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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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La guerre des roses aura-t-elle lieu ? || Rosier(s)

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    | Serpentard ;; 6ème année

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Evan F. Rosier


MessageSujet: Re: La guerre des roses aura-t-elle lieu ? || Rosier(s) Mer 24 Aoû - 19:59

Ahlala... L'ambiance chaleureuse des repas de famille... Incomparable. Surtout chez les Rosier. Bon sang, Evan aurait donné n'importe quoi pour ne pas être ici ce soir. Mais il était là, malheureusement, et il devait supporter cette ambiance pourrie jusqu'à ce que le repas se termine. Il n'avait pas d'autres choix. Son père ne lui en avait pas laissé. Comme Chapman ne voulait pas lui en laisser. Mais si personne ne voulait lui laisser le choix, qu'importe. Lui non plus ne le laisserait pas. Ce n'était un secret pour personne  chez les Rosier : Evan appartenait davantage au côté Rowle de la famille. Sa mère y avait veillé. Son oncle y veillait également. Evan n'avait jamais vraiment eu l'impression d'être à sa place parmi les Rosier. Il avait l'impression d'être une pièce rattachée.De ne pas vraiment faire partie de la descendance de Chapman. Alors voir ce dernier tenter de diriger sa vie l'agaçait au plus haut point. Que sa mère tente de l'orienter, s'oppose à certains de ses choix ou en approuve d'autres; pour lui, c'était normal, et il acceptait son autorité. Mais Chapman, son père, et les Rosier en général... Non, il n'avait même pas l'impression de faire partie de leur famille, dont il portait pourtant le nom. Il n'y avait qu'Alice qui parvenait parfois à lui parler de tout ça, de Chapman et de ce qu'il pensait, de sa façon de voir les choses. Mais ce genre de discussion tournait rapidement court car Evan ne voyait alors que l'influence qu'il jugeait néfaste de Chapman. Et ça le mettait en colère, ça l'irritait. A ses yeux, Alice aurait mérité autre chose. Elle se mettait en quatre pour rendre fière ce vieil homme acerbe et détestable. Elle se battait, toute seule, pour du vent. Certes, elle obtiendrait des résultats. L'avenir d'Alice s'annonçait brillant. Mais elle ne vivait pas. Du moins, c'était l'impression qu'avait Evan.

Remonté contre le vieillard, Evan força néanmoins un sourire froid sur ses lèvres quand il répondit.

- Je souhaite étudier à l'étranger parce que c'est dans mon intérêt, et parce que je le peux. Et puis, même vous, vous ne pouvez dénigrer le niveau élevé des écoles que j'ai citées, ajouta-t-il.

S'il avait dû dire ce qu'il pensait, il aurait répondu que les deux raisons étaient bonnes. Mais il n'avait pas besoin de le dire à haute voix. Chapman savait très bien. Entre lui et Evan, il n'y avait aucune affection, rien du tout. Cela n'empêchait pourtant pas le vieux de savoir exactement ce que pensait le jeune homme. Ou du moins, une partie. Evan n'avait jamais réellement caché son aversion pour Chap. Le simple fait qu'il soit absent à la plupart des repas témoignait d'une volonté de rébellion, d'une certaine aversion donc. Et puis, l'influence de sa mère sur Evan était clairement visible. C'était la seule à qui il accordait du crédit à ses paroles. Pour les autres... Bah, les autres, c'était les Rosiers, et son avis était déjà net sur chacun d'entre eux. Alors il n'y avait plus à tortiller. Evan était têtu et avant qu'on puisse le faire changer d'avis, il allait falloir un bon nombre d'arguments, et de poids, s'il vous plait !

Lorsqu'Adrian explosa, Evan écouta attentivement ce qu'il dit. Il comprenait le discours de son cousin. Mieux, il compatissait. Son père lui avait souvent dit qu'il ressemblait à son cousin. Alice parfois, également. Puis il le voyait dans le regard que Chap portait parfois sur lui : c'était presque le même qu'il accordait à Adrian. Pourtant, ils n'avaient jamais eu de réels contacts. Et là, d'un coup, Evan réalisait qu'il adhérait aux paroles d'Adrian. Ce qu'il disait était plus un concentré d'amertume et de déception, de colère également, mais Evan comprenait. Adrian n'en pouvait plus. Il avait essayé, mais Chapman était un mur contre lequel on se heurtait durement dès qu'on essayait de s'y confronter.

