POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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We are young, we get by, can't go mad, ain't got time |Alice

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    | Poufsouffle ;; 5ème année

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Noel Stokes


MessageSujet: We are young, we get by, can't go mad, ain't got time |Alice Mer 24 Aoû - 15:50

« Oncle Happy ! » Pas de réponse. Il avait beau squatter le dernier étage de la maison de son frère et de sa belle sœur, Appius Stokes semblait décider à ignorer son neveu. Noel se sentit obliger d'insister. « Oncle Appius ! »

La porte du bureau de Pat, transformé en chambre d'ami pour son frère depuis son arrestation, s'ouvrit enfin. Happy avait beau s'être pris une cuite incroyable le soir d'avant – comme tous les soirs, remarquait en souriant Judith, la mère de Noely – il paraissait frais comme une rose. Noel, qui dormait plutôt mal depuis la disparition de son père, l'enviait, mais comme il enviait son oncle pour à peu prêt tout. Même s'il faisait de son mieux pour garder le moral, la fatigue guettait le gamin : il essayait du mieux qu'il pouvait d'aider sa mère, car Judith lui faisait de la peine. Elle qui était si courageuse, si battante, il voyait bien que même si elle ne disait rien, elle flanchait parfois. Alors il faisait ce qu'il pouvait pour l'aider – d'une certaine manière, pour être à la hauteur de Pat. Il n'avait pas vraiment le choix : pour le jeune homme, c'était son rôle de grand frère, il fallait bien que quelqu'un s'occupe de Gwen – même si elle prétendait qu'elle n'avait besoin de personne, en bonne lionne insolente et fière – de Loth, qui ne comprenait pourquoi son père avait disparu – Noely non plus, mais pour un enfant de neuf ans, les questions politiques s'effaçaient derrière la peur et l'absence. Pour Arthur et Uther, les deux jumeaux, s'ils étaient sans doute influencés un peu par l'ambiance morose à la maison, ils étaient sans doute trop jeunes pour réaliser à quel point la situation des Stokes était douloureuse.

Judith ne laissait rien voir, et Noel faisait de son mieux pour adopter la même attitude que sa mère. Il l'aidait, s'occupait de ses frères et sœurs, faisait des tâches ménagères harassantes pour la soulager lorsqu'elle allait au travail. Il essayait d'être optimiste et de se ménager des sorties, souvent avec Andy, son cousin, le fils d'Happy. Louise, la sœur de ce dernier, ayant son permis de transplanage, se retrouvait souvent préposée à la surveillance des deux garçons, à leur grand désespoir : les deux poufsouffle partageaient un caractère résolument ouvert, plein d'humour, une attitude digne de deux gamins de leurs âges – ricanements idiots en parlant des filles et bouche béante lorsqu'ils les voyaient passer – alors que Louise se prenait déjà pour une femme, et se pensait terriblement intelligente alors qu'elle n'était qu'une pimbêche. Noel et Andy essayaient de la perdre à chaque fois qu'ils allaient sur le Chemin de Traverse, ce qui arrangeait tout le monde : ils étaient bien plus contents tous les deux, à baver sur des balais de quidditch hors de prix qu'ils ne pouvaient pas s'acheter en léchant des glaces de chez Florian Fortarome.

De temps en temps, comme aujourd'hui, l'oncle Happy décidait de remplacer Louise : Noel préférait cent fois aller avec lui qu'avec sa fille. D'abord, il y avait toujours moyen de se faire offrir un truc, l'entraineur des Flèches d'Appleby ne sachant pas dire non à son neveu, qui en profitait en toute innocence : le fait que ce soit son oncle qui aie le mieux réussi n'était un mystère pour personne, et avec un seul salaire, le train de vie des Stokes avait largement diminué. Ce n'était pas du tout intéressé : il n'en aurait jamais voulu à Happy s'il ne lui avait rien offert. Le gamin était en réalité absolument dépourvu de toute forme de malice ou de méchanceté : il prenait simplement avec gratitude ce que son oncle lui offrait, les escapades sur le chemin de Traverse et les matchs de Quidditch. Son oncle s'en rendait compte, sans doute : c'était dur pour Noel comme pour tout le monde, mais fier et têtu comme il était, il n'en disait rien. Il était presque un adulte, à présent, non ? Si sa mère ne flanchait pas, il n'allait pas flancher non plus. Il y avait de la détermination chez lui, mais il restait ni plus ni moins qu'un gosse de quinze ans. C'était sans aucun doute pour cela qu'Appius avait accepté de s'installer chez eux – même si officiellement, tout le monde avait vendu à son neveu que c'était pour rassurer sa mère.

