POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Dans la légende || Drago

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    | Serdaigle ;; 5ème année ;; Membre de FP
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MessageSujet: Dans la légende || Drago Dim 6 Nov - 22:58




Alice s'était entichée d'une bien belle réputation au fil des années. La gamine calme, discrète, intelligente et fine d'esprit avait presque toutes les qualités pour régner en maîtresse sur l'empire de sa famille. On ne la laissait évidemment pas prendre les rennes. C'était une femme. Aux yeux de Chapman il était hors de question qu'elle ait le droit à ce statut. Elle avait beau être sa protégée, sa préférée, elle n'avait pas ce qu'il fallait, pour lui. Pourtant, elle en aurait rêvé. Sans savoir ce à quoi ça engageait réellement, elle voulait ce statut. Elle voulait le rendre fier. Chapman avait une place toute particulière dans le cœur d'Alice qui l’idolâtrait probablement plus que Dieu lui-même. Il l'avait sauvé de tout, il l'avait protégé de la mort de son père. Somme toute, si elle était là aujourd'hui, capable de réfléchir par elle-même et possiblement promise à un bel avenir, c'était grâce à lui. Adrian avait ses raisons, Evan sûrement aussi. Tout le monde en voulait à Chapman pour des choses qui étaient probablement vraies. Mais Alice... Alice, malgré tout ce qu'elle voulait reprocher à son grand-père se rappelait de la main qu'il lui avait tendu. Non, la main qui l'avait aidé, sans concession, sans compensation. Renier Chapman c'était se comporter en malpropre. C'était renier le seul lien unique qu'on avait avec la vie. Sans ce vieux bougon, elle n'avait plus rien. Elle comptait bien l'honorer, lui, et son nom.

Elle cogitait comme ça depuis plusieurs semaines. Qu'est-ce que c'était qu'être Rosier ? Chapman avait dit qu'il voulait que ses petits-enfants se dévouent à la cause familial, qu'ils lui fassent honneur. Et elle méritait qu'on lui rende hommage, disait Alice, à voix basse, au cœur de la bibliothèque Rosier. Le manoir était suffisamment grand pour s'y perdre, surtout dans la lecture. Une famille de littéraires obligeait le domaine ancestral de compter une bibliothèque sacrément bien fournie. Alice y passait ses journées, dévorant tout ce qui lui passait sous les yeux.
Finalement, l'éclair de génie la frappe, pleine face. Elle ferma net l'énorme tome des Aventures de Nick Thinkless et se précipita dans sa chambre Elle sortit littéralement tout son dressing qu'elle étala par terre pour une vision d'ensemble. Si Alice n'était pas la plus coquette des jeunes femmes de son âge, sa garde robe n'en restait pas moins large. Fille de famille riche et reconnue, elle se devait de changer de tenue à chaque sortie en public – tout du moins à chaque réception.
Elle enfila une petite robe bleue marine lui tomba au-dessus des genoux. Elle coiffa ses cheveux, se maquilla sobrement, se permit de glisser ses pieds dans deux escarpins et enfila par-dessus le tout un long blouson beige et une écharpe aussi épaisse que le froid extérieur l'exigeait. Prête à partir, elle descendit les marches du hall et héla son elfe de maison pour lui exiger du parfum. Alors qu'elle se donnait la dernière touche de charme, Morgan ouvrit la porte d'entrée. Surpris, il la reluqua un moment.

-Bah merde Alice, qu'est-ce que tu fais ?
-Je sors ! Je vais sur le chemin-de-traverse.
-Sans blague ? Je m'étais douté que tu sortais, habillée comme si t'étais invité chez Malefoy.
-M'ouais, c'est pas loin, je vais au siège des Forces Puristes. J'ai rendez-vous avec... avec Madame Zabini ? Zibani ? Zanibi? Enfin, quelqu'un.
-Oui, Zabini. Mais heu... pourquoi ? Enfin, je viens d'arriver, j'voulais qu'on aille à c...
-La prochaine fois, d'accord ? Excuse-moi, j'y vais, je vais être en retard.

