de faire avaler sa baguette à Kingsley, oh bien sûr elle ne le portait pas dans son cœur et loin de là, mais elle exécrait bien moins les Merlinistes que la trahison, d'où quelle vienne.

Décidément, elle aurait mieux fait d'écouter sa mère. Rien de bon ne vous arrive jamais quand vous agissez avec impulsion et quand vous vous mêlez d'histoires qui nous vous regardent absolument pas.
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Niklaus Schulz


MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Jeu 18 Fév - 16:30

Chezles adolescents, les convictions restaient quelque chose d'important. Jeunes, souvent idéalistes, ils pensaient encore pouvoir changer le monde simplement parce qu'ils le voulaient. Ils ne possédaient pas encore ce cynisme propre aux adultes qui ne croyaient plus en rien et qui ne voyaient pas l'utilité de faire quelque chose puisque rien ne changerait jamais. Tant mieux pour eux après tout, c'est l'énergie de la jeunesse qui ferrait bouger cette société. Ils étaient l'avenir d'un monde sorcier en plein chamboulement. Au fond, les Malefoy, Kinglsey, Rogue, McGonagall, Lestrange, étaient déjà presque des rebuts du passé. Bientôt, ils ne seraient plus d'actualité, et c'est une nouvelle jeunesse qui leurs succéderaient.

Ils en étaient d'ailleurs probablement conscients, que ça soit eux ou les parents de ces enfants. C'est probablement pour ça que Puriste tout comme Merliniste n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur un programme scolaire, et pour ça que la reconstruction de Poudlard tardive pesait tant sur le mandat de Malefoy. L'éducation que recevraient ces jeunes était primordiale. Elle avait l'occasion de faire pencher d'un côté ou de l'autre la balance politique. Les élus se disputaient donc ces électeurs potentiels pour pouvoir former ces jeunes esprits à leur manière.

Pour la première fois depuis la chute du Seigneur des Ténèbres, 18 ans auparavant, la politique devenait intéressante même aux yeux des plus jeunes. C'était deux camps avec deux idéologies radicalement différentes qui s'affrontaient. Les noms ne manquaient pas d'en faire rêver plus d'un. Granger, Weasley, Kingsley, avaient un attrait tout particulier pour les merlinistes en devenir, tandis que les puristes ne voyaient que la gloire et la richesse des grandes familles Sang pur.

En temps normal, aucun adolescent - en dehors de ceux intéressés par la politique - n'aurait reconnu Brett en rue s'il n'avait pas été le second du parti. Peu d'entre eux auraient même eu l'envie de le suivre dans les rues sombres de l'Allée des embrumes. Les temps avaient changé. Deux adolescents désoeuvrés et intéressés par la politique comme l'étaient Cassie et Niklaus ne pouvaient que trouver passionnant de suivre un politique.

Au final, qu'importait ce qu'il faisait. L'Allée des Embrumes n'était pas son territoire et il ne devait pas s'étonner d'avoir attiré la curiosité. À vrai dire, c'était même étonnant qu'il y soit sous sa véritable apparence. On aurait pu penser qu'il aurait pris des précautions et fait attention à ne pas se faire reconnaître. Cassie ne semblait pas penser plus loin que lui puisqu'elle se laissa entraîner avec allégresse dans leur chasse à l'homme tout en l'affublant d'un surnom stupide que Niklaus répéta perplexe :

"McDixon ? Qui est-ce ? "

Si McDixon était très populaire en Angleterre, autant dire que Niklaus n'en avait jamais entendu parler aux États unis qui détestaient importer quoi que ce soit, et encore moins en Allemagne. Ils avaient ses propres références, mais en général, ce n'était pas un féru de radios. Il préférait les journaux, livres et magazines spécialisés. Féru de musique, ces parents lui avaient acheté un tourne-disque extrêmement moderne ou il faisait passer les derniers tubes sorciers à la mode, qu'il faisait parfois importer à grand prix.

Il râla quand il retira sa capuche et qu'elle s'appuya sur lui comme s'il était en couple. Il y vit l'occasion de chambrer un peu sa compagne. Avec un sourire moqueur, il dit :

"Il n'y avait pas besoin de faire toute cette mise en scène si tu voulais t'appuyer sur moi tu sais. Il suffit de demander, je suis à ta disposition."

Et il continua de marcher comme si de rien n'était, absorbé par une question plus importante. En effet, et s'il avait raison et que Brett se dirigeait réellement vers le parti puriste, que ferraient-ils ? Niklaus haussa les épaules à la remarque de Cassie.

"Il ne risque sûrement pas de dézinguer Kingsley au sein du parti puriste, c'est sur. De toute façon, même s'il entrait dans le bâtiment du parti, on ne pourrait pas y accéder et avec tous les mangemorts qui en font partie, on aurait l'air con si on essayait de s'y introduire d'une façon ou d'une autre."

Parler à haute voix lui donnait l'occasion de réfléchir de façon plus cohérente.

"Écoute de toute façon, on ne perd rien à le suivre. Voyons où il va et puis on avisera."

Ils le suivirent donc un petit moment, et si Brett se retourna bien à un moment, Niklaus prit les choses en main en faisant semblant d'embrasser sa copine du moment. Ayant l'impression qu'elle se crispait au moment où il jouait sa petite comédie, il la rassura d'un:

"Tracasse pas, je ne vais rien faire."

