POUDNOIR
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La batte pour la victoire || Al et Tom

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    | THE MOD ;; Coach de Ballycastle ;; Criminel

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Tom Sallybanks


MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Ven 1 Juil - 10:48


La rivalité entre Gryffondor et Serpentard avait la vie dure. Pour Tom, qui avait été choixpeau flou entre les deux maisons, elle était moins une vraie compétition qu'un jeu. Il avait autant d'amis chez les lions que d'ennemis au sein même de sa propre maison, qui comptait de nombreux sang purs imbuvables qui ne pouvaient pas l'encadrer, et c'était réciproque. Il savait aussi, d'autre part, qu'un Gryffondor armé d'une batte pouvait se révéler aussi mauvais que n'importe lequel des membres de la maison de Salazar. La preuve, la première fois qu'il s'était fait casser la gueule, et l'une des seules, c'était Adrian Rosier qui en était à l'origine. C'était dommage qu'il ne joue plus, Ady, c'était un bon batteur. Pas que Al était mauvais, loin de là ; mais Tom pensait là uniquement en tant que joueur, et pas du tout en terme d'amitié. Il appréciait autant l'un que l'autre, même si Adrian pouvait se révéler un peu con si on se mettait parler politique avec lui. Pour en revenir à ce qu'il s'était passé, s'il avait juré qu'il allait péter la gueule à Aldébaran, c'était moins parce que c'était son équipe, ses amis, Anne, qui étaient touché qu'à cause de la rivalité Serpentard/Gryffondor – c'était un prétexte, ça n'avait toujours été qu'un prétexte. Tom était en réalité assez individualiste, et le corporatisme des maisons de Poudlard lui passait un peu au dessus de la tête. Il n'y avait pas de maison qui tenait quand il s'agissait de ses amis, ni quand il s'agissait de recouvrer ses dettes. Il y en avait une pour les autres, il le savait : son cas n'était pas une généralité. Et même s'il participait allégrement à cogner les gens, au bout d'un moment, même lui jugea que ça allait trop loin – et que même Rogue prenait ça à la légère. Oh, ça arrangeait Tom, bien sûr, de ne pas écoper d'une retenue, mais tout de même. Un vieux fond de justice ressurgissait parfois en lui, et il lança finalement sans méchanceté :

« Je crois qu'il a son compte, Theo. Sauf si tu veux encore qu'il te dégueule dessus, ça sert à quedale. »

Prewett le défia un instant du regard, manière de dire « t'es dans quel camp, Tom ? », mais Emerald resta impassible. Il n'était pas capitaine dans l'équipe de Serpentard, on lui avait toujours refusé le titre – trop violent, trop malhonnête, même pour Rogue, ça ne passait pas, et pour Dumbledore, c'était carrément hors de question. Mais la réputation du Marteau sans Maitre jouait pour lui – on lui foutait la paix, globalement et on l'écoutait.

Ils débarquèrent finalement à l'infirmerie, encadrés par une Pomfresh suspicieuse et toujours aussi râleuse de voir débarquer autant de monde dans son infirmerie. Manifestement, elle paraissait se douter de quelque chose, mais comme toujours, la parole de Rogue l'emporta – et la loi du silence n'aidait pas. A ce qu'il sache, à moins d'être pris en flagrant délit de tabassage en règle, aucun joueur de quidditch, même s'il s'était fait casser la gueule par représailles, n'avait jamais dénoncé quiconque. Il n'avait jamais fait exception à la règle. La contrepartie, c'est qu'il fallait accepter les retenues sans broncher. Pour cette fois, ça irait, ils s'en sortaient bien, ce qui leur permettait donc de squatter l'infirmerie sans vergogne. Fidèle à sa réputation de parieur, il s'amusa de ce que disait Anne :

«Ce qu'il faut pas faire pour te plaire, à toi. »
Il sortit une boite de gâteau. « J'ai ramené ça, aussi. Et je crois que je te dois trente gallions et cinq mornilles – disons quarante gallions à cause des dommages de guerre. » Il sourit encore : « Et la visite de Rogue, un magnifique cadeau, j'espère que t'apprécie. J'ai cru qu'on allait finir en retenue pour le restant de l'année, d'ailleurs, t'aurais été toute seule à disputer le match contre Serdaigle. »

Ledit Rogue approchait, d'ailleurs, et comme Pomfresh l'appelait, Tom se leva pour faire de la place. Croisant Theo, il lui colla une bourrade amicale :

« T'es le roi des râleurs, toi, ce soir. »
Il se retourna vers Anne : « L'est jamais content ton cousin, tu sais ? Je reviens tout à l'heure. »

Il avait moyennement envie d'aider Al – à vrai dire, là, comme ça, Tom avait plutôt envie d'aller se coucher, parce qu'il n'était pas lui dans un très bon état – mais pris d'un vague remord, et un peu forcé par l'infirmière il est vrai, il se dirigea quand même vers son lit, alors que Rogue partait. Avec pas mal de mauvaise volonté, il lui tendit la main :

«'Tain, c'est vrai qu'on y est pas allé de main morte. Doucement. Tiens, non, bouge pas, je vais... »


Il était probablement trop crevé pour envisager qu'Al puisse lui foutre un coup de boule, et pour l'éviter, mais c'est pourtant ce qui arriva. Tom s'écroula au sol, un flot de sang lui coulant sur le visage, à moitié assommé.  Il pesta d'une voix pâteuse :

« Putain, mais quel connard ! »
Quelqu'un s'approcha pour éloigner Al, Pomfresh sans doute, et quelqu'un de massif – Mallory sans doute - l'aida à s'assoir sur le lit à coté Anne. L'infirmière lui donna de quoi éponger le sang qui s'écoulait de son nez, et une potion dont on ne daigna pas lui dire l'utilité, qu'il prit docilement, encore un peu sonné. Les insultes et les cris reprirent du côté Serpentard. Ca menaçait déjà de casser de nouveau la gueule de Al. La colère un peu tombée, ne restant plus que la douleur, Tom devait bien reconnaître que c'était mérité, et il n'avait pas vraiment envie de se venger. Ca ne faisait pas partie des choses qu'il pouvait vraiment dire, mais il avait un argument de poids pour calmer les gens : « Ca suffit, les gars, ça suffit ! Laissez le, c'est bon.
- T'es sûr, Tom ? T'as bien amoché, quand même.
- C'est bon, Julian. » Il se pencha vers son capitaine : « Pense à la finale, bordel. On pourra jamais la disputer si on continue, la vieille McGo nous laissera pas faire. Ramène les, je te jure.
- Ouais, je vois, en fait tu veux juste être tout seul avec Anne.
- T'es con, y a toujours Al. » Il leva les yeux au ciel. Vrai qu'ils trainaient souvent ensemble, avec Anne. Mais au moins en ce temps là, c'était simplement une amitié solide et sincère, qui dérivait peut-être peu à peu vers autre chose, mais de l'amitié tout de même, malgré toutes les rumeurs. « Ouais, bon, allez. Filez.
- C'est ça. » Mal' se tourna vers les autres : « Allez, les enfants, on va dire bonne nuit à tout ce joli monde. A plus. Soigne toi bien, Anne. »

Bien sonné par le choc, tout de même, Tom se cala contre les coussins du lit qu'on lui avait assigné, et tomba sur le regard amusé de Anne, que la situation semblait beaucoup faire rire. Il se prit à rire de bon coeur lui aussi, ce qui lui fit mal :

