POUDNOIR
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Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
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Faulkner or Nott Faulkner || Hypérion [Terminé]

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    | Gryffondor ;; 5ème année

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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Faulkner or Nott Faulkner || Hypérion [Terminé] Lun 29 Fév - 19:52

« Chouette, je savais bien que grand mère ne pouvait pas avoir raison quand elle disait que tu n'avais jamais eu une seule bonne idée de ta vie. » commenta t-elle doctement.

Cassidy fit montre d'un enthousiasme convaincu lorsqu'elle son père lui expliqua pourquoi il avait choisi ce prénom. Décidément elle avait été idiote de ne pas le demander avant. D'ailleurs la première chose qu'elle ferait en sortant d'ici serait un crochet par la première librairie venue, afin de trouver plus que renseignement sur cette autre Cassidy, dont elle ignorait totalement l'existence.

« Jamais entendu parler d'elle, mais c'est pas étonnant, les cours d'histoire de Poudlard sont très anglo-centrés, malheureusement » ajouta t-elle pour finir.

C'était l'une des choses qu'elle ne regrettait pas depuis la fermeture de l'école, les cours d'histoire de la magie. Ne vous méprenez pas, même si elle adorait la matière, elle détestait tout autant le professeur Binns, sa voie monocorde, sa morosité congénitale et ses monologues sans vie (ahahah, c'est bon vous l'avez?) Et à moins que les Mangemorts ai trouvé le moyen de tuer un fantôme, lui c'était sûr, il serait de retour pour la rentrée, ni plus frais, ni moins faisandé, quelle poisse.

Et c'était bien là la seule certitude que l'on pouvait émettre sur ce qu'il se passerait à la réouverture de Poudlard, Binns reprendrait du service (à moins d'un miracle.) La date? Va savoir! Un directeur? Ohlà, gros soucis! Et des professeurs? N'en parlons pas... Un beau foutoir avait été laissé après cette bataille, et personne ne semblait pressé de recoller les morceaux.

Mais au fond ce qui faisait le plus de souci à Cassidy était l'avenir de sa maison, il restait bien peu de chose de la maison rouge & or. Sa directrice dans le maquis, avec ses deux préfets, le capitaine de l'équipe de Quidditch six pieds sous terre. Mais il se murmurait également qu'un bon nombre d'élèves de la maison avait périt ou été gravement blessé dans la bataille, et un nombre encore plus conséquent de parents d'élèves avait décidé de retirer leur enfant de l'école suite à tout ça.

Sans parler de la plus folle de toutes les rumeur, l'épée même de Godric Gryffondor serait entre les mains de cet ahuri de Londubat, qui était lui, on ne sait où, mais ça Cassie refusait catégoriquement de le croire. Pas qu'elle eu quelques griefs en particulier contre Neville, mais vraiment, une telle relique dans ces mains ci, c'était comme jeter de la confiture aux nifleurs.

« Oh vraiment? » Commenta t-elle sur la disparition du cœur d'Hypérion « Soit, autant pour la légende qui prétend que tu as encore un cœur d'enfant, dans un bocal, sur ton bureau. »

Cassidy se laissa aller à rire franchement, elle passait un bon moment et ce n'était pas si souvent qu'elle pouvait prendre du temps avec son père sans que la conversation ne tourna au vinaigre en vertu de leur mauvais caractère et de leur entêtement respectif.

Mais la conversation abandonna son tour badin pour en revenir au possibilité d'orientation de Cassidy. Elle essaye d'expliquer du mieux qu'elle pu à son père que si elle hésitait encore sur le domaine, elle certaine de vouloir faire de la recherche plus tard. Qu'elle ne se voyait pas employée au ministère, même a un poste prestigieux, à faire de la maigre paperasse et des tâches somme toutes ingrates comparées à la rédaction d'essais en sciences humaines. Elle appuya sur le fait qu'elle était bien consciente de la difficulté du projet, mais qu'elle était déterminée à réussir, en espérant qu'il la prendrait au sérieux. C'était l'un des domaine ou l'approbation d'Hypérion était indispensable pour elle.

« Oh bien sûr je n'oublie pas le journalisme, et j'attendais la réouverture de Poudlard pour me mettre à l'épreuve là dessus, et tenter de lancer un journal fait pour les élèves par les élèves. Mais...» Elle haussa les épaules sans finir sa phrase.

Ce projet lui tenait à cœur depuis un petit moment déjà, et l'an dernier elle avait déjà commencé à rassembler autour d'elle quelques bonnes volontés mais malheureusement la bataille et l'inertie ministérielle dans la reconstruction avait renvoyé ses belles idées au calamar géant.

« Si tu crois que c'est parce que j'lui en parle que tu échapperas à un entretien et à une liste de recommandations longue comme un jour sans pain, tu te fourres la baguette dans l'œil, et j'suis polie. »

Cassidy était prête à prendre la moitié du boulot sur ses épaules, et à aller parler à Demelza en premier, mais il ne fallait pas qu'Hypérion compte s'en tirer sans une phase de négociations ardues avec elle, et avec Seraphita, si les choses voulaient mal tourner. On embarquait pas impunément le joyau-tout-en-or en voyage, même quand on était son propre père.

