POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage


    | Serpentard ;; 6ème année

| Serpentard ;; 6ème année
avatar
Date de naissance du joueur : 16/07/2000
Âge du joueur : 17
Arrivé sur Poudnoir : 29/06/2016
Parchemins postés : 134



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 7PV
Evan F. Rosier


MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Dim 6 Nov - 21:41

Evan avait souvent eu cette impression qu'Alice ne se sentait pas vraiment à sa place. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais sa cousine avait du mal à aller vers les gens. Elle était tout le contraire de lui pour le coup. Le jeune Serpentard n'avait jamais eu de problèmes pour tisser des liens, pour approcher les gens. Alice... C'était plus compliqué. Evan ne comprenait d'ailleurs pas très bien pourquoi. Sa cousine était intelligente, drôle, avec son humour un peu mordant, et, comme tous les Rosiers, belle et sûre d'elle. Bon, elle était peut-être un peu trop sérieuse par moment, et aussi un peu moralisatrice sur les bords... peut-être aussi qu'elle n'était pas vraiment le genre de personne à se lancer dans des choses un peu folles que faisaient tous les adolescents... Mais Alice restait qund même quelqu'un de bien avec qui il était agréable d'être et de discuter. Il ne comprenait donc pas pourquoi cela ne passait pas. Il y avait quelque chose qui bloquait, et Evan aurait aimé aider sa cousine, mais il ne savait pas quoi faire, pour la simple et bonne raison qu'il n'avait jamais eu ce problème-là. C'était donc dur pour le jeun homme de parvenir à faire les choses suffisamment bien pour qu'Alice se sente pleinement à sa place. Il essayait, maladroitement, certes, de l'intégrer. De la faire participer dès qu'il le pouvait. Il lui proposait souvent de venir faire une partie de Quidditch, ou de sortir avec lui. Elle refusait souvent, pour ne pas dire à chaque fois. Mais Evan lui proposait quand même, des fois qu'elle dise "oui" un jour. Qui sait, peut-être qu'il y aurait un déclic qui la ferait se rendre compte qu'elle n'était PAS qu'une intello.

Silencieux, Evan écoutait sa cousine parlait. Il aimait bien l'écouter. C'était sûrement la seule fille qu'il trouvait intéressante quand elle ouvrait la bouche. Les autres ne parlaient presque que cosmétiques, garçons et ragots. C'était lassant et particulièrement horripilant parfois. Alice, elle, même si elle poussait parfois la réfléxion un peu trop loin, savait parler d'autre chose.

Mais il y avait des moments où le sujet ne plaisait pas forcément à son interlocuteur.

Evan était tranquillement en train de boire une gorgée de son café quand le nom de Cassidy Faulkner-Nott fut prononcé. Heureusement, ou pas, Evan eut le temps d'entendre la suite avant d'être tenté de recracher la gorgée qu'il venait de prendre. Comment ?! Ça sortait d'où ça ?! Il n'était pas au courant ! Et Alice ne semblait pas non plus au courant que Sorcière Hebdo les avait fiancés ! Bon, bon, du calme mon gars, pensa-t-il alors lorsqu'Alice éclata de rire après avoir parlé.Il avait rarement vu sa cousine parler avec autant d'enthousiasme de quelqu'un. Bon, c'était Faulkner, et ça, ça posait un léger problème. Mais... bon. Du moment qu'elle ne lui demandait pas de venir lui taper la causette, tout allait bien. Après tout, Alice fréquentait bien qui elle voulait, n'est-ce pas ? Même s'il aurait préféré une autre fille à Faulkner.

Bletchley ? demanda alors Evan en fronçant les sourcils, préférant changer de sujet. Il voulait mourir ou c'est juste qu'il a des tendances masochistes ?

Pas besoin d'en dire plus sur ce crétin.

Une fois les gars attablés et les présentations faites, Evan se sentit tout à fait à l'aise. C'était ça son milieu. Etre parmi les gens, entouré, toujours. Il aimait ça. Et il aurait aimé qu'Alice se sente aussi à l'aise que lui. Ce qui n'était de toute évidence pas le cas, étant donné qu'elle paraissait terriblement gênée. Il ne l'avait jamais vu aussi rouge. Fronçant légèrement les sourcils lorsqu'elle appela une nouvelle fois le serveur, le jeune homme ne put s'empêcher de remarquer le petit billet glissé en même temps que le verre. Alors là, c'était beaucoup trop. Evan pouvait encore tolérer que ce serveur joue au chevalier servant, et encore, c'était limite, mais qu'un Sang-Mêlé approche Alice ainsi, non, c'était impossible. Mais, alors que le jeune homme amorçait un geste pour se lever et aller "s'expliquer" avec le serveur, Alice réagit avec beaucoup plus de rapidité. En quelques secondes, le verre de limonade avait disparut de la table et le contenu avait atterri sur le visage du Sang-Mêlé. Complètement scotché, Evan observait les choses avec un léger sourire en coin, les yeux écarquillés, tandis que tous les autres éclataient de rire. Eh bien ! Il n'avait pas eu à intervenir finalement.

- Eh ben, tu... Alice ? Qu'est-ce que tu fais ? demanda soudain Evan en fronçant les sourcils, tandis que sa cousine rangeait ses affaires sans dire un mot. Alice ?

Apparemment, la jeune femme semblait plus que remontée. Et elle semblait également décidée à partir. Alors qu'elle commençait à s'éloigner, Evan se leva à son tour, ignorant l'incompréhension totale qu'affichaient les autres gars, et la rattrapa. Il la retint par le bras et fronça les sourcils, légèrement perdu.

- Qu'est-ce que tu fais ? répéta-t-il. Pourquoi tu t'en vas ? Quelque chose ne va pas ? Tu sais, si c'est juste le serveur, c'est rien. Tu sais bien que y'a des crétins partout, hein ? demanda-t-il avec un léger sourire, pour détendre un peu l'atmosphère. Et puis, il ne savait pas à qui il avait à faire, apparemment, ajouta-t-il en lançant un regard amusé au serveur, tout rouge, qui épongeait les dégâts. Mais tu ne vas pas rentrer maintenant, si ? Sérieusement, tu vas pas retourner t'enfermer au Manoir...

