POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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The friends we lost - Tom [Fini]

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Anne Fraser


MessageSujet: The friends we lost - Tom [Fini] Dim 24 Jan - 17:36

"Rendez-vous au Emerald's dans trente minutes Anne. Trente minutes, ne sois pas en retard.
D'accord, d'accord, calme-toi, j'y serais ! Quand est-ce que j'ai déjà loupé une soirée ?"
 
La réponse était "jamais". On peut travailler au ministère et s'amuser tout comme on peut être langue de plomb et avoir une vie en dehors de son travail. Travailler au département des mystères lui conférait une aura un peu "étrange" en dehors de son département, les gens n'osaient pas trop l'approcher. Il y avait toujours eu un tabou sur les Langues de Plomb. On savait dans quel département ils travaillaient, on ne savait pas ce qu'ils y faisaient et on n'osait pas leur demander, de toute façon, quand bien même on essayait, ils ne répondaient pas. C'était comme ça depuis la nuit des temps et ça le resterait. Ca faisait partie du mystère.
 
Anne restait quelqu'un de sociale, même si elle tentait de ne pas trop l'être. A force de cacher des choses, le mensonge devient une seconde nature et elle mettait sans même y penser une distance entre elle et les autres. Elle semblait proche, mais ne l'était jamais totalement. Elle avait des amis bien sûr, mais la jeune femme savait qu'elle ne pourrait jamais avoir une relation totalement honnête avec eux. Ca avait quelque chose de triste bien entendu, mais elle se consolait avec l'idée qu'aucune relation n'était jamais 100% honnête. Dans la vie, il faut savoir prendre les choses avec philosophie et elle n'était pas du genre à se gâcher la vie pour si peu.
 
Aujourd'hui, elle avait rendez-vous avec de vieilles amies de Poudlard avec qui elle avait partagé son dortoir pendant sept ans. Ca vous crée des liens. Elles avaient apparemment trouvé un bar très populaire dont la population était composée de jeunes sorciers de la bonne société. Le but de la soirée, boire, danser, et probablement plus et si affinités pour certains. Rien d'inhabituel, rien qui le rebute. Anne n'y allait que pour s'amuser. Elle se prépara sans y mettre plus les formes que ça. A 32 ans, c'était une belle femme. Pas le genre de canon de beauté qui vous fait tourner la tête au premier regard. C'était plutôt une beauté classique et discrète sans ostentation qui ne cherchait pas vraiment à se mettre en avant.
 
Elle rejoignit ses amies dans le bar bondé, une file attendait pour y entrée, mais apparemment, l'une d'elle, Katia, connaissait un des sorteurs. Elle se sentit entrainée jusqu'à l'entrée, et après quelques mots et un sourire aguicheur les portes de la débauche s’ouvrir à elle. Le bar était en effet bondé, mais pas encore de façon désagréable. On pouvait, en se forçant un peu encore s'écouter parler et on arrivait à marcher sans piétiner les pieds des autres. Elle supposait que le bar faisait attention à sa clientèle.
 
"Ah ils sont là !"
 
Elle tourna la tête dans la direction indiquée ou un groupe d'hommes de plus ou moins leur âge se trouvait. Parmi eux, le compagnon officiel de Katia depuis maintenant trois ans. Anne fronça les sourcils, un peu ennuyée, on lui avait vendu une soirée entre filles, pas un Blind date. Elle aurait du s'en douter. Peu adepte des relations à long terme, elle évitait de se mettre en couple. Elle ne pouvait déjà pas parler de son travail et sa famille restait un sujet sensible. Quand on a beaucoup de chose à cacher, le mieux reste de ne pas être proche des gens. Le mariage était d'ailleurs une chose peu envisageable pour elle. Les sorciers, en général, étaient tellement obsédés par leur filiation que même elle ressentait une certaine gêne à l'idée d'entrer dans une famille en mentant sur ses origines, ses parents et sa famille. Elle n'avait pas - et n'avait jamais eu - honte de sa famille moldue. Elle aimait ses parents, était fière de son frère, mais elle comprenait la nécessite de laisser cette partie de sa vie cachée.
 
Elle se laissa trainer vers le groupe, et tourna la tête instinctivement pour voir où était le bar. Elle s'arrêta l'espace d'un instant, ayant l'impression de voir une tête familière, mais le groupe faisant mouvement, elle les suivit sans opposer de résistance. Les hommes présents, des amis de Karl, le compagnon de Katia était pour la plupart célibataires et elle soupçonnait son amie de les avoir trainés en soirée pour un setup. Gentleman, ils proposèrent d'aller chercher les boissons, elle n'y vit pas d'objection et commanda une Vodka Sirène avec une pointe de citron, elle s'assit et laissa la soirée se passer plus ou moins agréablement selon les moments. Les plus étant les moments de danse, les moins, les tentatives d'approche assez lourde des messieurs en question.
 
En fin de soirée, le bar commença à se vider tout en gardant une certaine partie de sa clientèle. Soucieuse d'échapper au dénommé Peter qui avait décidé d'en faire sa cible depuis le début de la soirée, elle proposa d'aller chercher à boire sans plus penser à la figure familière qu'il lui avait semblé voir en début de soirée.
 
"Trois pur feu, deux rhum de Gobelin et six bières au beurre, s'il vous plaît."
 
Elle attendit qu'on la serve, et ce fut avec étonnement qu'une personne familière lui tendit ses consommations. Elle n'avait donc pas mal vu en début de soirée.
 
"Thomas.", le salua-t-elle froidement, l’appelant par son nom complet.
 
Sans attendre le prix, elle sortit une somme de gallions supérieure à ce qu'elle lui devait et la posa sur le bar, faisant léviter les boissons derrière elle. Elle tourna les talons, croisant au passage Peter qui ne semblait pas lâcher l'affaire et qui la rejoignait pour "l'aider à porter les boissons". Elle haussa les yeux au ciel et, remerciant sa galanterie, lui répondit que sa baguette était tout ce dont elle avait besoin. Anne avait ses défauts et la rancune n'était pas le moindre d'entre eux.
 
 
 


Dernière édition par Anne Fraser le Jeu 16 Juin - 15:11, édité 1 fois
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Tom Sallybanks


MessageSujet: Re: The friends we lost - Tom [Fini] Lun 25 Jan - 10:27

On pouvait tout trouver au Emerald's. C'était, disait-on, la seule règle à connaître à propos de ce bar. Le patron, Joe Emerald, y ajoutait discrètement que si effectivement, on y trouvait de tout et que le bar était à la hauteur de sa réputation, tout y avait un prix. De la simple consommation en passant par les informations échangées discrètement sous le manteau jusqu'aux activités les plus illégales et pourtant tolérées. En somme, cela restait un établissement qui menait son chemin, sous la poigne de fer de son patron, qui savait très bien qu'il y avait autant d'argent à faire en faisant des paris truqués, des duels clandestins, en faisant à l'occasion casino dans les arrières salles et, qui savait ? On murmurait que si on cherchait des filles et de la came, Joe Emerald pouvait vous les trouver d'un claquement de doigts.

Tout cela passait très au dessus de la tête de Tom Sallybanks. Il y était habitué. Les magouilles de son père, il baignait dedans depuis l'enfance, rien ne le choquait plus, d'autant qu'il y participait souvent, et que ses propres combines n'avaient souvent rien à envier à celle de son paternel. De toute façon, c'était ce soir une soirée plutôt normale au bar ; une soirée, où, comme d'habitude, Sally s'ennuierait à mourir. Thomas n'était serveur pour son père que parce qu'il avait besoin d'une couverture pour maquiller ses activités officieuses. Joe acceptait de lui fournir le boulot et la paie, en échange de quoi, Tom se retrouvait parfois, souvent même, à jouer les hommes de mains pour le vieux. Ca, il le supportait. Cogner des gens, leur faire peur, était de toute façon une partie de son boulot, une partie de lui-même. Il avait toujours eu l'idée que ça pouvait faire partie des moyens logiques pour obtenir quelque chose. Et Thomas Sallybanks voulait beaucoup de choses ; il ne manquait pas d'ambitions, et il se donnait les moyens de les réaliser. En trichant, en volant, en arnaquant les gens, en les cognant, ou en leur faisant peur, peu importait finalement. Ce n'était pas qu'il était foncièrement mauvais : il avait simplement son propre code de la justice, de l'honneur, qui incluait le respect de la parole donnée. Un deal était un deal, on ne revenait pas dessus, même s'il était astreignant et du point de vue de Tom, qu'il se rapprochait étrangement d'un pacte avec le Diable.