Les yeux de Cassidy s'illuminèrent, un nouveau balais, c'est vrai que son Brossdur commençait à se faire vieux. Et pas la peine de demander à sa mère pour en avoir un nouveau, Demelza considérait le quiddtich comme un danger frivole, juste bon à vous détourner de vos études, et n'approuvait pas le moins du monde la candidature de sa fille.

« Oh se serait génial, le nouveau nimbus? Il paraît qu'il est formidable. »

Juste ce qu'il faudrait pour le championnat de l'école, ni trop tape à l'œil, ni trop médiocre. Juste ce qu'il fallait pour être certaine de surclasser tout les autres, pourvu qu'on ai un peu de talent. Et Cassidy n'en manquait pas pour une attrapeuse, elle volait bien, était plutôt agile et avait la carrure type. Un peu frêle pour les jours de grand vent, peut être.

« C'est pour le plaisir de me faire un beau cadeau ou tu va me demander un truc en échange? » demanda t-elle sur un ton qui n'avait qu'à moitié celui de la plaisanterie.
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Hypérion A. Nott


MessageSujet: Re: Faulkner or Nott Faulkner || Hypérion [Terminé] Mer 16 Mar - 19:54

C'était une fille d'une rare intelligence, Cassidy. Quoiqu'on en dise et malgré ses airs bourrues, têtues et son passage d'adolescente capricieuse, elle restait une gamine qui étonnait son père. Pas pour ses notes, ni par sa curiosité, pas même par sa rigueur. C'était bien trop banal. Hypérion était subjugué par son esprit critique, sa présence d'esprit, sa pertinence. Elle était parfois naïve et premier degré, mais à son âge, qui ne l'était pas ? Du reste, elle triomphait, elle étincelait car elle avait reçu une éducation drastique en matière d'enseignement qui l'avait propulsée vers des sommets d'intelligence. Ses notes n'avaient rien à voir avec son esprit, elles ne reflétaient en rien ce qu'était Cassidy. Son tempérament et sa critique, par contre, témoignaient de la subtilité du personnage. Hypérion appréciait. Il trouvait là quelqu'un d'intéressant et Salazar seul savait à quel point il trouvait le monde ennuyant.
Alors elle portait un prénom qui reflétait la clairvoyance d'esprit, l'absence de faiblesse, la détermination. Elle le portait si bien qu'Hypérion avait failli croire que le prénom influençait la personnalité. Si lui s'appelait Hypérion c'était en rapport avec la mythologie Grecque où Hypérion était un Titan. Pour les moldus cela ne résultait évidemment que de la légende. Pour les sorciers, par contre, le Titan était un érudit des temps anciens ayant créé les différents systèmes magiques. Ils étaient au nombre de cinq. Le Titan dominait par son intelligence, ses connaissances, son expertise et sa magie. Il surplombait le monde, parvenait à s'élever au-dessus de la masse. Il était un guide, un exemple, quelque chose d'inatteignable. D'où l'idée que s'en étaient fait les moldus en imaginant un géant parmi les géants. Ridicule tant c'était grossier.

-Si tu attends les cours d'histoire pour t'éduquer aussi. Il n'y a aucune excuse à l'absence de connaissances. Il faut simplement travailler plus.

Et il n'avait jamais été tendre, disait-on, envers ses sujets. Hypérion reprenait souvent sa fille quant à son savoir. A ses yeux il était primordial d'être indépendant, influent sans être influencé. Il fallait mener son bateau guide à travers les brumes en sachant pertinemment où l'on se rendait. Pas par la folie. Par la connaissance. Il fallait être curieux de tout, partout, tout le temps. En ce sens, il était un excellent journaliste car le moindre ragot l'intéressait, la moindre faille l'attirait. Il ne laissait jamais place à quoique ce soit. Il avait besoin de tout, sauf d'être inculte. Il refusait la médiocrité. Il avait besoin, étrangement, d'être au courant de tout.
Jusqu'à présent, l'idée avait plutôt bien marché.

-Salazar ! Le bocal devait rester secret ! Qui est la baveuse dans l'histoire?!

Il empoigna son couteau, mimant une gueule de psychopathe, et pointa l'arme blanche en direction de sa fille. Il imita un célèbre taré sorcier enfermé à Azkaban après plusieurs meurtres, puis reposa le couteau, manquant de s'étouffer dans sa toux.
Après tout, il fallait rire. Beaucoup, énormément même. Pour Hypérion, rire en bonne compagnie revenait à s'éduquer en société. Le bas peuple pensait aux bonnes manières, mais la Haute intelligente pensait plus à l'épanouissement, à la réussite. Comment réussir sans jeu ? Nott jouait tout le temps, lui. Et force était de constater qu'il en imposait. Ça marchait donc plutôt bien. Enfin, si on excluait ses tentatives désespérées d'antan de s'investir dans des partis politiques obscurs d'extrême purisme. Pas que ses idées n'étaient pas bonnes, mais elles avaient le mauvais goût de décrédibilisées ses alliés. Disons que la politique et Nott n'étaient pas réellement compatibles. Alors il évitait. Du reste, en journalisme, il se démerdait sacrément bien.