« Bon, bah maintenant tu vas devoir nous supporter tous les deux. Je peux avoir un gâteau ? »
Il éleva un peu la voix pour s'adresser à Al, de l'autre coté : « Eh, le steak tartare, si t'es pas mort, t'en veux un aussi ? Pas de coup en traitre, c'est juste des biscuits, parole. »

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    Al Holmwood-Black


MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Sam 9 Juil - 23:22

Ils étaient tombés l'un sur l'autre, le Gryffondor et le Serpentard, trop sonnés pour arriver à se dégager seuls malgré leurs gestes désordonnés. Tom saignait comme une vache, éclaboussant copieusement Al qui, en dépit de sa douleur, éprouvait une joie féroce à l'idée qu'il avait pris sa revanche. Quelqu'un vint les séparer, traîner Tom vers un autre lit et hisser Al sur le sien ; l'infirmerie d'ordinaire si calme résonnait des imprécations des Serpentard, qui menaçaient de remettre au Gryffondor une tannée maison en représailles. Venez, les mecs, j'vous attends, songeait Holmwood-Black. À vrai dire, dans son état, même un gosse de six ans aurait pu l'envoyer au tapis, mais Al se tenait le plus droit possible, fixant ses adversaires d'un air bravache. On est un Gryffondor ou on ne l'est pas, et un Gryffondor qui ne serait pas un peu inconscient sur les bords... ben, ce serait un Poufsouffle, pas vrai ?

Bon prince, Tom calma ses acolytes et évita à son ami une dérouillée supplémentaire. T'as beau faire le malin, tu serais même pas foutu de lever la main pour te défendre. Regarde-toi : t'as la gueule du mec qui se serait endormi sur les voies du Poudlard Express, un premier septembre. D'une main hésitante, Al tâta son visage : enflé, contusionné, probablement bleu et rouge et jaune et noir. Et Rogue en rajoutait, après s'être bien moqué de lui, en lui retirant des points pour son impolitesse. Le gamin riposta par un bras d'honneur adressé au directeur de Serpentard qui s'en allait, un bras d'honneur qui lui révéla qu'en fait, il avait mal partout.


-Connard, va... murmura-t-il, tant à l'adresse de Rogue que de chacun des joueurs de Serpentard présents.

Renonçant à se déshabiller, il se laissa tomber sur son lit, pris d'un vague malaise. Envie de pleurer ou de gerber ? Un peu les deux. Le sang de l'autre pourri avait imbibé sa robe et l'odeur lui donnait la nausée. Il se rendit à peine compte du départ des Serpentard, trop occupé à essayer de combattre cette sensation désagréable. Tu peux pas te mettre à chialer devant les deux autres, là, même si t'en crèves d'envie. Alors tu regardes fixement le plafond, en ouvrant les yeux au maximum pour chasser les larmes qui montent. Tu as mal comme jamais mais on ne t'a rien donné, et Pomfresh s'est barrée sans plus te regarder. Bande de connards. Vous mériteriez que je crève, là, maintenant, sous votre pif. Mais même pas.

À côté de lui, ça discutait gentiment, et même, ça rigolait. Anne et Tom commentaient la situation et se partageaient des gâteaux. Emerald poussa la gentillesse jusqu'à en offrir à Al, et reçut une gracieuse réponse :


-Mais carre-te-les dans le cul, tes gâteaux, gros connard !

Trop mal au bide, trop envie de vomir, trop envie de chialer surtout... et il croit que je veux manger ses gâteaux ? C'est facile, pour lui, il vient pas de se faire bousiller par une bande de gorilles. Au prix d'un effort et de nombreuses douleurs, Al roula sur le côté, de manière à tourner le dos aux deux autres. Pas envie de voir vos tronches, et surtout pas envie de vous montrer la mienne. Il venait à peine d'exécuter ce mouvement qui lui avait tiré un gémissement que la porte de l'infirmerie s'ouvrit, livrant passage à une McGonagall furieuse, suivie de l'infirmière.

-Holmwood-Black ! Madame Pomfresh vient de m'informer de votre conduite... Vous me faites honte ! Je vais de ce pas écrire à votre père. Vous battre comme un Moldu, en pleine infirmerie ! Faites voir votre nez, Emerald...

Les deux femmes examinèrent rapidement le visage de Tom, puis McGonagall vint se camper devant le lit d'Al :

-Je n'ai jamais vu ça, Holmwood-Black. La saison est terminée pour Gryffondor, mais sachez que si j'entends encore une seule fois parler de vous jusqu'à la fin de l'année, je vous exclus de l'équipe pour l'année prochaine. Et puisque vous semblez fasciné par le monde moldu, au point de vous battre à la moldue, je vais vous donner de quoi satisfaire votre curiosité. Madame Pomfresh m'a dit que vous aviez plusieurs blessures dont certaines sont assez sérieuses. Eh bien ! Nous aurions pu régler ça avec quelques sorts et des potions, mais nous avons décidé que vous seriez soigné à la manière des Moldus. J'espère que cela vous fera réfléchir, mais vous connaissant, je n'ai guère d'illusions.

Et elle tourna les talons, sans même attendre de réponse de la part de son élève. Madame Pomfresh, murée dans le silence, tira un rideau autour du lit d'Al et, en quelques sorts, le déshabilla pour le laisser en caleçon. Elle l'ausculta ensuite, puis se décida à parler :

-Je vais devoir te plâtrer la jambe et tu devras marcher avec des béquilles pendant environ six semaines. Pour l'épaule, on va l'immobiliser aussi, tu devras faire très attention et la bouger le moins possible. Pour les côtes, il n'y a rien à faire, sinon attendre que ça se répare. Tu vas avoir mal pendant plusieurs semaines, surtout si tu tousses ou si tu éternues, c'est normal. Tu as aussi le nez cassé, je vais te poser un pansement pour le tenir... et voilà. Le reste, ce ne sont que de petites contusions, d'ici quelques jours il n'y paraîtra plus. Je vais préparer le plâtre.

Elle s'éloigna, l'air pas mécontente de la punition infligée au fauteur de troubles, non sans avoir replié le rideau. Al se sentait soudain vide de toute énergie. Il tourna la tête vers les deux Serpentard, essaya de sourire – mauvaise idée, lèvre fendue – et fit d'une voix lasse :

-Putain, c'est pas ma journée, on dirait. J'espère que t'es fier de toi, Emerald. Et toi aussi, miss crâne fêlé. Envoyez donc un cookie, tiens, je l'ai pas volé.
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Anne Fraser


MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Jeu 14 Juil - 22:14

Toute adolescente qu'elle était, Anne savait que les matchs de Quidditch avait l'art de déchaîner les passions. En particulier quand ils opposaient les deux plus grandes maisons rivales de Poudlard. Parfois, elle se demandait ce que Salazar Serpentard et Godric Gryffondor penseraient de leurs descendants s'ils les voyaient. Avaient-ils réellement voulu créer un tel antagonisme quand ils avaient créé leur maison ? Que ça soit le cas ou non, des siècles plus tard, le résultat était saisissant. L'infirme ou plutôt le cirque qu'était devenu l'infirmerie en donnait un parfait exemple. A l'origine, elle était la seule blessée du match. Un dommage collatéral comme on disait. Et voilà qu'en une demi-heure à peine, elle se retrouvait avec un compagnon de chambrée. Et quel compagnon ! Aldébaran Holmwood-Black. Le même idiot qui lui avait fracassé le crâne de sa batte un peu plus tôt dans la journée, l'empêchant d'assister et participer au triomphe de son équipe. Autant dire qu'elle n'avait pas été mécontente en le voyant arriver - un peu - amoché.