L'adolescent ne connaissait pas fort bien le quartier, mais il semblait évident que Brett ne se dirigeait pas - comme ils l'avaient à un moment cru - au parti puriste. Que faisait-il ici alors ? Ils ne devaient pas s'être écoulés plus de quinze minutes depuis qu'ils avaient commencé à le suivre, mais le temps commençait à se faire long pour suivre quelqu'un. Enfin, il bifurqua chez Tallow & Hemp, qui, s'il se souvenait de ce que Cassie lui avait dit, vendait des bougies empoisonnées, mais pas que ! La boutique n'était pas aussi grande que l'Index, mais comprenait tout de même plusieurs rayonnages. Niklaus salua le vendeur et entraîna Cassie dans les rayonnages pour voir ce que faisait Brett. Il ne semblait pas y être, il n'y avait que deux autres personnes dans le magasin à part eux, une vieille dame et son chat dans sa cage, ainsi qu'un homme d'une cinquantaine d'années au nez croché proéminent et à la chevelure grise très fournie. Il lui disait bien quelque chose, mais impossible de se rappeler quoi. Lui comme la vieille dame ne restèrent pas fort longtemps dans le magasin et ils se retrouvèrent seuls clients de la boutique sans aucune trace de Brett. Il se tourna vers Cassie, s'assurant qu'ils n’étaient pas à portée de voix :

"Tu penses à ce que je pense ?"

Pour lui deux solutions possibles, la première était que Brett était sorti par une porte qu'aucun des deux n'avaient vue, soit une des deux présentes dans le magasin étaient Brett sous un déguisement quelconque. Ça ne pouvait être que l'une ou l'autre ce n'était pas sorcier.


Dernière édition par Niklaus Schulz le Jeu 24 Mar - 20:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Sam 20 Fév - 16:40

Cassidy laissa échapper un -tss- réprobateur lorsque son compagnon lui avoua qu'il n'avait aucune idée de qui était l'inspecteur McDixon. En même temps c'était logique, si il était arrivé depuis peu en terres anglaises, il n'était pas si étonnant qu'il n'ai jamais entendu parler de ce feuilleton radiophonique. Qu'à cela ne tienne, Cassie se chargerait en temps voulu de le lui faire découvrir cet ode au faits divers funestes et à l'humour burlesque et si possible de l'y rendre accro.

« Van Steed et McDixon, des Mystérieux Mystères de Londres, mais peu importe. »

Pour l'heure ils avaient d'autre chats à fouetter. Et ce bon vieux Brett semblait décidé à les faire se balader sur l'allée des Embrumes encore un moment. Au train de sénateur auquel il se déplaçait, il n'avait vraiment pas l'air pressé d'accomplir son méfait, et une fois encore, si méfait il comptait accomplir.

Cassidy ne savait plus vraiment sur quel pied danser avec toute ces histoires, à chaque minute, une nouvelle théorie émergeait dans sa tête, aussitôt contredite par une nouvelle théorie. Elle profita de cette petite filature pour essayer de mettre de l'ordre dans toute cette salade:

1/ Brett se trouvait dans un librairie louche de l'allée des Embrumes à consulter un probable recueil de maléfice. 2/ La rumeur qui voulait qu'il souhaita se débarrasse de son principal rival était de plus en plus tenace. 3/ Mais c'était un leader Merliniste connu et il n'avait même pas prit la peine de dissimuler son identité pour venir dans ce haut lieu de la magie noire. 4/ En même temps si quelqu'un l'avait reconnu sous un capuchon, - Brett masqué sur l'allée de Embrumes  - , ça n'allait pas faire dégonfler la rumeur. 5/ Mais si il arrivait malheur à Kingsley la police se tournerait fatalement vers ceux dont les griefs étaient publiquement connus. 6/ Mais ici tout le monde avait plus ou moins quelque chose à cacher, et si Bobby se retrouvait inculpé, personne n'irait témoigner pour dire qu'on l'avait vu dans le quartier.

Et ainsi de suite, à chaque fois quelle pensait effleurer une certitude elle découvrait en même temps un contre argument. Elle passa rageusement la main dans sa tignasse emmêlée, nom d'un scroutt purulent! Pourquoi les agissements des humains étaient ils aussi complexes? Les possibilités aussi multiples? Et la vérité aussi difficile à atteindre? - Vous avez quatre heures. -

La remarque de Niklaus la tira de ses réflexions et elle se laissa aller à rire un peu.

« Hey, mais j'me suis donnée du mal pour réussir ce sortilège d'apparition d'un leader politique d'opposition, tu pourrais admirer l'effort et la créativité au moins. »

Et elle continua à avancer, tranquillement appuyée sur le bras du jeune Serpentard. Même si elle n'avait certainement jamais été aussi proche physiquement d'aucun garçon, elle était parfaitement à l'aise avec la situation. Après tout il s'agissait de passer inaperçu pour filer Bob Brett, et il lui arrivait régulièrement de se promener bras dessus bras dessous avec ses copines, sans que cela porte à conséquences et elle ne voyait pas pourquoi le fait que Niklaus soit un garçon devrait changer quoique ce soit à cet état de fait. Après tout, elle le connaissait à peine, et pour l'instant leur rencontre n'avait vraiment rien du flirt.

Elle écouta avec attention les réflexions de son nouvel ami et les approuva d'un signe de tête. De toute façon, le suivre était tout ce qui était en leur pouvoir pour l'instant, si il se décidait à rejoindre la siège de l'un ou l'autre des partis ou pire à transplanner, la partie étaient finie pour nos apprentis tourtereaux détectives.

« Ouai ouai, bien vu... 'TENTION!!! » souffla t-elle tandis que Brett marquait un arrêt soudain.

La réaction de Niklaus qui fit semblant de l'embrasser entraîna chez Cassidy une brusque contraction de son estomac et l'apparition à ses joues d'une teinte carmin que Godric Gryffondor lui même n'aurait pas renié.

