POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice

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Evan F. Rosier


MessageSujet: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Ven 1 Juil - 18:59

Habituellement, Evan était plutôt quelqu'un de "calme". Il aimait bien chahuter, la ramener, faire son intéressant, mais il se comportait toujours de façon relativement digne, éducation Sang-Pur oblige. Il se comportait ainsi surtout chez lui. Sa mère était une personne qui pouvait être très douce et compréhensive, mais elle ne supportait pas les gens turbulents, qu'elle qualifiait "d'énergumènes tout juste bon à être enfermé dans un Zoo". Aussi son fils avait-il rapidement appris à se comporter dignement, calmement, sous peine de sévères représailles. Il ne fallait pas courir, pas chahuter, pas crier. Cela ne le dérangeait pas d'habitude. Il le faisait même sans plus y penser depuis des années maintenant. Une fois qu'on intègre une façon de se comporter, cela devient un automatisme, et Evan le faisait tout naturellement.

Mais aujourd'hui, alors que le silence régnait dans le manoir, un Evan agité descendit soudainement en trombe l'escalier menant au hall, tentant de boutonner à la va-vite sa chemise blanche. Ses cheveux, habituellement impeccablement coiffés, tombaient devant ses yeux, l'empêchant de mener à bien sa tâche. Il était loin du beau-gosse parfaitement soigné qu'il avait l'habitude de présenter au monde. Bien sûr, son charme était toujours là. Il était aussi beau ainsi qu'en costume. Cependant, il n'était pas sûr que sa mère apprécie son nouveau "style". Elle n'allait pas le louper quand elle allait le voir, il en était certain. Et il avait raison.

- Evan ! s'indigna Grace Rosier quand son fils parut enfin dans la salle à manger, tout débraillé. Qu'est-ce que c'est que cette tenue ?

Evan s'installa à table, à la droite de sa mère, qui se trouvait en bout, et se servit rapidement dans les quelques plats qui se trouvaient devant lui, avant de se tourner pour répondre.

- Excusez-moi mère, mais je suis en retard, déclara-t-il. J'ai rendez-vous avec Alice et le réveil magique que m'a acheté père n'a, de toute évidence, pas fonctionné.

Il n'eut pour seul réponse qu'un reniflement dédaigneux auquel il répondit par un sourire en coin. Evan se dépêcha alors de vider son assiette, puis il jeta un coup d'oeil à sa montre. Celle-là, elle venait de sa mère. Il était sûr qu'elle marchait. Le réveil que lui avait donné son père devait sûrement être un truc qu'il avait gagné au cours d'une soirée. Le Serpentard poussa alors un soupir las et se leva de table.

- Je dois y aller. Je vais finir par être en retard.
- Approche, ordonna alors doucement sa mère.

Evan obéit docilement, et sa mère leva alors sa baguette vers lui. Immédiatement, les quelques cheveux qui lui tombaient encore devant les yeux se coiffèrent d'eux-même, donnant un air un peu plus présentable au jeune homme, qui afficha à nouveau son sourire étincelant. Sa mère lui fit un léger sourire.

- Tu es bien plus présentable ainsi.
- Merci, mère, dit-il en déposant un rapide baisé sur sa joue. Il faut que je me dépêche.
- Passe le bonjour à ta cousine, Evan.

Un dernier sourire et Evan sortit de la salle à manger, toujours pressé. Tandis qu'il remontait les manches de sa chemise, prenant garde à ne pas être vu par sa mère, il appela son elfe.

- Kili !
- Oui maître ? répondit la créature en apparaissant soudainement devant lui.
- Mon sac, vite.

Kili s'inclina profondément puis disparut, pour revenir quelques secondes plus tard avec le sac qu'Evan avait l'habitude d'utiliser à Poudlard. Le jeune s'en empara et ordonne à la créature de disparaître, ce qu'elle fit sans plus discuter. Evan passa son sac à l'épaule et, tandis qu'il passait une main rapide dans ses cheveux pour décoiffer un peu la coiffure trop stricte de sa mère, il se dirigea vers la cheminée qui se trouvait dans le hall. Il prit une poignée de poudre de cheminette et la jeta dans l'âtre. Les flammes virèrent immédiatement au vert et le jeune homme s'y engagea sans perdre un instant.

- Chemin de Traverse ! déclara-t-il haut et fort, en articulant bien.

Quelques secondes plus tard, il atterrit à l'endroit désiré et sortit de l'âtre. Grimaçant face à l'état de sa chemise, il se débarrassa rapidement des traces noires d'un coup de baguette puis releva la tête. Immédiatement, son sourire au coin s'accrocha à ses lèvres et un air malicieux prit place sur son visage. Ici, plus besoin de faire semblant. Plus besoin d'être trop poli, d'être trop parfait. Ici, il était Evan, le beau-gosse dont le seul but dans la vie était d'en profiter.

S'avançant de quelques pas, il s'arrêta rapidement devant une vitre, arrangea sa coiffure selon ses critères, puis il consulta sa montre. Il grimaça légèrement et la rangea, avant de reprendre sa marche en pressant le pas. Il était en retard maintenant.

Etant donné que les cours étaient relégué aux bons soins des élèves et de leurs parents, Alice, en bonne Serdaigle, avait continué à réviser régulièrement ses cours. De son côté, Evan avait plutôt profité de son temps libre pour perfectionner sa technique de Quidditch. Il ne voulait pas revenir à Poudlard et risquer de perdre les matchs. Car, cette fois, il était réellement prêt à tout pour mettre la pâté aux autres maisons. Surtout aux Gryffondors. Maintenant qu'ils n'avaient plus Potter, ils ne valaient plus rien. Néanmoins, il préférait prendre ses précautions. Malheureusement pour lui, Alice l'avait grillé. Elle avait donc imposé des séances de révisions dirigées par nulle autre qu'elle-même. Evan, pas trop envieux de tester la ténacité de sa cousine, avait accepté, un peu sous la contrainte. La seule chose qu'il avait pu négocier, c'était le lieux. Il avait choisit le Chemin de Traverse. Il y avait toujours des jolies filles qui se promenaient entre copines. S'il était suffisamment discret, il pouvait tenter le coup. Bah quoi ? Fallait bien occuper ses vacances, non ? Et pour Evan, entre un jolie minois et des bouquins gros comme le bras, le choix était vite fait.

Néanmoins, s'il faisait trop attendre sa chère cousine, il n'était pas sûr d'avoir le temps de faire un quelconque choix.

Accélérant davantage, Evan arriva alors enfin en vue de l'endroit où ils devaient se rejoindre. Il serait bien passé la prendre, mais il n'avait aucune envie de croiser le vieux Chap, alors ils s'étaient juste donné rendez-vous. Et, avec l'éducation du vieux, Evan était sûr qu'Alice était déjà là. Bingo, pensa-t-il en la voyant assise à une table, en terrasse. Le sourire du jeune homme s'agrandit et il s'avança alors directement vers elle.

- Alice ! Avant que tu ne m'incendies, le retard est totalement justifié ! s'excusa-t-il en l'embrassant sur la joue, avant de s'asseoir en face de la jeune femme. Panne de réveil, tu vois ? Encore mon père qui m'a ramené un truc d'une de ses soirées !

Evan regarda rapidement autour de lui. Son oeil d'expert repéra rapidement deux, trois jolies visages parmi les gens qui se trouvaient dans la rue, mais il n'en laissa rien paraître et reconcentra son attention sur sa cousine.

- Ça va toi ? Pas trop dur d'être enfermé h24 avec le... avec Chap ? se corrigea-t-il en se souvenant de la dernière fois qu'il avait appelé ce cher Chapman " le vieux". Si t'en as marre, tu sais que t'as juste à me faire signe. Je serais toujours dispo !

Le jeune homme ne savait pas bien comment qualifier cela. Du courage ou de l'inconscience, il n'arrivait pas à trancher. Mais c'était les deux seules raisons qu'il trouvait au fait qu'Alice parvienne à supporter le caractère aigri du vieux. Il la plaignait sincèrement, la pauvre. En plus, elle avait dû subir son éducation moyenâgeuse, et, souvent, Evan se demandait comment elle arrivait à rester aussi douce avec un tel poids. Mais l'interrogation disparaissait vite quand elle le voyait au bras d'une demoiselle, ou encore quand il avait le malheur de laisser échapper une parole de trop envers Chapy.

Balayant ses pensées de son esprit, le jeune homme fixa son regard sur sa cousine et son sourire s'agrandit un peu plus. Malgré le programme qui allait suivre, il était assez heureux d'être là. Il aimait beaucoup Alice. C'était la seule de sa famille qu'il aimait à ce point. Elle aurait été sa soeur qu'il n'aurait pas pu plus l'aimer. Alors il était heureux de pouvoir passer un peu de temps avec elle surtout que, avec le vieux dans les pattes, c'était pas toujours évident.
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MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Dim 3 Juil - 16:04

Alice Rosier n'était pas une première de la classe. Elle travaillait beaucoup, elle avait ses difficultés mais réussissait malgré tout à exceller dans certains domaines sur lesquels elle mettait l'accent. Aux yeux d'Alice, la botanique me méritait aucune attention. Tout comme la divination. Ce n'était que deux matières parmi beaucoup d'autres qu'elle allait pouvoir abandonner en entrant en sixième année – enfin – et elle ne s'en plaignait pas. Ceci étant, elle était une acharnée de travail. La famille Rosier de manière générale jurait énormément par l'excellence et le travail. Il fallait presque mourir pour son avenir. Il était nécessaire, aux yeux du vieux, d'être digne de son ascension et que le nom, même s'il fallait en être fier, méritait qu'on lui rende hommage en travaillant en conséquence. Et ce, à différentes échelles. Aussi bien à Poudlard, qu'au Ministère.
C'était probablement très conservateur. Mais à contrario de son cousin Eva, ou de ses frères Morgan et Adrian, Alice avait grandi avec pour seul référence un homme qui ne jurait que d'une seule voix. Elle n'avait pas eu la chance de connaître l'influence d'une autre famille que les Rosier. Finalement, et c'était peut-être ce pourquoi son grand-père l'appréciait autant, Alice était un produit purement Rosier. Elle était l'archétype familial exemplaire que personne n'arriverait à également car elle avait perdu ses parents avant même de comprendre le monde qui l'entourait. Aucune autre famille n'avait pu éduquer la jeune fille et tous les grands sermons familiaux étaient devenus, pour elle, des leçons de vie évidentes.