Le fait que l'équipe, solidaire avec leur coéquipière, aient largement participer, voir totalement orchestré ce petit passage à tabac lui faisait chaud au coeur. Après tout, on ne pourrait pas dire des Serpentards qu'ils ne veillaient pas sur les leurs. Même Rogue était de la partie, c'est dire. Anne n'avait pas une affection délirante pour leur directeur de maison. Après tout, un glaçon dégageait plus de chaleur, mais il fallait admettre qu'il prenait toujours leur parti. Sa mauvaise foi en ce qui concernait les élèves des autres maisons étaient d'ailleurs légendaire. On pouvait difficilement en vouloir aux Gryffondors de le détester. C'étaient eux qui en prenaient généralement pour leurs grades. Elle eut d'ailleurs un rire sous cape quand Rogue lui fit remarquer qu'il en faisait des tonnes. Il fallait admettre qu'il était bien abîmer, mais la rancoeur qu'Anne éprouvait à son égard ne s'était pas encore assez dissipée que pour admettre que Rogue exagérait peut-être un peu.

Pendant que son directeur de maison et une infirmière excédée discutaient du traitement approprié pour soigner le lion en charpie, elle profita de la compagnie de Tom à son lit. Il fallait reconnaître ça à l'adolescente, même à son âge, elle avait une très bonne maîtrise d'elle-même. Elle se sentait flattée parce qu'il lui accordait - comme toujours - une attention toute particulière, mais elle restait elle-même. Toute gênée qu'elle puisse parfois être, elle gardait toujours un visage impassible sans même qu'une trace de rougeur vienne orner ses joues pâles. Pourtant, Merlin savait que les commentaires et les râgots circulaient à leur sujet. On les soupçonnait d'avoir déjà consommé la chose et ceux qui n'en étaient pas persuadé prenaient les paris pour savoir quand ça aurait lieu. C'était probablement le seul pari que Tom n'avait pas orchestré dans tout Poudlard ces dernières années. D'ailleurs, il lui remettait les derniers fruits de ceux-ci. Elle prit son du avec un sourire et ce malgré le mal de crâne que tout ce petit monde assemblé dans l'infirmerie lui donnait. Elle lui tapota la main, de façon discrète et répondit :

" - Trop aimable, mais j'espère bien que je suis la seule à qui tu tentes de plaire comme ça. Je n'ai jamais été partageuse.", elle empocha l'argent et le mit sur sa table de nuit. " Je te fais confiance pour le compte, c'est ton domaine."

Elle jeta un oeil à Rogue qui arrivait justement vers eux. Elle eut juste le temps de souffler un :

"- M'en veux pas, mais il est un peu vieux pour moi, puis les cheveux,... Je trouve qu'Al en steak haché est un spectacle bien plus jouissif."

Elle le vit entraîner son cousin qui faisait la tête, tandis que son directeur de maison s'arrêtait à sa hauteur pour la féliciter. Elle répondit avec tout l'humilité dont elle était capable.

" - Merci Professeur. J'espère qu'on aura le plaisir de vous apporter la coupe cette année encore, sans finir par l'infirmerie cette fois-ci."

Quand au devoir. Le cadet de ses soucis. Theo était bon en potion. En le soudoyant de façon appropriée, elle réussirait probablement à le convaincre de le faire à sa place. A l'origine, elle avait prévu de demander un coup de pouce à Al. Il était meilleur qu'elle, même s'il était plus jeune, mais vu l'état des choses, on allait s'en tenir à la famille. C'était plus simple !

Le professeur de potion ne fut pas long. Il ne s'attarda à l'infirmerie que le temps nécessaire pour la féliciter et baisser encore une fois le nombre de point attribué à la maison des lions. Elle en connaissait certain qui allaient être heureux quand ils allaient voir la tête des sabliers demain matin. D'ailleurs, heureusement pour eux que Rogue était déjà sortit quand Al eut la brillante idée de fracasser le nez de Tom dans un élan de stupidité proprement Gryffondorien. Insultes, cris, rien ne fut épargné, si ce n'était le corps d'Al déjà bien abîmé. Tout ça grâce à un Tom bien magnanime, parce que ce n'était pas elle qui aurait levé le petit doigt pour empêcher ses coéquipiers d'en remettre une couche. On se couche dans le lit qu'on fait après tout et Al s'arrangeait pour en avoir un particulièrement inconfortable pour le moment.

Après une ou deux blagues potaches sur le fait que Tom avait trouvé une excuse pour rester avec elle, le reste de l'équipe pris enfin le large. Pendant un moment, elle crut qu'ils allaient enfin avoir du calme. Vraiment. Tom, voulant enterré la hache de guerre sans lui demander son avis, il proposa des gâteaux à Al qui s'empressa de répondre avec toute la délicatesse qui le caractérisait. Puisqu'il le prenait comme ça, il pouvait toujours aller voir ailleurs s'ils y étaient.

" - Poli mon vieux. Pas comme si tu les méritais ces putains de gâteaux ! "

Non mais je rêve. C'est lui qui avait commencé après tout. Ce n'était pas comme si elle lui avait VRAIMENT dit de lui fracasser le crâne. Il n'y avait que la maison de Gryffondor pour tout prendre littéralement. Bien entendu, elle était de mauvaise foi, elle aurait fait exactement pareil à sa place, mais à quoi bon l'avouer !

Ils ne purent continuer ce charmant échange puisque la directrice des Gryffondors fit une entrée plus que fracassante dans l'infirmerie. Autant dire qu'elle n'avait pas l'air de bonne humeur et contrairement à ce qu'Anne croyait, ce fut Al qui en pris pour son grade. Abasourdie, elle regarda l'échange sans savoir que dire. Soigner comme un moldu ? Sérieusement, avec les blessures qu'il avait ? Ca c'était vache. Elle s'était cassée un bras quand elle était plus jeune, avant de savoir qu'elle était une sorcière. Elle se rappelait de la douleur et de l'inconfort du plâtre. Autant dire qu'elle compatissait, même si elle ne pouvait pas le dire. En plus, comble du comble, on ne pouvait pas écrire à la plume sur un plâtre ! Ce ne fut que quand Pomfresh s'éloigna qu'ils purent enfin parler. Al tenta bien de sourire, mais ce n'était pas du plus bel effet. Cette fois-ci, quand il demanda un gâteau, ce fut une Anne pleine de compassion qui lui passa. Elle se leva douloureusement, tout de même un peu courbatue par sa chute, chose contre laquelle la magie ne pouvait rien faire et se traîna jusqu'au lit de son ami avec les biscuits.

" - Sérieusement Al, la prochaine fois que je t'invite à me fracasser le crâne, ne prend pas ça pour une invitation au sens propre."


Elle enfourna un cookie de façon très peu féminine et en proposa un à Tom qui n'était pas loin.

" - Soigner comme un moldu, nom d'une licorne galeuse, c'est vache quand même."