Et là même si ce n'était que de la comédie, c'était beaucoup plus loin sur le plan de la promiscuité physique qu'elle ne l'avait jamais été avec personne. Toute chamboulée, elle se se réfugia dans le sarcasme le temps de retrouver une contenance.

« Du calme l'amoureux transit, c'est pas encore les auditions du TNS* ici!»

(*Théâtre National Sorcier)

De toute façon, l'instant romantique toucha rapidement à sa fin puisque Bobby se remit en route et pénétra dans la boutique de bougies empoisonnées. Ils lui emboîtèrent le pas, pour finalement perdre sa trace une fois la porte franchie. Deux autres personnes et un vendeur se trouvaient ici, mais aucun ne semblait être Brett...

« Mmmmh » répondit Cassie tout en essayant de regarder attentivement alentour pendant qu'elle faisait mine d'inspecter une énorme bougie azure en forme de crâne.

Soudain elle remarque ce qui était peut être la solution à leur problème de pistage, dans un recoin de la boutique, une porte faite de la même matière que le mur lui même laissait passer par une interstice la faible lueur de ce qui semblait être une lanterne.

« Tiens regarde ça » murmura t-elle en enlaçant Niklaus, et en prétextant lui faire admirer les détails du crâne pointa discrètement la direction de la porte qu'elle venait de découvrir.

Elle se dressa sur la pointe des pieds et susurra à l'oreille de son complice

« Je m'occupe de distraire le vendeur, toi va voir là bas ce qui se trame. »

Alors peut être qu'ils avaient définitivement perdu la trace du chef merliniste, qui était sorti d'ici, grimé en vieille folle à chat, mais l'apparition soudaine de cette porte en trompe l'œil, inconnue alors que Cassie avait déjà régulièrement fréquenté la boutique, c'était trop pour une simple coïncidence, et elle était prête à parier gros là dessus.
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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Dim 27 Mar - 0:19

On dit souvent que si on laisse les adolescents à eux-mêmes, ils courent à leur perte. Or, les vieilles sorcières acariâtres oublient qu'elles aussi ont été jeunes. Un adolescent n'a pas besoin d'être laissé à lui-même pour trouver les ennuis. Ca a été prouvé. Que ça soit parce que les ennuis les trouvent automatiquement ou non, on constatera que la jeunesse a toujours eu un talent inné pour se retrouver là où il ne fallait pas, quand il ne fallait pas. N'étais-ce pas le cas de Cassidy et Niklaus ? Les détracteurs de Malefoy le père, nul doute, s'en donnerait à cœur joie, expliquant que l'absence d'école et de structure rendaient les étudiants de Poudlard oisif et prompt à la délinquance. En un sens, ce n'était peut-être pas faux, mais ce n'est pas la peine de le préciser. Je crois pouvoir affirmer que certaine chose sont destinées à arriver peu importe les circonstances. Il me semble que si Cassidy et Niklaus s'étaient rencontré par hasard à Poudlard, ils se serraient probablement bien entendu, il me semble également sur et certain qu'ils auraient tous les deux trouvés un plan douteux dans lequel s'embarquer, l'inconscience de l'un entrainant celle de l'autre. Certaine choses sont destinées à se passer ainsi et peut-être n'y pouvons-nous rien. En réalité, peut-être devrions-nous simplement accepté les choses telles qu'elles sont à l'instant présent et cesser de ressasser le passé et nos regrets pour nous concentrer sur l'instant présent. Et c'est parce que Niklaus le savait qu'il ne lui vient même pas à l'esprit de regretter toute les décisions qu'ils avaient prises cet après-midi quand ils se retrouvèrent devant un sorcier de la police magique. Avant d'en parler, revenons peut-être en arrière.

C'est lors d'un après-midi où il était profondément désœuvré que Niklaus Schulz premier du nom, alias Strudel d'amour pour sa maman, avait fait la connaissance de Cassidy Faulker-Nott. Il aurait bien été en peine de vous expliquer ce qu'il avait apprécié chez l'adolescente de prime abord et ce qui l'avait poussé à lui demandé s'il pouvait s'assoir à sa table plutôt qu'à une autre, mais le constat était là, ils s'étaient tout de suite bien entendu. Aimable, elle s'était proposé de lui faire visité la partie la plus intéressante de la ville, c'est-à-dire celle qui était fortement déconseillée aux adolescents de leur âge. Tout avait commencé de la façon la plus innocente du monde, vraiment, il pouvait l'attester. Après tout, étais-ce leur faute si Brett, figure n°2 de l'opposition c'était retrouvé dans une libraire qu'un merliniste convaincu évitait de fréquenter en temps normal. Etais-ce leur faute si son attitude leur avait parue suspecte et qu'en bons citoyens, ils s'étaient senti le devoir de le prendre en filature ? Bien sur que non, on ne pouvait légitimement pas leur reprocher. N'importe qui d'un temps soit peu intelligent l'aurait compris, mais comme Niklaus avait une haute opinion de lui-même et qu'il doutait sincèrement, si pas de l'intelligence, des compétences de l'officier de la police magique qui les avait arrêté, ce ne fut pas exactement ce qu'il lui raconta.

Encore une fois, il faut revenir en arrière pour vous expliquer comment ils se sont retrouvés dans cette situation. Alors qu'ils suivaient Brett badinant et discutant, jouant les amoureux - en forçant le trait peut-être un peu plus que nécessaire du côté de Klaus - ils avaient perdu la trace du bonhomme. Ils avaient tardé à peine quelques secondes alors que Cassie lui disait de calmer ses ardeurs puisqu'il ne postulait pas pour le TNS et qu'il lui répondait, faussement outré, qu'il était parfait acteur et qu'il serait probablement entré au TNS sans le moindre effort s'il l'avait voulu.

