POUDNOIR
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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La batte pour la victoire || Al et Tom

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Anne Fraser


MessageSujet: La batte pour la victoire || Al et Tom Mar 8 Mar - 10:00


Avril 1982 - Stade de Quidditch de Poudlard

"Et c'est une occasion manquée pour Prewett qui rate encore une fois le vif d'or. Beau coup de cognard de Holmwood-Black qui nous montre encore une fois à quel point il ne faut pas sous-estimer Gryffondor. Et c'est Gryffondor qui récupère le souaffle. Harbottle, Pratt, Harbottle, Wensley, qui se dirige dangereusement vers les buts. IL TIRE, IL TIRE. OH, OH, OH, REGARDEZ-MOI CA ! Rowlett a arrêté le souaffle, je n'avais plus vu un arrêt pareil depuis que le gardien des Serdaigles est tombé de son balai l'an passé."

Partout dans le stade, c'était l'effervescence, on était en demi-finale de la coupe de Quidditch et deux maisons rivales s'affrontaient encore une fois sur le terrain. Gryffondor contre Serpentard, un match qui ne manquait jamais de passionner la foule. Au cours des siècles, la maison des Serpentards s'était toujours démarquée par les positions parfois radicales qu'elle défendait. En particulier en ce qui concernait les nés moldus et la conservation du sang pur. Les opinions des parents se reflétaient souvent chez les enfants, créant parfois des tensions avec les autres maisons. Ces tensions n'étaient jamais autant visibles que lors d'un match de Quidditch et les affrontements entre les deux maisons pouvaient parfois être très violents. Ce n'était pas tant que les élèves se détestaient, c'était plus qu'ils savaient qu'ils incarnaient, par tradition plus que par conviction, deux pôles opposés et agissaient en conséquence. Historiquement, Poufsouffle et Serdaigle s'étaient toujours rangés au côté de Gryffondor à quelques exceptions près. Aujourd'hui, dans les gradins, on voyait donc plus de rouge et d'or que de vert et argent. Ça ne faisait qu'encourager les Serpentards à gagner. Ils n'aimaient rien tant qu'un défi.

"Et le souaffle repasse entre les mains des Serpentards. Fraser à le souaffle, elle le passe à Russel qui contourne Pratt, le repasse à Fraser. Coup de cognard d'Holmwood-Black  sur Fraser joliment dévié par Emerald qui n'aime pas qu'on touche à ses poursuiveurs. 140-280 pour SERPENTARD. Joli but de Fraser qui prouve encore une fois qu'elle ne manque pas de talent pour les passes difficiles. Gryffondor est en mauvaise position, mais ils peuvent encore gagner si Russell trouve le vif d'or avant Prewett. Par contre, s'ils continuent de se laisser distancer par Serpentard, tout est perdu."

Alors qu'Anne marquait, les hurlements se firent entendre. La foule n'était plus qu'une vaste masse colorée à laquelle les joueurs ne prêtaient aucune attention. Les commentaires bourdonnaient dans leurs oreilles, mais personne n'écoutait puisqu'ils étaient tous concentrés sur le jeu. L'avantage du Quidditch, c'était qu'on ne pensait plus qu'à ça. Durant un match, il n'y avait que le jeu qui avait de l'importance. Les cours, les amis, les ennemis, la famille. Tout ce qui comptait, c'était gagner et s'amuser.

Anne était une bonne poursuiveuse, pas la meilleure, mais elle avait su s'illustrer en arrivant toujours à passer entre les mailles du filet. Une fois qu'elle avait le souaffle, on lui arrachait rarement des mains. Plus que tout, elle aimait son équipe. Seule fille d'une équipe de garçon, elle y avait sa place depuis quelques années. Elle avait postulé pour le poste d'attrapeuse en deuxième année, il s'était avéré qu'elle était bien meilleure en poursuiveuse et on lui avait proposé de faire partie de l'équipe remplaçante. En troisième année, le départ d'un ancien lui avait laisser sa place dans l'équipe en compagnie de son cousin et de Tom Emerald un de ses amis avec qui elle n'hésitait jamais à faire les quatre cents coups. L'année suivante, elle s'était retrouvée la seule fille de l'équipe, on avait tendance à la croire un peu plus frêle que ses coéquipiers, ce qui laissait souvent une mauvaise surprise à ses attaquants puisqu'elle jouait avec autant de hargne que les garçons.

Aujourd'hui, c'était la place en finale contre Serdaigle qui se jouait. Autant dire que les esprits étaient échauffés et chacun des deux camps voulait absolument gagner. Si les coups bas n'étaient pas permis, tout le monde savait que les deux équipes profiteraient du moindre point faible pour de l'autre pour gagner. Pour le moment, Serpentard menait la danse, mais le match était serré. Il suffisait que l'attrapeur des Gryffondors prenne le vif d'or pour qu'ils gagnent le match. Il fallait absolument qu'ils creusent l'écart et vite.

Russel avait récupéré le Souaffle, Pratt presque coller à lui tentait de le déséquilibrer pour lui faire lâcher. Il fit une passe à Martinez, qui lui passa le souaffle et ils foncèrent en formation vers les buts des Gryffondors. Un cognard lui frôla la main, lui faisant lâcher le souaffle de surprise, qui fut directement récupéré par Harbottle. Furieuse, elle regarda autour d'elle en fonçant à la suite d'Harbottle et elle décela le sourire goguenard qu'affichait un des batteurs des Gryffondors.

"Oh Al, vise la tête la prochaine fois, même avec une main cassée j'arriverais encore à marquer."

Croisant Tom au passage elle lui cria :

"Al me colle un peu trop aujourd'hui, fais quelque chose, c'est pas le moment d'avoir des soupirants en forme de cognard dans les pattes."


Dernière édition par Anne Fraser le Sam 16 Sep - 14:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Mar 8 Mar - 20:40

Orion faisait la gueule, comme à chaque match Gryffondor-Serpentard. Al avait bien essayé d'engager la conversation avec son frère, en le trouvant dans le hall juste avant le petit déjeuner, mais l'autre avait grogné quelque chose avant de filer comme un pet sur une toile cirée. Stupéfait, Al était resté immobile quelques instants, avant de pénétrer à son tour dans la Grande Salle... et de provoquer une salve d'applaudissements. Les trois quarts de Poudlard étaient pour Gryffondor, et chaque entrée d'un joueur de l'équipe était saluée par des acclamations. Quelques huées s'élevèrent de la table des Serpentard, et Al chercha du regard son jumeau ; il ne bronchait pas, silencieux et tendu au-dessus de son bol de porridge. Pour un peu, on aurait cru que c'était lui qui jouait – mais il n'avait jamais réussi à se faire une place dans l'équipe de sa maison, d'où une certaine jalousie à l'égard de son frère.

Al attaquait son deuxième bol de céréales lorsque le capitaine de l'équipe, Terence Pratt, vint s'asseoir à ses côtés, l'air préoccupé.


-Ecoute, Al...  y a un souci avec Grant. Je sais pas ce qui a bien pu lui arriver – enfin, j'ai des soupçons, mais aucune preuve... Bref, il a passé la nuit à dégueuler tripes et boyaux, et là il est à l'infirmerie. Du coup, c'est Bloxham qui sera dans les buts, et il est quand même moins vachement bon...

