POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus)

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MessageSujet: Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus) Dim 3 Avr - 22:42

Sanglé dans sa lourde cape brodée à ses armes, Vega jeta un dernier regard à ses deux fils qui, la mine encore endormie, terminaient leur petit déjeuner en silence. Le lundi matin, ils avaient l'air encore plus amorphes que d'habitude, songea-t-il en contemplant leurs yeux bouffis. Ils n'avaient qu'à dormir, le week-end, au lieu de courir les bars et les filles.

-Bon, j'ai à faire,
lança-t-il d'une voix tonitruante qui sembla vriller les tympans des deux jeunes hommes. Ne m'attendez pas pour le déjeuner, je ne rentrerai pas avant la fin de la journée. Orion, tu n'oublies pas que tu as une leçon à dix heures, et en attendant, tu me tries les yeux de  gnomes, j'ai l'impression qu'ils commencent à tourner. Aldébaran, puisque tu dois tenir la boutique, j'aimerais bien que tu prépares les foies de crapaud qui vont arriver. J'en ai commandé deux tonneaux. Tu me fais des sachets de cent grammes pile, et tu mets à part ceux qui sont gâtés. Allez, à ce soir. Et vous ouvrez à l'heure, ça va sans dire, cria-t-il depuis l'entrée.

Les jumeaux se regardèrent, consternés. Vega se vengeait de leur inconduite du week-end, en leur assignant les tâches les plus pénibles pour cette première matinée de la semaine. Ils avaient découché dans la nuit du samedi au dimanche, chacun ayant rendu visite à une bonne amie, et leur père, loin de trouver cela normal, leur avait fait la morale à leur retour comme s'ils avaient huit ans. Ils finirent de manger en vitesse, firent la vaisselle d'un coup de baguette, puis Al descendit ouvrir la boutique tandis qu'Orion préparait le petit déjeuner de leur grand-mère qui n'aurait qu'à le faire réchauffer.


-C'est vrai que c'est drôlement important d'ouvrir à l'heure, y a jamais un chat le lundi matin, déclara Al en montant le rideau de fer. En plus il pleut et on se les gèle. Ah, salut, Ben, poursuivit-il à l'adresse du livreur qui venait de s'arrêter devant le magasin. Laisse ça là, j'm'en occupe.

Une signature, et me voilà avec mes deux tonneaux de foies de crapauds. Ça pue déjà à travers le bois, une infection, à faire gerber un sombral mort. Vu la quantité, j'ai intérêt à m'y mettre tout de suite... et là, sur les œufs brouillés du petit déj, autant dire que c'est pas super motivant. Orion a l'air de penser pareil, vu la tronche qu'il tire devant ses yeux de gnome.

-Bon, Orion, tu nous mets un peu de musique ?
-Suffit de demander, mon gars !


L'aîné des jumeaux agita sa baguette, et un air de rock sorcier s'éleva puissamment dans la boutique. Vega n'aurait jamais toléré ça, mais  lorsqu'ils étaient tout seuls, les deux jeunes gens avaient l'habitude de travailler en musique. Ils partageaient les mêmes goûts musicaux, et tous deux se mirent à s'égosiller en s'attelant à leur tâche. Al n'avança guère jusqu'à neuf heures et demie, heure à laquelle son frangin vint se camper devant lui :

-Pause cigarette ?
-OK. Tu pues, mec, t'as l'intention de te laver avant ton cours, j'espère ?
-Tu peux parler, tiens, tu t'es reniflé ? File une clope, tiens.


Tous deux jetèrent leurs blouses et s'installèrent sur le pas de la porte, soulagés de respirer un peu d'air frais. Al s'attarda tandis que son frère montait se laver en vitesse ; ses quatre élèves, des mioches de onze ans qui auraient dû faire leur rentrée à Poudlard en septembre, n'allaient pas tarder. Vega était peut-être un peu bizarre, mais il avait du flair pour les affaires ; son offre de cours de potions rencontrait un véritable succès. Les jumeaux assuraient, en alternance, les leçons pour les élèves jusqu'à la quatrième année, et Vega se chargeait des plus âgés. Les gamins arrivèrent les uns après les autres, et s'installèrent dans la salle de classe que Vega avait fait aménager dans l'arrière-boutique ; Orion les y avait précédés, non sans jeter un regard narquois à son frère et aux tonneaux de foies de crapauds.

À contrecoeur, Al ramassa sa blouse pour reprendre son exaltante tâche. De temps en temps, il levait les yeux  vers la vitrine ; le Chemin de Traverse s'animait un peu, et il y aurait peut-être quelques clients d'ici midi histoire de passer le temps un peu plus agréablement.
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MessageSujet: Re: Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus) Mar 5 Avr - 1:24