L'orientation était un sujet épineux, mais pour cette fois, Nott avait prévu de ne pas se prendre le chou. Ni à lui, à sa fille d'ailleurs. Il resterait serein se disait-il. Car après tout, pourquoi gâcher un si bon moment ?
Refuser le Ministère était une chose, loin d'être idiote – Hypérion déconsidérait le Ministère, y voyant simplement un ramassis de clampins croyant faire le bien tout en servant le mal. Par contre, se lancer dans les Sciences Humains devenaient plus compliqué. Non pas que l'idée n'était pas alléchante, mais elle demandait, au jour d'aujourd'hui, une certaine application dans les textes. Hypérion entendait par-là qu'il fallait suivre le bon mouvement et ne pas froisser la mauvaise personne. Il était habile en matière d'écrit et de provocation. Il avait connu Azkaban pour ça, il savait ce qu'il en résultait de jouer le fou à écrire contre le gouvernement. Il ne souhaitait pas ça à sa fille. D'autan qu'à l'époque il ne s'agissait que de vulgaires Merlinistes sans un brin de couille. Aujourd'hui, le purisme serait moins tendre, il en était sûr, envers les opposants.
Aussi, les Sciences Humaines étaient à prendre avec des pincettes. Il fallait être bon, subtil, et réussir à manier les mots comme personne pour ne pas être congédié au trou.
Et connaissant Cassidy, le mot subtilité clochait.
Il but une gorgée de vin, reposa le tout, et croisa ses doigts. Il écoutait, attentivement. C'était intéressant, et loin d'être idiot. Mais cet instinct paternel dont il ne comprenait toujours pas la provenance revenait à la charge.

-Tu feras ce que tu voudras Cassidy. J'ai simplement un doute quant aux Sciences Humaines. Même si c'est particulièrement intéressant, peut-être que te servir d'une couverture salariale t'aiderait à mieux comprendre le monde, la société et le Sorcier pour écrire dessus. Écrire en étant indispensable à la société est bien plus simple et moins risqué.

Il reprit une gorgée.

-Et crois-moi, tu n'as pas envie de vivre la vie d'un auteur censuré.

ça parlait d'expérience.
Un journal à Poudlard, Hypérion n'y avait jamais pensé mais pour sûr qu'il en aurait rêvé. Le problème aurait été son trop gros sens de l'implication et son besoin cuisant de récolter les mérites et les éloges. Ça aurait pu poser un sérieux problème. Aussi mieux valait que ce soit l'idée de sa descendance.

-L'école va rouvrir. Mais il faudra être au premier rang pour ton idée. Pas que ça se bousculera pour te la prendre, les gens sont idiots, mais plus tôt tu t'y attarderas et plus légalement tu y parviendras, plus impactant seront tes articles.

Les plats arrivaient. Il regarda sa fille d'un œil inquisiteur.

-Et on est bien d'accord Cassidy, je ne veux voir aucun article anti-gouvernement, contestataire ou dénonciateur de ta direction. Pas que y'a pas à dire, mais inutile de se créer des problèmes pour rien. Je compte sur toi là-dessus.

Il savait Cassidy suffisamment intelligente, critique et audacieuse pour se risquer à l'exercice. Au moins, il prévenait. C'était presque faire tout le travail en amont. De grandes idées lui traversaient parfois l'esprit.

L'entendre parler ainsi de sa famille maternelle lui donnait de réelles envies de gerber. Il n'avait fondamentalement rien contre Demelza. Par contre, le reste était de la pourriture sans nom qu'il exécrait. Alors que lui n'avait jamais emmerder le monde, avait fait en sorte que même sa fille n'ait pas le droit à un père, on lui crachait encore au visage pour n'être que supérieur à eux. Ils le savaient, Cassidy chez les Nott aurait bien mieux grandie. Une éducation au poil de cul, de belles références, de l'argent, une entraide réelle. On parlait pas d'une folle dingue crisant à qui veut l'entendre qu'elle voyait le futur. On parlait d'une famille influente sans être clinquante qui pouvait aider ses membres à s'extirper vers le très haut du panier. Jusqu'à présent, c'était grâce à son père qu'elle tirait les meilleurs partis de la société, certainement pas grâce à la folle dingue.
Il rumina un moment. Puis, lâcha, agacé.

-Oui, bah tu restes ma fille. Donc si je veux t'emmener en voyage sans rien dire, je t'emmène, point, à la ligne, personne n'a son mot à dire.

Il prit une gorgée, laissa les plats se servir puis attendit d'être de nouveau seul avec sa fille.

-Enfin, sauf toi bien sûr. Soit.