Aujourd'hui, elle avait décidé d'étudier. Après deux jours sans toucher à un seul cours, elle se sentait appauvrie et devait regagner sa propre confiance culturelle. Elle attaqua tôt. Dès huit heures. Son grand-père était partisan de l'éducation militaire. Sept heures levée, coiffée, lavée. Le lit devait être fait avant huit heures et tout le monde était opérationnel avant neuf. Les vacances lui permettaient ainsi d'attaquer son travail aux alentours de huit heures du matin. Elle commença par quelques révisions d'histoire – l'une des matières qu'elle affectionnait particulièrement. Enchaîna tranquillement vers des exercices complexes de sortilèges et de métamorphose et pris une pause avant d'attaquer les Défenses contre les Forces du Mal.
Elle s'installa derrière le plan de travail de la cuisine, un verre de jus d'orange en guise de récompense. Elle lisait la gazette du sorcier sans y prêter réelle attention quand Morgan débarqua dans la cuisine, en caleçon, baillant comme jamais. Les cheveux ébouriffés, il agita sa baguette et se façonna sans effort un petit déjeuner copieux aux alentours de dix heures. Elle le guetta en fourrant un muffin dans sa bouche.
Morgan créchait chez le vieux à Londres durant l'été car il cherchait un taff pour compléter ses études. Chapman lui avait permis de venir vivre chez lui pour éviter de dépenser inutilement dans un appartement qui finirait dans un sale état de toutes façons. Alice ne s'en plaignait pas. Au moins, elle ne se retrouvait pas seule dans la grande demeure.

-Tu travailles quoi?
-J'vais attaquer la Défense contre les forces du mal. Putain, Morgan, t'en mets partout là. C'est pas toi qui lave après.
-Qu'est-ce que t'es chiante ma pauvre. Je mange. Tu veux quoi?
-Débile. Je pars en ville, tu te démerderas.

Elle termina d'une gorgée son verre et fourra ses affaires dans un sac soumis au sortilège d'extension invisible avant de quitter la baraque en claquant la porte.
Alice aimait bien marcher, surtout à Londres. Il y avait mille et une choses qui l’émerveillaient et c'était tout de même bien plus stimulant que de transplaner par réseau de cheminettes. D'autant plus que la demeure londonienne de son grand-père était à réellement quinze minutes à pied du centre magique de Londres.
Bien que le chemin-de-traverse n'ait jamais été un endroit particulièrement intéressant pour Alice, c'était ici qu'Evan avait voulu venir étudier. Oui, car en plus de travailler pour se tenir au niveau, la jeune femme s'était aussi engager auprès de son cousin du même âge pour l'obliger à se tuer à la tâche. Il était loin d'être con, il avait un sens certain des priorités – au grand désarroi de sa cousine – mais n'était pas un gros bosseur. Pourtant il avait des moyens, et ça la mettait hors d'elle. Ils avaient ainsi convenus de se retrouver aux alentours de dix heures et demi sur la terrasse d'un petit café dans une rue annexe du chemin-de-traverse. Elle comptait au moins le mettre au jus du programme d'histoire de la magie. C'était probablement là où il galérait le plus car en pratique Evan était bon. Sans doute meilleur qu'elle. Elle était plus à l'aise en théorie qu'en pratique, c'était évident. Excepté en Sortilèges où elle excellait réellement.

Soit, elle prit place autour d'une table, commanda un café allongé et s'élança dans une lecture approfondie du l'écrivain John Shelby et de son œuvre sociale La société magique moderne où il traitait notamment du déclin économique et sociale des conditions magiques internationales depuis l'écrasante supériorité merliniste aux sondages dans les années soixante. Ce n'était pas un livre puriste. C'était intéressant, profond, nuancé, écrit par un homme se revendiquant lui-même comme dénué de sens politique et d'affinité morale conventionnelle.
Elle essayait tant bien que mal de comprendre ce qui faisait de la politique un domaine obscur que peu de sorciers parvenaient à comprendre. Elle comprit. Son grand-père disait souvent que plus l'on montait de grades dans la politique anglaise magique, plus il fallait s'enliser dans la médiocrité d'esprit. Elle y croyait assez mais trouvait toujours étrange que l'on confie la responsabilité d'un pays et d'une idéologie à des hommes incapables. Alors elle en était venue à se dire que les véritables politiques, ceux dont on ne parlait jamais mais qui comprenaient les réalités internationales, sociales et économiques et qui réfléchissaient dessus étaient ceux que l'on ne soupçonnait pas. C'était le cas de John Shelby, simple économiste magique employé par la firme Nimbus durant trente ans avant d'écrire sur le système anglais pour sa seule notoriété.

Elle regarda sa montre. L'heure tournait et Evan n'arrivait toujours pas. Elle souffla. Facilement excédée, la gamine râlait souvent sur les retards et sur les autres.
Elle acheva sa soixante-dix-septième page de lecture quand Evan marqua le bout de son nez. Il s'avança vers elle, souriant, l'embrassa, s'excusant tant bien que mal auprès d'elle pour son retard. Incrédule elle se moquait de lui, l'imitant dans tous ses états.

-Avoue plutôt que tu ne voulais pas venir, abruti!

Elle lui sourit aimablement et appela le serveur. Evan prit sa commande et enchaîna sur les commodités d'usage. Elle lui répondit tout en commençant à sortir quelques livres de son sac.

-Oh, oui, ça va. J'ai hâte de pouvoir revenir à l'école quand même. Morgan traîne à la maison, donc j'ai de la compagnie.

Morgan, malgré son tempérament souvent nonchalant, était un jeune homme de vingt-cinq ans qui amusait réellement Alice. Il était protecteur sans être étouffant et s'évertuait à créer une relation profonde entre lui et sa petite sœur. La haine qu'ils éprouvaient pour leur mère avait été un point de rencontre non négligeable.

- Et toi, comment ça va ? Tu as revu ton père depuis la semaine dernière ? Il est même pas passé me voir cette semaine. Tu lui diras.

Elle posa sa main sur la pile de livres et laissa apparaître un sourire carnassier. Elle savait la torture qu'elle infligeait à son cousin. Mais elle était sûre qu'il la remercierait le jour des ASPIC.

-On attaque ? J'ai pensé qu'on pouvait commencer par les Décrets Magiques du XIXème ? Puis sur l'Empire des Kimber. Et si on a le temps on pourra s'amuser sur la Révolution Magique de 1925 en Asie ! T'en dis quoi?

C'était quand même excitant non ?
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MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Mar 5 Juil - 1:23

Evan était un bon élève. Pas excellent, mais juste bon. Il avait toujours des bonnes notes, oscillant entre l’Acceptable et l’Effort Exceptionnel, décrochant même parfois quelques Optimal. Son point fort, c’était la pratique. Pas étonnant, du coup, que ses matières de prédilection soient les Sortilèges et la Métamorphose. Il se débrouillait également plutôt bien en Potion, Botanique et toutes les autres matières où l’on demandait une certaine pratique, mais il avait moins d’attirance pour ces dernières. Il aimait également assez l’Astronomie, même si cette matière demandait plus de savoir que de réelle pratique. Il trouvait ça assez cool d’étudier les étoiles, et tout ce qui s’y rattachait. En revanche, les matières qu’il détestait le plus, et ça sans aucuns doutes, c’était les Soins aux Créatures Magiques et l’Histoire de la Magie. Qui avait envie de passer des heures à se battre contre des bestioles toutes plus étranges, dangereuses et bizarres les unes que les autres ? Et qui avait envie de savoir que la sorcier Bertrand le Pouilleux avait déclenché une guerre civile en volant un morceau de savon ? Hein ? Qui ? Enfin…

Qui, à part sa cousine ?

Evan aimait beaucoup Alice, ce n’était plus un secret. Mais il ne parvenait pas à comprendre certains aspects de sa personnalité. Comment quelqu’un de censé et de normalement constitué pouvait apprécier l’Histoire de la Magie ? Comment Alice parvenait-t-elle à ne pas succomber aux cours soporifiques du professeur fantôme qui enseignait à Poudlard ? Evan n’avait jamais trouvé de réponses à ses questions. Pour lui, l’Histoire de la Magie, c’était l’heure de la sieste. Une petite pause qu’il jugeait bien méritée. Il ne fallait donc pas compter sur le jeune homme pour obtenir une seule ligne de notes : ses cours ressemblaient plus à des brouillons remplis de gribouillages de toutes sortes.  Parfois, au milieu de tout ça, il y avait bien deux, trois lignes de notes. Mais, quand Evan relisait ce qu’il avait écrit, même lui ne comprenait pas. Alors il avait abandonné. Après tout, il ne comptait pas sur l’Histoire de la Magie pour obtenir ses ASPIC.

Cependant, c’était quand même ce qu’il redoutait le plus que sa cousine ne souhaite aborder dans cette séance. Mais il avait un minuscule espoir d’y échapper.

- Mmh, j’avoue que je serais bien resté dans mon lit, ce matin, mais… Tu vois, je tiens à profiter encore un peu de ma vie, chère cousine, et vu la tête que tu tirais avant que je n’arrive, j’avais plutôt intérêt à rappliquer, répondit Evan, un sourire moqueur au coin des lèvres.

Alice lui répondit en souriant puis appela le serveur.

- Bonjour ! Que puis-je vous servir ? demanda alors le jeune homme en offrant un sourire un peu trop appuyé à Alice.

Evan tiqua immédiatement et lança un regard peu amène au gars qui lui faisait face. Il n’aimait pas du tout la façon dont il fixait sa cousine. Alice était une très belle fille, avec, en plus de ça, la classe propre aux Rosier. Il était donc normal qu’elle attire quelque peu les regards, même si Evan n’était pas sûre qu’elle s’en rende compte. Cependant, il n’appréciait pas de voir un homme lui tourner autour. Il ne disait rien, mais il se faisait comprendre autrement par le dit gars.

- La commande est pour moi, déclara-t-il, la voix plus froide que quelques secondes plus tôt. Un espresso.

Il reporta ensuite son attention sur Alice, tandis que le serveur s’éloignait en lui lançant un regard contrarié. Bah ouais mon pote, pensa le Serpentard. C’est ma cousine. Va tenter ta chance ailleurs.

- Tu m’étonnes ! s’exclama alors le jeune homme quand Alice lui fit part de son envie de voir l’école rouvrir. Poudlard, c’est quand même mieux sur certains points que ces vacances forcées !