Elle se tourna vers Tom et pleine d'autorité décida :

" - Bon ben tu l'aideras à aller en cours hein ? "

Comment ça elle aurait pu se proposer aussi ?
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    Adrian Rosier


MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Mar 19 Juil - 16:07


Bon, il fallait bien le dire, le match virait en catastrophe. Adrian avait beau ne plus jouer depuis un an, un an et demi maintenant, il assistait tout de même aux rencontres, et il avait toujours un avis à peu près objectif et intelligent sur la situation – à défaut de trouver le rôle de supporter vraiment passionnant. Qu'est-ce qu'on s'emmerde, sur les bancs, quand on sait ce que ça fait de jouer ! Avant, il n'avait de problème pour assister à un match dans les gradins, mais c'était quand il était gamin. Il y avait papa et oncle Don'. Maintenant, le vieux Chap lui avait interdit – ou plutôt il avait plié devant la volonté de son grand-père – de remonter sur un balai, et comme Evan n'était plus là, assister aux matchs n'avait plus la même saveur. Cloué au sol, voilà ce que je suis. La rage sourde, la même colère qui vivait, rentrée et lovée en lui comme un serpent venimeux prêt à mordre, prêt à le bouffer lui et à bouffer le monde. Au début, c'était violent, bien sûr, mais violent comme un match entre Gryffondor et Serpentard, comme ça l'avait toujours été : en temps que batteur de Gryffondor, Adrian avait passé la quasi-totalité de ses matchs à se friter avec Tom Emerald. Thomas était l'un de ses meilleurs potes, mais c'était une vraie saloperie hargneuse sur un balai, une sale teigne dont il fallait à tout prix se débarrasser pour avoir un jeu peinard. Mais cogne lui dessus, Al, vise pas Fraser, tu perds ton temps, tu perds ton...et voilà que ça dégénérait.

Et pour cause ! Aldébaran n'avait retenu qu'une partie de ses conseils. Lorsqu'Adrian avait quitté l'équipe, il avait accepté de former un peu son remplaçant. Ce dernier avait trois ans de moins que lui, c'était un vrai gamin, mais il était doué. Son nom ? Il s'était présenté comme étant Al Holmwood-Black. Tom avait rajouté : Aldébaran. Ady avait tiqué au nom de Black, mais n'avait pas fait de remarques désobligeantes. Juste un « ah, on est un peu cousins, alors. ». Avec Rosier pour nom de famille, il avait salement morflé à Gryffondor, tout du moins au début – maintenant ça allait plus ou moins : le quidditch et un caractère sympathique avaient rééquilibré la balance. Adrian en savait assez pour se dire qu'il n'était pas charitable de se foutre de la gueule de Al. Bref, il lui avait donné de bons conseils, à ce qu'il lui semblait, pour jouer. Cogner sur les batteurs, d'abord, pour avoir le champ libre. Toujours descendre Emerald en premier. Et ensuite, voir pour le reste. Et quand il disait descendre, ce n'était pas faire tomber les gens de leur balai...quoique. Fallait voir. En tout cas, Anne allait le tuer, dès qu'elle se réveillerait, en tout cas. Sa cousine avait fait une sacrée chute, elle devait avoir morflé.

Ca va encore être ma faute, tiens. Le match l'agaçait de plus en plus : il s'ennuyait, pensait à son père, pensait à son grand-père, il savait qu'ils allaient perdre, et ça ne servait rien. Il quitta finalement les gradins au moment où le coté Serpentard explosait de joie. Bon, ça, c'est fait, Tom va être insupportable. Et en plus, Adrian devait avoir perdu de l'argent, il avait parié sur la victoire des Gryffondor. Il n'avait pas le cœur à rester avec les autres ce soir là. Peut-être qu'il allait simplement aller faire un tour dans le parc, ou rester dans le dortoir. Finalement, il se laissa entrainer avec quelques amis à commenter le match, et ça continua un bout de temps, jusqu'à ce qu'il demande :

« Au fait, quelqu'un a vu Al ? Il devait pas nous rejoindre ?

- Ah ouais, tiens, il est passé où ?
- Peut-être qu'il voulait être un peu tout seul, c'est moche comme défaite. »

Après ça, on n'en parla plus : Adrian lui-même n'y prêta guère attention, persuadé qu'il verrait Al après le repas – il prit même le soin d'embarquer quelques provisions au cas où. Il faudrait aussi qu'l aille rendre visite à Anne, du coup, il en profiterait pour rembourser Tom. Vers neuf heures du soir, cependant, ils obtinrent des informations : quelqu'un signala à la ronde que la vieille McGo était là, et elle annonça les dernières nouvelles : que Al était à l'infirmerie, qu'il avait défoncé la gueule à Tom après s'être cassé la gueule dans les escaliers, qu'il serait formellement interdit de lui procurer de l'essence de murlap ou quoi que ce soit du même style – le tout dans le langage très scolaire de leur directrice de maison.

La confusion régna de nouveau rapidement sur la maison Gryffondor. Tout le monde partagea rapidement l'analyse d'Adrian : ces enfoirés de Serpentard avaient cassé la gueule de Al, et comme d'habitude, Rogue favorisait sa maison. Maintenant, qu'est-ce qu'on pouvait y faire ? Rien, faudrait attendre le lendemain, au moins, pour choper les serpents et leur foutre une tannée. Plus décidé, Rosier embarqua ses provisions : la confusion créée par le passage de la prof de métamorphose lui permit aisément de se glisser dans les couloirs sans se faire remarquer. Evitant de justesse Peeves qui lévitait dans un couloir – manifestement occupé à bloquer la porte d'une salle de cours – Adrian finit par arriver sans encombre à l'infirmerie, où il fut accueillit par le glapissement indigné d'une Pomfresh manifestement à bout de nerfs :

« Rosier ! Qu'est-ce que vous faites ici à cette heure de la nuit ? Vous n'êtes pas blessé, vous, que je sache !

- Euh...non. Désolé, madame. Je voulais juste venir voir Al et Anne...j'ai pas d'autorisation, mais je m'inquiétais. Je peux repartir, si vous voulez ?
 

Le tout avec l'air habituel du pauvre gamin fragile psychologiquement après la mort de son papa. Ca marche tellement facilement, ce truc. C'est moche, pas vrai, de faire ça, je sais, mais ça marche, après tout. Souvent, il se sentait coupable d'utiliser Evan. Souvent, aussi, il se sentait coupable d'oublier qu'il était mort. Et encore plus souvent, il se sentait écrasé par le poids de son fantôme. Alors c'est bon, tu me dois bien ça, un peu. Tu me le dois. Si tu savais ce que ça fait mal, ta mort, si tu savais ce que ça fait mal de t'avoir connu en vie, tu opinerais du chef et tu serais d'accord.

Bien sur, Pomfresh le laissa rester. Il y avait là, Anne, bien réveillée, et puis Tom et Al eux mêmes, bien sûr.

