POUDNOIR
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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La morale du patin || Cassidy & Niklaus

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Niklaus Schulz


MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Mer 7 Sep - 19:56

La chambre des secrets. Il se rendait bien compte que ça aurait du lui donner des frissons, mais à ses yeux, ça sonnait relativement creux. L'histoire qui excitait Cassidy, James et Eva ne ressemblait qu'à un mythe pour l'adolescent. Il fallait admettre que si Lord Voldemort avait du poids en Angleterre, à l'étranger, il était considéré comme un sorcier comme les autres. Les sorciers n'étaient pas comme les moldus. Ils étaient beaucoup plus cloisonné dans leurs propres pays. Il n'y avait que les ambassadeurs pour voyager autant qu'il l'avait fait. Il restait très rare que les dirigeants quittent leur pays. Son oncle, par exemple, n'avait du quitter l'Allemagne que cinq ou six fois tout au plus. Chaque pays étaient souverains et les affaires des autres ne les regardaient que très peu. On était relativement loin de la politique moldue et de son conseil de sécurité qui s'arrogeait le droit d'intervenir quand ça lui chantait des les affaires des autres, violant la souveraineté des états.

Quoiqu'il en soit, si les trois autres étaient surexcités, lui était simplement curieux. Il ne voyait pas d'inconvénient à aller voir ce qui se passait, il regardait juste l'aspect pratique des choses. Si ce qu'on disait sur Poudlard était vrai, l'endroit devait être truffé de gardes et de travailleurs. Il doutait qu'ils puissent passer incognito. Surtout à quatre.

Ses mises en gardes ne servirent à rien. Cassidy se contenta de lui lancer un regard réprobateur, celui qu'elle n'avait réservé qu'à Evan jusqu'à présent. Apparemment, l'idée qu'il puisse réfléchir avant d'agir semblait gâcher le plaisir de la rouge et or et les deux autres semblaient étrangement de son avis. Sans qu'elle lui laisse le temps de protester une fois de plus, elle le prit par la main et l'entraîna en dehors du bar. Niklaus eut tout juste le temps de laisser quelques gallions sur la table pour payer leurs consommations.

Voilà qu'ils étaient en dehors du bar, main dans la main sans que ça semble gêné l'adolescente.

" - Bon Van Steed. On va où maintenant avec nos fidèles acolytes ? "

Il faisait références à James et Evan. Depuis qu'elle lui avait parlé de la série, il avait pris le temps de se mettre à jour et il comprenait les références qu'on lui faisait sur le sujet. Il se tourna vers les deux autres et demanda :

" - Bon, si je suis McDixon et elle Van Steed, vous prenez qui ? "

Le chemin était quand même un peu long, par amusement et parce que ça lui plaisait, il refusa de lâcher la main de son amie.

" - Tu as voulu que je vienne, fais-moi rester."

Le ton ne laissait pas place à la contradiction, mais sa tête montrait bien à quel point il blaguait et la chose n'avait rien d'ambigu à par peut-être pour Evan et James. Le plan de Cassidy et Evan lui sembla étrange. Il le fit savoir.

" - Sérieusement les gars, on ne va jamais passer comme ça s'il y a vraiment une sécurité. Ca ne sert à rien d'essayer de passer sans se faire voir. On ferrait tout aussi bien de créer de fausse autorisation de circuler sur le chantier. Je ne suis pas mauvais en métamorphose et si Evan se débrouille en sortilège on devrait pouvoir créer de fausse autorisation. C'est la fin de journée, il ne doit rester que des ouvriers lambdas, les cadres sont partis depuis longtemps. "

Il montra les serviettes qu'il avait pris avec lui du bar.

" - On les transfigure et on dit que le ministère de la magie nous a donné l'autorisation de faire un travail sur la rouverture de Poudlard justement. On ne parle que de ça dans les journaux pour le moment. Rien que vos noms de famille et le mien devraient nous donner un laisser passer. Vous n'allez pas me dire qu'avoir des mangemorts dans votre famille ne donne pas un peu de poids."

Chacun sa façon de faire les choses. Si eux étaient pour une approche plus "brute" de la chose, Niklaus aimait la subtilité. La tromperie et la comédie était son affaire en toute circonstance.
Pendant que les autres s'essayaient aux sortilèges et tentaient de voir ce qui protégeait Poudlard, il commença à transfigurer les serviettes en papier officiel. Il avait enfin lâché la main de Cassidy et il fit signe à James de venir :

" - A ton avis, ça te semble crédible pour un papier du ministère ? "

Avant que James ne puisse répondre, il entendit un bruit et releva les yeux sur Cassidy qui venait de trébucher, un elfe ensanglanté se dirigeant vers elle, celui-ci se changea en tasse et Niklaus aida son amie à se relever tandis que James semblait à son tour pétrifié :

" - Ca va, tu ne t'es pas fais mal ? "

Au son de sa voix, l'épouvantard se tourna vers lui, il se transforma immédiatement en un humain qu'il reconnut instantanément. Trait pour trait, c'était le garçon qu'il avait laissé se noyer l'été passé. Son rythme cardiaque s'accéléra brusquement tandis que ses traits prenaient, pour la première fois, un air inquiétant. Il avait certes pâlis, surpris de revoir ce visage tant détesté, mais son regard était vite devenus mauvais, sa bouche plissée si fort qu'on ne voyait plus qu'une ligne. Ses compagnons n'avaient probablement compris qu'il s'agissait d'un moldu, mais peu importe, il voulait voir cette chose disparaître au plus vite. Il lui suffisait de penser à quelque chose de ridicule et tout irait bien.

" Riddikulus."

Le garçon se trouva instantanément affublé d'un groin de cochon des oreilles de lapin et du costume traditionnel allemand. L'ensemble était grotesque et ce fut assez pour confondre l'épouvantard. Il le regrettait presque, il aurait adoré savoir quelle était la plus grande peur d'Evan. C'était toujours utile, mais il avait préféré voir la créature disparaître plutôt que devoir s'expliquer sur sa peur à lui. Il détourna d'ailleurs rapidement le sujet, espérant que les autres ne reviendraient pas dessus pour examiner Poudlard lui-même.

Même en ruine, le château était majustueux et gigantesque. Bien plus impressionnant que tout ce qu'il avait bien pu imaginer. Par contre, il était surtout prodigieusement vide. Avec précaution, il avança, regardant bien autour de lui puis se tourna vers les autres.

" - Dites les gars, je n'ai pas vu le château après la bataille, mais vous ne trouvez pas que pour un château qu'on construit depuis un an, il est surtout prodigieusement vide."

Et en effet, contrairement à tout ce qu'on leur avait dis, il ne voyait, pour le moment, personne sur le site.

" - Sérieusement, regardez-moi ça."

Il désigna le pont qui permettait de passer le point d'eau pour arriver au château.

" - Le pont n'est même pas reconstruit. On peut passer autre part ? "
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Mer 7 Sep - 22:05

Pour le coup, Evan était plutôt satisfait que Cassidy soit impulsive et ne se laisse pas facilement détourner de ses objectifs. Il voulait vraiment aller jeter un coup d'oeil à ce que devenait Poudlard, mais il était certain que si la fierté ne l'avait pas poussé à les suivre, James ne serait pas venu, et y aller seul, non merci. Il ne voulait pas se retrouver dans une situation délicate sans personne pour l'en tirer. Poudlard restait un lieu magique très puissant, et on ne savait pas ce qui pouvait s'y passer. Autant avoir plusieurs baguettes à disposition au cas où quelque chose arriverait. Et puis bon, c'était la Chambre des Secrets qu'ils avaient à portée de main ! Ce n'était pas tous les jours qu'on avait la possibilité de s'approcher d'un telle légende ! Et, il ne cessait de le répéter : Il était hors de question de laisser un Gryffondor pénétrer en premier dans l'antre de Salazar Serpentard. Non mais vraiment ! Il n'allait pas laisser à Faulkner l'honneur de mettre pied la première dans la Chambre des Secrets. Il pouvait être galant pour des tas de choses - quoi qu'avec Cassidy, ce n'était pas tellement ça - mais il ne céderait pas là-dessus.

