POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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L'équation de la crevette scalaire || Ashley

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    | Gryffondor ;; 6ème année

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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: L'équation de la crevette scalaire || Ashley Jeu 16 Juin - 12:29

« Hey, hey, la petite blonde là, regarde la barbe de mon pote, qu’est-ce que t’en dis ? Ça te dirait de t’asseoir dessus ? »

Cassidy se contenta de jeter un regard de tueuse aux deux imbéciles qui l’interpellaient depuis la terrasse du pub. Elle n’avait pas le temps remettre en place ces deux affreux pervers, même si elle en avait bien envie. Oh oui, un sortilège de chauve-furie bien placé leur ferait certainement passé, pour de bon, l’envie de faire des propositions salaces aux gamines dans la rue. Malheureusement, elle était encore mineure, d’une part, et de l’autre, on n’avait pas encore le droit de jeter des sorts à tout va aux moldus, même lorsque ceux-ci étaient particulièrement répugnants. Une chance pour eux, sans quoi…

« Allez quoi, reviens ! On rigolait c’est tout ! »

*Londres, capitale mondiale des énormes porcs.* se contenta-t-elle de penser tout en accélérant le pas.


Sans se retourner, elle se dirigeait d’un pas rapide dans les artères commerciales du centre-ville Londonien, les mains profondément enfoncées dans les poches de sa robe, tête baissée, en essayant de ne pas prêter attention aux regards que lui lançaient les passants. Sa robe de sorcier, bien que noire et très simple faisait figure d’accoutrement déjanté aux yeux des badauds qui flânaient en ce début d’après-midi.  Certain se lamentant à voix haute sur cette jeunesse qui décidément ne respectait rien, pas même les coutumes vestimentaires. D’autre avaient tenté de l’arrêter pour savoir où elle avait trouvé un truc aussi cool. Rien de nouveau sous le soleil, c’est toujours quand vous êtes pressé que les enquiquineurs veulent vous tenir la jambe.

Cassie avait bien été tentée de leur jeter - Mme Guipure, Chemin de Traverse- à la face pour plaisanter, mais à coup sûr tout ce qu’elle aurait récolté c’était encore plus de questions. Il était rarissime que Cassidy se promena en territoire moldu sans la tenue adéquate, riche de ses deux années d’étude des moldus, elle savait parfaitement s’habiller comme eux pour se fondre dans la masse. Elle en tirait même un certain plaisir, être là, les observer, paraître l’une des leurs, et pendant qu’eux pensaient que la magie n’existait que dans les contes pour enfant, elle prenait des notes sur le fonctionnement des transports urbains pour son prochain devoir.

Mais pour l’heure, elle aurait réellement préféré qu’ils l’ignorent comme à leur bonne habitude. Manque de chance, elle venait de donner en coup d’épaule malencontreux dans une petite vieille, qui en profitait pour tenter de lui mettre un coup de canne. -Salauds de vieux- pensa la gosse tout en serrant les poings au fond de ses poches, elle n’allait pas commencer à se fritter avec le troisième âge quand même ? Elle continua de tracer sa route et bifurqua brusquement dans une ruelle sombre, qui sentait la pisse et la mort aux rats, ah Londres, ville merveilleuse.


Enfin ! Le bout de son périple, Purge & Pionce Limited. Boutique en cessation d’activité pour les profanes, entrée de l’Hôpital Sainte Mangouste pour les autres. Cassidy s’approcha et souffla doucement sur la vitrine sale.

« Les urgences ! C’est pour… Euh… Ben, c’est urgent quoi ! » Murmura-t-elle en direction du mannequin manchot derrière la glace.

Coup d’œil à gauche, personne. Coup d’œil à droite, personne. Elle traversa le mur de verre et entra dans le hall de l’hôpital des sorciers. Blanc, lumineux, immaculé et incroyablement bruyant. Bon sang de sang pur, c’était pire qu’à l’usine ici. Sans prêter plus d’attention à ce qu’il se passait autour, la petite se dirigea à grands pas vers le comptoir de l’accueil. Un jeune guérisseur visiblement de mauvais poil la prit en charge.

« Je veux voir la guérisseuse Faulkner  s’il-vous-plaît ! »

« Vous avez demandé les urgences, pas le centre des poisons » répondit l’effronté derrière le comptoir.

« Hé bien mettons que je veux urgemment voir ma mère, la guérisseuse en chef du département des poisons. » répondit Cassie sur le même ton morveux.

« Elle est en rendez-vous, remplissez donc un formulaire d’admission, en attentant » répliqua le jeune homme en lui tendant un bloc note et une plume.

« Duh ! » fut la réponse de Cassidy. Pour plus de clarté, elle sorti les mains de ses poches, ses dix doigts métamorphosés en gambas.

« Très bien, allez-vous assoir, on va s’occuper de vous. » répondit le jeune interne en fixant avec dégout les crustacés qui s’agitaient au bout des mains de la jeune fille.


Cassidy haussa les épaules et s’installa sur une des banquettes de l’accueil, prenant son mal en patience. Sa mère avait plutôt intérêt à écourter rapidement son rendez-vous, avoir des crevettes à la place des doigts n’était PAS une expérience agréable. Comble de l’horreur, son oreille commençait à la démanger. Elle essaya tant bien que mal de couper court à cette démangeaison, frottant son oreille sur son épaule, sous le regard médusé de la femme assise en face d’elle. Elle n’allait quand même s’introduire un crustacé dans l’oreille.

« Y’a quoi ? » questionna-t-elle rageusement.

Visiblement gênée par cette apparition de fruits de mers, la dame en question préféra prendre place à l’autre bout du hall, loin de Cassidy et de ses dix nouvelles copines. Après vingt bonnes minutes d’attente ce fut enfin son tour d’être appelé par la voix mystérieuse et éthérée.


« Miss Faulkner-Nott, salle 3, s’il-vous-plait. »

« Allez les filles, c’est à nous. »

Elle se leva et avança en direction de la salle 3, les crevettes s’agitant joyeusement au bout de ses mains. Une fois dans la salle, elle attendit que sa mère arrive pour régler ce « petit » problème. Une guérisseuse fit finalement son entrée dans la pièce, mais ce n’était pas Demelza.

« Hey, mais vous êtes pas ma mère ! »

Certes elle avait des crevettes à la place des doigts, mais au moins sa santé mentale était intacte, c’était déjà ça.
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    Ashley C. Prewett


MessageSujet: Re: L'équation de la crevette scalaire || Ashley Lun 27 Juin - 23:44

Il avait fallu que cela tombe sur elle. Parmi tous les guérisseurs de l'hôpital sorcier, c'était Ashley qui avait été désignée pour remplacer son collègue absent aux urgences. Normalement, elle quitterait ce service d'ici deux ou trois jours. Ce n'était pas qu'elle n'aimait pas travailler aux urgences, c'était juste qu'elle n'y était pas habituée. Mais très honnêtement, ce qu'elle n'aimait pas, c'était l'imprévu -et, de ce fait, le service des urgences. Elle avait l'habitude de travailler à son niveau, avec les mêmes collègues, et de toujours (ou presque, évidemment) utiliser les mêmes remèdes, potions, sortilèges de soin. La nouveauté ne l'inquiétait pas plus que ça (elle avait même plutôt tendance à l'exciter), mais on ne pouvait clairement pas en dire de même pour l'imprévu. Et, chose inhérente au service même des urgences, rien ne pouvait être envisagé à l'avance.