Ecole fermée. Des mots magiques pour n’importe quel adolescent. Ne vous y trompez pas, c’est un traquenard. Quand on vous parle d’une école fermée, forcément, vous pensez aux vacances, au temps libre, et tout ce qui va avec. C’est sans compter les parents. Quand vous êtes un sorcier, ils n’ont pas l’habitude de vous avoir dans les pattes toute l’année. Après tout, vous êtes généralement dans votre école en train d’étudier avec ardeur ou de faire les quatre cent coups selon votre préférence. Somme toute, les parents des petits sorciers n’étaient pas des gens qui étaient habitué à s’inquiéter du programme de cours de leur bambin. La prise en charge des enfants par les écoles de magie simplifiait depuis de siècle le travail des parents et au final, tout le monde y trouvait son compte. Les mois de septembre et d’octobre furent amusants. Ses parents, sûr que l’école allait rouvrir sous peu, le laissaient faire ce qu’il voulait. Et puis novembre arriva et ses parents commencèrent à s’inquiéter. Dès la fin du mois, on lui fit prendre des cours particulier et adieu sa tranquillité. On était maintenant début avril et l’école ne semblait pas sur le point de rouvrir. Ses parents, paniqués à l’idée qu’ils puissent rater ses A.S.P.I.C.S. l’an prochain, envisageaient de le transférer à Dumstrang où il avait fait sa première année d’étude. Niklaus refusait catégoriquement d’être encore une fois transféré. S’il devait changer d’école, ça serait pour retourner à Salem, mais ses parents jugeaient que l’école était trop loin. Point que Niklaus estimait non valable puisque les sorciers pouvaient se déplacer tellement plus facilement que les moldus. Il ne gardait pas un grand souvenir de Dumstrang et quand bien-même l’école était très puriste, il n’était pas cinglé au point d’aller se les geler toute l’année dans une discipline de faire juste pour rassurer ses parents. Sûr de lui, il savait qu’il ne raterait pas ses A.S.P.I.C.S. quoiqu’il arrive.

Evidemment, on ne tenait pas compte de son avis et on lui avait dégoté des cours particuliers par ci, des visites à faire par là, etc. Tout pour tenir l’adolescent occupé et l’empêcher de ne rien faire. La dernière lubie en date de sa mère, c’était les potions. Niklaus avait un niveau tout à fais acceptable en potion, mais il fallait admettre que c’était loin d’être sa matière préférée. Sa mère avait entendu parler d’une boutique d’apothicaire sur le Chemin de Traverse qui se proposait de donner des cours aux élèves de Poudlard. Elle en avait entendu parler via le groupe de parent dont elle faisait désormais partie. Niklaus avait grincé des dents en se disant qu’elle enchainait les mauvaises idées depuis qu’elle en faisait partie. Il venait sincèrement à prier que Poudlard rouvre ne serais-ce que pour avoir la paix. Sans compter que la dynamique de l’école lui manquait. Il y avait quelque chose de grisant à retourner à l’école quand on était sorcier. Les potes, les filles, les luttes de pouvoir, compétition de Quidditch, tournois d’échec, duel. Cette routine familière finissait par lui manquer et lui-même se lassait du temps libre qu’il avait.

Lundi milieu de matinée, il se dirigea donc vers l’apothicaire en compagnie de sa mère. Elle entra dans la boutique sans effusion, et regarda autour d’elle avec intérêt pour évaluer l’endroit. Cora Schulz était une belle femme d’une quarantaine d’année, blonde, élancée, un sourire aimable pour chacun, il ne lui manquait que les yeux bleus pour correspondre à la caricature de l’allemande typique. Niklaus avait pris de son père, le teint pâle, les cheveux noirs jais, il n’avait que peu de ressemblance physique avec sa mère. Satisfaite de ce qu’elle voyait, elle s’avança vers le vendeur avec un sourire aimable.

« Excusez-moi monsieur. »

Contrairement à son fils, elle avait toujours gardé son accent allemand.

« J’ai entendu dire que vous donniez des cours particuliers en potion pour les élèves de Poudlard. Est-ce à vous que je dois m’adresser ? »

Niklaus la laissa discuter. Il savait quand une bataille était perdue d’avance. Or celle-ci l’était, autant qu’elle lui programme les cours qu’elle voulait, il trouverait toujours bien le moyen d’en tirer son parti. Ecoutant d’une oreille ce qui se disait, il regardait avec intérêt les ingrédients disposés devant lui en se disant que Cassidy y trouverait probablement son bonheur plus que lui.

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MessageSujet: Re: Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus) Mar 5 Avr - 23:03

C'est quoi, déjà, le vieux proverbe à la con ? Rien ne sert de partir à point, c'est mourir un peu... Non, pas çui-là, celui qui dit qu'il faut poireauter dans la vie... Tout vient à point à qui vole un bœuf, oui, voilà. À une licorne près, hein. Le fait est que le couillon qui prend son mal (et ses foies de crapaud) en patience est parfois récompensé, sur un malentendu comme le destin sait en faire. En général, faut pas se leurrer, la patience est quand même une pure arnaque, l'une des plus belles quand on y pense : attends, et tu verras que ça ira mieux plus tard. Difficile de faire plus vague comme truc, mais ça fait des siècles que ça marche. On poireaute, comme des idiots, et on espère. Et neuf fois sur dix, rien ne se passe. La dixième fois, on en reste tout con, tellement on n'y croyait plus. Comme moi quand après une matinée interminable, la clochette de la porte d'entrée a tinté.

À force de peser des foies de crapauds et de répéter constamment les mêmes gestes, Al avait fini par sombrer dans une sorte d'état second, entre veille et sommeil. En entendant la clochette,  sursauta légèrement et laissa échapper un foie qui s'écrasa sur le carrelage avec un « ploc » répugnant. Par chance, l'endroit où il travaillait, derrière le petit comptoir qui servait à ranger les sacs en papier, n'était pas visible de la clientèle, et un sort empêchait les odeurs de se propager. Il aurait été dommage de faire fuir les gens à peine la porte franchie lorsqu'on manipulait des produits fétides, ce qui arrivait assez souvent dans une apothicairerie. Pas fâché de laisser un moment ses foies, Al se leva, jeta sa blouse sur le tabouret et s'avança vers les personnes qui venaient d'entrer, tout en jetant un sort nonchalant pour nettoyer ses mains. Sous sa blouse, il portait la tenue blanche de rigueur dans la boutique, avec, sur la poitrine, une broderie au fil noir indiquant, sous l'emblème du magasin, que le client avait à faire à « Aldébaran, préparateur-apothicaire ».