« Alors, le Marteau sans maître a encore frappé, vous avez encore réussi à gagner, enfoirés. Je te dois du fric, Tom. »
Il fourgua une deuxième boite de gâteaux à Anne : « Fais voir un peu ton crâne, cousine. Tu te remets ? » Il sourit d'un air amusé et jeta un nouveau coup d'oeil à Tom : « En bonne compagnie, hm ? Ne suis surtout pas mon regard. Je suis sûr que tu seras sortie vite. »

Un seul choc, grâce à la magie, même avec une fracture du crâne...bon, ça irait. Par contre, pour Al... il fit une grimace attristée lorsque ses yeux se posèrent sur son successeur au sein de l'équipe de Gryffondor :

« Tain, ils y sont pas allés de main morte, les salauds. Ca va, mon vieux ? Je t'ai apporté à manger, je me suis demandé ce que tu devenais. J'ai appris pour la punition de McGo, aussi, c'est vraiment vache. Tu veux un jus de citrouille ? Tu devrais boire un truc, ça te ferait du bien. »
Il examina de nouveau le visage de Al et lança à Tom : « A combien vous lui êtes tombés dessus, bande d'enfoirés ? J'sais bien que c'est pas l'audace qui vous caractérise, mais quand même, un truc à la loyale, ça se fait, non ? »

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MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Mer 20 Juil - 14:47

A vrai dire, pour être honnête, Tom avait un peu honte. Ce n'était pas ce qu'il avait envisagé en représailles, et il regrettait vaguement d'avoir écouter Julian, aujourd'hui. Il l'oubliait à chaque fois, parce que c'était le jeu, parce qu'il y avait la rivalité entre équipe, parce que le quidditch virait souvent à la bagarre quand on était batteur, comme lui et Al l'étaient, mais ledit Al n'en restait pas moins trois ans plus jeune que lui : autant dire qu'il s'agissait d'un gamin, et qu'ils avaient tabassé un gosse. Pas de quoi être très fiers, dans le fond, Tom s'en rendait bien compte, même si ça n'avait l'air de frapper l'esprit de personne sinon le sien. Il ne pouvait pas en vouloir à Anne, qui avait quelques raisons d'en vouloir au batteur de Gryffondor. Une chute de trois cent mètres de haut et un crâne fracturé justifiaient assez une certaine rancœur, en effet. Pour l'équipe, bon, bien sûr, il savait bien que la rivalité entre les lions et les serpents étaient fortes, et que si lui s'en foutait, les autres ne cherchaient qu'un prétexte pour se foutre sur la gueule. Le fait qu'une des leurs soit blessée suffisait généralement aux équipes pour amorcer une bagarre – ou casser la gueule d'un pauvre type tout seul.

Voilà aussi pourquoi Tom voulait, au départ, attendre le lendemain : les esprits s'échauffaient rapidement avec les matchs, et la pression ne retombait pas avant une bonne nuit de sommeil, voire deux lorsqu'il y avait un joueur ou une joueuse blessé. Voilà pourquoi il aurait du s'en occuper tout seul et refuser la proposition de Julian. Ça aurait eu le même effet, d'abord. Tom Emerald était connu pour son penchant bagarreur, il était populaire au sein de la maison Serpentard, il incarnait son équipe de Quidditch : il était tout désigné pour venger Anne en défiant Al tout seul. Ensuite, Al ne se serait pas retrouvé à l'état de steak tartare aussi avancé. Ça aurait été plus loyal. Plus honnête. Dans le fond, Tom, s'il pouvait se révéler être une véritable brute si on lui donnait une batte, n'était pas si mauvais garçon qu'il en avait l'air.

La dernière raison pour laquelle il aurait bien aimer régler son compte tout seul à Al, c'était Anne elle-même. Les rumeurs allaient bon train à leur sujet dans chaque maison. A force de les voir toujours fourrés ensemble, les gens avaient fini par décider pour eux, soit qu'ils étaient déjà en couple, soit qu'ils le seraient bientôt. Prophétie qui ne se réaliserait finalement pas à Poudlard, ni même après qu'ils aient obtenus leurs ASPICs. Est-ce qu'elle possédait une part de vérité ? Certainement. Il ne cherchait pas à le nier de son côté, ne pouvant décider pour Anne, ni à l'affirmer. Laisser courir les rumeurs sur son compte amusait Tom : ce que les gens pouvaient inventer lorsqu'ils ne savaient pas le faisait beaucoup rire. Mais il était vrai qu'il avait de l'affection pour elle, et qu'elle était un peu plus qu'une simple partenaire de Quidditch. Au minimum, sa meilleure amie – et une amie qu'on ne devait toucher à aucun prix. Voilà sans doute ce qui avait motivé la contre-attaque, aussi rapide de Tom, pendant le match lui même : il était ravi d'avoir pété le nez à Al, et aurait été ravi de lui casser la gueule personnellement.  Ca ne s'était pas passé, ainsi, tant pis. Au moins, il avait un bon prétexte pour rester un peu avec Anne, maintenant que toute l'équipe était repartie, et sourit à nouveau :

« Tu sais bien  que ce n'est pas sérieux, avec les autres. »
Certes, il collectionnait les conquêtes, mais c'était tout aussi vrai qu'il ne se fixait avec aucune fille. « Et puis aucune ne tombe aussi bien que toi de son balai. »

Après s'être fait cassé le nez – une fois de plus, la joie – il était resté un peu sonné, mais ne tarda pas à reprendre ses esprits. Il avait un lit correct, et du coup, il ne risquait pas de regagner la salle commune avant le lendemain. Rembarré frontalement par Al, il renonça donc à lui donner des gâteaux – puisqu'il le prenait comme ça, tiens, il n'allait pas continuer à essayer de faire des efforts. Quand même ! C'était un monde, ça, d'essayer de se faire pardonner, et de se faire envoyer valser. Mais il n'eut pas le temps de répliquer que déjà McGonagall débarquait dans l'infirmerie. Habitué aux retenues de la professeure de métamorphose, Tom se préparait déjà à devoir se justifier et à rendre des comptes pour minimiser la sanction que la directrice de Gryffondor allait sans doute lui infliger. Pour le coup, là, il regrettait qu le reste de l'équipe ne soit pas resté : il aurait apprécié qu'ils en prennent aussi pour leur grade. Mais curieusement, la colère de la vieille McGo semblait être tournée entièrement vers Al. Il voulut protester un peu – idiot qu'il était, Tom n'était pas loin de vouloir se dénoncer lui même, parce qu'il savait qu'une grande partie de ce qui arrivait était due à sa propre personne, mais il n'en eut pas le temps non plus. Elle repartait déjà, en obligeant Al à être soigné comme un moldu. Il approuva Anne, c'était vraiment dégueulasse, et accepta volontiers un gâteau :

« Je suppose que j'ai pas le choix que de t'aider, ouais, et... »


Voulait-il dire qu'il s'excusait, qu'il était désolé ? Il n'en eu jamais le temps, car l'indignation de Pomfresh venait de reprendre. Il tourna la tête pour voir ce qui se passait : Adrian Rosier venait de débarquer. Malgré une rivalité qu'ils maintenaient même si Adrian ne jouait plus au quidditch, et des divergences de vues déjà profondes à cette époque – le père de Tom bossait quand même avec le gars qui avait tué d'Adrian – ils n'en restaient pas moins qu'ils étaient amis, tous autant qu'ils étaient, et qu'il n'était pas étonnant qu'il débarque. Quant au fait qu'il se soit échappé de la tour de Gryffondor de manière totalement non autorisée, quand on s’appelait Tom Emerald, il n'y avait pas grand chose de la part de vos amis qui puissent encore vous étonner. Il pointa un index inquisiteur sur Rosier :

« Tu me dois soixante-quinze galions et deux mornilles, pour être précis. 
» Il s'esclaffa : « Fallait t'y attendre, quand même, on n'allait pas vous laisser blesser Anne et perdre, ça faisait trop. » Il fronça cependant les sourcils lorsqu'Adrian évoqua le caractère déloyal de la vengeance menée sur Al : « Oh, parce que faire tomber quelqu'un de son balai et lui fracasser le crâne, c'est très loyal, peut-être ? » Il grogna avec un demi sourire : « Foutus donneurs de leçons, va. »

Ca n'excusait rien, mais il n'avait jamais aimé être pris en faute.