Il n'aimait pas qu'Alice passe ses journées à tourner en rond dans le Manoir de Chap. Il y avait trop de... Chap. Le vieux était beaucoup trop présent pour le bien de la jeune fille et pour une fois qu'Evan parvenait à la tirer dehors, il ne comptait pas la laisser retourner là-bas si facilement. Non, il allait bien trouver quelque chose à faire !

- Hé, Evan !

Le jeune homme se retourna. Les gars se dirigeaient vers eux, les affaires d'Evan sous le bras. Ce dernier les récupéra avec un regard interrogateur à leur encontre.

- Le patron nous a viré, expliqua Maxence. Apparemment, c'est interdit de balancer des verres au visage des serveurs, ajouta-t-il avec un sourire amusé en direction d'Alice.
- Bizarre, je ne comprends pas pourquoi, dit un autre des gars.

Evan ricana légèrement et lança un regard à Alice, qu'on aurait pu traduire par "Tu vois, ils mordent pas".

- Dis Evan, tu viens à la fête de Tristan ? demanda soudain Charles, qui, encore une fois, n'avait pas dit un mot jusque-là.
- Hum ? Oh. J'ai reçu le hiboux. Mais je sais pas.

Tristan était un ancien Serpentard trsè apprécié par sa maison, toutes années confondues. Pour son humour, pour sa capacité à se sortir des pires enmmerdes mais surtout pour son sens de la fête. Lorsqu'Evan était entré à Poudlard, Tristant était en deuxième année. A partir de sa quatrième, la Salle Commune des Serpentards s'était transformée en discothèque. Tout était fêté. Les victoires au Quidditch, l'anniversaire d'un membre de la bande, la passage des Serpents en tête pour la Coupe des Quatre Maisons. Il faisait même la fête quand il n'y avait rien à fêter. Et c'était toujours dans le grandiose. Il ne faisait pas dans la demi-mesure. En même temps, il pouvait largement dépenser sans compter, comme la plupart des Sang-Purs. Et là, Tristant avait décidé de remettre ça. Bon, ce n'était évidemment pas à Poudlard, mais chez lui, cette fois. Ses parents étaient partis en voyage pour la semaine et ayant validé son concours d'entrée pour une université hyper sélective en Potion, il avait décidé de fêter ça dignement. Et le "dignement" consistait en trois jours de fête entiers. Cela commençait auourd'hui en début d'après-midi, soit dans peu de temps, et se terminait tard le soir. Ou plutôt, tôt le matin. Apparemment, il avait fait en sorte que tout le manoir soit insonorisé, qu'il y ait à boire pour tout le monde, à manger, et tout ce qu'il fallait pour bien fêter quelque chose. Il était même prêt à loger certaines personnes. Bref, il avait tout mis en place pour que cela soit mémorable, et ça allait l'être.

- Ah, répondit simplement Charles. Parce qu'on comptait y aller. D'ailleurs, on devrait pas trop tarder les gars, si on veut avoir le droit à notre part du buffet et à quelques fauteuils.

Soudain, l'esprit d'Evan s'enclencha et, à une vitesse folle, le jeune homme se mit à réfléchir. Bon, bon... Lui, il n'y avait pas de soucis... Et puis, c'était juste une fête, avec de la musique, et tout ce qui allait avec... Oui, oui, c'était possible. Cela pouvait même être chouette. Oui, oui...

Evan se tourna soudainement vers Alice.

- Ça te dit d'y aller ? Tu vas voir, ça va être cool ! Tristant est un organisateur de génie, j'ai jamais fait de meilleures fêtes que quand c'était lui qui les organisait ! Ça te dit ? redemanda-t-il, espérant une réponse positive.

Alors ça, c'était une première. Il n'avait jamais vraiment mis Alice au pied du mur comme ça. Il espérait une réponse positive, mais il ne misait tout de même pas trop dessus. Mais, si jamais sa cousine disait oui, ça pourrait être un bon moyen de la sortir un peu de sa zone de confort et, il en était sûr, de lui faire voir qu'elle aussi elle pouvait s'amuser.

- Oui, viens avec nous, tu vas voir, ce sera sympa, ajouta Charles, un sourire aux lèvres.

Evan lança un regard interrogateur à sa cousine. Alors ? Oui, ou non ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Serdaigle ;; 5ème année ;; Membre de FP
    | Serdaigle ;; 5ème année ;; Membre de FP
    avatar
    Date de naissance du joueur : 07/10/1995
    Âge du joueur : 22
    Arrivé sur Poudnoir : 28/06/2016
    Parchemins postés : 222



    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
    Ma résistance magique est de: 6PV
    Alice Rosier


MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Mer 9 Nov - 21:44

Elle n'avait pas vraiment réfléchi. Ce n'était d'ailleurs pas dans ses habitudes, d'agir brusquement. Alice était une gamine très patiente. Elle prenait beaucoup de temps avant de prendre la moindre décision. Elle aimait envisager toutes les possibilités, les conséquences et les justifications de ses actes. Souvent, cette façon de faire pouvait payer. Mais c'était tout aussi dangereux. Elle perdait beaucoup d'occasions. De mémoire, elle pouvait au moins savoir qu'elle avait loupé son billet d'entrée dans le monde mouvementée de la jeunesse puriste populaire en paniquant à l'idée de répondre « oui » à l'invitation d'un jeune de son âge. Nathan Shafiq, de sang-pur et totalement sensible aux charmes incontrôlés d'Alice. Même sa maladresse, même son manque d'expérience, tout avait été approuvé par Nathan qui avait jeté son dévolu plus d'un an durant sur elle. Elle avait peiné à savoir quoi faire, essayant de comprendre ce dans quoi elle s'embarquait. Cependant, n'ayant jamais envisagé la complexité réelle des relations humaines, elle avait manqué à son devoir. Il avait attendu. Beaucoup. Beaucoup trop. Et il avait abandonné. Il était revenu à la charge par trois fois. Rien. Elle avait lamentablement paniqué et ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même d'avoir refusé un garçon qu'elle appréciait réellement. Il n'était pas parfait, loin d'être beau comme l'entendait la majorité des sorciers de leur âge. Mais il avait ce charisme incroyable, cette façon de pensée mâture et originale. Il était foutrement intelligent, et il n'avait jamais commis l'affront de l'offusquer. Elle était rancunière. Comme tout bon Rosier se respectant, elle avait une sorte de hargne incroyable incontrôlable. Celle d'Alice se déversait dans son besoin cuisant de savoir et sa rancœur singulièrement émotive. Nathan avait longtemps épousé le titre de prétendant idéal pour Alice Rosier, dernière descendante de la prestigieuse lignée. Ce qui n'avait pas été sans faire jacter dans la sphère pure d'Angleterre. Les Shadiq au train des Rosier, ce n'était pas banal. Les deux familles bien que discrètes n'avaient pas la même réputation, ni la même renommée. Si les Rosier partageaient les plus grosses fortunes et impacts politiques et sociaux du pays, les Shadiq s'en écartaient autant qu'ils le pouvaient. Ils n'en restaient pas moins dépendants d'un train de vie plus qu'agréable. Mais pour ainsi dire, ils préféraient se tenir loin des actualités nationales pour vivre une vie plus casanières. Les Shadiq incarnaient une sorte d'animal caché au fin fond de son terrier tandis que les Rosiers étaient les faucons de ces terres.

Alors, cette fois faisait exception. C'était une grande première. La gentille, douce et calme Alice Rosier venait simplement de faire scandale au beau milieu d'une terrasse pleine à craquer du chemin-de-traverse. C'était moyennement intelligent, mais terriblement jouissif. Elle n'en réalisait pas encore les conséquences, mais la sensation qu'elle éprouvait avait tout d'une drogue. Légèrement tremblante, elle n'osait sourire. Elle se contentait de ne plus écouter. Ce bourdonnement assourdissant régnait dans sa tête, elle était sensiblement incapable de comprendre le moindre son. Elle rangeait ses affaires, commença à partir de la terrasse quand Evan mis fin à sa bulle auditive en la tirant de ses pensées. Il l'avait rattrapée. Elle l'enlaça tout en lâchant son sac par terre. Finalement c'était probablement pour ça qu'elle l'aimait tant. C'était le seul à avoir un semblant de comportement fraternel avec elle dans cette famille de barges. Adrian avait trop de soucis pour s'occuper de ça et Morgan... Morgan c'était comme s'il n'avait aucune conscience sociale. C'était un bon garçon, loin d'être bête, un peu brutal, mais dont il fallait s'occuper tout le temps pour ne pas le voir périr au fin fond d'un canapé sous les coups assommants de la procrastination. Evan, lui... c'était plus qu'un cousin. Il n'était pas toujours bien fin d'esprit, parfois trop détaché, mais il avait un amour propre qu'il était capable de démontrer. Et depuis toujours, Alice n'en demandait pas plus. Sans repère, ni père, ni mère, seul comptait pour elle la présence absolue et sans faille des siens. Evan n'avait jamais faibli.

-Hé bien, je ne sais pas, j'ai encore beaucoup de choses à faire. Et puis... enfin, tu sais je ne sais pas si j'ai bien ma pla...

Coupée dans son élan, Alice ne termina pas sa phrase, laissant place à Maxence. Ils avaient été viré. Par sa faute. Elle crût devoir rire, mais elle mit sa main sur sa bouche comme pour réprimer son étonnement. Elle était franchement à l'origine de cette scène ? En arrosant cet imbécile de sang-mêlé, elle avait provoqué le renvoi des amis de son cousin qu'elle ne connaissait qu'à peine. Dont Charles qui, souriant, semblait s'en contre foutre. Elle ne put néanmoins réprimer son sourire quand Billy blagua à son propos. C'était léger et bien placé, elle lui adressa un sourire amusé sans commenter.
Arriva alors, comme sur un nuage, Charles qui mentionnait un certain Tristan. Si Alice connaissait de nom le personnage, elle n'avait jamais assisté à aucune de ses mythiques soirées. Vrai qu'elles avaient fait parler d'elles, celles-là. Deux semaines avant chaque événement, on n'entendait parler que de ça dans les couloirs. Alice, comme tous les élèves un tant soit peu bien côtés – et cette côte n'était due qu'à son sang et sa proximité biologique avec quelques Grands tels qu'Evan ou Morgan – avait été invité à ces soirées. Elle n'y avait jamais mis un pied car elle ne s'y sentait pas à sa place. A juste titre, elle n'estimait pas faire partie de cette caste de la population scolaire sorcière. D'ailleurs, on le lui avait plus d'une fois reproché de pas se laisser suffisamment aller. Elle ne tenait pas compte des remarques sur son comportement qu'elle jugeait certes perfectible mais décent.
Ce qu'elle n'avait néanmoins pas prévu c'était la réaction d'Evan. Il se retourna soudainement, l'obligeant presque à venir. Elle lui sourit, gênée, tentant vainement de s'excuser. Elle n'était vraiment pas certaine de vouloir s'y rendre. Du moins, jusqu'à ce que Charles y mette son grain de sel. Elle le scruta un moment dans un silence tendancieux. Souriante, un regard en coin, elle replaça une mèche de cheveux. La voix hésitante, elle s'obligea à ne pas penser. Ça avait été jubilatoire d'agir sans prévenir, sans se concerter. Pourquoi ne pas retenter l'expérience ? Que risquait-elle finalement ?

- Hum... ouais, d'accord, allons-y. Mais je dois déposer mes affaires, je n'ai pas envie de me balader mes livres partout.
-Si c'est qu'ça, moi je te ramène chez toi illico en transplanage. J'ai eu mon permis. Hein Max ?! Branleur va!