Le temps d'entrer dans la boutique, il n'y avait plus de trace de lui, mais Cassie semblait avoir remarqué quelque chose qui sortait de l'ordinaire en la présence d'une porte dérobée qu'elle ne semblait pas connaître en bonne habituée du magasin qu'elle était. Elle s'était penchée à son oreille et lui avait susurré qu'elle allait distraire le vendeur tandis qu'il allait voir ce qui se tramait derrière la porte. Comme la cloche du magasin indiquant qu'un nouveau client venait d'entrer se faisant entendre, Niklaus prit sa main et l'entraina avec lui vers la porte pour ne pas avoir la primeur de la découverte, tout en songeant que pour deux adolescents qui s'étaient rencontrés début d'après-midi ils s'étaient vite entendu comme deux larrons de foire. C'était assez rare chez Niklaus pour être noté puisqu'il n'attendait rien d'elle et surtout parce qu'il ne trainait pas avec elle par simple intérêt. Il s'approcha de la porte avec sa nouvelle amie et l'ouvrit le plus discrètement possible, il y avait un petit couloir sombre qui débouchait sur une autre porte qui elle-même débouchait dans une cour. La deuxième porte était béante et Niklaus eut tout juste le temps d'entendre le bruit d'un transplanage avant qu'on ne lui saisisse le bras avec vigueur et qu'ils ne se retrouvent nez à nez avec un homme de la police magique.

Admettons ça à Niklaus, on ne pouvait pas lui reprocher un certain sens de l'improvisation. Lorsqu'il comprit qu'ils s'étaient fais prendre la main dans le sac, il serra très fort la main de Cassie en espérant qu'elle comprendrait qu'il fallait qu'elle se taise. Il prit son plus bel accent allemand et dit en anglais :

"Je peux vous aider ?"


S'ensuivit un rapide dialogue ou le policier voulu bien entendu savoir ce qu'il faisait là. Il avait reçu un patronus indiquant qu'il y avait un problème dans le magasin, mais le vendeur lui-même ne semblait pas vraiment savoir de quoi il en retournait. Niklaus durant tout ce temps garda son accent allemand et son air un peu dérouté :

"On nous a dit de venir. Un homme a indiqué que mon père demandait à me voir."

Le policier le regarda septique. Avant de répéter un peu incrédule :

"Votre père aurait envoyé un homme vous chercher plutôt qu'un patronus ?"

Niklaus haussa les épaules et répondit :

"On envoie peu de patronus en Allemagne, la coutume veut qu'ils soient porteur de nouvelles importantes ou de mauvaises nouvelles."

L'homme s'intéressa à Cassie qui jusqu'à présent semblait ne pas avoir dit un mot :

"Pourquoi est-ce qu'elle ne dit rien ?

C'est ma cousine Helga, elle comprend un peu l'anglais, mais elle ne sait pas le parler."

Le policier soupira :

"Bon je vais devoir prévenir vos parents, donnez-moi un nom et un lieu de travail."

Niklaus aurait presque esquissé un sourire :

"Schulz, vous le trouverez à l'ambassade d'Allemagne, c'est le nouvel ambassadeur."

Le policier sembla un peu plus embarrassé :

"Le nouvel ambassadeur..." répétât-il en soupirant, ca ne promettait rien de bon.

Niklaus ajouta avec décontraction avant qu'il envoie le message :

"Précisez-lui que ma cousine Helga Schulz est bien avec moi, il sera rassuré de savoir que nous sommes ensemble."

Si son père arrivait, il estimait qu'ils arriveraient à s'en sortir sans trop de grabuge. Lui-même ne risquait rien, il jouissait de l'immunité de son père en presque toutes circonstances, par contre, il aurait trouvé regrettable que les parents de Cassidy soit avertis. Après tout, s'eu été dommage que sa nouvelle amie se voit interdite de sortie ou de le fréquenter simplement à cause d'une toute petite erreur. Helga était le nom de la défunte sœur sa mère, son père comprendrait qu'il y avait quelque chose de louche dans l'histoire et jouerait probablement le jeu. Il avait réussi à sortir blanchis du meurtre d'un moldu, ce n'était pas un petit policier qui allait lui poser problème.


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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Jeu 7 Avr - 19:20

Avant que Cassie ai eu le temps de se diriger vers le vendeur pour lui servir une salade quelconque et laisser le temps à Niklaus de manœuvrer, un autre client fit son apparition dans la boutique. La gamine n’eut même pas le temps de s'interroger sur la suite des affaires que déjà Niklaus l'entraînait avec lui vers la porte dérobée, qu'elle avait repéré un peu avant. Elle emboîta donc le pas, en se faisant aussi discrète que possible.

Elle jeta un dernier coup d’œil par dessus son épaule avant d'emprunter le passage, rien à craindre, le vendeur était totalement absorbé par les demandes du nouvel arrivant. Excellent, à la poursuite de Brett épisode 3, ni vu, ni connu.

A sa grande surprise, la porte ne menait pas, comme elle l'avait cru au départ, dans une arrière salle de la boutique elle même, mais sur un couloir qui débouchait sur une cours intérieure. Mmmmh, l'allée des Embrumes possédait assez de ruelles et recoins sombres et déserts pour qui avait envie d'y transplaner en toute discrétion, et puis de toute façon, à moins de s'accrocher violemment à votre bras, nul ne pouvait savoir où vous vous rendiez une fois que vous transplaniez.  Cassidy en aurait mis sa main au feu, si cette vieille canaille de Bobbie s'était donné la peine de venir jusqu'ici, à coup sûr il devait rencontrer quelqu'un.