Le début d'après-midi représentait, pour une raison obscure et inconnue, le moment de la journée où les urgences étaient le moins remplies. Cela ne durait jamais très longtemps, mais si l'on se basait sur les chiffres, c'était véridique. Les médicomages n'allaient bien sûr pas s'en plaindre, au contraire. Se plaindre aurait été vouloir travailler plus. Et, au vu de leur métier, ce n'était pas nécessairement une bonne chose. En fin de compte, cette remarque ne représentait rien de plus qu'un constat, établi par les habitués de ce service. Par contre, cela n'empêchait rien au fait que les salles d'accueil et de soins étaient toujours occupées. La cinquième salle se libéra et une patiente en sortit, suivie par la médicomage qui l'avait soignée. La patiente n'avait pas l'air plus heureuse que ça de posséder, de nouveau, son bras dans le bon sens.  Tant pis pour elle. Ashley la salua et la dirigea vers un bureau. Quelques papiers à remplir, rien de plus.


Prewett se rendit dans le hall de l'hôpital, afin d'obtenir le numéro de la salle où Son collègue lui indiqua avec un sourire, chose plutôt rare venant de lui, qu'une personne patientait dans la salle trois. Il n'eut pas le temps de donner ne serait-ce que le nom de la patiente à Ashley car elle l'avait d'ores et déjà remercié. La porte de la troisième salle de soins était entrouverte. En entrant, elle jeta un coup d’œil rapide vers la demoiselle qui l'attendait, et plaça deux parchemins vierges à côté de la plume ensorcelée, qu'elle activa d'un geste de baguette. C'était la version d'une plume à papote qui demeurait complètement fidèle aux paroles prononcées. Dans un hôpital, ou dans tout autre lieu important et officiel, tout rapport devait retransmettre le plus exactement possible ce qui s'était réellement dit. On ne pouvait pas se permettre de laisser une plume journalistique accomplir cette tâche.  

-Bonjour! Alors, que se...

Avant qu'elle puisse la questionner entièrement sur son état, la blondinette lui coupa la parole en lui faisant remarquer, très justement, qu'elle n'était pas sa mère. Elle n'était la mère de personne. Du haut de ses trente ans, Ashley était officiellement célibataire un mois sur trois, et n'avait absolument aucune envie d'avoir un enfant. Ce n'était pas un rôle pour elle, qu'elle répondait quand on lui demandait si elle était mariée et mère de famille (car les deux allaient de pair, évidemment). La dernière fois qu'elle avait vu son oncle Marco,  il lui avait donné quelques nouvelles de sa famille. Aux dernières nouvelles, sa mère déplorait quelque peu le fait qu'elle n'ait pas encore d'enfant, mais ça, Marco n'était pas censé le répéter. Enfin, Ashley savait pertinemment que sa mère espérait la voir ''revenir dans le droit chemin''. Ce qui équivalait, selon Madame, à épouser un Sang-Pur, et avoir de jolis enfants tout aussi purs que leurs parents. Et ce, même si cela faisait plus de dix ans qu'elles ne s'étaient plus parlé. Quant à son père, il était fort probable qu'il ne la considère plus comme sa fille. Ashley se retourna vers la jeune fille en souriant.

-Non, effectivement, je ne suis pas votre mère. Qui est-elle, d'ailleurs? Vous venez aux urgences pour voir votre mère? C'est une drôle de manière de faire, jeune fille, mais asseyez vous.

Elle lui désigna le lit d'hôpital, et ses yeux se posèrent -enfin- sur les crustacés qui dansaient presque élégamment au bout des doigts de la jeune fille. Elle réprima un rire (cela ne faisait pas très professionnel, et peut-être que la demoiselle souffrait), ce qui eut donc pour simple effet de la faire secouer ses épaules bizarrement. A ce titre là, elle aurait mieux fait de rire: elle aurait eu l'air moins bête, et surtout, même si elle ne l'avait pas fait ouvertement, son amusent se voyait. Elle souriait toujours, en regardant interrogativement la demoiselle. Comment avait-elle bien pu faire ceci ? S'il y avait bien quelque chose d'incongru, c'était cela. A sa connaissance, personne ne lui avait jamais raconté qu'ils avaient eu à faire à quelqu'un qui s'était greffé des crustacés. Prewett s'assit sur le tabouret, faisant ainsi face à la blonde.

-Alors, déjà, comment vous appelez-vous, et quel âge avez-vous? Et... Comment avez-vous fait la connaissance de ces petites crevettes?


Dernière édition par Ashley C. Prewett le Mar 26 Juil - 1:35, édité 1 fois
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: L'équation de la crevette scalaire || Ashley Mer 29 Juin - 19:05

Cassidy leva un sourcil circonspect en direction de la guérisseuse qui venait d'entrer, c'était qui encore, celle ci ? Pourquoi l'imbécile à l’accueil n'avait il pas appelé sa mère ? Comme Cassidy le lui avait demandé . Peu importe que Demelza fut en réunion, c'était de toute façon une véritable mère poule, si sa fille avait un besoin urgent de soin, elle n'aurait pas hésité à tout plaquer pour venir l'aider. Vraiment,  quel sale petit crétin celui ci. Elle avait demandé la guérisseuse Faulkner, pas la guérisseuse machin-truc, peu importe qui elle était. Elle avait l'air bien jeune, était elle seulement compétente ? En tout cas, à coup sûr, ça allait barder pour son matricule quand Demelza apprendrait qu'il avait envoyé sa fille chérie dans les pattes de quelqu'un d'autre.

C'était la toute première fois que Cassidy venait à St Mangouste et où ce n'était pas sa mère qui la prenait en charge. Et cette perspective n'avait rien de rassurant pour la jeune fille, habituée au bon petits soins maternels. Mais peu importe, elle prit une grande inspiration, après tout, à Poudlard c'était Mme Pomfresh, une simple infirmière qui exerçait les soins, et pour autant tout ressortait toujours comme neuf de l'infirmerie.

« Je suis la fille de Demelza Faulkner, la directrice du département des poisons & antidote. C'est toujours elle qui s'occupe de moi, habituellement... »

Ce qui l'angoissait plus particulièrement, ce n'était pas tant l'idée d'être mal soignée par quelqu'un de peu compétent que la peur d'être mal reçue, parce que justement elle était la fille de Demelza. Certes, sa mère occupait un poste important dans la hiérarchie de l'hôpital, mais au travail comme avec sa fille, c'était quelqu'un de très exigeant, qui n'hésitait pas à bousculer les gens pour qu'ils donnent le meilleur d'eux même, et qui se montrait intransigeante face aux erreurs de ses subalternes, et probablement qu'elle n'avait pas que des amis ici. Alors penser qu'un esprit chagrin et rancunier pourrait vouloir secouer un peu la fille Faulkner parce que sa mère lui en avait fait baver n'avait vraiment rien d'une pensée réconfortante.