Comme, par exemple, la gente féminine. Bon, Evan n’allait pas se plaindre, il pouvait sortir quand il voulait sur le Chemin de Traverse, voir même jusqu’à Pré-au-Lard, et il avait donc la possibilité de rencontrer de charmantes demoiselles. Néanmoins il n’y avait pas mieux que Poudlard pour bien repérer sa prochaine cible.  Et puis, il y avait toujours une bonne ambiance dans le château. Et plus particulièrement dans la bande d’Evan. Lui et ses potes aimaient vivre, et ils ne s’en privaient pas.

- Ah ouai ? Chap laisse ton frère crécher chez lui ? Sans rien demander en retour ? demanda Evan en haussant un sourcil sceptique.

Il avait du mal à imaginer le vieux Chap accepter « gentiment » de loger Morgan, le frère d’Alice, sans rien demander en retour, gratuitement. A moins qu’il ne lui fasse payer sa présence en devenant plus infect que d’habitude, ce qui était fort possible. Evan n’avait en revanche aucun mal à imaginer cette situation. Néanmoins, cette interrogation mise à part, il était un peu rassuré. Savoir qu’Alice n’était pas toute seule avec Papy Chap, qu’elle avait quelqu’un qui pouvait la soustraire temporairement à l’emprise qu’Evan jugeait néfaste du vieux, ça le rassurait.  Vraiment.

Légèrement distrait par ses pensées, Evan n’avait pas vu que sa cousine avait déjà commencé à sortir les livres qu’elle comptait utiliser pour la séance d’étude. Il se contenta d’afficher un sourire et de répondre à Alice, quand cette dernière lui demanda s’il allait bien.

- Oh, moi, ça va toujours ! s’exclama Evan en s’adossant confortablement sur sa chaise. Mon père ? Ouai, je l’ai vu en début de semaine. Bah tiens, d’ailleurs, c’est là qu’il m’a donné le réveil ! Une affaire, qu’il disait, souffla le Serpentard en levant les yeux au ciel. Je lui dirais de passer te voir s’il passe à la maison. Mais c’est bizarre qu’il soit pas venu cette semaine. Ah, au fait, ma mère te passe le bonjour.

A peine avait-il finit sa phrase qu’il sentit immédiatement que le petit moment tranquille dont il était en train de profiter au maximum se terminait. Il suffisait de voir le sourire qu’arborait désormais Alice. Evan le qualifiait de sadique. Elle savait qu’elle le torturait, et elle aimait le faire souffrir. Elle se transformait en démon. Il remarqua alors la pile de livre qui s’élevait juste sous la main de sa cousine et il se retint de laisser transparaître son envie de fuir. Il se contenta de prendre une grande, très grande inspiration.

Lorsqu’elle lui énonça le programme, Evan décrocha immédiatement. Les Décrets Magiques ? L’Empire des Kimber ? Et il ne rêvait pas, elle avait bien mit le mot « s’amuser » dans la même phrase que « Révolution Magique de 1925 en Asie » ? Ce qu’il en disait ? Eh bien, il en disait que le serveur allait clairement l’entendre. Utiliser la drogue pour parvenir à ses fins, c’était moche. Parce qu’il n’y avait que cette raison-là pour faire que sa cousine paraisse si enthousiaste à l’idée de passer des heures à plancher sur des décrets, un Empire sortit d’il ne savait trop quel pays et une révolution qui ne concernait même pas l’Angleterre ! Non mais franchement, qu’est-ce qu’il en avait à faire de la révolution qui avait eu lieu en Asie ? Et en quoi ça le concernait cet Empire ? Non, vraiment, Alice était en train de délirer.

Sauf que, quand Evan croisa le regard de sa cousine, il dut se rendre à l’évidence. Elle ne plaisantait pas le moins du monde. Et elle pensait sérieusement s’éclater avec la Révolution Asiatique ! Peut envieux de devoir faire face à une Alice contrariée, Evan força un sourire un peu crispé sur ses lèvres et hocha difficilement la tête.

- Moui. Allons-y. Attaquons les Décrets et… tous les autres trucs, lâcha-t-il en lançant un regard légèrement désespéré à la pile de livre.

Il fallait vraiment qu’il trouve un moyen pour écourter au plus vite cette séance de révision. Pitié Merlin, si vous pouvez faire qu’elle abandonne avant qu’on en arrive à cette Révolution Chinoise ou je sais plus trop quoi, pria-t-il intérieurement. Evan n’avait pas aimé l’excitation qu’il avait vu dans les yeux d’Alice quand cette dernière l’avait évoqué.

Et il n’avait pas, mais alors pas du tout, envie de savoir ce qu’elle entendait par « s’amuser », surtout si elle affiliait le mot à cette foutue révolution.
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MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Sam 23 Juil - 13:28

Alice n'était pas vilaine. Elle était plutôt jolie pour son âge, elle faisait attention à elle. Bien qu'elle maintenait quelques expressions enfantines, elle grandissait et approchait dangereusement de l'âge adulte. Elle ne s'en rendait pas bien compte, elle n'avait jamais été très porté sur les garçons – encore moins sur les filles. Chapman avait toujours veillé à lui faire saisir que seul le mariage était digne d'intérêt et que mariage rimait avec alliance et intérêt. Qu'importe que l'on aime ou non, il fallait penser à la famille et à ses placements avant son propre bonheur personnel. Conservatisme exacerbé, elle y croyait encore éperdument. Il lui manquait probablement cette dose d'aventure inattendue qu'un téméraire n'ayant pas peur de se frotter à la grandeur de Rosier Senior et à son éducation drastique, pourrait lui amener. Elle l'attendait sans le savoir. Il fallait briser les codes, disait Adrian, mais elle, de son jeune âge, avait besoin qu'on l'aide à le faire. Et peu étaient encore capables de le saisir.
Aussi, elle ne capta pas les regards intentionnés du serveur. Ni son sourire aguicheur. Ni ses manières. Pas même Evan et son élan de jalousie familiale. Elle ne s'en préoccupait pas car elle n'y connaissait rien et si elle était capable de jouer la petite professeur de cours particulier avec son cousin, elle aurait bien eu besoin, elle aussi d'une classe préparatoire à l'école de la vie.

Était-ce à cause de sa famille qu'elle était aussi aveugle au monde ? Trop enfermée dans un cocon familial partiellement déchiré mais soudé ? Car bien que Chapman créait une ambiance acerbe au sein du groupe, ils s'aimaient tous bien dans la fratrie. Et la querelle entre Adrian et leur grand-père n'était qu'anecdote car tout le monde savait qu'à moins de rejoindre l'Ordre du Phénix, il hériterait de la famille et tout rentrerait dans l'ordre naturellement. Alice ne se faisait aucun soucis pour son frère. Encore moins pour Morgan qui s'en sortait admirablement bien. Alors même qu'il était moins fin et critique que son frère et sa petite sœur, le deuxième fils Rosier continuait son bout de chemin et se plaçait là où il devenait indispensable. C'était un type violent et excessif qui avait pour mérite de travailler dur et efficacement. Aussi, en finissant ses études, il savait pertinemment vers où il voulait aller. Le seul soucis résidait dans l'expérience qu'il n'avait pas encore et qu'il fallait acquérir en démarchant continuellement de nombreux organismes qui ne rendaient pas toujours la donne.

Soit, elle approuva la remarque de son cousin concernant Poudlard car, effectivement, ça devenait ennuyeux. Bien qu'elle avait conscience qu'il n'avait pas les mêmes attentes qu'elle concernant l'école, elle rejoignait son point de vue.

-Non, il le laisse tranquille. Vu que Morgan cherche un boulot il a le droit de dormir au Manoir le temps d'avoir un salaire et un logement. Tu y aurais droit aussi si tu n'habitais pas déjà à Londres, imbécile.

Elle lui adressa un sourire moqueur. Lui qui cherchait toujours des noises à leur grand-père ne réfléchissait pas beaucoup dans l'esprit familial. Chapman était facile à décrypter sur un seul et unique point de sa personnalité : son sens de la famille. Ce qu'il désirait le plus au monde était la réussite de cette colonie Rosier. Il voulait qu'elle prospère et perdure. Aussi si un élément Rosier se donnait à fond pour continuer son parcours et rendre hommage à la famille, Chapman l'aidait. A sa façon, parfois de mauvaise, mais il aidait. Et c'était ce qu'Evan ne saisissait pas. L'esprit de famille.
Sauf peut-être pour sa mère. Mais ça, c'était Alice qui ne savait pas ce que c'était.

-Ah ! C'est gentil de sa part. Comment va-t-elle ?

Malgré le regard livide de son cousin lorsqu'elle annonça le programme de l'après-midi, il termina par donner son accord et lança les hostilités. Elle trouvait ça amusant. Il n'aimait pas l'Histoire de la Magie, elle le savait, la théorie n'était le fort d'Evan Rosier. Ce pourquoi elle ne lui faisait pas réviser la pratique car il n'avait là aucun problème. Sauf que les B.U.S.E étaient reportées et les A.S.P.I.C arrivaient à grands pas. Il aurait besoin de ces connaissances apprises avec labeur pour exceller.
Il la remercierait. Certainement pas tout à l'heure, ni même demain. Mais elle visait à long terme.

Elle tira un livre, non pas le plus épais, de la pile et l'ouvrit à une certaine page. Elle parcourut rapidement les lignes et s'arrêta sur un chapitre illustré par une peinture animée de Eugène Ducouvent en 1826 lors de la première réunions des Illustres Magiques, les auteurs originels des Décrets Magiques du XIXème siècle. Elle retourna le livre en direction d'Evan et lui montra l'image.

-Bon, Evan. C'est pas compliqué. Début des années 1800, il y a une épidémie en Angleterre. Tu sais, celle qui a ravagé le tiers de Londres et près de la moitié des campagnes. Seulement chez les Sorciers. La population sorcière a chuté lourdement nous faisant perdre énormément de poids par rapport au monde Moldu. Tu me suis ?

Elle prit un autre livre et ouvrit une double page où un bon nombre de peintures animées représentaient les cadavres de l'épidémie. Elle avait à peu près conscience que ce qui intéressait plus généralement les jeunes sorciers incapables d’apprécier la beauté de l'histoire, c'étaient les affaires sordides et les peintures violentes et sans poésie.