Sans plus de précisions, elle planta là son frère aîné et referma la porte du manoir avant de se mettre en route. Elle n'avait encore jamais pris le Magicobus mais la vision d'un bus populaire ne la réjouissait pas des masses, étrangement. Elle préféra marcher jusqu'au centre de Londres et l'entrée du chemin-de-traverse. Elle n'affectionnait pas énormément cette allée qu'elle jugeait bien trop fréquentée. On ne pouvait pas s'y sentir tranquille. Et puis, tout avait un arrière-goût de pauvre, de rustique, c'était agaçant. Irritant, même. Mais le coin où créchait le siège de Force Puriste était d'un tout autre gabarit. Un peu en retrait du reste des activités commerciales de l'allée, c'était un magnifique bâtiment tout récemment rénové pour l'occasion. Elle y entra après avoir repris son souffle une dernière fois. A l'entrée, elle s'annonça. On la dévisagea un moment. Elle estima que son jeune âge obligeait les gens à s'étonner ? Ce devait être rare, les élèves de Poudlard désireux d'entrer au parti. D'ailleurs, elle y pensait maintenant, y avait-elle droit ? Étant mineure, c'était probablement impossible de s'engager politiquement ? Enfin, Alice avait plus d'une corde à son arc, elle comptait bien se battre pour obtenir ce qu'elle voulait. Et ce qu'elle voulait c'était ça : obtenir sa place au parti puriste pour grimper quelques échelons, de sa propre initiative, rendre fier Chapman pour son engagement. On l'invita à monter les étages jusqu'à une salle de réception où elle patienta une bonne vingtaine de minutes, guettant l'extérieur d'un regard vide, plongée dans ses pensées.
Qu'attendait-elle de cette entrevue avec l'une des dirigeantes du parti ? A priori, elle-même ne savait pas bien. Elle voulait obtenir une place, qu'on lui confie une certaine responsabilité, qu'on lui donne de la légitimité. Il fallait dire qu'Alice se sentait vide de sens depuis longtemps. Sans réellement savoir où elle se positionnait par rapport au monde qui l'entourait. Maintenant qu'elle engageait quelque chose, elle attendait un changement.

On la demanda finalement. Se retourna, elle tomba nez à nez avec une jeune femme approchant les vingt-cinq ans. Elle se présenta rapidement, s'annonça comme l'une des assistantes de Monsieur Drago Malefoy. Alice lui serra la main.

-Vous vouliez voir Madame Zabini, n'est-ce pas?
-Oui, c'est exact.
-Monsieur Malefoy souhaiterait vous recevoir à sa place, Mademoiselle Rosier.
-Mais... enfin, c'est ridicule, je ne vais pas le déranger pour quelque chose d'aussi futile. Madame Zabini n'est plus disponible?
-Monsieur Malefoy souhaite s'occuper personnellement des fils et filles des Vingt-Huit Familles. Si je ne me trompe pas, vous êtes bien la fille de Monsieur Evan Rosier?
-Oui, c'est exact. Hum, soit, allons-y, merci.

Légèrement déboussolée par l'annonce, Alice tenta de reprendre son calme durant le trajet qui la menait jusqu'au bureau du directeur du parti. Elle connaissait Drago Malefoy de vue, elle avait dû lui parler qu'à de très rares occasions lors des réceptions et jamais sans la présence d'Adrian ou de Morgan qui le connaissait bien plus qu'elle. Assez discrète, elle n'avait jamais forcé le trait des relations. C'était une première. Et elle qui paniquait souvent rapidement, avant du mal à contenir son stresse. Son rythme cardiaque s'accélérait en même temps que son souffle. On la planta devant l'entrée du bureau tandis que l'assistante l'annonçait. Elle pénétra finalement dans l'office, droite comme un i, le regard presque innocent, s'attardant sur une foule de détails mais surtout sur l'imposant Drago Malefoy qu'elle n'avait pas vu depuis la fin de Poudlard et la fin de Potter. Il avait pris en charisme et en stature. Il était charmant même si, aux yeux d'Alice, il avait cet air hautain qui le rendait presque irritant. Elle s'avança vers lui, lui serrant la main.

-Monsieur Malefoy. Merci de me recevoir. C'est... c'est très aimable de votre part. Néanmoins, j'espère ne pas vous déranger ?

Elle attendit qu'il lui permette de s'asseoir avant de prendre place dans l'un des sièges. Elle croisa les jambes et replaça une mèche de cheveux.

-Je voulais notamment savoir si il m'était possible de m'engager officiellement dans le parti Force Puriste ? Et à quoi cela consisterait, à terme, pour moi.