Pensif, Pratt prit une gorgée de jus de citrouille avant de poursuivre, à voix basse :

-Cockburn et toi, vous ne lâchez pas leurs Poursuiveurs. Vous me les massacrez, d'acc ? Envoyez-les à l'hosto s'il faut, je m'en fous, mais si on compte uniquement sur Bloxham, on est morts. OK ? Parfait, tu transmets la consigne à Lizbeth.

Ladite Lizbeth ne tarda pas à faire son apparition, toisant avec dédain les Serpentard qui se déchaînaient contre elle – elle n'avait jamais hésité à se dire fière d'être fille de Moldus, ce qui lui valait l'hostilité de pas mal de Verts (et des plaisanteries sans fin sur son patronyme). Elle approuva d'un signe de tête les ordres transmis par Al, et commenta :

-Ca tombe bien, j'ai un compte à régler avec cette petite tapette de Martinez.
* *


T'as vu ? Comme par hasard, Orion est installé au premier rang dans la tribune des Serpentard. Il a l'air d'avoir bouffé un piège à souris, le frangin. Je lui fais un gracieux salut en passant devant lui, juste pour le plaisir de l'embarrasser. Ses potes verts me sifflent, et lui n'ose pas moufter. Eh, Al, regarde, y a un Poursuiveur en vert qui arrive... Tiens, attrape donc un cognard avec ton ventre, ducon. Nouvelles huées des potes à Orion. Je change de secteur, histoire de ne plus entendre les insultes qu'ils m'adressent. Les Poursuiveurs de Serpentard attaquent, je peux limite voir Bloxham virer au gris cadavre d'où je suis... Il fait pitié, hein ? Nouveau Cognard, contre Fraser qui l'évite d'un poil et se permet de me vanner. Moi, à ta place, Al, j'aimerais pas. Ah, mais moi non plus j'aime pas. Demi-tour, et je lui réexpédie un cognard en prenant le temps de bien viser ce coup-ci. Pas le temps de m'attarder – Russel menace les buts, j'vais lui faire sa fête – mais je sais que je l'ai touchée ; le bruit ne trompe pas, ni le silence de mort qui est tombé sur la tribune des Serpentard – regarde, y en a même quelques-uns qui se sont levés - ni l'exclamation du commentateur qui s'interrompt pour informer le public que « Fraser semble sérieusement touchée »... Russel en rate son tir et les Gryff' récupèrent le souafle pour une contre-attaque couronnée de succès. Pratt me félicite en revenant, tandis que les Serpentard m'insultent plus que jamais. Tiens, Orion a quitté sa place. Quel couillon, il ne va même pas assister au triomphe des Gryffondor.
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Tom Sallybanks


MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Lun 11 Avr - 11:44

De tous ceux qui étaient là sur ce terrain en 1982, peu allaient devenir joueurs de Quidditch professionnels. Parmi eux, il y aurait bien sur Pratt, qui finirait par s'entendre avec Tom Emerald, Terry-la-foudre, éternel capitaine des Flèches d'Appleby, six sélections dans l'équipe d'Angleterre, et bien sur Cockburn, qui malgré les remarques (ou plutôt à cause d'elles, sans doute) graveleuses de ses pairs, dominerait pendant dix ans l'équipe des Harpies de Holyhead. Et puis, bien sur, il y avait celui qu'on appelait le Marteau, qui deviendrait le Marteau d'Appleby, Tom Emerald. A l'époque déjà, il se spécialisait dans l'arnaque, pariant autant sur sa propre équipe que sur le nombre de joueurs qu'il arriverait à faire chuter de leurs balais.

Ce second objectif lui valait la réputation d'un batteur extrêmement violent, imprévisible et ne jouant pas réellement pour faire gagner sa propre équipe. C'était faux, car Tom pariait toujours sur les victoires des verts et argents, surtout avec des cotes difficiles, mais cela lui avait valu un autre surnom presque affectueux, un peu moqueur, à la limite du légendaire. Issu de l'imagination d'un élève né-moldu qui devait avoir une certaine culture musicale classique, on aimait bien employer ce sobriquet. Si bien que pour tous ou presque, Thomas était le marteau sans maître – ce qui en fait, ne manquait ni de lui plaire, ni de l'amuser, si bien que l'effet moqueur du diminutif passait complètement à la trappe.

Le jeu échauffait les esprits et les sens. Ce jour là, en plus, c'était une demi-finale, un classico comme disait son père, et bien sur, Tom ne pouvait pas manquer d'être surexcité et surinvesti, comme le reste du château, d'ailleurs. Il était clairement là pour casser du Gryffondor, pour gagner, et ensuite latter Serdaigle pour finir champion. Ainsi on ne comptait plus les joueurs qui s'étaient pris des cognards venus tout droit de Serpentard. La politique de Tom en la matière suivait pourtant celle de son capitaine et ne volait pas plus haut que celle des rouges et or : matraquer les poursuiveurs du mieux qu'ils pouvaient. Cela étant dit, ça commençait à tourner au vinaigre. Ca faisait déjà deux fois que Holmwood-Black commençait à l'agacer sérieusement. La première fois, il avait réussi à reprendre le cognard de justesse et à le renvoyer sur Pratt – le « blong » caractéristique qui en avait découlé sonnait de façon particulièrement satisfaisante aux oreilles de Tom. Mais la seconde, il avait presque touché Anne. Aldébaran, tout filleul de son père qu'il puisse être, allait se prendre bientôt une belle bille de plomb sur l'occiput, et il lui en donnerait des nouvelles.

« Je vois ça, bordel. Je vais essayer de l'avoir, mais faut qu'on chope le vif. Il est où Mallory ? Faut qu'il revoit son plan de jeu, putain, sont mauvais aujourd'hui. »


Mallory était le capitaine de l'équipe, leur autre batteur et une teigne. Une vraie. Ils s'étaient réparti les rôles : Mal' s'occupait de protéger Prewett et de descendre Russ (Russell, qu'il ne fallait pas confondre avec Russel qui était poursuiveur des Serpentards, dit Russ, était l'attrapeur des Gryffondors) et lui plutôt de désinguer les poursuiveurs adverses et protéger les siens. Tom aurait bien voulu lui parler, mais Cockburn et Holmwood-Black semblaient déchainés, tous comme les poursuiveurs, Tom avait un peu perdu le compte de ce qui se passait au niveau des buts.

Ils menaient, mais quel était l'écart ? Aucune idée, il s'en foutait. Il cherchait les batteurs adverses autant que les poursuiveurs, histoire de leur faire leur fête, mais ça ne se passa pas comme prévu. Alors qu'il s'apprêtait à viser allégrement Pratt – un beau tir, droit derrière le crâne, qu'il mange ça dans sa gueule, sale blondinet, les insultes ne volaient pas haut – un silence de mort tomba sur le stade. Fraser était touchée. Fraser tombait. Une putain de chute vertigineuse après s'être ramassée un cognard – bien lancé, nota Tom au passage, le coup était beau – par Al Holmwood-Black.