Mais enfin, la jeune femme en face d'elle avait l'air gentille, en tout cas elle était très souriante. Alors Cassidy décida de se comporter comme la grande jeune fille de presque seize ans qu'elle était et pas comme une gamine pleurnicharde faisant un caprice pour avoir sa maman.

« Et vous, vous êtes ? Que je puisse dire à ma mère par qui j'aurai été bien soignée ? » questionna-t-elle avec détachement.

Quoi ? On peut avoir confiance et quand même prendre ses précautions. Prudence est mère de sûreté.

« Je suis Cassidy Hephzibah Faulkner-Nott, et j'ai quinze ans, bientôt seize. »

Elle n'ajouta rien de plus, tout le reste était très certainement consigné avec minutie dans son dossier médical. De toute façon quoi dire de plus ? Elle n'était pas là pour un check up complet mais pour une ablation des crustacés. Opération qui elle l'espérait pourrait être facilement réalisée. Ce n'était absolument pas douloureux, mais c'était franchement ridicule et, très honnêtement, plus le temps passait, moins les crevettes étaient fraîches, et Cassidy n'avait aucune envie de devenir « la fille qui sent la marée. »

Puis elle avait hâte de retrouver ses doigts, oh oui, et elle se servirait de ses mains fraîchement réparées pour aller coller un aller retour bien senti à un certain crétin profond, qui ne l'emporterait pas au paradis.

« Ça » poursuivi la petite Gryffondor en pointant ses gambas sous le nez d'Ashley « c'est le résultat d'un mauvais sort. » Elle haussa les épaules « et je ne sais pas si le sort était réussi ou si c'est une conséquence d'un truc foiré. »

Cassidy n'avait jamais entendu parler d'un sortilège qui pouvait transformer en crevette les doigts d'un opposant, mais après tout il existait des centaines de millier de sortilèges différents, alors un truc qui change vos doigts en mollusques, c'était possible, un truc genre, le sortilège des hommes crabes. Mais d'un autre coté, Rowan Shield, le responsable de cette catastrophe, était l'un des pires idiots que Cassidy connaisse, alors il était tout à fait possible que ces bestioles soient la conséquence d'un sort raté. La jeune fille aurait bien aimé le lui demandé, mais quand Cassie était partie en direction de l'hôpital, il était encore en train de se rouler de rire par terre.

Pour l'instant elle espérait surtout que la guérisseuse en face d'elle n'était pas du genre fouineuse, elle qu'elle ne lui demanderait pas plus de détails sur cette affaire. Après tout, l'avantage de ne pas se faire soigner par sa mère, c'était d'échapper au million de questions que celle ci lui aurait posé au sujets de ses nouvelle copinettes, délicieuses copinettes, avec une mayonnaise maison... Mais ce n'était pas le moment de penser à la bouffe, se concentrer sur ce qu'elle ferait à cet avorton de Shield en retour, voilà une idée productive.

« Alors ? Vous pensez pouvoir me débarrasser des ces trucs facilement ? »

Mais visiblement, les sus nommées crevettes n'avaient aucunement envie de disparaître sans un baroud d'honneur. Sentant la fin se rapprocher, elles commençaient même à se battre entre elle. *Tchaf*, le pouce gauche venait de décapiter l'index, avec une barbarie inusité pour de simples crevettes.

« Nom d'une licorne galeuse ! Qu'est-ce que c'est que ce bordel ! » s'exclama Cassidy en fixant la tête de gambas, tristement échouée sur le sol.
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MessageSujet: Re: L'équation de la crevette scalaire || Ashley Ven 15 Juil - 21:27

Demelza Faulkner. Ashley rit tout doucement, tout en hochant la tête lorsque la demoiselle parlait. Oui, elle savait plutôt bien qui était la mère de la blondinette aux gambas, puisqu'il leur arrivait parfois de travailler ensemble. Mais, honnêtement, qui ne connaissait pas Demelza? Madame Faulkner était une femme absolument... charmante. Non, avec un peu de recul, ''charmante'' n'était peut-être pas le qualificatif approprié  -surtout lorsqu'il s'agit de décrire sa supérieure. Car Ashley n'avait aucunement l'intention de critiquer Faulkner mère: elle ne faisait pas partie de ces personnes qui ne l'appréciaient pas. A vrai dire, elle ne la portait pas spécialement dans son coeur: les deux femmes n'étaient rien de plus que des collègues, même si l'une était plus haute dans la hiérarchie hospitalière que l'autre. Elles ne se parlaient pas plus que nécessaire, ce qui ne contribuait pas à développer une quelconque relation ''amicale''. De ce fait, Prewett ne savait pas grand chose (si ce n'était rien) sur la vie de Demelza à l'extérieur de l'hôpital. La jeune fille aux gambas était donc sa fille. Ashley ne l'aurait jamais deviné -mais il fallait aussi reconnaître qu'elle faisait une très mauvaise physionomiste. Elle se leva et fournit, enfin, une réponse à la demoiselle.

-Si vous ne m'aviez pas gentiment fait remarquer que je n'étais pas votre mère, je me serais présentée en entrant. Elle sourit franchement, ne voulant pas paraître austère ou désagréable. Je suis Ashley Prewett.

Cassidy l'interrogea ensuite quant à la difficulté éventuelle de l'opération qui visait à lui rendre ses doigts. Ashley réfléchit quelques secondes. De toute sa -petite- carrière, elle n'avait jamais eu à faire à ce cas exact. Une main transformée en tête de lézard, oui. Un doigt qui avait changé de forme, aussi. Mais des crevettes à la place des doigts, jamais. Il y avait un début à tout, comme dirait l'autre. Alors non, sa mémoire n'était évidemment pas sans faille, mais si elle avait déjà été confrontée à ce genre de cas, elle s'en souviendrait (ne serait-ce que partiellement). Et ça, pour la simple et bonne raison qu'elle détestait purement et simplement les animaux et créatures magiques, qu'ils soient grands, majestueux, à plumes, ridicules, à écailles ou à poils. Elle secoua la tête et accompagna sa réponse d'un geste de la main, soulignant le caractère bénin de la mésaventure.

-Rassurez vous, cela ne devrait pas être très long -ni trop douloureux, promis.

La médicomage, se rendit à côté de l'étagère où était posée la plume de diction, afin de vérifier (même si cela ne servait à rien) que toutes les informations avaient été justement retranscrites.Elle relut rapidement le peu d'informations dont elle disposait pour l'instant, et tout était évidemment bon. Ses yeux s'arrêtèrent néanmoins sur le nom de la demoiselle, et elle fronça les sourcils. Nott. La petite était donc une Sang-Pur? Ou, au moins, une Sang-Mêlé? Elle était curieuse, peut-être (certainement même) un peu trop, mais ce n'était pas à trente ans qu'on allait pouvoir la changer. Ashley en vint à se demander ce que la petite pensait de Malefoy, de sa politique, du Mouvement... En somme, de toute la génération actuelle. Mais, à seize ans, était on réellement intéressés par les histoires ''de  grands'', les affaires de politique? Elle regarda Cassidy en réfléchissant aux sorts qu'elle allait devoir utiliser en même temps.