Mais avant qu'elle ai put faire part à son nouveau compagnon de ces réflexions, le bruit net et tranchant d'un transplanage ce fit entendre, et tout aussi rapidement, un représentant des forces de l'ordre magiques leur mis le grappin dessus, enfin sur le bras de Niklaus surtout.

« bluh » fut tout ce qu'elle eu le temps de dire, avant que Niklaus ne prenne la tête des opérations.

Tiens ? Il faisait le numéro du baragouineur germanique, à son aise.  Elle répondit par une légère pression   sur la main de son camarade, afin de lui signifier qu'elle avait reçu le message et qu'elle jouerait le rôle de la gentille idiote étrangère, enfin pour l'instant. Si les choses tournaient au vinaigre, on verrait, mais pour l'instant profil bas. Elle fourra discrètement dans sa poche la bougie en forme de crâne qu'elle avait oublié de reposer en sortant, fallait pas se faire épingler pour chapardage en plus de tout ça.

Helga hein ? Pourquoi pas.

« Oui, je suis Helga Schulz, monsieur le singe pouilleux. » répondit elle, en Afrikaans, à la question de l'officier.

Profil bas on avait dit, nom d'un pitiponk boiteux ! Mais c'était plus fort qu'elle, face à l'autorité elle ne pouvait pas s'empêcher de ruer dans les brancards. De toute façon, elle savait bien qu'elle ne prenait aucun risque avec cette réplique, l'afrikaans avait des sonorités proche de l'allemand et de plus les employés de la maison poulagas, même magique, n'étaient pas réputé pour leur culture ou leur maîtrise d'un langue étrangère. Alors il aurait été bien étonnant que ce gars là face la différence entre du lard et du cochon.

De plus, qu'est-ce qu'ils risquaient au fond ? Ils avaient emprunté une porte cachée dans une boutique, si il fallait envoyer à Azkaban tout les ados un peu curieux, les détraqueurs  eux même allaient finir par se lasser de la douce saveur de la souffrance humaine.  

Puis si au final la carte papa ambassadeur ne suffisait pas à les tirer d'ici, elle avait toujours dans sa manche la carte papy-mangemort, alors aucune raison de se stresser ou de se refuser une petite provocation potache.

Tandis que Niklaus s'embarquait dans ses histoires de patronus de mauvaise augure, elle affecta son meilleur air de blonde perdue et se replongea dans ses réflexions sur le pourquoi du comment des actions de Brett. Ils avaient entendu un seul transplanage, avaient ils tout simplement raté le premier ? Ou alors Brett n'avait il rencontré personne ? Ou quelqu'un incapable de transplaner seul ? Un mineur, un moldu, un cracmol, va savoir.

Elle brûlait d'envie de faire partager tout ceci à Niklaus, mais même si le brigadier s'était éloigné un peu pour prévenir le père Schulz, elle ne voulait pas prendre le risque de s'exprimer en anglais, même à voix basse, ces gars là pouvait avoir l'oreille fine. Et elle ne voyait pas l'intérêt de faire sauter leur couverture, après le bateau que Niklaus avait prit la peine de monter.

Elle préféra donc se concentrer sur une question plus importante, comment donc ce policier les avaient ils trouvé ? Peut être que leur poursuite de Brett n'était pas si ni vu, ni connu, que ça. Ou alors, si vraiment vieux Bob avait rencontré quelqu'un, peut être était-ce son acolyte qui les avait repéré. Ou bien c'était le flic lui même le deuxième protagoniste. Hey ça se trouve ce type n'était même pas un vrai flic, Niklaus aurait du demander à voir sa carte.

Elle poussa un long soupir d'exaspération, bon sang de sang pur ! Les enquêteurs avaient un moral d'acier pour suivre toutes ces conjonctures. Cassidy se nota dans un coin de la tête de demander conseil à son père là dessus, cette capacité qu'elle avait à additionner les possibilités étaient-elle le signe qu'elle avait de quoi faire une bonne journaliste d'investigation ou simplement le signe qu'elle avait beaucoup trop d'imagination.  

Elle tapa nerveusement du pied en attendant le retour du gars, avec un peu de chance le nom de l'ambassadeur l’impressionnerait assez pour qu'il les laisse partir sans rien de plus qu'un coup de semonce sur « les jeunes de nos jours » mais elle en doutait fortement.
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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Lun 18 Avr - 9:17

Honnêtement, faire confiance aux gens, définitivement pas le truc de Niklaus. Vous me direz, les Serpentards sont méfiants par nature, mais Niklaus était ma foi Niklaus avant même d'être à Serpentard. D'ailleurs, pour un type qui a passé la majorité de sa scolarité à Salem, les maisons et leurs traîts de caractère ne sont que quelque chose de très flou pour quelqu'un comme lui. Quand, comme lui, on est habitué à dissimulé ses convictions, opinions et motivations. Ne pas faire confiance est juste une seconde nature. Sans compter que, sérieusement, qui fait confiance à tout le monde ? Personne à part le type naïf du coin. S'il y a bien une chose qu'il se targuait de ne pas être, c'est naïf. Ne pas faire confiance facilement ne faisait pas de lui un pleutre non plus en y pensant. Les plans foireux ? Il sautait dedans à pieds joint. On ne pouvait d'ailleurs même pas dire qu'il avait peur de se faire chopper. Son assurance naturelle frisait un peu l'inconscience en réalité. Il était tellement persuadé qu'il se sortirait automatiquement de n'importe quel situation difficile qu'il ne s'inquiétait jamais. Le doute, la peur, ce n'était pas fais pour lui. Oh bien sûr, il le paierait peut-être cher plus tard, mais en attendant, il avait cette insolence de la jeunesse et la chance lui souriait sans aucun doute.