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MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Mar 9 Aoû - 23:13

Vieille garce de McGonagall... Al était encore plus sonné par sa réaction que par la correction infligée par les Serpentard. Comment avait-elle pu croire à cette histoire de chute dans l'escalier ? Il se faisait taper sur la gueule et en prime, il était sanctionné ; une tapée de points en moins par Rogue, ce n'était encore pas bien grave : c'était assez habituel pour que personne ne s'en formalise, et il était dans son rôle de directeur de Serpentard. Mais se faire en prime ramasser par la directrice de sa propre maison... Elle était trop intelligente pour être dupe de l'histoire de la chute et des bons samaritains en robes vertes. Alors pourquoi venait-elle en rajouter une couche avec sa punition à la con ? Le gamin poussa un profond soupir qui le fit grimacer de douleur. Les prochaines semaines risquaient d'être longues, très longues, d'après ce que disait Madame Pomfresh. Bon, et si je me mettais à pleurer ? Pas possible, les deux autres cons sont là, tu ne vas pas leur faire ce plaisir. Encore que je ne suis pas sûr qu'ils soient si contents que ça. Le Tom, par exemple, il n'a pas l'air bien fier de ce qu'il a fait. Faut admettre... Jamais je l'aurais cru capable de faire un truc de ce genre. Se mettre à six contre un, dérouiller un plus petit, et un copain en plus, ça ne redore guère son blason. On en reparlera, mec. Un jour où tu ne t'y attendras pas, de préférence. Et ce jour-là, t'as intérêt à avoir un peu mieux que des biscuits pour te faire pardonner d'être un putain de traître.

Madame Pomfresh vint poser tout un tas de trucs à côté du lit, et commença à envelopper le blessé, en s'aidant de sa baguette pour être plus efficace. En quelques instants, l'épaule gauche d'Al fut immobilisée dans une espèce de carcan fermé avec des velcros ; l'infirmière entreprit de plâtrer sa jambe, tout en commentant :


-Bon, tu vas devoir rester ici quelques jours, le temps que ton épaule aille mieux. Ça ne devrait pas durer plus d'une semaine, ensuite tu pourras marcher avec des béquilles. Tu es droitier, c'est ça ? Très bien, tu pourras rattraper tes cours, le professeur McGonagall a désigné un élève de ta classe pour te les apporter. Il faudra juste faire attention en te levant du lit.

Elle n'avait vraiment rien oublié, la carne. L'infirmière termina son plâtre – posé magiquement – et se rua vers la porte qui venait de s'ouvrir. Adrian, tiens. Al était content de voir que quelqu'un, enfin, se souciait de lui à Gryffondor. Il craignit un instant que son camarade ne se fasse proprement renvoyer  dans son dortoir, mais Rosier avait le don pour apitoyer tout le monde et il fut autorisé à rester. Madame Pomfresh posa un pansement sur le nez d'Al qui songea qu'il aurait de la chance s'il ne finissait pas par loucher avec ce machin, puis, dans un dernier mouvement de baguette, revêtit le blessé d'une chemise de nuit ridicule avant de s'éclipser. Il ne manquait plus que ça, cette espèce de robe de grand-mère qui laissait les jambes nues à partir des genoux... Si on le voyait dans cette tenue, il était foutu jusqu'à sa septième année. Adrian ne dirait rien, lui. C'était un brave type, pas le genre à se foutre de la gueule d'un copain dans la misère. Al lui adressa un sourire et accepta les provisions qu'il lui proposait, notamment un jus de citrouille un peu tiédasse mais dont le goût sucré lui fit du bien.

-Merci, vieux. Je commençais à me demander si vous m'aviez déjà enterré, putain. On peut crever tranquille dans cette école.

Adrian avait apporté assez à manger pour six crevards, et Al, de sa main valide, se confectionna maladroitement un sandwich dans lequel il croqua avec appétit. Dégueuler sur Prewett lui avait du bien, finalement ; il avait une faim de loup, à présent. Il écouta les grands discuter et secoua la tête en les entendant parler de paris. Jamais parier avec Emerald, jamais, quoi qu'il advienne. Lui s'en était fait une règle de vie.

-Toi aussi tu te laisses estamper par cet escroc, Adrian ? T'as un sacré bol d'être dans l'équipe de Serpentard, Tom, sinon y a un moment que tu te serais fait virer avec tes conneries. Mais Rogue protège son petit batteur chéri...

Nouvelle bouchée arrachée avec la frénésie d'un fauve, petite pause mastiquage, et Adrian venait voir de plus près dans quel état se trouvait son successeur. Al ne pouvait qu'approuver :

-Ouais, t'as vu ça comme ils m'ont arrangé, ces putes... à six verts contre un Gryffondor, la gloire, hein ! T'en fais pas, la prochaine fois que je joue contre eux, c'est un Cognard direct dans la poire à Emerald, confia-t-il en baissant la voix. Comme tu m'as dit. Je l'ai pas fait ce coup-ci, mais j'pense que je risque plus d'oublier.  Et toi, arrête de parler de loyauté, foutu saligaud, t'as jamais été foutu de savoir ce que c'était ! ajouta-t-il à l'adresse de Tom d'un ton vif, entre plaisanterie et reproche véritable.

Il s'était déjà battu avec Tom, mais cette fois, la pilule ne passait pas. Cette fois, Tom avait pris part à un guet-apens et Al en oubliait même qu'il avait fini par calmer ses petits copains de Serpentard. Emerald restait un pote, parce que c'était comme ça, mais là, il avait quand même pas mal baissé dans l'estime du Gryffondor.
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MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Jeu 11 Aoû - 19:53

L'arrivée d'Adrian dans l'infirmerie jeta un vent de bonne humeur sur les trois éclopés du jour. Pompfresh, par contre, ne voyait pas les choses d'un aussi bon œil. Elle avait beau être l'infirmière de l'école, à l'entendre, chaque blessure que les élèves se faisaient étaient une insulte à sa profession. Elle n'en finissait d'ailleurs jamais de pester contre ses idiots d'adolescents qui ne savaient pas faire autre chose que de se blesser. Anne était certaine que cette femme n'était jamais aussi heureuse que quand son infirmière était vide, ce qui ne devait pas arriver souvent sur l'année. Les deux mois d'été peut-être. Un autre qu'Adrian se serait fait jeter. Soyons honnête, venir à cette heure-ci à l'infirmerie sans autorisation de McGonagal, c'était un coup à se voir renvoyer dans la salle commune des Gryffondor sans sommation. Il fallait reconnaître ça à son cousin, il avait l'art de séduire, il fut donc autorisé à rester et s'approcha de ses camarades en lui demandant si elle allait bien.

Elle lui offrit un sourire amusé tout en lui indiquant qu'il y avait une place sur le lit où il pouvait s'asseoir. Elle se redressa sur ses coussins tout en déclarant :

" - Tu as quand même l'art et la manière. Moi qui allais me rendre serviable et te proposer de te faire une petite blessure pour que tu puisses rester avec nous."