Même si l'opération en elle-même n'était pas douloureuse et si bébé-Faulkner ne semblait pas souffrir énormément, Ashley se devait en tant que guérisseuse de lui poser des questions d'usage. Enfin, opération était un bien grand mot pour une si petite chose. La médecine et les soins faisaient réaliser aux sorciers qu'ils avaient de la chance de ne pas être des moldus. Leurs moyens médicaux semblaient bien barbares aux yeux de tous ces sorciers habitués aux sorts et aux potions. Néanmoins, si Ashley avait été une médecin moldue et Cassidy une simple adolescente blessée, elle n'aurait jamais pu se présenter aux urgences avec des crevettes à la place des doigts -c'était évident. Elle aurait pu se blesser de plein d'autres manières. Si elle avait été une moldue un peu (un peu) maladroite, elle aurait pu glisser bêtement et se cogner la tête au sol. Mais ce n'était pas le cas, et là, Ashley avait à faire à une poissonnière en devenir. Qui savait, peut-être que cette mésaventure éveillerait en Cassidy une vocation dans la vente de poisson plus ou moins frais?

-Avez-vous mal quelque part, où que ce soit, depuis que vos doigts ont changé de forme? Il faudrait également que ...

Cassidy la coupa en jurant quelque peu, mais c'était compréhensible: au bout de ses doigts, des crevettes étaient en train de se battre à mort. Cet acte odieux de la part d'un des crustacés ne faisait que renforcer l'opinion d'Ashley vis à vis des animaux: des sales bêtes inutiles et violentes. Et Merlin savait ô combien Ashley maudissait la violence. Ce n'était pas quelque chose de récent: même enfant, Ashley ne se battait pas, même si les occasions ne manquaient pas vu le grand frère qu'elle avait. En grandissant, elle avait conservé, et peut-être même endurci ce côté pacifiste. Sous quelque forme qu'elle soit, la violence avait toujours rebuté la jeune femme. Ashley revint aux côtés de la blonde, et fit une moue dégoûtée (qu'elle ne tenta pas de cacher) en regardant la tête de crevette au sol. Elle releva la tête vers Cassidy, et rit légèrement,mi-amusée mi-dégoûtée.

-Il semblerait que vos nouvelles amies en aient marre d'être au bout de vos doigts. Ça va, vous? J'étais en train de vous demander, avant que nous assistions à un meurtre, si vous étiez la lanceuse du sort en question.


Dernière édition par Ashley C. Prewett le Mer 3 Aoû - 21:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'équation de la crevette scalaire || Ashley Sam 16 Juil - 15:16

« Prewett donc, très bien. » répondit Cassidy en rendant son sourire à la médicomage.

Dans le petit monde des sorciers, un nom de famille était une information de valeur, pour qui savait s'y retrouver, c'était un excellent moyen d'en connaître un peu plus sur son interlocuteur. Et Cassidy étant l'une des héritières de Cantankerus Nott, l'auteur du Registre des Sang-Pur, elle connaissait la liste des 28 sur le bout des doigts. Malheureusement les Prewett étaient une famille sans alignement très net, elle possédait une branche au purisme affirmé mais aussi une autre, abominablement traître à son sang, à laquelle appartenait entre autre Molly Weasley et feue Gideon et Fabian Prewett, du lourd, du très lourd. Pour l'instant Cassidy avait surtout des gambas au bout des doigts, et donc bien d'autres choses en tête qu'une dissection en bonne et due forme de la généalogie sorcière, l'ablation avant tout.

De plus, si Ashley était comme la mère de Cassie, la seule autre guérisseuse qu'elle connaisse réellement, celle ci n'en avait rien à faire de la politique. Sang-pur, sang-mêlé, sang-de-bourbe, peu importait pour Demelza, tant que son laboratoire restait propre et ordonné. De même pour Malefoy, tant qu'il continuait à verser de gros paquets de gallions à l'hôpital, il pouvait bien jouer au ministre autant qu'il lui plairait. Et la jeune fille ne savait pas si ce comportement était spécifique à sa mère ou si tout les guérisseurs étaient tous aussi obsédé par leur travail. De toute façon, St Mangouste était un lieu neutre par excellence, ici on soignait les gens et point barre.

« Tant mieux. Vous avez déjà vu ce genre de sortilège alors ? »

Cassidy poussa un soupir de soulagement lorsque Ashley lui indiqua que tout ceci serait une opération totalement bénigne. A la bonne heur ! Visiblement elle savait où elle allait, et bientôt ces crustacés ne seraient plus qu'un mauvais souvenir. Cassidy commença à se détendre et répondit docilement aux questions qui lui étaient posées.

« A part à mon estime de moi même, non, je n'ai mal nul part. »

C'était certes l'un des maléfices les plus stupides qu'elle n'ait jamais vu, et très franchement, compliqué d'avoir l'air d'une jeune cool et branché en ayant des doigts en fruits de mer, mais pour l'instant la situation était tout à fait indolore. Elle était sur le point d'expliquer à Ashley à quel point ça avait été compliqué pour elle d'atteindre le centre ville de Londres, les mains enfoncées dans ses poches pour que les moldus ne remarquent pas qu'une jeune fille affublée d'une très étrange déformation circulait parmi eux.  Mais un accès de violence aussi brusque qu'inattendu avait coupé court à la belle histoire du père castor.

« Du calme, du calme » murmura la jeune Gryffondor, sans savoir si oui ou non les bestioles étaient aptes à comprendre le langage des humains.

Par mesure de sécurité elle étendit les bras pour mettre une juste distance entre elle et les crevettes meurtrières, et écarta autant que possible les doigts, afin d'éviter une autre tragédie. Après tout, ces gambas n'étaient pas nécessairement psychopathes, elle avaient peut être juste du mal à s'entendre. Rester calme, peut importe le ridicule de la situation, rester calme.

« Et même après cette décapitation sauvage, j'ai toujours pas mal » ajouta Cassidy, sans savoir si cette absence de sensation était une bonne nouvelle ou non.

« On m'a jeté un sortilège, et comme je le disais plus tôt, il est possible que ce ne soit pas une réussite totale. »

Rowan Shield, l'agresseur de Cassidy était un Serdaigle de septième année et un imbécile notoire. Elle n'avait jamais comprit comment il s'était retrouvé chez les bleus et bronze alors que visiblement le simple fait qu'il arrive à mettre son pantalon à l'endroit le matin tenait purement du miracle. Alors le fait qu'il puisse réussir un sortilège de métamorphose humaine, aussi avancé que ça, dépassait totalement l'entendement de Cassie. Peut-être l'avait elle sous-estimé, mais franchement, au moins une chose de certaine, il avait un humour désastreux.