Ils venaient de perdre une poursuiveuse, et il n'avait rien pu faire, qui plus est une amie, et il n'allait rien dire ? Certainement pas. L'euphorie des Gryffondor éclata à ce moment là, ils avaient profité de la distraction des Serpy pour marquer. Repérant Mallory, il se rapprocha du balai de son capitaine, comme les autres.

« On fait quoi, je le descends ?

-T'en meurs d'envie, et toute l'équipe aussi. On le prend en tenaille. Prewett, on fait diversion avec ça, chope le vif d'or, qu'on en finisse. Martinez, Russel, je compte sur vous, faites gaffe à Cockburn, et méfiez vous de Terry. »

Le match reprenait, Tom vit le cousin d'Anne zigzaguer au dessus d'eux, à la recherche du vif, Russ dans son sillage. En dessous, la bataille pour le souafle continuait mais rapidement, ils eurent l'occasion, avec Mallory, de se rapprocher du batteur. Mal' lui bloqua le passage qui menait à balancer un cognard à Martinez et Tom, goguenard lui lança d'un ton satisfait :

« On se retrouve à l'infirmerie, tocard ! » Le cogna vola droit en pleine figure du batteur de Gryffondor, écrasant le nez. « Avec les compliments de Fraser, tiens ! »

A partir de là, ça commença à dégénérer royalement : même avec un batteur out, Lizbeth restait redoutable, des coups volèrent, des insultes, la foule hurlante n'aidant pas à la sérennité du match, ni  le commentateur survolté. Pourtant, ce fut lui qui siffla la fin du combat :

« ET PREWETT PREND LE VIF D'OR ! SERPENTARD EST VAINQUEUR ! »


Putain, c'était fini. Il posa son balai sur le sol du stade, la mine défaite, laissant exploser sa joie avec l'équipe et les quelques supporters de Serpentard qui n'étaient pas occupés à essayer de lyncher ceux de Gryffondor, un exercice difficile car ils restaient en minorité. Il récolterait l'argent de ses paris plus tard. Pour l'instant, il comptait bien aller à l'infirmerie voir comment Anne s'en sortait – elle serait probablement furieuse de voir qu'ils avaient gagné sans elle, tiens – avec le reste de l'équipe.

« Allez, après ça, on pète la gueule à Holmwood-Black pour lui apprendre la vie ! »
L'idée lui parut lumineuse, alors qu'ils arrivaient à l'infirmerie. « Il est où, au fait ? Qu'il se mange une batte dans la gueule, ce petit con ! »

Vae victis, comme dirait l'autre, pas vrai?

____________________________________



WHO THE FUCK IS ROBIN HOOD ?



Spoiler:
 
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Anne Fraser


MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Ven 29 Avr - 18:09

Le feu de l'action. Fou à quel point ça vous permet de tout et je dis bien tout occulter sur son passage. Le cris des spectateurs, les remarques du commentateur, le danger de la situation. La seule chose qui avait de l'importance en ce moment ? Faire rentrer ce foutu souaffle dans les bats des Gryffondor comme on rentre dans le con d'une fille ? Oh pardon, je suis vulgaire ? Sachez que c'est le sport qui veut ça. Le Quidditch, qu'on se le dise, était un sport violent ou les états d'âme n'avaient clairement pas leur place. On n'avait jamais vu de mort dans un match de foot qu'elle sache, tandis qu'au Quidditch, ce n'était pas si anodin que ça. Personne n'en parlait parce que tout le monde le savait. On acceptait le risque, on était sorcier après tout. Ca nous rendait plus forts, plus imprévisibles. Où du moins, c'est ce que les adolescents
se plaisaient à croire. Surtout dans les moments forts du jeu. Et quel moment, ils étaient SI proche de la victoire et en même temps si loin. Il suffisait d'un moment, un seul petit moment de la part des verts et argents et les lions avaient encore une chance de remporter le match. Dans quelques années, s'être autant donné pour un simple match leur semblerait sans doute ridicule, mais ici, c'était une question de vie ou de mort. Ils devaient aller en finale, il en allait de l'honneur de leur maison.

Etre blessée dans le feu de l'action ? Anne n'y avait pas pensé. C'était le genre de chose qui arrivait aux autres. Pas à elle. L'adolescente avait toujours eu de la chance. Tom veillait sur elle au grain et elle avait toujours évité les cognards avec une chance franchement insolente. Toujours, sauf aujourd'hui. Elle ne le vit pas venir, pas plus qu'elle ne l'entendit arriver. Par contre, autant dire qu'elle le sentit. Al - elle y pensa dans un vague moment de conscience - où du moins, elle supposait que c'était lui, l'avait pris au pied de la lettre et elle l'avait reçu en pleine tête. La douleur fut fulgurante, elle ne se rappelait pas en avoir déjà ressenti une pareille. Son cerveau, estimant probablement que s'était trop pour elle se mit en mode off et elle s'évanouit. Mauvaise idée, très mauvaise idée, si la douleur disparut instantanément, ses réflexes aussi. Assommée comme elle l'était, le contact magique entre elle et le balai se rompit. L'instrument de sa victoire redevient un simple bout de bois tandis qu'elle dégringolait à une vitesse vertigineuse pour aller rejoindre le sol.  

Le silence de mort, la victoire des Serpentards contre leur Némesis, la rixe entre les supporters des Serpentards et des Gryffondors. Tout ça lui échappa tandis qu'elle était emmenée et traitée à l'infirmerie de l'école. Ses coéquipiers étaient venus la voir, mais elle n'était pas encore consciente. Une fracture à la jambe gauche et au bras droit dû à sa chute en plus de la fracture au crâne due au cognard. On lui avait fait ingurgiter une potion qui permettrait aux fractures de disparaître pendant qu'elle était inconsciente, mais rien ne garantissait pas qu'elle n'avait pas fait une bonne commotion dans les règles. Quand elle se réveilla, il était passé minuit. Elle ressentit une douleur fulgurante à l'arrière du crâne et ouvrit les yeux, paniquant un peu parce qu'elle était dans le noir, elle mit un moment avant de comprendre où elle était. Les souvenirs lui revirent en masse, la tête sur le coussin, elle maugréa :

"Oh le fils de Sombral, je vais lui faire sa fête dès que je sors de ce lit."

Il était rare qu'Anne jure, mais les circonstances l'exigeaient. Elle tenta de se redresser, mais elle se sentait très courbatue et préférait ne pas prendre de risque. Un peu plus fort, elle tenta un :

"Il y a quelqu'un ?"

Pomfresh devait être en train de ronfler à cette heure-ci.
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MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Ven 29 Avr - 22:35

-Très joli coup, Al, un des plus beaux que tu aies réussis depuis que tu es dans l'équipe.

Lizbeth Cockburn, Batteuse redoutable et redoutée, venait de complimenter son coéquipier, à la faveur d'un virage pris ensemble. Pour Al, ses félicitations valaient de l'or ; elle était reconnue comme l'un des meilleurs Batteurs de l'école, et son avis était presque celui d'une pro. D'ailleurs, elle ambitionnait de devenir joueuse professionnelle, ce qui serait le cas dès sa sortie de Poudlard – à la différence de Holmwood-Black, pas tout à fait aussi bon qu'elle mais jouant très honnêtement, qu'un ultimatum paternel ferait finalement renoncer à un contrat à Chudley.

