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La morale du patin || Cassidy & Niklaus

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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Jeu 4 Aoû - 12:33

Cette conversation sur le quidditch eu raison de la patience de Cassidy. Comment ces deux-là pouvaient-ils rester là, à discuter tranquillement des mérites du poste de gardien, alors que, cinq minutes plus tôt, ils étaient à deux doigts de se jeter un maléfice sournois à la face. Certes, elle voulait bien admettre que le quidditch avait la possibilité de rassembler les gens, mais là, c’était aller un peu loin, faut pas pousser la vieille McGo dans les escaliers mouvants.  Elle s’apprêtait à leur faire remarquer la stupidité et l’inconstance de leur attitude, mais lorsqu’elle ouvrit la bouche, elle fut juste capable de laisser s’échapper un très long soupir. Les garçons, vraiment…

Si Cassidy ne comprenait strictement rien aux garçons, c’était peut-être dû au fait qu’elle n’en fréquentait quasiment aucun. Malgré une attitude que beaucoup qualifiait de « garçon manqué », elle n’avait aucune répugnance à fréquenter d’autres filles, au contraire, son cercle proche était quasiment exclusivement féminin. Enfin si on exceptait Théodore, mais un oncle que l’on considère comme un grand frère ne compte pas, vraiment, comme un garçon. Elle avait bien eu quelques amis garçon, quand elle était entrée à Poudlard, mais plus elle grandissait et plus tous semblaient animé de la seule et même idée : l’entraîner dans un coin sombre. Et pour l’heure, elle ne connaissait aucun garçon qu’elle appréciait assez, comprenez qu’elle ne jugeait pas comme un crétin pervers, pour se laisser entraîner dans des coins, sombres ou non.

Elle s’attendait à ce que les deux garçons finissent par la planter là, pour s’en aller main dans la main, au magasin d’accessoire de quidditch, mais non, Niklaus changea de direction sans prévenir et décida qu’on pouvait aller boire et un verre et tout oublier autour d’une table au Trois Balais. Alors là c’était la cerise sur le chaudron, et Cassidy ne se fit pas prier pour faire remarquer aux deux garçons à quel point ils l’exaspéraient. De toute façon, il aurait été impossible pour elle de rester à coté sans leur faire remarquer qu’elle trouvait leur attitude détestable. Cassidy n’avait jamais été capable de garder ses colères en elle et adorait en faire profiter les alentours. Elle n’avait jamais compris comment d’autres pouvaient supporter d’être à côté d’idiots sans le leur faire remarquer. Après tout, comment voulez-vous qu’ils changent si vous ne leur dites jamais qu’ils se comportent comme des idiots.

« Deux gargouilles. » grommela-t-elle tandis qu’elle se dirigeait vers la papeterie.

Mais avant qu’elle n’atteigne la boutique, elle fut rattrapée par Niklaus, qui visiblement avait encore des choses à lui dire. Elle hésita un moment, devait-elle prendre la peine de lui prêter une oreille, ou simplement lui balancer un de ses célèbres sortilèges de chauve-furie ? Bon, ils étaient censés être amis, alors elle se décida à l’écouter avant, mais qu’il n’aille pas se croire à l’abri, elle se réservait le droit de tirer la première si ce qu’elle entendait ne lui plaisait pas.

Elle fut surprise d’entendre Niklaus venir s’excuser. Elle ne s’attendait absolument pas à ça. Elle pensait qu’il allait juste lui faire la morale sur sa déplorable attitude et son sale caractère. Mais non, pour une fois qu’elle faisait remarquer à quelqu’un qu’il agissait comme un imbécile, l’imbécile en question le reconnaissait, plutôt que de lui dire qu’elle était cinglée et qu’elle avait vraiment un tempérament de scroutt. C’était un changement agréable. Cassidy se radoucit un peu, et abandonna l’idée de lâcher un maléfice à la face du jeune homme.

« Oui bon, tu as été un véritable crétin, c’est bon n’en parlons plus. » Elle appréciait cet effort de sincérité de la part de Niklaus, alors elle n’allait pas l’accabler.

C’était l’une des meilleures qualités de Cassidy, elle n’était absolument pas rancunière et pardonnait rapidement à ceux qui savaient reconnaître leurs torts, et même à ceux qui ne voulaient pas les reconnaître, elle n’arrivait pas à rester réellement fâchée avec les gens.

« Je me suis énervée c’est vrai, mais tu comprends c’est vraiment lourd cette histoire de Sorcière Hebdo, et si même toi tu te mets à y croire… »

Cette ridicule affaire avait achevé de ruiner son été, et elle espérait très fortement qu’un nouveau scoop serait publié bientôt et que tout le monde oublierait cette navrante histoire. Elle en avait assez de l’attitude des gens, entre son grand-père qui faisait tout ce qu’il pouvait pour que ce faux-couple devienne réel, et l’attitude des autres filles de Poudlard. Elle n’arrivait d’ailleurs pas à savoir lesquelles étaient les pires : celles qui la félicitaient en lui disant qu’ils formaient un couple adorable, où celles qui l’accablaient de questions, cherchant à comprendre comment la bizarre Cassidy s’était retrouvée dans les bras du très populaire Evan. Son seul véritable soutien était sa grand-mère, qui s’était contenté de dire en feuilletant le magazine « C’est lui ? Il a les oreilles drôlement décollées, il devrait faire attention, les jours de grand vent. » C’était totalement gratuit, absolument méchant et c’est pour ça que ça avait autant réchauffé le cœur de Cassie.

« Je suis contente que tu m’ais ramené un cadeau, en plus c’est bientôt mon anniversaire ! » ajouta-t-elle joyeusement. « J’ai dit ça parce que j’étais énervée, c’est rien. »

Bon et ce verre alors ? Elle accepta, mais elle expliqua à Niklaus qu’elle avait besoin de passer chez Scribenpenne d’abord et qu’elle voulait passer un peu de temps toute seule, pour se calmer. Elle les rejoindrait aux Trois Balais d’ici dix minutes, aussi amicale qu’à l’accoutumé, promis. Il n’avait qu’à lui commander un bièraubeurre en attendant. Elle tourna les talons, ignorant royalement l’intervention d’Evan qui en avait profité pour se rapprocher. Mais vraiment, pour qui il se prenait celui-ci ? Elle s’énervait si elle en avait envie, et pouvait très bien se passer de ses conseils.


******


Cassidy laissa les deux garçons se débrouiller et faire leur vie pendant qu’elle faisait la sienne à la papeterie. Lorsqu’elle sortit, l’acquisition d’une nouvelle plume auto-encreuse et d’un carnet à la délicieuse odeur de parchemin neuf avait achevé de lui rendre sa bonne humeur. Et elle rejoignit le pub de Madame Rosmerta d’un pas léger.

Elle fit un détour par les toilettes avant d’aller rejoindre Evan et Nik. Tandis qu’elle se lavait les mains, une voix bien connue l’interpella.

« Cassidy ? Ça fait longtemps ! Tu es venue t’enfermer ici pour trembler et parler ta drôle de langue ? »

Mimi geignarde, alors ça, c’était pas de chance. Cassidy connaissait bien la plus morose de tous les fantômes de Poudlard. Pendant longtemps, les toilettes abandonnées du deuxième étage avait été l’endroit préféré de Cassidy lorsqu’une vision la prenait sans prévenir. C’était justement à cause de Mimi qu’elles étaient désertes la plupart du temps. Elle était particulièrement agaçante, mais elle s’était bien habituée à la présence de Cassie, allant même jusqu’à la considérer comme une amie. La jeune Gryffondor avait plutôt pitié de Mimi, et même si elle la trouvait incroyablement énervante, elle ne se moquait pas trop d’elle.

« Mimi ? Mais qu’est-ce que tu fais ici ? » S’écria Cassidy en sursautant.

La silhouette translucide de Mimi s’éleva au-dessus de l’une des cabines. Elle avait le chic pour les apparitions glauques. Elle s’assit sur le haut de la porte, et commença à tripoter un de ses boutons d’acné. Même morte elle avait encore des problèmes de peau, c’était vraiment le plus pathétique fantôme qui soit.

« Mes toilettes ont été détruites, alors je suis venue me réfugier ici. »
« Le monde s’ouvre à toi et tu choisi les toilettes des Trois Balais ? Tu es désespérantes tu le sais ? »
« Je te signale que ça fait cinquante ans que je vis dans des toilettes, alors c’est difficile de se lancer vers l’inconnu, comme ça, d’un seul coup ! »
« Ouai, enfin c’est toi qui vois, c’est ta v… Enfin c’est ton choix. »

Elle venait d’éviter un accident diplomatique majeur, Mimi avait toujours été susceptible en ce qui concernait le fait qu’elle était morte. Et Cassidy n’avait aucune envie d’essuyer une de ses crises de larme, ou de se retrouver trempée des pieds à la tête après une sortie dramatique via une cuvette de toilette.

« En tout cas j’ai été ravie de te revoir. Mais tu m’excuseras, j’ai des amis qui m’attendent. »

Elle s’essuya les mains et s’éclipsa rapidement. Elle avait pitié de Mimi geignarde, mais pas au point de pousser le masochisme jusqu’à lui faire la conversation. Malheureusement l’adolescente fantôme ne semblait pas décidée à la lâcher aussi vite, et lui emboîta le pas.

« Des amis ? De Poudlard ? Chouette alors. »

Mimi volait toujours derrière Cassidy, en lui racontant avec force de détails les inconvénients de la vie d’un fantôme, hantant des toilettes, lorsque celle-ci rejoignit la table des garçons.

« Me suis trouvée une copine. » Commenta sombrement la Gryffondor en s’asseyant.

Elle but une gorgée de bièraubeurre avant de faire les présentations. Après tout, peut-être qu’Evan lui-même ne connaissait pas Mimi Geignarde, qui hantait habituellement les toilettes des filles.