S'il n'avait pas peur de se faire chopper quoiqu'il fasse. Que faisait-il a mentir comme un arracheur de dent devant un sorcier de la police magique dans une boutique de l'Allée des Embrumes ? Eh bien, il faut savoir que si Niklaus savait qu'on lui passait à peu près tout chez lui, il ne connaissait pas la situation de Cassi ci présente. En type délicat, et croyez-le ou non, mais Niklaus était en réalité PLEIN de délicatesse, il estimait qu'on ne précipitait pas ses nouveaux amis dans les emmerdes de façon irresponsable. Il était donc tout à fais gentleman ici - sa mère apprécierait le geste, il n'en doutait pas - en s'assurant que Cassidy n'ait pas trop d'emmerdes suite à sa journée avec lui. D'autres auraient pu dire que s'était l'amour du mensonge qui le guidait, mais ne gâchons pas ses bonnes intentions en spéculant sur les mauvaises qu'il aurait pu avoir.

Ironiquement, il fallait avoir une certaine confiance pour se lancer dans ce genre de plan avec une presque inconnue. Si pas une vraie confiance, au moins un minimum de confiance en son intelligence, sa capacité à comprendre un plan au vol et surtout à l'appliquer sans flipper. Dingue le nombre de personne incapable de jouer la comédie correctement, vous n'imaginez pas. Quoiqu'il en soit, il semblait que Cassie avait, elle aussi, un certain don pour l'entourloupe que ça soit voulu ou non. Elle resta donc silencieuse, ou presque, elle lança bien une réplique dans une langue qui lui était inconnue. Aux oreilles de Niklaus, s'était clairement éloigné de l'Allemand, quoiqu'avec une consonance un peu germanique, mais encore. Il était fort peu probable que le type devant eux face la différence de toute façon. Sans altérer son expression, il lui répondit en allemand pour faire bonne mesure :

"J'vous jure, tu aimes jouer avec le feu toi."

Et il en resta là, pas la peine d'avoir une conversation imaginaire dans deux langues différents. Prendre les forces de l'ordre pour des cons étaient une chose. Pousser le bouchon un poil trop loin en était une autre.

Evidemment, son père ne tarda pas à arriver. Il fallait reconnaître ça à ses parents. On pouvait toujours compter sur eux, mais plus particulièrement sur son père qui ne manquait jamais de rentrer dans les combines de son fils. Il les regardait avec l'indulgence du père qui en a fait également voir des vertes et des pas mures au sien.

"Eh bien monsieur, on m'a dit que c'était urgent je vous écoute.
Je suis désolé de vous déranger monsieur l'ambassadeur, mais ce garçon prétend être votre fils.
Jusque là, je ne suis pas sûr de saisir où est le problème.
La demoiselle à côté est-elle en effet votre nièce ?
Helga, en effet, j'ose espérer que vous ne m'avez pas fais déplacer pour une simple reconnaissance faciale.
Non, non bien entendu, mais le vendeur si présent leur trouvait une attitude suspecte et vous savez, ce n'est pas souvent qu'on voit des mineurs circuler dans l'allée des embrumes, ce n'est pas très recommandable pour des enfants de leur âge.
Je suis sûre que je suis tout à fais âpte à décider ce qui est recommandable ou non pour mes enfants, mais je vous remercie pour vos aimables conseils. En quoi avaient-ils une attitude suspecte ? "

Il se tourna vers Niklaus, presque déçu de voir que la situation semblait se résoudre si facilement et lui demanda en allemand :

"Quelque chose en particulier que je dois couvrir ?
Non, rien, on ne faisait que se ballader dans le quartier."

Se tournant vers l'officier, il poussa un soupir un peu fatigué :

"Ecoutez monsieur, voici comment je vois les choses. Vous faites votre boulot, j'entends bien, mais en dehors du fait qu'il n'est pas habituel de voir deux adolescents de leur âge dans l'allée des embrumes, je crois qu'il n'y a pas grand chose de plus suspect que ça dans cette histoire. Je vous propose de les raccompagner sur le Chemin de Traverse. Je pourrais retourner au ministère où j'ai rendez-vous avec le ministre dans une vingtaine de minutes, vous à votre boulot et mon fils et sa cousine pourront continuer à découvrir Londes à leur guise."

Hrp : Ecrit sur tablette, à éditer
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MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Ven 22 Avr - 14:41

« Ouai ouai, j’ai pas le temps pour le charabia » grommela l’officier.

L’adolescente adressa un clin d’œil des plus discrets et un sourire goguenard à son compagnon. Rien à craindre, c’était une tanche, comme elle l’avait pressenti. Cassie avait en général un bon radar à crétin, Cassie prenait en règle général tout le monde pour des crétins, et dans l’absolu, elle avait rarement tort, on sous-estime trop souvent les gens de toute manière.