« L'auteur de ce maléfice est un parfait imbécile alors... »

Mais avant qu'elle n'ai pu se lancer d'un une description plus avancée de l'infecte personnalité de Rowan Shield, les crevette passèrent à l'attaque une fois de plus. Le bras gauche de Cassidy échappa soudainement à tout contrôle, et avec une force qui n'avait rien de naturel, les crevettes foncèrent sur Ashley, venant se planter dans sa longue chevelure brune, entraînant Cassie derrière elles.

« Ohlalala, par Salazar, je suis désolé. » bafouilla l'adolescente.

La scène ne manquait pas de sel (marin) Cassidy tentant de désempêtrer sa main gauche de la chevelure d'Ashley sans lui faire mal, et en même temps d'essayer de garder le contrôle de son bras droit qui mourrait d'envie de suivre la même trajectoire. Une chose était sûre, ces crevettes étaient psychopathes.

Mais qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez ces bestioles ? Étaient-elle programmées pour se battre jusqu'à la mort quand elle sentaient que leur fin approchaient ? Ou bien étaient-elle liées à leur lanceur et elle prenaient sa défense quand on le critiquait ou le menaçait. Après tout le premier débordement avait eu lieu lorsque Cassie méditait sa vengeance contre cette fiole de pue sur patte.
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MessageSujet: Re: L'équation de la crevette scalaire || Ashley Ven 29 Juil - 22:29

Pour un observateur extérieur, la scène devait être assez inhabituelle. Il fallait reconnaître que ce n'était pas tous les jours que l'on croisait quelqu'un avec des crustacés en guise de doigts. Mais bientôt, lesdits crustacés ne seraient plus qu'un souvenir pour la demoiselle. Mauvais souvenir ou pas, ça, ce n'était pas déterminable. Ensuite, elle pourrait réutiliser ses mains de manière tout à fait normale. Cette situation devait néanmoins être assez handicapante dans la vie de quelqu'un, et c'était peu de le dire. Depuis combien de temps était-elle ainsi? Il y avait fort à parier qu'elle n'avait pas trop tardé pour venir à Sainte-Mangouste, dans la mesure où elle ne pouvait strictement rien faire. Rien faire hormis écarter les bras, afin d'éviter un autre cruel assassinat hors normes. Elle finissait d'expliquer qu'elle n'avait toujours pas mal, ce qui fit quelque peu tiquer Ashley: ce n'était peut-être pas aussi normal qu'elle avait pu lui assurer quelques minutes auparavant. Ce n'était pas trop alarmant non plus, mais la jeune fille aurait au moins dû sentir les crevettes comme elle l'aurait fait avec ses doigts. Enfin, du moment que la petite n'avait pas mal, il n'y avait pas réellement de quoi s'inquièter. Les patients ne réagissaient pas tous exactement de la même manière à des pathologies identiques. Elle hochait la tête à mesure que la fille de la directrice expliquait, un peu plus en détail, le contexte de cette métamorphose. Prewett saisit une fiole et versa son contenu dans un petit verre. La couleur de la potion ne donnait vraiment pas envie, mais elle avait au moins l'avantage d'être indolore. On ne pouvait malheureusement pas tout avoir.

-Bien. Alors, la potion que je viens de verser sert préparatif à la mini-opération qui va suivre.

Cette potion était utilisée lorsque l'on avait à faire à un accident de métamorphose. Après ingestion, ladite potion agissait sur la partie métamorphosée, en la préparant en quelques sortes à repasser à son état normal. Toujours était-il que la suite des explications n'allait pas être disponible dans l'immédiat, pour la simple et bonne raison que les jolis petits crustacés venaient manifestement de prendre le contrôle de la situation. Ils s'échouèrent élégamment dans les cheveux d'Ashley. Enfin, les bestioles avaient fait preuve d'une élégance toute relative. Une élégance à hauteur de crevettes dirons nous. Un cri de surprise assez pitoyable s'échappa de la bouche de la guérisseuse, qui ne tarda pas à pester contre ces satanées petites bestioles en plus d'exprimer son dégoût, qui se lisait d'ores et déjà sur son visage. Elle regardait alternativement les crevettes qui s'installaient et Cassidy, sans rire ou même sourire, même s'il y aurait pu avoir de quoi. Actuellement, la situation possédait un niveau de ridicule suffisamment élevé pour être remarqué.

-Quelle horreur, fichues crevettes, c'est absolument écœurant! , geignit-elle en aidant Cassidy à retirer sa main de ses cheveux.

Les crevettes semblaient bien et n'avaient pas l'air plus pressées que ça de retourner à l'air libre. Le problème principal résidait dans le fait qu'Ashley n'aimait pas, que dis-je, abhorrait les animaux. Elle faisait un effort considérable en soignant Cassidy -bon, c'était surtout qu'elle n'avait pas tellement le choix, mais là c'était vraiment trop. Ce n'était pas qu'Ashley avait peur des animaux, elle possédait même un hibou, même si elle ne l'aurait pas adopté si elle avait pu s'en passer. Le fait était qu'elle ne se sentait pas à l'aise avec ''les bêtes'', comme elle disait. Ashley était comme ces personnes qui n'aimaient pas les enfants et n'étaient pas à l'aise lorsqu'ils devaient s'en occuper. Sauf qu'elle, sa bête noire, c'était toute créature vivante animale. Le sort avait fait que c'était elle qui devrait s'occuper de ces gambas. Les urgences, ce n'était décidément pas ''son truc''. Ashley travaillait d'ordinaire au service des virus et microbes magiques, qui n'étaient pas réellement des animaux -ce qui, il faut le dire, lui convenait plutôt bien. Enfin, toujours était-il qu'elle était là, et la fille de Demelza et ses crevettes aussi. Après une bataille acharnée à deux sorcières contre dix croquettes, ces dernières furent retirées des cheveux d'Ashley. Quel soulagement! Elle passa ses mains dans ses cheveux pour les recoiffer après cette dure épreuve qu'avait été l'invasion des gambas(parce que sa coiffure était importante, voyez-vous?).

-Allons, allons, ne vous excusez pas, ce n'est vraiment pas grave.
Elle ne pensait pas un traître mot de sa dernière phrase, mais elle se devait d'être professionnelle et agréable. Tout va bien pour vous?

Tout en écoutant la jeune fille, Ashley s'avança vers le lavabo et s'y lava très soigneusement les mains. Après avoir séché ces dernières, elle se retourna vers Cassidy en lui souriant.

-Donc, la potion que je tiens dans mes mains va permettre à vos doigts de se ''préparer'' (Elle fit des guillemets avec ses doigts sur le verbe préparer à leur retour à la normale.) C'est une potion absolument indolore, vous n'avez pas à vous en faire pour ceci.

Par contre, elle n'avait pas un très bon goût. Mais ça, Cassidy s'en rendrait compte bien assez rapidement. En effet, la guérisseuse posa le verre avec la dose de potion nécessaire sur le petit guéridon à côté de la demoiselle. Les moldus disaient que les médicaments les plus efficaces étaient les moins bons. Cet adage n'était pas valable dans le monde sorcier -et ce n'était pas non plus confirmé pour le monde moldu. Allait-elle enfin pouvoir soigner la demoiselle, ou les crustacés en décideraient-ils autrement, une fois de plus?