« Voici Mimi, elle, euh, réside, dans les toilettes des filles, à Poudlard, enfin d’habitude. »

« Oui, mais elles ont été détruites, alors je suis venue dans celle-ci. Mais elles sont beaucoup moins bien que mes anciennes toilettes, celle-ci n’ont aucun secret. »

Cassidy se contenta de lever les yeux au ciel, Mimi était vraiment une pauvre fille, elle n’avait que deux sujets de conversation, sa mort et ses toilettes. Combien de temps allait-elle rester ici à leur coller aux basques ?
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Jeu 11 Aoû - 19:47

Eh bien, tu vois, ce n'est pas si difficile que ça ! Il suffisait de s'excuser pour que tout rentre dans l'ordre. Bon, en réalité, c'était difficile et il espérait bien ne plus jamais avoir à le faire de sa vie. S'excuser quand on ne le pense pas pour se sortir d'une situation difficile, c'est une chose. Le faire parce qu'on est obligé et qu'on doit vraiment le penser, c'est un exercice bien plus difficile qu'on ne le pense ! Autant dire que ça ne lui arrivait pas souvent et que ça lui avait arraché les cordes vocales de le dire. Enfin, au moins ses excuses étaient faites et miracle, Cassidy semblait l'avoir pardonné. Il devait reconnaître qu'elle n'était pas rancunière, un trait de caractère que lui-même ne possédait pas. Si elle lui avait pardonné, ce n'était certainement pas le cas d'Evan qu'elle venait d'ignorer de façon royale. Il devait y être habitué parce qu'il ne sembla pas plus affecté que ça. Comme il lui avait dit, ce n'était pas une fille, c'était Cassidy et apparemment, ça faisait toute la différence.

À quel point la connaissait-il ? C'était une question qu'il ne pouvait pas s'empêcher de se poser. Certes, ils n'étaient pas intimes au point de sortir ensemble, à vrai dire, Cassidy n'avait même pas l'air de l'apprécier. Probablement pour ça qu'elle le niait réellement. Il protesta quand elle l'appela un véritable crétin, mais principalement pour la forme. Il était conscient qu'il n'aurait pas le dessus cette fois-ci.

" - Crétin, crétin, c'est vite dit ! ", grommela-t-il entre ses dents. " Y a pas grand monde qui osent me le dire en face celle-là."

Mais parce que c'était Cassidy, il lui pardonnait, après tout, elle était la première véritable amie qu'il s'était fait en Angleterre et ça comptait. Pas qu'un peu même !

Il se sentit presque gêné quand Cassidy lui dit à quel point cette histoire de fiançailles l'ennuyait. Il n'avait fait qu'en remettre une couche sans vraiment réfléchir avant, il en était conscient. Il n'allait pas s'excuser encore une fois, c'était au-dessus de ses forces et surtout profondément inutile. Certaines questions lui trottaient en tête, mais puisque Cassidy semblait le laisser seul un moment avec son "nouvel ami", il allait en profiter pour apprendre ce qu'il voulait apprendre.

" - Ma seule consolation dans cette histoire Cassidy, c'est que si j'ai été obligé de me prendre une cuite avec ton père parce que je suis ton ami, je n'ose même pas imaginer ce que Rosier va devoir subir parce qu'il est soi-disant ton fiancé."

Il partit d'un grand éclat de rire. Sa rencontre avec Hypérion, le père de Cassie, n'avait pas été la plus glorieuse qui soit, mais il estimait que vu le traquenard dans lequel il avait plongé à cause de Cassidy, il s'en était sorti plus qu'honorablement. Il espérait que Rosier aurait droit à un traitement similaire.

" - On trouvera un moment pour se voir avant ton anniversaire alors, je te donnerai ce que j'ai rapporté. C'est quand exactement ? "

Cassidy finit par partir de son côté, laissant les deux garçons. Niklaus regarda Rosier, estimant, par ego, que son éducation et son statut voulaient qu'il fasse plus qu'un effort de politesse et tente réellement d'être agréable quand bien même il n'en avait que modérément envie. Ils se dirigèrent vers les Trois Balais où Cassidy devait les rejoindre et d'office Niklaus offrit la première tournée. Ils s'attablèrent ensemble et Niklaus, à la façon des Allemands, trinqua avec le Serpentard à ses côtés.

Maintenant que Cassidy était partie, il avait retrouvé son état normal. Celui d'un garçon imperturbable, calme et composé. Son whisky à la main - il lui fallait bien ça pour faire passer cette fin d'après-midi houleuse - il demanda :

" - Dis-moi, tant qu'on est seul, qu'est-ce qui t'as pris de te faire passer pour son copain ? Tu avais un désir particulier d'écourter tes jours ? Vu comme elle a l'air de t'apprécier, je crois qu'il suffisait de demander sans passer par cette mascarade, elle s'en serait donné à cœur joie, je crois."


Il but une autre gorgée de son breuvage, en appréciant la chaleur qui en découlait et poursuivit :

" - On n'est certainement pas partis d'un bon pied toi et moi, mais d'après ce que je sais, on est du même monde et on risque d'être amené à se fréquenter que ca soit dans l'équipe de Quidditch ou dans notre maison. Autant mettre ça de côté pour avoir une base saine."

Niklaus était du genre rancunier, aucun doute à ce sujet, mais il avait le sens des priorités. On devait lui reconnaître ça. Dans l'état des choses, il estimait qu'il valait mieux le mettre de son côté plutôt que de l'autre. L'intention était bonne, mais il n'était tout de même pas aisé de trouver un sujet de conversation avec un parfait inconnu. En particulier un inconnu dont on était jaloux cinq minutes plus tôt.

Merlin soit loué, ils n'eurent pas à attendre trop longtemps. Cassidy les rejoignit avec une compagne pour le moins particulière. Elle-même semblait d'ailleurs fort peu heureuse de ce retournement de situation alors que la dénommé Mimi semblait exulté. S'il avait l'habitude des fantômes - comme tout sorcier - il n'avait jamais rencontré un fantôme hantant les toilettes des filles. Il se tourna vers Evan, un peu perplexe pour le coup, mais il n'était pas sûr que lui-même ait déjà rencontré le fantôme en question.

" - Enchanté. "
, répondit-il quand elle leur présenta Mimi.

Il ne savait pas exactement quoi dire à un fantôme, à Salem, ils avaient tendance à rester entre eux et les gens ne leur prêtaient guère attention. Ici, Mimi avait l'air du genre plus collant. Poliment, il demanda d'abord à Cassie.

" - Tu as trouvé ce que tu voulais chez Scribenpenne ? Qu'est-ce que tu prends à boire ? J'ai dit que j'offrais la première tournée."

Ensuite seulement, il se tourna vers Mimi et demanda :

" - Et quelle est la fonction des fantômes à Poudlard exactement ? "

Si elle était venue jusqu'ici, il supposait que c'était pour parler, il valait mieux ne pas l'ignorer. Fantôme ou pas, elle restait une femme et d'après son père, si on voulait vivre en paix, il valait toujours mieux ne pas ignorer le sexe opposé sans quoi elles faisaient de votre vie un véritable enfer.
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Evan F. Rosier


MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Jeu 11 Aoû - 23:40

A croire que le peu de temps qu'Evan avait passé en compagnie de Cassidy lui avait déjà permit de cerner un minimum la jeune femme. Oh, il ne prétendait pas la connaître. Tout ce qu'il savait d'elle, c'était ce qu'elle lui avait dit tout à l'heure, ainsi que le fait qu'elle semblait totalement novice dans le domaines des relations sociales. Mais il commençait également à cerner son caractère et, par la même, ses réactions. Il ne fut pas surpris le moins du monde de la voir l'ignorer. Au contraire. Cela le fit rire. Elle était irritée. Il avait réussit, une fois de plus. Il était plutôt doué pour taper sur le système des gens. Un don comme un autre.

De loin, les mains enfoncées dans les poches, Evan regardait le couple d'amoureux transits se tourner autour. Shulz devait sûrement s'être excusé, puisque lorsque Cassidy s'éloigna, elle semblait plus calme. Ahlala... C'était à la fois marrant et désespérant. Evan hésitait encore un peu. Il se demandait également comment est-ce qu'on pouvait être aussi aveugle. C'était facile à voir quand même. Ou alors c'était juste lui qui avait appris à décoder ce genre de signes avant coureurs d'une attirance. Enfin bon, toujours était-il qu'Evan les trouvait désespérants. Tellement que s'en était drôle en fait. Oui, voilà, c'était ça. Désespérément drôle.

Finalement, Shulz finit par revenir vers lui et Evan se contenta d'afficher un petit sourire qui reflétait très bien ce qu'il pensait des deux. Ils se dirigèrent alors sans un mot jusqu'aux Trois Balais et s'installèrent. Niklaus paya la première tournée et Evan vit alors un verre de Whisky Pur-Feu atterrir devant lui.

- Enfin quelqu'un qui connait les bonnes choses, lança-t-il en trinquant puis en buvant une gorgée du breuvage, ce dernier lui réchauffant la gorge. J'ai bien cru que j'allais encore devoir rester au café.

Il en avait déjà prit un quand il attendait Cassidy, quelques heures plus tôt. Et quand il avait eut rendez-vous avec Alice également. Il n'avait pas eu envie de se prendre des réflexions en commandant un Pur-Feu, ce qui lui aurait pourtant permit de faire passer la séance de révisions avec beaucoup plus de facilité. Et avant un rendez-vous, même arrangé, le Pur-Feu... A éviter, même si Evan n'était pas du genre à tomber KO au premier verre. Au contraire. Mais là, ce n'était plus du tout un rendez-vous, quel que soit sa nature. Alors il pouvait bien se permettre un verre. Surtout si ce dernier était offert.