Entre deux frappes sur l'épaule, Charles poussa Billy, prétextant qu'il la ramènerait elle. Il donna rendez-vous à tout le monde dans dix minutes devant la basilique Saint-Paul puis transplana en compagnie d'Alice jusqu'au manoir Rosier. Elle l'invita à entrer puis le laissa patienter dans le grand hall circulaire de la demeure. La fortune Rosier était souvent sous-estimée tant ils restaient discrets. Ils n'avaient rien à voir avec les Malefoy ou les Black. Eux restaient bien loin des projecteurs, qu'ils exécraient. Elle grimpa les escaliers aussi vite qu'elle le put, balança ses livres sur son lit et s'apprêtant à repartir s'arrêta devant le miroir. Elle était vulgairement habillée pour une soirée. Embêtée, elle prit le temps de changer ses vêtements pour enfiler une robe plus serrée, des talons et retravailler son maquillage et sa coiffure. Elle avait un charme évidemment sans être excentrique. Alice restait souvent simple et c'était là sa principale beauté. Une simplicité riche que peu pouvait s'offrir. Redescendant avec quelques minutes de retard, elle trouva Charles en discussion avec Morgan qui se faisait une joie de tester le premier garçon que ramenait Alice au manoir.

-Hé ben, où est-ce que vous allez ? Alice, mets moi quelque chose par-dessus s'il te plaît, on voit tout là.

Rouge comme jamais, elle le frappa sur l'épaule avant de pousser Charles dehors, gênée. Elle s'excusa pour son frère et ensemble ils transplanèrent pour la basilique où les attendaient déjà tout le monde. Billy laissa bien comprendre qu'il n'avait pas prévu la tenue de la cousine Rosier et ils se mirent finalement en route. Elle lâcha la compagnie de Charles en lui adressa un dernier sourire.

-Merci de m'avoir accompagnée, c'est gentil.

Et sans plus attendre rattrapa Evan qu'elle prit par le bras. Nerveuse elle s'approcha de son oreille.

-T'es sûr, hein ? C'est comment là-bas ? Et puis les gens ? Ils vont être surpris de me voir, ça va les refroidir. Et si je faisais tout foirer, Evan ? Je... je suis un peu nerveuse je crois. J'appréhende. Et puis y'a Charles, il a rencontré Morgan d'ailleurs et... ooooh ! Je sais pas ce que je fais, je crois que c'était pas une si bonne idée.

Finalement le chemin se termina rapidement. L'appartement sur plusieurs étages de Tristan s'offrait à eux. Elle ne savait quoi en penser, partagée entre l'admiration totale ou l'appréhension nerveuse.

-Tu ne me lâches pas hein ? Je ne veux pas me retrouver toute seule. Evan ? Tu promets?
-T'en fais pas, tu peux rester avec moi aussi. Tu ne seras pas perdue, ici. Hein Evan ?

Il lui adressa un coup de coude avant d'entrer. Le jeu le plus fou auquel elle n'avait jamais participé commençait dès maintenant. Elle ne se sentait pas prête pour en assumer les conséquences mais, se demandait-elle, le serait-elle un jour ? Elle n'avait rien à perdre, tout à gagner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Serpentard ;; 6ème année

| Serpentard ;; 6ème année
avatar
Date de naissance du joueur : 16/07/2000
Âge du joueur : 17
Arrivé sur Poudnoir : 29/06/2016
Parchemins postés : 134



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 7PV
Evan F. Rosier


MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Mar 15 Nov - 22:06

Pour Evan, la famille, c'était important. Le seul problème avec la sienne, c'était qu'il ne pouvait pas en encadrer certains, qu'il ne connaissait pas les autres, et que les derniers voulaient diriger sa vie. Bon. Mais il y avait quand même sa mère et Alice. Souvent, Evan se disait que lui et sa cousine étaient des jumeaux qui n'avaient pas eu la chance de naître ensemble. Alice était née dans une famille qui devait exploser, et lui, il était né dans une famille qui avait déjà explosé. Ils avaient su se trouver, au final, et le lien qu'ils avaient était égal à celui qu'un frère pouvait avoir avec sa soeur. Mais ils n'étaient que cousins. Au final, ce simple statut imposait une distance qui ne se comblerait jamais vraiment. Parce que Chapman était toujours là et qu'Alice avait eu le malheur de naître du côté de la famille encore totalement sous son emprise. Evan avait beau faire, il savait bien qu'elle ne se déferait jamais vraiment du vieux. Il serait toujours là. Même mort, Evan était certain qu'il continuerait de les hanter. Il se devait donc d'être présent pour Alice. Oui, la famille, pour Evan, c'était important. Et sa famille à lui, elle n'était au final pas bien grande. Deux personne, voir trois avec Adrian, ce n'était pas beaucoup, mais ça lui suffisait.

Un léger sourire aux lèvres, un peu surpris également, Evan rendit son étreinte à Alice. Puis il s'écarta doucement et passa un bras autour de ses épaules.

- Steuplait, dit-il doucement quand Alice commença à rechigner. Tu sais parfaitement que t'as ta place ici.

C'était un fait. Dans son groupe d'amis, il n'y avait pas un seul gars, ou même une seule file, qui n'ait jamais entendu parler de sa cousine. Il en parlait souvent, demandait à l'inviter, et, de plus, on les voyait souvent ensemble, surtout à Poudlard. Alors partout où Evan avait sa place, Alice l'avait aussi. Elle avait sa place au centre, il fallait seulement qu'elle ait l'envie et le courage de la saisir. En attendant, Evan la gardait réservée pour elle.

- Hep, hep, hep ! s'exclama Evan lorsque tout le monde se proposa soudainement pour raccompagner Alice, une fois l'invitation lancée. On se calme les gars ! Tu m'excuseras Billy, mais ton permis, tu l'as eu après deux tentatives, donc je serais plus rassuré de savoir Alice avec Charles, déclara-t-il, un sourire moqueur aux lèvres, en laissant Alice rejoindre celui qui lui semblait le plus sérieux dans toute cette bande.