Il avait besoin de ce boulot et son père avait besoin de lui, mais tout de même : Tom détestait ce boulot de serveur. Il détestait la routine, et il détestait déjà cette soirée, comme toutes les autres passées ici à servir des richards qui le méprisaient et qui lui parlaient comme à un chien. Ils se croyaient plus doués que lui ? Ah, la blague ! Peut-être qu'il avait croupi cinq ans à Azkaban, mais Tom restait plus malin qu'eux. Prêt et surtout capable de les dépouiller sans même qu'ils ne comprennent ce qui leur arrivait.

Il était entre deux coups, c'était une période à vide, il fallait qu'il trouve une idée.

« Tom, tu sers ou y passe la nuit ?
- Ca va, Fenton, ils peuvent bien attendre ! L'autre, il m'a dégueulé sur les godasses, je te jure, je vais le foutre dehors.
- Ils ont droit à encore un verre, après ils dégagent. » Passage du propriétaire, qui les jaugea eux et les clients d'un air blasé. «  C'est vu, vous deux ? »

Discussion classique d'une soirée classique. On était entre deux feux : les premiers clients partaient pour aller finir la nuit dans des soirées privées ou des boites de luxe, et les seconds, les oiseaux de nuit, ceux qui venaient parler politique en regardant des duels truqués, n'arriveraient que dans une heure ou deux. Fenton était officiellement là pour diriger l'équipe. Joe, leur père, accueillait certains clients, parlait avec d'autres, donnait quelques consignes. La plupart du temps, il était dans son bureau à faire ses comptes. Les clients le voyaient de loin en loin, il était presque une légende, pour eux, le type qu'ils appelaient avec respect « monsieur Emerald » comme s'il avait été le ministre de la Magie lui-même. Et dans tout ça, personne ne reconnaissait Tom Sallybanks. Il se perdait dans la masse ; personne ne faisait attention aux serveurs, alors que pourtant, il avait été, réellement, une gloire du quidditch anglais. Son passage à Azkaban avait entrainé la fin de la gloire du Marteau d'Appleby.


Pourtant, lui, il avait une bonne mémoire. Ses amis, il s'en souvenait ; ses ennemis aussi, cela dit. C'était une déformation automatique et un atout lorsqu'on se targuait d'être un voleur professionnel. Fenton avait vu aussi la personne qu'il regardait :

« C'est Anne Fraser, non ? Tu ne trainais pas avec elle à Poudlard ? »

Oh, si, et puis il connaissait ses cousins, il y en avait deux ou trois dans sa maison. Anne était une vieille amie, et une amie qu'il n'avait pas revu depuis longtemps : le jour où on l'avait emmené à Azkaban, ils devaient se voir, mais il avait disparu de la circulation. Il avait un peu honte ; il aimait bien cette fille, car malgré une certaine différence de caractère, ils n'avaient jamais manqué de rire ensemble. Globalement, les professeurs, parfois surpris de cet improbable duo, jugeaient que cette fréquentation avait une influence bénéfique sur Tom. Oh, peut-être aussi qu'il voulait sortir avec elle, à un moment – mais ça, c'était un passage quasi obligé, il était charmeur de nature, et audacieux, quitte à se faire jeter, il tentait et voyait après.

Toujours était-il qu'il aurait préféré ne pas avoir à s'expliquer, ni à répondre aux questions de Fenton, qui continuait pourtant à en poser :

« Tu ne lui as pas reparlé depuis que tu es sorti d'Azkaban, pas vrai ? »

Ladite Anne Fraser fournit elle-même la réponse à la question alors qu'il lui tendait les boissons. Le silence glacial qu'elle laissa derrière elle résonna encore un instant lorsqu'elle fut partie, avant que Tom ne hausse les épaules :

« Tu as ta réponse, mon vieux. »

Et bien décidé à oublier ça, il se remit à essuyer ses verres, sous le regard moqueur de son frère.

« Quoi ?
-Oh, rien. Le grand Tom Sallybanks, incapable de parler à une fille, je ne pensais pas voir ça un jour.
-Quoi… ? Non mais tu rêves mon petit pote ! Je finis mon service, là, non ? Ah, tu vas voir ! »

Tom Sallybanks, gamin ingérable qui ne savait pas résister à la provocation. Il attrapa son manteau et traversa le bar à la recherche de Anne et de ses amis. Il finit par les trouver, s'apprêtant à partir :

« Anne ! » Les autres le regardèrent comme s'il était fou. « Oh, salut euh... vous. 'Soir, Katia, ça faisait longtemps. Anne, eh, qu'est-ce que tu me fais, là ? C'est quoi cette voix froide et cette tête d'enterrement ? Non, je te jure, on dirait que t'es pas contente de voir, et en plus, j'ai même pas le temps de m'expliquer ! »

Les autres continuaient à l'observer avec des yeux ronds :

« ...qui, ce type ? »
« ...sais pas trop, je crois que c'est un des serveurs... »
« ...le connaissais à Poudlard... »
« ...joueur de Quidditch, non ? »


Ca, Tom s'en fichait, l'opinion des autres, ça ne l'intéressait pas. Mais ce que ses amis pouvaient penser de lui, ça…

« Anne, écoute...tiens, tu veux que je te raccompagne ? Comme ça, je pourrais t'expliquer. »

Il n'allait pas supplier, non plus, il ne fallait pas exagérer, il avait sa fierté, et il pourrait dire qu'il avait essayé, mais sur certaines choses, il voulait rétablir la vérité sur son compte. Et si Thomas Sallybanks avait beaucoup de défauts, il n'avait pas celui de laisser tomber ses amis. Pas volontairement du moins.

____________________________________



WHO THE FUCK IS ROBIN HOOD ?



Spoiler:
 
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Anne Fraser


MessageSujet: Re: The friends we lost - Tom [Fini] Lun 25 Jan - 22:35

Nous en avons parlé plus tôt, Anne Fraser - officiellement née Anne Moore - était une femme rancunière. Elle n'était pas vindicative et en règle générale, elle n'avait pas ses qualités - ou défauts selon les points de vue - que l'on attribuait aux gens qui peuplaient la maison de feu Salazar Serpentard. Le Choixpeau avait d'ailleurs beaucoup hésité lors de sa répartition. Que faire Serdaigle ou Serpentard ? Le choix était important et déterminerait sa vie. A postériori, Anne pensait que ce n'était pas tant la maison dans laquelle les élèves de Poudlard étaient répartis qui construisait et influençait leur personnalité, mais bien la perception qu'ils avaient de la maison, de sa réputation et de ce qu'on attendait d'eux en tant qu'élèves de la dite maison. La nuance était subtile, mais pas moins intéressante pour autant puisqu'elle préoccupait depuis un certain temps les sorciers du ministère de l'éducation, mais Poudlard étant Poudlard, personne ne s'était jamais réellement élevé contre cette tradition un peu désuète donc l'origine remontait à si longtemps. Dans son cas, le chapeau avait hésité pendant ce qui lui avait semblé être d'interminable minute et qui n'avait duré que quelques secondes. Serpentard avait eu sa préférence. Elle avait donc délaissé l'idée du bleu et bronze pour embrasser la voie des vert et argent.

Si Poudlard n'avait pas forgé son caractère, il l'avait simplement fixé et affirmé, accentuant à la fois ses défauts et ses qualités. Elle connaissait les stéréotypes qui poursuivaient les Serpentards, on les disait lâche, imbus d'eux-mêmes, couard, méchant, vindicatif, cruel, ... Les adjectifs n'avaient jamais manqué pour les décrire, plus souvent négativement que positivement. Pourtant, Anne, tout en faisant partie de cette maison, n'avait jamais été comme ça. Elle avait été une adolescente relativement simple, peu orgueilleuse, souvent discrète et ne se faisant pas remarquer si ce n'était pas nécessaire. On ne l'avait jamais vue méchante, ce n'était pas dans sa nature, mais elle n'était pas spécialement gentille pour autant vu qu'elle agissait rarement par simple bonté d'âme. La plupart de ses actions avaient un intérêt, mais n'étais-ce pas le cas de tout le monde dans la vie. Elle n'avait jamais vu en quoi sa façon de considérer les choses faisait d'elle quelqu'un de marginal. On l'avait parfois qualifié de froide à cause de la distance qu'elle tenait à mettre entre elle et les autres, mais elle avait pourtant eux beaucoup d'amis. Si Serpentard avait affirmé son caractère, il avait également changé la vision que les autres avaient d'elle.