Lorsqu'elle tira finalement Niklaus hors des Trois Balais, main dans la main, Evan et James leur emboîtèrent le pas. Ce dernier ne semblait pas très à l'aise et Evan eut un sourire légèrement moqueur.

- La prochaine fois, souffla-t-il, tu la boucleras.
- Quelle prochaine fois ? Si je viens, c'est pour la Chambre ! Cette peste... Vaut mieux pas que je la recroise...

Evan leva les yeux au ciel. Mais bien sûr. Comme si James allait faire quoi que ce soit. Il n'était pas du genre à se battre, lui. Il balançait des piques, il tapait sur les points faibles, mais il ne lançait pas le premier sortilège. Il aboyait plus fort qu'il ne mordait. Ce n'était pas le cas de tous ceux qui faisaient partie de leur bande, mais Evan ne gérait pas leurs actes, hein ? S'ils cognaient ou s'en prenaient à quelqu'un, c'était pas son problème.

Soudain, Shulz se tourna vers eux et leur demanda qui ils étaient. Evan leva un sourcil sceptique. Sérieusement ? Ils écoutaient cette série ? Préférant ne pas apporter de tensions supplémentaires, Evan ne répondit rien et lança un regard noir à James quand ce dernier ouvrit la bouche. Il en avait assez fait comme ça. L'elfe qu'il avait renvoyé avait déjà suffisamment d'infos pour que Chap lui pourrisse la vie pendant quelques temps. Alors maintenant, c'était stop. On la fermait et on se tenait à distance. Pas la peine de voir Faulkner repiquer sa crise. De plus, il n'était pas sûr qu'elle ne tente rien si James venait à la froisser à nouveau. Un sortilège bien cuisant lui pendait au nez au moindre faux pas. Mais James n'était pas le genre de personne à se laisser impressionner par ces menaces. Evan non plus, mais il avait suffisamment supporté Cassidy ces derniers temps pour savoir qu'il n'y avait rien à faire pour son cas. Elle était définitivement folle, et autant ne pas réveiller le dragon endormit.

Ils étaient en train de remonter la rue vers le château quand Cassidy se tourna vers lui, la main toujours dans celle de Shulz. Evan se demanda vaguement si ce dernier savait dans quoi il s'engageait avant de répondre.

- Bien sûr. Les Sortilèges qu'utilisent le Ministère sont presque toujours les mêmes.

Il l'avait lu dans il ne savait plus trop quel livre. Les sortilèges utilisés par le Ministère étaient certes puissants, mais c'était toujours les mêmes. Ils n'avaient pas ne serait-ce que l'idée de tenter d'en élaborer de nouveaux qu'ils pourraient garder secret. Qu'est-ce qui empêchait quelqu'un d'apprendre à briser ces sortilèges et de passer les protections ? Evan ne comprenait pas vraiment le principe, mais bon. Il n'était pas à la place des agents du Ministère. Peut-être que c'était trop dur d'inventer de nouveaux sortilèges de défense, ou bien trop dur de les modifier. Enfin bon, il s'en fichait. Si c'était les même sortilèges, peut-être qu'ils auraient une chance de passer. Il suffisait qu'il se creuse un peu la cervelle pour trouver une solution à ça.

Une fois arrivé devant le portail de l'école, ils s'arrêtèrent. Evan prit un petit moment pour observer les ruines, qu'on voyait d'encore plus près ici. Ça donnait une drôle d'impression de voir le château comme ça. Ils n'y étaient vraiment pas allés de main morte pour le coup.

Lorsque Cassidy lui demanda de regarder pour les sortilèges, Evan lui lança un regard irrité, appréciant peu qu'on lui donne des ordres ainsi, mais il s'exécuta quand même, parce qu'il voulait vraiment aller voir de l'autre côté. Sortant sa baguette de sa poche, Evan l'agita ensuite vers le portail, mais rien ne se passa. Le jeune Serpentard fronça les sourcils et agita à nouveau sa baguette, relançant un simple sortilège visant à faire apparaître les traces magiques de sortilèges de protection basiques. Mais une fois encore, rien ne se passa. Il savait pourtant qu'il avait réussit son sortilège. S'avançant davantage pour jeter un coup d'oeil intrigué au portail, Evan sentit alors un très léger frisson le parcourir. Il haussa les sourcils. Quoi ? Sérieusement ? Ils avaient juste laissé ça ?

- Euh... Je crois qu'entrer va être plus facile que prévu, finit-il par dire, en avançant une main vers le portail, sans pour autant le toucher. Ils n'ont placé aucuns sortilèges de protection. Ils n'ont laissé pour seule défense que celle du château. Mais... elle semble différente, ajouta-t-il, perplexe.

L'air semblait vibrer autour de lui, comme si le métal du portail attendait impatiemment qu'il pose la main dessus. Lé défense passive du château était un très ancien sortilège datant de l'époque des Fondateurs qui visait à prévenir le directeur et tout le corps enseignant lorsque des personnes mal intentionnées envers l'école approchaient. Mais là... Evan avait souvent senti ce léger frisson lorsqu'il passait le portail, comme une sorte de sonde. Mais la sensation avait changé. Elle semblait plus... Sur ses gardes ? Il ne savait pas comment l'expliquer. Le sortilège était bien trop ancien pour que quiconque ait pu le modifier.

Il fut cependant interrompu dans ses réflexions par un mouvements à sa droite. Il tourna la tête vers Cassidy juste à l'instant où l'épouvantard prenait forme devant elle. Il haussa un sourcil étonné en voyant l'elfe zombi avancer vers elle. Elle avait vraiment peur des elfes ? Un sourire légèrement moqueur étira les lèvres d'Evan. Toujours bon à savoir. Il aurait dû garder l'elfe.

S'avançant dans un élan de grande compassion pour délivrer la jeune fille de l'épouvantard, Evan vit alors ce dernier changer de forme en se tournant vers James et Evan eut à nouveau un sourire moqueur. Les tasses en porcelaine de sa tante... Evan n'avait jamais compris pourquoi elles le terrorisaient tant, mais il arrivait quand même à James d'en faire des cauchemars, ça ne devait pas être anodin. Il aurait bien aimé connaître l'histoire derrière tout ça, mais son ami n'avait jamais lâché un mot sur le sujet.

Finalement, ce fut Niklaus qui se débarrassa de l'épouvantard,après que ce dernier ait prit l'apparence d'un garçon tout ce qu'il y avait de plus normal. Evan fronça les sourcils, interloqué. Pour l'elfe et les tasses, ok, il pouvait comprendre. Mais un garçon ? Qu'est-ce qui pouvait effrayer Niklaus à ce point ? Affaire à suivre. De près.

Décidant de ne pas insister pour l'instant, Evan s'approcha à son tour et observa le château. C'était vrai qu'il n'y avait pas un chat. Personne. Et pourtant, la reconstruction était censée aller bon train, d'après le Ministre. Encore un mystère de plus sur Poudlard. Un sourire étira les lèvres d'Evan et il se tourna vers les autres.