Al n'eut guère le temps de savourer le compliment de sa coéquipière ; voulant protéger un des Poursuiveurs de Gryffondor d'un cognard, il fit un demi-tour serré, et ne put rien faire pour éviter le second cognard, que Tom venait d'expédier vers lui. Il sentit son nez se casser, le sang couler sur son visage, et tout tourna quelques secondes avant qu'il parvienne à se stabiliser sur son balai.


-Et Holmwood-Black de Gryffondor est touché à son tour, une blessure qui semble sérieuse... Il fait signe à son capitaine qu'il ne veut pas sortir...

-Don, je d'azure, je beux resder, za va,
assurait en effet le blessé, la voix pâteuse, à un Pratt blême.
-Tu vas me faire le plaisir de sortir tout de suite et d'aller te faire soigner ! glapit Terry en rattrapant son Batteur qui menaçait de tomber de son balai.

Al essaya encore de soutenir que tout allait bien, mais la tête lui tournait trop pour qu'il soit crédible. Il atterrit lourdement sur la pelouse, pris de nausées, et le professeur McGonagall en personne lui prodigua les premiers soins. Ayant colmaté l'essentiel des dégâts, elle lui permit de regarder la fin du match avant d'aller à l'infirmerie ; impuissant, Al assista à la défaite de son équipe, dépassée par des Serpentard enragés. Cockburn eut beau se mettre en quatre, elle ne parvint pas à être sur tous les fronts ; Holmwood-Black quitta le stade juste avant le début de la bagarre générale, l'estomac noué, se sentant coupable de cette défaite. Encore en tenue de Quidditch, son balai et sa batte sur l'épaule, il alla s'asseoir un long moment au bord du lac, ruminant de sombres pensées.

Putain, on allait gagner. Si j'avais fait gaffe, on les aurait eus. Ils faisaient pas le poids sans ça. C'est ma faute si ces cons-là vont en finale.

Le froid finit par le gagner, et il se releva pour retourner à la tour de Gryffondor. Il n'avait aucune intention d'aller à l'infirmerie ; pas la peine, et de toute façon, il jugeait qu'il ne méritait même pas de soins. Il avait trahi son équipe – son imagination avait fini par faire d'un regrettable accident de Quidditch la pire félonie de l'histoire du monde magique et moldu réunis.

Putain d'escalier ! J'étais entre le rez-de-chaussée et le premier, et ce con s'est mis à bouger, comme si c'était le moment. Ça a duré pas loin de trois minutes, le temps qu'une bande de corniauds en robes vertes vienne se masser sur le palier du premier et rigoler comme des bossus en me voyant coincé.


-Tu tombes bien, Holmwood, on te cherchait, a ricané Prewett en faisant craquer ses jointures.

Quand l'escalier a eu fini sa crise, j'aurais pu faire demi-tour, me barrer, mais je suis resté là, à les regarder. À quoi bon ? Partir en courant ne ferait qu'ajouter au ridicule ; ils sont six, ils peuvent largement me choper. Et même si ce n'est pas maintenant, ils trouveront bien l'occasion de me coincer quelque part. Bref, après quelques secondes, je me suis remis à monter, et j'ai fait celui qui allait passer au milieu des Serpentard, tranquille comme tout.

-Scusez, les gars, j'ai à faire, je leur ai dit. Les autographes, ce sera pour une autre fois.

J'ai senti qu'on me retenait par ma robe, et en me retournant, j'ai pris un grand coup de batte dans la tronche. Après, je ne sais plus trop ce qui s'est passé. Je me suis défendu aussi longtemps que j'ai pu, soit environ vingt-sept secondes, et puis ça a été la boucherie. Mon nez s'est fait casser pour la deuxième fois – journée thématique, faut croire – par un coup de savate de cette petite pute de Prewett. Et puis j'ai perdu le compte. Six types sur moi, je n'avais encore jamais fait. À coups de pieds et de poing, comme des putains de Moldus, ils ont cogné comme des sourds. J'aurais bien aimé m'évanouir, mais j'ai même pas eu cette chance. Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais je commençais à me faire vieux quand une voix a demandé nonchalamment : « eh bien, que se passe-t-il ici ? »

Ce qu'il se passe ? Il te faut le troisième œil ou quoi, Ducon ?
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Severus Rogue


MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Mar 3 Mai - 11:41

Le sport n'avait jamais vraiment fait partie de la vie de Severus Rogue. Bavboule, quidditch et autres conneries du style ne l'intéressaient pas. Pourquoi ? Certaines mauvaises langues pourrait prétendre que c'est parce que lui même ne fut jamais très doué pour ces choses là et que, par jalousie malsaine pour ceux qui préformaient, il décidait de mépriser le sport.

Ceci étant, en tout bon directeur de Serpentard, il se devait de se montrer le plus partial possible sur le plus de sujet possible. Le quidditch était un gros pourvoyeur de points pour la coupe des quatre maisons et il serait très clairement idiot de ne pas chercher à obtenir le maximum de points dans cette discipline. Il se faisait toujours un très malin plaisir de pousser ses jeunes à faire le nécessaire pour obtenir la victoire à la fin. Comme dit l'adage moldu, la fin justifie les moyens. Presque une devise pour le Maître des Potions de Poudlard.


Il ne pouvait donc que se féliciter des résultats. Ici le match contre Gryffondor, bien qu'il eut nécessité l'élémentaire et utile sacrifie de la santé de Miss Fraser pour obtenir le gain, s'était montré des plus fructueux dans les conditions les moins évidentes du monde : la rivalité touchait les deux parties et les arrogants Serpentard étaient souvent bien plus perturbés qu'ils ne daignaient l'admettre. Rogue se délecta du spectacle, même si il fut gâté par les faits de jeu et les blessures et que la baston de fin n'était pas vraiment un évènements à son goût. Il préférait de loin les duel de sorcellerie à la rixe façon moldu et que les élèves offrait comme un affligeant dernier acte du spectacle.

Il s'en alla donc, après avoir pris les décisions nécessaire pour faire soigner son élève : il l'avait examiné rapidement et l'avait fait escorter vers l'infirmerie par deux 7ème année solides et pas trop cons. On pouvait reprocher beaucoup de chose à Rogue, mais son travail de directeur des Seprentard était admirable. Il avait fait de sa maison un lieu prestigieux et où la fraternité régnait : les élèves ne se ségrégait pas par année comme chez les Serdaigle ou les Gryffondor. Non. Les jeunes se mélangeaient, parlaient entre eux d'une année à l'autre, s'entraidaient d'une année à l'autre. Il corrigeait lui-même tout Serpentard qui laissait tomber l'un des siens. Retenue à la clé. Il voulait une unité parfaite au sein de sa maison. Et il ne pouvait que se réjouir de les voir se lever comme un seul homme, même pour quelque chose a aussi méprisable que cette bagarre.


