POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Peut-être une question d'honneur... || Lucius

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Joe Emerald


MessageSujet: Peut-être une question d'honneur... || Lucius Mer 10 Fév - 11:55


Une bonne matinée s'annonçait pour Joseph Emerald. On ne le voyait jamais, en fait, au Emerald's avant midi, heure à laquelle on servait les premiers brunchs aux premiers des gros pleins de soupes puristes – les seules personnes au monde à employer le mot bruncher comme s'il était naturel. La matinée, Joe préférait l'ambiance plus calme du Diamond. Il ouvrit lui-même le bar, situé lui aussi sur le chemin de Traverse – au coeur de la rue, l'Emerald's était plutot à droite et le Ruby, fief merliniste, plutot à gauche, et ce n'était clairement pas choisi au hasard – et releva la grille d'un geste ferme. La figure de l'ancien auror était familière sur le Chemin de Traverse. Les autres commerçant appréciaient cet homme là, toujours en costume, qui dominait son monde du haut de ses deux mètres.

Cigarette au bec, il salua le libraire d'à coté, qui ouvrait lui aussi, et l'apothicaire. Un coup d'oeil à droite, un coup d'oeil à gauche, et puis en avant. Vérifier ses arrières, c'est ça qui leur fait défaut, et c'est ce qui me permet de survivre, à moi. Joseph Emerald était profondément malhonnête, mais en effet, il survivait bien depuis la bataille de Poudlard ; en fait, il prospérait, comme depuis toujours ou presque. Rebondir, regarder, analyser, tel était son vrai domaine. Son sens des affaires était inné, et basé sur un axiome simple. Je commerce avec ceux qui veulent commercer. Tout est achetable, il faut me proposer le bon prix, c'est tout. Ainsi, il profitait de l'argent des puristes, et des merlinistes, ceux qui en avaient du moins.

Emerald était un esprit libre, il n'aimait pas qu'on lui dicte sa conduite. Il pensait à lui, à survivre, à continuer. J'ai mes vieilles idées, oh oui. Je ne vous fais pas confiance pour les porter. Les sang purs avaient essayé de l'écraser ; les merlinistes, bien qu'il partagea leurs idées, l'avaient trahi. Il n'y avait donc qu'une seule bonne voie : la sienne. Celle qui mène à la richesse, au pouvoir, à être quelqu'un qui compte sans avoir les emmerdes qui vont avec et sans avoir besoin de jouer le jeu hypocrite de Malefoy. Les deux camps avaient besoin de lui.

Comme Joe parlait argent, intérêt du peuple, il était influent dans la classe moyenne sorcière, celle des petits commerçants qui ne s'intéressaient vraiment qu'à leur argent. Il pouvait se présenter grand électeur, il le ferait surement, et gagnerait peut-être, en parlant des choses en lesquelles il croyait : qu'il n'y aurait pas besoin de purge – qu'elle soit des merlinistes ou des puristes – qu'on pouvait éviter la guerre, et que les taxes étaient inutiles. Un discours qui parlaient aux gens qui ne se voyaient comme héroique, ou n'avaient pas la foi pour défendre une juste cause, et qui ne voulaient pas être des extrémistes à la Malefoy et Yaxley. Et comme il dirigeait plus ou moins la sphère criminelle, il avait les moyens – et aussi l'argent – de faire pression sur des gens.

C'est ma meilleure option. Rester indépendant. Mais je ne suis ni borné, ni stupide. Il ne voulait adhérer à aucun parti, maintenant, beaucoup de choses étaient négociables. Il pouvait aider n'importe qui si on lui mettait le bon prix. Il fixait simplement ses propres limites. Pas de meurtres. Jamais. Les gens prêts à engager des tueurs à gage devaient prendre leurs couilles à deux mains et se démerder. Et pas d'aide réelle aux mangemorts. Oh, il fournissait des informations. Il fournissait de la coke, du champagne, et des filles, il arrangeait quelques histoires, mais c'était tout. Je ne suis pas votre allié. Je suis là pour vous exploiter, et gagner contre vous. Je le ferais, je gagnerais seul, je n'ai besoin de personne d'autre. Ca ne sert à rien de compter sur ceux qui parlent et n'agissent pas, sur ceux qui prétendent combattre le Mal et vous trahissent dès que vous agissez réellement. Le feu se combat par le feu, en utilisant leur méthode. En la retournant contre eux. Et en leur montrant que parfois, souvent même, elle peut échouer, parce qu'ils ne sont pas les seuls à savoir l'utiliser.

Joe Emerald avait été à Serpentard. La ruse faisait partie de lui, tout comme sa capacité à gérer une équipe d'une main de fer. Oui, il était autoritaire, cynique, et rusé. Bonne description du personnage, si on y ajoutait une fierté maladive. Il ne voulait rien devoir à personne, ce qui expliquait en partie son rapport un peu névrotique à l'argent. Et donc, tous les matins, il accomplissait le même rituel. Ouvrir lui même le Diamond, s'enfermer dans son bureau pour vérifier les comptes de la veille. Puis il faisait le point avec les serveurs du Diamond pour voir comment ça se passait, comment la journée s'annonçait – bien, en général. Le Diamond était fréquenté aussi bien par des merlinistes que des puristes. Par une sorte de convention tacite venue d'on ne savait où, on y débattait mais on ne s'y battait pas. Puis il passait manger au Ruby, en général avec des merlinistes qui voulaient faire affaire avec lui, et faire un point avec l'équipe avant d'aller, et ce pour le reste de la journée, au Emerald. C'est là qu'il concluait la majorité de ses affaires, et là aussi où l'on avait le plus besoin du « patron » comme ses employés l'appelaient avec respect. Et pour cause ! Les sales richards bourrés devenaient vite ingérables pour les serveurs ; la perspective de ce type plutôt calme, de deux mètres, qui les mettait littéralement dehors et qui possédait l'endroit suffisait à les calmer. Sa simple présence, sans dire un mot, était d'ailleurs suffisante.