- Bon, ben il reste plus qu'à tenter le tout pour le tout. Vous en dîtes quoi ?

Il se tourna ensuite vers le château et s'approcha de la brèche la plus proche, suffisamment grande pour lui permettre de passer. Encore une fois, il eut cette drôle de sensation en s'approchant des protections, mais il décida de tenter quand même. Après tout, qu'est-ce qu'ils risquaient ? Juste des ados un peu trop téméraires. Ils n'allaient pas atterrir à Azkaban pour ça. Il tendit alors la main et passa la protection d'un coup.

Rien ne se produisit. Il passa entièrement.

Lorsqu'il fut de l'autre côté, son sourire s'agrandit davantage et devint totalement sincère. Il se tourna vers la brèche.

- Bah vous foutez quoi ? Vous attendez qu'il pleuve des Veracrasses ?
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Sam 10 Sep - 13:12

Cassie aurait bien voulu hausser les épaules, mais tenir la main de Niklaus l'empêchait de s'adonner à son tic favori. Si tenir la main de Cassidy lui faisait plus plaisir que de partir explorer les ruines de Poudlard, tant mieux. C'est bien de savoir se contenter de peu. Et puisque que la main de Cassie, ainsi que le reste de son corps, comptait bien se rendre dans les ruines du collège, il suivrait le mouvement. Et si en plus cela lui permettait de le faire avec enthousiasme, c'était encore mieux. Car le jeune allemand semblait avoir plus de plomb dans la tête que les deux autres. Avec un peu de chance il pourrait peut-être les obliger à réfléchir un peu avant de foncer. Probablement pas assez pour leur éviter de courir à la catastrophe, mais au moins assez pour, trottiner, jusqu'à la catastrophe. Ce n'était pourtant pas le première expérience de Niklaus en matière d'aventure avec Cassidy, la dernière s'étant soldée par une arrestation. Il devait vraiment bien aimer la gamine, pour la suivre comme ça dans tous ces plans foireux.

Cassidy marcha le long du chemin menant au château, main dans la main avec Niklaus. Ça ne la gênait pas du tout, après tout elle se promenait bien bras dessus bras dessous avec ses copines, ça ne faisait pas une grande différence. Elle était si naïve et innocente, s'en était adorable. Et contrairement à d'autre, Niklaus n'avait pas les mains moites, un bon point pour lui. C'était même plutôt agréable au final, ce n'était pas la première fois de sa vie qu'elle tenait la main de quelqu'un en marchant, mais c'était bien la première fois que ça lui faisait plaisir de faire un truc comme ça. Elle aurait été bien incapable d'expliquer pourquoi, c'était stupide, n'importe qui pouvait mettre sa main dans la main de quelqu'un d'autre, mais en tenant celle de Niklaus elle se sentait rassurée. Pour une fois, elle pouvait être proche de quelqu'un sans avoir envie de le secouer parce que c'était un crétin, c'était un changement agréable. Seule certitude, ça avait bien un rapport avec ce Serpentard en particulier, parce que la pensée de devoir tenir la main d'un des deux autres ne la rendait absolument pas heureuse, bien au contraire.

La Gryffondor était ravie qu'il fasse référence aux Mystérieux Mystères de Londres, qui visiblement n'étaient pas la tasse de thé de James et Evan, tant mieux, c'était plus drôle comme ça. Elle se pencha vers le Serpentard et lui murmura à l'oreille :

« Eux c'est Money-Mornille et Ragoût. » avant de pouffer discrètement.

Mais trêve de sentimentalité guimauve, ils étaient enfin arrivés aux portes de Poudlard. Niklaus émit quelques réserves de bon sens quand à la possibilité pour eux d'entrer sans problème sur le chantier. Cassidy s’inquiétait beaucoup plus des risques lié à d'éventuelles contre-mesures magiques anti-intrusion qu'aux éventuelles conséquences que pourrait avoir une rencontre avec le personnel de la sécurité. Bien sûr que le chantier était interdit au public, mais à eux tous ils avaient assez de relations pour s'en sortir sans dommage : la directeur de la Justice magique, du département des Mystères, de la Gazette du Sorcier, l'ambassadeur d'Allemagne, la mère d'Evan était une Mangemort elle aussi... Aucune idée de qui étaient les parents de James, mais sûrement des huiles du ministère ou un truc dans le genre. Alors même si un vigile teigneux leur mettait le grappin dessus, il se contenterait d'une remarque sur ces gamins sang-pur qui se croient tout permis.

Tandis qu'Evan s'adonnait à son art en détectant les sortilèges du Ministère, elle se pencha sur l'épaule de Nik, occupé à transformer des serviettes en papier en autorisation ministérielles. Le Serpentard sentait bon, un peu la cannelle, une odeur chaude, sucrée et agréable, genre pâtisserie de Noël.  La Gryffondor se sentit tout d'un coup un peu gênée.

« Un peu plus grand le M, ouai, voilà » puis elle s'éloigna, se recomposer un observant cette fichue faille dans le mur, et espérant que personne n'avait remarqué à quel point elle était rouge.

Rien de mieux qu'une attaque d'épouvantard pour vous remettre d'aplomb. La Gryffondor attrapa la main tendue de Niklaus qui l'aidait à se relever et ne lâcha pas. Les elfes mort-vivants étaient son pire cauchemar.  Des inféris elfiques, c'était terrifiant, bien plus que de stupides tasses en porcelaines de chine.

« Merci, j'ai paniqué comme une idiote. »

Fouineuse comme elle l'était, elle était très intrigué par la forme qu'avait prit l'épouvantard face à Klaus. Mais jugeant qu'il n'aurait certainement aucune envie d'en parler, tant que les deux autres seraient à porté d'oreilles, elle s'abstint de demander quoi que ce soit. Elle même d'ailleurs n'avait aucune envie de rentrer dans des explications concernant sa peur irrationnelle des elfes zombies dévoreurs de chaire humaine. Elle détestait les épouvantards, ils mettaient à nue vos plus grandes angoisses, sans aucun respect pour votre intimité.

Elle approuva Niklaus, le château était encore à l'état de ruine. Elle était presque certaines qu'aucune pierre n'avait été déplacée depuis la fin de la bataille. Ainsi les rumeurs étaient vraies. Le ministère n'avait absolument pas commencé les travaux. Mais pourquoi ? Une école de sorcellerie était pourtant une nécessité absolue, et cette reconstruction était l'une des priorité du programme de Malefoy. Certains avaient même voté pour lui simplement parce que Force Puriste était le seul parti avec assez de fric pour reconstruire l'école rapidement. Elle irait dès demain à la Gazette, son père en saurait sans doutes plus à ce sujet.

« Reconstruction mon cul, c'est du vent ce chantier, je suis certaine que les ouvriers ne sont là que pour décorer les jours de visites officielles. »

Et ce n'était pas une bonne nouvelle, vraiment pas. De grandes énergies magiques avait été à l’œuvre durant la bataille de Poudlard, un lieu déjà lui même infusé d'une magie très ancienne. La magie, et en particulier la magie noire, laissait des traces, dangereuses et durables. Ces traces étaient comme des blessures, qui pouvaient s'infecter et attirer toutes sortes de créatures magiques, du genre épouvantard, qui proliféraient en se nourrissant de ces énergies stagnantes. Cassidy était impulsive, mais pas complètement stupide. Elle n'était plus aussi certaine d'avoir envie d'explorer les ruines. Si le ministère n'avait réellement rien fait sur ce chantier, il était très, très, dangereux de s'y aventurer. Il fallait vraiment être un esprit simplet pour ne pas mesurer les conséquences néfastes qu'auraient pu avoir une telle débauche de pouvoir.