La réponse du vieux fut tranchante et nette et Evan trouva immédiatement à redire à ses paroles. Ils voulaient choisir. Oui ! Bien sûr qu'ils voulaient choisir ! Chapman ne pensait tout de même pas diriger leur vie à tous ! Il disait à Adrian de décider ! Mais de décider selon ses choix à lui, pas selon ceux d'Adrian ! Il voulait être fier ! Il voulait le prestige, l'honneur ! Pas pour eux ! Pour lui ! Ce n'était qu'une question d'apparence ! C'était de l'hypocrisie. Et Evan détestait ça.

Emporté par un soudain élan de solidarité envers son cousin, Evan ouvrit la bouche pour parler, mais son père posa sa main sur son bras et le lui serra pour le rappeler à l'ordre.

- Evan ! siffla-t-il doucement. Reste à ta place.
- Que je reste à ma place ? Tu crois que je vais t'écouter ?

Evan afficha un sourire froid.

- Le rôle de père, ça te va pas. L'autorité, c'est pas pour toi.

Malheureusement, son tour était passé. Morgan s'emportait déjà contre son frère. Là, par contre, Evan ne put rien répliquer. Les premières paroles de Morgan firent dériver son regard vers Alice. Elle semblait peinée. Evan se doutait bien que cela ne devait pas être simple pour elle. Lui, il était complètement étranger à cette famille. Le soir, il rentrait chez lui, et c'était terminé, jusqu'à la prochaine rencontre. Elle, en revanche, elle restait, elle supportait, elle subissait. Un éclair de colère froide traversa Evan qui serra la mâchoire et les poings. En fait, si, il détestait cette famille. pas tout les membres mis à part, mais la famille dans sa globalité. Les Rosiers... Ah elle était belle la rose ! Mais ses épines étaient très certainement empoisonnées, chacune à sa façon.

Finalement, Alice se leva en s'excusant et disparut, sûrement dans une salle de bain, ou peut-être dans sa chambre. Evan hésita un instant à la rejoindre, mais il préféra la laisser se calmer. Il profita alors du moment de calme pour prendre la parole.

- C'est chouette les repas en famille, siffla-t-il en portant son verre à ses lèvres.
- Evan... tenta son père en fronçant les sourcils, l'air à la fois inquiet et irrité.
- Quoi ? riposta aussitôt Evan, agressif. Tu vas encore me dire de me taire ? A quoi ça sert ? Tout le monde sait ce que je pense ici, n'est-ce pas ? demanda-t-il en lançant un regard à Adrian, puis à Morgan, pour finir par Chap. Sérieusement... souffla-t-il avec un sourire moqueur. Ah, elle est belle la famille Rosier. Pff... N'importe quoi, c'est que du vent ! De toute façon, on pourra faire ce qu'on veut, ce sera jamais assez bien, n'est-ce pas Chap ?

Il jouait clairement avec le feu. Ce qu'il faisait, c'était risque, mais vraiment. Plus que ce qu'il avait pu faire jusqu'à maintenant. Son coeur battait à tout rompre dans sa cage thoracique. Il avait l'impression qu'on lui injectait de l'adrénaline directement dans les veines. Mais il n'avait pas envie de se taire. Pourquoi est-ce qu'il parlait ce soir ? Aucune idée. Mais maintenant qu'il était lancé...

- Cette famille tient pas la route, poursuivit-il. Pas étonnant que tout le monde se tire. Franchement, qui aurait envie de rester quand on voit ce que donne ces charmants repas de famille ? demanda-t-il en affichant un sourire à la fois moqueur et amer.