Il n'était pas rassuré pour autant, mais il n'avait pas tellement le choix. Il n'avait que 16 ans encore. Le permis de transplanage, ce serait l'année prochaine. Donc... De toute façon, ils allaient au Manoir. Il devait sûrement y avoir Morgan et puis, au final, il n'avait pas vraiment de quoi s'inquiéter. N'est-ce pas ?

- Bon, en route les gars. On va les attendre.

A grands renforts de conversations bruyantes et de petites bousculades amicales, les garçons se mirent en route jusqu'au point de rendez-vous. On aurait pu penser que, étant donné qu'ils étaient des Serpentards, ils resteraient sobres, droits et silencieux. Mais c'était totalement faux. Tout le monde pensait les Serpent particulièrement froids. Eh bien non. Pas du tout. En fait, ils étaient juste très sélectifs. Voilà tout. Ils n'allaient pas aller fricoter avec n'importe quel Sang-Mêlé et avec des Sang-de-Bourbe. Non, eux, ils préféraient la qualité à la quantité. C'était comme ça.

Ils n'eurent pas à attendre très longtemps. En fait, ils venaient à peine d'arriver depuis quelques minutes que déjà Charles et Alice apparaissaient. Evan haussa un sourcil surpris et amusé en voyant la tenue d'Alice et lâcha même un petit rire. Elle était comme ça, sa cousine. Elle n'avait pas besoin d'artifice pour être remarquée. Par contre, là, ça ne lui plaisait pas des masses de voir tous les regards des mecs fixés sur elle. Billy se prit d'ailleurs une claque derrière la tête pour la remarque qu'il s'hasarda à faire.

- Ferme-la, crétin, siffla Evan en levant les yeux au ciel.

La seconde d'après, Alice se trouvait à côté de lui. Elle semblait mal à l'aise et légèrement paniquée. Evan sourit, amusé, et haussa un sourcil sous la soudaine déferlante de questions.

- Ola, ola, doucement Alice ! dit-il en riant. T'en fais pas ! Les fêtes de Tristan sont super ! Il prévoit tout, de A à Z. J'te jure ! Il fait tout pour que ce soit absolument par-fait. D'ailleur, je m'étonne qu'il n'ait pas tenté d'en faire son métier, réfléchit Evan en fronçant légèrement les sourcils. Et tu ne vas pas refroidir les autres, t'en fais pas. Il faut juste que tu te détendes, dit Evan en insistant davantage sur le dernier mot. Il faut que t'arrêtes de trop réfléchir. Amuse-toi, discute avec les gens ! Promis, jusqu'ici, j'en ai jamais vu un tenter d'en manger un autre ! ajouta le jeune homme en riant légèrement. Y'a pas de raisons que tu flippes.

Il passa son bras autour des épaules de sa cousine et lui offrit un sourire rassurant. Tout allait bien se passer. Il suffisait juste qu'Alice s'autorise à vivre un peu.

Finalement, la résidence de Tristan apparut enfin devant eux et Evan sentit l'excitation poindre. Il allait retrouver son élément. Totalement. Allez, plus de Chap, plus de contraintes, plus de révisions, plus rien à penser. Juste de la musique, un verre, et sa cousine. D'ailleurs, cette dernière ne semblait pas plus à l'aise que quelques minutes plus tôt. Sa réaction presque enfantine face à la peur lui tira un petit rire et Evan hocha la tête.

- Promis, je te lâche pas ! Je vais te présenter à tout le monde, tu vas voir. Ils sont cool ! Les Serpentards ont le sens de la fête, ce sera cool !

Charles proposa également sa présence. Evan lui envoya un sourire légèrement complice et lui donna une tape sur l'épaule. Puis ils pénétrèrent dans la maison. Immédiatement, la musique se fit entendre. Elle était forte, mais pas tellement, juste ce qu'il fallait pour avoir de l'ambiance. Evan lança un sourire ravi à sa cousine. On aurait dit un gamin qu'on amenait dans un magasin de jouet. Il y avait là tout ce qui plaisait au Serpentard.

- Bon. Prête ? demanda-t-il avec un sourire en coin, ne résistant pas à l'envie de taquiner Alice.

Et, sur ce, ils avancèrent dans la salle déjà remplie de monde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Serdaigle ;; 5ème année ;; Membre de FP
    | Serdaigle ;; 5ème année ;; Membre de FP
    avatar
    Date de naissance du joueur : 07/10/1995
    Âge du joueur : 22
    Arrivé sur Poudnoir : 28/06/2016
    Parchemins postés : 222



    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
    Ma résistance magique est de: 6PV
    Alice Rosier


MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Mar 22 Aoû - 12:00

Les fêtes d’adolescents en recherche perpétuelle d’identité étaient inconnues à Alice Rosier. Non pas qu’elle ne cherchait pas son identité, mais elle n’était clairement pas du genre à se pinter la tronche pour croire avoir du caractère. D’ailleurs, elle ne savait pas ce que c’était, de se pinter la tronche, ou de boire au goulot, ou même de fumer jusqu’à rejoindre le septième ciel. Tout ce petit parcours juvénile pourtant si classique n’avait jamais été emprunté par la Serdaigle et, au grand dam de ses frères, elle ne semblait pas prête à commencer non plus.
Pourtant, sur constat socialement désastreux, intervenait Evan Rosier. Drôle de personnage s’il en était, Evan avait tout pour construire l’opposé radical d’Alice. Il était impulsif, colérique, charmeur, beau parleur, un peu branleur, mais participatif, social, fêtard. Un jeune homme avec une grande gueule qui n’hésitait pas à faire connaître son humeur. Face à la discrétion maladive de sa cousine, Evan paraissait bruyant comme un troll au milieu d’une boutique de porcelaine.
Rien n’indiquait qu’ils auraient pu bien s’entendre et pourtant, c’est bel et bien le cas. Pire, ils étaient fusionnels. Ils s’adoraient mutuellement et Alice savait qu’elle pouvait tout affronter pour lui. Elle aurait mis sa main à parier que l’inverse était réciproque. C’était dire à quel point elle avait confiance en Evan. Une confiance méritée après tout ce qu’entreprenait son cousin pour la sortir de sa zone de confort, sans jamais la trahir, sans jamais cesser de la supporter. Il était là quand il n’y avait plus personne et Alice lui reconnaissait une véritable patience – exceptionnelle – avec elle. Chose qui restait gravé en elle comme dans un bloc de pierre. Leur lien était inatteignable. Fugace comme leur âge, c’était une envolée lyrique de sentiments bienveillants et de fraternité.