Elle embrassa l'infirmerie du regard, il n'y avait qu'eux quatre ce soir

" - C'est le club des éclopés, blessure obligatoire pour pouvoir en faire partie ! Sinon ça va, mon crâne se remettra plus vite que les blessures d'Al. Si je ne réussis pas mes examens, je te tiendrai pour responsable Addy, qui t'a dis de lui apprendre à viser aussi bien ? "

Elle haussa les yeux au ciel quand Adrian leur reprocha d'être tombé sur Al à plusieurs :

" - Ne sois pas malhonnête cousin. Ils n'y sont pas allés de main morte, ils auraient clairement dû se contenir, mais ce n'est pas comme si les choses auraient tourné différemment si Tom avait fracassé le crâne de Lisbeth. Mieux, tu la connais, c'est une teigne, crâne fracassé ou pas, je suis sure qu'elle serait venue elle-même arrangé le portrait de Tom. "

Elle se tourna vers Al et mit les choses au point.

" - Comprends-moi bien, j'dis pas qu’ils n’ont pas abusés, et Theo le premier, j'ai jamais compris pourquoi vous ne pouviez pas vous saquer comme ça, mais voilà, la situation inverse aurait donné la même chose. Juste que Mcgonagal vous aurait probablement tué plutôt que de vous féliciter. "

Heureusement qu'Addy était là. Elle n'osait pas imaginer à quel point l'ambiance eut été tendue s'ils n'étaient restés que tous les trois. Anne aurait probablement dû arbitrer un second combat entre Al et Tom. Autant dire que rien que d'y penser, l'enthousiasme était loin d'être débordant.

Elle haussa les yeux au ciel en écoutant Al râler. Heureusement qu'elle n'était pas la seule Serpentard du coin. Ils avaient beau faire, même s'ils étaient amis - et faisait partie de la même famille pour certains - les divisions qui existaient entre les deux maisons les rattrapaient assez fréquemment. Déterminée à tenter d'applanir les choses, après tout, c'était elle qui avait été blessée en premier, elle se tourna vers Adrian et dit :

" - Bon, tu dors avec nous ? On va bien trouver quelque chose pour te faire rester, pas vrai les gars ? ", dit-elle en se tournant vers Al et Tom.
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MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Lun 29 Aoû - 17:15


La règle numéro un du batteur, si on en croyait Brutus Scrimgeour, auteur de La bible du Batteur, était « sortez l'attrapeur ». Malgré tout, Adrian persistait à croire qu'en présence de certains batteurs adverses, c'étaient ces derniers qu'il fallait sortir en premier – et en second, penser à l'attrapeur, puis aux poursuiveurs, si on avait le champ libre. Tom était de ceux là. Lui aussi, d'une certaine manière, lorsqu'il jouait. Ça lui manquait vraiment. Dans les gradins, ce jour là, Adrian aurait vraiment aimé voler avec les autres. Il aurait peut-être pu éviter à Al de faire une connerie grosse comme lui – ou peut-être raisonner Tom, après le match. Les autres Serpentards, par expérience, il savait que c'était des connards. Adrian Rosier s'était impliqué à fond dans la rivalité qui opposait la maison au serpent et les lions : sans doute pour gagner l'estime de ces derniers, ses camarades, parce que les premières années avaient été difficiles avec eux.

A vrai dire, les premières années à Poudlard, il avait tout bonnement détesté l'école. Il avait un caractère doux et porté à l'aventure, aucune méchanceté en lui – et aucune capacité de se défendre, dans les premiers temps. Il était plutôt gros, plutôt douillet, et il était le fils d'un mangemort : il avait donc tout pour devenir la risée de Serpentard et la tête de turcs des Gryffondors. Bouboule Princière, ah ! Celui là il me reste en travers de la gorge. La découverte du fait qu'il savait se servir de ses poings et qu'il n'était pas mauvais pour lancer des sorts avait assuré à Adrian une paix relative. Il s'était entraîné dur pour passer les sélections de batteur : il avait sacrément perdu du poids, et obtenu un franc succès dès ses premiers matchs. De bouboule princière, il était passé au prince, et son humour et ses bagarres avec les serpentards avaient fait le reste. Jamais un mot contre quiconque, jamais une insulte envers les nés-moldus. Ady est un type drôle et sympathique : tant qu'on ne l'emmerdait pas, il n'emmerdait personne. A partir de ces années là, Poudlard avait commencé à devenir un refuge, et sa véritable maison – alors que jusqu'à là, il pensait réellement qu'il s'agissait de conneries.

Ça c'était accentué avec la mort de son père. Et même s'il ne restait plus rien de son état de joueur de quidditch, au moins, il y avait gagné de bons amis. Ce petit enfoiré de Tom Sallybanks, par exemple, ou encore Al. C'était sa seconde famille. Réellement. Celle qui permet de devenir des hommes respectueux, dignes de vivre en société. Nous n’oublierons jamais notre passage ici. Bien sur, que ce soit avec ses cousins ou avec Tom, il leur arrivait de se chamailler, de se foutre les uns des autres ou d’entrer en compétition entre maisons, mais l'amitié qui les liait ne voulait dire qu'une chose : ils ne se laisseraient jamais tomber les uns les autres. Et si chacun, par la suite, prendrait des chemins différents, tous resteraient en contact.

Ce qui se passait aujourd'hui n'était qu'un incident de plus. Un incident moche pour Al et en fait, pour tout le monde, vu la gueule que tout le monde tirait. L'ambiance n'était pas tellement terrible non plus. Il pouvait le comprendre, aussi : mais ça n'allait pas altérer sa bonne humeur. Après tout, tout le monde s'en est sorti, les Serpentards sont toujours autant des connards que d'habitude, on n'a rien appris de neuf. Non, vraiment, rien de nouveau sous le soleil. Il sourit franchement à Al :

« Qu'est-ce que tu veux, les galions, c'est fait pour changer de main, après tout. » Il enfourna un muffin avec enthousiasme. « Puis après tout, tout le monde veut bien parier, aussi. Et y en a à qui ça fait pas de mal, de temps en temps. »

Tous les cousins sang purs imbus d'eux même qui le méprisaient parce qu'il n'était à Serpentard, pour commencer, ouais, ils méritaient bien ça. Adrian avait la dent dure et une vraie rancœur contre eux. Ca ne s'appliquait guère à Anne, à qui il ne pouvait pas vraiment faire de reproches pour le coup, et à qui il adressa un grand sourire :

« Trop serviable, cousine, je m'en dispenserais. Et pour te répondre, quel genre de prof je serais s'il ne savait pas viser ? Faut du talent pour survivre face à vous autres serpentard ! »


Ce qui était vrai, c'étaient de vrais plaies niveau vengeance : lui, il était simplement colérique. Et tout le monde le savait, il ne fallait simplement pas emmerder Adrian. Mais le conflit s'enlisait sans fin : soucieux d'avoir le dernier mot, il lança doucement :

« Oh, Emerald, je me le serais fait tout seul à la loyale, moi, y a besoin de personne d'autre pour lui cogner dessus. »


Éternelle provocation : ils s'adoraient autant qu'ils se détestaient lorsqu'ils jouaient. Une fois sur deux, c'était lui qui finissait avec la gueule pétée, mais Adrian s'abstint de le mentionner, tout comme il se tut à propos du fait que quand même six contre un, surtout contre un gosse, ce que n'était pas Tom, contrairement à Al. Mais il voyait bien que Anne ne digérait pas : en même temps, avec une fracture du crâne, il était tout à fait légitime de ne pas avoir de patience pour grand chose, selon lui. Soucieux de rendre l'ambiance plus légère – ça recommençait à gueuler du coté de Al – il ajouta d'un ton badin :