-Madame, Monsieur, bonjour,
lança-t-il d'une voix enjouée.

Pas difficile de deviner ce qu'ils voulaient, songea Al. La dame bien mise, observant la boutique avec intérêt, et le grand ado traînant les pieds, c'était à coup sûr pour des cours. Deux contre un que c'est pour ça, paria-t-il avec lui-même. La dame avait un léger accent lorsqu'elle s'excusa, ce à quoi le jeune homme répondit avec un sourire :


-Je vous en prie, Madame, je suis à votre service. Que puis-je pour vous ?

Pari gagné. Elle venait pour se renseigner sur les cours particuliers pour le grand échalas qui regardait autour de lui d'un air maussade. Encore une qui avait reçu l'un des flyers ou l'une des affiches dont Vega semblait avoir quadrillé le pays.

-C'est pour ce jeune homme, je suppose ? Sixième, septième année ? Les cours à partir de la quatrième année sont dispensés par mon père, qui est maître des potions diplômé, mais il est absent pour la journée. Je peux tout de même vous renseigner, s'empressa-t-il d'ajouter comme la dame semblait contrariée.

Il repassa derrière le comptoir pour en sortir quelques papiers et un livre de rendez-vous.


-Il y a quelques formalités que nous pouvons régler même en l'absence de mon père. Je vais d'abord vous demander de compléter ce formulaire, Madame. Vous avez tout le détail des formules proposées – nombre d'heures par séance, en groupe ou en cours particulier... Le jeune homme devra également passer un test pour que nous puissions juger de son niveau en potions, c'est sans rendez-vous, il peut le passer aujourd'hui même si cela vous arrange. Pour les leçons, il faudra que nous voyions dans le planning de mon père, en fonction de la formule que vous choisirez.

Vega avait tout prévu, y compris une petite table pour que sa clientèle puisse écrire à son aise. Il déposa le formulaire destiné à la cliente sur le meuble, avec une plume et un parchemin. Ayant invité la dame à s'installer, il s'approcha du garçon, qui continuait de regarder les ingrédients exposés dans des bocaux transparents, et lui adressa un sourire en se présentant :

-Salut, moi c'est Al. Vous êtes élève à Poudlard ? Quelle année ?
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MessageSujet: Re: Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus) Mar 12 Avr - 11:44

Cora n'aimait pas attendre. C'était peut-être l'habitude qu'elle avait prise en étant la femme d'un ambassadeur depuis si longtemps, mais voilà bien des années qu'elle n'avait pas attendu. Comprenons-nous, elle ne ressemblait en rien à une Narcissa Malefoy, hautaine, méprisante, impatiente sous son vernis de bonne manière. Non, les deux femmes n'avaient pas grand chose en commun si on exceptait la fortune. Cora était simplement de nature peu patience. Nature qui s'accordait très mal avec celle de son fils et son mari qui la regardait souvent s'énerver d'un air blasé lorsque ce qu'elle voulait n'arrivait pas assez vite. Lorsqu'elle avait une idée en tête, il était difficile de lui parler d'autre chose. Elle avait d'ailleurs cette fâcheuse tendance à faire une fixette sur des points totalement anodins selon son fils. Cela dit, en cela, ils se ressemblaient, si le père de Niklaus était un homme pouvait entendre raison facilement et qui acceptait le dialogue quand bien même il était persuadé d'avoir raison, ce n'était pas vraiment le cas de sa femme ou de son fils. Niklaus était un adolescent sûr de lui. Oh, il ne se croyait pas sortit de la cuisse de Jupiter pour autant, il savait qu'il avait encore beaucoup de chose à apprendre, mais il y avait certain points sur lesquels il était persuadé d'avoir raison et rien de ce qu'on lui dirait ne pourrait le faire changer d'avis. C'était comme ça, un point c'est tout.

Le vendeur de la boutique, un type assez jeune à l'air amical, les avait tout de suite accueillit avec empressement, on sentait qu'il avait le sens du commercial et ça séduisait sa mère. Où en tout cas, ça l'avait séduite jusqu'à ce qu'il sous-entende que la personne s'occupant des cours n'étaient pas présente actuellement. Son sourire s'était subtilement altéré. Soit le vendeur avait sentit le coup fourré, soit il avait un instinct vraiment développé, quoiqu'il en soit, il avait rattrapé le coup d'une main de maître. Niklaus avait étouffé un petit rire, éprouvant presque de la sympathie pour le vendeur. Mon pauvre, si tu savais comme tu viens de l'échapper belle pensât-il. Objectivement, il ne risquait pas grand chose certes, sa mère n'était pas impatiente au point de devenir grossière et il en avait probablement déjà vu des clientes insupportables pendant sa carrière - il continuerait surement d'en voir d'ailleurs -, mais ce n'est jamais agréable de commencer son lundi matin avec des gens chiants. Subtil et utile, il avait d'ailleurs plus d'un tour dans sa manche puisqu'il se débarrassa de sa mère en un tour de main en lui soumettant un formulaire à remplir, elle s'installa donc là où il l'avait indiqué et elle commença à lire le formulaire. Niklaus, toujours occupé à regarder l'étalage, ne l'entendit pas s'approcher de lui. Il se retourna un peu surpris et tendit sa main pour se présenter à son tour :

"Niklaus, enchanté. Elève à Poudlard est un grand mot, je n'ai pas encore eu l'occasion d'y mettre les pieds. J'ai fais un tour à Dumstrang et Salem avant de débarquer."