Dernière édition par Ashley C. Prewett le Jeu 18 Aoû - 13:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'équation de la crevette scalaire || Ashley Sam 30 Juil - 11:37

« Une "mini opération" ? Soit... » commenta Cassidy avec sobriété.

Elle était de moins en moins rassurée, de quel genre d'opération parlait-on au juste ? N'aurait-il pas été plus pertinent de soigner le sortilège par un contre sortilège ? Parce que là, si on s'embarquait pour une opération consistant en une ablation pure et simple des crevettes pour ensuite lui faire repousser les dix doigts, hé bien... Elle prit une grand inspiration et essaya de se calmer, elle était à St Mangouste, entre les mains d'un personnel extrêmement qualifié et, et non, elle voulait que sa mère s'occupe d'elle, pas cette Prewett sortie de nul part. Non, tu as quinze ans, bon sang de sang pur, tu as largement passé l'âge de pleurnicher parce que tu as besoin de ta maman. Elle se mordit violemment la langue pour s'empêcher de pleurer et reporta son attention sur le petit verre de potion.

« Sympa cette couleur, euh, vert moisi, je dirai. En plus j'suis sûre que le sucre en diminue l’efficacité. »

Cassidy possédait un niveau déjà assez avancé en potion pour savoir ça,  le sucre n'entrait dans la composition d'aucun remède sérieux, et la plupart du temps il en diminuait les effets. Les seuls potions médicinales à base de sucre étaient les sirops pour la toux, qui ne soignaient rien du tout, le sucre était juste là pour remonter le moral du patient.  C'était la balance karmique des sorciers, oui vous pouvez voyager instantanément du point A au point B, mais en vous retournant l'estomac, oui on peut soigner votre grippe en cinq minutes, mais vous devez boire une potion horriblement piquante qui fait fumer les oreilles. Tout à un prix dans cet univers.

Et de toute évidence, le prix à payer pour avoir été plus rapide que adversaire, et lui avoir fauché le vif d'or juste sous le nez, était de vous retrouver affublé de crevettes psychopathes en lieu et place de vos doigts. Chers pouces opposables, Cassie ne s'était jamais rendu compte à quel point elle les aimait. Et comme l'avait presque dit le poète, un seul organe vous manque et tout est dépeuplé. Mais pas le temps pour le lyrisme, un nouvel accès de violence vint agiter les crustacés, qui cette fois avaient décidé qu'Ashley était la plus grande menace pour eux.

« Oui, enfin, ce ne sont que des crevettes. » répondit-elle, vaguement vexée.

Quoi ? C'était ses doigts qu'on venait de qualifier d’écœurants, enfin pas exactement ses doigts, les crevettes qui avaient prit la place de ses doigts, mais bref, ces bestioles faisaient partie d'elle même pour le moment, et elle n'appréciait pas qu'on qualifie son anatomie, même métamorphosée en minis monstruosités marines, d’écœurante.  Cassidy n'avait pas peur des animaux, elle aimait son chat, elle aimait les hiboux, les chiens et même les crapauds. Ce qu'elle détestait c'était les créatures magiques, pas parce que c'était des bestioles mais parce qu'elles étaient magiques, justement. La magie c'était pour les sorciers, et pas pour les animaux, vous ne pouviez pas faire confiance à un animal doté de pouvoirs magiques. C'était pour cette raison qu'elle détestait la botanique, ces plantes capables de penser et d'agir par elles même lui donnaient des angoisses.

« Tout va bien, je vis un rêve éveillée là. » ironisa la Gryffondor, après qu'Ashley eut dégagé les crevettes de ses cheveux.

C'est vrai, de quoi est-ce qu'elle se plaignait ? Tout le monde rêvait d'avoir des fruits de mers au bout des doigts, des fruits de mers dotés d'une telle volonté de puissance qu'elles étaient prêtes à agresser quiconque se mettait en travers de leur route. De crevettes dotées d'une volonté de puissance, c'est Nietzsche qui aurait été contente, elle adorait le poisson.

Mais pour l'heure il fallait absolument éviter une agression de plus, et comme étendre les bras, façon épouvantail (ah si seulement j'avais un cerveau ! Visiblement ces créatures en avait un, le cerveau d'un assassin même, parfaitement) n'était pas plus utile que de pisser dans un chaudron troué, Cassidy décida d'employer la manière forte, en s'asseyant sur ses mains.

« Qu'est-ce que vous allez faire maintenant ? C'moi le patron ! » dit-elle en s'adressant à son postérieur, enfin aux crevettes coincées sous le-dit postérieur surtout. Faut ce qui faut, si on peut même plus être le patron de ses propre doigts.

C'était de toute façon la meilleure chose à faire, elle était persuadée que les crevettes ne la laisseraient pas se saisir du verre de potion, de toute manière, elles étaient bien trop futées pour ça. Heureusement, Cassie était tout à fait capable de boire sans se servir de ses mains. Demelza lui avait dit un million de fois, au moins, que c'était stupide et qu'elle devait se servir de ses mains, comme une personne normale, mais finalement ça lui serait utile. Elle attrapa le petit verre entre ses lèvre et renversa la tête en arrière pour en avaler le contenu, maintenant toujours les crevettes tueuses sous bonne garde. Une fois le verre vidé, elle essuya son menton sur son épaule. Elle savait boire sans se servir de ses mains, mais elle n'avait jamais prétendu qu'elle savait boire proprement. C'était sûrement pour ça que sa mère lui interdisait de faire ça à la maison. Elle recracha le petit gobelet au loin et fit une grimace de dégoût, comme de bien entendu, c'était totalement répugnant, ça rappelait à la fois les choux de Bruxelles trop cuits  et les dragées surprise de Berthie Crochue, goût poubelle.

« Bon, et maintenant ? »

Elle leva une fesse pour jeter un œil à ses doigts, les gambas semblait avoir retrouvé leur calme, pour l'instant en tout cas. Était-ce une ruse ou l'effet de la potion, on verrait bien, mais en l'état, on pouvait envisagé de les laisser sortir. À la médicomage de jouer maintenant.
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MessageSujet: Re: L'équation de la crevette scalaire || Ashley Lun 5 Sep - 2:01

La vision de la demoiselle assise sur les crevettes lui décrocha un sourire. Elle avait rusé pour maîtriser la situation et les crustacés démoniaques, et c'était très intelligent de sa part. Au moins, là où elles étaient, les survivantes ne s’entre-tueraient pas. Deux crevettes en moins sur les dix, c'était déjà suffisant, même si la jeune fille n'avait probablement pas l'intention de les garder comme animaux de compagnie. La seule chose qu'elles risquaient d'abîmer était le pantalon de Cassidy, mais ça à la limite, ce n'était pas si grave: cela se réparait rapidement grâce à un sort. Ils n'étaient pas des sorciers pour rien, et c'était un des -nombreux- aspects pratiques de la magie que les moldus pourraient leur envier. Ashley s'apprêtait à faire boire Cassidy -parce que très objectivement, se servir de ses doigts lorsque ceux-ci étaient des crevettes n'était pas très pratique-, la demoiselle rusa une fois de plus. Elle se débrouilla pour boire son gobelet seule, gobelet qu'elle fit ensuite valser au sol. D'un geste de baguette, la médicomage le fit se diriger vers la poubelle. La fille de Faulkner grimaça -comme Ashley s'y attendait- après avoir avalé la potion. Elle était indolore, certes, mais son goût laissait clairement à désirer. Or cette potion était assez efficace. A la question de la demoiselle, Ashley reposa ses yeux sur elle, en souriant.