Et visiblement, l'esprit simplet d'Evan Rosier avait jugé bon de passer le portail sans plus attendre. Il n'écouta même pas la fin du discours de la jeune fille sur le danger des énergies magiques résiduelles. Cassidy retint son souffle. Mais rien ne se passa. Elle serra un peu plus la main de Niklaus, et lui jeta un regard interrogateur.

« On y va ensemble ? »

Les deux adolescents s'engouffrèrent dans le portail à la suite d'Evan et James. Cassidy frissonna de la tête au pieds. Les vibrations énergétiques du portail n'étaient absolument pas bienveillantes. Si elle n'avait pas eu peur de perdre la face devant les deux autres coqs, elle serait repassée de l'autre coté aussi sec.

« Tu es un crétin inconscient Rosier. Tu as senti le portail ? On est PAS les bienvenus ici. »

Le pont d'accès à l'entrée était détruit, et traverser le lac, même en barque était un exercice dangereux. Le calamar géant ne laissait personne s'aventurer sur son domaine. Ils ne pouvaient pas transplaner, pas sans elfe de maison en tout cas. Et encore, magie des elfes était complexe et imprévisible, ajouter à toute celle qui planait ici.

« Pour passer il faudrait faire le tour par la forêt interdite... »

Ô joie, tout ce que Cassidy aimait, des plantes et des créatures magiques : filet du diable, tentaculas vénéneuses, centaures, acromantules, sombrals et même une chimère, paraît-il. La promenade de santé dont elle ne rêvait absolument pas. Elle tourna son regard vers Niklaus, espérant que lui aussi proposerait de faire demi tour, avant que quelque chose de plus sournois qu'un épouvantard ne vienne à leur rencontre. Hé oui, parfois même les Gryffondor, les plus braves des trompe-la-mort, reculent face au danger. Et si Evan et James se moquaient d'elle, tant pis, elle irait se marrer à leur enterrement.
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Lun 12 Sep - 16:46

Drôle de groupe que celui qui s'en allait jusqu'aux ruines de Poudlard. Qui eut cru ce matin en se levant qu'il allait encore se retrouver lancé dans un plan foireux. Il fallait être honnête, ça ne le dérangeait pas, mais il ne savait pas si c'était le plan en question qui l'intriguait, la présence de Cassidy qui le rendait indifférent au plan quel qu'il soit ou un peu des deux. Probablement un peu des deux. Quoiqu'il ne le sache pas encore, s'il était prêt à passer beaucoup à Cassie parce qu'il l'aimait plus qu'on aime une amie, il n'était pas du genre à être éperdument amoureux pour faire les quatre volontés d'une fille simplement parce qu'elle a des beaux yeux. Non, il y avait chez Nik, probablement, le même grain de folie qui courait chez les trois autres. Ils étaient jeunes, faisaient partie de familles puissantes qui leur donnaient un certain sens de la démesure. Comment en aurait-il été autrement ? Les parents de Niklaus avaient bien tenté de lui inculquer un mode de conduite normal, le naturel reprenait vite le dessus. En un sens, on pouvait dire qu'ils n'avaient pas trop raté leur travail, Niklaus avait appris très jeune à refouler ses instincts les plus primaire à l'égard de ce qu'il estimait être la vermine de son monde. Il passait donc pour un adolescent tout à fais normal et peut-être était-ce pour ça que la Gryffondor semblait l'apprécier.

Il lui sourit tandis qu'elle se moquait d'Evan et James et alla même jusqu'à lui chuchoter dans le creux de l'oreille :

" - Soit sympa, les pauvre, James n'est pas si moche que ça enfin."

Ils arrivèrent finalement à hauteur du château. Evan semblait dire que les sortilèges ne poseraient pas de problème. Lui, ça lui semblait quand même étrange que le ministère soit aussi laxiste sur les mesures de sécurité prise autour du château, mais après tout, Potter et sa bande avait bien réussi à s'infiltrer au ministère, alors pourquoi eux ne pourraient-ils pas floué celui-ci pour entrer dans Poudlard ? Entraîné par l'enthousiasme des autres, il finissait presque par croire que c'était possible.

" - On te laisse les sortilèges alors, tu es sans doute meilleur que nous."

Un compliment ? Une réalité. Cassidy n'aimait pas Evan, elle n'en faisait pas un mystère, si elle était capable de lui reconnaître des qualités c'était que celles-ci existaient vraiment et Niklaus n'était pas assez obtus pour se la jouer au type aveuglé par sa jalousie trop longtemps. Occupé avec James sur les fausses autorisations du Ministère, elle n'aperçut pas Cassidy qui venait près de lui. Il se tourna un peu surpris.

" - Plus grand ? J'vais faire ça."

Avant de se retourner vers James.

" - Hmm, tiens, ça a l'air bon là."

S'il avait vu Cassidy en train de rougir comme une pivoine, il se serait probablement poser des questions, mais l'avantage d'avoir un but commun, c'était qu'une certaine dynamique se créait. A défaut de s'apprécier, ils travaillaient au moins tous de concert et ça réduisait tout de même momentanément les tensions existantes.

L'attaque de l'épouvantard mouvementa un peu les choses. S'il était déçu de ne pas avoir eu le temps de voir quel était la plus grande peur d'Evan, on ne pouvait pas nier que James, Cassidy et lui même étaient particulièrement soulagés de voir la créature disparaître. Tellement que personne ne songea - pour le moment - a questionner l'autre sur sa propre phobie. Il avait aidé Cassidy à se relever et celle-ci ne l'avait pas lâcher à son plus grand plaisir.

" - Ce n'est rien.",répondit-il pour la rassurer. Elle avait l'air un peu secouée. " On a tous nos peurs."

Ce n'était pas pour autant qu'il désirait parler de la sienne et heureusement le sujet dériva sur Poudlard. Décidément, il y avait définitivement un truc de louche autour de cette reconstruction. Evan trouva un portail et fut le premier a passer. Niklaus aurait bien protesté pour la forme, ça lui semblait trop facile, mais rien ne semblait être arrivé aux deux garçons. Cassidy, toujours la main dans la sienne, lui proposa de passer ensemble. Il haussa les épaules et répondit :

" - Est-ce qu'on ne fait pas un peu tout ensemble depuis un moment ?"

Ils passèrent la brèche et Klaus frissonna comme pris d'un mauvais pressentiment, il n'allait pas - comme son amie - jusqu'à affirmé qu'on leur était spécifiquement hostile, mais il avait bien sentis quelque chose d'étrange en passant celui-ci.

Il regarda autour de lui curieux, rien n'avait changé, si ce n'était Evan qui semblait, pour une fois, particulièrement heureux. Il se tourna vers Cassidy, beaucoup moins inquiet qu'elle et lui ébouriffa les cheveux gentiment :

" - Je crois qu'on a jamais été les bienvenus de base, c'est toi qui voulais venir non ? "

Lorsqu'elle désigna la forêt interdite, il ne flancha pas, après tout, il n'était pas de Poudlard et peu importait les histoires qui couraient sur la dite forêt, il n'en avait jamais fait l'expérience.

" - On peut toujours tenter le coup. Vous en pensez quoi ?"