Il prit ses couverts et attaqua le plat qui l'obligea à tirer une expression de satisfaction exquise. Il adorait manger ici. Les plats étaient raffinés, les odeurs délicieuses, le goût sensationnel. C'était familial et pourtant de la très haute gastronomie.
Oui, Hypérion était foutrement calculateur. Oui, il attendait souvent des gens qu'ils lui rendent le moindre service qu'il avait pu rendre. Mais parfois, envers sa fille, il se prenait au jeu de la générosité gratuite. Difficile et amer, ça n'en restait pas moins nécessaire.

-Non, non, comme ça. Je préfère te voir voler sur un balai en bonne santé plutôt que sur un tas de bois difforme.

Il fourra une bouchée dans sa bouche, et continua tout en piquant dans son assiette.

-Va pour le Nimbus alors, tu passeras te le prendre tout à l'heure. Je vais pas devoir tarder à retourner au boulot. Pas qu'on risque de m'engueuler, qui oserait ? Mais j'ai quand même des merdes en attente.
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Faulkner or Nott Faulkner || Hypérion [Terminé] Dim 10 Avr - 20:48

A l’insinuation de son père affirmant qu'elle devrait travailler plus, Cassidy se contenta d'un haussement d'épaules. Pour son père comme pour sa mère, elle ne travaillait jamais assez de toute façon. Elle aurait tout à fait pu passer plus de douze heures par jours à la bibliothèque, s'user les yeux sur des bouquins et se rendre bossue à force de gratter les parchemins, que ces deux trouveraient encore à dire qu'elle devrait travailler plus. Cassidy travaillait pourtant bien plus que l'élève moyen et très honnêtement les parents de la jeune fille feraient mieux de se préoccuper de son développement social plutôt que de son développement intellectuel. Je vous rappel que son unique et meilleur ami, son plus cher confident est un chat. Mais cette situation ne semblait préoccuper ni Hypérion, ni Demelza, qui l'avait pourtant surprise plusieurs fois discutant avec l'animal le plus naturellement du monde. Mais sa mère s'était contentée d'un évasif : « tu parles à ton chat chérie ? » comme si cette attitude était totalement normale.

Cassidy possédait de toute façon une sociabilité aussi chaotique que son caractère lui même. D'un coté sa personnalité légère et sa capacité à amuser la galerie attirait facilement les gens vers elle, mais sa franchise et son intransigeance repoussaient parfois ces même personnes. En conséquence, elle cultivait de nombreuse relations superficielles, elle n'avait jamais eu aucun problème à trouver un binôme pour un travail de groupe, ou à se trouver un copine pour un après midi shopping, les choses se compliquaient toujours quand les relations devaient atteindre un niveau plus personnel. Pour l'instant Cassidy n'avait rencontré personne de qui elle se sentait assez proche pour se montrer telle qu'elle était réellement, elle avait peur de se retrouver complètement isolée si les gens découvraient quel genre d'intello un brin tordue elle était, ou pire, d'être carrément étiquetée « animal de foire » si quelqu'un venait à découvrir quelle était une voyante. Elle pouvait vivre avec les barrières qu'elle mettait entre les gens et elle, mais certainement pas en étant mise à l'écart du groupe. Et même si elle passait sont temps à râler et à pester parce que les gens de son âge n'était qu'un « ramassis d'idiot plus bête que des pieds », elle n'avait aucunement l'envie de mener une existence marginale.

Les pitreries de son père l'amusait énormément, elle riait de bon cœur, mais soudain elle s’aperçut que toute la salle avait le regard tourné vers eux. Elle retrouva son calme du mieux qu'elle pu. Certainement que personne ici n'aurait osé venir dire en face à Hypérion Nott qu'il était trop bruyant, mais si on peut vivre sans avoir la réputation d'être complètement frappé, pourquoi s'en priver ?

« Du calme papa, du calme. Sans quoi tout ces braves gens font finir par s'apercevoir qu'on est sorti de St Mangouste sans autorisation ! »

Bon, son père n'était pas complètement enthousiasmé par l'idée de la recherche en science sociale, mais au moins il ne lui avait pas opposé un non ferme et semblait prêt à la soutenir malgré tout. Bien, elle n'avait plus qu'à lui prouver de quoi elle était réellement capable. Facile.

« Un emploi salarié hein ? Moui, sinon je comptais vivre à tes crochets jusqu'à la fin de mes jours, ou alors faire un mariage lucratif... Je plaisante, je plaisante. »

La plaisanterie sur le mariage était risquée, d'un coté Hypérion avait parfois du mal à s'apercevoir que sa fifille grandissait, les petits amis était un débat houleux entre eux (alors même que très honnêtement les prétendants ne se bousculaient pas au portillon) et de l'autre Cassidy nourrissait l'angoisse que, comme dans beaucoup de famille sang-pur, on ai déjà en sous main une bonne alliance toute prête pour elle (un mariage arrangé, ça promettait des heures calmes et apaisés une idée pareille.) Pour l'instant même si certains aspect d'une relation amoureuse séduisaient Cassidy, tout les garçons qu'elle connaissait la ramenait rapidement à la réalité, tous des crétins et des pervers.