Plus qu'un tour en ce qui concernait Salem d'ailleurs. Son passage à Dumstrang avait été cours, à peine un an et si l'enseignement prodigué était intéressant, il ne regrettait pas d'avoir quitté les rigueurs du climat boréal. Pas plus que le manque flagrant d'humour des professeurs d'ailleurs. Salem avait été son paradis, avec toute la libéralité que pouvait avoir les sorciers américains. L'Angleterre était différente Plus codifiée, on y trouvait plus de retenue. Ce n'était pas dérangeant, mais il fallait un temps d'adaptation. Heureusement, contrairement à ce que ses parents pensaient, Niklaus s'adaptait très bien partout. Par contre, s'était des jours comme celui-ci qui lui faisait regretter Salem. Quel intérêt avait des cours individuels quand il aurait simplement être dans l'herbe sous le soleil californien à réviser ses cours avec sa bande d'amis.

"Et donc, mon tortionnaire risque d'être votre père ? A quel point est-ce que je dois m'attendre à vouloir m'empoisonner avec mes propres potions d'ennuis ? "


Un sourire parfaitement poli ornait son visage si bien qu'on ne savait pas vraiment s'il faisait de l'humour ou s'il était sérieux.

"Oh Niklaus, tu es toujours aussi drôle."
, intervient sa mère avant de replonger dans ses papiers.

Drôle n'était pas le qualificatif qu'il se serait donné, mais tant qu'elle persistait dans son illusion, ce n'était pas plus mal.

"On peut passer le test aujourd'hui d'après ce que vous avez dis ? Autant que ça soit fais, n'est-ce pas ?"

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MessageSujet: Re: Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus) Sam 23 Avr - 22:56

Bien sûr, le fruit était tombé de l'arbre depuis quelque temps déjà, mais, en se dépêchant, il était encore largement consommable. Quoi de plus délicieusement juteux qu'une pêche un peu passée, exhalant à plein tous les parfums de sa chair follement sucrée... bordel, Al, calme-toi, on bosse, là. Le jeune homme dut prendre sur lui pour quitter la cliente du regard, un regard qu'il supposait éloquent, et retrouver une attitude professionnelle. Il n'avait jamais craché sur les femmes plus âgées que lui, et certains esprits chagrins supposaient même qu'il lui était arrivé de monnayer ses charmes auprès de jolies dames matures. Eh, mais j'y peux rien, moi, si elles tiennent à me faire de petits cadeaux, hein ! Ça n'a rien à voir avec... comment dites-vous, déjà ? « faire le gigolo » ? Quelle horrible expression. Je n'ai jamais fait le gigolo, moi. Pas ma faute si je plais, hein...

Pendant que la pêche bien mûre remplissait les papiers, Al tâcha donc de se changer les idées en allant converser avec sa progéniture. Le grand dadais semblait contrarié d'être là, mais il répondit poliment, tendant une main qu'Al serra énergiquement.


-Niklaus ? C'est pas un nom anglais, ça...
remarqua-t-il d'un air absent, à mi-voix.

Le garçon avait déjà fait deux écoles de sorcellerie, en attendant d'entrer – peut-être – à Poudlard. Soit il s'était fait virer de partout, soit ses parents poursuivaient une carrière internationale... Chanteurs ? Magnats de la finance ? Gangsters (ce qui est plus ou moins la même chose, en somme) ? Bien des hypothèses se présentaient à l'esprit d'Al, mais en aucun cas il n'imagina avoir affaire au fils d'un diplomate. Le jeune homme eut un sourire lorsque son client parla de s'empoisonner, et il donna quelques précisions :

-C'est mon père qui donne les cours des élèves en sixième et septième année, parce qu'il est maître des potions qualifié, comme le professeur Rogue à Poudlard, vous voyez ? Ah non, vous ne voyez pas, je suis bête... Bref, c'est pas grave, je crois que vous aurez quelqu'un d'autre quand ça rouvrira. Mon père est un type un peu excentrique mais dans son boulot, il est bon. Vous ne devriez pas avoir trop envie de vous supprimer. Et même si c'était le cas, ajouta-t-il à voix basse, venez me voir, je vous montrerai plutôt quelques recettes de potions marrantes pour vous mettre la tête à l'envers, je vous assure que ça vaut mieux que de se suicider.

Un clin d'oeil et le vendeur alla voir où en était la mère de ce jeune homme dans ses papiers. Avec sa folie des grandeurs, Vega avait prévu une quantité de formulaires à remplir digne de quelques administration moldue, et les clients finissaient souvent par trouver l'exercice un peu longuet. Il était prévu, pour la suite, de raccourcir les formulaires, même si le maître des lieux semblait y répugner.

-Madame, tout va bien ? N'hésitez pas à me dire si vous avez besoin d'aide. Une tasse de thé, peut-être ?

Vega avait tout prévu pour bien accueillir les parents de ses élèves, histoire de montrer qu'on était bien reçu chez Holmwood-Black. On n'était pas chez les glandus, il fallait que cela soit évident, et le service à thé était de toute beauté. La cliente proposa que son fils passe le test tout de suite, et Al approuva, songeant que son père serait content de trouver ça à son retour, preuve que ses fils avaient travaillé en son absence :

-Je vais chercher tout ce qu'il faut. C'est un test qui prend habituellement entre vingt minutes et une demi-heure, ça permet à mon père de préparer un programme de cours personnel pour chaque élève. Excusez-moi, je reviens tout de suite.

Il passa derrière le comptoir, fourragea quelques instants et en ressortit avec une mince liasse de parchemins ainsi que deux boîtes contenant des fioles.

-Le test pour les sixième année comporte une série de trente questions, et deux exercices pour voir si l'élève reconnaît les ingrédients et les potions qu'on lui soumet. Cinq ingrédients, cinq potions, pris au hasard parmi douze possibles à chaque fois. Pour les questions aussi, on a plusieurs questionnaires différents. Ça évite que les jeunes passent les réponses du test à leurs copains,
fit-il avec un sourire à l'intention de la pêche mûre.