-Et maintenant, vous allez pouvoir récupérer vos doigts.

D'un air bienveillant, elle demanda à la demoiselle de s'allonger sur le lit d'examen -ce qui, au vu de la position du lit, revenait plus à s'asseoir confortablement qu'à s'allonger véritablement. Il fallait le reconnaître: le terme ''opération'' qu'elle avait utilisé auparavant n'était pas tellement approprié. Ils n'étaient pas des moldus qui allaient sectionner les crevettes pour ensuite attendre bien sagement que les doigts repoussent, à la manière de la queue d'un lézard. Ce qui, soyons réalistes, ne risquait pas d'arriver de si tôt chez ces êtres dépourvus de magie. Et si tel était le cas, il y aurait réellement de quoi s'inquiéter -ou alors, cela résulterait de la prise d'une substance plus ou moins légale. Quoi qu'il en était, ces derniers n'auraient jamais la chance d'avoir des crevettes à la place de leurs dix doigts. Même si, en y réfléchissant bien, Ashley n'était pas certaine que cela soit réellement une chance. Mais voilà, fin de l'histoire. La fille de la directrice avait été la victime d'un sort, et elle était bien incapable de savoir si cette métamorphose était volontaire ou non. Toujours était-il que cela n'était pas censé compliquer la guérison.

-Prête à redevenir une sorcière normale, miss? Paumes vers le ciel, s'il-vous-plaît. Vous ne devriez pas sentir grand chose, hormis quelques démangeaisons.

Elle sourit, comme elle le faisait avec tous les patients, et elle dirigea sa baguette vers la main droite de la jeune fille. Cela risquait de démanger un petit peu, mais la potion avait justement été bue pour atténuer cet effet ''indésirable'' du retour à la normalité. Lentement et en prononçant le sort de soin, Ashley formait des cercles avec sa baguette au dessus des paumes de la jeune fille. Une faible lumière rougeâtre éclairait l'extrémité du bout de bois. Le pouce et le petit doigt venaient de faire leur retour. La médicomage regarda la fille de Demelza, histoire de voir si elle ''supportait'' le sort, tout en continuant son mouvement de baguette. Ce n'étaient probablement et normalement que des démangeaisons, mais il était important de ''vérifier'' l'état des patients. Tout se passait plutôt bien. Le majeur venait de redevenir un majeur et avait quitté sa forme animale. Son homologue de gauche avait suivi le même parcours, et l'index semblait prêt à se métamorphose. Néanmoins, les crevettes survivantes ne paraissaient pas d'accord quant au fait de laisser leur place à de vulgaires doigts. C'est ainsi que, dans un élan de solidarité marine soudaine, les survivantes se collèrent entre elles du mieux qu'elles pouvaient. Elle eut un léger mouvement de recul, à peine perceptible, mais sa surprise était grande. Elle posa ses yeux sur Cassidy, réellement intriguée.

-Êtes-vous sûre que le lanceur de ce sort était ''un parfait idiot''? Au vu du niveau de fourberie de ces fichues bestioles, elle désigna lesdites bestioles d'un coup de tête, on pourrait se demander si cela n'était pas fait exprès... Vous avez mal?

C'était que les crevettes étaient particulièrement coriaces. En venant ici pour un simple sort de métamorphose raté (ou non, soit dit en passant), il était rare que la guérison soit si laborieuse. Mais pour ce cas précis, les crevettes semblaient réellement dotées d'une conscience propre. Comme pour tout à l'heure, lorsqu'elles s'étaient senties menacées et n'avaient rien trouvé de mieux à faire que de finir dans les cheveux de la guérisseuse. Ou quand l'une des leurs à été froidement décapitée par ses congénères. Et même après cela, on oserait demander à Ashley pourquoi elle n'aimait pas les animaux. En y réfléchissant bien, il y avait beaucoup de choses qu'Ashley n'aimait pas: les animaux, la pratique du sport, les Mangemorts (et les puristes en général), la violence, le tabac... Tous ces éléments lui permettaient de protester contre son entourage ou leurs actions presque quotidiennement. Pour ce qui était de fumer ou de se battre, elle était persuadée de bien faire, considérant à juste titre ces deux activités comme parfaitement nocives. Ensuite, vis-à-vis du  purisme, c'était discutable. Il était évident, au vu de ses opinions politiques, qu'elle considérait le purisme et par large extension les Mangemorts comme mauvais. Enfin, pour les animaux et le sport, cela relevait uniquement de ses goûts personnels.

Mais pour le moment, une cigarette de trop ou le purisme ne constituaient pas le vrai problème (même si le purisme était partout, tout le temps). Des crevettes rebelles, par contre, c'était autre chose. Il fallait trouver une solution, et rapidement. Il avait fallu que la patiente soit Cassidy FAULKNER-Nott, que la médicomage qui la soigne soit Ashley et qu'il y ait un soucis. Si Demelza en entendait parler -et Demelza en entendrait parler-, elle ne se gênerait probablement pas pour lui lancer quelques piques au détour d'un couloir ou à lui faire comprendre Merlin seul savait quoi par quelques remarques. Il fallait trouver une solution, et vite. Les crevettes s'agitaient de plus en plus, et un nouveau meurtre risquait d'être commis dans les minutes à suivre si personne n'agissait. Or ici, la seule personne capable d'agir était Ashley -et il fallait bien reconnaître que ses contre-sorts ne s'étaient pas révélés très fructueux. Alors qu'elle réfléchissait intensément –ou presque- , elle aperçut ne collègue du niveau de pathologies  des sortilèges. Chose rare dans un hôpital, elle ne semblait ni pressée ni occupée. Ashley sauta sur l'occasion et lui demanda d'entrer, ce qu'elle fit. Elle jeta un coup d’œil rapide à la grande blessée et se présenta en lisant le parchemin récapitulatif.

-Clarice Carter, je suis guérisseuse en pathologie des sortilèges. Alors comme ça... vous avez été victime d'un sortilège de crevettes?

Elle rit. Dommage, elle était bien la seule à réagir ainsi. Ashley enchaîna.

-Bon. Rassurez-vous, nous allons venir à bout de ces croquettes miss Faulkner-Nott.

Délibérément, Ashley avait insisté sur ''Faulkner'', histoire de montrer à sa chère collègue que la demoiselle n'était pas n'importe qui. Aucune différence ne devait être faite entre les patients mais là, c'était différent. Il s'agissait de Demelza.