Encore aujourd'hui, on la regardait en prenant en compte la maison dans laquelle elle avait été. Ca, plus les familles auxquelles elle était apparentée définissait la façon dont les gens l'abordaient. Souvent avec une certaine crainte à cause de son statut ambigu et son métier. Ce n'était pas plus mal. D'autres par contre, voyait ça comme un ticket gagnant à la loterie. Un joli gros lot sous la forme d'une femme élégante et de prime abord pas trop causante qui ferrait un joli trophée au salon. La société sorcière étant ce qu'elle était, les mœurs, même auprès de la jeunesse, et, à l'aube du 21ème semblaient parfois immuables. Un homme, peu importe son âge, cherchait toujours une jolie femme pour porter sa descendance dont elle s'occuperait dès qu'elle aurait arrêté de travailler. Une perspective bien peu enthousiasmante pour elle et ses comparses dont la plupart se demandait si au rythme où on allait, on n’allait pas remettre en cause leur droit de vote pour faire bonne mesure. Si la perspective semblait agréable à une minorité des femmes qu'elle connaissait, ce n'était certainement pas son cas.

Pourtant, de façon étrange, des hommes comme le dénommé Peter, que Katia lui avait présenté, semblait croire que ce genre de plan pour le futur était non seulement séduisant, mais qu'en plus elle allait y adhérer les deux pieds joints. De l'extérieur, c'était un bel homme au teint halé, qui faisait dix à quinze bon centimètres de plus qu'elle, pas trop musclé, mais pas gros non plus, de beaux yeux gris, un sourire "spécial Colgate" comme elle aimait le dire et des cheveux bruns bouclés. En somme un bel homme, mais l'impression ne restait pas longtemps. Elle était en réalité très vite gâchée dès qu'il lui prenait l'idée d'ouvrir la bouche, ce qui lui arrivait souvent. Trop souvent. Une fois toutes les trois phrases, par un miracle qu'elle ne s'expliquait pas, il arrivait à caser une mention sur ce que ferrait ou non sa future femme. Il semblait en chercher une avec une ferveur peu commune, et d'après ce qu'Anne avait compris, s'il y avait bien une chose que la pauvre fille ne ferrait pas, s'était avoir du libre arbitre. Quant à lui, grand bien lui fasse, elle ne serait certaine pas celle qui tomberait dans ses filets, mais puisqu'elle était diplomate, elle l'avait laissé parlé sans le remettre à sa place, mais avait jeté un regard noir à Katia toute la soirée, promettant torture et merveille pour lui avoir infligé un imbécile pareil. Chez Peter, l'adjectif soit beau et tais toi n'avais jamais autant pris tout son sens.

La soirée avait donc été plus qu'à moitié pénible. Anne en avait pris son parti, profitant des bons moments et rongeant son frein lors des mauvais, tout en se promettant une vengeance subtile et fine si elle en avait l'occasion. Voulant échapper un instant à son soupirant du moment, elle avait balayé la galanterie masculine qui avait voulu que ces messieurs payent les consommations de la soirée et offris une tournée sans se laisser opposer aucune résistance. Elle pouvait être d'une fermeté redoutable si elle décidait de l'être. Qu'elle ne fut pas son déplaisir de tomber sur une vieille connaissance et quelle connaissance. Déplaisir était peut-être d'ailleurs un mot trop fort. A 32 ans, elle était une femme assez lucide - au fond d'elle - que pour savoir quand sa rancune était raisonnable où non. Elle n'avait plus vu Thomas Emerald depuis presque dix ans. Soudainement, il l'avait laissé tomber et n'avait plus jamais répondu à aucun de ses messages. Radicale et vexée, elle l'avait simplement rayée de sa vie, refusant d'entendre jusqu'à son nom et ne cherchant pas à savoir ce qu'il était devenu. Elle ne niait pas que l'approche fût peut-être un peu extrême, mais on ne pouvait pas lui reprocher de ne pas être entière.

Et puis dans le fond, elle ne pouvait pas le nier, elle avait été blessée. Elle et Tom avaient été proches. Peut-être pas meilleurs amis, mais ils avaient fais partie de la même équipe de Quidditch pendant des années. Chaque semaines, ils avaient participé aux entrainements ensemble, ils avaient gagné plusieurs coupes des quatre maisons, assistés à des soirées - Anne lui arrangeant des coups avec ses amies. En cours, on les voyait souvent fourrés l'un avec l'autre. Ils s'étaient entraider, avaient préparé des mauvais coups ensemble, elle se souvenait même d'un soir où ils avaient trop bu au Trois Balais et que Tom l'avait ramenée jusqu'au château en faisant croire qu'elle avait eu une indigestion. Il avait fais semblant de l'emmener à l'infirmerie avant de bifurquer pour leur dortoir et il lui avait tenu les cheveux une bonne partie de la nuit alors qu'elle vidait son estomac dans sa salle de bain sous le regard mauvais de ses colocataires. Plus tard, même à la sortie de Poudlard, ils avaient continués de se fréquenter, et elle avait souvent trouvé le temps de venir voir ses matchs quand on parlait encore de lui comme du "Marteau d'Appleby". En un sens, elle avait presque espéré qu'il vienne la trouver. Elle était trop rancunière pour faire le premier pas, peut-être importait à quel point sa curiosité était forte, elle refusait de se laisser amadouer par les souvenirs et de mettre sa fierté de côté. Mais il ne vient pas, et la soirée s'en trouva encore un peu diminuée de son intérêt.

Quelques heures passèrent encore et enfin la soirée arriva à son terme. Si Anne devait en faire le bilan, elle devait avouer qu'elle s'avère bien moins amusante et satisfaisante qu'elle ne l'avait imaginé. Comble du comble, malgré le fait qu'elle ait subtilement repoussé toutes ses avances durant la soirée, Peter continuait de vouloir la raccompagner chez elle. L'argument "Je suis une langue de plomb, je pense qu'une escorte ne sera pas nécessaire" ne semblait pas faire effet chez lui. Elle s'apprêtait à abandonner - pour une fois - la diplomatie au profit d'un commentaire peut-être blessant lorsque Tom vient lui sauver la mise. N'étais-ce que pour ça, elle aurait pu lui pardonner 5% de ses fautes quelles qu'elles soient tant elle avait envie d'être débarrasser de l'importun. Il ne lui fallut d'ailleurs que quelques secondes pour retourner la situation à son avantage. Son visage fermé se transforma en un sourire :

"Une tête d'enterrement, moi ? Je t'ai connu plus doué pour complimenter les femmes."

Se tournant vers ses anciennes camarades de chambrée dont les commentaires ne flattaient pas leur intellect, elle le présenta avec un naturel désarmant :

"Katia, Juliette, Lizzie, vous vous souvenez surement de Thomas Emerald, il faisait partie de l'équipe des Serpentards en même temps que moi. Il a joué au Quidditch pendant un petit temps, il était assez célèbre on l'appelait "Le marteau d'Appleby". "

La lumière se fit sur certain visages, les souvenirs commençant à revenir. Néanmoins, elle ne leur laissa pas le temps de s'appesantir dessus et avec beaucoup de naturel, elle passa son bras sous le sien, elle déclara :

"J'adorais que tu me raccompagnes, ça fait tellement longtemps qu'on n'a pas eu l'occasion de se voir, je ne savais absolument pas que tu travaillais ici, je serais venue avant tu penses bien."

Traduction : "Je n'ai vraiment pas envie de faire le chemin avec toi, si on ne se voit plus c'est de ta faute et si j'avais su que tu travaillais ici je ne serais jamais venue."

Elle continua sur sa lancée et adressa un sourire désolé au dénommé Peter qui tentait vainement de faire valoir sa cause :

" J'ai passé la soirée avec toi, je crois qu'il est de ton devoir de te raccompagnée Anne, je ne serais pas tranquille si tu rentrais avec lui et puis ça serait dommage de finir la soirée la dessus."

Traduction : "Je t'ai vue en premier, tu es ma proie pour la soirée, je n'ai quand même pas fais autant d'effort pour ne pas au moins essayer de finir dans ton lit."

Anne refusa tout aussi courtoisement en arguant qu'elle ne voulait pas manquer l'occasion de renouer avec un vieil ami, mais la diplomatie ne semblait définitivement pas marcher sur l'énergumène qui se sentis obligé de faire preuve d'une galanterie hors du commun :

"Salope, tu ne sais pas ce que tu rates."

Il eut tout juste eu droit à un haussement des yeux exaspérés de sa part tandis que des expressions de surprise et de désapprobation fusaient de part et d'autre. Etre bourré n'était pas une justification pour la grossièreté.

"Eh bien, il me semble que la soirée est terminée, Katia, je te laisse le soin de raccompagné ton ami chez lui.", dit-elle en accentuant bien le mot ami.