Vega devait sans doute à ses fils cette méfiance à l'égard des adolescents ; les jumeaux, à Poudlard, n'avaient pas ménagé leurs efforts pour « optimiser leurs résultats » (ce que les professeurs appelaient, par un abus de langage scandaleux, « tricher ») avec plus ou moins de succès. Appartenant à deux maisons différentes, ils avaient souvent leurs cours à des moments distincts, et s'échangeaient tout naturellement les sujets des interrogations. Simple solidarité fraternelle, rien de plus. Rien à voir en tout cas avec les stratagèmes vicieux mis en place par d'autres élèves pour tricher...


-Vous pouvez prendre la place de madame votre mère, Niklaus, je crois qu'elle a terminé, fit Al en élevant un peu la voix pour se faire entrendre du jeune homme. Il y a de quoi écrire sur la table. En général, ajouta-t-il d'un air complice à l'adresse de la mère, les jeunes sont un peu intimidés de devoir passer le test en présence de leurs parents, vous savez, madame...

Ce n'était jamais évident de virer les parents au moment du test ; on ne pouvait pas leur dire de se casser, et pourtant Vega tenait à ce qu'ils sortent de la boutique, affirmant que leur présence faussait les résultats. Si la plupart ne se faisaient pas prier, certains, en revanche, semblaient un peu durs de la comprenette. Comme la pêche mûre qui regardait Al avec l'air d'être tout juste tombée de l'arbre et de s'être fait mal au passage.
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MessageSujet: Re: Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus) Jeu 12 Mai - 15:31

Passez un test à l'école. Quoi de plus logique ? Sincèrement, ça ne le gênait pas. Il y était habitué, c'était le deal. On lui apprenait des choses et il gagnait le droit d'avoir des tests et des devoirs tout le long de l'année. Par contre, en dehors de l'école, il détestait devoir travailler. Voilà pourquoi l'absence de réouverture à Poudlard était une torture constante. Il avait en permanence l'impression d'être en vacances. Depuis le début de l'année, sa mère s'efforçait de lui faire prendre des cours et de continuer à lui donner une scolarité plus ou moins constante, mais ce n'était pas Poudlard. Où était passé l'école légendaire, ce lieu emprunt de magie, la rivalité entre les maisons et la coupe de Quidditch qu'on lui avait promis. Les sorties entre amis, les retenues auxquelles on échappait de justesse, les accidents stupides ? Nulle part, voilà sa réponse. Force était de constater que ça en devenait frustrant. Ajoutons à ça des cours de potions qu'il n'avait guère envie de suivre. C'était le pompon.

Evidemment, la partie raisonnable de sa personne savait que c'était pour son bien. Il ne pouvait pas passer une année entière à glander sur ses acquis, il fallait qu'il travaille. Alors même s'il n'avait pas envie d'être ici, il faisait bonne figure - du moins le pensait-il - et tentait de voir le bon côté des choses, au moins, le type qui tenait la boutique était sympathique, c'était déjà ça de pris.

"Allemand."
, répondit-il en prenant la réflexion du vendeur au vol.

Il haussa les épaules indiquant que ce n'était pas important. Le reste de la conversation était plus intéressant :

"J'ai entendu parlé de Rogue, enfin, une amie m'en a parlé, est-ce que ce n'est pas un ancien mangemort ? "

Cassie lui avait expliqué qu'il faisait partie des partisans du Seigneur des Ténèbres, mais ce n'était pas attardé sur le sujet.

"Enfin, je ne doute pas que votre père soit un bon professeur. On va juste dire que les potions ne sont pas vraiment ma matière de prédilection. Enfin, c'est toujours mieux qu'histoire de la magie, je suppose."

Il n'y avait rien de mal à être honnête. Après tout, ce n'était pas la faute du dénommé Al s'il proposait des cours dans une matière qui ne lui inspirait pas grand chose. Par contre, il fallait lui reconnaître ça, il était bon commerçant et il savait être à l'aise. Niklaus fut tout de suite enchanté par sa proposition d'explorer un coin plus expérimental des potions. Il répondit avec un certain enthousiasme :

"Oh, mais ça devient tout de suite plus intéressant. Je n'hésiterais pas !"

Il le quitta, se tournant vers sa mère toujours agréablement perdue dans sa paperasse tandis qu'il examinait la boutique. Tristement, l'idée qu'Al était en train de faire de la bringue à sa mère lui passa sous le nez. Pourtant, ça l'aurait bien fais rire. En particulier parce que sa mère n'avait jamais regardé d'autre hommes que son père et qu'Al du haut de sa trentaine d'année n'avait aucune chance avec Cora. Si Niklaus avait compris ce qui se jouait sous son nez, nul doute qu'il en aurait été amusé.

Cora quant à elle se demandait ce qui justifiait d'avoir autant de papiers pour une simple inscription à des cours de potions. Elle en fit d'ailleurs la remarque au vendeur :

"Oui, oui, tout va bien. Merci. Par contre, ce formulaire est incroyablement long. Je ne suis pas certaine que connaître le revenu annuel de mon ménage, où nos emplois respectifs soient indispensable. Pas que ça soit de votre faute bien entendu.", lui dit-elle avec un sourire aimable.