On lui avait toujours appris à être concise et efficace, elle s'y appliquait avec une concentration olympique et remarquable. L'esprit de synthèse était un élément essentiel de sa pensée. Restait à savoir si elle savait l'utiliser.
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MessageSujet: Re: Dans la légende || Drago Lun 2 Jan - 21:51



Dans la Légende

Feat Alice Rosier & Drago Malefoy


CRAC.

Dans un bruit sonore, Drago Malefoy apparut soudainement dans le hall du siège de Force Puriste. A son arrivée, un homme fit un rapide saut sur le côté comme pour l'éviter, apparement surprit de le voir débarquer ainsi. S'apprêtant à lui signifier sa façon de voir les choses, il se ravisa aussitôt en voyant à qui il avait affaire. Saluant poliement le Co-dirigeant du parti, il se pencha en avant puis s'éloigna le plus rapidement possible. Drago, lui, se contenta d'un simple signe de la main et rajusta sa cravate. La réceptionniste se leva sur son passage lorsqu'il rejoignit l'ascenseur, et fit le même geste désinvolte en guise de bonjour. A première vue, cette journée commençait comme toute autre pour le fils Malefoy. Il venait faire son travail au QG du parti, bien que cette idée ne l'enchantait pas toujours. Mais il ne pouvait pas le nier, c'était un métier qui ne lui coûtait pas tant. Il avait beaucoup de temps libre, d'autres personnes faisant la basse besogne pour lui. Mais il en faisait assez pour en tirer le pouvoir qu'il chérissait tant. Et de toute manière s'il avait besoin d'une aide quelconque, sa mère n'était jamais bien loin. Il pouvait donc assez facilement se la couler douce, à sa grande satisfaction. En revanche, il prenait les convictions du parti très au sérieux, et adhérait fortement aux idéaux puristes. C'est pourquoi malgré tout, il faisait des efforts lorsqu'il y avait de véritables enjeux. C'est pourquoi en ce jour, il était venu travailler avec plus de motivation que d'habitude. D'ordinaire décontracté, il avait cette fois une posture bien plus sérieuse et professionnelle. Dès que l'ascenceur le déposa à son étage, il rejoignit aussitôt son bureau. Une grande pile de dossiers l'y attendait, mais il les éloigna sur un autre meuble d'un coup de baguette. Ce n'était pas le moment de s'y pencher, il avait un rendez-vous important aujourd'hui.

D'habitude, ce n'était pas lui qui se chargeait des entretiens avec les futurs adhérants, mais Aaliyah Zabini. Lui se contentait d'être présent aux réunions importantes, donner son avis sur les décisions à prendre ou signer tout un tas de documents qu'il ne lisait souvent que dans les grandes lignes. Il avait bien deux ou trois autres rôles, mais il ne voyait jamais les petits nouveaux du parti avant qu'ils ne soient promus pour pouvoir cotoyer les mêmes étages que lui. Cependant, ce n'était pas le cas en ce qui concernait les enfants des Vingt-huit Familles. Ceux là étaient bien plus importants que tous les autres,

    ▬ Véronica, faites savoir à Madame Zabini que je prends son rendez-vous de l'après-midi avec Alice Rosier. La procédure habituelle.
    ▬ Bien monsieur.


Sa secrétaire personnelle, qui était entrée dans le bureau pour déposer les documents à signer avant la prochaine réunion, se dépêcha d'aller prévenir Aaliyah que Drago prenait la suite. Il attrapa le dossier de la jeune Rosier, qu'ils avaient reçus un peu plus tôt. Elle et Drago avaient beau être cousins, le jeune Malefoy ne la connaissait pas si bien. Il avait bien plus de contact avec le plus grand, Adrian. Mais si elle lui ressemblait, Drago serait satisfait d'elle. En parcourant les quelques pages, il remarqua qu'elle était cependant bien jeune, et se demanda ce qu'une élève pouvait bien vouloir faire dans la Force Puriste. Enfin, toute nouvelle recrue était bonne à prendre.

Durant les heures qui suivirent, Drago se concentra sur la multitude de paperasse ennuyante qu'il devait lire, et aurait volontiers fait autre chose de sa journée. Alors qu'il pensait ne jamais en avoir finit, Véronica frappa puis entra pour annoncer l'arrivée de la fille Rosier. D'un geste de la tête approbateur, il autorisa la demoiselle à entrer pour débuter l'entretien. Lorsqu'elle fit un pas sur la moquette grise, il se leva dignement pour lui tendre la main. Elle semblait particulièrement anxieuse, à la voir se déplacer comme un bâton inflexible.