Il se tut après ça. Il en avait déjà beaucoup dit. La réponse du Padre n'allait pas tarder à se faire entendre, cinglante. Il s'en fichait. Il allait s'énerver, c'était sûr, mais il avait l'habitude des réflexions de Chapman et, à part le faire le détester davantage, elles n'avaient pas énormément d'impacte sur lui. De toute façon, il n'était pas considéré comme un Rosier. Alors bon, qu'importe...
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MessageSujet: Re: La guerre des roses aura-t-elle lieu ? || Rosier(s) Jeu 25 Aoû - 12:05


La colère aveugle qui l'habitait ne parvenait pas à se dissiper, pas plus que la tristesse. Mais Adrian était également épuisé. Il luttait depuis tellement d'années pour obtenir des miettes de reconnaissances que la révélation qu'il n'en aurait jamais le laissait comme k-o. Bien sur, c'était une évidence, et peut-être que d'une certaine façon il savait depuis des années que Chapman finirait par agir comme ça avec lui. Ce n'est pas une surprise, à vrai dire : il a toujours été comme ça. Et il n'est pas prêt de changer. Non, le seul signal de changement ne pouvait que venir d'Adrian lui-même. Et il ne savait pas, maintenant qu'il avait parlé, ce qu'il allait faire. Il était toujours debout, prêt à partir, un peu dans l'expectative. Rester ou partir ? Subir ou affronter ? Oh Salazar, moi, je ne voulais pas en arriver là, ce n'est pas ma faute. Il avait tout autant envie de casser la gueule de Chapman que de pleurer de tristesse d'en être rendu à faire ça, à devoir choisir ainsi, que de supplier son pardon. Car c'était cela le plus terrible : le conditionnement imposé par son grand-père était tel que même maintenant, à cet instant, Adrian doutait de lui-même et voulait que son grand-père lui témoigne un instant d'attention. Parce que toujours, toujours, il avait fait ce qu'il avait pu. Et s'il était en colère, c'était que l'injustice, qui s'exprimait autant envers lui qu'envers les membres de la famille,  du padre le révoltait jusqu'au plus profond de lui-même. Paradoxe étrange, ce sens aigu de la morale et de la justice lui venait probablement autant de sa mère que de Chapman lui même – ce qu'il n'aurait pas compris.

A vrai dire, il ne savait définitivement pas quoi faire. Son cerveau devait être en train d'essayer de le tuer. Partir, comme Chapman, c'était définitif. C'était renoncer à toute une vie d'efforts passées à essayer de plaire à son grand-père, à être digne de son père. Et tu sais que tu peux l'être, si tu restes. Si seulement on me donnait...rien, rien absolument rien, sinon un peu de confiance, sinon un peu d'affection. Mais Adrian savait bien que ce genre de choses ne se trouvait pas plus dans la mentalité de son père, expérimentée durant des années lorsque ce dernier était vivant, que chez Chapman. Mais il y avait aussi la fierté, celle de vouloir prouver qu'il avait raison depuis le début, qu'il était capable de faire aussi bien – voire mieux – que son grand-père. Mais tu ne le feras jamais changer d'avis. Ce sera humiliation sur humiliation. Comme toujours. Ça le rendait dingue, aussi dingue que triste ou en colère.

Mais il y avait Morgan et Alice, et puis même Evan et l'oncle Donovan, il y avait les gens normaux de la famille, ceux qui l'aimaient ou qu'il aimait lui. Il connaissait la colère de Morgan, sa volonté de s'en sortir. Ils méritent mieux que ça, ils méritent qu'un jour le vieux meure et qu'un chef de famille plus ouvert leur fiche la paix. Et c'était pour ça que j'étais là. C'était autant pour les protéger eux que parce qu'il voulait obtenir la reconnaissance de Chapman qu'il restait. Parce que le vieux avait une influence néfaste sur tout ce qu'il touchait, tous les gens qu'il fréquentait. Il en fournissait encore une fois l'illustration ce soir. Il se tourna de nouveau vers Morgan. La colère de son frère était presque plus pénible à supporter que celle de son grand-père. Il aurait préféré avoir Morgan de son coté, ce soir.

« Arrête moi ça tout de suite. La colère, ça te va pas, frangin. »
Il soupira. « Ce n'est pas contre vous, juste contre lui. Je vais te dire, ce qu'il veut faire : nous monter les uns contre les autres. Et tu sais pourquoi ? Pour qu'on se bouffe entre nous, et que celui qui reste, celui qui acceptera le plus de sacrifices, celui qui cognera le plus fort sur le reste de la famille, celui qui obéira à ses quatre volontés, nous écrase tous et lui succède. Oui, il veut nous monter les uns contre les autres, et qu'on se haïsse. Sauf que son plan a tellement bien marché que maintenant, il a réussi à nous monter contre lui. »