« Moi censurée ? Quand m'a tu entendu tenir des propos extrémistes ? »

Quelle accusation injuste, alors qu'elle était la pondération, la tempérance et le bon sens incarné. Quoi ? Cette histoire de camps de démolduisation pour les sang de bourbe ? Ça n'a rien d’extrême, une simple mesure de préservation pour la culture sorcière, les gens ne connaissent pas la nuance.

Ce journal était l'une de raisons pour lesquelles elle avait hâte que l'école ouvre à nouveau (ça, les sélections pour le quidditch ET être enfin débarrassée de sa mère) alors c'était certain qu'elle essaierait de mettre tout ça sur pied le plus rapidement possible. L'affaire était déjà pas trop mal façonnée, elle avait un petit groupe de rédacteurs intéressés, des idées claires sur la ligne éditoriale, une liste de sujet sur lesquels elle voulait travailler et même déjà une première maquette pour définir le format.

« Oh t'inquiète, faudra encore confirmer l'équipe, mais j'ai commencé à préparer sérieusement le terrain. Enfin faudra encore qu'on se mette d'accord sur un nom. »

Et trouver des lecteurs aussi. Mais ça c'était un détail. Ou pas. Mais elle savait très bien que pour trouver des lecteurs il fallait un minimum leur donner ce qu'ils voulaient. Et les élèves de Poudlard ne voulaient pas connaître les dernières analyses post structuralistes sur l'étude des moldus, ils voulaient les résultats des dernier match, des conseils pour se préparer aux examens et les dernier ragots juteux. Ils auraient tout ça, Cassidy ne voulait pas se servir de ce journal pour changer le monde, elle avait besoin d'un outil pour aiguiser ses talents de rédactions et ses capacités d'organisation et de gestion d'équipe.

« Oh vraiment ? Mince, moi qui voulait publier un canard dissident, enflammer les esprit avec des pamphlets révolutionnaire et voir tout les étudiant de Poudlard renverser le gouvernement. C'est un rêve de plus qui s'écroule.  Non plus sérieusement je sais très bien à qui je m'adresse et rassure toi je ne surestime pas l'intellect de mes condisciples, ça sera tout ce qu'il y'a de plus gentiment généraliste.»

D'ailleurs elle écourta la conversation pour son plongé dans son plat de poisson frit. Elle n'avait aucune envie de disséquer son projet avant même qu'il ne soit réellement lancé, son père aurait bien le temps de juger sur place.

Elle afficha un sourire ravi, ça allait bien cette histoire, il y avait de belles vacances qui se profilait, il ne restait plus qu'à convaincre sa mère. Mais ça devrait être possible, on pouvait toujours négocier. De toute façon toute ces formalités étaient déjà loin des préoccupations de Cassidy, débordante d'imagination comme d'habitude, elle s'y voyait déjà.

« Génial ! On part quand au fait ? »

De même pour le nouveau balai, elle remerciait chaleureusement son père, planifiant déjà ses prochain entraînements, et même envisageant déjà les sélections et les premier matchs. Et la frime, aussi, un peu, mais bon tout le monde ne peut pas se permettre un balai d'une telle classe, et on est pas la fille à papa pour rien.

« Oh t'inquiète, je vais pas traîner trop longtemps non plus, j'ai promis à grand mère de rentrer pour l'aider à nous débarrasser du coq du voisin »

On s'offre les activité familiales que l'on peut, et en l’occurrence, l'élimination d'un volatile bruyant était pour Séraphita un moyen comme un autre de resserrer les liens avec sa petite fille.
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MessageSujet: Re: Faulkner or Nott Faulkner || Hypérion [Terminé] Ven 24 Juin - 19:36

Elle riait. N'allons pas dire qu'il était difficile de faire rire Cassidy, mais Hypérion n'avait probablement pas assez de souvenirs avec sa fille pour ne pas apprécier chaque instant où il pouvait s'amuser avec elle. C'était un homme de la fête. Il sortait souvent- quasiment tous les soirs en vérité – riait énormément, festoyait à n'en plus pouvoir. Pourtant, il gardait avec jalousie chaque souvenir passé avec sa fille où il avait pu rire de bon cœur. Hypérion n'aimait pas franchement la mièvrerie. Il vivait l'instant comme il venait sans réellement jouer la corde des sentiments inutiles. Force était de constater que le sujet épineux qu'était sa fille le forçait à éprouver quelques sentiments humains. Il avait simplement une capacité incroyable pour rester stoïque en toutes circonstances.

-Sans autorisation ?! Je vais envoyer un hibou à Lucius, ils verront bien qui finira à St-Mangouste!