Aujourd’hui ne faisait pas exception à toutes les tentatives d’Evan : Alice était anxieuse à l’idée d’entrer dans ce temple de la dépravation et du chaos. Une fête, une soirée, une crasserie, un piège… tous les mots étaient bons pour décrire le derrière de la porte d’entrée devant laquelle elle se tenait, aux bras de son cousin. Il lui demanda si elle était prête. Elle crevait d’envie de dire que non, qu’elle ne le serait jamais et que ça ne servait à rien d’y aller. Mais… pour une raison qui lui échappa, n’en fit rien. Elle acquiesça.

    - OK… allons-y.
    - Stresse pas, Alice, un verre et t’iras mieux. Traînez pas !


L’équipe ne perdit pas une seconde pour passer devant les deux cousins. Ils entrèrent dans la maison suivis par Evan et sa protégée de la soirée. Ils montèrent les marches, ce qui sembla être une éternité à Alice avant de pousser la porte d’entrée. Sans crier gare, le bruit, la musique et les odeurs leur tombèrent dessus. Si Evan était un habitué qui, comme tous les autres, s’enivrait de ce genre de situation, Alice y était parfaitement étrangère. Elle eût un mouvement de recul avant de s’avancer, méfiante, vers l’intérieur du manoir. Il y avait un monde affolant, on y croisait toute l’école, même des anciens. Ce type-là, Tristan, devait être un sacré charmeur pour connaître autant de monde. Ils traversèrent plusieurs pièces où cadavre de bière, de bouteille jonchaient le sol et les meubles. Au plafond, de multiples banderoles décorait l’endroit, le sol collait, la fumée de cigarette embaumait l’espace. Que de petites lumières tamisées éclairait le passage à travers les corps, dansants et riants, de la soirée. Evan était devant, tenant par la main Alice qui, le regard attentif, observait chaque action.

Ils finirent par arriver vers les cuisines. C’était un endroit de prédilection pour commencer une soirée conclut Alice vu que la musique y était moins forte, les bouteilles presques pleines, et que l’on y était plus posé pour discuter et se mettre dans le bain. Les amis d’Evan s’étaient déjà affairés à remplir des gobelets rouges par plusieurs mélanges. Ils demandèrent à Evan ce qu’il désirait, puis Charles se rapprocha d’Alice, deux bouteilles à la main.

    - Plutôt Rhum ou Vodka, Alice ?
    - Je… heu, je sais pas. Tu me conseilles quoi ?
    - La Vodka c’est moins salaud que le rhum à mon goût. Enfin, tu peux bine tester les deux si tu veux. Tiens, c’est mon verre, c’est du rhum. Essaye.


Il porte lui-même le verre aux lèvres de la Serdaigle, se rapprochant d’elle par la même occasion. Elle stressait intérieurement mais prit une large gorgée de brevage. Surprise par le goût, elle toussa plusieurs secondes, entre deux rires.

    - Comment vous faîtes pour avaler ça, sans rire ?
    - Haha ! Tu t’habitueras, tu verras. Alors, plutôt Vodka je suppose ?


Elle acquiesça avant qu’il ne lui serve un verre qu’il prit soin de ne pas trop charger. Il lui donna en main propre. Elle se rapprocha du petit groupe qui s’était formé près du four où Max faisait rire l’assemblée en racontant ses péripéties d’été. Il avait, vraisemblablement, suivi son père en Espagne où ce dernier avait été affecté pour une étude poussée des religions en Europe Moldu. L’humour de Max était amusant. Alice y voyait bien plus que de la pitrerie. Sous ses airs de clown, qui faisait rire par les imitations et les réflexions parfois débiles, gardant continuellement son sérieux, comme si tout ceci n’avait absolument rien de drôle, il montrait un humour bien plus fin qu’il n’y paraissait. Il avait cette capacité folle de synthétiser l’action et de la rendre amusante en quelques mots. C’était un véritable spectacle qu’il s’offrait, tout le petit groupe riait : même Alice.

    - Donc, forcément, quand le mec bégaye devant moi, j’hésite pas. Je fonce. « Et sinon, l’orthophoniste, il est confiant ou il t’a refilé huit séances ? ». Ah putain, je me suis jamais pris une droite aussi rapidement les gars.


Charles pleurait de rire en face d’Alice, qui, elle aussi, peinait à rester de marbre. D’ailleurs, ce petit moment lui avait permis de se dérider. Elle se laissait aller et gagnait en confiance au milieu du petit groupe qui, finalement, n’avait rien de terrible.
C’est à ce moment que l’hôte de la soirée débarqua. Flanqué de ses trois amis, tous anciens joueurs de l’équipe de leur maison à Poudlard, il vint saluer le groupe. D’abord Evan qui semblait être un peu le leader de l’assemblée, puis chacun séparément. Tristan semblait être un jeune homme amusant, mais d’une autre façon. Le genre d’humour sarcastique, un peu moqueur. Un autre type d’homme, somme toute. Il tomba sur Alice, intrigué.

    - Alice Rosier ? Dans une soirée ? Enchantée de faire enfin ta connaissance en bonne et due forme. La bibliothèque est à l’étage… si jamais.
    - Marrant que tu saches où elle est, alors que tu n’y mets jamais les pieds, non ?


Si Alice était une personne calme et discrète, elle n’appréciait pas qu’on se foute ouvertement de sa gueule. Elle répliquait souvent sans s’en rendre compte un peu froidement, en taclant précisément là où ça faisait mal. Un talent probablement hérité de son grand père. Tristan semblait un peu piqué au vif.

    - Tiens un peu ta cousine, Evan, elle se sent pousser des ailes. Qui veut fumer ? Max ? Charles ? Evan ?