Il rentrait vers le château, il comptait faire visite à son élève à l'infirmerie avant de retourner à son bureau : non pas que la santé de la gamine l'intéressait vraiment, mais c'était là ce que l'on attendait de lui. Il devait jouer son rôle et Dumbledore lui reprocherait très certainement tout manquement à l'empathie nécessaire à l'exercice de la fonction de Directeur de Maison. Alors autant s'éviter des emmerdements supplémentaires.

Perdu quelque peu dans ses pensées alors qu'il marchait, il ne se rendit que tardivement compte d'un petit bruit dans les escaliers. Il regarda une poignée de seconde en silence et dit enfant, pour faire remarquer sa présence :


Et bien ? Que se passe-t-il par ici ?

On ne pouvait pas prétendre que cette arrivée n'ai pas fait son effet. Prewett tenait encore le jeune rouge et or par le col, poing levé alors qu'il fixait son directeur de maison avec cette lueur dans les yeux qui disait si fort "je suis vraiment dans la merde". Mais Rogue ne se montrerait pas si enclin à punir les sien alors qu'ils tabassaient le responsable de la blessure de l'une des leurs. Ses yeux noirs, perçant entre les rideaux gras que formaient ses cheveux tout aussi noirs, ne laissait cependant pas soutenir à la personne sur qui ils pouvaient s'arrêter que le professeur ferait preuve de clémence. Il laissa le silence pesant se poursuivre quelques secondes pendant lesquelles Prewett lâcha sa prise, laissant tombé comme une merde flasque le malheureux boxé par six courageux. Severus Rogue leva sa main pour imposer le silence quand l'un d'eux faillit prendre la parole. Il reprit :

J'admire votre sollicitude d'accompagner monsieur Holmwood-Black jusque l'infirmerie. Il semblerait que le cognard lui ait fait perde le sens de l'équilibre et qu'il aie tristement chuté quand les escaliers ont pivoté... C'est tellement dommage !

Les Serpentard rirent de bon cœur au cynisme de leur référent. Il s'autorise un rictus amusé.

Prewett et Zabini, portez donc notre ami Gryffondor jusque là, il serait triste qu'il tombe à nouveau. Les autres venez avec nous, je suis sûr que ça fera plaisir à votre condisciple. Puis Fraser sera contente de vous voir également j'en suis sûr. Je vous accompagne.

Il marchait à leur côté très lentement, faisant durer l'humiliation du rouge et or avec délectation. A mi-chemin il s'adressa directement au Gryffondor :

Holmwood-Black, vous n'oublierez pas de remercier dans les formes vos six camarades pour leur précieuse aide pour vous amener à l'infirmerie. L'ingratitude n'est pas tolérable à Poudlard et je ne saurais tolérer qu'il en soit autrement.

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MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Lun 6 Juin - 16:54

Si les plans de Tom réussissaient avec une chance insolente, c'est qu'en général, il faisait tout au feeling et avec une certaine confiance en lui qui confinait presque à l'insolence : il croyait qu'il pouvait s'en sortir tout bonnement grâce à sa chance. Toutes ses conneries à Poudlard, même s'il s'était pris pas mal de retenues dues à ses provocations et à sa formidable capacité de ne rien supporter et de toujours essayer de casser la gueule aux gens, n'avaient véritablement aucune conséquence. Il était adulé par tous à cause de son jeu, on pouvait se marrer avec lui, et il était à peu près arrangeant quand on pariait avec lui – tant qu'il n'essayait pas de vous arnaquer. Oui, Tom Emerald se croyait, lorsqu'il était à Poudlard, intouchable, et il tomberait de haut lorsqu'il découvrirait que ce n'était pas le cas.

Pour l'instant, Tom n'était qu'un joueur de quidditch heureux d'avoir gagné son match, blackboulé la grande équipe rivale alors que ce n'était pas gagné, et qui, après être passé voir une amie qui avait contribué à l'effort de guerre – et s'être fait jeté par Pomfresh au cri de « vous êtes trop nombreux, laissez la se reposer » avec toute son équipe – comptait bien récolter le fruit de ses paris. Tout le monde pouvait venir le voir, il traînait dans le parc au soleil, avec une table, une chaise, une caisse contenant l'argent qu'il gagnait et devait et un tableau où il inscrivait ce qui était joué. Tout était extrêmement précis et encadré, mais fait dans une certaine bonne ambiance, même lorsque Tom arnaquait les gens. Il était encore à moitié couvert de boue et une vilaine balafre lui traversait le front, mais l'argent n'attendait pas. Il alignait les comptes, reprenait de l'argent :

« Alors, Wranger, quinze contre un sur Serpentard, voilà pour toi. MAXIMS REVIENS ICI, trente contre un sur Gryffondor, tu me dois soixante gallions. Richards, tu me dois encore deux mornilles de la dernière fois, tu les as ?
-J'ai pas eu l'argent de mon père, ce mois, ci, Tom, ça peut attendre le mois prochain ?
-Non. » Il sourit aimablement en réponse à l'air effrayé de Michael Richards et barra l'ardoise de ce dernier sur le tableau. « J'ai soudainement que tu me devais quelque chose, Richards. Disparais, putain de Poufsouffle, que je te reprenne pas à parier. Même pas douze ans et ça claque l'argent de que ça a pas, je vous jure...hello Ratchett, je te dois quatre gallions et quatre mornilles, tu préfères de l'argent moldu ou sorcier ?... »

Il était connu dans tout le château que Tom était un bookmaker et qu'il escroquait tout le monde. Il était réputé pour ça, mais personne ne pouvait rien prouver, et de toute façon, personne n'essayait jamais de le faire : ses arnaques visaient majoritairement des fils de richards qui avaient les moyens de banquer et de se faire plumer sans trop voir les conséquences du petit manège de Tom, qui les laissait gagner de temps en temps juste pour garder sa clientèle. Avec le reste du monde, il était plutôt clean – on le soupçonnait même de se tromper volontairement et de rendre trop d'argent à ceux qui était sans le sou, et il était certain qu'il refusait les paris de ceux qui n'avaient réellement pas d'argent pour tenter leur chance. Sinon, on savait qu'il pariait sur lui-même et il était possible qu'il achète les joueurs. Rien de certain. L'ambiance restait bon enfant, et mis à part les gamins de sang pur évoqués plus haut, il ne cognait sur personne. L'activité de Tom Emerald, plus ou moins connue de tous, y compris des professeurs, était donc plus ou moins tolérée.

Il passa prendre une douche avant le dîner, et fut alpagué par Mallory alors qu'il venait de s'asseoir pour lire la Gazette avant d'aller manger :

« Alors, on lui casse la gueule quand, à Holmwood-Black ?