Lorsque, au bout de quelques minutes, Niklaus lui demanda pourquoi est-ce qu'il s'était fait passer pour le petit-ami de Cassidy, Evan lâcha un petit ricanement moqueur. Oh oui, Cassidy se serait fait un plaisir de l'étriper, c'était sûr. Etrange qu'elle n'ait pas tenté la chose d'ailleurs.

- Disons que sa réaction était amusante à voir. Le "rendez-vous" d'aujourd'hui était arrangé, je pense qu'elle te l'a dit. Chacun passe son temps comme il peut dans ce genre de cas. Et puis je m'en tire plutôt bien, je suis toujours en vie et je sirote tranquillement un Whisky, ajouta-t-il en faisant un sourire en coin à celui qui lui faisait face.

Il paraissait à l'aise, mais en vérité, Evan ne savait pas trop comment aborder Niklaus. Il ne connaissait pas ce type. Il savait juste qu'il avait un faible pour Cassidy, ce qu'il ne parvenait pas non plus à bien intégrer, et qu'il était le fil de l'ambassadeur Allemand. Et qu'il était à Serpentard et qu'il jouait du Quidditch au poste de batteur. Mais rien de plus. Alors bon. En plus de cela, Shulz ne semblait pas décidé à l'aider. Il était totalement imperturbable. Il avait presque radicalement changé de comportement. A croire qu'il appréciait Cassidy au point que celle-ci lui fasse perdre tous ses moyens, le pauvre.

- Tu as raison, enchaîna Evan lorsque Niklaus lui proposa de repartir sur "une base saine". Je pense que ça vaut mieux.

Evan avala une nouvelle gorgée de Whisky.

Il se contenta de ça. Ils étaient du même monde, ils étaient à Serpentard. Il valait mieux avoir l'autre avec soi que contre soi, et ils le savaient pertinemment tous les deux. Cela ne voulait pas forcément dire qu'ils s'appréciaient, et cela ne voulait pas non plus dire qu'ils s'apprécieraient un jour. Mais ils ne se détestaient pas. Cela pourrait arriver un jour, peut-être, comme le fait qu'ils deviennent "amis" pouvait également arrivé. Mais pour l'instant, une entente neutre était ce qui convenait le mieux. A voir comment les choses évolueraient.

Le jeune Serpentard était en train de siroter tranquillement sa boisson, ne se creusant pas plus que ça la tête pour trouver un sujet de conversation, quand Cassidy revint vers eux avec une invité particulière. Evan faillit s'étouffer avec sa gorgée. Mais qu'est-ce que Mimi Geignarde faisait avec Faulkner, à leur table ?! Par Merlin, cette journée était déjà suffisamment pourrie pour qu'on ne rajoute pas en prime un fantôme avec de graves tendances à l'inondation ! Un fantôme chouineur et voyeur ! Oui, oui ! Voyeur ! C'était bien comme ça qu'Evan en était malheureusement venu à faire la connaissance de Mimi Geignarde qui, de toute évidence, ne résidait pas uniquement dans les toilettes des filles, mais également dans ceux des garçons ! Et non, Evan ne voulait pas en parler ! Il allait juste se contenter de faire déguerpir cette enquiquineuse ! Et, si possible, sans inonder tout le bar par la même occasion. Ce serait pas mal. Et non, on n'allait pas non plus bavasser trois heures sur les fonctions des fantômes de Poudlard ! Celle-là ne servait à rien à part inonder les couloirs et espionner les gens ! Oh, et chouiner aussi !

- Non, là, ça va pas...
- Evan !

A l'entente de son prénom, le jeun Serpentard se retourna et chercha parmi les clients qui est-ce qui venait de l'appeler. Lorsqu'il localisa la personne, Evan ne sut pas très bien comment réagir. D'un côté, être heureux, parce que c'était quand même son meilleur ami qui s'avançait vers lui à l'instant même. Mais d'un autre côté... Bordel, il était avec Faulkner, sa soit-disant "fiancée", le copain de cette dernière et - par Merlin ! - le fantôme de Mimi Geignarde !

- James, salua-t-il en se levant pour serrer la main de son ami.

Que faire ? Là, Evan était bloqué. Il voyait bien le regard de James passer de visages en visages, et il voyait également très bien le sourire qui se formait de plus en plus sur ses lèvres. C'était LE sourire typiquement Serpentard. Evan se renfrogna et afficha un air blasé. Il aurait bien aimé que James le sorte de là, au lieu de l'enfoncer comme il sentait qu'il s'apprêtait à le faire.

Son meilleur ami, c'était le genre de personne qui pouvait autant soutenir que foutre dans la merde. Le genre de personne qui adorait son meilleur ami, qui l'aidait s'il avait besoin, mais qui ne faisait strictement à part se foutre de sa gueule quand il était dans une situation comme celle d'Evan actuellement. Alors Evan avait beau être ami avec James depuis sa première année, là, maintenant, il le détestait.

- Eh ben ! Je comprends mieux pourquoi t'étais pas libre aujourd'hui ! Faulkner, salua James avec un sourire en coin horripilant. Bizarre, j'aurais pensé que pour un rendez-vous, tu aurais choisit un autre endroit ! Tu fais beaucoup mieux que ça d'habitude, ajouta l'ami d'Evan en décrochant à ce dernier un nouveau sourire.
- C'est pas un rendez-vous, siffla Evan, irrité. Je te l'ai déjà dit.
- Ah, ouai, c'est pour ça que vous êtes trois ! ajouta James en s'avançant vers Niklaus. Excuse-moi, mais je ne te remets pas. Moi, c'est James. Enchanté, déclara-t-il en lui serrant la main.

Formules de politesse. James n'avait strictement rien à foutre de Niklaus. Sang-Pur oblige.

- Et qu'est-ce qu'elle fout là, elle ? demanda-t-il alors en pointant le fantôme du doigt. Elle a paumé ses chiottes ?

Evan tourna la tête vers Mimi Geignarde. Cette dernière semblait sur le point d'exploser. Il regarda son ami.

- Je te hais.

Et la bombe explosa.


Dernière édition par Evan F. Rosier le Lun 22 Aoû - 22:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Ven 12 Aoû - 10:37

« Qu’est-ce que c’est que cette histoire avec mon père encore ? Par Merlin ! Je ne veux même pas en entendre parler. »

Elle soupira en levant les yeux au ciel, une fois de plus. Que son père passa son temps à picoler c’était une chose, mais si il commençait à se la coller avec les copains d’école de sa fille, c’était encore un pas de plus vers le fond. Elle n’osait même pas imaginer comment cette situation avait pu arriver, et surtout ne voulait pas penser une seule seconde à la teneur de la conversation. Pourquoi ne pouvait-elle pas avoir un père normal ? Un adulte responsable aurait serré la main de Niklaus et serait retourné à ses occupations, il ne l’aurait pas invité à vider le mini bar. Et même si la rencontre ne s’était probablement pas si mal passée que ça, après tout Schulz en était ressorti vivant, elle n’était absolument pas du goût de Cassidy, qui ne manquerait pas d’en parler à Hypérion à la prochaine occasion.

« C’est le 20 Août, ma mère me tanne pour que j’invite des amis pour une petite fête, tu viendras ? »

C’était une tentative désespérée de  Demelza pour revigorer la vie sociale de sa fille, la pousser à inviter des gens pour son goûter d’anniversaire. Peut-être que pour une fois, il y aurait bien au moins un invité. L’année dernière Cassidy s’était contenté de mettre un chapeau en papier sur la tête de Nietzsche, - la seule amie dont j’ai besoin.- Alors ça ne devrait pas être bien compliqué de faire moins pathétique que ça, même si elle invitait seulement Niklaus, ça doublait le nombre des invités.



Lorsqu’elle rejoignit les garçons, accompagnée de Mimi, ces derniers en étaient déjà au whisky pur feu. Il ne devait pas être plus de 15h30, ces deux-là ne perdait pas de temps. Cassidy jeta un regard dédaigneux aux verres de liquide ambré et commanda une bièrraubeurre.

« Je ne peux pas boire d’alcool fort, malade. » Expliqua Cassidy avec un geste évasif de la main.

A considérer que la voyance était une maladie. Dans un certain sens, oui. En tout cas Cassidy ne jugeait pas prudent de boire quoique ce soit de plus fort que de la bièrraubeurre, et doutait très fortement que se retrouver dans un état second puisse arranger quoique ce soit à ses histoires. Sa grand-mère le lui avait fortement déconseillé, bien qu’elle-même ne soit jamais la dernière quand il s’agissait de picoler, mais elle, elle était vielle, sage et expérimentée, contrairement à Cassidy. Et même si ce n’était pas à cause de la voyance, Demelza l’aurait probablement assassinée si elle rentrait à la maison en sentant l’alcool ou la cigarette, enfin sauf les jours où elle allait voir son père, puisque ce nauséabond mélange était son odeur naturelle.

Elle fut enchantée de voir que Niklaus se montrait bien élevé avec Mimi, certes c’était un fantôme, un fantôme horripilant qui plus est, mais ce n’était pas une raison pour la traiter comme de la bouse de dragon. Cassidy méprisait les gens qui taquinaient Mimi juste pour se sentir mieux dans leur peau. Et Mimi justement était ravie d’être le centre de l’attention, ça lui arrivait tellement rarement. Elle parla à Niklaus du rôle des fantômes de Poudlard, et plus particulièrement des représentants des quatre maisons. Elle glissa bien quelques allusions à un certain esprit frappeur, qui n’avait aucun sens de la dignité des fantômes, mais sans insister, les méchancetés de Peeves semblant encore vivaces pour elle.