Ce qui ne paraissait faire ni chaud ni froid à Chapman, qui continua dans l'humiliation la plus totale. Et soudainement, Adrian réalisa. C'est la décision la plus importante de ta vie : partir ce soir ou vivre et mourir comme ça. Car il avait bien compris, lui aussi, que s'il partait, c'était fini. Mais qu'est-ce que ça change, au fond ? Parce que après tout, j'ai toujours été le renégat, le nul de la famille. Que je parte ou je reste, c'est pareil. Il savait pourtant qu'il n'était pas tout seul, qu'au vu de ce que disait Evan, ils étaient plus ou moins d'accord. Mais c'était insupportable d'horreur. Il n'en pouvait tout simplement plus. Il resta sans voix devant le discours de Chapman, comprenant à peine ce qu'il disait. Il entendit à peine Alice lui dire de rester, partir, et revenir. A peine Evan râler, et Donovan le retenir.

« Tu ne penses pas ce que tu dis. »
Il eut un mouvement de recul, une expression horrifiée sur la figure, face au vieux mangemort. « Par Salazar, si. C'est ce que tu penses. » Le rire qu'il eut ressemblait plus à un sanglot. « Rien fait par nous même ? Si. Essayer de te plaire. Toute notre vie. De notre mieux. D'être digne de toi. Sans jamais un mot de reconnaissance. Et je sais maintenant qu'on en obtiendra jamais. Alors voilà, Chapman. Le gamin pleurnichard et alcoolique s'en va. C'est terminé. » Son regard se fit dur. Un instant, il fut réellement le portrait vivant de son père, la même dureté métallique apparut dans sa voix : « Mais souviens toi bien que tout ça, c'est entièrement ta faute. »

Il lui avait dit de décider. Très bien. Il décidait. Morgan était toujours debout, à côté de lui. En le regardant, Adrian aperçut qu'il pleurait.

« Putain, Ady, rassieds toi, je te jure, arrête de déconner, pour une fois dans ta vie, arrête ça, ce n'est pas trop tard, on peut trouver une solution...

- Désolé frangin, c'est toi le frère intelligent. »
Pris d'une inspiration soudaine, il le serra dans ses bras. « Je peux pas faire autrement. Je peux plus, Morgan, je peux plus. » Il lui flanqua une bourrade amicale : « Allez, assis, toi. Prends soin de toi, mon vieux.  C'est pas fini. » Pas encore, mais ça ne saurait tarder. Adrian adressa ensuite un sourire étonnamment joyeux et sincère à son cousin : « C'est ta famille autant que la sienne. Et on sera là si t'en as besoin. » Il désigna Chapman, résolu à ne plus jamais lui adresser la parole, puis il serra la main du fils de Donovan. «  Te laisse pas faire, Evan. Te laisse pas faire. »

Il se tourna vers Alice, et un instant, eut envie de renoncer. Mais c'était trop tard. En avant, il était en avant. Il avait passé un point de non retour, et tout ce qu'il pouvait faire, c'était avancer.  Il l'embrassa sur le front.

« Je peux pas rester. Pas cette fois, désolé, Alice. Je te demande pardon, pour toute la peine que je t'ai fait, et toute celle que je risque de te faire encore. Je sais que tu vas m'en vouloir, mais je te jure qu'un jour tu comprendras. »
Il pleurait, lui aussi, maintenant. « Et je te jure qu'un jour je te sortirai de là, tu verras. Tout ira bien. »

Et ce fut sur ces derniers mots qu'Adrian quitta le manoir Rosier. Il s'arrêta à quelques mètres, dans la rue, et alluma une cigarette. Puis il éclata d'un rire sans joie aucune, avant d'allumer une cigarette et de reprendre sa route. Libre ! Il était enfin libre. Mais à quel prix ? Ne plus être héritier de Chapman, ne plus jamais le revoir ? Il réalisa soudainement qu'il n'y accordait plus aucune importance. Qu'il allait enfin pouvoir faire ce qu'il voulait, se reprendre.