La dite Katia lui envoya un regard à la fois désolé et mortifié tandis qu'Anne tournait les talons forçant Tom à en faire autant. Une fois sortis, ils marchèrent en silence quelques pas et puis Anne entama la conversation d'une voix où on l'on sentait une certaine tension sous-jacente :

"Eh bien Tom. Voilà l'occasion de peut-être me dire pourquoi exactement on ne devrait pas se quitter tout de suite. La soirée à si bien commencé tâche de la terminé en beauté."

Il ne lui restait plus qu'à lui sortir une explication convaincante.
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MessageSujet: Re: The friends we lost - Tom [Fini] Ven 29 Jan - 15:46

Le Marteau d'Appleby. Ca faisait longtemps que personne ne l'avait appelé ainsi. Le surnom parlait encore un peu aux gens. Tom soupçonnaient qu'ils le connaissent d'ailleurs mieux que son nom de famille. A cette époque là, il était encore Tom Emerald. C'était d'ailleurs Tom Emerald qu'on connaissait comme ayant été un petit escroc, un tricheur, une brute sur les terrains de Quidditch, un playboy imbuvable et fêtard, un condamné à Azkaban. Tom Emerald était resté en prison, et les gens ne connaissaient pas Tom Sallybanks. Il avait largement tiré un trait sur sa vie d'avant à sa sortie de prison. Cinq ans, c'était long, assez pour que les gens l'oublie, assez pour que Thomas sache que c'était fini et qu'il devait faire autre chose. Il avait abandonné derrière lui son destin de joueur de Quidditch depuis longtemps et avec lui le seul métier à peu près honnête qu'il eut jamais pu exercer.

Il n'en était peut-être tout simplement pas capable, mais qui l'était, dans cette vie ? Les politiques ? La blague, Malefoy mentait comme un arracheur de dents, et on était pas prêts de voir Poudlard rouvrir. L'Ordre du Phénix ? Tom n'avait pas été élevé par son père pour rien, et les juges merlinistes n'étaient pas ses amis de toute façon. Tom ne leur faisait pas confiance. Alors, qui ne mentait pas ? Mais personne ! Tout le monde mentait pour son propre profit, et tout le monde était malhonnête. Simplement, lui l'assumait clairement. Il était fait pour ça, c'était le seul moyen de vivre qu'il connaissait et maitrisait : tricher, voler, cogner.

Azkaban lui avait simplement permis de s'y consacrer à plein temps, le reste, son boulot, la situation politique, il s'en foutait ou s'en servait, au choix. Tom Sallybanks ne pouvait pas s'intégrer dans un tel affrontement, et c'était un des points communs qu'il avait avec ses parents. Il rejettait le schéma classique de leur société, il s'en foutait en bloc, il voulait au pire en sortir, au mieux, et c'est ce qu'il faisait, en profiter.

Son seul regret était d'avoir laissé derrière lui certains amis qu'il avait eu dans cette autre vie qui était tout de même un peu plus simple. Aujourd'hui, il ne partageait avec personne ce qu'il faisait, contrairement à Poudlard, où il s'était fait un nom, déjà, où il trainait toujours en groupe. Tom était fait pour rire avec les gens, c'était un type sociable qui aimait rire et son activité de voleur de haut vol nécessitait une certaine solitude.

Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas revu Anne Fraser, comme tous les autres qu'il connaissait à Poudlard. Des noms lui revenaient, et au passage, des souvenirs. Putain, oui, ce qu'ils avaient ri, et ce qu'il avait été con, aussi. Il se souvenait d'avoir, à une soirée, être grimpé sur un toit de Pré-au-Lard, et de s'être cassé la gueule du haut de deux étages, et de s'être relevé comme si de rien n'était, avec une fracture du bras. C'était Anne qui avait trouvé une excuse à l'infirmière, si ses souvenirs étaient bons...cela dit, cela ne l'avait guère dissuadé de recommencer ses conneries. On ne se refaisait pas, et Tom avait toujours été légèrement inconscient. Braver le vide était comme braver la vie, il n'avait peur de rien, il marchait sur un fil, toujours prêt à basculer, et si la chute risquait d'être mortel, le défi ne lui semblait jamais insurmontable.

Pas plus que de s'expliquer avec une amie qu'il n'avait pas vu depuis...1986. Donc, douze ans. Ca datait, mais puisqu'il en était là, même pas peur, et Tom voulait bien parier que ça se finirait bien, en plus. Il n'avait jamais manqué d'assurance, en réalité. Peut-être même était-il trop sur de lui. Mais comme Anne ne lui avait pas encore fichu de gifle, il avait donc une chance de finir cette conversation et de s'en tirer plutot bien :

« Eh, tu ne me laisses pas le temps d'essayer, il faut dire. » Il sourit placidement aux autres hommes du groupe. « Et je ne voudrais pas rivaliser avec ces messieurs, moi qui ne suis qu'un simple serveur. »

Impossible de dire s'il se foutait d'eux ou pas. Pour qui le connaissait, la réponse était clairement oui. Tom avait appris, en tant que serveur, à modérer ses humeurs et son humour joyeux et de par trop voyant pour maitriser la réthorique et l'attitude impitoyable mais polie, indispensable lorsqu'on réalisait un métier de service.  Son père y était plutot bon, Fenton y excellait, mais lui avait eu besoin de temps pour s'y habituer. Il avait failli coller des gifles, ou un coup de boule, à plusieurs clients qui se croyaient supérieurs à lui. Là, d'ailleurs, ces gars devaient se demander en majorité s'il était ironique ou sincère et pour qui il se prenait.

Ils auraient le temps d'y réfléchir. Lui, il avait une amie à raccompagner, une amie rancunière qui voulait manifestement lui demander des comptes. C'était sans compter sur un playboy de bas-étage qui voulait faire des siennes. Il fronça les sourcils et commença :

« Eh, mon pote, on va tout de suite se calmer.. »

Bien que plus petit que le dénommé Peter, ce dernier se serait sans doute pris un coup de boule en pleine figure si Anne ne l'avait pas entrainé à l'extérieur. Du coin de l'oeil, il vit passer son paternel, l'air furieux. Joe tolérait beaucoup de choses, mais pas que son bar devienne bordélique et qu'on s'y batte. Il jetait impitoyablement dehors tous ceux dont il estimait qu'ils contrevenaient à cette règle.

« Ah, ils vont morfler, vaut mieux pas contrarier le vieux... » Il précisa : « C'est le bar de mon père. C'est plus ou moins pour ça que j'y bosse. Il fait preuve de charité chrétienne, de temps en temps. »

Joseph Emerald aurait sans doute fait une crise cardiaque en entendant le mot charité prononcé à son encontre. Cela dit, ça permettait à Tom de ne pas répondre, hm, immédiatement à la question.
Il n'y avait pas de bonnes manière de l'amener, finit-il par comprendre. Autant l'avouer de but en blanc.

« Je voulais pas te planter, tu sais, la dernière fois. » Il y a douze ans. Il en parlait comme si c'était hier. « J'étais à Azkaban, en fait. Ils m'ont arrêtés à l'issue du match. Et j'ai tiré cinq ans là-bas. »

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MessageSujet: Re: The friends we lost - Tom [Fini] Lun 1 Fév - 3:10

Est-ce qu'elle avait  vexé les amis du compagnon de Katia ? Probablement ! Est-ce qu'elle en avait quelque chose à foutre ? Probablement pas. Si elle ne se trompait pas, à vue de nez, malgré ses tentatives pour cacher son agacement constant et grandissant au cours de la soirée, ils avaient du la trouver hautaine et méprisante. En général, on pouvait considérer qu'Anne était une personne très agréable en société. Discrète, jolie, elle avait une bonne éducation et le talent de faire la conversation de façon agréable avec de parfait inconnus. Talent donné par des années passées à assister aux "saisons" de la bonne société anglaise moldue. De même, du côté sorcier, ses grands-parents avaient toujours été très strict sur l'éducation et les bonnes manières. Sa grand-mère méprisait la vulgarité et grossierté. Elle savait donc le faire. Encore eut-il fallu qu'elle veuille bien s'en donner la peine.

En début de soirée, elle avait été pleine de bonne volonté. Après tout, si une soirée entre filles se tranformait en une soirée plus générale, ce n'était un drame, et ça n'empêchait pas de s'amuser et de passer un bon moment. Par contre, elle était certaine de ne pas avoir signer pour un blind date, et ne serais-ce que pour ça, elle était fâchée contre son amie qui savait qu'elle allait devoir faire pas mal d'effort pour se faire pardonner cette soirée catastrophique. En un sens, ce n'était pas tout à fais sa faute. Le type était lourd, pas du tout le style d'Anne et surtout indésirable, mais c'était bien assez pour la mettre de mauvaise humeur.