Cassidy ne put s’empêcher d’admirer Niklaus, en règle générale Mimi détestait qu’on lui rappelle qu’elle était morte et qu’elle n’était plus qu’un fantôme. Mais avec une dose de flatterie adaptée, on arrivait à la faire parler. Même si visiblement, Mimi Geignarde se berçait d’illusions, si le Baron Sanglant, Nick-Quasi-Sans-Tête, Le Moine Gras et la Dame Grise avaient une certaine utilité à Poudlard, ce n’était absolument pas son cas, elle, elle était juste là pour être casse pied.

Mais casse-pied ou pas, elle avait réussi à piquer au vif la curiosité de Cassidy. Bon ce n’était pas très difficile, cette gamine passait son temps à fourrer son nez dans des affaires qui ne le regardaient pas. Connaissant Mimi, qui adorait se faire mousser et se faire passer pour plus importante qu’elle ne l’était, c’était certainement un secret de pacotille, qui finirait par s’avérer très décevant, mais une fois que fouine Cassidy était lancée, rien ne pouvait l’arrêter.

« Attends Mimi, qu’est-ce que tu veux dire quand tu dis que ces toilettes n’ont pas de secret ? Parce que celle de Poudlard elles en avaient un ? »
« Oui mademoiselle, mais Dumbledore m’a dit de ne pas en parler aux élèves. »
« Oh Mimi, pour moi, pour ta copine Cassidy… »

Elle savait que le fantôme ne serait pas bien difficile à convaincre, Mimi était incapable de garder un secret. Et d’après ce que lui avait raconté son grand-père, elle était déjà comme ça de son vivant. Alors en la caressant dans le sens du poil, elle craquerait plus vite qu’une noix dans les mains d’un géant. Malheureusement, cette discussion fut interrompue par l’arrivée de James, l’un des très prétentieux ami de la bande de Serpentard d’Evan.

Cassidy se contenta de l’ignorer lorsqu’il la salua. Comme bon nombre de Gryffondor, elle était en guerre ouverte avec les Serpentard, et James était justement l’un de ceux à qui elle manifestait une hostilité franche et directe, alors elle n’allait certainement pas faire des efforts de politesse pour un gars dans ce genre-là.

« C’est Niklaus Schulz, un de mes amis. » Commenta-t-elle lorsque James tendit la main vers le nouveau Serpentard. « Un garçon délicieux, qui sait s’effacer quand il n’est pas le bienvenue. »

C’était pour certain son pire défaut et pour d’autres la meilleure de ses qualités, en tout cas la capacité de Cassidy à se montrer subtilement acerbe ne laissait personne indifférent. Elle ne ressemblait jamais plus à son père que dans ses moments ci, c’était un trait de caractère qu’elle avait hérité de lui et qu’il ne saurait renier.

La remarque de James à Mimi déclencha effectivement une véritable explosion. Mais ce fut Cassidy qui fut la plus rapide, avant que le fantôme n’ait eu le temps de répliquer quoi que ce soit, la Gryffondor s’était levée, elle pointait sa baguette sur James.

« C’est quoi ton problème ? C’est parce que tes parents t’aime pas que tu te sens obligé de rabaisser les autres pour te donner une vague importance ? Si t’était tellement certain de valoir plus que les autres, t’aurai pas besoin de toujours te mettre au-dessus du reste ! » Elle se rapprocha encore plus du Serpentard. « Alors vas-y, raconte nous les drames de ta vie, qu’est-ce qui fait que tu es un crétin creux et prétentieux, incapable d’exister sans écraser les autres ? »

Si les deux garçons pensaient pouvoir être tranquille après la première colère de Cassie, ils se trompaient largement. Elle pouvait facilement en sortir quatre ou cinq comme ça par jour, l’indignation était son meilleur carburant.

« Ben alors ? Qu’est-ce qui y’a ? Tu dis rien ? Alors casses-toi avant que mes sorts ne dépassent ma pensée. »

Cassidy abaissa sa baguette et retourna s’assoir. Elle fit un vague mouvement de main au-dessus de l’épaule de Mimi, façon de lui montrer que si elle le pouvait, elle lui tapoterait gentiment le dos. C’était l’une des choses qui avaient poussé le Choixpeau à l’envoyer à Gryffondor, un sens aigu de la justice, et une incapacité à rester les bras croisés devant une injustice.

Mimi Geignarde étouffa un sanglot bruyant.

« Mer… Merci Cassidy. Il n’y’a que toi qui soit aussi gentille, enfin toi, et Harry et Drago aussi, des fois… » Elle renifla bruyamment.
« Oui, oui, alors ce secret ? »
« Oh, hé bien, c’est dans mes toilettes que se trouve l’entrée de la chambre des secrets ! » répondit la jeune fille, d’un air gonflé d’importance.
« Quoi ??!! » Les yeux de Cassidy s’illuminèrent, lui donnant l’air plus folle que jamais. « Par Salazar ! Et c’est rien de le dire, raconte nous tout. »

Elle s’installa confortablement, et sirota sa Bièraubeurre, en attendant la suite.
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Sam 13 Aoû - 1:52

Qu’est-ce que c’était que cette histoire avec son père ? Oh, mais rien de plus simple Cassie. Tu te souviens de la fois où on avait rendez-vous à la Gazette du Sorcier et que tu m’as glorieusement oublié pendant une journée entière ? Eh bien, c’est là que j’ai eu l’occasion de rencontrer ton charmant papa. Tellement charmant qu’il s’est sentit obligé de me faire boire et de me cuisiner au passage. C’est ce qu’on appelle un traquenard et tu aurais voulu le faire exprès que tu n’y serais pas mieux arrivée ! En substance, c’est qu’il lui aurait bien dis, mais bon, autant ne pas relancer la discussion là-dessus. Pas tout de suite peut-être, elle ne voulait pas savoir et lui-même n’était pas sûr de vouloir en parler. La rencontre avait été pour le moins particulière. Il en avait appris beaucoup d’Hypérion, mais au final, il ne savait s’il avait réellement passé le test qu’on lui avait fait passer. Il supposait que oui, au final, il n’avait pas encore vu d’assassin lancé à ses trousses par un père jaloux. Il estimait que c’était ce qu’on pouvait plus ou moins appeler une réussite.

Le sujet dériva donc sur l’anniversaire de Cassie auquel elle invita Niklaus. Il sourit amusé :

« - Ma pauvre, rien de pire qu’un goûté d’anniversaire organisé par ses parents. Je viendrais te soutenir, mais tu es sûre que tu veux absolument que je rencontre ta mère ? Je veux dire, après ton père, ça me semble prématuré. On ne va pas se marier SI vite que ça. »

Evidemment, il se moquait d’elle. Il n’y avait rien de sérieux dans ce qu’il disait. Et puis, il était le genre de gosse qui savait se rendre agréable, rencontrer la mère de Cassidy ne le mettait pas le moins du monde mal à l’aise. Il en oubliait d’ailleurs la terrible grand-mère, mais tout ça, ça serait pour plus tard. Ils ne tardèrent pas à se séparer et Niklaus se retrouva aussi sec à une table, un verre à la main, Rosier en face de lui. Les choses sérieuses commençaient. Ils trinquèrent et la discussion dériva vite vers ce que l’adolescent voulait savoir.

« - Oui, elle me l’a dit, c’est vrai qu’à priori, vous n’êtes probablement le couple sur lequel j’aurai misé. »

Il but lui-même une gorgée de son whisky avant de continuer :

« - C’est quand même très old school cette manie des sang pur anglais de vouloir à tout prix faire des mariages arrangés. Ca marchait bien au début du siècle, mais on ne peut pas s’attendre à ce que ça continue. »

Si la coutume était encore très présente en Angleterre, ce n’était pas le cas en Allemagne. Peut-être étais-ce parce qu’à cause de la taille du pays, les Sang pur y étaient plus répandu et qu’il était plus facile de trouver chaussure à son pied quand on n’avait pas à choisir dans ses cousins au second degré pour se marier.


« - Traite moi d’idéaliste, »
, continua-t-il sur le même ton. « Mais il me semble que les gens devraient pouvoir s’autoréguler eux-mêmes et comprendre qu’on ne peut pas se marier en dessous de sa condition. », il haussa les épaules, illustrant son propos. « - Ca me semble logique. »

Le reste de la discussion s’orienta vers l’enterrement de la hache de guerre que Niklaus proposait. A sa grande satisfaction, Rosier semblait être un jeune raisonnable puisqu’il accepta sans tergiverser, probablement conscient, tout comme lui, qu’un allié n’est jamais négligeable. C’est donc dans une ambiance beaucoup plus sereine qu’ils attendirent que Cassidy arrive. Ce ne fut pas long, mais elle n’était pas seule, et quelle compagnie !

« - T’es pas obligée de nous accompagner. », répondit Niklaus lorsqu’elle déclara son désamour pour les alcools forts. « Commande ce que tu veux. »

Il fit signe au serveur qu’il s’approche de la table tandis qu’il adressait la parole à Mimi, tentant par là d’être ce qu’on lui avait appris à être : un type plaisant. Apparemment, il avait choisit le bon sujet puisque le fantôme n’en finissait pas d’être volubile. Celle-ci était d’ailleurs sur le point de lâcher le morceau sur un sujet qui intéressait tout particulièrement Cassidy quand ils furent interrompus par un ami d’Evan. Une fois n’était pas coutume, Niklaus du se présenter, il en aurait presque été agacé s’il n’en avait pas autant eu l’habitude. Cassidy avait beau l’avoir fais elle-même, avec beaucoup de piquant, il n’allait pas jouer au type incapable de décocher un mot, mais comme l’animosité de Cassie ne l’incitait pas à être plus poli que nécessaire, il ne fit donc que le minimum.

« Niklaus Schulz, je suis ici avec l’ambassade d’Allemagne. », répondit-il en serrant la main du dénommé James.