Donc, ce jour là, vers quinze heure, il était effectivement au Emerald, faisant l'inventaire des stocks avec Fenton, son fils, lorsque Miller, le chef de l'équipe de l'après-midi, débarqua, l'air un peu paniqué :

« Patron, on a un problème, le ministre en personne est là ! »

Joe Emerald ne paniqua pas pour autant, et continua son inventaire :

« Ca nous fait encore six caisses de pur-feu, j'aimerais bien que tu en commandes cinq pour la soirée de la semaine prochaine, la délégation sud-africaine finira forcément ici. »
Il se tourna ensuite vers Miller : « Eh bien, ça nous change du vieux Monty ! » John Montgommery, directeur du service des usages abusifs de la Magie, était le père de sa femme, et de manière incidente, un ancien camarade de Serpentard. Un poste inutile mais plus ou moins prestigieux. « Que nous veut-il ? La police magique n'est pas là, je suppose ? Visite informelle, donc. Je vais le voir dans mon bureau. Envoie le moi quand j'y suis. »

Il fit un signe de tête à son fils ainé, qui voulait dire « prends les commandes, je gère ça. », puis il monta dans son bureau, vitré, bien aménagé et dominant la salle. Il s'installa et sourit. Se payer le luxe d'avoir fait attendre un ministre de la magie, eh, ce n'était pas rien. Mais ce fut de courte durée, car Malefoy entra rapidement.

« Pas de police magique, j'en déduis que vous n'avez pas l'attention de m'emprisonner pour un motif politique. » Joe jouait aux fléchettes contre une cible représentant Barty Croupton Sr, et lança une dernière flèchette qui atteignit l'effigie à l'oeil, avant de se lever. « Monsieur Malefoy, quel bon vent vous amène ? Voulez vous un whisky ? »

Ou mauvais. Peu importait. Il n'aimait pas Malefoy, mais il avait des notions de politesse élémentaire. Sauf si les gens se comportent comme des connards, on ne leur crache pas à la gueule. Il lui serra la main d'autorité ; on n'aurait pas pu imaginé deux hommes plus différents : robe de sorcier luxueuse et traditionnelle contre costume noir trois pièces tout aussi cher, sang pur contre sang mêlé, cheveux blond contre cheveux blancs. Joseph dominait en taille Malefoy. C'était tout pour la description physique.

Pour la psychologie, eh bien, leurs intérêts étaient purement contraires, mais Joe était toujours ouvert à la discussion. La seule limite, contrairement à ce qu'on pouvait penser, c'est que tout ne s’achetait pas.
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MessageSujet: Re: Peut-être une question d'honneur... || Lucius Dim 14 Fév - 23:49

La vie de politicien n'a rien de facile, d'élémentaire, de classique ou d'aisé. Bien entendu des privilèges peuvent suivre une telle stature, et c'est bien normal par ailleurs : on obtenait le rang que l'on daignait bien se donner à ce petit jeu là. Mais une chose était certaine, aucun homme politique ne peut accéder à son rang seul. Absolument aucun.

Le pouvoir avait donc pour cruel revers, une fois qu'il est obtenu, de la partager. On peut le partager de bien différentes façon mais une seule pouvait réellement convenir à quelqu'un comme Lucius Malefoy : le partager le moins possible. Vénal et riche, l'homme n'avait de cesse de faire en sorte qu'on s'intéresse à lui. Il avait des gens influents dans sa poche depuis fort longtemps. Et il connaissait également les gens qui s'étaient toujours refusés à se laisser glisser dans la dite poche. Mais les temps avaient changés. Avant c'était un petit bourgeois prétentieux, plus has been que dans le vent. Mais maintenant c'était le Ministre de la Magie. El Maestro politicas. Tout ce qui se faisait dans ce pays finissait, d'une façon ou d'une autre, sur son bureau. Un privilège qui pouvait lui permettre d'user d'une influence assez sale et moralement répréhensible.

Pouvait-on le croire idiot au point de penser qu'il ne comprenait pas que sa position, si forte soit-elle, était caduque ? Ce serait clairement pousser un peu loin le bouchon. Certes Malefoy avait souvent privilégier le paraître à l'être, mais il avait ses qualités et on pouvait dire qu'en terme de flagornerie, de manipulation, de bassesse humaine et de dépravation de la dignité, il avait clairement roulé sa bosse.

Rares étaient les hommes qui de son vivant avaient réussi à inquiéter Albus Dumbledore à la direction de Poudlard. Malefoy le fit deux fois par ses influences plus que par son talent. Il savait s'y prendre pour susurrer des mots doux aux oreilles qui daignaient bien les écouter. Tout l'art de Malefoy était de reconnaître les gens réceptifs ou de rendre les plus farouches plus dociles. Dans tous les cas mentir, menacer et monnayer, les trois M collant parfaitement au Ministre de la Magie Malefoy, intervenaient de près ou de loin dans ces affaires là.

Or pour bien faire dans ce genre d'affaires, il fallait se renseigner, et contrairement à ce qu'on pouvait penser, on n'est jamais aussi mal renseigner que quand on est Ministre : les gens ont une très très grosse tendance à vous dire ce que vous voulez entendre et non ce qui doit être dit. Désinformation et information, il y avait de quoi s'y perdre. Rares étaient les agents fiables mais heureusement pour lui, Lucius pouvait compter sur les Mangemorts pour l'aider dans son entreprise mais il ne faisait pas la sottise de leur accorder pleinement sa confiance : il devait vérifier.

Il existe depuis longtemps des réseaux clandestins d'information et Malefoy les a souvent empruntés par le passé, notamment pour ce qui touchait le trafic d'objets de magie noire. Il connaissait des personnes, des lieux et des noms qui aurait pu se montrer utiles un jour ou l'autre. Etait-il rassuré de revoir des têtes connues, certainement, mais quelques mois il était hors du coup, souvent en disgrâce et son statut de Ministre était un frein pour les gens dans la clandestinité : on ne lui faisait pas confiance.