Il lâcha momentanément la main de Cassidy et entraîna Evan un peu à part :

" - A ton avis, ça vaut le coup ? C'est toi l'expert en sortilège, tu penses qu'on peu s'en sortir sans trop de dégâts ?"

L'appréhension de Cassidy déteignait sur lui, mais plus que ça, c'était l'absolu silence du lieu qui le mettait un peu mal à l'aise. Il ne s'était vraiment pas attendu à ne pas voir âme qui vive sur le site. Au loin, brisant le silence, un cris retentit, presque humain.
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Ven 23 Sep - 21:39

Franchement, Evan était soulagé que l'épouvantard se soit contenté de Cassidy, James et Niklaus. Il ne savait pas quelle forme pouvait bien prendre la créature face à lui, et il n'était pas particulièrement pressé de le découvrir, bizarrement. Cependant, apprendre les plus grandes peurs des autres pouvait être assez utile. Bon, il savait déjà pour James. Mais pour Cassidy et Niklaus, bien entendu, il n'en savait rien avant aujourd'hui. Si la peur de Cassidy l'avait plus fait rire qu'autre chose, celle de Niklaus, en revanche, avait franchement piqué sa curiosité. Mais il n'avait rien dit. Depuis qu'ils avaient quitté les Trois Balais, l'ambiance, à défaut d'être amicale, était quand même relativement détendue. Et ça lui allait très bien. Il n'avait pas envie d'avoir à nouveau à gérer les gue-guerres entre Cassidy et James, ou les crises de colère de la jeune fille. Non mais oh, il était pas sa nounou ! Il allait pas la surveiller non plus.

Bref.

En tout cas, pour ce qui était du château, rien ne semblait avoir bougé. Evan était assez intrigué pour le coup. Non seulement parce que c'était vide, mais également pour le changement qui s'était opéré dans l'aura de Poudlard. En fait, c'était surtout ça qui l'intéressait. Pourquoi ? Voilà la question qu'il se posait. Oh, il avait bien quelques théories incluant la magie noire et tout un tas d'autres choses qui avaient été faite durant la Bataille de Poudlard. Mais il resait quand même un énorme "Pourquoi ?". Evan était très doué en Sortilèges, ainsi qu'en Métamorphose. C'était en partie parce qu'il trouvait ça facile, mais il avait quand même un grand intérêt pour ces deux disciplines. On aurait presque pu parler de passion. Il avait des livres traitant de ces sujets dans sa bibliothèque et il lui arrivait, parfois, d'en acheter, quand cela l'intéressait vraiment. Il en connaissait pas mal sur le sujet. Et donc, tomber sur ça, c'était vraiment... stimulant ? Intéressant ? Curieux ? Il ne savait pas comment qualifier ça, mais ça piquait sa curiosité et il avait envie d'en savoir plus. Ce fut en partie pour ça qu'il traversa presque sans hésitation la brèche. James le suivit puis, finalement, les deux autres s'engagèrent à leur tour.

Evan avait bien sentit, lorsqu'il avait passé la brèche, ce frisson qui l'avait traversé de la tête aux pieds. Comme si Poudlard les scannait. Non, cette... "aversion", ou quoi que ce soit d'autre, étaient tourné vers eux. Non, il avait plus l'impression que c'était... comme lorsqu'on fait face à une bête sur la défensive. Oui, voilà. C'était ça. La magie de Poudlard avait été modifiée, c'était certain. Mais pas l'essence même. Le sortilège était resté le même, mais quelques "informations" avaient... évolué. Il ne savait pas comment bien expliquer ce qu'il ressentait. Ce qu'il savait et ce qu'il avait "devant les yeux"... Il essayait de connecter tout ça et, s'il continuait, il allait avoir la migraine.

- Hé, calme-toi Faulkner, rétorqua immédiatement Evan, peu enclin à se laisser traité de "crétin inconscient" par cette folle blonde. Il s'est rien passé. Et puis, si ce... truc, lâcha-t-il, à défaut de trouver d'autre mot pour qualifier cette sensation, n'avait pas voulu nous laisser entrer, crois-moi, on serait pas là.

Oui, Evan était sûr que cette sorte de barrière n'était pas là pour empêcher ou dissuader les gens d'entrer. Evan voyait plus ça comme une sorte de sonde. Pour voir quoi, il n'en savait rien, même si, là encore, il avait quelques idées, mais une sonde quand même. Enfin, c'était ce qu'il tirait de tout ce qu'il pouvait savoir et voir. Il n'en était pas sûr. Mais il n'allait pas le dire. Oui, fierté masculine. Oui, oui.

Se détournant de la peste blonde, Evan jeta un regard circulaire autour de lui. Tout était en ruine. On voyait certains pans de mur totalement effondrés, des pierres un peu partout sur l'herbe autrefois intacte du parc de Poudlard et sur ce tableau assez triste, tout de même, planait une sorte d'aura menaçante et mélancolique à la fois. C'était étrange et Evan se sentit un instant mal à l'aise devant ce tableau perturbant. Heureusement, la proposition de Cassidy de passer par la Forêt Interdite lui fit détourner son regard de ce qu'il avait devant les yeux et il se retourna vers les autres.

La Forêt Interdite... Comme tout élève de Poudlard qui se respecte, Evan et ses amis avaient déjà tenté l'aventure en s'approchant peut-être un peu trop près de ce nid à problèmes.Ils n'étaient jamais allé très, très loin, mais il en savait suffisamment pour pouvoir dire que passer par là pouvait être risqué. Il avait entendu dire que des araignées géantes en étaient sorties lors de la Bataille de Poudlard. Il n'avait pas particulièrement envie de les croiser. Encore, les Centaures, les créatures primaires ou encore les Sombrals ne le dérangeaient pas particulièrement. Il y avait toujours une manière de passer sans dégâts. Mais si ils tombaient face à des trucs plus... dangereux, il allait falloir gérer des choses dont il n'était pas sûr de pouvoir s'occuper. Et il pensait ne pas se tromper en avançant le fait que les autres étaient au même niveau que lui.

Evan soupira légèrement puis, l'instant d'après, il se retrouvait embarqué un peu à l'écart par Niklaus. Il haussa légèrement un sourcil interrogateur.

- Ah... soupira-t-il ensuite en se passant la main dans les cheveux, l'air un peu las. C'est vrai que tu connais pas encore toi... Bah... Je pense que ça peut se faire quand même. Si on reste à la lisière de la forêt, je pense que ça passe. Elle s'appelle pas la Forêt Interdite pour rien, tu t'en doutes. Mais la plupart des créatures se rassemblent majoritairement vers le centre de la forêt, loin vers l'intérieur. Je pense qu'on prend pas trop de risques à longer la limite. Et puis, maintenant qu'on est là, on va pas faire demi-tour, si ?

Evan n'était pas idiot : il y avait un risque, même en restant à la lisière de la forêt. Qui savait ce qui avait été déréglé en plus de la magie ? Mais il n'oubliait pas pour autant la Chambre des Secrets, qui attendait encore, quelque part parmi les décombres. Et il avait toujours autant envie de la voir. D'être le premier Serpentard à pouvoir se vanter d'avoir pénétré dans la chambre du Fondateur de sa maison.  Et puis, l'occasion était trop belle ! Poudlard n'allait, à première vue, prendre plus de temps que prévu pour être reconstruit et peut-être aurait-il terminé ses études au moment où il rouvrirait ses portes. Et il ne comptait pas laisser ce secret là, juste parce qu'il n'y avait plus de pont !  Non, c'était hors de question !

Se tournant vers les autres, il sortit sa baguette de sa poche et croisa les bras.