-Là-dessus, le monde magique nomme Grogan Stump, Ministre de la Magie, succédant ainsi, en 1811 à Artemisia Lufkin.Fais un effort et retiens les deux noms, et la date de transition, c'est important. Stump était un homme assez rationnel. L'Angleterre était en déclin et la France devenait de plus en plus inquiétante suite à l'association entre Napoléon Bonaparte, l'Empereur Moldu des Français, et le Duc De Toussaint, qui était alors le régent de la France Magique. Elle illustrait tous ses propos par des peintures animés, des extraits de textes qu'elle lisait à Evan à haute voix, ou des témoignages d'Historiens magiques sensationnels qu'elle avait en admiration Alors Stump décide de fonder un groupe d'intellectuels qui auraient pour seul objectif de trouver un moyen de rehausser le pays. Il les a nommés les Illustres Magiques. Ils ont écrit en 1826 les Décrets Magiques du XIXème siècle. Tu me suis?

Elle n'était pas sûre et certaine qu'il réponde présent mais l'espérait éperdument. Elle adorait raconter l'Histoire. Sauf quand, en face, elle n'avait aucune réponse. Elle pouvait être adorable, douce et accessible autant qu'acerbe, dure et froide. Il fallait alors choisir son camp. On pouvait aimer la tenter téméraire, c'était risqué mais plus amusant. Ou courber l'échine. La deuxième option était souvent plus appréciée.
Elle tira un nouveau bouquin qu'elle déposa devant Evan.

-Bon, maintenant essaye de comprendre en quoi consiste ces décrets, il y en six. C'est pas difficile, il faut que tu sois clair et concis et ne pas chercher trop compliqué. On ne te demande pas une thèse d'Histoire. Juste les connaissances globales. T'es bien foutu de retenir une stratégie de vol au Quidditch. Alors six décrets, ça me semble pas insurmontable, si?

Elle leva une main pour appeler le serveur dragueur. Il rappliqua tellement rapidement qu'elle-même eut un élan de recul discret.

-Hé bien, vous êtes vif, vous. Vous pouvez m'amener une limonade bien fraîche s'il vous plaît?

Il faisait chaud et l'Histoire essoufflait. Mais peut-être était-ce les amours estivaux qui étouffaient inconsciemment l'atmosphère et Alice Rosier elle-même ?
De l'eau, vite.
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MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Sam 30 Juil - 17:46

Evan ne savait pas bien à quel moment il avait commencé à ne plus supporter la présence de Chapman Rosier. Peut-être que cela avait toujours été ainsi, mais que, petit, il n'avait pas osé marquer la chose. Ou peut-être était-ce venu petit à petit, quand il avait commencé à comprendre qu'en restant trop proche de Chapman, il ne risquait pas de faire ce qu'il voulait de sa vie. Non, vraiment, Evan ne savait pas quand est-ce que cela avait commencé. Il savait juste aujourd'hui que moins il voyait le vieux, mieux il se portait. À chaque repas de famille où son père réussissait à le traîner, c'était toujours la même chose : des remarques, des critiques et, bien sûr, l'inévitable question sur l'avenir. Parfois, il y en avait plusieurs. Comment se déroulent les études ? Qu'est-ce que tu comptes faire après Poudlard ? Quel métier ? Pour Evan, répondre à ces questions devenait de plus en plus dur, pour la simple et bonne raison qu'il ne savait absolument pas ce qu'il voulait faire. Il aimait beaucoup la métamorphose et les sortilèges, ainsi que le Quidditch, mais cela ne suffisait pas pour établir un plan de carrière. La seule chose dont il était sûr, c'était qu'il comptait bien éviter le Ministère le plus longtemps possible. Et si, par malheur, sa future carrière se trouvait être là-bas, eh bien, il se débrouillerait pour l'annoncer le plus tard possible à la famille. Il n'avait pas envie que l'influence de Chap au Ministère ne vienne se mettre à influencer sa propre vie. Evan était peut-être un petit con, arrogant, prétentieux et agaçant, mais il voulait réussir, et seul. Il voulait pouvoir avoir la fierté de dire qu'il n'avait eu besoin de personne pour atteindre son but. Aussi, quand Alice lui dit qu'il aurait droit à une place dans le manoir du vieux, Evan se contenta d'afficher un sourire à la fois moqueur et crispé.

- Moi et Chap sous le même toit ? Non merci, même pas en rêve. Même pas dans mes pires cauchemars ! ajouta-t-il pour plaisanter, bien qu'il le pensât tout de même.

De toute façon, la question ne se posait pas. Il avait un manoir. Ses parents avaient au moins ça en commun, en plus de lui. Et puis, s'il avait été forcé de vivre sous le même toit que Chap, ç'aurait été un véritable cauchemar. Pour lui, et pour tous ceux qui vivaient encore dans le vieux manoir. Alice aurait trinqué, c'était certain. Peut-être plus que les autres, puisqu'elle aurait été partagée entre les deux. Elle avait de l'affection à la fois pour Chap et pour Evan. Quant à savoir laquelle était la plus forte, le jeune homme n'en savait rien. Il espérait que si cette situation avait été réelle, Alice aurait été de son côté, mais rien n'était moins sûr. Chapman avait une telle influence sur elle que cela effrayait parfois le jeune homme. Il aurait aimé pouvoir aider Alice à se détacher de ce vieux grincheux, mais il ne savait pas réellement comment s'y prendre. Parfois, il lui proposait - oui, proposait - d'enfreindre certaines règles, pour aller jouer au Quidditch ou pour sortir, mais soit Alice refusait net soit elle avait toujours cette crispation dû au fait qu'elle dérogeait aux règles fixées par l'autre grognon. C'était agaçant pour Evan de voir à quel point Chap pouvait pourrir même les meilleurs moments. Enfin bon, ce n'était peut-être pas le moment de penser à ça, pensa-t-il en renconcentrant son attention sur Alice.

- Oh, elle va bien ! Elle sort, elle voit du monde, elle assiste à des réceptions. Elle bosse. Bref, elle fait sa vie quoi ! ajouta-t-il pour couper court au sujet.

Evan n'était pas forcément une personne des plus compatissante ou compréhensive, il restait un garçon et un égocentrique, mais il savait à quel point le sujet des parents était dur à aborder pour Alice. Oh, bien sûr, elle n'en laissait jamais rien paraître. Mais il savait quand même. Alors il évitait d'en parler. Lui, il n'avait pas des parents parfaits, c'était même tout le contraire, mais il en avait quand même. Il avait beaucoup d'affection pour sa mère. Pour son père, c'était légèrement différent. Donovan était plus un pote qu'autre chose au final. Enfin bon...

Revenons au sujet principal : les révisions.

Alice se concentra soudain dans son rôle de professeur improvisé et tira un livre à elle, l'ouvrit à une page puis le tourna vers son cousin pour lui faire voir. C'était une peinture animée assez ancienne à laquelle Evan s'efforça de donner le maximum d'attention. La devise de Poudlard, c'était quoi déjà ? Draco dormiens nunquam titillandus ? Ne pas chatouiller le dragon qui dort ? Le dragon, c'était Alice. Pour le moment, elle dormait encore tranquillement. Et Evan n'avait absolument aucune envie de la réveiller.

Sa cousine commença donc à expliquer à Evan les Décrets Magiques, à grand renfort d'illustration et de passage de livre. Le jeune homme tentait d'être le plus attentif possible et, contre toute attente, cela se révéla assez simple. Evan avait une très bonne mémoire. Ce n'était pas par miracle s'il avait un bon niveau en pratique. Il pouvait retenir des choses très facilement : des sortilèges, des mouvements, des potions même, ou, comme venait de le faire remarquer Alice, des stratégies de Quidditch. De plus, Evan n'était pas un mauvais élève. Il appréciait même aller en cours. Bon, une partie de Quidditch restait toujours plus attrayante qu'un cours de Botanique, mais voilà, il n'en restait pas moins qu'Evan appréciait aller en cours. Ou, plus précisément, aux cours qu'il aimait. Il n'était pas rare de le voir sécher l'Histoire de la Magie, par exemple. De toute façon, Binns ne s'en apercevait jamais, donc c'était simple de s'éclipser et de profiter autrement de ses heures de tortures.


- Crois-le ou non Alice, dit-il finalement avec un sourire et un haussement de sourcil moqueur, après s'être tut tout le long des explications de la jeune femme, mais j'ai parfaitement compris et retenu tout ce que tu viens de m'expliquer. Ou du moins, une grande partie, précisa-t-il. 1800, grosse épidémie, on perd énormément de sorciers, commença-t-il à résumer. 1811, Grogan Stump succède à je-sais-plus-son-prénom Lufkin, et décide de créer un groupe d'intellectuels pour rehausser le niveau de l'Anglettre par rapport à la France qui devient inquiétante à cause de l'Empereur Moldu et du régent je-sais-plus-qui. En 1826, le groupe, nommé les Illustres Magique, crée les Décrets. J'ai juste ? demanda-t-il à la fin en accentuant davantage son sourire.

Il allait se faire reprendre sur les deux trois trucs où il avait eu faux, mais ce n'était rien comparé à ce qui aurait pu lui arriver s'il n'avait rien retenu.

- Bizarrement, c'est clair comme de l'eau de roche quand c'est toi qui expliques, ajouta-t-il en attrapant un livre pour regarder à nouveau une des dernières illustrations. En même temps, c'est pas avec Binns que je vais accorder la moindre attention à l'Histoire de la Magie, ajouta-t-il en reposant le livre.

Accordant une pause de quelques secondes à Evan, Alice interpella à nouveau le serveur. Ce dernier ne mit pas plus d'une demie-seconde à venir. Encore plus irrité que la première fois, Evan le foudroya du regard. Le serveur l'ignora pourtant royalement et se pencha légèrement vers Alice en un simulacre de révérence, pour écouter ce qu'elle voulait demander. Une fois que ce gêneur eut décampé, Evan se décida à interpeller sa cousine.

- Parfois, je te trouve bien innocente, ma chère Alice, lança-t-il tout en fixant le serveur, qui, accoudé au bar en attendant la commande, lui rendait son regard. Et je trouve également que ce Sang-Mêlé s'approche beaucoup trop pour son propre bien.

Est-ce qu'Evan irait jusqu'à créer un scandale avec le serveur si ce dernier continuait à trop pousser ? Honnêtement, il ne savait. Il ne possédait pas le caractère enflammé de ses cousins, Adrian et Morgan. Néanmoins, il n'aimait pas à voir un Sang-Mêlé s'approcher trop près d'Alice. Mais bon, pour le moment, il ne servait à rien d'imaginer ce genre de situation. Alice n'avait, de toute évidence, rien compris aux intentions du crétin de serveur.

- Bien, et si on reprenait ? demanda-t-il alors, empêchant Alice de répondre et de s'appesantir sur le sujet.