« Je suis prêt, je suis prêt. Vivement que vous ayez votre permis de transplaner, tous autant que vous êtes... Où est-ce que tu veux aller ? Je vais faire un tour au siège du MpM, puis on pourra  passer voir les commerçants. Tu m'aideras à distribuer les tracts. »

Ca allait à Noely, qui acquiesça d'une manière enthousiasme. Il adorait aller au siège du parti : une fois, il avait pu voir Kingsley Shackelbolt, à moins de cinq mètres de lui seulement, et ça, c'était quand même vachement classe. Il avait pu rouler des mécaniques auprès de potes aussi jaloux que s'il avait dit qu'il avait rencontré Gwenog Jones, des Harpies de Holyhead. Il fallait dire aussi que la plupart des amis et connaissances de Noel étaient eux mêmes merlinistes. La maison dans laquelle il était tombé, Poufsouffle, était sans doute pour autant dans ses convictions que l'éducation de sa mère et l'arrestation de son père. Quand Patrick était encore là, ils n'étaient pas vraiment d'accord sur l'attitude à tenir, son fils soutenant surtout sa mère face à la neutralité de son père. Noel se demanda ce que son géniteur aurait pensé s'il avait su ce qu'il faisait avec Happy. Sans doute aurait-il désapprouver. Il fallait se faire discret, ne pas provoquer les sang purs, dire monsieur et madame, avec lui. Noel avait toujours trouvé ça humiliant, et ne comprenait pas pourquoi son père s'abaissait à ce point. Ca ne lui avait apporté que des ennuis. Lui ne comptait pas se laisser faire ; voilà pourquoi il aidait son oncle avec ses tracts.

Au siège du MpM, point de personnalités célèbres, mais il réussit à récupérer un badge fendart « I'm in Myrdinn's army ! » - celui qui proclamait l'appartenance à l'armée de Dumbledore avait été interdit par le gouvernement pour apologie du terrorisme, une énorme déception pour Noel – avant de partir faire la tournée des boutiques avec son oncle, qui plaça discrétement quelques tracts partout où ils passaient. Évidemment, l'arrêt le plus important de leur visite fut pour le grand magasin de Quidditch de l'avenue, où ils auraient pu passer des heures. Appius était en très grande conversation avec le vendeur : une reproduction de balais miniatures, dont le sien lorsqu'il jouait dans l'équipe d'Appleby avait attiré son attention. Quant à Noel, il se plongea dans la réédition augmentée et illustrée de La bible du batteur, par Brutus Scrimgeour. Quand il releva la tête après avoir dévoré au moins trois chapitres pour chercher son oncle du regard, il constata que ce dernier parlait toujours au vendeur. Ce fut une jeune fille de son âge, à l'air un peu égaré et pas franchement à l'aise dans le magasin qui attira son attention. Il retint un léger rire :

« Ah bah ça... »

En effet, Alice Rosier paraissait légérement décalée dans ce magasin fréquenté par le bas peuple et pas vraiment par les sang purs – qui eux avaient à faire directement avec Nimbus, bande de veinards ! Noel sourit : avec la Serdaigle, ils s'étaient pris le bec de nombreuses fois : aussi têtus l'un que l'autre, ils n'étaient d'accord sur rien concernant la politique, et ne cessaient de s'envoyer des piques avec une mauvaise foi déconcertante. Pourtant, ils finissaient toujours par se réconcilier : ils étaient certes comme chiens et chats, mais ils étaient aussi tous les deux extrêmement bosseurs et timides. Ils avaient passés des mois à la bibliothèques quasiment à la même table, toujours à la même place, osant à peine échanger un sourire gêné avant qu'un d'entre eux – lui, en l'occurrence, et en faisant une blague idiote qu'il avait trouvé spirituelle sur le moment – ne se décide à briser la glace. Il l'aimait bien. Plus que bien. Assez pour la considérer comme une véritable amie, même si les idées qu'elle avait de la politique le poussait fréquemment à soupirer – c'étaient les idées d'une petite fille qui n'avait jamais eu le moindre souci dans sa vie. Pourtant, il savait que ce n'était pas le cas : la mort de son père semblait la hanter tout comme l'arrestation de Pat désespérait Noel. Alice était d'ailleurs la seule qui semblait vraiment le comprendre sur ce terrain là.  Ca les rapprochait un peu, donnait un ouverture pour plus qu'une simple amitié – mais en bons empotés qu'ils étaient, ni l'un ni l'autre ne semblaient l'avoir vu.