On connaissait Nott pour ses articles, il n'était néanmoins pas un visage connu, ce n'était pas une célébrité publique – et tant mieux. Il pouvait se permettre quelques excès que l'on attribuait à un riche sorcier sans foi ni loi, mais rarement au journaliste sur-côté du moment. D'ailleurs, malgré tous ses dires, il ne se foutait pas de l'avis du public. Malheureusement, il devait rester le meilleur. Toute concurrence était un danger, et tout star montante du journaliste un adversaire de taille. Nott vieillissait et son succès provenait probablement de la sincérité critique et intelligente de ses articles. Aujourd'hui ce qui avait fait sa marque de fabrique unique à l'époque devenait une évidence. On apprenait aux étudiants journalistes à jouer avec le langage et les sujets, user la vulgarisation et le style direct. Écrire devenait probablement plus simple qu'avant, on pouvait se permettre des raccourcis faciles, voire inexacts, parfois même quelques fautes devenaient autorisées. Mais alors on s'attaquait à une concurrence plus importante, plus jeune, plus endiablée.

Alors il ne restait qu'une putain de solution Hypérion : se renouveler. Prendre avec légèreté la concurrence et redoubler d'effort pour tous les surpasser. Continuer à les impressionner, à les inspirer. Ça commençait avec sa fille. Ça continuerait avec la Gazette. Ça ne s'arrêtera que lorsqu'il canera.

Cassidy, d'ailleurs, ne prenait pas assez conscience du danger du métier – et tant mieux, car elle aurait pu avoir des réticences, des réserves quant à son avenir. Hypérion ne voulait pas la sensibiliser à cette concurrence pour qu'elle ne s'y conforme pas. Elle la découvrirait bien assez tôt et l'affronterait avec style. Car, elle en avait, merde. Du Style, à la Nott, chez elle, ça ne manquait pas. Et pour ça, Hypérion se battait régulièrement avec son père. La marier ? Et puis quoi encore ? Elle était suffisamment coriace pour arracher les couilles de son partenaire forcé. C'était pas un cadeau que d'offrir Cassidy en mariage, et Hypérion ne prendrait pas le risque d'une guerre ouverte avec une autre famille à cause de sa fille. Accessoirement, il savait qu'elle pouvait se débrouiller seule, et il préférait qu'elle trouve l'amour seule plutôt qu'accompagnée par un vioque, son père célibataire coureur de jupons et son taré d'oncle qui virait dans les arts obscurs de la magie noire. Enfin, à ce jour, il avait du mal à se dire qu'elle avait l'âge de découvrir les plaisirs insoupçonnés du sexe. C'était comme admettre qu'il devenait vieux, il le savait mais ne voulait pas en entendre parler.

Elle se moquait de ses conseils et de ses préventions mais d'expérience Hypérion savait qu'il était facile de s'élancer dans des articles contestataires tendancieux. Azkaban lui avait bien fait comprendre que les mots avaient souvent plus d'impacts que des gestes. Il n'aurait probablement jamais connu le succès sans cet épisode d'ailleurs, mais il ne le souhaitait pas à sa fille. Les puristes n'étaient en rien aussi souples que les merlinistes. Et Azkaban allait prendre un sacré coup de sadisme avec l'avènement de Lucius au Ministère. Les changements mettaient probablement du temps à prendre effet, mais dès lors que l'intermédiaire de Voldemort aurait réformer la prison des sorciers, celle-ci n'aura d'humain que son directeur.
Là était probablement le coup de maître du purisme et sa défaillance la plus nerveuse : son extrémisme. Ils étaient capables de radicaliser la politique et propulser le Royaume-Uni au rang de puissance mondiale indispensable au fonctionnement magique international. Néanmoins, et ce n'était pas qu'une hypothèse, le purisme puisait sa chute dans son ambition destructrice et radicale. Un parti plus modéré fusionnant les deux extrêmes aurait eu toute l'attention de Nott. Mais celui-ci refusait de pointer le bout de son nez par peur de recevoir foudres et critiques des Grands du système politique actuel. Une honte quand on comprenait que l'Angleterre s'enlisait dans un système dictatorial sans prévenir sa population du mal à venir. Il fallait peut-être avoir le recul journalistique pour en prendre conscience ? Néanmoins, jamais Hypérion n'aurait balancé dans sa quotidienne un tel sujet. Pas par peur, par simple acquis de conscience : il voulait que le purisme écrase la concurrence. Il exécrait le merlinisme et la modération des propos. Il voulait un extrême. Mais son intelligence le poussait à reconnaître que l'équilibre ne serait jamais présent dans ses affinités politiques, et encore moins dans la politique de Lucius qui n'avait cela de bien que d'être associé au purisme.

-Fais la maligne ! Tu verras qu'on te tombe souvent dessus pour tes propos même lorsque tu les crois généralistes. Je te demande juste de faire attention à toi.

Car sa conscience paternelle ne s'éteignait jamais véritablement. Il termina son assiette d'une bouchée et pris une dernière gorgée de vin. Il s'essuya la bouche avec une serviette et tira une cigarette.

-Néanmoins, je suis vraiment content que tu te mettes à ce projet. Ça changera de te voir écrire plutôt que de parler à ton chat.