L'idée était donc des plus simples à présent, il devait repartir avec un réseau d'information et de services tout neuf pour prospérer autant dans l'ombre qu'à la lumière. Histoire de se préparer d'où que vienne le vent. Il connaissait un nom précis. Emerald. C'était un coup de bataille explosive de venir voir ce mec. Il était un merlinsite si pas partisan tout du moins assez convaincu. Mais il était également dans le business et si le merlinisme ne collait pas vraiment avec ce facho de Malefoy, le business ça le connaissait : il était probablement la plus grosse fortune sorcière actuelle.

Le Ministre fit un transplanage seul après sa journée de travail, il arriva directement dans la ruelle désirée, sa canne-baguette au poing, il arpentait fièrement la rue, d'une démarche qui laisse sous entendre que cette dernière lui appartenait, ce qui ma fois, n'était plus si faux que ça. Un jeune homme était en train de s'occuper des serveurs d'un bar, il les briefait sur leur service dans la rue avant que ceux du matin ne termine leur journée. Malefoy s'éclaircit la gorge et les petites gens s'effacèrent pour rentrer dans l'établissement dont on ne pouvait douter qu'il était louche. Lucius regarda de ses yeux gris le jeune Miller d'un air mauvais et il lui lança un gallion en disant
:

Je viens voir votre patron. Dites-le lui avec célérité, je patiente ici.


Le jeune homme, quelque peu décontenancé par la présence du Ministre dans sa ruelle, entra à l'intérieur et ne reparut que deux ou trois minutes plus tard. Il le fit entrer en toute simplicité par les couloirs du personnel pour lui épargner la vue de la clientèle. Lucius entra dans un bureau richement orné bien que ce fut fait avec du goût. Il dérangea son hôte dans une partie de darts, un passe-temps pour les moldus clients de pubs. Il apprécia tout de même de reconnaître Croupton comme cible : si le jeu était sans intérêt, le symbôle lui l'était bien plus. Il serra la main de Joe Emerald non avec sympathie mais de la façon la plus professionnelle qu'il soit.

J'en prendrai volontiers une larme, je vous remercie. Du Brasero de Salem si vous avez.

Le ton était donné, Le ministre réclamait d'entrée de la bibine puriste. Ce whisky américain était issu de l'exploitation d'elfe de maison, de gobelin et de moldus esclavagés par des sorciers sang-pur depuis des siècles. Lucius connaissait un des producteurs texans, un certain Drof, et même si il avait cru à des légendes, il avait finit par voir de lui-même des moldus dans des usines cachées de la marque. Depuis il en faisait servir à toutes ses réceptions. Malefoy était un homme de principe.

Il n'attendit pas d'être servi pour lancer une mise en bouche, un préambule à la discussion avec ce géant londonien, il déclara de sa voix traînante en posant son regard le portrait de Croupton :


Je vois que nous avons une idole commune... Il avait du panache et du talent mais il me semble qu'il se soit mal entouré d'années en années. Et il a fait des erreurs qui ont fini par lui couter très cher. Triste destin que la vie de cet homme vous ne croyez pas Emerald ? Mourir pour ne pas avoir accepté les évidences...

L'allusion au fait que Croupton n'aie pas sauver son fils d'Azkaban avant que sa femme ne l'y contraigne était assez évidente. Malefoy voyait là une belle occasion de faire passer subtilement le message. Le Ministre laissa quelques secondes s'écouler avant de relancer :

Je suis à la recherche de personnes aux oreilles attentives. On m'a glissé votre nom et quand bien même votre passif ne me réjouis qu'assez peu, j'ai cru comprendre que vous étiez un homme raisonnable.

Je me trompe ?

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MessageSujet: Re: Peut-être une question d'honneur... || Lucius Mar 1 Mar - 15:31


Ne leur vends pas ton âme. Ne te rends pas. Traîne avec qui tu veux, fais les affaires que tu veux, mais souviens-toi, souviens d'où tu viens, jusqu'où tu veux aller, et comment tu veux y aller. C'est ça, oui : souviens toi de la mise, de l'enjeu. La vie, c'est un coup de poker, fils. C'est ni plus ni moins que ça. T'as une mise, t'as un truc à gagner, et deux chemins pour y parvenir : le bluff, et ou avoir toutes les cartes en main. Simplement, faut que tu te demandes, est-ce que ça vaut le coup, ou pas ?

Oui, bien sur, ça en vaut le coup. Joe ne repensait pas avec émotion aux paroles de son père. Il revoyait le vieux, mégot de cigare au bec, la crasse de la maison, et ça alimentait, toujours, encore, sa haine de la pauvreté. Tout, mais plus jamais ça. Il était fier, Emerald, fier de sa richesse matérielle, du luxe dans lequel il vivait, et il ne l'aurait abandonné pour rien au monde. Du moins, il aimait à le croire et à le répeter à l'envie. Ca et le fait qu'il s'était bâti tout seul, et qu'il ne dépendait de personne. Onze ministres, et je suis toujours dans la course, dans l'ombre du pouvoir, tirant partie des failles du système. Car la société sorcière, construite sur des antagonismes manichéens, n'était clairement pas faite pour contrer le genre d'homme qu'était Joe Emerald. Je n'ai pas le même code que vous. Je ne suis pas dans un camp ni dans l'autre. Je ne soutiens personne à part moi. Il était, il resterait, un partisan fervent du « je suis le maitre de mon destin, je suis le capitaine de mon âme » bien que très éloigné de l'état d'esprit de Nelson Mandela. J'ai mon code. Je décide. Et Joe Emerald décidait, personnage inclassable qu'il était. Il était un entrepreneur ; l'argent n'avait pas de camp ; les deux camps possédaient de l'argent ; par conséquent, il pouvait faire des affaires avec tout le monde.

