POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Event n°3 || Jeux Interdits

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    | Serdaigle ;; 6ème année ;; Membre de FP
    | Serdaigle ;; 6ème année ;; Membre de FP
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MessageSujet: Re: Event n°3 || Jeux Interdits Sam 24 Sep - 14:26

Elle en riait, tellement c'était drôle. Enfin, elle n'en riait pas réellement, elle se gardait bien de sourire, ce soir. Elle riait nerveusement pour elle-même, tristement, même. Elle ne voulait pas que ça se passe ainsi, elle voulait revenir en arrière et empêcher que ça ne dégénère. Elle voulait qu'Adrian comprenne, mais comprenait-elle, elle-même, ce qu'elle exigeait ? Au final, c'était un sacré nœud qui s'était formé autour des deux Rosier, ils ne s'en défaisaient pas et, comme maudits, se sentaient obligés de vivre avec. Alice rêvait de vivre une vie de famille calme et paisible, ce qui n'avait jamais été le cas. Elle en rêvait naïvement comme un enfant penserait encore au père Noël. Elle refusait d'affronter une réalité évidente. Les Rosier étaient mauvais. Pas tous, fondamentalement parlant, seul Chapman était réellement toxique pour la société. Mais tous, à leur façon, étaient différents du reste du monde. La famille elle-même, cette plante épineuse, semblait rongée de l'intérieur. Elle se laissa attraper par Adrian, elle le laissa tenter de la rassurer, elle le laissa la jouer serein. Elle le laissait car elle abandonnait son argumentaire. Elle abandonnait, fatiguée, éreintée, triste. Elle était émotive, la gamine, beaucoup même. Elle vivait la plupart du temps seule et même ceux en qui elle plaçait une énorme responsabilité - celle de la maintenir à flots – la lâchaient.

Évidemment, Alice, toi tu ne comprends pas ce qui les habite. Tu ne comprends pas ce qu'est et ce qu'a été la vie de ton propre frère. Non, elle ne s'en rendait foutrement pas compte. On la protégeait d'un monde qu'elle n'envisageait pas. Alice ne voyait pas le mal chez Chapman, jamais. Elle le voyait comme le seul à avoir pleinement assumé son éducation, ses besoins. Comprenait-elle la manipulation, l'éducation drastique et conservatrice ? Endoctrinée, elle était bien loin d'avoir les yeux en face des trous.
Néanmoins, ça ne l'empêchait pas d'aimer, ni de ressentir. Et elle se sentait seule. Morgan était là, mais était-ce suffisant ? Adrian parti, le monde perdait son sens à vrai dire.

-Une solution à quoi ? A rien. Arrête d'essayer de tout rendre possible. Tu gâches tout, toujours. Même avec elle, tu gâcheras tout.

Elle tournait son regard lentement, lassée. Triste, une larme tombant sur sa joue sous son masque végétal. Elle fixait la foule, d'un regard vide. Elle n'avait pas pris le mouchoir, ça n'avait plus aucun intérêt. Elle ne ferrait pas, ce soir, l'effort de la réconciliation. Elle reporta son attention ralentie sur Juliet. Elle était sympathique, mais quelque chose semblait étrange entre elle et Adrian. Une gêne. Qu'ils aient couché ensemble, Alice en était à peu près certaine, mais elle ne comprenait pas ce qui les dérangeaient maintenant. Elle devait bien être issue d'une bonne famille, une certaine éducation, un certain standing. Sinon... Alice n'envisageait pas le « sinon ». Elle écouta son parcours, sa blessure était impressionnante – certes on sentait le passage des médicomages, mais Salazar, Alice craignait d'être touchée de la sorte.

- Oh ! Gringott, ça doit être un travail prenant. Surveillez bien le coffre d'Adrian, il risque de se vider très rapidement d'ici quelques semaines.