____________________________________


Cassidy a écrit:
En vrai elle l'a pas vraiment gagné

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MessageSujet: Re: L'équation de la crevette scalaire || Ashley Mer 7 Sep - 11:17

« Ô joie ! » se contenta de souffler la Gryffondor quand Ashley lui annonça quelle était toute proche de récupérer ses extrémités digitales.

Que ferait-elle une fois que ses doigts seraient de retour ? Pour commencer, mettre la main sur cet avorton de Rowan Shield et lui adresser un majeur tendu bien haut. Ça, pour commencer, c’était pas si mal. Et ensuite se saisir de sa baguette, la sortir de sa poche, lentement, c’était presque de l’érotisme à ce niveau. La brandir, et, lui balancer un de ses fameux sortilèges de chauve-furie. Ou mieux encore, un sortilège de furonculose, elle commençait à bien maîtriser celui-là. Qu’importe le maléfice employé, pourvu qu’on ait l’ivresse de la vengeance. Seule certitude pour l’instant, elle retrouverait le Serdaigle, oh que oui, et lui ferait passer le goût d’attaquer ses petits camarades de quidditch. Et encore, si le reste de l’équipe ne s’en était pas occupé avant. A l’heure qu’il était, ce minable avait peut-être bien la face refaite façon chiche kebab. Pas pour autant que Cassidy renoncerait à se faire justice elle-même.
Il avait toujours eu un caractère détestable, mais là, il passait les bornes.

L’adolescente s’exécuta : elle sorti les crevettes de sous ses fesses et alla se caler dans le fond de la table d’auscultation. Les crevettes paraissaient totalement calmes, presque endormies. C’était l’un des effets de la potion que lui avait fait boire Ashley un peu avant. Elle l’espérait tout du moins. Mais potion anesthésiante ou pas, les crevettes assassines roupillaient, elles en étaient presque mignonnes comme ça, l’ablation allait enfin pouvoir commencer. Cassie leva les paumes pour que la guérisseuse puisse commencer le boulot.

Illuminées d’une lueur rougeâtre, les crustacés commençaient doucement à redevenir des doigts, si chers au cœur de la gamine. Et miracle, pour l’instant les pulsions meurtrières des gambas semblaient appartenir au passé. Par contre, une légère démangeaison, mes fesses. Ça brûlait affreusement ce sortilège de soin, oui. Mais Cassidy se contenta de serrer les dents, puisque la transformation marchait, hors de question de se plaindre. Puis les guérisseuses étaient toutes les même, sa mère lui avait le coup des centaines de fois : -mais non, tu ne sentiras rien, ça va juste picoter un peu – et quand elle appliquait l’onguent, au final, ça piquait comme si vous veniez de confondre votre chat et un cactus. Sournois petits mensonges du corps médical.

Et d’un coup, les crevettes cessèrent leur petite sieste, et se réveillaient en pleine forme, d’humeur à se faire des mamours. Répugnant. Cassidy essaya désespérément de les maintenir séparées les unes des autres, mais peine perdue, elles étaient balèzes, les charognes. La médicomage interrompit l’opération de retour à la normale. Probablement qu’on ne pouvait pas travailler si les créatures ne se montraient pas totalement calmes. C’était logique, lancer un sortilège sur une cible en mouvement était toujours compliqué.

« On peut être un parfait idiot doublé d’un roquet vicieux, les deux ne sont absolument pas incompatibles. » C’était bon signe, même dans cette situation pénible, Cassidy arrivait encore à se montrer sarcastique. Tout ça n’était pas si dramatique.

La Gryffondor avait même en tête une bonne dizaine d’exemple, des gens qui étaient bête comme des pieds et qui quand il s’agissait de nuire à autrui pouvait déployer des trésors d’ingéniosité. Elle devait bien l’admettre, ces crevettes se montraient parfaitement vicieuses, et c’était un maléfice qui dépassait de très loin ce dont elle soupçonnait des capacités Shield. C’était ce qui la poussait à croire que les conséquences n’étaient pas celles attendues du maléfice, c’était trop malin, trop subtilement mesquin, et beaucoup trop bien joué pour lui. Ou alors c’était son rire gras et son mono-sourcil qui faisaient qu’on le sous-estimait. L’habillage (crasseux) ne fait pas le moine (débile.) A méditer.

« J’ai super mal ouai. Picotements, mon cul, ça brûle votre truc. »

Heureusement que Demelza n’était pas là pour entendre ça. L’usage excessif dans le vocabulaire de sa fille de l’expression – mon cul – avait le don de l’exaspérer. Et Cassidy en abusait, ainsi que de ces variantes les plus colorées : «  et mon cul c’est du téflon ? », « et si mon cul sonnait, tu saurais l’heure qu’il est », « parle à mon cul, ma tête est malade » et « mon cul sur la commode. » Elle avait bien menacé de lui coller la langue au palais si Cassie persistait à dire - mon cul – toutes les deux phrases, mais rien n’y faisait.

Heureusement aussi qu’elle n’était pas là pour constater l’incapacité d’Ashley à rendre aux doigts de sa fille leur forme originelle, et de surcroît en lui infligeant de cuisantes brûlures. Sa fille était son précieux, son joyau tout en or, et la faire souffrir n’était pas un bon moyen de vous attirer ses faveurs. Une autre guérisseuse vint rejoindre le duo Ashley/Cassie. Cassidy caressa un instant l’espoir fou que c’était enfin sa mère, qui avait terminé sa réunion, et volait à son secours. Mais non. C’était juste Clarice Carter. Inconnue au bataillon, alors son nouveau surnom serait «  juste Clarice. »

« Ouai, et je m’amuse comme une déglinguée là, avec mes copines les gambas, ça se voit pas ? »

Ça n’avait que trop duré cette histoire de crevette. Cassidy voulait bien en rire au début, mais elle en avait maintenant plus qu’assez. Ajouter à ça que ses doigts, même ceux qui avaient recouvrés leur intégrité, la brûlait toujours atrocement, elle n’était pas dans de bonnes dispositions pour la plaisanterie. Et puisque que Juste Clarice était une spécialiste de la pathologie des sortilèges, qu’elle se contente de faire son office, fissa, et en silence, ça serait mieux.

« La fille de cette chère Demelza, vraiment ? »

Le ton de la guérisseuse ne laissait rien présager de bon. Elle n’était probablement pas très fan de la guérisseuse Faulkner. Allez savoir pourquoi. C’était quand même pas parce qu’elle passait son temps à marcher sur les pieds de tout le monde et qu’elle était prête à tous les coups les plus sournois pour grimper dans la hiérarchie ? Ça, ou ses remarques qu’elle ne savait faire qu’acerbes, même ses rares compliments sonnaient comme des reproches. Et dire quelle tannait perpétuellement Cassidy à lui répéter que son attitude brute de décoffrage et son insolence lui attireraient toujours des ennuis, et qu’elle devrait prendre exemple sur elle. La paille, la baguette, l’œil du voisin, tout ça, tout ça.
C’en était trop. Cassidy se replia en chien de fusil et réprima un sanglot.

« J’en ai marre. Je veux voir ma mère. »
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MessageSujet: Re: L'équation de la crevette scalaire || Ashley

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L'équation de la crevette scalaire || Ashley

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