-Tu veux pas attendre demain, vieux ? » Tom était avachi dans un fauteuil et ne ressentait absolument pas d'urgence à se relever. L'intégralité de son corps lui faisait mal et il devait être couvert de bleus. « On va manger bientôt, et même si on nous autorise à voir Anne après le repas, on n'aura pas le temps. Puis je suis mort, moi, et il va pas s'envoler.
-C'est toi qui a lancé l'idée, sois pas chiant, amène toi. Tout le monde est prêt, en plus. On lui pète la gueule, on pique des trucs à la cuisine, et on squatte l'infirmerie, elle sera plus cool que tout à l'heure, peut-être. Allez, Jack est partant, et je te parle pas de Julius ni de Theo. On attend plus que toi.
-Vous êtes lourds. On va se prendre McGo au coin de la gueule, ça va vous faire tout drôle quand elle vous tombera sur le museau. » Une pause : « Donne moins cinq minutes.
-AH ! » Jude Mallory leva le poing en signe de victoire : « Je le savais, tu n'allais pas manquer de participer à ton propre plan.
-Évidemment que non. A tout à l'heure. » Mallory s'éloignait déjà. Lisant toujours les pages sportives de la Gazette, Tom lança : « Julian ?
-Quoi encore ?
-Tu me dois vingt gallions.
-Va crever, Emerald. » Mallory s'éloigna en riant après lui avoir adressé un geste de plus vulgaires.

Une dizaines de minutes plus tard, une bande de six serpentards erraient dans les escaliers à la recherche de Al Holmwood-Black. Martinez avait pris de quoi manger dans les cuisines, ils n'auraient donc pas besoin de manger dans la Grande Salle et ne mourraient pas non plus de faim.

« Il viendra pas. » Tom mangeait nonchalamment un sandwich au bacon et commenta, appuyé sur sa batte : « On l'a loupé, ou alors il se planque... » Des pas résonnèrent dans le couloir, plus bas. Il finit sa bouchée et leva gentiment sa batte : « J'ai peut-être rien dit. »

Et en effet, maintenant que c'était dit, c'était bien le batteur de Gryffondor qui arrivait. Et qui tentait de frimer. Tom sourit amicalement. Il mangeait toujours son sandwich, batte appuyée contre son épaule, accoudé contre la rambarde de l'escalier.

« Je te déconseille la provoc', Aldébaran. »

Parfois, il ressemblait vraiment à son père. Et ce coup-ci, il en était vraiment le digne fils. Sa batte vola la première – il n'y aurait eu que lui, peut-être que ça se serait arrêté là. Ou pas, au moins ça aurait été plus loyal. Mais avec les cinq autres, c'était trop tard, et puis c'était mérité, de toute façon, fallait pas jouer au con. Le passage à tabac aurait pu continuer longtemps, si quelqu'un n'avait pas débarqué pour y mettre fin. Rogue. Tom se retourna, batte – sanglante – au poing. Il n'aimait que moyennement le directeur de maison. Pourquoi ? Il ne savait pas dire. Il n'avait, de manière surprenante, jamais eu de souci avec lui. Mais Joe disait que c'était un sale type, et il était à peu près enclin à croire son père. Il ne tenta pas de se justifier. Il ne tentait jamais de le faire, assumant parfaitement ce qu'il faisait. Seul Mallory tenta de dire quelque chose, mais la plaisanterie – en était-ce vraiment une – de Rogue déclencha une tornade de rires.

Au moins, maintenant, ils avaient licence pour aller voir Anne. De bonne humeur, Tom refila sa batte à Mallory et lança à Zabini :

« Laisse, je vais l'aider, paraît qu'on se connaît depuis l'enfance, lui et moi. »


A vrai dire, il avait un peu pitié. Ils débarquèrent à l'infirmerie en fanfare, pour tomber sur une Pomfresh outrée mais qui fut vite calmée par la présence de Rogue, et une Anne à peu près réveillée :

« On t'a amené un pote, Fraser ! »
Mallory était d'humeur crâne, ce soir, renforcé dans cette attitude par la validation implicite de leur directeur de maison. « L'est tombé dans les escaliers, c'est pas de pot, hein, Holmwood-Black ? »

Tom avait abandonné le blessé aux mains de l'infirmière et s'assit sur le lit, vide à coté de celui de Anne. Il demanda avec un brin de sollicitude :

« Alors, tu te remets ? Mallory était bien trop occupé à me dire qu'il fallait tous leur péter les dents, mais je crois qu'il s'est vraiment inquiété. Moi aussi, un peu d'ailleurs, quand t'es tombée. » Il sourit : « On a gagné, cela dit. Et j'ai pété le nez à Al. Et après, Theo voulait lui casser encore, donc nous revoilà. » Sans transition, il ajouta : « On t'a apporté de quoi manger, aussi, tiens. Et puis on a croisé Rogue. »

Celui-ci n'avait pas l'air de trop se préoccuper d'eux et parlait à Pomfresh, ce qui n'était pas mal. Avoir un prof dans son environnement limitait sacrément les conversations, même si le prof autorisait ses élèves à en tabasser d'autres.

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WHO THE FUCK IS ROBIN HOOD ?



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MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Sam 11 Juin - 22:54

Si on m'avait dit qu'un jour, un putain de jour, je serais content de voir arriver cette vieille carne de Rogue, je me serais bien marré. Et j'aurais eu raison, en plus. Il faut être complètement dans les vapes pour se dire en entendant sa voix : enfin un adulte, il va siffler la fin de la récré. Et j'avoue que j'ai été assez tarte pour tomber dans le panneau. Oh, pas longtemps, hein, je suis pas non plus complètement fleur de courge. Mais quelques secondes, juste assez pour me dire que je suis vraiment assez abruti pour être un fier Gryffondor, en fait. C'est sans doute pour ça que le Choixpeau m'a collé chez les Rouges. Idéaliste, optimiste, ou alors un peu con. C'est la maison qui veut ça. On est des nobles cœurs, nous autres, alors on se figure que tout le monde est comme nous... Heureusement, à Poudlard, il y a un bon paquet de putes pour nous détromper. Tout Serpentard, déjà. Nos grands potes. Leur mission sur la terre, à ces gugusses, c'est de nous pourrir la vie pour nous faire descendre de notre nuage. Et ils mettent du cœur à l'ouvrage, ça, on peut le dire.

Emerald, par exemple. Cette grosse merde de Tom. Mon pote du Chemin de Traverse. En loyal batteur de son équipe, c'est lui qui a ouvert la danse – et quelle danse ! Assez vite, j'ai perdu le compte de qui faisait quoi. Je sais juste que j'ai encaissé plus de gnons en quelques minutes que dans tout le reste de ma vie. Je me suis battu une paire de fois, pourtant, mais jamais à un contre six. Bref : ce Tom est un inqualifiable enculé, n'importe qui en conviendra. Et c'est mon pote. Après tout, il n'est pas entièrement responsable de son enculitude. Il est à Serpentard. C'est le destin : les Rouges et les Verts sont faits pour se taper sur la gueule. On est qui, nous, pour interrompre une tradition historique ?