Il ne préférait pas voir Alice trop s'attarder sur l'autre abruti. Avec son caractère, on pouvait s'attendre à une réponse plutôt vive si elle en venait à capter comme lui ce qu'il se passait. Quoique, d'un autre côté, ça pouvait être drôle de voir ce Sang-Mêlé se faire remballer comme un moins que rien, songea-t-il alors.

Le sourire qui étira alors les lèvres d'Evan n'avait absolument rien à voir avec les révisions.
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MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Ven 12 Aoû - 16:09

L'Histoire de la Magie était une raison de vivre pour Alice Rosier. Elle adorait comprendre les peuples ayant foulés la Terre avant elle. Elle adorait comprendre les relations internationales passées et actuelles. Elle voulait comprendre d'où provenait chaque chose, et ce qu'était la société aujourd'hui, sur quoi se basait-elle. Car à bien y regarder il y avait beaucoup de choses récurrentes entre le début des années 1800 et cette fin de siècle. Mais pour cela, il fallait s'y intéresser, prendre le temps d'apprécier chaque époque. Il fallait lire, apprendre à lire, apprendre à comprendre. Il fallait se détacher de son confort de vie et s'installer dans une nouvelle conception de la vie. C'était l'exercice qui plaisait à la jeune Serdaigle. Binns ne mettait pas en valeur cet aspect essentiel de l'Histoire, comprendre le monde. Il devenait ennuyeux car il ne transportait pas ses élèves vers une nouvelle perception. Dommage, certes mais c'était probablement la meilleure chance d'Alice pour prendre sa place. Elle avait de quoi vendre son talent : elle aimait enseigner, elle étudiait ardemment pour y arriver et sa vision de l'Histoire était certes naïve, mais jeune. Elle pouvait défendre sa position, elle le savait parfaitement.

Evan était son premier élève, il pouvait témoigner de ses méthodes. Elle expliquait du mieux qu'elle pouvait et, apparemment, ça marchait plutôt bien. Même Evan semblait étonné de son propre progrès soudain. Elle lui avait fait avaler une pilule qu'il n'avait jamais pu ingurgiter. Pourtant elle n'avait fait que lui raconter, brièvement les événements. Mais ça suffisait pour situer le contexte, et c'était tout ce que l'école de Poudlard demandait à ses élèves dans cette matière. Alice comptait bien élever le débat si elle parvenait un jour au poste de Professeur d'Histoire de la Magie en mettant en place un véritable examen réfléchi et intéressant pour le correcteur et le candidat.

Elle écouta son cousin résumer brièvement la situation d'une oreille attentive, alors qu'elle continuait de parcourir les bouquins d'Histoire pour continuer le cours improvisé en terrasse d'un café du Chemin de Traverse. Elle le reprenait à chaque fois qu'il oubliait un nom ou une date. C'était pas bien compliqué mais Evan rechignait à faire l'effort de se concentrer. Elle ferma le bouquin lentement, posant ses yeux sur le fils de Donovan.

-C'est pas mal. Mais fais un effort pour les noms et les dates Evan. C'est hyper important ! Tu peux pas comprendre l'Histoire si tu ne te concentres pas pour emmagasiner quelques noms. Ce sont eux qui ont fait l'Histoire, c'est à eux que tu dois tout ce qui t'entoure. Les étudier en les appelant « je-ne-sais-plus-qui » c'est comme jouer au Quidditch sans voler. Tu vois l'incohérence?

Elle y tenait. Le Quidditch était un sport que tout le monde adorait et qui était pourtant presque plus difficile à comprendre que l'Histoire elle-même. A ceci près qu'il avait une valeur sportif et donc de loisir, que l'Histoire n'avait pas. Pourtant, le sport préféré des Sorciers était complexe et son histoire d'une rare intensité. Alice avait lu le Quidditch à travers les âges plusieurs fois pour comprendre l'intérêt du monde sorcier et elle avait bien eu du mal à saisir certains chapitres tant ils étaient complexes et subtils. Le sport provenait en fait d'un courant révolutionnaire anti-social qu'elle n'aurait jamais soupçonné.

-C'est pas parce que j'explique, c'est juste que tu acceptes d'écouter ce qu'on te dit.  Ça marche bien, hein?

Elle lui sourit.
Le serveur était un homme charmant. Il n'était pas moche, loin de là, et souriait aimablement. Quant à savoir s'il était intéressant, il aurait été bien présomptueux de la part d'Alice d'émettre la moindre supposition. Il n'y avait qu'Evan pour saisir l’ambiguïté entre elle et le serveur. L'autre attendait clairement quelque chose peut-être une occasion désespérée pour lui demander de sortir un soir ? Alice ne parvenait pas à saisir toutes ces manipulations, elle ne les percevait simplement pas. Bien entendu, ses hormones la travaillait, mais elle avait décidé de ne pas regarder de garçons car elle savait qu'elle serait déçu du résultat de toutes façons. Et quand bien même, elle était trop maladroite et discrète pour ne serait-ce que capter les signes avant-coureur d'une drague juvénile quelconque.
Elle haussa un sourcil à l'attention d'Evan. Elle, innocente ? Que voulait-il dire ? S'il essayait de lui faire comprendre qu'elle devait arrêter d'étudier pour vivre un peu sa vie de jeune, il allait l'entendre passer.

-Quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait enco... Elle tourna la tête en direction du serveur que désignait Evan sous le pseudonyme du « sang-mêlé » et l'observa un moment jusqu'à ce que celui-ci ne se retourne. Honteuse, elle tourna rapidement la tête vers son cousin. Oh zut ! Il m'a vue tu crois ? Il arrive ? Qu'est-ce que je vais faire ?

Elle paniquait à l'idée qu'on vienne la voir. Non pas par rapport au garçon en question. Mais plutôt parce que c'était extrêmement impoli d'observer quelqu'un sans sa permission et d'autant plus gênant lorsque l'on se faisait attraper en flagrant délit. Tout le monde savait, chez les Rosier, qu'Alice était drastiquement bien élevée. Elle avait hérité d'une éducation de l'ancien temps dispensée par un conservateur strict.
Étonnamment ce fut Evan qui demanda à revenir au cours personnel improvisé. Elle sauta sur l'occasion pour reprendre ses esprits. Elle prit deux livres en même temps qu'elle parcourut rapidement. Elle balbutia un temps avant de se masser la tête. Elle se concentrait, yeux fermés, quand le serveur déposa son verre devant elle.

-Voilà pour vous mademoiselle.
-M...merci, oui, merci c'est gentil. Je... enfin, merci ! Donc, Evan, on disait que les décrets magiques étaient importants et...
-Vous désirez autre chose?

Rouge comme une tomate, Alice se crispa un instant avant de se tourner lentement vers le serveur, un sourire paniqué mais aimable sur le visage.

-Pas pour le moment non, peut-être plus tard. Mais merci de demander, c'est... c'est très gentil.

Il acquiesça et s'en alla servir une autre table tandis qu'Alice reprenait le contrôle d'elle-même en se massant les tempes. Elle reporta son attention, assez rapidement, sur Evan, en lui demandant d'imaginer ce qu'étaient, pour lui, les décrets magiques. Il y en avait six et tous traitaient des problèmes sociaux-économiques de l'Angleterre. Le premier nommait notamment le Ministre de la Magie, responsable des sphères politiques et économiques du pays, donnant ainsi un véritable pouvoir exécutif au poste du chef de l'état sorcier anglais. Le second répartissait les pouvoirs politiques en pôle et délocalisait l'éducation en une sphère totalement indépendante du Ministère. Ainsi la politique n'intervenait pas dans les affaires d'éducation et les élèves bénéficiaient d'un enseignement sincère et entier, jamais tronqué. Le troisième s'intéressait à l'hygiène publique en donnant un véritable fond d'investissement à Saint-Mangouste qui jusqu'alors dépendait encore des décisions du Ministère concernant les investissements locaux de l’hôpital des Sorciers. Le quatrième, l'un des plus importants, instaurait un cadre de force majeur où le Ministère pouvait prendre chaque décision sans faire appel à la réunion des Directeurs de Département. Le cinquième amenait un statut social minimal à tout sorcier sortant diplômé de l'école de sorcellerie Poudlard. Ainsi tout sorcier avait droit à une reconnaissance sociale et pouvait bénéficier des aides de l’État tant et si bien que le niveau de vie devait ainsi augmenter – et donc le goût pour la culture et le développement personnel également. Le sixième, et ultime décret, donnait naissance au droit de Culture des Sorciers qui stipulait que tout sorcier devait pouvoir avoir accès à l'éducation, à la culture et à un sens critique personnel. Ce qui permit, notamment, la création de lieux de Culture partout en Grande-Bretagne.

- Dis, je peux te poser une question ? C'est comment d'être dragué ? Enfin, d'intéresser quelqu'un je veux dire. Ou d'être intéressé par quelqu'un ? Enfin toi tu sais non ? Parce que moi, bah... Elle souffla, en riant gênée Non, oublie, c'est débile. Allez, donne moi le décrets, qu'on puisse avancer!

Elle reporta son attention sur le bouquin qui gisait entre ses bras et attendit une réponse de son cousin sans même percevoir le regard insistant, au fond du bar, de son serveur personnel qui semblait, lui, avoir bloqué son attention sur elle.
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MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Mar 23 Aoû - 13:41

Evan était quelqu'un de têtu. S'il décidait qu'il n'aimais pas quelque chose, il était difficile de lui faire changer d'avis. L'Histoire de la Magie, dès sa première année, Evan avait trouvé ça ennuyeux à mourir. Bien sûr, le fait que cette matière soit enseignée par un professeur fantôme ne devait pas y être étranger, mais plus que ça, c'était la masse d'informations à ingurgiter qui rebutait franchement le jeune homme. Des dates, des noms, des courants, des règnes et une multitudes d'autres choses. L'Histoire sorcière était riche, très riche, et s'étendait sur des siècles et des siècles. C'était, pour Evan, une torture sans fin que les deux heures d'Histoire de la Magie qu'il avait avant, lorsque Poudlard était encore debout. Et les cinq années complètes qu'il avait passé dans le château l'avait conforté dans l'idée que cette matière, de toute façon, ne pourrait jamais l'intéresser.

Alice, elle, c'était tout le contraire. Elle adorait l'Histoire de la Magie. Evan n'avait jamais compris son engouement pour cette matière. Il aurait pu comprendre si cela avait été les Potions, les Sortilèges, l'Astronomie, la Divination même ! Pourquoi pas ! Mais l'Histoire de la Magie... C'était long, c'était lourd, c'était soporifique. Voilà comme Evan qualifiait la chose. Et pour lui, l'amour - parce qu'on ne pouvait qualifier ça autrement - que portait Alice à cette... matière, était totalement incompréhensible. Enfin bon... Si ça lui plaisait...