Ravi de la voir, il lui adressa un signe de la main et traversa les rayons pour aller à sa rencontre :

« Alice, eh ! »
Il arriva finalement à son niveau : « Je ne pensais pas que je te verrais dans ce genre de boutique un jour, tiens ! Comment tu vas ? » L'oncle Happy semblait les avoir vu et avoir décidé de ne pas s'en mêler. « Je croyais que ton grand-père détestait le quidditch, comment t'as réussi à atterrir parmi la populace ? »

Se moquer et la provoquer gentiment à propos de son statut du sang était un des passe-temps préférés de Noel, parce que Alice ne marchait pas : elle courrait.
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    | Serdaigle ;; 5ème année ;; Membre de FP
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    Alice Rosier


MessageSujet: Re: We are young, we get by, can't go mad, ain't got time |Alice Jeu 25 Aoû - 2:20

La proposition de Cassidy Faulkner-Nott sonnait encore comme un affront à Chapman Rosier au cœur de l'esprit de sa petite fille. Alice Rosier, descendante directe du vieux Directeur de la Justice Magique, et fille orpheline du glorieux Evan Rosier, était échouée sur son lit, tel un fœtus, un cousin épais entre ses bras. Elle le serrait fort, l'esprit pensif. Cette position avait toujours été sa préférée pour se retrouver avec elle-même et mettre au clair certains problèmes évident qui la tourmentaient. Aujourd'hui c'était son sale mensonge, demain ce serait autre chose. Elle avait menti, tout du moins elle allait le faire, pour se divertir. Non pas que l'idée soit choquante pour n'importe qui, mais pour Alice, c'était tout un univers que d'imaginer mentir. Quand, en plus, il s'agissait d'aller s'entraîner au Quidditch, soit le sport du bas-peuple selon Chapman, c'était tout de même assez osé de sa part. Evan aurait dit qu'elle exagérait tout et qu'elle pouvait bien, de temps en temps, se permettre un petit plaisir personnel. Elle ne voyait pas les choses de ce point de vue. Evan était quelqu'un d'extrêmement agréable, qu'elle aimait éperdument, comme un frère, mais il était assez simple d'esprit. Finalement, il raisonnait très simplement : soit ça lui plaisait, soit il refusait d'y porter attention. Têtu comme une mule, on aurait pu associer ça à du caractère mais c'était, pour Alice, bien plus proche d'une certaine forme de stupidité. Elle ne l'insultait même pas en disant cela, d'ailleurs jamais elle n'aurait osé le dire à qui que ce soit. La stupidité d'Evan n'était pas la même que celle d'un Bletchley. Ce dernier était réellement débile. Evan, lui, était intelligent, il n'en faisait cependant pas usage à bon escient. Il ne se rendait pas compte car sa vie était simple. On aurait pu dire que sa situation familiale était tendue car Donovan n'aimait pas Grace, mais, honnêtement, ça n'avait rien de comparable avec celle d'Alice. On aurait pu dire qu'il était détesté de son grand-père, mais ça n'aurait eu d'impact que s'il en avait eu quelque chose à faire. Autrement, la vie d'Evan était assez royale. On lui foutait la paix, il errait à ses occupations favorites, il plaisait aux filles et continuait d'affirmer un caractère idéal qui n'existait pas.

De fait, il ressemblait à Morgan. C'était ce pourquoi Alice n'avait pas envie d'échanger ses pensées les plus sincères avec son frère. Il était, à sa façon, stupide. Elle ne trouvait pas d'équivalence à sa supériorité intellectuelle. Et c'était tout à fait modéré, voire même objectif que de penser qu'elle était plus intelligente que d'autres. C'était un fait.

D'ailleurs Morgan débarqua. Le dîner Rosier n'était pas loin derrière eux et les nerfs d'Alice y avait été sensiblement mis à l'épreuve. Elle l'avait encore mauvaise, l'envie de tous les insulter autant qu'ils étaient restait amèrement coincée en travers de la gorge. Elle se releva lentement, replaça ses cheveux et le salua d'un simple signe de tête. Il se dirigea vers la porte fenêtre donnant sur un large balcon. Il scrutait l'extérieur en mangeant une pomme rouge sang. Il ne disait rien. Alice ne le regardait déjà plus, elle se leva et gagna sa coiffeuse où elle entreprit de se maquiller en vue de sortir. La venue de Morgan avait eu un effet électrique sur sa condition personnelle et elle ne supportait, pour l'instant, plus d'être au manoir Rosier. Elle errait sans but, bouleversée par une décision qu'elle regrettait mais qui l'excitait au plus au point. Finalement, si tous faisaient n'importe quoi avec ce qu'elle estimait avoir de plus cher : sa famille, hé bien, elle pouvait se permettre un écart de conduite.

-Tu sors ? Ça va où?
-J'sais pas. Ça t'intéresse?
-Bah... ouais?

Elle souffla d'amusement sarcastique. Elle termina sa toilette avant de se déshabiller et de se vêtir d'une tenue appropriée. Discrète, car elle l'était, coquette, car elle aimait bien, mais toujours élégant car on lui avait appris à l'être. Elle n'était jamais excessive et c'était une gamine tout à fait charmante, même d'apparence, tant elle n'était jamais vulgaire. On aurait pu la qualifier de chiante, ça aurait eu du sens. Elle préférait néanmoins le terme de simple. Elle était simple, sans être banale. Elle avait un cachet, car elle était séduisante pour son jeune âge. Mais elle avait ce petit côté coincé qui la rendait irrémédiablement inaccessible.