Le test fut sortit, sa mère finit de remplir les papiers qu'elle tendit à Al et Niklaus prit sa place. Vint le moment fatidique où Al tenta de faire comprendre à sa mère qu'il était temps de mettre les voiles. Au moins le temps que son fils passe le test. Niklaus en aurait presque ris. Il ne risquait pas de se débarrasser d'elle aussi facilement que ça. Elle commençait déjà d'ailleurs à protester, mais Niklaus décida de venir en aide à Al. Une façon utile de partir sur de bonnes bases avec un type qui semblait avoir tant de chose intéressante à lui apprendre.

" - Tu sais maman, j'ai changé d'avis finalement. La robe de sorcier que tu voulais m'acheter tout à l'heure, elle n'était pas mal. Tu pourrais peut-être me la prendre pendant que je passe mon test, ça serait bête qu'il n'ait plus ma taille.

- Oh tu es sur Niklaus ? C'est vrai qu'elle t'allait bien.
- Certains, je la mettrais pour le dîner que tu organises demain.
- Bon, dans ce cas, à tout à l'heure mon chéri."

Elle passa le pas de la porte et Niklaus se tourna vers Al, victorieux.

"Ca, c'est fait, passons au reste."

Il prit la liasse de papier et les fioles et commença à écrire. Le test demandait des choses classique comme les propriétés du Bézoard ou celles du Sang de Licorne, mais aussi bien la marche à suivre pour fabriquer un Philtre de paix ou encore un philtre régénérateur à la mandragore. Une fois finit, il se leva et s'étira avant de rendre les papiers à Al.

"Bon, je crois que c'est fait."
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MessageSujet: Re: Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus) Jeu 26 Mai - 23:18

Rogue. Toute un programme, le père Rogue. Al avait suivi ses enseignements six années durant, et subi, comme tous les Gryffondor, ses injustices. Il faisait pourtant partie des meilleurs élèves du cours de potions, mais le directeur des Serpentard trouvait toujours une bonne raison de baisser sa note. Al faisait son possible pour l'aider, ramenant sa fraise sans compter, et se trouvait pénalisé pour « insolence ». Il vivait cela comme une injustice intolérable, et, la fois suivante, fonçait tête baissée dans les petites provocations du maître des potions. Incapable d'apprendre à se contenir, rien à faire, c'était couru d'avance. Rogue ne se privait pas de le lui faire remarquer, lors des innombrables retenues qu'il lui infligeait. « Vous êtes pathétique, Holmwood-Black. J'ai du mal à croire qu'un garçon aussi fin qu'Orion puisse avoir un tel lourdaud pour frère. » Forcément, Orion était à Serpentard, lui. Si Al avait suivi les traces familiales et porté l'uniforme au serpent, Rogue n'aurait pas tari d'éloges à son sujet. Vieux con. Pourtant, le gamin ne parvenait pas à haïr le professeur. Il éprouvait une sorte de fascination pour ce type si doué en potions, et le personnage, tout antipathique qu'il fût, suscitait sa curiosité. Il avait été plutôt déçu d'apprendre que Rogue était un Mangemort. Un odieux connard, c'était très bien, un Mangemort, c'était minable. Cumul des mandats, en quelque sorte. Le maître des potions avait alors dégringolé dans son estime. Il confirma sur un ton dégoûté :

-Ouais, un Mangemort. Un sale type aussi, quand on n'était pas à Serpentard. Bref, passons.

Ils ne s'attardèrent pas sur ce peu réjouissant sujet de conversation ; le visage de l'adolescent s'était éclairé lorsqu'Al avait proposé de lui apprendre certaines recettes hors programme, et, en bon commerçant, le jeune homme poussa son avantage :

-On verra ça, alors... sans embêter mon père avec ça, bien sûr, précisa-t-il en clignant de l’œil.

Il se forgeait sa petite clientèle personnelle parmi les élèves les plus âgés, plus avides de se mettre minables que de suer sang et eau sur d'hypothétiques ASPICs. Plusieurs s'étaient déjà montrés intéressés par ses potions spéciales, et prêts à payer le prix fort pour obtenir les recettes et les tours de main indispensables à leur réussite. Bien sûr, les meilleures recettes demeuraient secrètes ; Al n'était pas assez fou pour tuer la poule aux œufs d'or, alors qu'un minuscule flacon de certaines mixtures se vendait une fortune.

Pendant ce temps-là, Madame Mère s'impatientait. Le formulaire était long comme un jour sans pain – ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé de réfréner Vega – et beaucoup de parents se mettaient à râler à un moment ou à un autre. Elle, c'était avec classe qu'elle râlait, et même en s'excusant auprès du simple exécutant qu'était Al. Celui-ci eut un sourire contrit :


-Mon père tient à avoir ces informations, c'est vrai que c'est contraignant mais il s'en sert pour adapter au mieux les prestations... pour les horaires, les paiements, les éventuelles facilités de paiement... Nous voulons rester accessible au maximum d'étudiants, vous comprenez.

Et plumer autant que possible les plus fortunés, cela va sans dire, très chèèèère. En fait, Vega se constitue un petit fichier, avec des informations pas inintéressantes sur la situation financière d'un paquet de gens... ça pourra servir, un jour. Lui, il s'en sert pour faire des statistiques. Encore une de ces drôles d'idées dont il a le secret.

Virer la dadame s'annonçait difficile, mais Niklaus, en garçon expérimenté, la dégagea en quinze secondes chrono. Toute frétillante, elle se dépêcha d'aller chercher la robe dont venait de parler sa petite merveille personnelle, et Al eut l'impression que le gamin était soulagé de ne plus l'avoir dans les pattes. Il y eut un moment de silence pendant que Niklaus faisait le test ; Al, soucieux de le laisser se concentrer, profita de ce laps de temps pour préparer des factures qui devaient être transmises le lendemain. On n'entendait dans la boutique que le crissement des deux plumes et le son étouffé de la voix d'Orion dont le cours s'achevait dans la pièce voisine.