Et tout le monde voulait faire des affaires avec lui. Pourquoi ? Parce que Joe Emerald savait. Justement parce qu'il était dans le circuit politique depuis plus longtemps que la plupart des gens, il connaissait leurs forces et leurs faiblesses. Il n'était pas un criminel au sens strict ; tout du moins il était plus que ça. Drogue ? Joe Emerald. Filles ? Joe Emerald. Informations ? Joe Emerald. Soutien politique ? Il fallait voir. Le camp des mangemorts l'avait méprisé toute sa vie durant, lui le parvenu, lui le vulgaire sang mêlé, et le sang-mêlé vulgaire, le mafieux repoussant, qui se foutait de la gueule du monde et qui gueulait si fort que malgré tout on l'écoutait. Lui l'ancien auror, qui l'était devenu pour montrer à ceux qui l'avaient pris pour cible à Poudlard qu'on ne s'attaquait pas à Joe Emerald sans en payer le prix fort. Lui le fonctionnaire trahi par sa hiérarchie, trahi par les merlinistes, trahi par les idées en lesquelles il croyait.

Je n'ai pas de motivations héroiques. Tout ce que j'ai fait, c'était pour moi et pour mon bon plaisir, et par vengeance aussi parfois.

Il ne croyait en personne, il traçait sa route, et personne ne pouvait l'abattre. Si personne ne veut de moi, je ne vois pas pourquoi j'aurais besoin des gens. Il faisait donc des affaires, cela ne voulait pas dire qu'il était allié avec quiconque. Il pouvait même être un partenaire dangereux ; car si on lui faisait une meilleure offre, il n'hésitait jamais à retourner sa veste.

Lucius Malefoy n'était pas plus son allié que Kingsley Shackelbolt, mais Joseph Emerald avait un passif plus ennuyant avec le ministre qu'avec son ancien collègue devenu chef du parti d'opposition. Il sourit, amusé, cependant, à ce que lui disait le ministre. Ne la joue pas comme ça. Ne fais pas dans la provocation, mon vieux, je peux être plus doué que toi. Il servit deux verres de Pur-Feu écossais.

« Navré, je ne sers que ce qui vient des îles britanniques. Avec tout cet argent qui manque dans les caisses de l’État, il vaut mieux faire preuve de patriotisme et éviter l'importation, vous ne pensez pas ? Et puis, je vous l'avoue, j'ai toujours pensé que le Salem avait un sale goût de retour en arrière. »

Il sourit encore, et alluma un cigare. Il ne demanda pas si Malefoy fumait ou si ça le dérangeait. Il était chez lui. Et pour le coup, il avait envie de rire franchement, très franchement, à ce que disait le ministre de la magie anglais.

« Croupton m'a trahi, monsieur Malefoy. Il m'a viré parce qu'il me jugeait dangereux, parce que j'en savais trop, en prétendant que mes méthodes – les méthodes qu'il a mis en place pour, pardonnez moi de vous le dire, vous latter la gueule, à vous autres mangemorts – étaient trop expéditives. Vous n'avez pas besoin de me convaincre là-dessus. Les merlinistes ne sont pas mes amis. Et je doute d'être le leur. »

On croit en la même chose, c'est à peu près tout, et encore, ce n'est pas très sur. Autant dire, que oui,  il voulait bien discuter avec Lucius Malefoy. Ca dépendait de ce qu'il lui proposait. De ce qu'il devrait faire en échange. De comment il le ferait, et pourquoi. Joe Emerald n'était pas dupe. L'argent exerçait un attrait presque malsain sur lui, mais il était loin d'être idiot. Il n'était pas l'un des pions, il était l'un des joueurs. Il tirait, comme les autres, son épingle du jeu. Pour ça, il faisait des affaires, et il avait besoin plus ou moins, d'un client en confiance. Pas trop quand même, parce que le client devait se rappeler d'une autre chose : c'était lui, et personne d'autre, qui décidait.

« Mon passif appartient au passé. Comme je vous l'ai dit, monsieur Malefoy, les merlinistes ne sont pas mes amis, ils ont simplement parfois besoin de moi, comme vous pourriez en avoir besoin. » Il sourit placidement au ministre de la magie : « Je travaille avec qui me paye, pour moi, et pas pour un camp. Les idées, je m'en fous. J'ai les miennes, vous avez les votres, ça n'a rien à voir avec nos affaires. Ma vraie nationalité, c'est l'argent. » Il tira sur son cigare. « Et ce qui compte vraiment, c'est ce que vous me demandez de faire concrètement, et pour quel prix je pourrais être conduis à accepter. »

Il avait réussi à se sortir de la misère. Il avait réussi à se sauver de situation complexe où il était physiquement en danger. En revanche, pour ton âme...je crois que c'est foutu.
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MessageSujet: Re: Peut-être une question d'honneur... || Lucius Jeu 17 Mar - 22:25

Le lucre était une fidèle compagne dans bien des milieux et pour bien des hommes. Que fallait-il faire pour obtenir ce qu'ils désiraient tant ? Pourquoi l'argent appelait-il toujours plus d'argent, dans plus de poches de plus de connards et de corrompus. Il n'y avait pas vraiment dans les milieux un peu mafiosi. Mais il y avait un dictat, celui de l'or.

Si l'argent n'a pas d'odeur, l'or non plus. Il n'a même pas de goût, de couleur ou de son si tant est qu'il finit dans ta bourse et non dans celle du voisin. Les choix étaient chose simples à faire quand l'avantage pécuniaire est la seule chose qui vous intéresse vraiment.

Quelque part les deux hommes en présence étaient nés pour se rencontrer. L'un avait gravit les échelons de la société sorcière, plus ou moins légalement et de façon totalement intéressée envers sa petite personne. L'autre était né la cuillère d'argent dans la bouche, que dis-je, la cuillère d'or. Lucius Malefoy était né riche. Très riche. Trop riche diront certains. Une chose était sur, il avait assez d'or dans ses coffres pour s'acheter un pays. Preuve en était : il était le Ministre de la Magie tout en étant un illustre incapable dans bien des domaines.

Faute de talent, il se payait celui des autres depuis des années. Il n'en éprouvait aucune espèce de honte ou de remord. C'était pour lui l'ordre des choses. On ne faisait pas tous le poids face à l'adversité, Lucius en était absolument certain.