Il se tourna avec Cassie et commenta :

« - C’est la première fois qu’une fille parle de moi comme une pâtisserie, je ne sais pas comment je dois le prendre. »

Agacé, que James parle de rendez-vous, il appuya les propos de Rosier avec un certain sarcasme :

« - Définitivement pas un rendez-vous, on n’est pas encore versé dans le plan à trois, merci. », il se tourna vers Evan un sourire en coin et lança, « M'en veut pas, mais tu n'es vraiment pas mon type.»

Il était inutile de revenir sur le fait qu’Evan et Cassidy avaient en effet rendez-vous à la base. Quand-même c’était quelque chose d’arranger sur un malentendu ça n’en finissait pas de l’agacer et il ne voyait pas l’intérêt de l’ébruiter. Quand l’ami d’Evan se mit à provoquer le fantôme a leur côté, Niklaus ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. Bien entendu, il ne connaissait pas les crises légendaires de Mimi, mais il méprisait les gens qui ne savaient pas se tenir en public. Quoiqu’il ait déjà un meurtre à son actif, il n’était pas cruel pour autant. Il ne s’attaquait pas au plus faible pour le plaisir, non, son but était l’éradication d’une race qui mettait leur monde en danger. Ca n’avait rien de personnel, ni même de cruel, c’était juste une nécessitée.

Quand Cassidy se mit à crier, il n’essaya pas de la tempéré. Qu’elle fasse une scène en plein Trois Balais l’indifférait et il ne doutait pas qu’elle s’en prendrait à lui – avec raison – s’il tentait de lui dire qu’elle devrait peut-être se calmer. Il se contente de boire son Whisky tout en observant la scène avec un sourire moqueur au coin des lèvres. Il l’avait probablement cherché celle-là. Alors que Cassie finissait sa tirade, il n’était toujours pas parti, hésitant probablement entre répliquer vertement et s’en aller sur un échec. Niklaus, bon prince, commenta, l’air de rien :

« - Si j’étais toi, j’arrêterai les frais ici. Je m’en voudrais que tu aies la mauvaise idée d’insulter Cassie et que je me sente obligé de faire autre chose que de siroter mon whisky. »

Il ne se posait pas en chevalier blanc, défenseur de sa dame en détresse. Non seulement parce qu’il avait vite compris que ce n’était pas le genre de la maison avec Cassie, mais en plus parce que lui-même avait autre chose à faire. Par contre, Niklaus était d’une loyauté à toute épreuve envers les gens qu’il aimait ou appréciait. Il lui semblait donc tout naturel de prendre le parti de Cassidy.

« Si tu comptes rester, assieds-toi, ne reste pas planter là, mais je te conseille de l’ouvrir peut-être un peu moins, je crois qu’elle a encore du souffle en stock. Enfin j’dis ça, j’dis rien. »

Avec un sourire, il tendit l’oreille pour écouter la discussion entre Cassidy et Mimi.

« - Drago, comme Drago Malefoy, le fils du Ministre ? Drôle d’idée de l’associer avec Potter tiens. »

Il haussa les épaules, ne s’y intéressant pas plus. Par contre, les mots « Chambre des secrets » eurent l’air de faire beaucoup d’effet à Cassie. Il se tourna vers Evan l’air perplexe.

« - La chambre des secrets ? Qu’est-ce que c’est que ce truc ? »

Il s’adressa ensuite à Mimi.

« - Tes toilettes sont détruites, non ? Ca veut dire que l’entrée de ce machin, peu importe ce que c’est l’est aussi ? »

Bizarrement, il avait l’impression que Cassidy tiendrait à aller vérifier elle-même.

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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Lun 22 Aoû - 22:39

Niklaus était... sympa. Froid et totalement impassible en l'absence de cette chère Cassidy, mais sympa. On sentait l'éducation, les bonnes manières. Evan en aurait presque trouvé ça gênant. Il en faisait presque trop. Pour Evan, les règles, lorsqu'il était en dehors du périmètre de surveillance familiale, ça se limitait au strict minimum : Bon maintient, pas trop d'injures, Sang-de-Bourbe à part, et puis tout un tas d'autre petits trucs. Mais ce n'était pas la même cérémonie que lorsque son père le traînait de force chez Chapman et qu'il était obligé de rester guindé tout au long de la soirée. Lorsqu'il était seul, ou avec des gens de son âge, il était plus "naturel". Mais Niklaus, lui, restait tendu comme la corde d'un arc.

- Ça avait pas l'air de faire partie des préoccupations des journalistes de Sorcière Hebdo lorsqu'ils nous ont pris en photo, répondit Evan avec un sourire à la fois ironique et irrité.

S'il avait su qu'ils avaient un second appareil photo... Il l'aurait pulvérisé comme le premier, et sans aucuns remords. D'ailleurs, il aurait sûrement dû leur balancer un sortilège de confusion pour qu'ils leur fichent la paix. Ou alors, tout simplement, il aurait dû se débarrasser de Cassidy dès le départ. Elle aurait parfaitement pu retrouver son chemin toute seule !

- C'est Chapman qu'est vieux jeu, siffla Evan. C'est lui qui a organisé ce truc, et mon père a suivit. Ma mère était furieuse, ajouta Evan en affichant un sourire moqueur, les yeux fixés sur son verre, revoyant la scène défiler. La plupart des mariages arrangés le sont par nos vieux, qui tiennent à appliquer les anciennes méthodes. Nos parents... Bah, les miens, ils s'en foutent, en fait, termina-t-il en lâchant un léger rire moqueur. C'est pas une question d'autorégulation ou de condition. Juste une question de pouvoir, termina-t-il en avalant une nouvelle gorgée du liquide ambré de son verre.

Cassidy revint sur ces entre-faits et commanda une Biéreaubeurre. Evan ne dit rien sur la présence de Mimi, dans un premier temps. Elle semblait à l'aise avec Cassidy et le "secret" de ses toilettes l'intéressait. Elle allait cracher le morceau quand l'énergumène qui lui servait de meilleur ami arriva. La remarque de Niklaus le fit légèrement sourire, bien qu'il sentait la tempête approcher.

- Etrangement, c'est réciproque. M'en veut pas non plus, hein ?

Puis, comme d'habitude, James ouvrit sa grande bouche  

James et Evan s'étaient rencontrés lors de leur première année, comme bon nombre d'élèves de Poudlard. Ils s'étaient rapidement liés d'amitié. Pourquoi ? Parce qu'ils voulaient les mêmes choses, qu'ils pensaient les mêmes choses et qu'ils vivaient dans le même monde. Le dernier point était particulièrement important, surtout chez les Sang-Purs, mais ce qui avait tout fait, c'était leur commune envie de liberté. James venait d'une famille de Sang-Pur en grande partie Américaine. Son éducation avait pourtant était aussi stricte que la sienne et ils n'avaient tous les deux qu'une seule envie : partir loin de tout ça pour faire ce qu'ils voulaient comme ils le voulaient. C'était ça qui les avait donc avant tout rapproché. Aujourd'hui encore, ils étaient motivés par la même envie et c'était en grande partie pour ça que James agissait comme il agissait. Il s'y prenait mal, mais il voulait juste pouvoir dire ce qu'il voulait, quand il voulait et de la façon qu'il le voulait. Et Evan l'approuvait.

Aussi, quand Cassidy explosa et pointa son ami de sa baguette, Evan se leva d'un bond et serra sa baguette dans sa poche, sans toutefois la dégainer. Inutile de l'exciter davantage.

- Range ta baguette, Faulkner, siffla doucement Evan, le visage crispé. Et ferme-la, par la même occasion. Tu te permets d'amener sur le tapis la vie des gens, alors que cela n'a aucun rapport, et en plus, tu débites une connerie à la seconde ! Je me demande franchement qui est le plus crétin ! lança-t-il en foudroyant du regard et James et Cassidy. James, range ta baguette, fais pas le con.

Son ami, les yeux plein de colère, darda un regard si haineux sur Cassidy qu'Evan cru, pendant un instant, qu'il allait réellement jeter un sort à la jeune fille. Mais il n'en fit rien et rangea sa baguette. Cassidy en profita pour rajouter une couche. Evan darda sur elle un regard emplit d'une colère froide mal contenue qui se voyait jusque sur son visage.

- Ça suffit maintenant ! A ce que je sache, il ne l'a pas insulté, non ? Alors tu vas calmer ta joie Faulkner.

Evan savait quelques petits trucs sur la famille de Cassidy. Et de ce qu'il en savait, cette dernière, même si son père et sa mère étaient séparés et ne semblaient pas vivre dans une paix des plus totale,  avait eu une vie plutôt heureuse. Ce n'était pas le cas de tous les Sang-Purs, malheureusement, et Evan le savait bien. Ses parents étaient resté mariés, oui. Il avait des cousins, un grand-père - Par Merlin, même en pensée, appeler Chap ainsi était une vraie torture ! - mais il n'avait jamais vraiment eu l'enfance rêvé de tous les gosses. Une éducation stricte, des parents se disputant à longueur de temps, les amants défilant dans le manoir, les réunions interminables pleine de remarques acerbes... Non, vraiment, Evan n'avait pas eu l'enfance rêvé. Et il estimait cela injuste qu'une fille comme Cassidy, qui semblait tellement tenir à la justice, se permette de juger de leur vie sans même prendre en compte tous les éléments. De plus, comme il l'avait dit, même si James avait été brutal et peu avenant envers le fantôme, il ne l'avait pas insulté. Alors Faulkner avait tout intérêt à vite se calmer !

Lorsque Niklaus intervint à son tour, il ne s'en étonna même pas, mais cela l'irrita.

- C'est bon, pas la peine de lâcher ton verre, lâcha-t-il d'un ton neutre, ne souhaitant pas, en plus, devoir supporter un Niklaus hostile.