    ▬ Bonjour Mademoiselle Rosier, asseyez vous je vous en prie. Fit-il aimablement en indiquant le fauteuil près d'elle.


N'attendant pas qu'elle s'exécute, il se rassit lui même sur son grand fauteuil particulièrement imposant et surtout très confortable – Drago aimait être à l'aise et surtout sentir le luxe tout autour de lui. Se montrant particulièrement sérieux, il attrapa les papiers d'Alice qu'il avait feuilleté plus tôt. Il adressa un sourire courtois à la jeune femme lorsqu'elle lui fit part de sa gêne.

    ▬ Vous ne me dérangez aucunement, c'est moi qui ai désiré vous recevoir. Je suppose que vous comprenez pourquoi.


Il lui était évident que ces grandes familles ne pouvaient pas être reçue de la même façon qu'un citoyen lambda. Il ne doutait aucunement du travail d'Aaliyah, mais les Vingt-huit familles méritaient plus qu'un simple entretien. Une fois qu'elle fut assise, Alice sembla reprendre confiance en elle, ce quine déplu pas à Drago. Il préférait que ces employés aient un caractère confiant et affirmé, sans quoi ils ne serraient pas crédibles face aux Merlinistes. Il ne put retenir un sourire satisfait lorsqu'elle ne tarda pas à lui poser une première question.

    ▬ Alors, avant toute chose, veuillez me rappeler votre âge, il me semble que vous étudiez toujours n'est-ce pas ?


Même si elle semblait décidée et affirmée, il souhaitait mener l'entretien comme il l'entendait lui. Avant tout, il voulait savoir pourquoi, malgré son jeune âge, Alice voulait rejoindre le parti. Il voulait la voir argumenter et se vendre, même si rien que par son nom elle était capable de s'assurer facilement une place chez les puristes. Néanmoins, il se décida à lui répondre avec sérieux, désirant passer pour un bon patron – notez que si toute autre personne aurait débuté la conversation avant lui, il se serait montré implacable, mais Alice était suffisamment son égale pour qu'il la respecte.

    ▬ Si vous êtes engagée, vous commencerez par des tâches moins importantes, cela va de soit. Le temps de savoir de quoi vous êtes capable, bien que nous n'allons pas mettre une Rosier à la réception vous vous en doutez. Mais je pense qu'avec le temps et les efforts, vous pourrez facilement obtenir une place très avantageuse dans le Parti.


Il en était d'ailleurs persuadé. Si elle était efficace et volontaire, on ne refuserait jamais une bonne place à une Rosier. De plus, Drago savait que Chapman serait content de voir Alice évoluer rapidement au sein du Parti, c'était donc tout bénef pour le jeune Malefoy. Enfin, même s'il était presque certain de l'engager à terme, il décida de mener l'entretien en bonne et due forme, et par la même occasion de plus apprendre à connaître Alice. Ils étaient cousins après tout, et seraient certainement amenés à plus se fréquenter si elle travaillait ici.

    ▬ J'aimerais en premier lieu connaître vos motivations, et peut être même ambitions.


Drago se montra aimable, voir même amical. Il n'en perdit pas sa posture élégante et son attitude précieuse, mais souhaita mettre à l'aise la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Dans la légende || Drago Lun 19 Juin - 16:24


Alice se sentait souvent privilégiée, souvent mise en valeur par son nom, sa position, son argent. Rarement pour ce qu’elle était, néanmoins. Intelligente, vive, polie et agréable, on ne la connaissait que pour ce qui la précédait : Chapman et Adrian. Non pas qu’elle s’en soit un jour plaint officiellement. Mais elle gardait un arrière-goût désagréable en bouche quand on continuait à promouvoir le nom des Rosier. Elle adorait sa famille, son histoire, elle connaissait sur le bout des doigts les moindres détails des vies des cinq dernières générations. On ne pouvait objectivement pas dire d’elle qu’elle refusait d’aimer sa famille. Mais si belle soit-elle, elle représentait un obstacle colossal à sa propre ascension. Comment se faire une place descente, dans une famille démesurément puissante ?