Parce qu'elle était bien élevée, elle avait essayé de réprimer ses élans de mauvaise humeur pendant les soirées et trouvé mainte excuse pour essayer de faire comprendre subtilement à son prétendant du soir qu'elle n'était pas intéressée. Peu importait semblait-il, ce n'était pas tant par elle qu'il était intéressé, mais plus par qui elle était et l'ouverture qu'elle représentait. Elle n'était pas une Fawley, ni une Parkinson, mais elle était très clairement soutenue par eux. On ne savait jamais ce que ça pouvait rapporter à la famille qui s'alliait à elle. Il était assez ironique de se dire que les sorciers - qui pour la plupart se pensaient plus évolués que les moldus - en étaient toujours à faire des arrangements matrimoniaux en fonction de l'avantage que ça rapporterait ou non à leur famille, alors que la noblesse anglaise moldue, elle, ne s'en souciait plus réellement.

Parfois, elle se disait qu'il aurait été plus simple pour elle d'aller simplement vivre avec ses parents et son frère et de renoncer à son travail de sorcière. Ca n'arrivait pas souvent qu'elle y pense, mais des soirs quand elle était lasse des mensonges et des relations parfois compliqué qu'elle avait avec les autres, l'envie lui prennait de tout plaquer. Ca ne durait pas plus de quelques heures et le matin, elle n'y pensait plus, mais quand même, elle ne pouvait pas s'empêcher de se dire qu'une vie sans jouer un rôle devait être agréable. Chez elle, elle était Lady Anne Moore. Appréciée pour ce qu'elle était et elle n'avait jamais du se cacher. C'était un sentiment agréable, et quand parfois, elle reprennait son rôle auprès de son frère et ses parents lors d'une soirée, elle sentait combien ce monde lui manquait.

L'inverse aurait été vrai aussi. La facilité des technologies moldues lui manquaient, la simplicité de sa vie là-bas aussi, mais elle savait également qu'elle ne pouvait pas abandonner ce monde-ci pour autant. Elle était une sorcière jusqu'au bout des ongles et elle ne pouvait pas plus arrêter de faire de la magie que de se couper un bras. Alors elle restait et cultivait son secret. Avec un peu de chance, elle finirait sa vie sans que personne n'en entende parler, mais elle avait un doute, les secret sont toujours découvert un jour où l'autre.

L'avantage, c'était qu'elle n'était pas la seule à en avoir. En sortant du bar avec Tom à son bras, elle se demandait quelle excuse il allait bien pouvoir lui fournir. Elle l'écouta babillé avec indifférence pendant qu'ils marchaient, retardant le moment inévitable où il allait devoir lui fournir une réponse. Sans réponse de sa part, il sembla qu'il sentit qu'il vallait peut-être mieux se taire et lui dire ce qu'elle voulait entendre, autant dire que l'explication fut un peu trop courte pour elle.
On était fin Janvier, Londres était encore froid et les températures indiquaient que s'il ne naigeait pas sous peu, c'est qu'il gelerait. Autant dire que ce n'était pas le lieu idéal pour tenir une conversation, aussi courte aurait-elle voulu qu'elle soit. Oh certes, il était sortis pour la raccompagné chez elle, mais autant dire qu'il ne risquait pas de le faire. Anne n'était pas paranïaque, mais elle ammenait rarement des gens chez elle. Elle avait un domicile sorcier et un domicile moldu. Son domicile moldu n'était pas relié à un quelconque réseaux de cheminette, pour y aller, elle transplanait non loin et continuait son chemin à pied où en prenant un taxi moldu. On n'était jamais trop prudent. Quoiqu'il en soit, elle préférait - en général - qu'on ne sâche pas où elle habitait et elle s'était toujours subtilement arrangée pour n'inviter personne chez elle.

"Voilà comment je vois les choses Tom, admettons que l'intensité de mon resentiment envers toi ait baissé d'un cran parce que tu m'as été utile ce soir pour me sortir d'une situation embarrassante sans trop faire d'histoire. Admettons que grâce à ça, je sois encline à t'écouter, je pense qu'il serait franchement en ta faveur que ça ne se fasse pas en rue. Je fais donc appel à ton imagination, tu as toujours eu un chic fou pour te sortir des mauvais pas et n'en doute pas, tu n'es pas dans mes bonnes grâces ce soir."

Elle accompagna le tout d'un sourire froid. Autrefois, ils s'étaient très bien connus. Assez proche pour savoir ce que l'un et l'autre pensaient, mais depuis, douze ans les avaient séparé, qui pouvaient dire s'ils étaient encore les mêmes qu'autrefois. Des relations brisées ne se renouent pas aussi facilement qu'on le croit, la confiance - en particulier pour quelqu'un comme Anne - ne revenait pas aussi vite qu'elle l'aurait voulu. Elle était méfiante, elle était rancunière et ça, elle le devait autant à son passif qu'à son métier.

"Je ne savais pas que tu avais été à Azkaban."

Elle l'avait dis d'un ton badin, où ne pointait aucune compassion, pourtant, elle savait à quel point la prison sorcière était un endroit affreux, elle avait déjà du s'y rendre au cours des dernières années.

"Il faut dire que je n'ai pas cherché à savoir ce que tu étais devenu, mais maintenant, je suis curieuse. Tu pourras peut-être m'expliquer pour quoi tu y étais exactement ?"

Si Tom avait toujours eu l'art de se sortir d'un mauvais pas, il n'avait peut-être pas choisi la meilleure façon de faire en annonçant de tout go à une officielle du ministère qu'il lui avait posé un lapin parce qu'il était emprisonné.

Hrp : J'espère que ça te va
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MessageSujet: Re: The friends we lost - Tom [Fini] Lun 8 Fév - 10:46

Bon d'accord, il avait fait plus brillant comme explications. Tom le savait. Il manquait peut-être un peu de verve, ce soir. En même temps, on n'allait pas lui reprocher, pour une fois, d'être honnête, ça ne lui arrivait que si peu ! Au contraire, c'était peut-être même un jour à marquer d'une pierre blanche.  Qu'est-ce qu'elle faisait, Anne, déjà ? Il était presque sûr qu'elle était entrée au ministère après Poudlard, il ne savait plus bien à quel poste. Bah, quelle importance après tout ! Thomas Sallybanks estimait qu'après cinq ans, il avait payé sa dette à la société concernant ses petites magouilles, qu'il jugeait aujourd'hui sans envergures, médiocres, et facile à déceler. Il s'étonnait même, en fait, qu'on ne l'aie pas arrêté plus tôt. Il était idiot, quand il était jeune, et curieusement, c'est sans doute ce qui, dans le discours de Anne, lui était reproché de manière sous-jacente, ce qu'il se reprochait à lui même parfois. Cela étant, il ne regrettait pas vraiment Azkaban. En réalité, la prison lui avait permis de se perfectionner. Il voyait plus loin et plus large, il était devenu plus malin et plus habile. Quant à sa dette à la société, cette fois bien plus grande, Tom jugeait avec un pragmatisme presque cynique que ce que la société ignorait ne pouvait pas lui faire de mal. Il courrait assez vite pour qu'on ne le rattrape pas, ça n'arriverait plus. Après tout, aujourd'hui, il était un simple serveur. Un type honnête qui avait fait de grosses conneries dans sa jeunesse.

Il avait simplement appris à se méfier des gens. L'ambiance était bizarre, ces derniers temps, Tom le   sentait. Ca sentait la fin de règne, et la fin de siècle ne présageait rien de bon. Pourtant, la fin d'un millénaire, ça n'aurait rien du être de spécial. Mais il voyait bien, il comprenait ce qu'il se passait. Sally ne croyait pas aux mangemorts, ni à leur apparence de démocratie. Il savait que les riches étaient de plus en riches, les pauvres de plus en pauvres, que l'élite puriste étaient de plus arrogante. De moins en moins méfiante, comme sure d'écraser le monde. Et si cela lui permettait, à lui, de monter tranquillement ses combines, car personne ne songeait foncièrement à ce que lui, minable serveur, puisse extorquer de l'argent aux plus grands de ce pays sans même qu'ils ne s'en rendent compte, Tom savait que ce n'était pas bon signe. Somme toute, c'était moins pénible lorsqu'ils se planquaient, les sang purs, au moins, on avait la paix. Il était rembarré toute la journée, tous les jours, lorsqu'il bossait au Emerald. Et jamais il ne pouvait répondre, lui, petit serveur, non, c'était mauvais pour les affaires. Parfois, il décidait de tout plaquer, mais il savait que même s'il pouvait se permettre un niveau de vie agréable, supérieur à celui d'un simple barman, qu'il n'avait pas assez pour prendre sa retraite.