Oh c'était une petite référence à sa perte d'héritage, à la dépense d'alcool, de clopes, de toutes ces merdes dont s'était entaché son frère et qui, maintenant qu'elle était contrariée, explosaient aussi rapidement qu'une bombabousse au milieu de la foule.

-Ne vous sentez pas stupide, la faute lui revient de droit. D'ailleurs, vous êtes encore là, chapeau. Les affaires des Rosier méritent souvent qu'on les abandonne à leur sort. Vous devriez faire de même, c'est plus sain.

Elle replaça une mèche de cheveux, et bu une gorgée

-Excusez-moi, mais je ne suis pas encore d'humeur pour une réconciliation. Je vais vous laisser.
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    | Mangemort ;; Membre du bureau des mangemorts
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MessageSujet: Re: Event n°3 || Jeux Interdits Mar 27 Sep - 10:32

A vrai dire, Adrian Rosier ne voyait pas bien pourquoi il ne partait pas. Entre les reproches d'Alice et le malaise évident de Juliet, il voyait bien que c'était lui qui était de trop. Je ne ne demandais rien à personne, ce n'est pas moi qui suis responsable de la tournure désastreuse de cette fichue conversation. En effet, l’honnêteté commandait de reconnaître qu'à la base, il n'ennuyait personne, et qu'il n'avait ni demandé à Juliet Birch, ni à sa sœur, de venir le voir. Pourquoi étaient-elles venues, d'ailleurs ? Quel était l'intérêt de vouloir parler à quelqu'un avec qui, manifestement, on était n'était pas à l'aise, voire pire, qu'on détestait ?

Il aurait pu se tirer. L'idée sembla bonne un instant à Adrian : on lui aurait fichu la paix. Il aurait du faire ça depuis le début. Se mettre minable, même tout seul, paraissait une option réjouissante en comparaison de ce qu'il affrontait en ce moment même. Pourtant, Adrian renonça presque instantanément à son idée. Partir, ici, c'était fuir, s'enterrer la tête dans le sable, c'était lâche, c'était ce qu'il avait fait des années avec Chapman, et ça ne donnait rien de bon. Autant crever l'abcès tout de suite. On se détestera peut-être tous à la fin de cette soirée, mais au moins, on saura pourquoi.

« Et je suis censé faire quoi, Alice, alors ? Je ne peux pas te laisser tomber. Peut-être que je suis nul, comme frère, mais ça, je ne sais pas faire. »


A vrai dire, il se trouvait d'une patience immense. Il aurait pourtant eu des tas de choses à dire, d'un ton féroce, sans concessions – des choses vraies, cependant, mais sans doute très insultantes elles aussi. Mais il faut avoir la décence d'être bourré pour les balancer, et je ne le suis pas. Donc il laissa gentiment passer la remarque de Juliet sur les mangemorts, ne daigna pas répliquer qu'après tout, il était toujours le propriétaire du manoir hérité de son père en bord de mer – qu'il pouvait très bien vendre cette sale baraque pleine de souvenirs qui puait la mort – et possesseur d'un bon nombre d'action de Rosiam, ni qu'après tout, il touchait un salaire et que donc non, il n'était pas tant que ça un panier percé.

Il ne daigna pas répliquer que cette sale image de mangemort qui lui collait à la peau n'était pas de son fait. Est-ce que vous êtes mieux, vous, d'abord, toutes les deux, est-ce que vous valez mieux ? J'en suis pas bien sûr, moi, mais allez, je vous fais ce cadeau là, je vous laisse penser que c'est moi le salaud – parce que d'une certaine manière, c'est peut-être bien vrai, mais eh, qui aime se prendre des reproches dans la gueule quand il essaye d'arranger les choses, pas vrai ?