Al leva la tête lorsqu'il n'entendit plus le grattement de la plume de Niklaus sur le parchemin. L'adolescent s'étirait, probablement pas mécontent d'en avoir fini. Avec soin, Al récupéra le test, qu'il archiva dans un dossier de cuir rouge, portant en lettres gothiques « Cours 5e-7e année ». Vega adorait toute cette organisation.


-Mon père corrigera ça ce soir, demain au plus tard, et il vous préparera un programme de cours conforme aux demandes de votre mère sur la durée et le nombre de séances par semaine. Elle a mis... attendez...
il récupéra le formulaire complété par la pêche mûre et lut : Séances de deux heures, trois ou quatre fois par semaine. Elle veut que vous deveniez un vrai maître des potions, on dirait, rigola-t-il. Ne vous inquiétez pas, c'est pas dit que vous ayez besoin de tout ça. En général, c'est pour les faiblards qu'on donne quatre séances par semaine. Les élèves moyens prennent deux séances, et ça suffit amplement. Mon père expliquera ça à votre mère si nécessaire.

Il replia le formulaire, le classa dans le dossier adéquat et reprit :

-Voilà, je crois que c'est bon pour les cours, on enverra un hibou pour fixer la date du premier cours. Sinon... je peux faire quelque chose pour vous ? Besoin de quelque chose ? Des questions ? N'hésitez pas, surtout, tant qu'on est tranquilles...

C'était le moment que certains jeunes choisissaient pour s'exprimer, en l'absence de leurs parents, ou poser les questions qu'ils n'osaient pas formuler devant leurs géniteurs – voire acheter des ingrédients en cachette. On en voyait de toutes sortes, dans une apothicairerie.

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MessageSujet: Re: Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus) Mer 8 Juin - 14:54

Comme tout élève normalement constitué, Niklaus n'était pas enthousiaste à l'idée de suivre des cours particulier. Ca, on l'a déjà dit. Ce qui l'ennuyait particulièrement dans les cours, ce n'était pas la matière en elle-même, Poudlard ne semblait pas être prêt à rouvrir pour le moment, il fallait bien continuer à apprendre. Non, ce qui l'ennuyait, c'était le coté solitaire de la chose. La visite de l'île des Eryées, où l'on trouvait les dragons dont s'occupait le clan MacFusty, l'avait enchanté. Il avait été heureux de découvrir une partie de l'Angleterre qu'il ne connaissait pas, mais surtout la sortie lui avait permis de faire connaissance avec d'autres personnes que Cassidy. Ici, les cours, donné par le peu enthousiasmant paternel d'Al, risquait d'être fort solitaire. Heureusement, le vendeur savait se rendre sympathique. Il prenait la peine de parler avec son jeune client et d'être affable avec sa mère. Quitte à ne pas savoir la gérer, mais on ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas être un expert en la matière au même titre que Niklaus. Après tout, lui avait seize ans d'expérience dans le domaine et autant vous dire que ce n'était parfois pas assez.

Quoiqu'il en soit, sa mère s'en fut, heureuse comme le monde que son fiston se range à ses goûts. Et si Niklaus connaissait sa mère, il ne doutait pas qu'en chemin, elle trouve l'une ou deux choses à essayer pour elle et que la course prenne bien plus que les dix minutes escomptées. Une fois le test finit, il y eu un moment de silence. Pas nécessairement embarrassant, où Al regarda le formulaire que sa mère avait remplis. Trois à quatre jours par semaine, Cora avait encore vu les choses en grand. Trop grand ? Certainement, même le vendeur semblait de son avis. Niklaus commenta :

" Oh, ma mère a de grand espoir pour sa progéniture. Elle me voit probablement comme le prochain Chancelier allemand."

Al penserait sûrement qu'il plaisantait, mais Niklaus était très premier degré. Puisque son beau-frère n'avait pas eu d'enfants et qu'elle-même n'en avait qu'un, tous les espoirs de la famille reposait sur les épaules du brave Strudel à sa maman. Niklaus était ambitieux, l'idée de devenir Chancelier n'était pas déplaisante, mais il savait faire la différence entre un fantasme d'enfants et la réalité. Franchement, il n'avait que seize ans. Un peu de réalisme ne faisait pas de mal de temps en temps. Comme ce n'était de toute façon pas le sujet, il délaissa ses réflexions pour continuer sa discussion avec Al.

"Pas de soucis. Je fais confiance à votre père. Ma mère se rangera probablement à son avis sans faire de vague. Elle fait confiance aux figures d'autorité dans leur domaine."

L'adolescent ne savait pas si le fameux propriétaire du magasin était réellement une autorité dans son domaine, mais pour sa mère, ça suffirait certainement. Al lui demandait s'il avait des questions. Ca tombait bien, il en avait, mais elles étaient plutôt personnelles.

"Quelques unes, si ça ne vous semble pas trop indiscret. Je suis un peu intrigué par votre nom de famille. Vous êtes reliés à la femme du Ministre et à sa soeur ? J'ai entendu dire que Black était leur nom de jeune fille."

Il crut voir une expression contrariée s'afficher sur le visage de son interlocuteur, mais il aurait pu tout simplement rêver. Il précisa tout de même :

" Rien de personnel, je suis simplement curieux puisque je rencontre le Ministre et sa femme la semaine prochaine."