- D'accord, d'accord, j'ai compris, répondit Evan en riant légèrement de cette comparaison au Quidditch. Je ferais un effort, soupira-t-il, le sourire aux lèvres.

Alice s'entêtait à comparer l'Histoire de la Magie au Quidditch pour qu'Evan s'intéresse un minimum à la chose, il le savait. Mais, pour lui, il n'y avait rien de semblable. C'était comme comparer les Potions à l'Histoire. L'un était pratique, avec une part de théorie, certes, mais en grande partie pratique. L'autre était surtout un engrangement de connaissances. Enfin bon, Alice faisait de son mieux, alors Evan ne dit rien. Il se contenta d'hocher la tête.

- Mmh, si tu le dis, répondit-il en haussant un sourcil amusé.

Son sourire disparut bien vite.

Si quelqu'un avait dit à Evan qu'il était trop possessif envers sa cousine, voir même jaloux, le Serpentard n'aurait pas hésité un instant à renvoyer cette personne chez les Veracrasse voir s'il y était.  Il n'était ni possessif ni jaloux. Non, il faisait juste attention à Alice, comme n'importe quel cousin se devait de le faire. Et puis, cette dernière pouvait faire preuve d'une telle naïveté dans le domaine des relations que s'en était parfois aberrant. Parfois, Evan avait l'impression qu'Alice aurait pu rester des années sans voir personne et se porter comme un charme. Alors imaginer sa cousine s'intéresser à un garçon, pour Evan, c'était impensable. C'était tout juste si elle les remarquait. Elle, elle n'avait d'yeux que pour son historien favoris, dont il ne se rappelait même plus le nom. Cela lui passait encore une fois totalement au-dessus et Evan ne comprenait pas. Mais là, d'un côté, ça l'arrangeait. Il aurait sûrement eu du mal à voir Alice avec un garçon. Elle était trop naïve. Evan, lui, non.

Aussi ne se gêna-t-il pas pour foudroyer copieusement le serveur du regard. Celui-là, c'était un "non" catégorique. Et puis, il était plus âgé qu'Alice de plusieurs années. Et il ne lui disait rien, c'était donc sûrement un Sang-Mêlé. Non, hors de question. Il ne put cependant s'empêcher de lâcher un léger sourire lorsqu'Alice croisa son regard et se mit à paniquer.

- Relaxe ! souffla-t-il.

Est-ce qu'il arrivait ? Ouai. Est-ce qu'il l'avait vu ? A moins qu'il ne fixe Evan et non Alice depuis maintenant plus de dix minutes, ouai. Qu'est-ce qu'elle allait faire ? L'ignorer semblait être une bonne idée selon Evan. Voir même le remballer. Oui, voilà, ça, c'était parfait ! Comme ça, il la lâchait tout de suite et on n'en parlait plus ! Malheureusement, alors qu'Alice tentait maladroitement de reprendre son cours, le serveur s'approcha et se pencha vers sa cousine pour déposer son verre. Evan se crispa. Non mais il allait s'éloigner lui ?!

Finalement, après un regard provocant à son intention, le serveur s'éloigna, jetant cependant régulièrement des regards attentifs vers Alice. Evan, trop occupé à élaborer toute sorte de plan pour tuer quelqu'un sans se faire prendre n'entendit pas Alice lui demander d'imaginer les différents Décrets. En fait, il avait même totalement oublié les cours. Seul son irritation lui restait encore, et il ne cessait de foudroyer l'homme du regard. Il fallut une question plus qu'étonnante de la part d'Alice pour le ramener sur terre, de façon assez brutale. Alors qu'il était en train de terminer son café, il faillit s'étrangler avec sa gorgée et toussa longuement avant de lever un regard interloqué vers sa cousine. Qu'est-ce que ça faisait d'être dragué ?! Depuis quand Alice s'intéressait-elle à ce genre de choses ? Tentant de reprendre une certaine contenance, Evan reposa sa tasse et hésita un long moment avant de répondre.

- Bah... Je...

Evan rougit légèrement et tenta de se reprendre. Enfin ! On aurait dit un abruti totalement novice ! Mais bon, c'était Alice, sa cousine. Et il avait toujours pris le plus grand soin à ne pas parler de... sa vie sentimentale, si on pouvait la qualifier ainsi, devant elle. Et maintenant, elle lui demandait... ! Oh, par Merlin...

- Ok. Hum... Bah ça se sent vite, en fait, si t'es attiré par quelqu'un. Et quand quelqu'un est attiré par toi, c'est pareil. Tu le vois. Enfin, je sais pas comment expliquer, c'est assez dur à comprendre. C'est pas un truc que tu trouveras dans les livres, tu vois ? Ça s'explique pas comme ça.

Il l'embrouillait et s'embrouillait lui-même. Il ne savait pas comment expliquer la chose. Pour lui, c'était évident. Quand une fille l'intéressait, il le savait, et quand il intéressait une fille, il le savait également. Il le voyait. Mais il ne savait pas comme l'expliquer. C'était comme demander comment est-ce qu'on savait quand quelqu'un était passionné par quelques chose. Ça se voyait, c'était tout. On le savait. Alors Evan ne voyait pas comme l'expliquer. Il afficha alors un petit sourire et posa la main sur un des bouquins ouvert sur la table.

- C'est pas en restant au Manoir que tu comprendras. Faudrait que tu passe plus de temps avec d'autres gens. C'est une question de relation, Alice, de contact. C'est comme quand quelqu'un t'apprécies ! Comment tu sais que je tiens à toi ? Bah tu le vois, tu le sais, c'est tout.

Oula ! Il allait arrêter les frais ici ! Il avait l'impression de perdre sa cousine, de s'emmêler les pinceaux et, surtout, de sortir une connerie à la seconde. Stop ! Fallait arrêter les frais là !
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MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Mar 13 Sep - 21:06

Faire rougir quelqu'un, Alice n'y était pas vraiment habituée. Elle était plus du genre à rester discrète, à placer ses répliques sarcastiques bien senties et à surtout éviter tout conflit inutile. Elle n'était pas Morgan, elle ne cherchait pas la merde là où elle n'était pas. Elle était calme et réfléchie. Bien plus émotive que ce dernier, elle se rapprochait plus d'Adrian quant à l'émotivité dont elle faisait preuve. Elle essayait tant bien que mal de rester stoïque, mais ça resurgissait souvent. Evan rougissant c'était clairement improbable. Elle ne le remarqua pas directement. Elle avait posé la question, gênée, mais innocemment. C'était elle qui se sentait nulle. Enfin, elle écoutait attentivement tout en scrutant du coin de l’œil que l'autre serveur ne se rapproche pas trop. Elle avait été rudement impolie avec lui, elle se sentait fautive. Devait-elle aller se faire pardonner ? Et comment, hein ? T'es mignonne, toi. Si ça ne s'apprenait pas dans les livres, comment pouvait-elle le savoir, alors ? Elle s'agaçait elle-même, toute seule, parce que tout ne tombait pas du ciel. Alice avait certes eu une enfance difficile, elle n'en restait pas moins une fille de riche famille, habituée à tout obtenir sans même avoir à le demander. Elle avait été particulièrement choyée matériellement et intellectuellement. On ne l'avait simplement jamais enseignée à aller vers l'autre, encore moins les garçons. Elle était presque religieuse là-dessus et si Chapman avait été un chrétien moldu, elle aurait fini nonne : assuré.

Elle s'agaça de ne rien connaître en passant ses nerfs sur sa paille. Elle sucra sa boisson en deux gorgées. Elle souleva le verre, l'air éreintée et se força à se retourner pour demander, au fameux jeune serveur, une nouvelle limonade, un air absolument désolé plaqué au visage. Elle était affreusement mignonne, craquante même. Mais elle était jeune et ses traits en témoignaient. Elle n'avait certainement pas l'air plus vieille que ce qu'elle était. Elle faisait même plus jeune par moment, suivant sa tenue. Alors le type s'intéressait à elle était forcément mineur, se disait-elle, naïve. Elle n'assumait déjà pas facilement l'idée de parler à un garçon pour autre chose que l'aider en cours, alors s'attaquer à un plus vieux était une montagne à ses yeux. Evan semblait plus affirmé – enfin, non, il l'était. C'était un futur homme à femmes, il les attirait, c'était ainsi. Beau garçon, charmeur, sûr de lui, sportif, riche et loin d'être con, il était une cible privilégiée, en témoignaient les ragots de la bibliothèque qu'Alice percevait clandestinement.

- Non mais ça va, je sais que ça s'apprend pas dans les bouquins. Je suis pas débile ! D'ailleurs, on devrait nous apprendre comme ça. Ce serait vachement plus simple. Enfin, pour moi. C'est indécent de nous demander de tout savoir.

Elle s'agaçait souvent, aussi, contre l'enseignement. Elle qui emmagasinait une bonne dose d'informations par jour choppait un sacré vertige en constatant qu'elle ne maîtriserait pas tout. Jamais. C'était frustrant de passer autant de temps à bosser et savoir qu'on ne transcenderait jamais la connaissance. Elle avait la très nette impression d'être une sale étagère sur laquelle s'empilaient une tonne d'ouvrages tous plus complets les uns que les autres. Mais plus l'on plaçait de bouquins, plus il en arrivait de nouveaux. Elle n'en voyait pas la fin.

Alors, évidemment, pour toi, les garçons ça passe après ma grande. Sauf que pour Chapman, l'affaire n'était pas aussi simple. Oh ! Il était bien heureux de savoir sa petite-fille frigide comme un bloc de glace, mais la pérennité de leur lignée était compromise si elle s'engouffrait dans le célibat à longue durée. Et c'était bien parti pour.

Sortir plus ? Et puis quoi ? Elle ne connaissait pas grand monde et le monde ne l'appréciait pas réellement. Les gens étaient agréables avec elle, généralement, car elle était souriante, discrète et aimait filer un coup de main quand elle pouvait. Elle n'avait donc que très peu de réels Némésis. Cependant, ce n'était pas celle qu'on voulait fréquenter, ni celle qu'on invitait à une grosse bouffe dans les cuisines à vingt-trois heures. Evan était plus ce genre de type. Il n'avait jamais envahi Alice avec tout ceci, mais aujourd'hui elle prenait presque comme un reproche qu'on lui dise qu'elle ne s'intégrait pas.