La tradition, à cet instant, Al l'aurait volontiers envoyée se faire foutre. Il était loin d'être douillet, mais là, il dégustait salement. Ces enfoirés s'étaient acharnés, surtout Prewett dont il reconnaissait la voix parmi la mêlée, ponctuant les coups qu'il assenait de « tiens, connard » nerveux. D'habitude, les bagarres pré ou post-Quidditch étaient violentes, mais rapides et moins inéquitables que ce guet-apens. Les joueurs se baladaient en groupes, ce qui limitait les risques de se faire empoigner par les pourris d'en face. Là, dans la lointaine conscience qui lui restait, Al commençait à se demander, tout en gémissant malgré lui, à quel moment ça allait s'arrêter. Ça faisait un moment qu'il ne disait plus rien et même qu'il ne bronchait plus sous les coups, plié en deux, seulement occupé à serrer ses bras contre son corps pour se protéger. Et c'est à cet instant précis qu'une voix bien reconnaissable se fit entendre dans le couloir : la voix basse, narquoise, de Severus Rogue. Prewett, qui venait de soulever Al par le col dans le but de lui flanquer son poing en pleine courge, suspendit son geste avant de laisser retomber sa victime, l'air de rien. Les Serpentard paniquèrent un instant – le même instant d'espoir fou d'Al – jusqu'à ce que Rogue les félicite d'être si bons camarades.

Bien sûr, songea Al avec amertume, il ne fallait pas s'attendre à autre chose. Si McGonagall était tombée sur une demi-douzaine de Gryffondor en train de rosser courageusement un Serpentard, elle n'aurait pas hésité à les punir sévèrement et à retirer un gros paquet de points à sa propre maison. Mais Rogue, lui, faisait mine de n'avoir pas compris ce qui se tramait. Ses ouailles tuaient à moitié un autre élève, et il plaisantait. Tout le monde rit de bon cœur à sa vanne, et, sans ménagement, les bons Serpentard remirent Al sur ses pieds pour le conduire à l'infirmerie. Prewett, à qui revenait cette mission, profita de la situation pour glisser à l'oreille du blessé quelques mots doux :


-J'en ai pas fini avec toi, Holmwood...

Pour toute réponse, Al, dont la tête et les tripes tournaient avec véhémence à force de prendre des taquets, eut un hoquet avant de vomir sur son prévenant camarade. Avec un cri de colère, Prewett le lâcha, l'abandonnant aux bons soins de Zabini. Al en aurait presque rigolé, s'il n'avait eu si mal. En vrai, il avait envie de chialer tellement il douillait, mais il se refusait à cette faiblesse devant les Serpentard et Rogue. Tom finit par se souvenir que le machin sanguinolent qu'on trimballait comme une poupée de chiffons était son pote, et il se chargea de le soutenir jusqu'à l'infirmerie.  Un de ces quatre, je te ferai la peau, Emerald, songea le Gryffondor en adressant un regard torve à son ami. Pote ou pas, je te foutrai ta batte dans le cul et je te taperai sur la tête jusqu'à ce qu'elle ressorte par la bouche. Ça prendra le temps qu'il faudra, mais je t'assure que ça se fera. Comme ça ou autrement, mais ça se fera. Cramponné comme un perdu aux fringues de Tom, Al ruminait sa vengeance. Il vomit encore deux fois sur le trajet, incapable de se retenir tant il avait mal au ventre. Ils avaient tapé comme des ânes, ces cons-là.

Ce fut aussi l'avis de Madame Pomfresh lorsqu'elle prit livraison du steak tartare gentiment préparé par la maison Serpentard. Elle semblait avoir un peu de mal à croire à la version de la chute dans l'escalier, mais ne dit rien. Sa mine inquiète alors qu'elle auscultait l'élève, ainsi que ses fréquents regards vers les Serpentard massés autour du lit de Fraser, étaient assez éloquents, cependant. Rogue observait la scène de ses yeux froids, et Al se promit de se venger de lui aussi, tout en sachant que c'était mission impossible... Un jour, je me le ferai. Impossible n'est pas Gryffondor.


-Tu vas passer la nuit ici, Holmwood-Black. Tu as pas mal de choses à réparer, je ne peux pas tout faire à la fois ou je vais t'assommer. Tiens, prends un pyjama...
-Faudrait que quelqu'un m'aide à le mettre,
fit Al d'une voix pâteuse. Emerald, par exemple. L'est gentil, Emerald.

L'infirmière tendit un paravent autour du lit qu'elle destinait à Al, avant d'aller requérir l'aide de Tom. Le blessé, assis sur le lit, retira avec difficulté ses bottes et ses genouillères, non sans grimacer de douleur ; lorsque Tom arriva, avec l'air agacé de quelqu'un qu'on oblige à faire une bonne action, il marmonna :

-Tiens, aide-moi à me relever, mec, j'y arrive pas.

Il saisit la main secourable du Serpentard, et l'inspiration lui vint en une seconde en voyant le nez déjà bien entamé de son camarade. Dans un sursaut de volonté, essayant d'oublier sa propre douleur, il se propulsa de toutes ses forces, le front en avant, tout en attirant Tom à lui. Pas très orthodoxe, comme coup de boule, mais efficace. Ils tombèrent ensemble, et Al eut la satisfaction de sentir le sang d'Emerald lui couler dessus. J'espère que je t'ai éclaté le pif, petite pute, et même pété deux ou trois chicots. Madame Pomfresh accourut pour les séparer, condamna Al à se changer tout seul, et lui annonça qu'elle allait avertir McGonagall sur-le-champ. M'en fous, on est à un pif partout. Egalité, la balle au centre.
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Anne Fraser


MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Mer 15 Juin - 14:48

La convalescence sorcière a un grand avantage sur la convalescence moldue. Elle va beaucoup plus vite. Avantage tout relatif, selon les circonstances. Elle se souvenait avec bonheur de ses rhumes d'enfance qui l'autorisait à rester dans le salon, près de sa mère, plutôt que d'aller à l'école. Soignée et chérie par la main maternelle, elle s'enroulait dans un plaid au coin du feu pendant qu'on l'amusait et lui lisait des histoires. Son arrivée dans le monde sorcier avait mis fin à ses périodes bien heureuse de convalescence. Sa grand-mère, la terrible Prudence Parkinson, avait coutume de dire qu'il n'y avait rien qu'une pimentine ne pouvait soigner. C'était d'ailleurs devenu une blague entre ses cousins et elle. Si l'un d'eux était malade, la réplique qui suivait invariablement était : "Demande une pimentine à grand-mère". S'il lui arrivait parfois de regretter la convalescence moldue, ce n'était absolument pas le cas ce soir. Ici, on pouvait se casser la jambe et marcher dans l'heure qui suivait. Ça rendait les sorciers moins regardant sur la douleur puisqu'elle n'était que très temporaire. Ça les rendait probablement plus violents et téméraires dans leurs actions. Après tout quelle importance si on se cassait le bras quand on pouvait réparer ça en un tour de baguette.

Toute une philosophie qu'Anne fut amenée à revoir en se réveillant dans le lit de l'infirmerie, les membres en parfait état. Comme à son habitude Madame Pompfresh ne tarda pas à maugréer contre ce sport stupide qui faisait tant de blesser tandis qu'elle l'examinait pour voir si tout semblait fonctionner correctement. Puisque c'était le cas, elle s'empressa de demander si elle pouvait retourner dans son dortoir, la réponse fut négative.