Il était trop flambeur. Il faisait la fête comme tout le monde, sortant parfois de son rôle de serveur pour passer pour de riches héritiers sang purs, ou pour des sang mêlés parvenus, souvent américain, jouant investisseurs, banquier, playboy, avec une aisance folle. Il achetait cigares et alcools à flot, claquait des fortunes pour sortir des filles qu'il ne reverrait jamais, pariait des montants astronomiques sur des matchs de quidditchs et des duels pas forcément légaux. Tom Sallybanks n'épargnait pas. Il dépensait tout et s'il ne dépensait pas, réinvestissait.

Son appartement lui servait de pied-à-terre et de bureau à la fois. Si on pouvait parler de bureau, puisque ce n'en était pas vraiment un au sens strict du terme. Personne ou presque n'y allait, sauf les membres proches de la famille Emerald-Sallybanks (en gros, Fenton, et ses grands-parents, Joe ne voulant absolument rien savoir, et Jezabel se contentant de faire en sorte qu'on fiche la paix à son beau-fils). C'eut été trop dangereux, pour le coup : cela paraissait éminement louche. Et toute amie ou presque qu'elle put être, Tom se méfiait tout de même un peu à cause de Anne. Oh, pas à cause d'Azkaban, de ça, non, c'était fini, derrière lui, mais de Azkaban et de la possibilité qu'elle devine qu'il menait des activités un peu louches, ça, oui, plutôt...on ne confiait pas n'importe quoi à quelqu'un qu'on n'avait pas vu depuis douze ans, même si concrètement, c'était tout à fait de sa faute.

Pour tous les cas où il avait besoin de prétendre habiter quelque part, il avait un autre appartement, qui faisait peut-être un peu plus dépouillé, mais qui avait le mérite d'être présentable à des officiels en cas de contrôle, moins suspect et mieux rangé. Cela dit, pour des retrouvailles après s'être perdu de vue pendant plus de dix ans, quelque chose lui disait qu'un bar plus calme était peut-être plus approprié.

« Tu veux aller au Ruby ? C'est aussi un bar de mon père, mais on s'y entend mieux. » Pour cause, c'était plus un café-bibliothèque qu'autre chose, et les merlinistes, principaux clients de l'endroit, étaient moins enclin à la fiesta qu'au débat. Il sourit : « Ce n'est pas forcément l'endroit le plus glamour du monde, cela étant, vu d'où on vient, je dirais que le luxe et la richesse ne vont pas forcément de paire avec le raffinement. » Comme la plaisanterie n'avait pas l'air de fonctionner, il ajouta : « Même si tu es en colère, reconnais que je suis de meilleure compagnie...en tout cas, je n'insulte personne, moi. »

Je n'ai encore insulté personne aurait été plus exact, mais bon, on n'allait pas chipoter, vu qu'ils arrivaient au Ruby. Il aperçut sa belle-mère, en uniforme de la police magique, avec des collègues et lui fit un signe, la salua au passage d'un « salut belle-mère » - il ne détestait pas pas Jézabel en elle même, elle était plutôt cool,  c'était le fait que son père aie laissé tomber sa mère qui mettait Tom en rogne – qui étonna apparement quelques clients – Jez' avait un an de moins que lui – et laissa Anne choisir une table avant de s'asseoir lui même en face d'elle.

« J'espère que tu n'as rien contre les merlinistes, il n'y a qu'eux dans le coin. »

Même les flics, s'ils trainaient avec Jez, devaient l'être. Il ne se souvenait pas que Anne aie jamais été agressive avec les nés-moldus ou les sang-mêlés, et n'avait pas trop de craintes à ce sujet. Si non,  si elle avait changé, tout ancien d'Azkaban qu'il était, c'était lui qui allait voir rouge. Pourtant, ça ne répondait pas à la question, qui revenait, toujours – comme s'il n'y avait que ça d'intéressant chez lui, le fait qu'il aie finit en taule il y avait presque quinze ans maintenant. Il soupira et sourit d'un air désolé :

« Rien de bien spectaculaire. Quelques bagarres, quelques paris truqués... » A voir le regard sévère auquel il eut droit, il préféra ajouter pour corriger : « Bon, d'accord, un certain nombre de bagarres et de paris pas très nets. Tu sais comment je suis. » Fin comme une pelle, prêt à cogner sur tout le monde. Il sourit encore, d'un air un peu contrit : « Comment j'étais. Je n'en suis pas très fier, en fait. J'ai bousillé ma carrière de batteur ; après ça, j'ai eu bien de la chance que mon paternel veuille bien de moi comme serveur. J'ai essayé d'être un peu honnête et de me faire oublier. Pour ça que j'ai pas repris contact avec toi. J'avais honte, un peu. J'ai repris contact avec personne, tu noteras. »

Vrai qu'il avait un peu honte, mais plus de s'être fait chopé que de ce qu'il avait fait. Et puis, ce n'était qu'une raison parmi d'autres qui avaient motivé son apparent retour à une vie honnête. Il avait besoin de cette couverture pour réussir, pour devenir un voleur de légende.

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MessageSujet: Re: The friends we lost - Tom [Fini] Sam 13 Fév - 20:54

De Poudlard, Anne avait gardé beaucoup d'amis. Plus qu'amis, on pouvait parler de connaissances. Elle n'avait jamais été le genre de fille populaire qui faisait la pluie et le beau temps à Serpentard et sur qui tout le monde s'alignait. Elle n'aimait pas l'idée de susciter l'envie puisque l'envie entraînait presque toujours la curiositéé malvenue. Anne avait été drôle, aimable, bonne élève, une poursuiveuse particulièrement acharnée qui avait un très bon duo avec Tom en leur temps. Le genre de fille sympathique, jolie, avec qu'on voyait un peu partout et que l'on pouvait parfaitement oublier si on occultait le fait qu'elle était répertorier comme sang pur. Bien que venant d'une famille mineure, ses cousins, eux, étaient disséminé dans les différentes maisons de Poudlard et connus dans l'école. On pouvait difficilement passer à côté de ce groupe de garçons turbulents et toujours de bonne humeur qu'étaient les cousins Fawley. Olivier, Theophilus -qu'on appelait toujours Théo, Roland, Peter et Anne étaient là preuve qu on pouvait ne pas faire partie de la même maison et bien s'entendre pour autant puisqu'à eux trois, ils représentaient trois des quatre maison de Poudlard. À l'époque, l'équipe de Quidditch des Serpentard n'était composé que de garçon à l'exception d'Anne. Elle était donc constamment entourée de garçon et à un âge ou les hormones des adolescents sont en plein travail, on avait beaucoup recherché sa compagnie pour pouvoir profiter de celle de ses compères du sexe opposé.

Plus d'une fois, elle avait joué les entremetteuses pour ses cousins ou pour Tom. Maintenant qu'elle y pensait, ça avait été principalement été pour Tom. Non pas qu'il ait lui-même besoin d'aide dans ce domaine, mais les filles avaient toujours intimidée par lui. De prime abord, elle ne le trouvait pas beau et puis sans qu'elles se l'expliquèrent, elles finissaient par tomber sous son charme en se demandant pourquoi elles l'avaient un jour critiqué. Anne avait toujours trouvé Tom plus charismatique que beau. C'était ce charisme, qui l'avait toujours rendu séduisan et son statut de joueur de Quidditch de génie n'avait jamais rien gâche à l'affaire. D'autre filles auraient trouvé ça insultant quand elle se souvenait avoir trouvé ça follement amusant. Elle l'avait plusieurs fois poussé dans les bras d'une fille qu'il n'aimait pas juste pour le plaisir de le voir galérer à sortir du filet dans lequel il était tombé. Bien entendu, en bon ami qu'il était, il lui avait plusieurs fois rendu la courtoisie. Heureusement pour elle, malheureusement pour lui, elle était bien moins populaire qu'il ne l'était.

Telle avait été la relation d'Anne et Tom, et ce, même après Poudlard. À quoi eut-elle ressemblé si Tom était venu à leur rendez-vous au lieu d'être envoyé à Azkaban, nul n'aurait su le dire. Par la force des choses, ils auraient peut-être perdu contact. Quelle serait-elle à présent, tout dépendait de la bonne volonté d'Anne et de l'art de Tom pour se sortir d'un mauvais pas. Elle ne fit pas de difficultés à aller au Ruby, à vrai dire, tant qu'il ne proposait pas d'aller chez elle, tout lui allait. Elle haussa les épaules à l'évocation des puristes présent sur place.