- Bon... Que fait-on ? On tente la forêt ou on cherche autre chose ? Franchement, je pense que la forêt, du moment qu'on reste à la lisière, ça pose pas trop de problèmes.

Et là, comme pour bien contredire ses paroles, un cri monstrueux se fit entendre des tréfonds de la Forêt Interdite. Evan se tourna d'un bond vers cette dernière, la main serrée sur sa baguette. C'était quoi ce truc ?!

Se reprenant légèrement, Evan se redressa, puis il se tourna vers les autres. Bon... Comment décourager quelqu'un en quelques secondes... Il n'était plus très sûr de vouloir longer la forêt finalement...

- Euh... lâcha-t-il.

Oui. C'était très éloquent, oui. Il faisait un très bon orateur quand il voulait. Quel talent !
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Ven 30 Sep - 12:33

Après avoir franchi le portail Cassidy frissonna de la tête aux pieds, quoiqu’en dise les deux autres, pour elle cette sensation ne présageait rien de bon. A cause des diverses protections magiques qui l’entourait, il était normal de ressentir des vibrations magiques lorsqu’on passait le portail de l’école. En général c’était quelque chose de chaleureux, comme l’impression d’être enfin de retour à la maison, mais cette fois elle ne put s’empêcher de ressentir de l’hostilité. C’était la première fois, même lorsque les Mangemort s’étaient échappés d’Azkaban durant sa deuxième année, et que la protection du château avait été renforcée, ou encore l’année suivante après l’agression  de sa condisciple Katie Bell, jamais la Gryffondor n’avait ressenti une variation semblable dans l’aura du portail. À bien y regarder, elle trouvait même que les sangliers de l’entrée avaient désormais l’air moqueur, si ce n’était sournois. C’était peut-être simplement son imagination qui travaillait trop, mais elle n’arrivait pas à se débarrasser de ce pressentiment, de cette impression qu’ils venaient d’eux même se jeter dans la gueule du dragon.

Elle ignora royalement l’intervention d’Evan, ainsi que les ricanements de James. Cassidy était assez nerveuse comme ça, sans avoir à ajouter un plus une énième dispute avec les deux idiots de Serpentards. Elle frisonna une fois de plus lorsqu’elle senti la main de Nik passer dans ses cheveux, un frisson étrangement agréable cette fois, et lui répondit sur un ton moitié rigolard, moitié sérieux.

« Justement, la prochaine fois que j’ai une idée de génie, sois gentils et assomme moi. »

Bien évidement qu’elle était à la source de cette situation invraisemblable. C’est elle en premier lieu qui avait prêté l’oreille aux histoires de Mimi Geignarde sur la Chambre des Secrets et qui avait pris l’impulsion de cette petite expédition. Jamais elle n’avait soupçonné qu’elle avait en elle de telle qualité de leadership, et ne comprenait toujours pas vraiment comment les autres avaient pu accepter de la suivre sans regimber. N’importe qui possédant deux mornilles de bon sens aurait coupé net à une telle proposition, allé explorer une ruine chargée de magie stagnante. Mais non, les autres avaient suivis, et même devant la facilité déconcertante avec laquelle ils avaient pénétré sur un lieu strictement interdit au public, personne ne semblait décidé à faire demi-tour. Maudites soient l’impulsivité, la curiosité et l’inconscience de la jeunesse. Et puisque que les trois garçons ne voulaient pas abandonner, hors de question que ça soit elle qui joue les poules-mouillées.

Tenant toujours la main de Niklaus, elle essaya de secouer son impression de malaise et changeant de sujet, et essayant de retrouver au fond d’elle-même la sensation de bien-être et de confort qu’elle associait habituellement à l’école. D’un geste de la main elle pointa à Klaus la tour est du château.

« Regardes, c’est la tour de Gryffondor, et la quatrième fenêtre là, c’est ma chambre. »

Ça fonctionna plutôt pas mal comme technique. En repensant à la pièce circulaire, sa grande cheminée, les fauteuils confortables, le lit à baldaquin cramoisi, les bons moments avec ses camarades de chambre, les parties de batailles magiques, les fêtes organisées après les victoires de leur équipe de quidditch, et tout le reste, Cassidy parvins à se débarrasser du sentiment désagréable qu’avait engendré le passage du portail. Et se remémorer les bons moments passés entre ces murs lui permit de retrouver sa morgue et son assurance habituelle.

L’évocation de la forêt interdite lui fit faire une grimace de chatte incommodée.

« Moui, qu’est-ce qu’on risque ? Je veux dire un troupeau de centaures belliqueux, des acromentules, et Merlin sait quoi encore. Une promenade de santé. »

Comme les trois autres semblaient décidés à passer par l’orée de la forêt, très bien, elle suivrait le mouvement, hors de question de jouer les poids mort et de rester en arrière, c’était une question d’honneur. Hors de propos qu’on puisse dire qu’une hardie Gryffondor se dégonfle devant le danger. Et ce n’était pas cette longue plainte qui venait de déchirer le silence lourd du parc qui allait l’arrêter, au contraire, elle était maintenant remontée à bloc. Contradiction des rouge et or sans doute. Cassidy était effrayée par l’inconnu, par l’incertain, mais si elle savait ce qu’elle devait affronter, elle n’hésitait pas à foncer dans le tas. Elle n’avait pas de certitude quant à la nature de la créature qui avait poussé un tel cri, rien d’étonnant, cette forêt était une véritable ménagerie, c’était probablement dangereux, mais un danger ordinaire, une bestiole, rien de plus. Et le dégoût et les mépris que lui inspirait les créatures magiques poussait facilement Cassidy à croire qu’à eux quatre ils n’auraient aucune difficulté à s’en sortir face à un animal, magique ou non. Arrogance des sorciers. Puis Evan avait en partie raison dans son raisonnement, les plus grand périls demeuraient au cœur de la forêt, à la lisière ils seraient en sécurité.

Cassidy servi à Evan et James un sourire plein d’ironie et leur donna une tape sur l’épaule pour les forcerr à se mettre en mouvement. Elle prit naturellement la tête de la colonne, et incita les autres à sortir leur baguette et à ne pas ralentir le rythme de la marche.

« En route bande de pieds-tendres. Et n’oubliez pas, vigilance constante.  » Conclu-t-elle en citant son professeur de DFCM préféré, Maugrey Fol-œil, enfin Barty Croupton plutôt, peu importe.

C’était un sacré détours et il leur fallut environs dix minutes pour atteindre la lisière de la forêt. Le calme était revenu sur le parc et aucune autre plainte en provenance de la forêt ne s’était fait entendre.  A bien y repenser, il n’y avait peut-être jamais eu de créature et ce cri n’était qu’une illusion destinée à effrayer les curieux et à leur donner envie de rebrousser chemin. Possible, ça avait même failli marcher. Mais ce n’était pas une raison pour relâcher sa vigilance, ce n’était pas seulement pour le folklore que la forêt était interdite aux élèves. De ce qu’elle en savait, certains habitants étaient ici depuis bien avant la construction du château, et ne toléraient qu’avec peine la présence des sorciers dans leur périmètre. Et si vous y ajoutiez le goût d’Hagrid pour l’élevage de monstruosité  à poil, à plumes, à cornes et tout, c’était le lieu idéal pour une petite promenade quand vous étiez fatigué de la vie.