Devait-il se la fermer et suivre pour autant ? Il ne le croyait pas, bien que quelque part, c'était exactement ce qu'il faisait quand il s'agissait du Seigneur des Ténèbres. Malefoy aboyait toujours sur les chiens plus petits que lui. Les molosses, il s'en accommodait par l'obéissance voire l'obédience. On ne pouvait pas prétendre qu'il l'ouvre quand il était préférable de se taire. Que devait-il dire véritablement, parfois il n'en savait rien. Et c'était là le problème. L'homme face à lui le savait et c'est pour celà que le Ministre était dans son bar à une heure où il ne devrait pas sortir de chez lui ou de son bureau.

Malefoy s'accommoda parfaitement du changement de boisson : il aimait tous les alcools de toute façon. C'était un ivrogne relativement assumé depuis son passage à Azkaban. Auparavant il était un gros buveur mais restait dans le domaine du contrôle. Il était depuis passé dans une forme d'addiction assez bien assumée. Il ne niait pas son besoin de doses quotidiennes. Il s'adaptait donc à toutes les cames possibles pour remplir son besoin viscéral de boissons éthyliques. Il écouta l'homme avec beaucoup d'intérêt. Vraiment beaucoup.

Il sirotait tout en écoutant. Sans se presser de commenter ou de réagir, il préférait de loin déguster ce qui lui fut servit. Un bon cru selon son palais des plus abîmés.

On l'avait bien renseigné sur Emerald : il savait ce qu'il voulait, et ce qu'il voulait était surtout à la portée des gobelins de Gringotts. L'homme ne s'en cachait pas, il ne s'embarrassait même pas à faire des sous entendus. Il parlait cash. Sans retenue, sans même se soucier d'être face à l'autorité la plus haute officiellement du pays. Ca plaisait beaucoup à un Lucius plutôt habitué au colportage instable et hypocrite. Il avait là exactement ce qu'il était venu cherché, sans même savoir au préalablement que c'était là ce qu'il cherchait. Le Ministre sourit dans son verre et finit par répondre :


Je n'ai rien de concret à vous demander aujourd'hui monsieur Emerald. Je serais bien idiot d'avoir une telle demande sans prise de contact préalable. Non nous sommes ici pour parler de potentialité. D'hypothèses. Voir peut-être de projet.

Comme vous l'avez-dit, vous nous avez trop latter la gueule que pour que je redevienne une cible facile aussi connement.


Lucius remarqua qu'il ne restait déjà plus qu'un quart de son verre au fond de ce dernier. Il sourit du coin des lèvres et l'acheva cul-sec d'un geste très routinier avant de poser le récipient sur la table basse. De l'extérieur, on aurait dit qu'il se rinçait le gosier au jus de citrouille tellement ça lui semblait facile. Il prit une inspiration et relança la conversation de sa voix traînante :

Voyez-vous, j'ai des personnes autour de moi pour me renseigner. Mais j'ai parfois l'impression qu'elle renseigne fortement dans leurs intérêts. Et je ne souhaite pas perdre mon temps. je ne peux pas vérifier tout moi même. J'aurais besoin de quelqu'un qui sache me dire même ce qui ne me plait pas d'entendre, quelqu'un dont je peux m'assurer qu'il ne me mente pas sans avoir recours à des petit subterfuges sans arrêt.

Vous savez faire ça ?

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Joe Emerald


MessageSujet: Re: Peut-être une question d'honneur... || Lucius Jeu 26 Mai - 15:02


Joe Emerald n'avait pas peur de grand monde, et, de manière générale, n'avait jamais eu peur des mangemorts. Il craignait leur chef, non par peur irrationnelle comme celle des bonnes femmes, pas comme tous ceux qui baissaient la voix pour évoquer celui dont on ne doit pas prononcer le nom, mais, parce qu'il avait du bon sens. Il avait vu les ravages que Voldemort pouvait faire. Il analysait cependant également froidement la situation : s'il éprouvait le besoin de se faire représenter par ses hommes, qu'il n'apparaissait pas lui-même et qu'il ne s'était pas approprié le pouvoir, c'est qu'il n'en avait pour l'instant pas les moyens. Pour autant, parfaitement lucide, Joseph Emerald se doutait que la vieille ombre tutélaire des mangemorts finirait sans doute par revenir dans le jeu si on les laissait faire, tous autant qu'ils étaient, alors oui, le vieux Lord Noir finirait par gagner définitivement. Pour le vaincre, il fallait cogner sur ses hommes. Emerald savait également de quoi ils étaient capables mais il avait acquis au fil des ans une certitude : les mangemorts étaient des hommes comme les autres. Si ce sont des hommes, on peut donc les vaincre. Il l'avait déjà fait. Toute personne qui s'écroule quand on lui flanque un poing dans la gueule ne mérite pas d'être crainte. Ils étaient des fantôches. Dangereux, mais pas invincibles, car imbus d'eux-mêmes. Aucun ne s'attendait à ce que la colère d'un simple sang mêlé soit suffisante pour les arrêter. Aucun ne s'attendait à ce que ce sang mêlé survive hors du système, non pas en le rejetant, mais en le méprisant carrément. Mon boulot, mes règles, mes principes, mes intérêts. S'il était merliniste, c'était par fierté personnelle plus que par conviction. L'ancien auror méprisait les postures des partisans de Dumbledore. Fantoches vous aussi, il y a des auréoles de sang sur vos cuirasses d'or.  Joe Emerald avait du bon sens, et certains principes, certaines limites. On ne pouvait pas dire que c'était un type bien, mais ce n'était pas réellement un salaud non plus. C'était simplement un personnage. Inédit, parfois, souvent, incompris.  Il exerçait sur les gens une fascination comparable à celle produites par certains livres. Joe était un roman. Au contact d’une violence primitive, brutale et fruste, il avait acquis une sagesse inattendue.

Il était un vieux de la vieille, avec une certaine idée du banditisme, une certaine idée des affaires. Il n'avait jamais été parfaitement honnête, ce qu'il assumait totalement. Je pense pas non plus que quiconque aie à se plaindre de moi. S'il y en a qu'ils se pointent, je les attends, je n'ai pas peur. J'ai toujours été loyal envers moi-même. Ma ligne de conduite n'a jamais bougé. Mes règles, mes principes, ma gueule. Parfois je tombe d'accord avec vous, messieurs les ministres intègres, et parfois, ce n'est pas le cas. Grand bien vous fasse, je ne vais pas changer pour autant. Vous passerez, comme le reste, et moi je continuerai mon chemin. Sans vous.