On n’en proposa pas à Alice qui s’écarta doucement du groupe pour explorer la soirée. Maintenant qu’elle y était, autant en découvrir tous les secrets. Et alors qu’ils étaient tous affairés à se défoncer la tête, elle arpentait, verre à la main, chaque salle de la soirée.
Elle fut rattrapée par Charles, qui, la prenant par la main, l’obligea à se retourner.

    - T’occupes pas de Tristan, c’est juste un con.
    - Pourtant vous semblez tous être un peu à sa botte, ici.
    - Non. Non je te jure. Enfin, pas moi en tout cas.
    - Tu m’as l’air bien sûr de toi, dis moi…


Sans crier gare, il l’embrassa au milieu de la pièce. Elle se laissa surprendre. Il se retira, elle resta sans voix, l’espace de quelques instants. Merde, c’était vraiment arrivé ?









Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Serpentard ;; 6ème année

| Serpentard ;; 6ème année
avatar
Date de naissance du joueur : 16/07/2000
Âge du joueur : 17
Arrivé sur Poudnoir : 29/06/2016
Parchemins postés : 134



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 7PV
Evan F. Rosier


MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice Jeu 31 Aoû - 0:16

En entrant dans l'immeuble, Evan sentit son coeur s'emballer, sa respiration se faire plus profonde, ses membres devenir plus fébriles. C'était comme si l'adrénaline montait en lui, comme s'il s'apprêtait à entrer sur le terrain de Quidditch pour jouer un match. Bon, ce n'était pas aussi puissant, comme sensation, mais ça se valait presque. Une bonne fête, avec de la bonne musique, des boissons fraîches, des amis, des bonnes tranches de rigolade, il n'y avait pas mieux. Bien sûr, le lendemain pouvait parfois être difficile suivant la façon dont se terminait la soirée, mais ça ne pouvait pas gâcher tout ce qui s'était passé. Alors Evan avait hâte. Et, pour une fois, Alice serait là aussi. Bon, il devait avouer qu'il allait passer plus de temps à veiller sur elle qu'à faire quoi que ce soit d'autre, mais il était heureux de l'avoir à ses côtés. Il la poussait toujours à s'ouvrir aux autres, voilà donc l'occasion rêvée. Enfin, le Serpentard espérait juste qu'il n'y aurait pas de crétins qui tenteraient de faire un peu trop les malins devant sa cousine. Evan n'était pas un tendre quand il s'y mettait, et encore moins après un ou deux verres.

Une fois les marches montées, Evan fit un clin d'oeil à Alice et ouvrit la porte de l'appartement. Immédiatement, la musique rugit dans le couloir, l'odeur d'alcool et de tabac se répandit autour d'eux. Posant une main apaisante sur l'épaule de sa cousine, le Serpentard s'avança alors dans l'antre de la fête. Il connaissait presque tout le monde ici, et il saluait une personne toute les demi-secondes. Il en évitait certaines autres, aussi, comme cette fille, là-bas, sur le sofa, Lonny Finich, une de ses ex qui n'appréciait de toute évidence pas la rupture, et qui passait son temps à lui pleurnicher dessus dès qu'elle le voyait. Mais à part ces légers détails, il était aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau. Ils avancèrent alors à travers la foule, saluant toutes les personnes qu'ils croisaient. Tristant connaissait du monde, mais Evan en connaissait tout autant que lui. Alors le temps de traverser toutes les pièces, le jeune homme avait salué les trois-quart des personnes présentes. Le tout en ne lâchant pas la main d'Alice, qu'il ne souhaitait pas perdre dans cette marée humaine.

Ils arrivèrent finalement aux cuisines, et Evan salua les dernières personnes, avant que quelqu'un ne lui demande ce qu'il voulait boire.

- On va commencer doucement, déclara le Serpentard avec un sourire moqueur. Vodka, avec ce que tu veux.

Du coin de l'oeil, Evan vit Charles servir Alice. Il fronça alors immédiatement les sourcils en le voyant porter son propre verre aux lèvres de sa cousine. Charle était un bon ami, mais Evan avait ce côté surprotecteur qui passait bien avant toute forme d'amitié. Mieux valait pour son "pote" qu'il ne s'approche pas trop d'Alice...

- Hé, Charle, t'y vas mollo, pigé ? s'exclama Evan, en récupérant son propre verre et en avalant une gorgée.

Décidant de ne pas non plus se montrer trop envahissant, le jeune homme laissa sa cousine gérer et se tourna vers Max, qui faisait le pitre, assis sur le comptoir, en tailleur, une bière à la main. Alice n'était pas quelqu'un qui perdait le contrôle facilement, et Evan savait qu'elle saurait se faire respecter s'il le fallait. Elle l'avait déjà prouvé un peu plus tôt, alors le Serpentard ne doutait pas un instant que des verres allaient voler si jamais un des guignols de la soirée tentait quoi que ce soit à son encontre.

Ecoutant Max faire son récit de son voyage en Espagne, Evan riait de bon coeur aux blagues de son ami. Il ne réfléchissait plus à rien. Son esprit était libre, il ne pensait plus à tout ce qu'il devrait faire plus tard, à toutes ces questions d'avenir, de décisions, et bla, bla, bla. Non, il n'y avait plus rien de tout ça, juste sa bande de pote, son verre dans sa main, et la musique dans la pièce. Tout était parfait, tout tournait rond, et Evan ne voyait pas plus loin que la fin de son verre. C'était ça, qu'il aimait : vivre le moment présent et ne s'inquiéter de rien. Profiter de ce que la vie avait à offrir, et juste lâcher tout le reste. Et cela semblait commencer à faire effet sur Alice, qui semblait se détendre de plus en plus au milieu de ce petit groupe. Evan était content de voir ça. Il fallait bien qu'elle lâche prise, elle aussi, bien plus que lui, même. La pauvre vivait avec Chap. Si ce n'était pas une raison suffisante pour décrocher de temps en temps, le Serpentard ne comprenait plus rien du tout.