Tu es toujours mangemort. Oh. Oui. C'est vrai...il n'était toujours pas plus à l'aise avec cette condition ci. Mais il se sentait d'un coup plus léger tout de même. Il avait perdu une malédiction sur deux, et ce n'était déjà pas si mal.  En revanche, il savait également que se faire pardonner de sa fratrie serait une quête de longue haleine. Il réussirait. Je ne resterai pas tout seul. Je ne veux pas. Cette pensée angoissée le poussa à dévier de son chemin initial, celui de son appartement, et à entrer dans un hôtel chic et luxueux du chemin de Traverse. Il se dirigea droit vers le réceptionniste, et lança d'une voix claire :

« Bonsoir. Je voudrais savoir si madame Kathryn Prewett est là.

- Certainement, monsieur Rosier. » Sa mère était une habituée de l’hôtel, et tous y connaissait son fils. « Je crois qu'elle est sortie dîner au Sabot de Bacchus, cependant. Voulez vous que je lui transmette un message là-bas ?
- Dites lui que je la rejoins là-bas. »

Et sans attendre la réponse, Adrian sortit de l'hotel. Les hommes, réalisa-t-il, n'avaient pas besoin de richesses ni d'être les héritiers d'une quelconque famille aux traditions archaïques. Non, cracha-t-il soudainement, les hommes avaient besoin d'amitié. Et lui, ce soir, n'avaient plus tant d'amis que ça, sinon sa mère, n'en déplaise à la bonne morale de cette famille qui avait failli le détruire.

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MessageSujet: Re: La guerre des roses aura-t-elle lieu ? || Rosier(s) Jeu 25 Aoû - 15:08


Il n'y avait pas de place pour la remise en question dans l'esprit aigri et solitaire de Chapman Rosier. Bien que d'une intelligence fine et stratège, il ne réalisait pas que toutes ses décisions étaient la cause du désastre qui se déroulait sous ses yeux. Il refusait simplement de faire le moindre compromis avec quiconque, que ce soit sa famille ou le reste du monde. De plus, il estimait ne pas demander grand chose. Simplement, cette chose était radicalement impossible. Il voulait, au minimum, pour lui succéder, quelqu'un du niveau de son fils, Evan, ou du niveau de son père. Mais cela n'existerait pas, jamais. Les morts ne revenaient pas à la vie, et il avait eu beau essayer de formater les vivants, c'était un échec. Mais il n'allait pas l'admettre, ni s'avouer vaincu. Pour l'instant, il était encore vivant, et il ne laisserait personne ruiner l’œuvre de toute une vie, et l’œuvre de toute la vie de ses ancêtres avant lui.

Il était calme. Ni en colère, ni affecté. Chapman Rosier était un animal à sang froid. Il était facilement déçu, facilement méprisant, mais rarement colérique. La colère, la passion, l'emportement, étaient pour les faibles d'esprits qui oubliaient que réfléchir était la meilleur voie pour se sortir de toutes les situations. C'était ce qu'il reprochait aux Prewett. Reprochait à Adrian. Reprochait à Evan. Il les aurait tous deux défendus contre le reste du monde s'ils en avaient eu besoin, car la famille était sacré pour lui, mais ils étaient agaçants. Le vieux mangemort estimait réellement qu'il avait fait du mieux possible pour tous ses petits enfants et pour tous ses enfants. Ils n'avaient après tout jamais manqué de rien. De quoi avaient-ils à se plaindre ? Ils avaient tout, un toit, la richesse, un nom, des privilèges, et ils trouvaient le moyen de se vautrer dans la fange, d'avoir des états d'âme et de lui répondre. Les émotions étaient étrangères à Chapman. S'il entendait Adrian, s'il écoutait Morgan élever la voix, tout cela lui passait complètement au-dessus. Il était incapable de comprendre les reproches qu'on lui adressait, puisqu'il ne comprenait pas l'utilité de ce que Adrian prétendait manquer.