Il n'avait pas peur des mangemorts, pas plus de Malefoy. Des ministres, Joe en avait connu onze, ils passaient comme le temps. Et les mangemorts, s'il avait été en colère contre eux, contre leur haine aveugle, il les avait matés, envoyés en prison, et refait le portrait de pas mal d'entre eux. Aujourd'hui, il ne les appréciait toujours pas plus que ça, mais il n'avait pas besoin d'apprécier les gens du moment qu'ils avaient la capacité de payer et qu'ils proposaient un boulot qu'il daignait accepter. Oh, on pouvait évidemment le foutre en prison s'il devenait trop emmerdant, mais Joe avait une certaine utilité, et suffisamment de pognon pour être à peu près à l'abri. En fait, à présent, il méprisait ces gens qui se disaient de l'Elite plus qu'autre chose. Ils avaient besoin de lui ; concrètement, c'était lui, encore et toujours, qui était en position de force. Il n'allait donc pas se priver de dire ce qu'il pensait. Pourquoi faire ? On ne peut pas passer notre vie à parler avec des sous-entendus. C'est trop long.

Il ne répondit rien à Lucius Malefoy qui tentait de faire le malin, se contentant d'un sourire juste assez aimable pour ne pas paraître totalement dubitatif, entouré des volutes de fumée blanche produits par son cigare. Admettre que tu as besoin de moi est déjà une faiblesse, et tu te places déjà en position de faiblesse devant moi, mon pote. Tu le sais, je le sais. Ou si tu le sais pas, tu es le roi des cons, et je me garderai de t'en faire part avant que tu m'aies filé du fric. Le fait de voir Malefoy ici était l'aveu d'un échec. Il continua à sourire en écoutant le ministre. Il voyait à peu près ce qu'il voulait, et sirota un peu de whisky – son verre descendait à une vitesse beaucoup moins alarmante que celle de Lucius. Il resservit le ministre et sourit, légèrement amusé :

« En somme, vous voudriez que je vous dise honnêtement ce qui se passe pour pouvoir continuer à mentir de manière cohérente à ce pays. »
Il écrasa son cigare dans un cendrier sur son bureau, et sourit aimablement : « Et vous vous dites que le vieux Emerald va faire ça parce qu'il n'a aucun intérêt à vous mentir. » Il fit une légère pause pour se resservir lui-même : « Ce qui est parfaitement vrai. Selon certaines conditions. Je ne travaille pas gratuitement, je ne fais pas crédit, et je travaille comme je veux. » Donc, pour qu'on soit d'accord, va falloir payer gros, payer cash, et ne pas me foutre quelqu'un sur le dos pour me contrôler. «  Le contrat, car c'en est un, est entre vous et moi, monsieur Malefoy. Si vous m'envoyez quelqu'un d'autre, je ne répondrai pas. » Il disait tout cela posément, fermement, sans aucune hésitation. « Le prix est négociable. Ces conditions là ne le sont pas. Vous pouvez les accepter, ou non, ce n'est pas mon problème. » Pour la première fois, son sourire se fit légèrement plus dur : « Il y aura toujours des gens qui accepteront. »

Il ne manquait en effet jamais de travail, ni de clients potentiels. Les merlinistes tireraient la gueule, mais il pouvait leur vendre les mêmes informations dans les mêmes conditions. Kingsley râlerait – rien que sur le fait qu'on fasse appel à lui – mais ils trouveraient un terrain d'entente. Il ne disait pas ceci pour bluffer ou forcer la main à Lucius Malefoy. C'était simplement la réalité. Joe Emerald ne s'était jamais abaissé à avoir besoin de mentir, et ne comptait pas commencer aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Peut-être une question d'honneur... || Lucius Ven 19 Aoû - 11:24

La politique est un jeu dangereux, bien plus que ce que la plupart des gens peuvent daigner penser. Même la politique faite par un homme intègre et digne comporte des risques inépuisables et inaliénables à la fonction. Lucius n'était pas quelqu'un de digne et encore moins quelqu'un d'intègre. C'était une pourriture de la pire espèce : lâche, manipulateur et plein de fric. Seule la corruption des élites faisait de lui quelqu'un d'important. Lucius n'était pas un homme idiot : il savait compter et il savait lire dans le coeur des gens leurs plus profonds désirs et ensuite s'en servir pour parvenir à ses fins. D'une certaine façon, il était né et prédisposé pour faire de la politique.

La politique est un combat d'image, lui c'est la belle gueule de bourgeois à l'esprit rotor et sournois, assez courageux que pour menacer, trop lâche que pour mettre ses menaces à exécution. Un vrai comédien, un artiste de foule qui aimait à se produire pour sembler important. Jamais Lucius oubliait de se vanter d'une façon ou d'une autre. Jamais. Se mettre en valeur, tortiller du cul pour séduire, c'était là son quotidien. Et cette routine était si profondément ancrée dans son être qu'elle était naturelle. Il était une prostituée politique. Toujours à racoller, toujours à déboutonner un étage de plus, toujours à raccourcir sa robe. Et une fois les deniers encaissés, le client se fait inévitablement baiser. Pour Lucius c'est moins littéral, mais dans tous les cas, les gens qui traitent avec lui doivent se montrer patient devant sa passivité et se montrer persévérant face à ses esquives. Il promet des positions pour laquelle il n'a ni la technique ni la souplesse requise. Malefoy faisait donc beaucoup de déçus. Et la déception ça a tendance à lasser les soutiens fiables.

Les rôles devaient donc s'inverser et Le Ministre de la Magie avait tout intérêt à devenir le client et à utiliser des services plutôt qu'en proposer. Emerald c'était le même homme qui lui. Alors que Malefoy officiait sur le trottoir de la politique, Joe officiait sur le trottoir de l'information. Mais au final, tous les deux travaillaient dans la même rue et éperonnait les mêmes châlants. Alors pourquoi ne pas coopérer.