La remarque que le fils de l'Ambassadeur lâcha ensuite irrita davantage le Serpentard mais il ne dit rien. "J'dis ça, j'dis rien"... Ouai, bah valait mieux rien dire, abruti, pensa Evan en posant sur Niklaus son regard le plus neutre. Il se rassit finalement à sa place et attira une chaise pour James. Ce dernier foudroya Cassidy du regard, puis Niklaus et se tourna finalement vers Evan.

- J'vais me chercher un truc à boire, siffla-t-il avant d'aller au bar.

La mâchoire crispée, Evan reporta son attention sur les autres. Cassidy réconfortait Mimi Geignarde et Evan, suite à la réplique de cette dernière, ne put s'empêcher d'approuver Niklaus. Potter et Malefoy dans la même phrase, dur à croire.

Par contre, lorsque le fantôme parla de l'entrée de la Chambre des Secrets, ce fut comme si Evan venait de se prendre la foudre en plein sur la tête. Il resta sonné quelques instants avant de porter attention à Niklaus, qui ne comprenait rien à l'histoire.

- On... On dit que lorsque Serpentard quitta Poudlard suite au refus de ses idées quant à la gestion de l'école... On dit qu'il a crée une salle secrète cachée dans le château que seul l'un de ses héritiers pourraient ouvrir et... Merde, on pensait tous que c'était qu'une légende !! On dit que Potter y serait descendu lors de sa deuxième année, mais on en a aucune preuve là non plus !

Il avait la voix blanche, mais il sentait l'excitation monter en lui. Il était un Serpentard. Si quelqu'un avait bien le droit de se rendre dans la chambre secrète du créateur de sa maison, c'était lui, et tous les autres Verts-Argents. Il devait s'y rendre ! Et il était presque sûr de ne pas être le seul à vouloir aller vérifier par lui-même ! Cassidy n'hésiterait pas un instant à farfouiller les ruines pour retrouver l'entrée de la Chambre !

Et il était hors de question qu'il laisse une Gyrffondor mettre les pieds dans cette Chambre avant lui !
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Mar 23 Aoû - 11:44

« Les pâtisseries sont une grande passion de ma vie, tu devrais être content de la comparaison. » Conclut Cassidy en riant.

Il n’y avait pas de message caché dans cette réponse, c’était le style de bêtises qu’on racontait sans y penser pour entretenir la conversation, et si Niklaus avait deux noises de bon sens, il ne prendrait pas cette remarque trop au sérieux. D’ailleurs était-ce réellement un compliment ? Les pâtisseries étaient certes délicieuses, mais ça n’en restait pas moins des trucs poisseux et bourrés de sucre.
Elle jeta un regard plein de dédain à Evan, il n’était certainement pas en position de lui dire quoi faire, que ce soit de ranger sa baguette et encore moins de se taire. Elle écouta la tirade du Serpentard, mais avant qu’il ait achevé elle fut secouée d’un fou rire nerveux. S’en était trop pour elle, elle pouffa bruyamment.

« Par Merlin ! Je disais ça comme ça, je pensais pas que c’était vrai. C’est vraiment parce que vos parents vous aiment pas que vous êtes des crétins prétentieux ? » Elle réprima son fou rire du mieux qu’elle put. « Je suis désolée, mais sans rire, aller consulter le service psy de St-Mangouste les gars. Vous verrez comme votre vie sera belle après. »

Elle se tenait les côtes en riant, sa baguette toujours à la main. C’était délicieux. Ces deux crétins volant au secours l’un de l’autre, et ce grand imbécile de James, incapable de parler pour lui-même, juste bon à rester sa baguette à la main. Elle méprisait Evan Rosier et sa bande, cette équipe d’imbéciles superficiels qui ne pensait à rien d’autre qu’à s’amuser, persuadés d’être les rois du monde. Elle détestait les gens vaniteux et leur égo boursoufflé, et jamais elle ne manquerait une occasion de le leur faire savoir.

Ce fou rire impromptu n’allait pas arranger la rumeur qui disait qu’elle était complètement folle. Mais elle s’en moquait complètement, elle n’avait pas besoin de l’approbation de ses paires dans la vie. Et s’ils la prenaient vraiment pour une folle, tant mieux. Tout le monde sait que les fous sont dangereux et qu’il faut y réfléchir à deux fois avant de s’en prendre à eux.

Evan pouvait bien la fixer avec toute la colère qu’il voulait, ça n’y changerai rien. Cassidy n’avait jamais pu s’empêcher de dire tout ce qu’elle pensait, peu importe les conséquences. Et le fait qu’ils montent sur leurs grand chevaux simplement par ce que leur gigantesque égo avait été égratigné n’allait certainement pas arranger son brusque accès de bonne humeur. Elle se rassit tant bien que mal, toujours secouée de rire. Elle réussit enfin à se calmer, rangea sa baguette dans sa poche et reprit sa bièrraubeurre.

« Je suis désolé, je ne pensais pas que l’évocation de votre propre médiocrité était un sujet aussi sensible. » Termina-t-elle avec un sourire narquois.

C’était d’ailleurs pour ça qu’elle les méprisait autant, elle les trouvait médiocre, et s’était une chose qu’elle était incapable de supporter chez les gens. Quand on avait tout, un bon nom de famille, le bon statut du sang, une bonne éducation, et des gallions plein les poches, n’avoir dans la vie pas d’autre objectifs que de s’amuser et de profiter était pour Cassidy une perte de temps, ça en revenait à gâcher le potentiel que la vie vous avait offerte.

De plus ils étaient suffisants, défaut qu’elle exécrait au plus haut point. Pour Cassidy être né de sang-pur ne vous donnait pas le droit d’écraser les autres mais le devoir de les élever à vos standards. Consciente du capital privilégié que lui avait donné sa naissance, elle agissait toujours en conséquence. C’était la conscience qu’elle avait de ses privilèges de classe qui dictait son sens de la justice.
Elle regarda James s’éloigner en direction du bar, en espérant qu’il oublierait de revenir.

« Je vais être très claire… » Soudain son regard se posa sur l’elfe de maison. Elle attira discrètement l’attention de d’Evan sur la créature, qui semblait très agitée et affichait un air extrêmement malveillant. « Enfin voilà, c’est tout ce que j’avais à dire. » ajouta Cassidy, avec son meilleur faux sourire angélique.

Elle avait complètement oublié leur chaperon, mais elle ne l’appréciait absolument pas, et son attitude ne présageait rien de bon. Elle jugea préférable d’en rester là, tant que les oreilles tombantes du serviteur seraient à portée. L’elfe avait l’air de tout, sauf d’être bien attentionné à leur égard, alors mieux valait laisser retomber l’ambiance. Elle n’avait aucune idée de ce pourquoi on leur avait collé cet elfe de maison dans les pattes, mais elle était certaine qu’une autre bagarre aurait des conséquences désastreuses.

Elle secoua la tête lorsqu’Evan évoqua la chambre des secrets. Passionnée d’histoire de la magie, elle en savait bien plus long que la moyenne sur la création et l’histoire de la chambre. Quand elle en avait entendu parler pour la première fois, elle avait été tiré les vers du nez de son grand-père et des autres Gryffondor. Elle avait réussi à rassembler un bon nombre d’informations sur le sujet. La chambre des secrets n’était absolument pas une légende, et ce n’était pas non plus une légende que Potter y était descendu en deuxième année pour sauver Ginny Weasley. L’histoire était bien connue de tous les Gryffondor.

« Commence par le commencement, comment veux-tu que Niklaus comprenne sinon… »

Elle prit le relai dans la narration : Lorsque Salazar Serpentard décida de quitter l’école, il laissa derrière lui une chambre secrète et dans cette chambre, une créature qui devait aider ses héritiers à purger Poudlard des élèves né-moldu. La chambre fut ouverte par l’un de ses héritiers en 1943. Une élève fut tuée par la créature de la chambre.

L’évocation de ce meurtre provoqua une nouvelle crise de sanglot chez Mimi, qui s’enfuit vers les toilettes en hurlant. Cassidy leva un sourcil perplexe, si on ne pouvait même plus évoquer la mort des autres sans qu’elle se mette dans tous ces états. C’était vraiment un cas désespéré. La Gryffondor reprit son récit, sans plus se préoccuper du fantôme.

Ils ont arrêté un élève de troisième année, Rubeus Hagrid, c’est le préfet de Serpentard de l’époque, Tom Jedusor qui l’a attrapé. Ils lui ont donné une jolie plaque et fin de l’histoire. Mais mon grand-père m’a dit que c’était une erreur et que l’héritier s’en était sorti sans se faire attraper. La chambre est tombée dans l’oubli, pendant cinquante ans. Puis elle a été rouverte en 1993, par qui ? Mystère complet. Mais l’héritier de Serpentard avait enlevé une fille de première année, Ginny Weasley, et Potter est descendu la sauver.

« Je sais ce qui s’est passé dans la chambre, c’est Denis Crivey qui me l’a raconté. Son frère Collin était un ami de Ginny Weasley, elle lui a tout raconté et lui a tout raconté à son frère. »

Potter, Ron Weasley et le professeur Lockhart ont réussi à localiser l’entrée de la chambre. Ce qu’il y ont vu était tellement effrayant que Lockhart est devenu fou, il est toujours à St mangouste, son esprit toujours dérangé. La chambre des secrets est dallée d’émeraude, avec une immense statue de Serpentard en argent. La traître à son sang était presque morte, et là ils se sont retrouvés face à la créature de Serpentard, un basilic à trois têtes. Potter l’a combattu, avec l’épée de Godric Gryffondor, aidé par Dumbledore qui s’était transformé en phénix.