C'était une pique particulièrement simple mais efficace pour Hypérion. Il rirait toujours autant de savoir que sa fille ne perdait jamais patience et continuait de parler inlassablement à son mammifère inconscient du moindre propos de sa maîtresse. Il comprenait l'importance pour elle de s'exprimer, il ne saisissait toujours pas pourquoi le faire en face d'un animal incapable d'apprécier la beauté de l'intelligence sorcière. Soit, ce n'était pas ses affaires, il la laissait gérer sa sociabilité comme elle l'entendait. Tant qu'on entrait pas dans un conformisme merliniste visant à dire « oui » à tout et à tout le monde – ce qui était évident très loin d'être le genre de Cassidy vu le caractère trempé et tranchant de la gamine.

D'ailleurs, l'amener en vacances était un pari risqué. Elle n'allait pas se sauver, évident, mais elle était capable de les empêcher de partir en créant un incident diplomatique. C'était du moins ce qu'Hypérion aimait à se dire. Il préférait le risque de l'incident plutôt que la sûreté d'avoir une fille sans vie.
Il fouilla dans ses poches quelques instants, clope au bec, et tira une poignée de pièces. Il y avait là plus d'argent qu'un petit salarié du Ministère ne pourrait jamais sortir. Il les poussa sur la table vers Cassidy.

-Tu te payes le balais et l'équipement. Rien d'autre. Je vérifierai.

Mon œil. Il n'avait jamais vraiment regarder l'argent – pas même au début de ses emmerdes avec le gouvernement merliniste. Il dépensait sans compter, même lorsqu'il n'avait plus d'argent. Aujourd'hui, la période où se payer à manger chaque soir était loin, et il pouvait véritablement se permettre toute sorte d’excessivement sans y regarder à deux fois. Les Nott n'étaient pas riches à l’instar des Malefoy, des Rosier ou des Black. Mais ils avaient un fond de commerce intéressant leur permettant de vivre allègrement sans rougir.

-'Fin, un bouquin en plus si tu veux/

Il tira sur sa cigarette et l'écrasa dans le cendrier.

-On partira mi-Juillet. Fin Juillet maximum. Je dois régler quelques merdes au boulot et je pourrai prendre mes vacances l'esprit libre.

Il tira une montre à gousset d'une magnifique finition. Héritage familial qui remontait au XIXème siècle, c'était un objet de toute beauté qui se servait de la magie pour influencer le temps. Le mécanisme dysfonctionnait légèrement, il était donc risqué de s'en servir autrement que pour lire l'heure. De plus, Hypérion refusait de devoir l'amener aux Mystères où ils auraient pu le réparer car ils auraient alors exigé de l'étudier, et ça l'emmerdait profondément que l'on pique dans ses affaires.

-Merde, déjà quatorze heures. On va y aller Cass' ? Je te ramène jusqu'au chemin de traverse?

Il tira deux nouvelles pièces et les déposa sur la table. C'était bien trop pour ce qu'avait coûté le déjeuner, mais le pourboire conséquent lui permettait de préserver ses entrées ici-bas. Ici, et ailleurs, il payait le monde pour le plier à son exigence. Jusqu'ici, tout allait bien. Plus difficile sera la chute.
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Faulkner or Nott Faulkner || Hypérion [Terminé] Mer 29 Juin - 15:23

« Bien sûr, bien sûr. Mais de toute façon, tu crois vraiment que je publierai quoique se soit sans te le faire lire avant ? »

Cassidy avait hâte de se plonger dans ce projet, c'était réellement quelque chose qui la tenait à cœur, et ça promettait d'être une aventure excitante. Elle était prête à se donner à fond pour réunir une bonne petite équipe et faire en sorte que cette revue d'étudiant ai l'allure d'un publication professionnelle, pas un de ces fanzines d'ado avec des textes écrit avec les pieds, monté en dix minutes dans une arrière salle et qui sentent la colle à eau et les ciseaux à bout rond. Mais au moins pour ces premier articles, elle tenait absolument à avoir l'avis de son père, malgré ces différents travers c'était un grand professionnel et on pouvait lui faire confiance pour juger si une publication était viable ou si c'était juste de la bouse de dragon étalée sur du parchemin.

« En tout cas je suis contente que tu approuves mon projet, c'est important pour moi. »

Ça faisait au moins un de ses parents qui la soutiendrai dans cette aventure. Elle en avait bien évidement parlé avec Demelza mais celle ci c'était contenté de lui répondre qu'elle ne voyait aucun inconvénient à ce que Cassidy « joue à la journaliste » tant que ça n’interférait pas avec ses études. Pour sa mère ça n'avait rien de sérieux, elle pensait simplement que Cassidy voulait imprimer quatre pages de blagues pour ses amis et pas que c'était réellement pour elle une façon de tracer les premier contours de sa carrière. Et Demelza n'était surtout pas plus ravie que ça de voir sa fille suivre avec enthousiasme les pas de son père, elle considérait la presse comme un milieu de canaille et aurait largement préféré que sa fille embrasse une carrière de guérisseuse ou au moins une respectable carrière ministérielle, qu'elle ai plus les pieds sur terre plutôt que de vouloir toujours se lancer dans des aventures.