Lucius écouta très attentivement ce que dit Emerald. Il le regarda de ses yeux grisâtres avec un sourire au coin des lèvres. L'homme savait s'y prendre à n'en pas douter. Il ne le baiserait pas facilement si jamais il était un jour forcé de le faire. Là il n'avait pas d'intérêt à le mettre dans une position indélicate : il avait plus besoin d'Emerald qu'Emerald n'avait besoin de lui. Et le pire c'est que l'ex-auror en avait pleinement conscience. Malefoy ne chercha pas à répondre de suite et avec empressement. Il avait appris au fil de sa vie, que prendre le temps de parler juste était une arme redoutable. Ici répondre trop vite était se mettre dans une position de faiblesse : il soulignerait le besoin urgent d'installer la relation qu'il était venu négocier.

Malefoy se décida à pourparlers. Il ne voulait pas passer pour trop faible, même si il savait l'estime ou plutôt la mésestime dont Emerald pouvait faire preuve à son égard. Dans le bon fond il n'en avait cure de ce qu'on pensait de lui, mais il ne voulait pas perdre trop degrés de liberté à ne pas même tenter de faire peser les choses dans sa balance à lui.


Vos conditions me semblent juste Emerald. On sent la force de l'habitude et l'esprit pratique qui les régit. Mais je me vois dans l'obligation de vous retourner des conditions incontournables. Deux pour être précis.

Lucius laissa sa voix traînante s'estomper dans le silence, il fit le trou du bureau de son regard avant de replonger dans les yeux de Joe :

Vous ne voulez pas d'intermédiaires dans nos échanges réguliers, je l'accepte. Je viendrai en personne. Mais je veux une possibilité d'exception en cas d'extrême urgence. Voyez cette bague à mon index, Lucius montra le bijou formé de trois serpents d'argent se mordant mutuellement la queue, elle est unique, frabiquée sur mesure par un gobelin, impossible à copier et facilement vérifiable par une créature aux longs doigts. Je veux que quiconque se présente avec elle chez vous soit reçu et que son message soit entendu et la demande associée remplie. Cette demande sera payée rubis sur l'ongle un million de Gallions minimum, bonus négociable, si elle se présente et je m'engage également à ce que ce messager soit soumis au Serment Inviolable ou à ce qu'il soit tué une fois sa tâche accomplie si il refuse de passer un tel Serment.

La seconde condition est que chacune des entrevues se passent dans un lieu que je choisirai. Mes crénaux de déplacement et les lieux qui me sont accessibles durant ces périodes sont très limitées. Être Ministre s'accompagne d'effets pervers sur vos libertés et je suis sûr que vous le savez.

Je pense mes demandes honnêtes et raisonnables. Et si elles vous conviennent, je pense que nous tenons un accord mutuellement profitable
.

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MessageSujet: Re: Peut-être une question d'honneur... || Lucius Mar 30 Aoû - 13:51


Ce qu'il fallait bien comprendre avec Joe Emerald, c'est qu'il avait une part des idées merlinistes avec un comportement proche de celui des puristes. En réalité, sa manière de faire autant que ses idées n'avaient pas vraiment d'équivalent, car il avait toujours refusé de rentrer dans une ou l'autre des cases politiques qui existaient dans le monde sorcier britannique. Elles ne l'intéressaient pas, car Emerald n'avait à cœur aucune cause sinon la sienne et les principes qui en découlaient. Parfois, il arrivait que ces derniers se recoupent avec les idées de l'un ou l'autre de ces camps ; souvent cependant, il était en décalage complet avec eux. Ca ne m'intéresse pas, en réalité. Ce que voulait Joe Emerald était difficile à dire. Il adorait voir que ce monde qui le détestait ne pouvait pas se passer de lui. Il adorait voir l'incompréhension de ceux qui essayaient de l'acheter et qui se gamelaient. Je ne suis pas achetable. Il était une insulte à son propre principe : à savoir qu'on pouvait tout acheter et tout vendre. Les gens se heurtaient à un mur avec lui. Il croyait fermement que c'était le pognon qui dirigeait le monde.

Les sang purs, par exemple, ne maîtrisaient la société que parce qu'ils avaient du fric et avaient compris comment s'en servir – c'est à dire être payés le plus possible et payer le moins possible. Ils n'avaient aucun talents en eux mêmes : ça se serait su si les mangemorts avaient été des gens intelligents et digne d'intérêts. Mais Joe Emerald se maintenait lui même fermement à l'écart des affaires qu'il faisait. Ce qui l'intéressait ? Son propre intérêt, mais les gens ne comprenaient pas ce qu'était son propre intérêt. Pourtant, c'est facile, et ce n'est pas le pognon. Non, ce que je veux moi, c'est continuer mes affaires en regardant le monde s'entredéchirer, en essayant de me caser dans un groupe, alors que je ne suis membre d'aucun parti. Joe avait une satisfaction immense : celle de durer dans le temps et que toutes les guerres passent sur lui sans jamais laisser de trace. Je ne suis pas achetable parce que j'ai déjà ce que je veux. Et c'était tout à fait vrai : il avait prouvé qu'il pouvait réussir, lui qui ne venait de nul part, et cela simplement en comptant sur lui même.

Il était vrai qu'il avait un rapport un peu névrotique à l'argent, comme certains en avaient aux femmes ou à l'alcool. Mais Emerald ne dépendait de personne pour obtenir ce qu'il voulait : peu importait les événements, on aurait toujours besoin de lui. Peu importait les vainqueurs, il était indéboulonnable. C'est comme un verrou. Un canalisateur. Un concentré de vos pires secrets honteux, qu'on peut enterrer sous le tapis. Je vous propose un exutoire pour que vous ayez l'air de gens civilisés.