Il ne tenta pas non plus d'expliquer qu'il ne sortait pas avec Juliet et se contenta d'un sourire un peu froid :

« Ca fait une demi heure que je m'excuse, moi. Et puis, après tout, qu'est-ce que j'y gagnerai, moi ? Je ne pense pas que tu m'aimeras beaucoup plus qu'avant à cause de ça. »


Ce n'était pas contre elle ; c'était simplement vrai. Ils ne sortaient pas ensemble, ils ne se fréquentaient pas plus que ça. Lui aimait bien Juliet, mais était simplement conscient que ce n'était pas réciproque. C'est triste, mais c'est comme ça, et il n'y a rien à y faire. Peut-être était-ce un peu sec, mais Adrian décida de s'en préoccuper plus tard lorsqu'Alice décida de partir :

« C'est quand même un peu fort. Moi je ne t'obligeais pas à venir, Alice. Si tu ne me supportes pas, pourquoi est-ce que tu es là ? »


Il ne parvenait pas à comprendre, mais il ne comptait pas pour autant abandonner l'idée de se réconcilier avec sa sœur. Simplement, il restait à trouver comment.

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MessageSujet: Re: Event n°3 || Jeux Interdits Mer 5 Oct - 12:29

Plus le temps passait, plus Juliet devenait furieuse. Il était généralement dur de la faire sortir de ses gonds. C’était une femme calme qui évitait les conflits. La plupart du temps en tous cas. Ce soir, elle avait été propulsée parmi un groupe de gens qu’elle ne fréquentait pas et qui semblaient avoir bien plus de problèmes qu’elle à régler. C’était rare, mais apparemment, ça arrivait ! Ca ne la rendait pas heureuse pour autant. Elle n’aimait pas les gens malheureux. Honnêtement, qui les aime ? Et elle se sentait toujours mal à l’aise quand on nettoyait son linge sale en public. Alice, du haut de ses seize ans était excusable, elle n’était qu’une adolescente blessée et on ne pouvait pas lui reprocher de ne pas savoir dissimuler ses émotions comme un adulte l’aurait fait. Pour ce qui était d’Adrian, c’était tout autre chose.

Elle avait tenté quelque chose de stupide : vouloir les aider. Elle l’avait fait maladroitement, mais la volonté était bien là. Le reproche d’Adrian lui revient donc violement en pleine face et elle se sentit réellement blessée. Elle eut un mouvement de recul et son regard se durcit, tandis que soufflée, elle ne savait pas réellement quoi lui répondre. Il n’avait pas été question qu’elle l’apprécie ou non. Elle avait juste vu une adolescente en détresse et ça lui avait rappelé ses propres états d’âme à l’époque où elle avait son âge. Par compassion, elle aurait voulu voir la fratrie se rabibocher avant de partir, mais ce n’était apparemment pas une option.

Jule posa son verre sur un mange debout non loin en silence et arrêta Alice quand elle décida de mettre les voiles.

« - Non. »

Elle se redressa et sans regarder Adrian, s’adressa à Alice :

« - Tu restes, je pars. C’était présomptueux de ma part de me mêler des affaires des Rosier, en particulier quand elle ne me regarde pas. »

Se tournant vers Adrian, elle le jaugea le plus froidement du regard qu’elle put :

« - La question, ce n’était pas de savoir si je t’appréciais ou non, c’était simplement d’empêcher une fillette de seize ans de fondre en larmes devant son frère. Ca mis à part, j’ai toujours plus estimé les gens qui essayaient de réparer leurs tords que ceux qui se contentaient de les fuir. Maintenant, si tu permets, je vous souhaite une bonne soirée à tous les deux. »

Elle s’éloigna, et la sortie eut été probablement parfaite si elle ne s’était pas tordue le pied sur ses talons tandis qu’elle essayait de repérer Ashley, Willie ou Alexa pour leur dire qu’elle partait. Agacée, elle pesta, décidément, ce n’était pas sa soirée.
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    | Serdaigle ;; 6ème année ;; Membre de FP
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MessageSujet: Re: Event n°3 || Jeux Interdits Lun 10 Oct - 21:38