- Et sortir où ? Avec qui ? Personne n'a réellement envie de me voir, et puis, honnêtement, je suis pas sûre d'en avoir vraiment envie. Y'en a pas un de chez vous, les gars, qui pourrait être moins... Elle chercha son mot un moment brutal !

Elle lui adressa un sourire amusé. Elle s'entendait bien avec Evan à tel point que parfois on pouvait, sans les connaître, les croire en couple. Elle était détendue avec lui. On aurait pu lui dire « agis avec les autres comme avec lui » mais c'était foutrement impossible. Ils avaient pris des bains ensemble étant petits, ils avaient joués dans le parc Rosier un million de fois, ils étaient de la même famille, se connaissaient quasiment par cœur, comment pouvait-elle agir tel quel avec d'autres que lui ? C'était insensé.
D'ailleurs sa dernière question la laissa pantoise. Merde, pourquoi l'appréciait-elle réellement ? Parce qu'il était sincère ? D'autres l'étaient aussi. Parce qu'il était sang-pur ? Il n'était pas seul non plus. Même famille ? Ça jouait forcément, elle adorait sa famille, même Chapman et son caractère de souillon. Seule sa mère échappait à la règle, mais pouvait-on encore lui attirer l'honneur d'être de la famille ? Finalement, Evan était Evan, un garçon entier et qu'elle aimait sans conditions sans savoir pourquoi. C'était peut-être ça qu'on appelait l'amour. Drôle d'idée, tout de même.

-ça n'a rien à voir Evan ! Enfin, t'es mon cousin, je peux pas contrôler ce que je ressens pour toi, c'est naturel. Enfin, je ferai tout pour toi... pas sûr que j'en fasse autant pour quelqu'un d'autre.

D'ailleurs, une confrérie de compagnons sorciers élèves de  débarqua sur la terrasse du bar.  Élèves de Salazar pour la plupart, ils se connaissaient tous, Evan compris. Alice n'était pas insensible au charme de Charles Bronx, un garçon brun aux yeux perçants à l'humour grinçant. Oh ! Elle aurait bien été infoutue d'oser en parler. Peut-être Evan en avait-il conscience, elle n'en savait rien, elle n'évoquait simplement pas le problème. Ils saluèrent le duo, et s'installèrent à la table d'à côté. L'un d'eux, probablement celui qu'Alice considérait d'ailleurs comme le petit meneur de la bande observa les bouquins.

- Alors, Alice, même sans école tu ne sais pas lâcher la pression?
- A priori, je veux réussir ma vie, Bill.

Elle lui adressa un sourire franc et moqueur alors que ses amis riaient. L'un d'eux, Maxence si elle ne se trompait pas, enchaîna.

-Pas trop dur de se retrouver à réviser pendant les vacances, Evan ? Elle doit être dure, la cousine, en prof. Tout mon respect.

Après tout, Alice avait cette petite réputation d'être une acharnée de travail qui ne lâchait pas l'affaire si on lui demandait de l'aide. C'était une personne discrète mais entière. Et c'était déjà une grande qualité, pas vrai gamine ? Elle se plaisait à se savoir sûre de ce qu'elle voulait. C'était, à ses yeux important. Elle regarda Evan.

- Je crois que pour aujourd'hui, on va en rester là, hein ? Enfin sauf si tu veux continuer, moi, ça ne me gêne pas.

Même si, évidemment, l'envie de se faire titiller par celui qui n'avait pas encore ouvert la bouche, Charles, donc, était présente. Elle rêvait d'être normale de ce point de vue-là. Mais, à ce stade, c'était peine perdue, se disait-elle. La vie était foutrement plus compliquée dans les bouquins, ça, Evan lui avait bien appris.
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MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Jeu 22 Sep - 22:04

Evan avait toujours, toujours fait attention de ne pas parler de… de ce genre de choses avec Alice. Parce que, premièrement, il n'était pas du tout à l'aise d'en parler devant sa cousine. Deuxièmement, il n'avait jamais eu… comment dire… de relations sérieuses ? Il ne s'était jamais attaché réellement à une fille. C'était juste une attirance passagère qui passait rapidement, au bout de quelques temps. Il n'avait jamais rien ressentit de particulier. Pas d'amour. Juste une attirance. Alors il avait préféré ne jamais aborder le sujet avec Alice. Elle aurait été capable de lui dire qu'il ne faisait que jouer avec les filles, ce qui n'était pas totalement faux, dans un sens. Et maintenant, c'était elle qui venait lui poser des questions là-dessus ?! Evan ne savait pas réellement comment réagir ? Il avait bredouillé une réponse un peu vague, qui lui avait pourtant parut juste. C'était comme ça : ça se voyait. Point. Evan ne voyait que ça comme explication. Il voyait bien comment les filles le regardaient et il savait aussi comment il regardait une fille qui lui plaisait. Alors ça se voyait.

Apparemment agacée, Alice s'enfila sa boisson en deux gorgée, faisant hausser un sourcil légèrement interloqué à Evan. Elle se retourna et appela à nouveau le serveur, qui rappliqua immédiatement. Bon sang ! Ce type commençait vraiment à taper sur les nerfs du jeune Serpentard. Il ne pouvait pas garder ces distances ?! En plus, il devait bien avoir au moins cinq ans de plus qu'Alice. Et ça, ça plaisait encore moins à Evan. Non mais ce pervers pouvait pas rester loin de sa cousine ?! Et c'était quoi cet air désolé qu'affichait la dite cousine ?! Parfois, Evan se disait qu'Alice ressemblait à ses princesses préservées de tout. Elles pensaient tout savoir, mais une fois lâchées dans la foule, elles étaient aussi naïve que des nouveaux nés. Il était impossible de ne pas voir que ce type n'avait pas leur âge et était particulièrement ravi de l'avoir surprise en train de lui lancer un coup d'oeil.

Lorsque sa cousine reprit la parole, légèrement irritée, Evan ne put cependant s'empêcher de rire légèrement.

- Je me demande ce que donnerait un livre sur le sujet, personnellement ! Et puis, toi qui arrive à avaler des bouquins d'Histoire entiers, tu es sûrement capable de décrypter les intentions des gens ! Non ? Ajouta-t-il d'un petit air de provocation, un sourcil haussé.

Si lui y était parvenu, il n'y avait pas de raison pour qu'Alice soit une buse en relation humaine. Quoi que, chacun avait son truc. Lui, lorsqu'il était arrivé à Poudlard, ça avait été comme si on lui ouvrait les portes d'une immense salle de jeu avec tout ce qu'il voulait. Il avait rapidement tissé des relations, il connaissait toutes les personnes de sa maison, et un paquet d'autres également, à travers tout Poudlard. Et il avait rapidement comprit le truc. Il savait comment réagissaient les gens dans telles ou telles situations et il avait appris à se glisser dans le système et à user des mêmes stratagèmes que les autres. Alice… Alice n'était jamais vraiment sortie de sa bulle. Elle s'était toujours un peu renfermée sur elle-même, Evan le voyait. Elle n'avait pas beaucoup d'amies. Elle était appréciée, certes, mais de loin. C'était le genre de fille qui ne se faisait pas remarquer, alors qu'elle le pouvait. Elle avait tout pour elle. Intelligente, charmante, avec quand même du caractère, et le sang qui allait avec. Alice était quelqu'un qui méritait d'être connu. Et pourtant, elle ne se mettait pas en avant. Et elle était donc complètement novices dans « les relations humaines ».

- Je suis sûr que y'a des tas de personnes qui voudraient passer des soirées avec toi, intervint Evan, tentant de rassurer sa cousine. Mais c'est sûr que si tu n'as pas envie, les autres ne vont pas venir vers toi. Tu peux trouver le juste milieux entre études et sorties, non ?

Evan fronça ensuite les sourcils. Brutal ? Bon, oui, par moment, certains garçons pouvaient apparaître comme des brutes.  Mais pas tous. Enfin, Evan n'avait pas l'impression de pouvoir être comparé à une brute. Au contraire. Il se considérait lui-même comme étant un gentleman. Enfin, quand il le voulait bien. Exemple, avec Cassidy Faulkner-Nott, il oubliait étrangement toutes ses bonnes manières. Enfin non, pas toutes. Une partie seulement. Quand même. Il ne fallait pas exagérer. Et puis, de toute façon, pourquoi est-ce que Alice parlait de garçons, tout à coup ?

Celui qui se serait avancé à dire qu'Evan était surprotecteur envers sa cousine aurait était récompensé d'un regard noir et d'une réplique cinglante lui indiquant clairement de la fermer. Non, il n'était pas surprotecteur. Il jouait juste son rôle de cousin. Lui et Alice avaient grandit ensemble. Il était normal qu'il fasse attention à elle. De plus, c'était sûrement la personne à laquelle il tenait le plus, au même niveau que sa mère. Il les aimaient toutes les deux autant l'une que l'autre et il lui paraissait donc tout à fait normal de faire attention à elles, de les soutenir et d'être présent pour elle. D'ailleurs, c'était bien les deux seules personnes avec qui il oubliait d'être un chieur né. Autant Evan pouvait être un emmerdeur de première, autant il pouvait également être quelqu'un de super et de très agréable. Oui, ça lui arrivait. Et souvent, c'était quand il était avec Alice. C'était un véritable mystère, ce changement de comportement, mais c'était comme ça. Evan était agréable avec ceux qu'il aimait : les autres, ils subissaient le chieur. Par les autres, Evan entendait ceux avec qui il n'avait pas de liens particuliers. Enfin bref. Alice avait parlé de garçons, et Evan allait lui demander, le plus subtilement du monde, si elle était intéressée par quelqu'un. Ce pendant, Alice ne lui en laissa pas le temps.

- Eh bien, si je m'attendais à ce que tu me dises à quel point tu tiens à moi ! S'exclama Evan, quand même un peu surpris. Sois sûre que c'est réciproque, cousine, ajouta-t-il avec un sourire sincère. Mais je suis persuadé que tu peux apprécier quelqu'un d'autre. Et qui n'est pas de ta famille. Je suis sûr que tu peux t'ouvrir aux autres, quand même.

Est-ce que par autres il entendait des garçons ? Oui. En tant qu'amis. C'est bien les amis. C'est très bien les amis.