« Voilà ce qui s’est passé. Le directeur leur a fait promettre de ne jamais dire à personne où était la chambre et qui était l’héritier. » Elle termina sa boisson et jeta une mornille d’argent sur la table « Et maintenant qu’on sait où elle est, je veux aller voir ça de mes propres yeux. »

Combien de fois lui avait on répéter que cette manie qu'elle avait de se mêler des histoires qui ne la concernait pas ne ferait que lui attirer des ennuis? Des centaines. Mais bizarrement, cette information rentrait par une oreille et sortait immédiatement par l'autre.
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Niklaus Schulz


MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Jeu 25 Aoû - 14:02

Si Niklaus ne se jugeait pas être un type effrayant - loin de là - il savait qu'il ne mettait pas à l'aise pour autant. En réalité, il mettait beaucoup de gens mal à l'aise. A quelques exception, beaucoup le trouvait poli, charmant, intelligent, voir spirituel, mais on s'apercevait rapidement qu'on ne pouvait pas passer à travers cette barrière qu'il mettait entre lui et les autres. Niklaus en avait conscience et ça l'amusait plus que de raison. S'il avait su qu'il mettait Rosier mal à l'aise de la même façon, nul doute qu'il en aurait ris. Certes, il avait décidé d'enterrer la hache de guerre avec son nouveau camarade, mais ça ne voulait pas dire qu'il l'appréciait pour autant. On a pas besoin d'apprécier quelqu'un pour en faire son allié. C'était quelque chose que les gens arrivaient difficilement à comprendre. Pour Niklaus, tout était loin d'être tout blanc ou tout noir. Sans compter que même s'ils ne s'appréciaient guère pour le moment; après tout Evan ne devait pas le porter dans son coeur ; rien n'empêchaient les deux adolescents de changer d'avis plus tard.

Pendant le bref moment, pourtant trop long, durant lequel Cassidy était partie chez Scribenpenne, la tension c'était dissipée. Ils avaient réussi à converser plus ou moins normalement. Certes, de sujets banals, mais c'était déjà un bon début. Même lorsqu'elle refit son apparition, la tension ne se réinstalla pas tout de suite, au grand plaisir de Niklaus qui n'aimait pas perde son temps dans des conflits inutiles. Si son amie avait une certaine tendance à l'agressivité, ce n'était pas son cas et il tentait de rester calme en toutes situations.

L'arrivée de James, le meilleur ami d'Evan changea la donne. Si Niklaus tenta bien de plaisanter au début et qu'Evan, quoiqu'un peu tendu, essaye de suivre la donne, ce ne fut pas le cas des deux autres. Niklaus en levait les yeux au ciel, mais n'intervenait pas spécialement dans ce duel de volonté pour autant. Certes, si James s'était plus agressif, il se serait sentit obligé de prendre parti autrement qu'en parole, mais ce n'était pas le cas et Cassidy était une grande fille.

Evan se sentant probablement en partie responsable du comportement un peu douteux de son ami se sentit obligé de tenter de faire régner un peu de calme. Si ce fut plus ou moins efficace, ça n'empêcha pas James de fusiller Cassidy du regard tandis que celle-ci éclatait de rire en plein milieu du bar. Les regards ne manquèrent pas de se tourner vers eux. Entre les pleurs de Mimi, l'engueulade de James et Cassie et maintenant son fou rire incontrôlable, autant dire qu'ils attiraient l'attention. Niklaus haussa un sourcil un peu perplexe, mais n'ajouta rien. Elle riait toujours quand Evan, maussade, lui dit qu'il n'aurait pas à quitté son verre. Il commenta un peu amusé par cette situation délirante :

" - Je vois ça. Apparemment, vous la faites mourir de rire, ne me demande pas pourquoi, j'ai clairement loupé un épisode de cette conversation."

Il ne prêtait aucune attention à James qui lui-même en avait bien trop de la part de la seule Gryffondor de la table. Irrité, il finit par aller se chercher à boire. Cassidy sembla sur le point de vouloir dire quelque chose lorsqu'elle regarda l'elfe de maison, que Niklaus avait totalement oublié, et fini sa phrase un peu mystérieusement. Intrigué par la présence de la créature, le jeune Allemand ne pût s'empêcher de demander :

" - Je n'ai rien contre les elfes, mais quelqu'un peut m'expliquer pourquoi vous en avez un dans les pattes ? C'est un chaperon au cas où Evan aurait eu l'envie de faire plus ample connaissance dans un coin sombre de Pré au Lard ?"

Bien entendu, il blaguait. La présence de l'elfe lui semblait parfaitement incongrue, mais l'idée qu'ils puissent avoir hérité d'un chaperon lui semblait encore plus farfelue. Nul doute qu'il était loin d'être sérieux en évoquant l'idée. Son attention fut d'ailleurs retenue par autre chose. La chambre des secrets. La simple évocation de se lieu semblait les mettre tous les deux dans un état proche de la transe. Niklaus, bien moins biberonné, de l'autre côté de l'Atlantique, au culte du Seigneur des Ténèbres que ses camarades ne voyait pas trop de quoi ils voulaient parler.

Evan et Cassidy se relayèrent pour lui expliquer l'histoire. Cassidy fut plus complète, mais il ne peut s'empêcher de manifester son étonnement sur certains points de l'histoire. James qui était revenu avec un verre pendant le récit de son amie n'avait encore rien dit.

" - Votre ancien directeur transformé en phénix ? Il n'y a qu'à moi que ça paraît un peu ... improbable ? "

Il haussa les épaules signifiant par là que ce n'était pas très important, néanmoins, quand Cassidy se leva dans l'idée d'aller voir la dite chambre, il fut celui qui émit une objection.

" - Tu sais que mon père a été visiter le chantier de Poudlard ? On voulait montrer aux ambassadeurs étrangers que le Ministère prenait très au sérieux la réouverture de Poudlard. C'est relativement bien gardé et sécurisé. Comment est-ce que tu comptes rentrer ?"

Si les autres, James comprit, c'était levé, tout prêt à partir, ce n'était pas le cas de Niklaus, toujours assis, son verre à la main.
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Evan F. Rosier


MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Lun 29 Aoû - 18:36

Evan sentait une profonde irritation monter en lui à l'égar de Cassidy. Elle se foutait ouvertement de lui et de James et s'il n'avait pas été un minimum gentleman, il lui aurait sûrement déjà balancé un sort en pleine tête. Malheureusement pour lui, Faulkner était une fille et, aussi irritante qu'elle puisse être, Evan ne lancerait pas de sortilège le premier. Ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait en ce moment. Il se contenta donc de garder le silence, mâchoires fermement serrées, et de foudroyer la jeune fille du regard. Elle ne perdait rien pour attendre.

- Elle est folle, y'a pas à chercher plus loin, maugréa Evan à l'encontre de Niklaus, lorsque ce dernier souligna bien le fait que Cassidy était morte de rire.

James, passablement énervé, parti se réfugier au bar. Evan était presque certain qu'il ne reviendrait pas. Faux frère, pensa amèrement Evan en se réinstallant. Le laisser avec ces deux-là... Autant Niklaus ne dérangeait pas Evan, mais Cassidy... Elle commençait sincèrement à lui taper sur les nerfs. Bien plus que lors de cette maudite sortie sur le Chemin de Traverse ! Et il fallait faire fort pour dépasser ce stade ! Pourtant, cela avait relativement bien commencé aujourd'hui. Ils ne s'étaient pas immédiatement mis à s'énerver l'un l'autre. Pourquoi est-ce que, maintenant, il ne supportait plus la présence de la Gryffondor ? S'il avait été un minimum sincère, Evan aurait pu dire qu'il avait un peu fait le con et que l'arrivée de James n'avait rien arrangé. Mais comme il ne l'était pas, pour lui, c'était entièrement la faute du mauvais caractère de Cassidy.

Soudain, cette dernière lui rappela la présence de l'elfe de maison, qui s'était fait tout petit jusqu'à maintenant. Ce dernier amena immédiatement le souvenir de Chap dans l'esprit d'Evan, et cela ne fit qu'ajouter à son irritation. Il foudroya la créature du regard.

- Disparaît.

L'elf écarquilla légèrement les yeux et ouvrit la bouche pour répondre. Sûrement pour dire qu'il avait reçu l'ordre de rester. Evan serra les dents.

- Disparaît ! répéta-t-il plus fort, excédé.

L'elfe lui lança un dernier regard mauvais puis disparut. Est-ce qu'Evan allait le regretter ? La réponse aurait pu être oui, car il allait sûrement s'en prendre plein la tête de la part de Chapman. Mais, étant donné qu'il n'accordait aucune attention à ses paroles... Il ne regretterait rien du tout, au contraire. Enfin libéré, Evan prêta à nouveau attention aux deux autres. Ce qu'il entendit alors de la part de Niklaus lui fit écarquiler les yeux. Wow, pause ! Même si c'était pour rire, il était hors de question qu'on lui mette des images de lui et Cassidy dans la tête ! Hors de question !

- Je peux t'assurer qu'on n'avait pas besoin de chaperon, grimaça Evan en buvant une nouvelle gorgée.

Vint ensuite le sujet de la Chambre des Secrets. Evan leva les yeux au ciel lorsque Cassidy entreprit de raconter l'histoire, estimant qu'il allait perdre son pauvre petit Strudel s'il ne racontait pas tout en détail. Il l'écouta donc débiter son histoire d'une oreille, tandis qu'il lançait un regard étonné à James, qui revenait, un verre à la main. Il lui fit un petit haussement d'épaules et Evan n'insita pas. Il se reconcentra alors sur ce qui se disait. Niklaus trouva l'histoire sur le directeur étrange, et Evan l'approuva sans rien dire. Il n'avait pas écouté tous les ragots qu'on racontait sur ce qu'il s'était passé dans la Chambre. On ne pouvait pas se fier à ce qui se disait à Poudlard. Tout était déformé par les gens. Et puis, il n'y avait qu'une chose à retenir : la Chambre des Secrets avait été rouverte, Potter y était entré et, maintenant, ils savaient où se trouvait l'entrée.