"Je ne suis pas au service du ministère 24h sur 24.", s'entendit-elle répondre. " Ils ont d'autres personnes que moi disponibles s'ils ont des Merlinistes à surveiller. "

Elle aurait pu dire qu'elle n'était pas de service pour le moment, mais s'eut été sous-entendre qu'elle faisait partie d'un service de renseignements et personne ne savait ou ne devait savoir ce que faisait un langue de plomb, même si l'imagination des sorciers faisaient d'eux dans l'esprit populaire des gens plutôt polyvalent. du reste, elle n'avait jamais rien eu contre les merlinistes puisqu'elle faisait partie de leur sympathisant, mais comme beaucoup de chose, ses opinions politiques étaient un point qu'elle laissait délibérément obscur. Éludant le sujet de sa profession pour le moment, elle continua la discussion :

"Il faut comparer ce qui est comparable avant de se jeter des fleurs Tom. Même en m'ayant posé un lapin, j'arrive encore à voir que tu es supérieur à un pauvre type qui se cherche une femme -sang-pur si possible - pour lui faire des enfants"

Avec ce qui ressemblait presque à un sourire, elle ajouta :

"Ça ressemble aux genres de plans foireux dans lesquels tu l'aurais fourré il y a quelques années."

Ils entrèrent dans le bar et s'attablèrent sans qu'Anne prête attention aux gens qui l'entouraient. Assez de ses simagrées, elle avait demandé des explications et ne serait satisfaite qu'une fois qu'elle les auraient. Tom était plutôt récalcitrant à lui donner. Il y avait de quoi. Azkaban, vraiment ? Elle poussa un soupir, évaluant la situation en silence pendant de longues minutes avant de se décider à dire quelque chose.

"Imaginons qu'Azkaban soit une excuse valable pour m'avoir planté au restaurant pendant plus d'une heure. Ce n'est quand même pas une excuse pour ne pas avoir repris contact ensuite et t'excusant platement au préalable."

Elle avait évite de le regarde jusque là, mais elle se tourna vers lui, plantant son regard dans le sien et lui demanda :

"Tu pensais vraiment que je t'aurais jugé pour ça ? Si tu avais tué des gens ou trahis le secret magique, ne ne dis pas, on aurait probablement eu un différent, mais pour avoir fais ce que tu fais depuis qu'on se connaît -c'est à dire te mettre dans la merde- tu pensais vraiment que je ne te parlerai plus ? On est pas des foutus Gryffondor ... "

Elle était blessée qu'il ait pu le penser. Anne avait ses défauts, mais elle était fidèle en amitié.

"Bon trois choses Tom et après on évitera d'en parler. La première c'est que tu as clairement perdu ton talent pour te sortir des situations foireuses, la seconde c'est que tu me doit un resto. La troisième, c'est que si tu me refais ça une seule, tu es mort. Et en fait, je vais en ajouter une quatrième, j'ai soif, tu proposes quoi à boire ?"

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MessageSujet: Re: The friends we lost - Tom [Fini] Mar 7 Juin - 15:54


Sursaut de fierté. L'envie de dire ce qui s'était vraiment passé tenaillait Tom Sallybanks. L'impression d'être pris pour un crétin et un mec pas doué par quelqu'un qu'il connaissait depuis des années et dont il avait été proche ne lui plaisait guère, et un instant, il fut tenté d'envoyer au diable la nécessité de se taire. Juste pour ne pas passer pour un minable trop longtemps. Il supportait de jouer au serveur rangé, au gars repenti, la plupart du temps. Et souvent, il y arrivait bien. Mais Tom agissait ainsi devant des gens qu'il ne connaissait pas et qu'il ne reverrait jamais, ça le dérangeait donc assez peu, car souvent, malgré tout leur mépris, ils le payaient de retour, que ce soit à lui, Thomas, ou à son père, ou bien encore aux deux, Tom n'ayant pas pour principe de considérer qu'il était exactement dans le même camp que Joe Emerald. Bien souvent la vengeance était double et les gens ne comprenaient pas ce qui leur arrivait.

Mais Anne ne lui avait rien fait, il n'avait pas lieu de se venger, et qui plus est, s'il parlait, c'était dangereux pour lui, et potentiellement pour elle aussi. Il ne savait pas ce qu'elle faisait au Ministère, mais Tom savait qu'il n'y avait pas que des amis. Il savait qu'on enquêtait sur lui. Enfin, sur ses délits. Le dossier de la police magique, qu'il avait vu – merci Jez – regroupait environ un quart des affaires où il était mêlé. Quant au dossier portant son nom, Emerald-Sallybanks, il s'arrêtait avec son emprisonnement à Azkaban. Mais mieux valait ne pas prendre de risque. Il ne savait pas ce que Anne Fraser faisait au ministère, aussi...le trahirait-elle si elle découvrait certaines choses ? Sans hésitation aucune, il aurait répondu non avant 1986. Mais aujourd'hui, les choses avaient changé. Il avait changé lui aussi – plus ou moins. Au moins en apparence, et il se devait de préserver cette dernière, parce que c'était ce qu'il avait de plus précieux. Sans ça, pas d'arnaques, pas de plan, pas de cambriolages, zéro tunes qui tombaient. Cette sale contrainte, celle du serveur repenti et qui avait perdu toute son envergure, était la clé de sa liberté. Mais voilà, certains soirs, avec certaines personnes, il ne supportait pas.

Sa mère disait que l'orgueil était un péché. Malheureusement, c'était tout ce qu'il avait. Plus que l'argent, plus que le talent, il avait ça, l'orgueil, celui de se dire qu'il était meilleur que les autres et qu'il pouvait tous les flinguer s'il voulait, qu'il savait tout d'eux, de leurs faiblesses et de leurs défauts et qu'il en jouait perpétuellement. Personne ne se méfiait de lui, mais il avait tout perdu : tout ce qu'il aimait. Il avait été un flambeur, un fêtard, une idole. Mais ça, c'était Tom Emerald, et c'était avant. Il regrettait de cette période d'avoir été tout ce qu'il décrivait et non plus seulement de jouer ce rôle sous le couvert d'une fausse identité pour les besoins d'un coup. Oh bien sur, il buvait toujours autant, faisait toujours autant la fête, cognait toujours autant de gens, mais les gens ne le voyaient plus comme populaire. Tom Emerald avait disparu. Il ne jouait plus sur le devant de la scène. Au mieux il était une petite frappe pour Joe Emerald, au pire il n'était qu'un petit serveur.

Poudlard lui manquait, ses amis lui manquait, sa jeunesse lui manquait, la reconnaissance, la putain de reconnaissance lui manquait. Ils avaient eu de grands moments, tiens. Il y avait des choses dont il toute sa vie, même si elles avaient changées, certaines pour toujours, et clairement pas pour le mieux. Certaines demeuraient, mais pas toutes.  Il avait eu de bons moments, oui, avec des gens dont il pouvait encore se rappeler. Dans sa vie, il les avait tous aimé, mais il avait déconné. Il aurait pu être brillant dès le départ, mener cette double vie d'arnaques et continuer sa carrière de joueur de quidditch, et ne pas planter Anne Fraser s'il avait su écouter les conseils de ceux qui l'aimaient. A savoir son grand-père, qui pensait dès le départ qu'il avait un grand avenir comme escroc. Tu as perdu du temps, lui avait-il dit, une couverture formidable, et des gens que tu aimais. Quelle aurait été sa vie, alors ? Tom savait plus ou moins comment aurait pu tourner sa relation avec Anne s'il n'y avait pas eu ces flics ce jour là. Pas comment ça aurait fini, mais qui ne tentait rien n'avait rien. Mais il était trop tard. Il s'était planté, il fallait faire avec, et d'une certaine façon, même s'il regrettait, il n'avait pas totalement perdu au change. Il sourit à ce qu'elle lui disait : elle n'avait pas perdu son humour. Vrai qu'il poussait les mecs dans ses bras et qu'elle lui faisait la même chose. Et qu'il râlait, tiens. Il constata sans amertume :

« Je suis allé de plans foireux en plans foireux pendant quelques années, je crois que tu l'as compris, je vais donc rien dire. Mais ton gars, là, c'est un sale con. »


Le Ruby était bruyant et animé ce soir là, on y trouvait vraiment de tout. L'ambiance était bonne, mais pas communicative, et il sentait bien tout le poids des reproches que lui faisait Anne. Une part de lui se sentait honteux de mentir, mais il y avait une partie de la vérité qu'il pouvait avouer. L'autre, ce n'était pas un mensonge. Il omettait simplement de mentionner quelques faits gênants.