Elle quitta la pièce sans plus attendre et quitta le Manoir sous le regard avisé de Morgan qui restait planté à sa fenêtre. Il guettait, lui aussi agacé, sa petite sœur prendre une assurance qui ne lui plaisait pas. Il était rare de voir Alice seule, se débrouiller sans rendre compte à un seul membre de sa famille. Mais elle avait atteint une limite qu'elle ne pouvait franchir. Il fallait qu'elle s'éloigne quelques temps de l'ambiance rosée. Il lui fallait de l'air, elle étouffait, littéralement, ici-bas.
Elle erra quelques temps au cœur de Londres. C'était une ville qui la fascinait, mais elle rêvait de Paris, elle rêvait de Berlin, de Copenhague, de Prague. Elle rêvait de voir ce qui se faisait ailleurs sans jamais avoir eu l'occasion d'y jeter un œil. Ce n'était certainement pas l'argent qui lui faisait défaut. Mais l'occasion réelle. Jamais Chapman ne l'avait emmenée visiter l'Europe. Fut une époque où, quand Grand-mère était encore là, ils partaient sur un voilier. Mais c'était bien tout. Elle adorait la mer, elle préférait la ville. Londres avait ce charme inexorable qu'elle était sans fin, ou presque. Il y avait tant à visiter que s'en devenait indécent.

Ses pas la guidèrent, nécessairement, vers le quartier magique, dont le chemin-de-traverse. Elle n'aimait pas les moldus, même s'ils la fascinaient dans la manière de concevoir la société. Alors elle fuyait tant bien que mal les zones de forte affluence, comme Piccadilly Circus et toutes ces bêtises. Sur l'allée des commerces populaires magiques de Londres, elle se sentait déjà mieux. Pourtant, ce n'était pas réellement là qu'elle aimait traîner le plus souvent. Morgan y était plus habitué. Riche de son état, elle était plus habituée à la Galerie Souveraine, qui était près de Big Ben et qui était, souvent, titrée comme l'une des allées commerçantes les plus chics d'Angleterre. C'était cher et bien fréquenté, mais ça n'avait pas toujours un grand intérêt tant tous ceux qu'elle y croisait ne l'intéressaient pas. Alors, cette fois, c'était le chemin-de-traverse. Elle y était venue la dernière fois avec Morgan puis avait rencontré Cassidy quelques rues plus loin. Drôle de rencontre par ailleurs où elle s'était rendue compte qu'elle et la rouge et or avaient bien plus en commun qu'elle n'aurait osé le croire. Elle espérait pouvoir la qualifier d'amie. Le temps seul pourrait le confirmer.

Elle s'arrêta bêtement devant le magasin de Quidditch. Elle était passée juste avant chez Fleury et Bott qui avaient une belle collection d'ouvrages. Elle en avait pris trois pour égailler ses vacances prolongées. Mais cette boutique, connue du peuple amateur de Quidditch, l'intriguait. Elle rêvait de franchir ses portes, assurée, confiante et connaisseuse. Mais ce ne serait jamais le cas, elle le savait bien. Elle était stressée à l'idée d'y entrer et de paraître idiote. Car elle était, en matière de sport. Elle connaissait peut-être l'histoire du loisir préféré des sorciers par cœur, elle n'avait aucune conscience du jeu. Elle souffla pour se donner un élan de courage et franchit tout de même la devanture. Elle resta planter là un instant, observant d'un œil accusateur toute chose qu'elle ne connaissait pas. Et Salazar savait que rien, ici, ne lui était familier. Tout semblait sortir d'un monde qu'on lui aurait caché. Elle n'avait jamais assisté à un seul match de Quidditch à Poudlard et Adrian ne l'avait traînée qu'à deux représentations dans d'immenses stades où elle avait plus pris plaisir à décortiquer la faune sociale plutôt que d'apprécier le spectacle sportif.
D'une main méfiante, elle prit une protection des genoux, puis toucha un souaffle en cuir mou, avant de risquer avec deux doigts de soulever un protège testicule lorsqu'on l'interpella.
Elle lâcha tout, même ses livres, tant elle avait été distraite. Elle se rua au sol pour ramasser ses ouvrages et se releva pour découvrir l'auteur de ses mésaventures dont elle avait évidemment reconnu la voix.

Stokes ! Elle lui adressa un sourire amusé. Oui, je m'étonne moi-même. Rassure-toi, c'est pour une étude sociologique sur le bas-peuple que je viens ici.