« Hey ! Nietzsche est un animal délicieux, c'est, euh, oui bon c'est juste un chat, je sais. Mais... C'est pas toujours facile pour moi de me faire des amis, alors voilà. »

Si Cassidy était aussi solitaire c'était d'une part parce que ça santé fragile l'isolait un peu du reste des élèves, elle passait tellement de temps à l'infirmerie qu'elle y avait son lit attitré, et une relation privilégiée avec l'infirmière de l'école dont elle était devenue la partenaire de gin rami. Cassie était également exigeante envers les gens, et refusait catégoriquement de perdre son temps avec des gens inintéressants ou complètement crétin juste pour ne pas se retrouver seule. Mais surtout Cassidy n'avait pas réellement assez confiance en elle pour faire totalement confiance aux autres. Même si elle affectait de s'en moquer, elle avait perdu toutes ses premières copines d'enfance quand celles ci avaient assisté à une des ses -crises-, alors maintenant elle préférait tenir les gens à bonne distance pour éviter une déception. Au moins avec Nietzsche elle était sûr que, peu importe ce qui se passerait, la chatte ne la considérerait jamais comme un monstre bizarre.

Quand elle n'avait pas le moral, c'était son chat qui savait encore le mieux la réconforter. Enfin ça et l'écriture. Elle n'en avait encore parlé à personne, et ne le ferait sûrement jamais, mais depuis le début de l'été dernier Cassidy tenait scrupuleusement un journal intime. Elle y inscrivait chaque jour un court résumé des événement du jours. C'était une pratique salvatrice pour elle, elle avait toujours un million de trucs que lui traversaient l'esprit et tenir ce journal quotidien lui permettait d'y voir plus clair et de faire le tri dans tout ce marasme de sentiments que représentait une vie d'adolescente.

« Merci papa ! » dit Cassidy en fourrant la poignée de pièce dans sa bourse. « Effectivement, il me faut de l'équipement en plus du balais, hors de question que je reprenne les vieilles affaires de Potter. » ajouta-t-elle avec une grimace.

Traditionnellement les joueurs de quidditch de l'école se contentait d'acheter leur propre balai, les robes et le reste des protections restaient à l'école et passait de joueurs en joueurs. Mais vu son prédécesseur au poste d'attrapeur, elle préférait tout racheter à neuf, quitte à devoir y mettre ses deniers personnels (enfin ceux de son père en l’occurrence.) Et vu la composition de l'équipe précédente, mieux valait sans doute tout cramer et repartir de zéro, l'absolue nullité de Ron  avait peut être bien contaminé tout la matos, la traîtrise sanguine de la famille Weasley, qui était venue coloniser d'une manière parasitaire cette équipe de Gryffondor, nécessitait que chaque nouveau joueur souhaitant intégrer l'équipe achetasse sa propre robe de quidditch. En plus les robes étaient tellement vieilles que leur écarlate flamboyant commençait à virer au marronnasse crasseux. Mais pour l'heure Cassidy se contenterait de toute façon d'un balai neuf et d'un jeu de protection, se serait présomptueux de s'offrir une robe au couleur de Gryffondor avant même d'être officiellement sélectionnée.

Un balai tout neuf, alors que la mère n'avait aucune envie que sa fille n'intègre l'équipe de quidditch et des vacances en France, la prochaine rencontre entre les ex amants allait sans nul doute encore être explosive. C'était exactement ce genre d'attitude que Demelza reprochait à Hypérion, et aux Nott en général, la pourrir de somptueux cadeau et lui donner des habitudes de princesse gâtée.

« Je parlerai du voyage à maman ce soir, donc attend toi à sa visite prochainement. »

Visite dont Cassidy serait très certainement absente. Elle adorait ses deux parents mais s'était promis de ne plus jamais se retrouver entre les deux, sauf nécessité absolue. C'était vraiment un exercice déplaisant, tant ils étaient incapable de tenir plus d'un quart d'heure dans la même pièce sans finir par se crier dessus. Heureusement que ces deux là avait eu un enfant ensemble, mais franchement Cassidy n'arrivait vraiment pas à imaginer qu'à une période ses parents ai été un couple assez heureux pour tenter de vivre ensemble et d'avoir un gamin.

Casssidy termina son soda, se leva et quitta le restaurant derrière son père. Une fois dehors ils transplanèrent jusqu'au chemin de traverse.

« Bon j'y vais, je dois passer à la boutique de balai et j'ai dis à maman que je rentrerai pas tard.» Elle embrassa son père avant de filer « Merci encore, j'me suis bien amusée aujourd'hui. »

Elle se dirigea allègrement vers les rues commerçantes et populeuses, non sans se retourner une dernière fois.

« A bientôt papa, travaille bien et transmets mes salutations respectueuses à notre bon ministre Lulu » termina-t-elle avec une dernière révérence moqueuse.
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MessageSujet: Re: Faulkner or Nott Faulkner || Hypérion [Terminé]

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Faulkner or Nott Faulkner || Hypérion [Terminé]

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