« Ecoute...pendant le procès, les journalistes me sont tombés dessus, à une puissance inimaginable. Ils m'ont fait la peau ; le marteau d'Appleby était devenu leur bête noire. Cette arrestation, plus tout ce scandale médiatique, ça a donné un prétexte au vieux Croupton pour enquêter sur mon père et exposer ses méthodes, il l'a viré sans aucun scrupule. Il s'est mis à ouvrir ce genre de bar. » Il désigna d'un geste circulaire le Ruby. « Ici, ça va encore, mais tu connais la réputation du Emerald, non ? On peut tout y trouver, du moment qu'on y met le prix. Ma mère en a eu marre de nos conneries et elle s'est tirée, et il a épousé Jezabel Montgommery. Tu te souviens d'elle ? Elle est là bas, au bar. Elle était poursuiveuse à Serdaigle, tu sais, elle a un an de moins que nous. » Il alluma une cigarette. « Fenton n'a jamais pu devenir juge, à cause de la réputation qu'on se traînait, le vieux et moi.» Il haussa les épaules et sourit : « J'ai changé de nom. A cause du mariage de mon père, et parce que Tom Emerald, à l'époque, était synonyme de connard, littéralement. Ça m'a pourri la vie, ça a pourri la vie à pas mal de gens autour de moi, donc voilà, je me suis dit que j'allais limiter les dégâts. Pour moi et pour les autres. Tu étais incluse dans les autres. »

Tout ça était vrai, même si ce n'était qu'une des raisons de son silence. C'était un peu confus, mais il y avait vraiment une certaine volonté de l'épargner – de s'épargner lui-même. Laisser le souvenir d'un perdant magnifique, même un peu goujat à Anne Fraser, valait mieux que de connaître un type réduit à bosser comme serveur pour son père. Il continua à tirer distraitement sur sa cigarette,

« Et je pensais que tu étais au courant, l'histoire avait fait du bruit. »
Il finit par écraser son mégot dans le cendrier au milieu de la table et releva les yeux vers Anne. « Je croyais aussi que si tu étais en colère, tu finirais par changer d'avis et que tu appellerais. » Il sourit d'un air bravache : « Je t'ai manqué ? »

Au cours de la soirée, il allait finir par se prendre une gifle. Il l'aurait peut-être méritée, au passage. Mais il avait l'habitude, ça ne posait pas tant de problèmes que ça. Il souriait toujours lorsque Anne lança qu'il avait perdu sa capacité à se sortir des situations foireuses et répliqua instantanément :

« Eh, il y a quelques années, tu m'aurais déjà tué pour ce que j'ai fait, et je suis toujours vivant. » Ils vieillissaient tous les deux, fallait croire. « Et hm. Pour être tout à fait honnête, quand je dis rangé... bon. Tant qu'on s'intéresse pas de trop près aux parieurs londoniens et aux affaires de mon père, on va dire que je suis rangé. » Il demanda au serveur : « Donny, deux cocktails, s'il te plait. » Un truc au rhum sorcier mélangé avec il ne savait plus quel jus de fruit. Donny était l'expert des cocktails, on pouvait lui faire confiance pour ça : « Quand tu voudras, pour le resto. »  On leur apporta les verres. « A quoi on trinque ? »

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MessageSujet: Re: The friends we lost - Tom [Fini] Jeu 16 Juin - 14:58

Peut-on toujours faire confiance à un ami qu'on a plus vu depuis douze ans ? D'ailleurs, après autant de temps, peut-on toujours se considérer comme amis ? Ce genre de questions rendait leur retrouvaille un peu étrange. Rien n'était plus comme avant. En une dizaine d'années, tant de choses changent. On n'y peut rien. La vie continue. Chacun de son côté, on trace son chemin et alors que ceux-ci n'auraient jamais dû se recroiser, ils le faisaient sans demander l'avis de leurs protagonistes un peu surpris par ce revirement de situation. On se retrouve penaud, en colère, indécis aussi, ne sachant pas trop que faire.

On dit souvent qu'on évalue la force d'une amitié à la sincérité qui en découle. On peut - techniquement - dire tout, ou presque tout, à un ami. Dans quelle mesure Anne pouvait-elle se targuer d'avoir des amis quand elle ne pouvait rien leur dire. C'était aussi bien valable pour Tom, que pour Hypérion, ou encore sa famille. Dans ce genre de cas, on se sent un peu isolé, mais surtout, on ne peut rien reprocher aux autres. Qui savait seulement si Tom lui disait la vérité ? Et même s'il lui mentait - ce qui était probable - comment pouvait-elle lui reprocher ?

Oh, bien sûr, elle ne pensait pas qu'il lui mentait pour le plaisir de raconter des craques, mais il avait toujours eu l'art de se mettre dans la merde. Et quand c'était le cas, il n'en était pas toujours fier. Son poste, lui permettait très facilement de vérifier les dires de Tom. Sortis d'Azkaban, elle ne doutait pas qu'il ait eu droit à une surveillance dans les règles. Il suffisait qu'elle cherche et elle trouvait. Néanmoins, elle se refusait de le faire. Elle n'avait jamais abusé de son poste pour espionner ses proches. L'idée même qu'elle se refuse de le faire, prouvait que, malgré elle et malgré son ressentiment, elle considérait toujours Tom comme un ami. Elle écouta ses explications en silence, après tout, elle les avait voulues, puis commenta :

" - Ca explique probablement pourquoi ton frère tire encore plus la gueule que dans mon souvenir et merlin sait que ce n'était pas déjà glorieux avant.", elle se tourna discrètement pour regarder la belle-mère de Tom. "Jezabel Montgommery.", murmura-t-elle. "Je ne l'aurai pas reconnue, mais je me souviens du nom."

Elle ne commenta pas le fait qu'elle était affreusement jeune pour un homme de l'âge de son père. C'était particulièrement inconvenant, mais ça ne l'empêchait pas de le penser.

" - Je n'ai pas entendu parler de l'histoire, je suis partie à l'étranger pendant un an pour une formation"

Ou mission d'infiltration et observation dans le jargon de l'époque.

" -Je comptais te l'annoncer le jour où on devait se voir d'ailleurs. Je suppose que le temps que je revienne, l'histoire s'est un peu calmée, on en parlait plus."

Elle haussa les épaules, signifiant que ce n'était pas important.

"- J'aurai facilement pu le savoir si je l'avais voulu, mais je suppose que j'étais bien trop vexée que pour vouloir entendre parler de toi. Que veux-tu, j'ai la rancune facile, un trait de notre belle maison."

Elle tiqua un peu à l'usage de l'emploi du jargon moldu. C'était ce qu'on attendait d'elle après tout. Personne ne se doutait qu'elle savait manier un téléphone portable et un ordinateur comme peu d'entre eux le pouvaient.

" - T'appeler ? Tu as passé trop de temps avec les moldus Tom ou est-ce qu'on t'appelle Sally maintenant ? "

Il commande à boire pour eux et la discussion continua :

" - Ta mémoire te fait défaut, ça doit être l'âge. Je n'ai jamais eu l'apanage de la violence. Je vous ai toujours laissé taper les autres à ma place. Quand ce n'était pas Mallory qui se portait volontaire, c'était toi ou encore Théo. Je n'ai jamais eu à me salir les mains. Enfin, si ça te manque, je peux toujours demander à Théo de passer te passer à tabac, mais honnêtement, je suis certaine de pouvoir te mettre à terre toute seule."

Elle lui fit un sourire charmeur lorsqu'il lui demanda s'il lui avait manqué et répondit :

" - Absolument pas. Ma vie avait enfin pris une tournure légale sans toi dans les parages. D'ailleurs, pour notre tranquillité d'esprit à tous les deux, je vais faire comme si je n'avais pas entendu que tu faisais toujours dans l'illégalité."

Les boissons arrivèrent et Anne se saisit de la sienne en regardant avec une certaine suspicion le cocktail très sucré qu'elle avait devant les yeux. Elle trinqua néanmoins avec Tom.

" - Trinquons au fait que tu as toujours toutes tes dents ce soir. Et que tu ne t'es pris ni baffe, ni coup. Je suppose que tu t'en sors à bon compte après douze ans de silence."

La soirée continua tranquillement, mais Anne décida de ne pas s'éterniser, après tout, elle avait eu une soirée mouvementée. Elle annonça qu'elle allait partir et se leva pour se diriger vers la sortie.

" - Je t'enverrai un hibou pour le resto. Avec un peu de chance, je ne te poserai même pas un lapin."

Et sur ce clin d'œil, elle sortit du bar ou elle transplana directement chez elle.
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MessageSujet: Re: The friends we lost - Tom [Fini]

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The friends we lost - Tom [Fini]

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