Ils y étaient, la forêt se tenait devant eux. Broussailleuse, d’un silence inquiètant. Même en plein après-midi, les grands arbres empêchaient la lumière de filtrer, si bien qu’on avait l’impression d’être dans un crépuscule perpétuel aux abords de la forêt. Mais il en faudrait plus que ça pour stopper Cassidy, en cinq année d’études, ce n’était pas exactement la première fois qu’elle se retrouvait si proche des bois, et ils n’avaient pas l’air d’avoir changé. Rien ne bougeait au cœur de la forêt, on entendait juste le souffle du vent dans les feuilles. La main ferme sur sa baguette, la Gryffondor continua d’avancer, en longeant la lisière, d’un pas silencieux.

Une branche craqua et elle senti une forte pression sur son bras.

« Nik, me sers pas comme ça, tu me fais mal là. »

Cassidy tourna la tête, mais ce n’était pas la main de Niklaus qui étreignait son bras, mais quelque chose cachée dans l’ombre des futaies et qui avait une prise incroyablement puissante. Cassie poussa un hurlement, l’étreinte se resserra plus encore et la Gryffondor fut entraînée dans la forêt, la plainte précédemment entendue se mêlant à ses cris.

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Niklaus Schulz


MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Mar 18 Oct - 21:54

Pendant des années, Niklaus avait été un adolescent tous ce qu’il y avait de plus normal. Calme, bien élevé, il n’avait vraiment pas l’art de se retrouver dans des situations impossibles. Pourtant, depuis son arrivée en Angleterre, il lui semblait qu’il attirait les ennuis avec une facilité déconcertante. Peut-être était-ce simplement les ennuis qui venaient à lui, mais dans les deux cas, il enchaînait les situations loufoques un peu trop souvent. A la base, il était venu à Pré au Lard en compagnie d’un de ses camarades pour passer sa mauvaise humeur. Autant dire que c’était fait. Par contre, il n’avait certainement pas prévu qu’il se retrouverait à passer sa fin d’après-midi dans les ruines de Poudlard en compagnie de Cassidy, Evan et James.

Les adolescents, tellement pris par leur recherche de la chambre des secrets, n’avaient pas regardé l’heure quand ils étaient partis de Pré au Lard pour se diriger vers Poudlard. L’horloge tournait. Certes, on était toujours en plein après-midi, mais la soirée ne tarderait pas à tomber et les créatures plus nocturnes à se réveiller. Autant dire que se retrouver dans la forêt interdite à cette heure-là était loin d’être idéal. Un adulte responsable leur aurait expliquer que peu importe l’heure, ce n’était pas l’idée du siècle du court, mais heureusement ou malheureusement pour eux, il n’y avait que des adolescents irresponsables dans ce groupe et pas un seul adulte pour leur prêter ne serais-ce qu’une mornille de bon sens.

Pourtant les signes étaient là. N’importe qui de raisonnable aurait fait demi-tour, vraiment. Le vieux château était totalement abandonné, ça n’avait déjà rien de rassurant. Le portail leur était apparemment hostile, et mieux, il fallait passer par la forêt interdite. Ca faisait beaucoup d’éléments qui étaient contre eux pour le moment. En imaginant qu’ils arrivent à passer la forêt sans une égratignure, il fallait encore traverser les ruines du château elle-même sans se blesser. Une vraie promenade de santé donc.

Cassidy avait été la première à faire preuve de bon sens, quand les garçons ne voulant pas lâcher l’affaire, étaient resté partant pour continuer. Qu’à cela ne tienne, leur camarade leur avait emboîté le pas quoique avec moins d’enthousiasme que précédemment. Niklaus quant à lui était toujours de bonne humeur et le faisait savoir :

- Oh, ne te tracasse pas, lui répondit-il en souriant. Je te prends au mot, je n’hésiterai pas à t’assommer littéralement la prochaine fois. Tes désirs sont des ordres !

Puisque c’était la première fois que Niklaus pénétrait dans le domaine de Poudlard, il regardait tous avec attention, même la tour des Gryffondor. Il sourit amicalement à Cassidy :

- Parce que tu sais même repérer ta chambre ? Je te dirais bien de me faire visiter, mais j’ai comme l’impression qu’on n’est pas près d’y arriver. Le dortoir des Serpentards est en sous-sol, je crois.

Ils arrivèrent enfin à la lisière de la forêt, elle était tout aussi inquiétante de près que de loin. Ils restèrent tous un moment surpris lorsqu’ils entendirent un nouveau cris venir du fond de la forêt, honnêtement, il y avait de quoi être refroidis. Niklaus lâcha Cassidy instinctivement et se tourna vers James et Evan l’air circonspect. La baguette à la main, il déclara :

- Sérieusement, ça commence à sentir le Niffleur tout ça. Tant pis si je passe pour le rabat-joie de l’histoire, mais …

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que Cassidy lui reprochait de la serrer un peu trop fort. Surpris, il eut à peine le temps de dire :

- Non, mais je te tiens pas.

Qu’elle se mit à hurler. Niklaus par réflexe se mit à crier aussi en allemand avant de se reprendre et de se tourner vers ses deux autres compagnons.

- Merde les gars, on va la perdre.


Et autant dire que s’ils la perdaient, mieux valaient qu’ils se perdent avec elle parce qu’il n’osait même pas imaginer ce que le père Nott leur ferrait s’il arrivait malheur à leur précieuse progéniture.

Niklaus se mit donc à courir dans la forêt tentant de suivre la trace de son amie. Les branches de buisson lui griffaient le visage, abîmaient ses effets et il entendait de plus en plus de bruit inquiétant. L’avantage, c’est que Cassidy étant tirée par quelque chose qu’il n’arrivait pas à identifier, elle laissait une trace très distincte au sol. Essoufflé, il s’arrêta et se retourna s’assurant qu’il n’était pas seul dans ce merdier et continua cette fois-ci plus lentement en suivant les traces. Les cris étaient multiples et il n’entendait pas que la voix de son amie. Enfin, il arriva non loin du lieu où la créature semblait s’être arrêté. Niklaus n’avait aucune idée de ce qu’elle pouvait être, elle ne ressemblait à rien qu’il ait déjà étudié. Pleine de tentacule ressemblant à des lianes, elle n’avait pas l’air d’une plante pour autant. Cassidy semblait être en train de basculer au bord de l’inconscience tandis qu’à terre, plusieurs corps inanimés et d’autres qui pris dans les tentacules de la créature qui criaient ou gémissaient du peu de saoul qu’ils leur restaient.

- Merde, merde.

C’était James qui l’avait suivis.


- On fait quoi ?

- On libère Cassidy et on se casse aussi vite qu’on peut.
- Et les autres ?
- On s’en fout des autres, c’est pas nos oignons.

Niklaus l’avait probablement dit un peu plus durement que prévu, mais il le pensait vraiment. Sans état d’âme, il était là pour sauver son amie, le reste l’importait peu. S’il fallait les laisser crever pour s’en sortir, il le ferrait sans même se retourner ou y penser une seconde fois.

- Incendio


Le sort atteint la créature ou la plante, il ne savait toujours pas, en plein fouet. Les tentacules se relâchèrent, juste assez pour laisser les personnes prises libres de partir. Niklaus hurla à ses compagnons :

- Choppez là.

Il ne savait pas si elle était en état de marcher, mais il fallait qu’ils continuent d’attaquer jusqu’à ce que la chose soit assez assommée que pour les laisser fuir en paix.