- Pour une fois, on est d'accord Faulkner, acquiesça Evan en se levant et en finissant son verre. Hors de question de passer à côté de cette opportunité.

Il était hors de question qu'il laisse passer une telle chance de se rendre dans un des secrets les mieux gardés de Poudlard. Cette chambre, c'était quand même celle du créateur de SA maison. De ce fait, Evan avait tous les droits pour pénétrer à l'intérieur, tout comme James, dont les yeux brillaient de convoitise. Ils n'étaient pas descendants de l'illustre sorcier, mais ils faisaient partie de sa maison. Et, de toute façon, il ne laisserait pas un Gryffondor et un novice comme Shulz mettre les pieds là-bas avant eux. D'ailleurs, ce dernier émit une légère protestation quand à la sécurité du lieu. Grimaçant légèrement, Evan dut bien avouer qu'il avait raison. Comment passer la sécurité ?

- Je suppose qu'un sortilège suffira pas pour nous camouffler, maugréa Evan, légèrement coupé dans son élan. Mais, j'avais pas l'impression qu'il y avait énormément de monde quand on est passé devant tout à l'heure. Ça avait même l'air plutôt désert, ajouta-t-il.

Il voulait absolument pénétrer dans la Chambre des Secret, mais s'il y avait vraiment une sécurité, et une bonne, ils n'étaient pas prêt d'y rentrer. Légèrement frustré, Evan lança un regard aux autres.

Bon...

Qui avait une idée miracle ?
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Jeu 1 Sep - 15:52

« Je suis folle et dangereuse, gardez bien ça à l’esprit. » Lança-t-elle aux garçons, en guise d’avertissement, tout en sirotant sa bièraubeurre, comme si de rien n’était.

Les rumeurs disant qu’elle était folle, ou au mieux un peu dérangée, accompagnait Cassidy depuis son entrée à Poudlard, et elle ne s’en émouvait pas plus que ça. C’était la réponse simpliste que les imbéciles avaient trouvé à ses nombreuses nuits passées à l’infirmerie et à l’instabilité de son caractère. D’ailleurs, elle n’était pas totalement convaincue elle-même d’être tout à fait saine d’esprit. Les voyants finissaient souvent leur vie dans les maisons de fous, saucissonnés dans une de ces belles chemises qui s’attache dans le dos, sans que l’on sache si c’était parce que les gens normaux craignaient leurs pouvoirs ou si, à force de voir au-delà du voile, les plombs de leur cerveau finissaient par fondre. Ou alors c’était l’extrême consanguinité des Faulkner eux même qui avait donné naissance à ce mythe du voyant mentalement dérangé. Mais il était certain que cette manie qu’ils avaient d’épouser leur cousin germain ou leur demi-frère ne pouvait pas arranger leur état de santé, mais mieux valait un attardé au sang-pur qu’un sang mêlé. Alors non, l’équilibre mental de Cassidy n’était pas une certitude acquise. Et ce n’était pas plus mal, la folie état un moyen de d’éloigner les imbéciles extrêmement efficace. Mais pas assez visiblement pour empêcher James-sans-famille de s’incruster.

La jeune Gryffondor se décida finalement à en prendre son parti. Puisqu’il comptait leur coller aux basques, elle ferait avec. Ils étaient sur la piste de la chambre des secrets, et s’il fallait supporter ce gnoll putride, elle serrerait les dents et ferait comme si il n’était pas là, voilà tout.

Evan avait déjà réussi à faire disparaître l’elfe de maison, ce qui était un bon début. Rien que le fait de poser les yeux sur cette répugnante créature lui filait la nausée. Elle adressa à Rosier un maigre sourire de gratitude. Et qu’il s’estime heureux qu’elle ait décidé de ne pas envenimer la situation en hurlant « disparaît » à James, jusqu’à disparition de l’inscrustateur. La hache de guerre était momentanément enterrée.

« Je l’admets, les Gryffondor en ont peut-être rajouté un peu… »

Si vraiment un phénix était venu au secours de Potter, c’était probablement celui de Dumbledore, et pas Dumbledore lui-même. Et peut-être bien aussi que la chambre des secrets n’était pas dallée d’émeraude mais Salazar Serpentard était sûrement assez frappadingue pour se faire forger une statue de lui-même toute en argent, ou au moins en métal brillant. Et le basilic enfermé dans la chambre n’avait peut-être qu’une seule tête, ce qui n’est déjà pas si mal pour une créature au regard fatal. Elle ne pouvait pas non plus affirmer que c’était ce qu’il avait vu là-bas en bas qui avait fait perdre l’esprit au professeur Lockhart, Cassidy n’avait pas profité de ses enseignements, mais beaucoup d’anciens affirmaient qu’il était déjà bien entamé de base.

Foutu menteurs de Gryffondor. Est-ce qu’ils avaient menti aussi quand ils lui avaient raconté que le professeur Quirrel avait le Seigneur de Ténèbres greffé derrière la tête ? Elle l’espérait pour le Lord, car il n’y avait rien de glorieux à passer un an planqué sous un turban farci de gousse d’ail.

« Mais ce qui est  vrai, c’est que Potter est descendu dans la chambre, et qu’il a tué le basilic avec l’épée d’argent de Godric Gryffondor. »

Cassidy avait elle-même eu plusieurs fois le loisir d’admirer l’arme, quand elle était encore exposée dans une vitrine du bureau directorial, étant une élève à problème, elle s’y était rendue plusieurs fois. Il se racontait d’ailleurs que l’épée avait été volée durant la bataille, par Neville Longdubat même, ce n’était pas crédible. La chambre d’abord, une autre fois, Cassie mènerait l’enquête sur l’épée du fondateur disparue.

Elle se contenta d’un regard réprobateur à Niklaus, par Merlin, la peste soit des gens qui veulent réfléchir avant d’agir. Pour Cassidy la meilleure solution était de se rendre sur place, de voir de leurs propres yeux et d’improviser. Pas le temps de niaiser, bon sang de sang pur.

« On verra bien sur place, en route McDixon. » La Gryffondor attrapa la main du Serpentard et l’entraîna vers la sortie.

Ce qui d’ailleurs était amusant, puisque dans la série c’était Van Steed le cerveau calme, et McDixon la tête brulée. Rosier pourrait jouer le rôle de Miss Money-Mornille, la secrétaire gentille et un peu idiote, et James ? Lui ça serait Ragoût, le vieux chien pouilleux et incontinent de McDixon. Les Mystérieux Mystères de Poudlard, saison 1.

Elle prit la tête du petit groupe, tandis qu’il remontait le chemin de la gare en direction du château. La route à pied était plus longue qu’elle n’en avait l’air, ce qui leur laisserait le temps d’échafauder un plan. Oui, même si vous discuter de ça, sans vraiment y penser, tout en marchant droit dans la gueule de loup, c’est un plan, ne soyez pas si tatillon !

« Pour les sortilège de protection, Evan tu saura les reconnaître ? » Puisque le Serpentard se vantait continuellement d’être un as des sortilèges, il faudrait maintenant le prouver.

Cassidy pour son cas estimait qu’elle n’avait pas fait mentir sa réputation, elle était la plus calée en histoire de la magie. Elle ne pensait pas vraiment qu’ils arriveraient à entrer dans Poudlard, mais si jamais, peut-être que ces autres talents s’avéreraient utiles : métamorphose, étude des moldus, arithmancie et rune anciennes. Et tant qu’ils se tenaient le plus loin possible des serres de botanique. Elle se demandait bien à quoi était bons les deux autres.

Le groupe d’adolescent atteignit enfin le sommet de la colline, pour se retrouver comme des bonnets de nuits devant un portail solidement fermé. Cassidy sortie sa baguette de sa poche et l’agita pour lancer un sortilège.

« Homenum revelio. » Et rien ne se passa, soit il n’y avait personne sur le chantier, soit elle était incapable de lancer un simple sortilège de révélation. Mais elle penchait fortement pour la première solution.

« Rosier, tu pourrais regarder pour les sortilège anti-catimini, d’impassibilité ou autre ? »

C’était assez sommaire pour commencer, mais les trois autres avaient eux aussi un cerveau, fallait surtout pas qu’ils se privent de le faire fonctionner, libre à eux d’avoir une idée de génie sur ce coup.
Tandis que le pro du sortilège minute faisait son office, le regard de Cassidy fut capté par une faille profonde sur la muraille est. Quelque chose s’agitait là-bas dedans. La curiosité avait tué le chat, et elle finirait sûrement par causer la perte de Cassidy. Elle s’approchait doucement, pour voir ce qui se cachait entre les pierres.

Soudain, il sortit des décombres, vêtu d’une taie crasseuse et couverte de sang, ses membres en décomposition péniblement rattachés à son corps et dégageant une prenante odeur de chair en putréfaction. Il avançait vers la Gryffondor avec un râle déchirant, couvert de mouche et d’asticot, deux trous noirs à la place des yeux, the walking elf !

La jeune fille recula en panique, et trébucha sur une pierre. Paralysée, tandis que l’elfe zombie, sa plus grande peur, avançait inexorablement, bien décidé à se repaître de son cerveau et de sa chair fraîche et douce.
Puis d’un coup, l’elfe ensanglanté se tourna vers James et prit soudain la forme d’une tasse en porcelaine de chine. Nom d’une licorne galeuse, c’était juste un fichu épouvantard. Quelle idiote, pourquoi est-ce qu’elle avait paniqué comme ça ?

« Vieux, t’as vraiment peur des tasses ? » demanda-t-elle à James, tout en essayant de se relever.
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La morale du patin || Cassidy & Niklaus

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