Voilà comment la meilleure soirée prétendue de l'année allait finir. Un fiasco aux yeux d'Alice qui, en plus d'avoir perdu Morgan, se retrouvait avec son autre frère et une inconnue au bataillon à se crêper le chignon pour des histoires personnelles et sensibles qui devaient sembler futiles à Juliet. Alice pensait déjà à sa sortie. Comment allait-elle rentrer ? Si elle revenait au manoir sans Morgan c'était assurément l'engueulade. Chapman n'était peut-être pas le parent le plus aimant mais certainement le plus droit sur les règles. Extension de sa profession, s'était-elle imaginé. Soit, retrouver Morgan était déjà compromis quand elle se rendit compte qu'il manquait également Matthew et William, ses deux inséparables. S'ils n'étaient plus ici, ils étaient dehors à se battre. Pour sûr. Elle souffla d'avance, la fin de soirée allait être longue.

Elle se leva alors, prête à en découdre avec Chapman pour protéger Morgan. Si il y avait encore bien une once de solidarité familiale ici-bas, c'était bien Alice qui en faisait preuve. Elle aurait tué pour sa fratrie si on lui avait demandé. Elle était tout à fait déterminée à affronter son grand-père. C'était sans compter sur Juliet qui la ravisa. D'une voix foutrement autoritaire qu'elle ne lui avait pas imaginé, elle intima à la gamine de reprendre sa place. Alice, de nature docile, s'exécuta. L'autre était presque incontrôlable. Calme, mais furieuse, on la sentait bouillir. Alice l'avait-elle poussée à bout ? Elle se pinça un instant pour se punir de son comportement inexcusable et observa les derniers échanges entre adultes de la soirée.

Un long silence s'installa après le départ de Juliet. Alice n'osait pas parler, mortifiée par la honte d'avoir agi comme une enfant de cinq ans à qui l'on refusait un jouet. Pourtant, elle en avait des choses à dire. Elle ne savait simplement pas contrôler ses émotions et, beaucoup trop sensible, laissait ses nerfs guider son comportement. On la disait souvent encore jeune, enfant, gamine. Elle exécrait ce genre de remarques mais force était de constater qu'elle était encore bien trop immature. Derrière ses notes frôlant la perfection et son assiduité au travail exemplaire se cachait une enfant capricieuse somme toute encore très jeune.

Obligée de faire le premier pas, elle hésita un moment avant d'oser prononcer le moindre mot. Elle se tourna les pouces un moment, puis fixant le sol, s'essaya à des excuses ponctuées d'hésitations. Finalement, elle reprit son souffle et calma son discours.

-Je... Je suis désolée Adrian. Je suis perdue, je me sens toute vide en ce moment et... et je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je ne comprends pas ce qui nous arrive.

Elle se leva et lui fit face, un sourire triste sur le visage.

-Enfin, désolée si Juliet t'en veut à cause de moi. Je... enfin, du coup je passerai chez toi cette semaine. D'accord ? Sauf si tu n'en as plus envie, je comprendrais.

Elle se pencha et l'embrassa sur la joue avant de s'éloigner lentement en lui adressant un dernier sourire sincère. Elle s'en voulait terriblement et se sentait tout de même légitime à avoir dit ce qu'elle avait à dire. Ses nerfs étaient calmés, elle avait sûrement eu besoin d'extérioriser ses sentiments. Elle quitta la cérémonie après avoir salué une dernière fois Fawley. Une fois dehors, apprêtée à rentrer, elle retira son masque qu'elle laissa sur une poubelle. Ce ne fut que quelques mètres plus loin, qu'elle le retrouva. Assis contre un mur, au sol, trônait Morgan, le visage en sang, clope au bec. Elle souffla et attrapa son bras avant de le forcer à rentrer avec elle.

Décidément, pour sa famille, Alice était prête à tout. Même à renifler une haleine mêlant sang et alcool à en gerber. La famille, c'était sacré, merde.
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