Sarcastique elle continuait d'observer les alentours. En vérité, Alice n'était pas si élitiste. Elle ne considérait pas l'endroit plus médiocre qu'un autre, elle appréciait vivre de nouvelles expériences et, très clairement, c'était ici inédit pour une gamine venue d'un cercle sociale fermé et inaccessible.

- Comment est-ce que je suis arrivée ici ? … Bonne question. La devanture m'a intrigué, j'avoue. Et puis, je sais pas, je me dis que j'essayerai bien de changer mes habitudes. Qu'est-ce que tu fais là toi? Elle se frappa délicatement la tête, mimant la bêtise. Enfin, ça doit être une question bête.

Elle marcha lentement à travers les allées du magasin. C'était réellement fascinante, excitant et terrifiant de se rendre compte qu'elle était en terre inconnue. Terrifiant, aussi, de savoir qu'on avait tenue à l'écart de tout cet univers pourtant évident pour tout sorcier se respectant. Elle découvrait à l'âge de seize ans une boutique dans laquelle chaque élève de Poudlard était passé peut-être vingt fois par an. Elle désignait mille choses à Noël Stokes, excitée.

- Ça sert à quoi ça ? Et ça ? Oh t'as vu ce truc, qu'est-ce que c'est laid ! Vous portez réellement ça ? Et ça... Salazar ! Mais ce balai est complètement foutu ! C'est intolérable de le vendre en cet état, non ?

Avouer qu'elle était ici pour entreprendre un potentiel entraînement de Quidditch lui semblait absurde vue sa condition. Elle était sûre que Noël se moquerait d'elle. Elle n'assumait pas réellement, finalement, de quitter les clous dans lesquels elle s'était efforcée de rester toute sa vie durant. Triste éducation que celle des riches sorciers.
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Noel Stokes


MessageSujet: Re: We are young, we get by, can't go mad, ain't got time |Alice Jeu 25 Aoû - 17:13


Noel n'avait pas grandi à Londres, mais à Manchester. Dans la capitale du nord-ouest de l'Angleterre, on trouvait naturellement quelques sorciers, mais ils étaient disséminés parmi les moldus. La famille Stokes vivait là depuis longtemps et, comme elle était d'origine moldue, ne semblait pas spécialement mal vivre le fait de se retrouver entourée de moldus. De toute façon, on ne se fréquentait qu'entre sorciers. Dans son enfance, un tel état de choses paraissait naturel à Noely, et le poufsouffle fréquentait autant les boutiques bondées de musique de la ville que les quelques discrètes et rares échoppes sorcières de la ville. C'était un passionné de musique, et malgré les réticences de son père, il écoutait autant d'artistes sorciers que moldus – encouragé par ses oncles, Many et Happy. Le premier lui rapportait des vyniles des quatre coins du monde, le second lui avait appris le violon et était une véritable bible du rock, sorcier ou moldu. Manchester était une ville géniale : quand on avait moins de dix ans, on ne comprenait pas que, que l'on soit un mage ou un moldu, c'était une ville grise et sinistre ou vivaient des gens honnêtes mais souvent pauvres, ou en bas de l'échelle de la société. Il y flottait en permanence, ce qui était idéal pour courir dans la boue, mais ce qui devenait vite déprimant à l'adolescence. Surtout lorsqu'on découvrait Poudlard, et que soudainement, des gens bien plus riches existaient, et qu'en plus, ils n'arrangeaient rien en affichant ouvertement leur supériorité.

En bon irlandais fier et têtu, Noel estimait qu'il n'avait pas à rougir de sa famille – bien moins étrange que certains sang purs, eux au moins ne se mariaient pas entre cousins, d'ailleurs, eux, les Stokes, se mariaient bien avec qu'ils voulaient – et il n'avait jamais laissé quiconque se moquer de lui à cause de ses racines. Mais si le métier de son père leur avait assuré une situation sociale confortable – on pouvait parler des Stokes-Spengler comme appartenant à la classe moyenne aisée – celle ci avait largement décliné avec son arrestation. Avec un seule salaire de vendeuse, Judith s'en sortait difficilement. Sean, le grand-père de Noely, l'aidait un peu financièrement, tout comme l'oncle Happy, mais cela restait dur.