Cassidy s’étira paresseusement, elle commençait tout simplement à trouver le temps long, combien de temps le père ou la mère de Niklaus allaient ils mettre pour arriver ? Et combien de temps encore cet « officier » allait il les retenir dans cette arrière-cour sordide ? Franchement, ils avaient tellement mieux à faire que de rester planté là assis sur leur pouce. Est-ce qu’elle s’inquiétait de la suite que pouvait prendre les évènements ? Pas franchement non, il n’y avait rien contre eux. Ce type là se contentait de faire du zèle voilà tout. Tout ce ramdam pour deux adolescents qui avaient ouvert une porte, ça passait l’entendement. A coup sûr il était de mèche avec Brett, elle en aurait mis sa main à couper.
Finalement l’ambassadeur débarqua dans la place, venu récupérer son fiston et sa « nièce.» Cassidy en profita pour le dévisager discrètement, totalement conforme à sa photo d’illustration parue quelques semaines plus tôt dans la gazette, l’homme respectable dans toute sa splendeur, bon chic bon genre et respirant l’honnêteté, y’avait pas à s’en faire, le flic les laisserait sans doute partir d’ici peu.

Elle écouta avec attention la conversation entre les deux adultes et du plus d’une fois se mordre la langue pour s’empêcher d’intervenir. D’ailleurs ce rôle d’Helga la cousine germanophe commençait à lui courir sévèrement sur la mandragore, Cassidy n’aimait pas, mais alors pas du tout, être réduite au silence. Et pour le bien de tous il fallait réellement que cette situation ne s’éternisa pas, sans quoi la pauvre gosse allait exploser. Mais bon, pour ne pas mettre Niklaus et son père dans l’embarras elle se contenta d’arborer une moue boudeuse.

D’ailleurs elle ne put s’empêcher un mouvement d’agacement lorsque le brigadier déclara que c’était le vendeur qui les avait vendus. Elle prit sur elle-même pour ne pas se lever et hurler. Ça c’était une craque elle en était certaine. Le vendeur les avait à peine remarqué lorsqu’ils étaient entré dans la boutique, et pour être déjà venue ici en compagnie de sa mère, Cassidy savait très bien que tout ce qui comptait pour le propriétaire de la boutique c’était le profit. Il n’avait que des galions à la place du cœur et aurait vendu une bougie sévèrement empoisonnée à un môme une veille de fête des mère si ça lui avait permis de se mettre deux ou trois piécette dans la bourse. Alors sauf conversion bouddhiste récente, ce n’était certainement pas le magasin qui aurait appelé la police magique pour deux ados en train de traîner dans les rayons.

Et puis depuis quand la police magique se déplaçait elle pour deux ados sur le chemin de Traverse ? Si cet homme était réellement un policier en service, ça ne pouvait signifier qu’une seule chose pour Cassidy, Robert Brett avait le bras bien plus long qu’elle ne l’avait soupçonné et des amis partout. Fallait absolument quelle raconte tout ça à son père, même si il n’y avait pas matière à faire un article là-dessus, il saurait sûrement quelque chose sur les squelettes dans le placard du merliniste, ou bien il en trouverait. Mais sûr, c’était une histoire pour lui.

Elle fut tirée de ses réflexions par une intervention germanique paternelle. Elle n’avait aucune idée de ce qui se racontait, mais l’ambassadeur ne semblait pas plus remué que ça par le fait de devoir venir récupérer son fils dans les pattes des autorités. Est-ce que ça arrivait souvent ? Allez savoir, après tout Niklaus sous ses airs de bon garçon et de gentleman urbain était peut-être de la graine de délinquant, en tout cas quand il s’agissait de mentir il connaissait son affaire, et le tout sans rougir. Et vu l’aisance avec laquelle son père mentait aux forces de l’ordre, en affirmant que Cassidy était sa nièce alors qu’il n’avait jamais vu la gosse auparavant, visiblement c’était de famille. Comme quoi, on ne se doute jamais de ce qui se cache derrière la couche de vernis de la respectabilité.

Enfin la situation semblait se débloquer, pas tôt. Bon il ne s’en sortait pas si mal finalement. Et ça s’était parce que c’était le père Schulz qui était venu rattraper l’affaire. L’ambassadeur avait l’air de prendre tout ceci avec une désinvolture déconcertante. Peut-être qu’il se contentait de donner le change et que ça allait barder pour Niklaus une fois à la maison, en tout cas  si ça avait été les parents de Cassie… Hum non l’histoire aurait certainement mal finie, pour commencer elle aurait refusé de donner son nom et qu’on contact ses parents. Et si acculée elle n’avait eu d’autre solution que d’appeler l’un de ses responsable légaux elle aurait eu le choix entre : une mère poule autoritaire, un père débonnaire fâché avec l’autorité et une grand-mère aveugle et un peu ravagée. Mais Cassidy aurait certainement fini par appelé Séraphita à la rescousse, l’avantage des voyantes, c’est que sachant déjà tout (ou au moins étant persuadées de tout savoir) elles avaient l’élégance de ne pas poser trop de question.

Sortie de taule pour les délinquants juvéniles, pas dommage. L’officier les laissa partir en compagnie de papa Schulz. Ils refirent la route en sens inverse, et rejoignirent l’allée des Embrumes, direction le chemin de traverse. Néanmoins, avant de quitter l’échoppe, Cassidy en profita pour jeter un regard qui avait valeur d’avertissement au vendeur : personne n’aime la police, personne n’aime les poukaves. Et si Cassidy n’était pas du genre rancunière, elle avait une sainte horreur des balances, c’était pour elle le dernier niveau de la trahison.

« Merci de nous avoir sorti de là mon oncle ! » claironna-t-elle une fois qu’ils eurent rejoint la rue et que les oreilles policières n’étaient plus à portée de voix.