Il revint sur un sujet plus neutre assez vite :

" Puisque vous aviez parlé de potions tout à l'heure. Quelques idées sympa à me proposer ?"
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MessageSujet: Re: Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus) Jeu 16 Juin - 21:16

C'était la fin du cours, à côté. Al entendait Orion élever la voix pour donner ses dernières consignes - « toutes les fioles sur mon bureau, vous remettez les chaudrons à leur place, et tes épluchures, Prewett, tu me les fous la poubelle et que ça saute, je suis pas ta bonniche »... Prewett, encore. À se demander ce qu'ils foutaient sur terre, ces cons-là. Al faillit s'enquérir de l'avis de Niklaus à ce sujet, puis il se rappela que l'adolescent ne connaissait probablement aucun Prewett – bienheureux garçon ! et il se ravisa. De toute façon, ce n'était pas très commercial de balancer sur des gens en particulier, surtout dans un monde où à peu près tout le monde était le cousin du fils de la belle-soeur de... des généalogies à donner le tournis. Tout Allemand qu'il était, Niklaus pouvait tout à fait être lié à quelque famille britannique. Cela s'était déjà vu ; une fille allait se marier dans une lointaine contrée, et cela donnait une flopée de cousins norvégiens, hongrois ou suisses. De temps en temps, ces exotiques personnages rappliquaient à Poudlard ; Al se souvenait vaguement d'un Odysseus, cousin grec des bien connus Abbot, élève à Gryffondor lorsque lui-même y était arrivé. Pour être juste, il se rappelait surtout une discussion avec d'autres première année, au cours de laquelle il avait soupiré :

-Odysseus, tu parles d'un nom à coucher dehors...
-Je te le fais pas dire, Aldébaran
, avait alors répliqué le Grec, qu'Al n'avait pas remarqué derrière lui.

Tous les autres s'étaient marrés comme des baleines, mais l'histoire s'était arrêtée là. Odysseus, élève de septième année, avait mieux à faire que de taper sur un mioche trop bavard, et de toute façon, la seule mention de son prénom complet avait suffi à ramener le gamin à la raison.

La porte de la salle de cours s'ouvrit brusquement, ramenant Al au présent, et les moutards du cours d'Orion envahirent bruyamment la boutique, pressés de sortir. Ils se bousculaient, comme chaque fois, et ils allaient bien réussir à faire tomber quelque chose... Al ramena un semblant de calme en utilisant sa grosse voix de type méchant :

-Vous vous calmez, les minus, vous êtes pas chez votre mémé ici...

Les petiots n'aimaient pas cette voix, et cela amusait beaucoup Al de leur faire peur. Il adressa un sourire d'excuse à Niklaus dont les tympans, paix à leur âme, se trouvaient malheureusement dans le secteur, et entreprit de répondre à sa première – et embarrassante – question :

-Oh, euh... Rien de... rien d'établi. Black est un nom courant, en Angleterre, vous savez...

Bien sûr, s'il était un peu cultivé, Niklaus aurait remarqué l'étrange similitude entre les armoiries des Black et celles que Vega avait adoptées et fait broder sur les uniformes de ses employés. Quiconque avait déjà vu les armes de la famille Black ne pouvait manquer de noter les menues différences : Vega s'était contenté de modifier les couleurs et de changer l'épée des Black en un serpent. Al espéra que son client n'ait pas fait le rapprochement ; Niklaus, en tout cas, eut le bon goût de ne pas poursuivre sur sa lancée, ce qui dispensa le jeune homme de fournir de pénibles explications. À la place, l'Allemand demandait de quelles potions Al avait parlé peu auparavant, et ce sujet rendit le sourire au vendeur :

-Oh, j'ai quelques petites recettes pas mal... La plupart me viennent des Etats-Unis. Ils sont très en pointe, là-bas, sur tout ce qui est... comment disent-ils déjà ? Potions récréatives, voilà. Vous connaissez les Etats-Unis ? J'y suis allé trois fois, mais juste pour le travail, pas assez longtemps pour bien connaître. Je le regrette, d'ailleurs.

Tout en parlant, il avait pris une petite fiche cartonnée dans la poche de sa robe, et la tendait à Niklaus.

-Tout dépend de ce que vous cherchez. Je les ai classées par niveau et par effets. Les plus faciles sont accessibles à un bon élève de cinq ou sixième année. En bleu, les planantes, en rouge les speed, en vert les plus costaud, avec hallucinations garanties.

La fiche portait une petite douzaine de noms de potions, inscrits d'une écriture soignée. Un document de ce genre pourrait valoir à Al de sérieux ennuis, si quelqu'un de haut placé tombait dessus, mais il n'y avait guère réfléchi. Il réfléchirait plus tard, comme il en avait l'habitude, si les ennuis en question lui tombaient dessus. Tiens, et sans transition, la mère de Niklaus revenait à pas pressés vers la boutique, plusieurs paquets à la main. Al rempocha sa petite fiche :

-Vous me direz ce qui vous intéresse, et on s'organisera une petite leçon. Il y a un petit supplément mais on verra ça selon ce que vous aurez choisi. Ah, Madame, vous tombez à pic, votre fils vient de finir son test. J'étais en train de lui dire que mon père va le corriger dès ce soir et que vous recevrez un hibou demain ou après-demain avec ses propositions de créneaux horaires. Il vous suffira de cocher le moment qui vous convient et de renvoyer le hibou. Pour les leçons, vous avez un dépliant, le matériel et les ingrédients sont fournis, vous n'avez qu'à prévoir de quoi prendre des notes. Voilà, j'espère que vous serez satisfaits des prestations de la maison...

Il adressa son plus beau sourire commercial à Madame Mère, qui ne semblait pas mécontente de ce premier contact. Et si vous saviez, ma bonne dame, à quel point votre fiston va progresser... vous iriez directement porter plainte, je crois.

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Passe tes ASPIC d'abord ! (Niklaus)

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