Toujours était-il qu'en grandissant, et surtout après son entrée à Poudlard, le Poufsouffle supportait de moins en moins de rester à Manchester. Naturellement curieux, il adorait le Chemin de Traverse et avait exploré ses moindres recoins depuis ses onze ans, souvent accompagné de son cousin Andy ou à la rigueur de Louise. Il avait une affection particulière pour les boutiques de farces et attrapes. Ils y achetaient des tas de pétards qu'ils allaient faire exploser avec le vieux Sean, Paddy et Happy. Ce temps là manquait à Noel. A l'époque, il voulait simplement fuir Manchester parce qu'il jugeait la ville vide et sans intérêt. Il se demanda de nouveau ce que son père devenait. Ils n'avaient été informés d'aucun procès : soit il était mort et le ministère le cachait, soit il attendait dans les geoles d'Azkaban qu'on daigne le juger. Mais alors, pourquoi est-ce qu'ils ne pouvaient pas le voir ? Patricius Stokes n'avait rien de dangereux, ce n'était pas un type violent. Il ne comprenait pas, et cela le révoltait. Son père manquait affreusement à Noel : voilà pourquoi il fuyait la maison. Il y sentait partout son absence. L'ambiance de la vieille cité ouvrière était morose. Au moins, sur le Chemin de Traverse, il avait un peu l'impression d'être en vie. Il y retrouvait des amis, participait au boulot merliniste de son oncle, passait des heures heureuses dans les boutiques de quidditch, et ne s'ennuyait jamais. Pour tout dire, Poudlard manquait au Poufsouffle. Même s'il essayait d'aider du mieux qu'il pouvait sa mère et qu'il s'inquiétait de savoir comment elle ferait toute seule à la réouverture du collège, il n'en pouvait plus de la tristesse qui régnait dans la famille.

Le voyage au Canada, chez ses grand-parents, où ils avaient passés presque trois semaines, et les sorties au siège du MpM, ou avec ses amis sur le Chemin de Traverse, ainsi que les quelques matchs qu'il avait eu l'occasion de voir, étaient autant d'occasions de décompresser qu'il saississait dès qu'il le pouvait. Comme voir Alice Rosier faire tomber tous ses livres dans un magasin de quidditch, d'ailleurs. Cela tira à Noely un large sourire, et il se pencha pour l'aider à ramasser ses livres :

« Bouge pas, je pense qu'on les a tous... »
Il lui fourra le dernier dans les mains : « Oh, tu t'es décidée à acheter le livre de Sara Clay ? Tu me diras ce que t'en penses, hein. Ca change de Kroos, tu verras ! »

L'intérêt de Noel Stokes pour l'histoire de la magie était plus récent que celui d'Alice Rosier, mais bien réel. Il s'était développé avec ses convictions, et avait progressivement dérivé vers un intérêt plus large pour les questions politiques et sociales. Sara Clay était l'une des auteure de référence du merlinisme. Elle était américaine mais donnait parfois quelques conférences en Angleterre. Le MpM la traitait en héroine. Il trouvait ses idées intéressantes. Plus que celles de Kroos, en tout cas, dont Alice lui avait parlé – il n'avait accepté de lire l'indigeste pavé de 1216 pages qu'elle lui avait prêté que si elle se mettait à lire Clay. Ca permettait l'échange. Noel adorait le débat : les tables rondes merlinistes du MpM étaient ses rendez-vous politiques préférés. Et débattre avec Alice, même s'ils s'engueulaient, était toujours intéressant. Il lui sourit à nouveau :

« Alors, t'as appris quoi sur le bas peuple ? »
Il regarda autour de lui : « Si on en croit l'enthousiasme de mon oncle, en tout cas, le peuple passe de bonnes vacances. » Il désigna du doigt la silhouette de l'oncle Appius. « Tu veux que je te le présente ? Quitte à être dans un magasin de quidditch, autant rencontrer une célébrité du quidditch ! » Et en effet, l'ancien batteur et nouveau coach des Flèches d'Appleby s'était mis à signer des autographes avec joie. Il soupira : « Quel frimeur, celui là. » Il la regarda avec curiosité : « Mais toi, t'as jamais du entendre parler de lui, je suis bête ! Laisse tomber, on a qu'a aller voir dans les rayons. »

Par expérience, il savait que Alice n'y connaissait pas grand chose en matière de quidditch. Drôle de famille que les Rosiers : Alice était douce et plutôt drôle lorsqu'on la connaissait, mais de ce qu'il avait compris, sa famille n'avait pas l'air marrante et ne véhiculait pas l'amour fou dans ses rangs. Pour ça qu'il était content de sa famille : même si les Stokes étaient loin d'être parfaits, ils s'entendaient tous à peu près bien.

« Oh, je crois qu'on est censé tracter pour le MpM, mais si tu veux mon avis, c'est plus une ballade qu'autre chose. Par contre, je dois avoir un deuxième badge 'I'm in Myrdinn's army', je suis sûr que ça t'irait très bien. »

Provoc' à deux balles sur les opinions politiques. Les puristes n'avaient pas le trop le vent en poupe en ce moment. Il sourit un instant devant l'enthousiasme ingénu de sa camarade, expliquant patiemment tout ce qu'ils voyaient dans les rayons.