La situation était beaucoup trop drôle pour qu’elle ne se laisse pas aller à au moins une petite plaisanterie, un fonctionnaire international qui ment effrontément pour tirer son fils d’une situation délicate, impossible pour une nature aussi sarcastique que la sienne de passer à côté de ça.
Elle décocha également un léger coup de coude à Niklaus

« Et au fait, COUSIN, ce gars c’était pas un vrai flic, j’en suis quasiment certaine. »

Elle ne savait pas si Herr Schulz avait l’intention ou non de leur faire la morale. Mais s’il était d’humeur à prêcher la bonne parole pourvu qu’il expédie le sermon rapidos subitos, Cassidy et le fiston avait des choses importantes et confidentielles à discuter, là, tout de suite.
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Niklaus Schulz


MessageSujet: Re: Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini] Lun 2 Mai - 15:54

Hansjörg Schulz, plus souvent dis Hans par facilité, était un homme dans la force de l'âge. A 48 ans, son vrai bonheur était d'être entouré de sa famille. La présence de sa femme qui avait sacrifié sa carrière pour lui permettre de continuer la sienne et celle de son fils comblait tous ses désirs. Sympathique, débonnaire, bon vivant, amateur de bonne chair, on ne se méfiait pas spécialement de lui. Pourtant, c'était mal le connaître. Sous ses dehors de bon père et bon mari, il était également un homme de poigne. Ambassadeur depuis maintenant vingt ans pour une des grandes puissances sorcière européenne, il était habitué à louvoyer, négocier et se sortir de situation parfois embarrassante. Alors vous pensez bien que sortir son fils d'une situation somme toute anodine ne l'émouvait pas plus que ça. Il était conscient d'être indulgent - parfois trop indulgent - avec sa progéniture, mais il n'y pouvait rien. Adolescent, lui et son frère avaient donné du fil à retordre à leur vieux père. Ils avaient fais les quatre cent coups et ça ne les avaient pas empêché de devenir des personnes tout à fais respectable. Son aîné était après tout Chancelier et lui-même diplomate. Vis à vis de son fils, il ressentait une certaine culpabilité, celle d'avoir été un père voyageant trop souvent, déracinant son fils à son pays d'origine et le faisant courir d'un pays à l'autre. Niklaus ne s'en était jamais plaint, il avait toujours été un enfant facile, mais ça n'empêchait pas ses parents de se sentir coupable. Alors Hans lui passait tout où presque. Ils avaient toujours été complice et à vrai dire, couvrir les petits dérapages de son fils à sa femme avait permis à leur relation d'être bien plus forte qu'elle ne l'aurait été en temps normal. Ici, il se sentait presque déçu du manque de challenge que lui avait offert le représentant des forces de l'ordre. Il avait espéré un peu plus, mais on ne peut pas tout avoir.

Ils étaient sortit de la boutique en silence, Niklaus et sa nouvelle nièce sur les talons, il avait l'intention de connaître le fin mot de l'histoire, mais pas tant que le policier était à portée d'oreilles. Ce fut néanmoins la compagne de son fils qui le devança en le remerciant pour son aide. Il ne put s'empêcher de sourire tant la boutade dénotait d'un certain sans gêne, mais également d'une certaine assurance. Sur le même ton, il entreprit de lui répondre :

"Un plaisir ma chère nièce, un plaisir. Voilà tellement longtemps que je ne t'ai pas vue que je ne t'aurai pas reconnu si j'avais du te croiser en rue ! Un de vous deux pourra peut-être m'expliquer pourquoi j'ai du me déplacer pour si peu."

Niklaus préféra donner les explications lui-même :

"Merci pour ton aide. Je te présente Cassidy Faulkner-Nott.. On s'est croisé par hasard en début d'après-midi et elle a proposé de me faire visiter Londres sorcier. On est tombé sur Brett qui se dirigeait vers l'Allée des Embrumes, on l'a suivis, pour le fun et finalement on est tombé sur une boutique qui semblait sympa et on est rentré pour voir, c'est là que l'agent nous est tombé dessus, on ne sait pas trop pourquoi d'ailleurs."

Il haussa les épaules avec désinvolture, signifiant que ce n'était pas vraiment important pour lui. Cassidy semblait également du même avis que lui, mais peu gênée par le fait qu'ils aient été secourus par père Schulz, elle avançait déjà la théorie du complot. Niklaus eut un sourire en coin et se tourna vers elle :

"Tu crois ? Voilà qui serait drôle. Qu'est-ce qui te fais penser ça ?"

Discuter de ce genre de chose avec son paternel à côté ne l'indisposait pas le moins du monde. Son père, lui, avait réellement un rendez-vous avec le Ministre de la Magie et n'était pas en mesure de s'éterniser avec les deux adolescents. Voyant que ceux-ci semblaient tout près à continuer de s'amuser, il regarda sa montre et déclara :

"Bon eh bien, continuez votre enquête les enfants, mais tentez de ne pas vous faire prendre, j'ai rendez-vous avec Malefoy et je n'aurai pas le temps de venir à votre secours cette fois-ci."

Se tournant vers Cassidy, il lui tendit la main :

"Eh ben mademoiselle Faulkner-Nott, puisque j'ai désormais le plaisir d'avoir une nièce à mon actif, je crois qu'il serait tout à fais correct que vous passiez déjeuner à la maison pour faire plus ample connaissance avec votre tante et moi même. Niklaus, tu arrangeras ça. J'enverrai un hiboux à vos parents au besoin."

Saluant les enfants une dernière fois avant de transplaner, il ajouta :

"Oh, pas besoin de raconter ça à ta mère je suppose. Je serais dans la maison dans une heure, pense à être à l'heure pour le dîner, on a un invité."

Et il disparut. Une fois son père partis, Niklaus se tourna vers Cassidy :

"Bon, il me reste environs une heure, on va boire un verre et tu m'expliques pourquoi tu penses que ce type n'était pas ce qu'il paraissait être !"

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Forte tête chez Fortarôme || Niklaus [Fini]

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