D'ailleurs, en parlant d'amis, une partie des amis d'Evan choisirent ce moment pour rappliquer. Ils ne se côtoyaient pas très souvent, mais ils faisaient sensiblement partie de la même bande de potes. Evan les salua un par un, sans pour autant se lever de sa chaise. Il n'avait pas envie de se bouger. Le meneur de tout ce petit monde, qui s'appelait Bill, se tourna ensuite vers Alice, après s'être installé. Il lui fit remarquer de façon tout à fait « subtile » qu'elle était « encore » en train de bosser. Evan ne se fit pas prier pour éclater d'un rire moqueur quand Alice lui répondit, sans se départir d'un certain sourire. Avait-il déjà précisé à quel point sa cousine était géniale ?

- Tu devrais pas trop chercher la demoiselle, intervint Evan. Elle se laisse pas facilement faire, la cousine.

Evan envoya un sourire en coin vers Alice. Elle pouvait mordre, quand elle le décidait. Et c'était douloureux pour celui qu'elle avait en face.

- Bah, au moins, j'aurais pas le crâne vide à la rentrée, moi, répondit Evan à Maxence, un sourire franchement moqueur aux lèvres.

Le gars se contenta de lever les yeux au ciel. Quel répondant… Mais, cela avait le point positif de faire qu'Alice abandonne son idée de révision. Et juste pour ça, Evan le remerciait.

- Vraiment ? Quel dommage ! S'exclama Evan en refermant immédiatement le livre le plus proche de lui.

Il ne pensait pas un mot de ce qu'il venait de dire. Bien sûr, cette séance de révision c'était jusqu'ici très bien passée, il avait même appris des trucs, mais que choisir entre une après-midi de révision et une potentielle sortie entre « potes ». Et puis, si par la même, il pouvait montrer à Alice qu'elle pouvait s'éclater en sortant avec des gens, pourquoi pas ?

- Sinon, comment ça va les gars ? On s'est pas vu depuis la soirée chez James. Quoi de neuf ? Comment va ta sœur Charles ? Demanda soudain Evan, s'adressant au seul qui n'avait pas encore parlé.

Ce dernier posa son regard sur lui et haussa un sourcil, un léger sourire aux lèvres.

- Pas touche à ma sœur Rosier. Tu le sais.

Evan sourit mais ne répondit pas. La sœur de Charles était pas mal, mais Evan n'avait pas du tout l'intention de sortir avec. Charles le croyait et il s'amusait bien à le charrier avec ça.

- Au fait Alice, tu connais Charles ? Je ne sais pas si vous vous êtes déjà croisé ?

Est-ce qu'il avait remarqué le regard d'Alice pour Charles. Non. Et c'était très bien comme ça.
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MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Dim 30 Oct - 18:06

L’Autre était inconnu pour Alice. L’envie qu’elle avait de s’y attacher, de le comprendre était réelle, mais sa capacité à vaincre une espèce de barrière immatérielle était encore réduite. Il lui semblait que le moindre effort était une véritable épreuve et qu’elle se soldait bien trop souvent par un échec difficile. C’était dur, jour après jour, de ne pas se voir entourée. Elle avait bien Morgan ou Evan, bien sûr, et heureusement. Elle avait bien, par moment, quelques amis éphémères mais rien de véritablement enivrant. Elle observait souvent son cousin, depuis son arbre fétiche du Parc de Poudlard, accompagné de sa petite bande. Il avait l’air épanoui avec eux. Elle l’enviait sans réellement savoir ce qu’elle jalousait. Elle était indécise quant à sa propre envie, que pouvait-elle envier à ces gens-là ? Ils n’étaient pas érudits, ils n’envisageaient pas de grandes épopées intellectuelles. Certes, se disait-elle, ils n’étaient pas habités par une espèce de lubie spirituelle visant à transcender la connaissance. Mais, bien à son opposé, ils étaient ensemble. Ils étaient beaucoup, ils vivaient en groupe, s’appréciaient les uns les autres, se connaissaient, partageaient, s’élevaient. Elle se fatiguait, finalement, à comprendre le monde par elle-même alors qu’elle passait lamentablement à côté du plus important.
La vie d’un Rosier, homme ou femme, était compliqué. Il fallait jongler entre famille, devoir, héritage, études, mondanités, connaissances et biens séances. Il fallait, somme toute, jouer sur une multitude de tableaux, il fallait être fins et habiles en société sans jamais passer pour un élément du décor. Beaucoup de caractère mais pas trop de remous. Voilà donc les enjeux auxquels faisaient face Alice et Evan. C’était grandiose à quel point ils s’en sortaient merveilleusement bien. Il y avait bien ces petits conflits avec Chapman, mais qu’importe. Ils finiraient par réussir leur vie, c’était certain. Ils étaient de bonnes familles, intelligents, doués, ils termineraient sans doute au sommet de la société. Pourtant, Alice était en passe d’échouer sa vie personnelle et privée. Peut-être était-ce précoce d’imaginer un tel échec avant même ses dix-huit ans. Néanmoins, dans ce milieu-là, cette perspective était réelle. Toute forte et sûre d’elle qu’elle était, Alice tremblait à l’idée de se marier par nécessité, sans conviction. Elle ne connaissait pas l’amour, mais elle entendait bien y avoir droit. Elle était encore partagée sur sa définition. Etait-ce de la souffrance agréable ou un long fleuve tranquille mais par moment ennuyeux ? Devait-elle favoriser la passion à la sûreté ? Finalement, est-ce qu’aimer était-il réellement synonyme de tranquillité ? Elle estimait, d’après ce qu’elle avait lu, que l’on pouvait distinguer la passion de l’amour comme l’entendait la société. La passion était le véritable amour, déchirant et symbolique, admirable mais dérangeant. L’amour conventionnel était plus lent, plus ennuyant, plus acceptable. Alice ne savait pas encore ce qu’elle était, ni ce qu’elle voulait. Aussi, si elle n’était certainement pas rebelle, elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer, certaines nuits agitées, une passion réelle qui n’arriverait probablement jamais. Un rêve très éloigné du prince charmant conventionnel.

- Je ne crois pas que ce soit compatible, Evan. Enfin, ça n’a rien à voir, tu comprends ? Les gens ont souvent envie d’amusement, pas de s’enticher d’une intello. C’est peut-être compréhensible, je sais pas.

Et le fameux juste milieu véritable qu’évoquait Evan, semblait impossible pour Alice. Elle voulait, évidemment, le connaître. Pourtant c’était étrangement dur. On ne l’invitait pas, probablement parce qu’on n’y pensait pas - plus que parce qu’on ne voulait pas. On oubliait Alice jusqu’au moment du devoir. C’était souvent ainsi. Elle ne s’en plaignait pas souvent, mais c’était pesant de voir qu’elle ne pouvait compter que sur de très rares personnes et la plupart n’étaient déjà plus à Poudlard. Elle avait bien rencontré plus personnellement Cassidy qui se rapprochait, elle, de ce qu’elle estimait être une amie. Alors elle gardait bien précieusement cette relation-là pour elle. Elle avait même hâte de la revoir, pour creuser encore leurs liens. Elle était à Serdaigle. Aussi il était forcément plus simple pour elle d’aller vers les autres maisons que si elle avait été à Serpentard. Grand-père avait presque voulu qu’elle y foute les pieds, chez les Serpents, mais elle était bien contente d’être dans les tours.

- Je crois que j’en ai envie. Enfin, tu sais, je suis toujours contradictoire, moi ! Mais je sais pas, j’ai l’impression d’être toujours en trop. Je peux pas leurs en vouloir, mais je crois que c’est le cas. Ceci dit, tu sais, j’ai rencontré une fille de Gryffondor la semaine dernière, elle est super ! Cassidy Nott, tu sais ? Enfin c’est Faulk-je-sais-plus-quoi Nott. Je pense que tu l’aimerais bien. On a eu une chouette discussion, même si on s’est fait emmerdées par les abrutis du groupe de Bletchley.

Elle en riait maintenant car c’était ridicule de la part de ce vieil imbécile de s’en prendre à deux gamines de sang-pur avec autant d’appuis. Elles n’étaient pas populaires, c’était un fait, néanmoins refuser de croire qu’elles pouvaient répliquer bien plus violemment qu’on ne le croyait était une erreur que seul un type comme Bletchley pouvait opérer. Sang-pur oblige, l’obligation pour leurs familles de les défendre était indissociable de leur nature de sang.
Enfin, on parlait donc de se mêler à la foule et la foule venait à eux. Le groupe qui arrivait été assez connu dans l’école pour être l’un des plus fêtards du moment. Ils organisaient multiples beuveries dans les cachots à tout moment de l’année et être dans leurs petits papiers c’était s’assurer une entrée dans la Haute de Pouillard. Drôle d’idée, à bien y réfléchir, que des élèves aussi peu assidus en cours soient aussi populaires, se disait Alice, mais elle garda pour elle ses pensées. Ca faisait un moment qu’elle avait porté son dévolu sur Charles, celui qui n’avait encore rien dit. C’est qu’il était un peu différent, le gamin. Il était loin d’être con, mais ne se donnait pas l’occasion de réussir en cours. Alors il se laissait chuter avec ses potes qui eux, n’avaient pas son esprit critique. Elle bu une gorgée et failli la recracher lorsqu’Evan la prit à parti. Elle ne s’y était pas attendue un instant et bégaya un moment avant de réussir à émettre un sourire gêné.

- Heu… non, non, on n’a pas été présentés. Enchan… enfin, contente de te connaître.

Rouge du front au menton, elle se reporta sur la boisson pour oublier son gêne. Elle commanda encore une limonade. Elle avait étrangement chaud et sa bouche s’était asséchée sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Le fameux et intrépide serveur se ramena, la servit et glissa sous le verre un papier laissant son nom et une heure de rendez-vous. Outrée qu’un sang-mêlé la drague sans retenue, pire encore, devant Charles, elle se leva, le visage ferme. Enfournant sa limonade, elle fendit sur le serveur qui était déjà sur une autre commande et lui lança le contenu à la figure. Merde, était-elle ce genre de fille qu’on pouvait convoiter aussi facilement ? Alice avait toujours pensé que c’était à elle de choisir à qui elle voulait plaire et pas l’inverse. Alice, égoïste ? Euphémisme.
Elle revint à table, rangeant sans dire un mot ses affaires.

- Excusez-moi. Elle se tourna vers Evan.Il me draguait l’autre, t’y crois toi ? Sans rire, j’ai la tête à sortir avec ça ? Enfin, je ferais peut-être bien d’y aller, moi…

Note : désolé du retard et de la qualité cousins ! Faudrait peut-être donner un nouveau rythme au rp pour le relancer ou alors l’arrêter par-ici, comme tu préfères ! Biseeees
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Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice

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