« Allez, on va tous arrêter de s'insulter. Du calme, mon pote, t'es pas en état d'aller frapper Thomas, je pense. » Il soupira : « Vous êtes tous en colère parce que vous vous êtes tous cognés dessus les uns les autres – au passage vous êtes tous très beaux avec vos pansements – mais je crois que tout le monde va s'en remettre et qu'il faut que vous vous reposiez. » Il menaça tour à tour Al et Tom : « M'obligez pas à vous assommer pour vous faire dormir, vous êtes suffisamment en mauvais état, les enfants. » Il attrapa un autre gâteau : « Allez, va, vous en faites pas, vous finirez bien par vous bourrer la gueule ensemble la prochaine fois qu'on ira à Pré-au-lard. » Il flanqua une bourrade amicale à Tom : « Et puisque monsieur Emerald ici présent à l'air de s'en vouloir une botte, il aidera bien Al à aller en cours et à prendre des notes, hm ? » Il fit un simulacre de salut à Anne : « Et comme ma maison à l'air d'être la source de vos dommages, cousines, je vous donnerai mes cours. C'est vu ? »

Puisque ça paraissait l'être – et de toute façon, la bonne humeur communicative, sous-tendue de « je vous file une baffe sinon » ne leur laissait pas le choix – il se laissa tomber sur un lit et lança :

« Oh, de toute façon, je vais pas repartir. Si je croise R...le professeur Rogue, je suis bon pour une retenue. Puis il faudra bien que quelqu'un vous ramène à vos dortoirs demain, mes petits serpents. »
Il jeta un coup d'oeil à Al : lui, il ne repartirait pas avant quelques jours. «  N'est-ce pas, madame Pomfresh ? »

Celle ci approuva d'un hochement de tête peu enthousiaste. Adrian frôlait l'insolence, mais il s'en foutait. Il sourit à nouveau :

« Allez, c'est réglé. Bonne nuit, bandes d'éclopés. »


Au fil du temps, cette nuit catastrophique deviendrait un bon souvenir. Il n'en doutait absolument pas.

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MessageSujet: Re: La batte pour la victoire || Al et Tom Mar 30 Aoû - 15:23


Des années plus tard, se souviendrait-il de ça ? S'en voudrait-il toujours ? Tom ne le savait pas vraiment. L'ambiance était exécrable dans l'infirmerie, et il était partagé entre la volonté de cogner de nouveau sur Al et celle de s'excuser. Quoi, c'était contradictoire ? Bien sûr que ça l'était, mais c'était un esprit à l'image de Tom : il était rancunier et très attaché à ses amis, et ce dans le même temps. Autant dire qu'il s'en voulait sincèrement de ce qui était arrivé à  Al, et que s'il avait pu revenir en arrière, il se serait vraiment arrangé pour qu'il y ait un combat à la loyale. C'était en partie la faute de Julian et de Theo. Mais Prewett devenait parfois franchement con quand il s'y mettait. Il n'avait pas de nerfs : et si Tom pouvait lui aussi vite s'énerver, il savait quand même faire preuve d'un minimum de raison – ou du moins, il savait être un peu plus subtil que son coéquipier lorsqu'il détestait quelqu'un et/ou qu'il était question de vengeance. Theo n'avait pas de nerfs : un jour, ça lui causerait fatalement des problèmes. Mais il en voulait tout autant à Al de ce qu'il avait fait. C'était totalement irrationnel, bien sûr, mais ils étaient foutus de s'envoyer des piques jusqu'à ce que mort s'ensuive – et de recommencer à se cogner dessus au passage, et il aurait le dessus encore une fois, oui, parfaitement – si on les laissait continuer. Parce qu'après tout, quand même, il cherchait, ce petit con, en continuant à l'insulter !

Heureusement qu'il avait mal au nez et que le choc l'avait un peu sonné, d'ailleurs, sinon Tom serait volontiers aller refaire le portrait de ce petit abruti de Gryffondor. Au lieu de ça, il laissa lui aussi l'infirmière lui faire boire une potion pour ressouder son nez en grommelant que les joueurs de quidditch étaient la pire catastrophe de cette école et qu'on aurait du interdire ce sport barbare, qui était une calamité pour son infirmerie. Il s'abstint de dire qu'il désapprouvait fermement cette affirmation : le quidditch était un sport génial qui lui permettait de faire une brillante démonstration de ses capacités à démonter la gueule des gens et qui en plus lui permettait de s'enrichir. La potion était de toute façon immonde et ne lui laissa guère l'occasion de parler jusqu'à ce l'infirmière s'éloigne. Al lui parlait justement des paris qu'il faisait. Tom sourit d'un air amusé et satisfait de lui :

« Eh, j'ai juste suffisamment de talent pour pas me faire prendre. Puis vous vous plaignez pas autant quand vous gagnez, non ? »


Certes, les gens qui pariaient avec lui ne gagnaient pas souvent, mais il fallait bien qu'il tire son épingle du jeu, après tout, non ? Cette mauvaise foi ne pouvait cependant guère s'appliquer à Rogue : si tout le monde savait que Tom était un bon batteur, il était également de notoriété publique que le directeur de Serpentard manquait sacrément d'objectivité. Cela dit, Tom ne lui en était pas spécialement reconnaissant, voire à vrai dire, s'en foutait même : Rogue ou pas Rogue, et au risque de se faire lyncher par la vieille McGo, après ce qui s'était passé sur le terrain, il aurait tout de même fait la même chose. Et il était fort à parier que ça aurait tourné de la même manière de l'autre côté, certes, malgré ce que disait Adrian. Il l'écouta fanfaronner et se contenta de grogner un bref :  

« Dans tes rêves, Rosier, t'es pas assez doué pour ça. »


A vrai dire, il avait lui aussi mis quelques belles roustes à Adrian. Mais leur amitié reposait sur les piques qu'ils s'envoyaient à longueur de temps, presque comme avec Al, qui l'avait vraiment mauvaise, à ce qu'il semblait. Heureusement, oui, encore une fois, qu'Ady était là : sans quoi à ce moment là, il se serait vraiment levé pour le cogner : mais la bourrade que lui flanqua Rosier convainquit Tom de rester tranquille : il était trop crevé pour bouger, et sentait que le lendemain, il allait morfler. Oh, il était moins amoché que Al ou Anne, mais c'étaient les blessures habituelles d'un match, et leur lot de fatigue. Il n'eut donc pas la force de faire autre chose que grogner en direction de Adrian et Al :

« Mouais, je lui filerai un coup de main. »
Il hésita un instant avant de poursuivre, mesurant l'impact de ses paroles. Il se tourna vers Al : « Ecoute, mon vieux, je suis navré que ça se soit fini comme ça. Je te jure que la prochaine fois que je voudrais te casser la gueule, je le ferais tout seul. »

Il plaisantait autant qu'il était sérieux : il était vraiment navré, mais hors de question pour Tom de le reconnaître à haute voix, parce qu'il en voulait également énormément à Al. Mais en même temps, il n'avait pas envie de lutter avec quiconque ce soir, et il accueillit avec joie la mention du fait de dormir.

« Ouais, ben en parlant de dormir, bonne nuit aussi, vous tous. Pas que je vous aime pas, mais je suis crevé. »

Ca ne les empêcherait pas de bien s'entendre par la suite, Adrian avait raison. Des années plus tard, il faudrait bien constater que leur amitié continuerait à durer, malgré leurs piques, malgré les magouilles, malgré les disputes. Il s'endormit en oubliant tout cela.

Et nous reparlerons des gentilhommes de fortune...

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La batte pour la victoire || Al et Tom

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