« En fait, t'y connais vraiment pas grand chose. »
Il s'esclaffa : « T'es une honte pour tout le quidditch anglais, tu sais ? Pourtant, ton frère était un bon joueur quand il était à Poudlard, il paraît. Mon oncle aurait bien voulu le prendre dans les Flèches d'Appleby. » De temps en temps, en effet, il parlait d'Ady Rosier. Il ne s'attarda guère sur le sujet et continua : « Alors, tu fais quoi de tes vacances, à part te perdre dans des boutiques comme celles ci ? »

Drôle de rencontre, vraiment. Mais pas désagréable. L'oncle Happy, derrière Alice, souriait dans sa moustache et articula silencieusement un « invite là, on se retrouve après ! ». La simple perspective d'inviter une fille – surtout Alice Rosier – à boire un simple café à une terrasse ensoleillée manqua de faire devenir Noely rouge comme une tomate. Comment est-ce qu'il pouvait bien s'y prendre ?

« Dis...euh...tu fais quoi, après ? »
Il devait être écarlate. Et il se sentait idiot et totalement maladroit et ridicule. « Il fait une chaleur à tomber, non ? On pourrait, je sais pas...manger une glace quelque part ? » Il trouva soudainement que les articles du rayon avaient un grand intérêt. « Enfin, si tu ne fais rien d'autre. Si ça te dérange pas d'y aller avec un sang mêlé comme moi. On pourra parler des vacances...et...et puis d'autres trucs, hein, comme tu veux ! »

L'adolescence, ou la maladresse...Il ne comprenait même pas ce qui lui arrivait. C'était juste Alice, après tout, pas de quoi fouetter un chat.
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    Alice Rosier


MessageSujet: Re: We are young, we get by, can't go mad, ain't got time |Alice Mer 14 Sep - 21:27

C'était une fille intéressante, Alice Rosier. Elle était tout aussi éduquée que cultivée et elle savait reconnaître qu'elle ne savait pas. Elle savait reconnaître sans jamais que ça ne lui fasse plaisir. Bien sûr, comme tout intellectuel visant le haut du panier, elle détestait être ignorante. Elle était vite arrivée au constat qu'elle ne prendrait du galon qu'en acceptant l'avis d'autrui. Ça lui en coûtait, Salazar le savait, mais elle s'efforçait de chercher le véritable débat. L'échange d'idée. C'était probablement parce que Noël aimait ça aussi qu'elle l'appréciait. Il ne lui prenait pas la tête, ils discutaient, riaient même, se chamaillaient car ils étaient radicalement différents. Mais c'était tout, il ne la marginalisait pas comme les autres. Certainement pas comme ce débile de Vincent Holms qui l'insultait presque à chaque fois qu'il étalait ses opinions politiques devant elle. Cet abruti aimait aligner ses détracteurs car il savait ses arguments merlinistes faibles et, finalement, lui même n'y croyait pas vraiment. Il était un véritable bourbiste, simplement sans savoir réellement pourquoi. Enfant de merliniste, il n'avait jamais cherché plus loin. Alice était certes la fille d'un des plus fervents défenseurs du purisme traditionnel, mais elle avait pris le temps d'apprendre à comprendre les différents mouvements et à savoir précisément ce qui lui plaisait, ou non, dans chacun d'eux. Le bourbisme la dérangeait pour diverses raisons tantôt culturelles, tantôt éthiques. Mais le principal était certainement qu'ils faisaient une apologie du droit, à tous, d'être reconnu, écouté, et donc que tous étaient potentiellement admissibles à de hautes fonctions. Même des abrutis pouvaient devenir Ministre, il suffisait de voir Fudge. Mêlé aux histoires de sang, Alice était une puriste convaincue. Elle n'en sortirait jamais et, d'ailleurs, se serait bien sentie seule en dehors du mouvement puriste.

Mais voilà, Noël la titillait sans jamais la catégorisait. Il aimait le débat, il aimait discuter avec elle, et finalement, elle aimait bien aussi. Sa compagnie était très agréable. D'ailleurs, elle riait beaucoup. Alice était discrète, timide, jusqu'à être capable d'ouvrir sa confiance. Elle devenait alors vivante, audacieuse, amusante, souriante. Elle riait toujours car sa vie n'avait jamais été réellement drôle. Alors elle profitait des rares personnes qui avaient réussi à briser sa carapace pour rire avec eux. Noël étaient de ceux-là, étrangement. Vrai qu'il ne partait pas gagnant, le gamin. Sang-mêlé, Poufsouffle, pauvre et sans réelles connexions. C'était comme une belle histoire, ils s'appréciaient sans fondement.

- J'ai bien dû céder ! Et puis, je l'ai pris car Kroos l'a citée. J'étais bien obligée d'écouter un VRAI connaisseur. Elle lui sourit, sarcastique, mais amusée. Ceci dit, j'ai lu un bout tout à l'heure, c'est intéressant. Je pensais pas que c'était aussi fin d'esprit.