Beaucoup disaient d'ailleurs à ce propos que Joe Emerald était immoral. Ce qui était relativement faux en réalité : pour être parfaitement franc, ce qui le caractérisait, c'était l'amoralité : mais comme la justice et le droit étaient amoraux. Il était neutre, se fichait des puristes et des merlinistes. La morale se divise en deux camps. Puriste, merliniste. Moi, j'arbitre. Il jugeait de qui avait raison, de qui avait tort. Et s'il rendait service contre de l'argent, il s'arrangeait pour que rien, jamais, ne fasse pencher la balance de la neutralité d'un côté ou de l'autre. On ne tuait personne à cause de Joe Emerald, personne ne prenait l'avantage à cause de lui. Car pour une information vendue à un camp, l'autre obtenait à peu près la même.

De plus, il ne mentait pas lorsqu'il disait qu'on ne tuerait personne à cause de lui. Par exemple, pour Malefoy. Personne n'y perdra rien. Tout le monde dit que c'est un crétin. Si c'est ce genre d'informations qu'il veut, le pauvre, il va pas être déçu.

Mais il ne voulait pas se faire avoir. Emerald était un homme prudent. Il savait que tout idiot fut Lucius Malefoy, acheter le talent d'autres personnes était toujours possible et envisageable. Un jour ou l'autre, il cherchera peut-être à m'avoir. Et si avoir un quelconque intermédiaire débarquant chez lui ne posait pas sur le principe trop de problèmes, ne pas choisir le lieu de rencontre l'ennuyait plus. Rien de pire pour tomber dans une embuscade que de ne pas savoir où on va. Etait-il paranoïaque ? Juste lucide : les mangemorts n'étaient pas des gens sympathiques. Et encore moins ses alliés. Ce sont des clients. On peut négocier avec un client, on ne doit jamais lui faire confiance, il n'a que dans la paillasse de ne pas payer. Il laissa passer un léger silence, le temps de réfléchir à son plan.

« M'aurait étonné qu'il n'y ait pas un mais. Va pour intermédiaire, si ça reste exceptionnel. Je ne parle pas aux sous-fifres, je n'ai pas de temps à perdre avec eux, assurez vous de prendre quelqu'un d'intelligent et qui comprenne ce que je dis. Je ne supporte pas de me répéter. »
Il se cala dans le fond de son fauteuil. « Quant au lieu de rendez-vous...comprenez moi bien. Je ne me déplace pas comme ça. Vous avez toujours – presque toujours – un staff derrière vous pour vous protéger. Moi je dois m'organiser. » Il en avait un aussi, mais il voulait avoir le temps de prévoir. « Je veux être prévenu au minimum quatre heures avant que vous changez le lieu de rendez-vous. » Il sourit avec une once d'amabilité : « Si cela vous convient, vous m'excuserez, mais j'ai un rendez-vous important à Manchester et je vais devoir y aller. Mon avocat s'occupera d'établir une facture à l'adresse et au nom que vous choisirez, il suffira que vous contactiez maitre Fenton Emerald. C'est facile à retenir, c'est mon fils. Quant au montant des prestations, il vous sera communiqué en même temps que vous demande, libre à vous de le négocier à ce moment là. Inutile de dire qu'il variera selon les informations demandées. »

Tout se payait en ce monde. Tout s'achetait, ou presque. Si Lucius Malefoy était prêt à payer en acceptant ses conditions, ils avaient un deal, et l'entretien était fini. Comme il voulait. Il avait bien son rendez-vous de Manchester, mais s'il le fallait il annulerait. Joe Emerald n'était pas pressé. Joe Emerald n'avait qu'une devise : avoir ce qu'il voulait, et se donner les moyens de l'obtenir.
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MessageSujet: Re: Peut-être une question d'honneur... || Lucius Jeu 29 Sep - 17:53

La politique est un jeu d'adulte, mais un jeu tout de même. Ho bien sûr les enjeux sont différent de ce que les enfants peuvent avoir, naturellement, mais dans le bon fond, c'est une grande partie jouée par plusieurs hommes et femmes sur un grand échiquier. Il y a beaucoup de pion, quelques fou et bien des cavaliers dans ce monde qui n'a qu'un seul roi. Et ce roi c'était Lucius Malefoy.

Le Ministre de la Magie ne savait pas encore exactement quelle pièce pouvait être Emerald dans la partie qui s'annonce. Il était difficile de lire pleinement cet homme. Et dans le bon fond, c'était aussi pour celà qu'il était intéressant à enrôler. Malefoy devait s'assurer du plein soutien de cet homme, et il avait compris que ça passerait par une bonne rémunération et un respect de ses engagements. Il ne voyait pas l'homme véreux devant lui autrement que figé sur ses positions et peu enclin à faire de larges concessions.

Ainsi la réponse du parrain de la pègre locale étonna Lucius. Il s'était préparé et attendu à un refus assez catégorique, comme une démonstration de la part de son interlocuteur que c'est lui qui menait les négociations. Mais il semblerait que l'ancien Auror avait compris et assimilé une chose essentielle : négocier c'est concéder. Mais accepter des compromis ne fait de mauvaises idées de bonnes idées pour autant. Lucius en était conscient : enrôler un homme comme Emrald relevait tout autant de la mauvaise que de la bonne idée. On pouvait lui reprocher d'employer de telles méthodes si ça finissait par se savoir. Un ministre en lien avec la pègre. Un mangemort qui fricote avec un homme en ayant chassé la majeure partie de sa vie. Les reproches seraient nombrerux, multiples, et les risques étaient donc élevé de conclure ce pacte. Mais le jeu en valait la chandelle. Il en était persuadé.

Des conditions tombèrent à propos des demandes de Lucius. Elles étaient justes, modérées, tempérées. Il regarda Joe Emerald avec ses yeux grisâtres et répondit le plus simplement du monde de sa voix traînante :


Je ne vois rien à objecter à vos demandes. Il en sera fait ainsi. Je prendrai contact avec votre avocat pour les modalités pratiques. Je vous souhaite bon voyage à Manchester Emerald.

Lucius se dirigea vers l'homme et il lui serra la main, gage de leur accord. Une fois cela fait, il se dirigea vers la sortie sans rien ajouter. Après tout il n'y avait rien à dire de plus à ce sujet. Un accord est un accord, il le respecterait. Tant que ce serait nécessaire.


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