- Hey, Evan ! s'exclama soudain la voix de l'hôte qui accueillait tout ce beau monde.
- Tristant ! Comment ça va ? demanda le jeune homme, poussant un peu sur sa voix pour couvrir le niveau sonore, qui venait d'augmenter avec l'arrivée des quatre gaillards dans ce petit espace réduit. Encore une fois, t'as pensé à tout, hein ?
- Comme toujours !

Et puis Tristant tomba sur Alice. Evan ne put s'empêcher d'éclater de rire en voyant sa cousine répliquer lorsque son ami tenta de la provoquer. Oui, définitivement, Alice savait mordre quand il le fallait, et ça le faisait toujours autant marrer de voir la tête des gens quand ils se rendaient compte que, non, la petite Rosier n'était pas juste un rat de bibliothèque aussi froide qu'une porte de prison. C'était un spectacle dont il ne se lassait pas.

- Allez, lâche-la Tristan, de l'air, déclara finalement Evan, avant que son ami ne se tourne vers lui, lui conseillant de la tenir un peu. Bah vas-y, je t'en pris, essaye pour voir. Je te regarde faire, mais tu m'en voudras pas si tu te retrouves dans une sale position après, hein ? Ouai, vas-y, envoie une clope au lieu de balancer des conneries, ricana Evan, tirant une cigarette du paquet que lui tendit Tristan.

Il n'avait jamais fumé devant Alice, mais cela ne fit pas immédiatement "tilt" dans sa tête. Il alluma tranquillement sa cigarette, tout en blaguant avec les gars, l'air de rien.

- N'empêche, si je m'attendais à ce que tu ramènes ta cousine, Rosier... ricana Tristan au bout d'un moment. T'as fait quoi, tu l'as menacé de cramer ses bouquins, ou quoi ?
- Fais gaffe à ce que tu dis, Tris... T'as pas envie de subir les foudres de ma cousine, je t'assure, et encore moins les miennes, répliqua Evan, un sourire au coin des lèvres, la cigarette à la main.
- Oui, enfin, pour subir les foudres d'Alice, il faudrait déjà qu'elle soit dans le coin, ajouta innocemment l'hôte de la soirée, l'air de rien.

Evan regarda à sa gauche, là où était Alice, il n'y avait pas cinq minutes. Disparue. Il regarda à droite, à gauche, fit le tour de la pièce des yeux, mais ne la trouva pas. Merde, c'était chiant ça... Elle était peut-être partie se balader dans les différentes pièces, mais cet appartement était un vrai gruyère, pas sûr qu'elle parvienne à les retrouver. Et, pour une première soirée, Evan ne pouvait pas laisser sa cousine seule. Pas qu'Alice ne soit pas capable de rencontrer des gens, mais bon, il préférait être là, pour que des scènes du genre de celle avec Tristan un peu plus tôt ne se reproduisent pas. Et puis, il y avait beaucoup trop d'ex à Evan qui connaissaient de loin sa cousine dans les parages, ce n'était pas une bonne idée, elles pourraient venir se déchainer sur elle, et ça allait finir par lui retomber dessus.

- Je reviens.
- Tu joues à la nounou, ou ça se passe comment, Evan ? demanda Tristan, un rire dans la voix, tandis que le jeune homme s'éloignait sans lui accorder un regard.

Evan traversa plusieurs pièces laborieusement, surveillant son verre et sa cigarette, et prenant bien garde à vider le premier aussi, hein, il était pas venu pour enfiler des perles. Il commençait à se dire qu'Alice avait dû retourner auprès du groupe, quand finalement il la repéra, un peu plus loin dans la pièce, en compagnie de Charle. Et puis, soudain, alors que le Serpentard s'avançait vers eux, Charle se pencha vers Alice, et là... Le sang d'Evan ne fit qu'un tour. D'un coup, la colère monta en lui, et il vit rouge, avec une furieuse envie de meurtre envers son "pote". Il franchit les mètres restant en quelques secondes et, d'un geste vif, choppa Charle par le col et le plaqua contre le mur derrière lui, assez fort pour lui faire se cogner la tête contre la cloison.

- Qu'est-ce que tu fiches toi ?! demanda-t-il d'un air soudain bien plus froid qu'en début de soirée, la mâchoire crispée, attirant quelques regards vers eux. T'as cru que c'était une de tes greluches ou quoi ?! De quel droit est-ce que tu poses tes sales pattes sur elle, espèce de... !
- Ça va Evan, c'était rien qu...

La prise d'Evan se raffermit sur le col de Charle, et se dernier leva les mains en signe d'apaisement, arrêtant de parler. Et là, franchement, Evan hésitait entre lui coller son poing dans la figure ou laisser couler. Il penchait plus pour la première option. Son poing se serra. Non. Non, Evan, du calme, laisse couler. Ok, ce petit con se croit tout permis, il a... Putain, ce con a embrassé ta cousine, la faisant passer pour une de ses connasses, mais du calme, tout va bien, tu gères. Tu gères...

- Hé, ça va, calme-toi ! J'ai juste..., tenta Charle.
- Ferme-la, sérieusement ! s'exclama Evan, avant de le relâcher brutalement, le faisant une nouvelle fois se cogner contre le mur. Allez, dégage, va voir ailleur si elle y est !

Le jeune homme se tourna ensuite vers sa cousine et soupira, le sang battant toujours à ses temps. Il se tourna vers ceux qui les dévisageaient.

- De l'air ! s'écria-t-il en les foudroyant du regard.

La fête repris comme si de rien était.

- Je suis désolé Alice. Ça aurait pas dû arriver, soupira-t-il. Charle est vraiment con quand il s'y met, putain, j'aurais dû faire gaffe à ce petit branleur, siffla Evan, toujours énervé.

Il ne comptait plus lâcher sa cousine d'une semelle. Avec tous les vautours qui trainaient autour, c'était une très mauvaise idée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice

Revenir en haut Aller en bas

Réviser ! Non mais quelle idée ! || Alice

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Londres

 :: Londres Magique :: Chemin de Traverse
-