Elle ne jugeait souvent rapidement mais savait se rétracter. Clay était une personne qu'elle ne connaissait pas réellement. Pourtant, même si d'avance elle savait qu'elle ne serait pas d'accord avec elle, Alice lui attribuait l'écoute. Elle aimait écouter les autres et leurs expériences, leurs avis, leurs convictions. Partager avec un merliniste était souvent plus intéressant qu'avec un puriste aussi convaincu que soit. Au final, le merliniste, en essayant de remettre en question la gamine, l'obligeait à comprendre pourquoi elle était d'accord avec le mouvement Force Puriste. Pourquoi eux et pas le Mouvement pour Merlin ? Pourquoi puriste plutôt que bourbiste ? La question était très générale mais loin d'être simple à élucider.

- Pas grand-chose ! J'ai vraiment l'impression que je suis incapable de faire le moindre effort pour me mettre à votre place. Enfin, finalement, l'argent ne résout pas tous les problèmes!

Elle savait pertinemment qu'il aidait tout de même à surmonter beaucoup d'épreuves. Néanmoins elle n'avait jamais été réellement sectaire financièrement. Elle n'était pas très sensible de ce côté là. Peu importait le fond d'investissement de la famille des autres, ça ne l'importait pas. Néanmoins, le niveau culturel, si. Et elle constatait un sacré écart entre l'éducation drastique mais érudite de Chapman, et celles d'autres élèves de Poudlard plus libres mais bien moins alertes. Ils manquaient cruellement de connaissances essentielles à la compréhension du monde et Alice ne pouvait certainement pas l'accepter. Heureusement pour elle, Noël n'était pas de ce genre-là. Et c'était un réel atout. Il continuait de la titiller sur ses affinités politiques et elle ne se privait pas pour répliquer. Prétextant un coup que le badge lui irait sûrement mieux à elle car elle était réellement concernée par la politique. Rencontre étonnante à laquelle elle ne s'attendait foutrement pas, mais clairement l'une des meilleures de ces dernières semaines. Elle sortait enfin un peu de son carcan familiale étouffant. Le manoir Rosier avait une telle emprise sur elle, s'en était indécent. Il évoqua son frère, la raison était évidente, Adrian avait toujours été un sacré joueur de Quidditch. Refoulé, évidemment, car il était interdit, chez les Rosier, de s'amuser avec les autres d'en bas. Elle acquiesça, c'était terrible ce qu'avait dû vivre son frère, elle en convenait volontiers. Il avait eu une vie que personne n'enviait. Enfin, pourtant, on continuait encore de croiser quelques sorciers convoitant les richesses des sangs-purs, sans même se soucier des réels problèmes qu'amenait cette même fortune. Il était plus important, dans ce genre de famille, d'assurer la tradition plutôt que d'aimer ses propres enfants. Si les Rosier avaient été les rois de la fessées, pour sûr que Chapman la pratiquerait encore. Ils ne savaient pas rompre une tradition. Enfin, il y avait tout de même un bon espoir avec la nouvelle génération, au détriment des anciens.

- Hum, je travaille. Je continue de m'avancer sur les programmes. Et puis... et puis c'est tout. Je suis allé à Ilfracombe aussi pendant la semaine de vacances de Malfoy. Et me voilà ici ! Et toi, alors ? Raconte-moi.

Elle bloqua net lorsque Noël s'élança dans une... invitation ? Rouge comme une tomate, elle regardait ses pieds, continuant d'avancer, gênée. Flattée, certes, mais gênée. Elle aimait bien Noël, alors pourquoi pas ? Oui, mais sortir boire un verre avec lui c'était peut-être... s'avancer ? S'exposer plutôt, gamine. Oui, voilà, elle avait peur de tout ce qu'elle ne connaissait pas, et ça, elle n'y connaissait foutrement rien.

-Je... bah, ou... oui ! Oui, bien sûr, on peut faire ça. Tu... enfin tu sais où tu veux aller ? Une glace ! Oui, pourquoi pas. Et puis... heu... enfin, c'est gentil.

Elle ne savait déjà plus où se placer, elle replaça ses cheveux un bon nombre de fois, tenant fermement ses livres de l'autre main. Qu'est-ce que c'était que ces hésitations? Elle savait qu'elle était souvent démunie quand un garçon franchissait le pas, mais là... merde, c'était Noël non ? Enfin, oui, c'était lui. Peut-être que c'était tout le problème dans l'histoire.
Elle se retourna vers lui, adressant un sourire en coin.

- Désolée, je crains un peu... je suis pas une sang-pur spectaculaire. Elle rit doucement. Mais c'est... c'est vraiment gentil de m'inviter, Noël.

Elle attrapa un souaffle d'une main et le tenu un moment, comme pour passer sa nervosité sur autre chose que s'acharner sur ses cheveux qui avait déjà bien souffert. Et là-dedans, qu'est-ce que dirait Evan, hein ? T'y as pensé gamine ? Foutre, non.
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