Alors il laissa dire. Pourquoi aurait-il répliqué ? Il ne comprenait pas où son petit-fils voulait en venir. Il exigeait des choses impossibles et non méritées. Et Adrian ne comprenait pas. Ils n'avaient rien à faire pour lui, tout pour eux, et lui n'était là que pour pointer qu'ils ne donnaient pas le meilleur d'eux-mêmes. Ils étaient les Rosiers, qu'ils le veuillent ou pas, ce n'était pas une question de plaire ou de ne pas plaire, mais d'être loyaux à eux mêmes et à leur nom. Et, s'ils ne comprenaient pas ça, ils n'étaient pas digne d'en être. Adrian le premier, qui malgré des capacités intéressantes, ne semblait pas avoir le courage pour les assumer. Il ne pouvait pas supporter qu'un geignard lui succède et qu'il ne mesure pas la chance qu'il avait. Chapman ne voyait pas la cause du malaise de son petit-fils, qui au mieux, exagérait beaucoup, au pire, simulait. Il était faible d'esprit, et affecté par peu de choses : est-ce que lui, par exemple, s'était écroulé à la mort de sa femme ou de son fils ? Non, certainement pas. Adrian passait sa vie à pleurnicher pour un manque quelconque de reconnaissance : mais le vieux mangemort estimait qu'il n'était pas là pour ça. Il était simplement là pour lui donner toutes les clés pour saisir sa chance et devenir son égal, mais s'il refusait de faire des efforts, alors il ne s'acharnerait pas. C'était peine perdue depuis longtemps. Et d'une certaine manière, qu'Adrian soit parti l'arrangeait. Il avait à présent le champ libre pour choisir un héritier plus compétent.

Qui, ceci étant ? Evan ? Il venait en un instant de finir de se discréditer en essayant de faire de même qu'Adrian. Alice ? Elle était celle qui avait le mieux assimilé son enseignement, sa pensée. Elle était malheureusement également une femme. Morgan, alors ? Il manquait cruellement de caractère, mais était manipulable et pouvait être utile. Il réfléchissait à cela en silence, ignorant les adieux de son petit fils à sa famille, ayant approuvé distraitement la demande d'Alice de sortir de table et à peine noté son retour. La crise que traversait la famille lui paraissait lointaine, ne le concernant presque pas. Le départ d'Adrian ne provoqua chez lui que de l'indifférence. Cependant, Donovan semblait décider à s'inquiéter pour son neveu et commença à élever la voix pour le retenir  : il se leva et alla jusqu'à la porte, puis revint :

« Il est parti, père. Ou est-ce qu'il a bien pu aller ? Vous pensez qu'il va revenir ? »

Chapman se tourna vers son fils sans montrer plus de colère ou de sentiments que cela :

« Non, je ne pense pas. Il est sans doute parti voir sa mère, ou une femme quelconque, ou boire comme le soudard qu'il est. Peu importe. »
Il tenait ses promesses. Il se tourna vers Evan : « Quant à toi, n'essaye pas de faire comme lui. Tu n'en as ni le panache, ni l'excuse d'être un orphelin. » Il pianota un instant sur la table, son regard sévère fixant chacun d'entre eux alternativement. « Nous reparlerons mariage. Il est temps pour chacun d'entre vous de commencer à réfléchir. De plus, il me faudra désigner un nouvel héritier. » Qui ? Morgan, Alice, ou Evan ? Le départ d'Adrian remettait quelque peu en cause la misogynie habituelle de Chapman, car il changeait tout de même la donne. Même, si curieusement, il permettait de réaliser une espérance qu'il attendait depuis des années. « Que le vouliez ou pas, vous êtes de cette famille. Que nous nous entendions ou pas, vous portez ce nom et je ferais de mon mieux pour ne pas répéter ce qui fut un échec avec vous. Si vous accordez encore un peu de prix à ce nom, un peu de prix à vos racines, alors vous vous en souviendrez, et vous vous en montrerez dignes. Et le meilleur d'entre vous me succédera. » Il fit un geste vague de la main. « Vous pouvez partir. »

Ce n'était pas une possibilité, mais un ordre, qui fut rapidement suivi, pour une fois. Chapman resta seul à la table, pendant que les domestiques faisaient disparaître le repas. Adrian était parti, et il devait choisir un autre héritier. Un qui serait digne du nom de Rosier, et qui serait prêt à apprendre sans rechigner. Un qui aurait du talent et du caractère, tout en lui obéissant. Un autre qu'il pourrait étouffer, et qui l'accepterait sans partir, et qui lui en serait même reconnaissant.

Il n'avait strictement aucun remord. Rien de tout cela n'était sa faute, après tout. Il faisait juste ce qu'il avait toujours eu l'habitude de faire, et ce qu'il attendait des autres avec exigence. Son devoir. Ni plus, ni moins.

Il n'avait tiré aucune leçon de ce qui venait de se passer.

Spoiler:
 

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