" - Hors de question ma petite.", lui déclara-t-on. " Tu restes en observation ce soir, tu retrouveras bien assez vite ta salle commune."

La réponse était loin de plaire à l'adolescente que seul le résultat du match - et voir la gueule ravagée d'Al - préoccupait. L'infirmière finit par l'informer de mauvaise grâce que son équipe avait gagné. L'annonce fut suivie d'un cri de joie de la part d'Anne qui estimait qu'au moins, elle ne s'était pas fait fracasser le crâne pour rien. Désormais, la soirée allait lui sembler bien longue. L'excitation d'avoir gagné le match l'empêcherait de dormir, il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle trouverait une distraction pendant qu'elle était coincée ici.

La distraction ne tarda pas à arriver sous la forme de son directeur de maison, ses coéquipiers et un Al particulièrement amoché. Mallory avait l'air particulièrement fier et il ne fallut pas plus de deux secondes pour qu'Anne devine que les escaliers avaient dû lui donner quelques coups bien sentis. Elle sourit à Mal' tout en commentant.

" - Il devrait faire plus attention, enfin comme on dit, Karma is a bitch."


Tom vient s'asseoir le lit à côté d'elle. Elle se redressa pour être à sa hauteur pendant qu'ils discutaient.

" - Oh, je sais bien, il joue toujours au dur Mallory, mais c'est un papa poule. J'espère bien que tu t'es inquiété pour moi. Je l'aurai mal pris sinon. Je tombe de 300 m de haut avec mon balai et tu ne bronches pas. Je l'aurai eu mauvaise. Je m'attendais à des fleurs ou des chocolats, mais voir Al dans cet état est encore mieux qu'un cadeau de convalescence." Elle baissa d'un ton et dit taquine : " Enfin, si tu ne sais pas quoi faire de l'argent de tes paris, tu peux toujours penser à moi."

On est Serpentard ou on ne l'est pas, mais la moindre occasion pour gagner quelque chose était bonne à prendre. Non loin d'elle, Al était prié de profiter de l'hospitalité de l'infirmerie pour la nuit. Il demanda à Tom de l'aider à se déshabiller. Ce dernier quitta son chevet pour le faire tandis que son cousin arrivait auprès d'elle en maugréant :

"- Il m'a vomi dessus ce connard. Il n'a que ce qu'il mérite." Il se tourna vers elle avec un sourire tandis qu'il lui demandait : " T'as bien pris ta pimentine ?"

Avec la présence de leur directeur de maison, qui discutait avec Pompfresh, ils n'avaient pas trop l'occasion de vanner le malheureux Gryffondor qu'ils avaient pris dans leurs filets, ni de raconter à Anne la façon dont il l'avait tabassé. Ce fut un coup sourd et un cri qui vient interrompre le climat presque amical de l'infirmerie. Tandis que les insultes fusaient du côté des vert et argent, Anne ne put s'empêcher de commenter :

"- Y a vraiment qu'un Gryffondor pour être plus con qu'un balai de Quidditch."
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MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Jeu 30 Juin - 16:22

On ne pouvait pas prétendre que Severus Rogue ne s'y connaisse pas quand il s'agissait de du harcèlement et la mise en abîme des gens dans la plus honteuse des sensations. Il avait été l'objet de bien des mépris et de bien de bourreaux que pour ignorer ce qui faisait mal et ce qui s'oubliait.

Il avait cependant pris du grade dans ce type de relation depuis quelques années. Finie cette période de perpétuelle victimation. Il était très fier de faire partie des salauds plutôt que des cibles. Il ne s'en cachait pas. Mais, peu le savaient, certains le devinaient peut-être, comme Dumbledore, mais Rogue adoptait là une posture, un façade presque. Il n'était profondément pas un de ces bourreaux vil et arrogant qui aimait montrer qu'ils étaient supérieurs. Non. Rogue n'en avait jamais eut besoin. On le rabaissait car il était supérieur aux autres et non l'inverse. Si il se montrait si tyrannique à présent, c'était par esprit revenchard et aussi pour qu'on ne vienne pas lui chercher des noises. Il ne montrait les dent et grognait pour éviter qu'on essaye de le mordre à nouveau.

Ici la petite humiliation maison pour Holmwood c'était gentillet. Une pichenette comparé à la capacité de nuisance exceptionnelle du professeur de potion de Poudlard. Il aimait bien les retenues injustifiées doublées de trolls à son cours. Un vrai petit plaisir. Mais si les choses continuaient dans le mauvais sens, il saurait s'accommoder de forcer un peu plus le trait, pour que la pillule du Gryffondor soit encore plus dure à avaler.

Rogue accompagna le petit groupe dans les méandres des couloirs, se taisant en étant quelques pas derrières. Il fit deux ou trois remontrance au blessé pour qu'il cesse de geindre tout en feignant ne pas voir qu'un de ses élèves profitait de la proximité pour labourer les côtes du malheureux façon pugiliste. On ne voit que ce que l'on veut bien voir dans ce genre de situations de toute façon.

Ils arrivèrent à l'infirmerie, Pamfresh arriva de suite s'occuper du jeune Gryffondor qui, selon les critères de Rogue, en faisait de tonnes, il ne se priva pas de le dire :


Mr Holmwood-Black, n'exagérez pas non plus. C'est pas comme si vous aviez été rossé par une horde de trolls. Levez le menton et agissez comme un homme, pas comme un enfant.


Le professeur laissa l'infirmière se charger du jeune homme un instant. Il ne dit pas un mot, elle eut rapidement terminé son diagnostic et elle lui administra les soins avec rapidité et maestria. Elle revient près du professeur pour lui parler de son stock de potions et de cataplasmes magiques. Il en synthétisait la plupart, avec les ingrédients fournis par les cours de botanique. La discussion ne fut pas très longue ni très enrichissante et se solda par un "faites-moi une liste" assez sec et n'appelant pas vraiment à poursuivre la parlotte avec des banalités.

Rogue surveilla quelques secondes et alla vers Fraser, de son air mi neutre mi blasé assez habituel :


Miss Fraser, soignez-vous bien tranquillement. Vos blessures ne sont pas sévères, vous vous remettrez très vite. Vous avez fait un bon match, je vous félicite pour votre part dans notre victoire de ce jour. N'oubliez pas pour autant votre devoir de potion pour la semaine prochaine, je n'accepterai pas d'excuses pour un retard malgré vos performances sportives.

Il se retira et arrivant devant le lit d'Holmwood, il ne put s'empêcher :


Comme je n'ai pas entendu de remerciements de votre part, je vous enlève 10 points pour chaque élève que vous avez refusé de remercier et 20 points pour m'avoir désobéi. Je pense, si mes comptes sont exactes, que celà fait 80 points de moins pour Gryffondor, reflet de votre ingratitude et de votre impolitesse. On se revoit en cours dès lundi matin...


Rogue ne salua pas en quittant la pièce, mais il put entendre de la part des Serpentard des "Au revoir professeur !" mêlés de rires plus ou moins marqués. Alors qu'il prenait la liste des potions à concocter des mains de madame Pomfresh sans vraiment faire preuve de toute la politesse requise.

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La batte pour la victoire || Al et Tom

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