Spoiler:
 





Dernière édition par Niklaus Schulz le Lun 21 Nov - 19:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Mar 18 Oct - 21:54

Le membre 'Niklaus Schulz' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé PA 2' :

Résultat :
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Jeu 27 Oct - 14:56

Evan n'avait jamais été du genre à se lancer dans des plans foireux comme celui dans lequel il venait de sauter à pieds joints. Ce n'était pas son genre. Pas qu'il soit peureux, loin de là, mais il était quand même un minimum réfléchit, et puis, généralement, ceux qui se lançaient là-dedans n'en ressortaient pas dans le meilleur des états. Aussi préférait-il laisser ça aux Gryffondors en général. Eux, ils fonçaient tête baissée sans chercher à comprendre. Alors, qu'est-ce qui le poussait à se joindre aux autres cette fois ? Premièrement, la curiosité. Pourquoi, par Merlin, Poudlard était-il aussi désert, aussi dénué de protection ? Malefoy avait bien dit que les travaux étaient en cours. Cela faisait presque un an que Poudlard était en reconstruction, d'après le Ministre de la Magie. Et puis, il y avait aussi l'attrait de la Chambre des Secrets. Personne ne l'avait jamais trouvé, pas même les grands sorciers de l'époque, alors que Potter avait réussi à mettre la main dessus sans problème. Un Gryffondor avait pénétré cette pièce légendaire, alors que cela aurait normalement dû être un Serpentard. Du coup, il ne comptait pas laisser Faulkner passer la première. Donc, deuxièmement, il fallait dire qu'il y avait une grande part de fierté aussi. Hors de question de rester en arrière et de laisser les autres tirer tout le mérite s'ils parvenaient à pénétrer dans le château ou, mieux, dans la Chambre. S'ils devaient réussir, il serait là, il n'y avait pas ça discuter.

Finalement, après un petit doute de la part de Cassidy, ils se mirent en route jusqu'à la lisière de la forêt. Evan était sur le qui-vive, pas totalement rassuré quand même. Il serait fermement sa baguette dans sa main, déterminé à ne pas se laisser surprendre. A côté de lui, James aussi tenait fermement la sienne. Cependant, Evan n'était pas sûr que cela serve vraiment. Son ami n'avait jamais été une lumière en Sortilège, Métamorphose ou Défense Contre les Forces du Mal. Lui, son truc, c'était plus les potions. Hors, ce n'était pas particulièrement utile dans un moment comme celui-là. Enfin bon...

Soudain, alors qu'ils longeaient silencieusement la lisière de la forêt, Cassidy intervint, demandant à Nick de la lâcher. Evan se tourna vers eux, un sourire moqueur aux lèvres. Les amoureux se tenaient la main ? Il le perdit cependant immédiatement en entendant la Gryffondor pousser un long hurlement - du genre de ceux qui vous glace le sang - alors qu'elle se faisait entraîner dans les profondeurs de la forêt.

- Faulkner ! s'écria-t-il, mêlant son cri à celui de Niklaus.

Il se précipita ensuite jusqu'à l'extrême limite de la forêt, les yeux écarquillés de surprise et de panique, et tenta de voir quelque chose. Il se tourna ensuite vers les deux autres. Bon sang, ils faisaient quoi maintenant ?! S'il arrivait quelque chose à Faulkner... Il ne la portait certes pas dans son coeur, mais il n'était pas salaud au point de la laisser se faire blesser, ou pire... mourir. Cependant, il fallait dire que, pour le coup, il ne savait pas vraiment quoi faire. Ce n'était pas le genre de situation dans laquelle il se retrouvait souvent ! Il était pas taré lui ! Bon sang, qu'est-ce qui lui avait pris de suivre ses tarés ?!

Finalement, Niklaus se lança à la suite de Cassidy, suivant la piste qu'elle avait tracée à travers la végétation. Evan n'hésita qu'une poignée de secondes avant de s'élancer à sa poursuite, le rattrapant sans mal. Derrière lui, il entendit James les suivre. Bon, au moins, ils ne seraient pas seuls, c'était déjà ça. Finalement, au bout de queques instants de course à travers la végétation plus que dense de la Forêt Interdite, Niklaus s'arrêta pour s'assurer qu'il n'était pas seul puis reprit sa poursuite plus lentement pour s'assurer de bien suivre la piste. Evan lança un regard méfiant tout autour de lui, ses mains tremblant légèrement sous l'effet du coup de pression. Il n'était pas sûr qu'arriver de front était la meilleure façon de faire. Mais ils n'avaient pas le temps de réfléchir à tout ça. Pour l'instant, tout ce qui comptait, c'était de retrouver Faulkner - vivante de préférence - et de la ramener à l'extérieure de la forêt.

Légèrement à l'écart des autres, lorsqu'ils arrivèrent, Evan décida de ne pas rester debout. Se faire griller direct ? Non, merci, il tenait à la vie. Il s'accroupit alors près d'un arbre, observant la scène qui se déroulait devant ses yeux. La plante était immense. On aurait dit un mélange d'un Bulbobulb et d'une Tentacula Vénéneuse, avec un quelque chose qui n'était certainement pas végétal. A tous les coups, c'était encore un truc que cet idiot d'Hagrid avait dû ramener d'on ne savait où. Evan pesta un long moment sur ce crétin avant que son regard ne se porte sur les autres personnes piégées par la plante. Le jeune Serpentard écarquilla alors les yeux. Pas étonnant qu'il n'y ait plus personne sur le chantier ! Ils étaient tous là ! C'était les employés du Ministère. Ils n'étaient pas beaucoup, peut-être six ou sept, et ils étaient tous là.

- Merde. On fait quoi les gars ? demanda alors Evan en regardant les deux autres.

Pour toute réponse, Niklaus balança un Incendio sur la plante. Le sort atteignit la chose et les tentacules se desserrèrent suffisamment pour permettre aux prisonniers de se tirer. Enfin, du moins, ceux qui étaient en état de le faire. Evan n'attendit pas de savoir si Faulkner était en état de se lever. Avec James, ils se précipitèrent vers elle. Ils tirèrent Cassidy suffisamment pour la dégager totalement des tentacules mais, tout à coup, Evan vit un autres des bras visqueux de la créature s'agiter. Il leva sa baguette.

- Cracbadabum ! s'écria-t-il.

Malheureusement pour lui, la plante, avec une vivacité qu'il n'aurait jamais pu soupçonner, évita l'éclair. Evan n'eut même pas le temps de pester que, déjà, le tentacule décidait de fondre sur lui. Il se retrouva alors traîné à son tour. Alors là, oui, il paniquait totalement ! La plante ne semblait pas être d'humeur à se faire attaquer ! Elle s'agitait en tous sens, ses tentacules bizarroïde s'écrasant au sol de tous les côtés ! Elle était particulièrement en colère ! Et elle semblait avoir décidé de réduire Evan à l'état de sushi, vu la façon dont elle commençait à s'enrouler autour de lui. Il avait beau se débattre, rien à faire, la plante n'était pas décidée à lâcher. En désespoir de cause, il se tortilla pour lancer un regard en direction des autres !

- Qu'est-ce que vous foutez ?! s'écria-t-il. Aidez-moi !

Bordel, ça lui apprendrait à vouloir jouer les sauveurs ! Décidément, cette fille portait vraiment la place ! Au diable cette peste, Chapman, les journalistes et tous ceux qui étaient intervenus d'une manière ou d'une autre dans leur rencontre ! Voilà ! C'était son dernier mot !


Dernière édition par Evan F. Rosier le Jeu 27 Oct - 15:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus Jeu 27 Oct - 14:56

Le membre 'Evan F. Rosier' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: La morale du patin || Cassidy & Niklaus

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La morale du patin || Cassidy & Niklaus

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