Elle se creusait régulièrement la tête à ce propos, chose qui l’avait finalement poussée à se retrouver ce jour-ci devant le fils Malefoy, dirigeant du parti puriste officiel à quémander, ou négocier, sa place. Elle ne voulait plus se tourner les pouces, elle ne voulait plus qu’on lui attribue un statut d’élève sage et patiente. Elle ne voulait plus qu’on la colle derrière un énième Rosier. Elle voulait montrer de quoi elle était capable, à tous, et particulièrement à Chapman. Son grand-père était un homme difficile, que beaucoup détestaient. Elle se félicitait de lui trouver encore quelques qualités. Morgan aurait compris, lui. Il la connaissait si bien à force de la garder avec lui depuis quelques années. Adrian n’avait plus le temps, peut-être plus l’envie. Elle représentait beaucoup de choses, finalement, la fille Rosier. La mère rebelle qu’on retrouvait dans ses traits. La rigueur exemplaire et détestable du grand-père. L’intelligence vive et hautaine du père décédé. Pour Adrian qui avait plus vécu qu’elle sur tous les points, c’était envisageable de penser qu’il était difficile de regarder Alice dans les yeux.

Mais devant Drago Malefoy, les yeux d’Alice ne clignaient pas. Bien au contraire. Elle ne l’avait pas revu depuis si longtemps qu’elle en avait oublié quelques détails. Dont le charisme du bonhomme. Fût une époque où l’on parlait de lui en mal, comme un gamin insupportable, hautain, mal élevé, violent parfois. Aujourd’hui, il semblait tout son contraire, faisant mentir ses détracteurs. Fichtre, elle en aurait rougi – peut-être était-ce le cas ? – de penser tout ceci. Pourtant, elle sentait en elle une admiration indescriptible qu’elle ne se connaissait pas. Loin d’elle l’idée de ne jamais admirer personne. Alice était très humble d’une certaine part et se plaçait en élève de ceux qu’elle considérait comme ses Maîtres. Gothric Kroos en tête. Mais cette fois-ci c’était différent.

Son âge arriva en premier lieu sur le champ de bataille. Evidemment, elle s’en était douté, il était rare de voir des élèves de Poudlard se présenter au parti. Certains, par leurs parents, y étaient affiliés, mais de mémoire, aucun n’était adhérant au parti à l’école. Pas encore, du moins. Il était encore jeune et peu ancré dans les esprits. Malgré une position grandissante c’était un parti extrême qui avait beaucoup de choses à prouver au peuple.  

- J’ai seize ans actuellement. C’est sûrement jeune, mais c’est ce que j’estime être une force de position. Vous ne devez pas avoir beaucoup de membres aussi jeunes que moi qui auraient donc accès à autant d’endroits. Poudlard n’existe plus physiquement, mais il est toujours difficile pour les institutions d’y mettre leur grain de sel.

C’était son coup de poker personnel. Elle vendait ses services presque comme une fille de joie. Elle était une élève investie dans l’école, discrète mais présente, appréciée et populaire malgré elle. Elle était connue pour sa famille, ses frères surtout. Beaucoup l’estimaient sans qu’elle ne les connaisse réellement. Une force, disait-elle, qui pouvait servir le bon dessein.

- J’étudie dans la maison de Serdaigle, en sixième année. Et vous vous en doutez, par mes connaissances, et ma famille, j’ai beaucoup de liens avec la maison de Serpentard. Mes connaissances toucheront donc à plus de cinquante pourcent l’école. Sans compter les quelques autres que je ne compte pas dans les deux dernières maisons.

La suite n’était pas aussi confortable. Non pas qu’il ait été intrusif, mais il posait une question qu’elle avait encore du mal à élucider elle-même, intimement. Que voulait-elle être ? Qu’attendait-elle de ce coup de poker ? Diriger ? Conquérir ? Convaincre ? Elle était sûre que d’une seule chose : de ne plus vouloir rester derrière. C’était une position inconfortable. Elle croisa les jambes, plongeant son regard dans celui de Drago, subtilement. Elle n’avait jamais le regard fuyant, elle. Profond, simple et enivrant, c’était celui d’une adolescente et d’une femme qui s’entremêlaient. Sa réflexion l’amenait à penser qu’elle était peut-être plus proche de Malefoy qu’on ne le pensait. De ce qu’on disait de lui, il avait toujours été très populaire à l’école. Toujours entouré, connu, reconnu, peut-être craint. Mais le temps avait fait son œuvre, et il avait finalement passé ses dernières années seul, avec son esprit, ses pensées. Alice comprenait. Le besoin, vital, d’être seul avec soi-même, lui incombait également. Peu arrivaient à l’accepter, c’était pour cela que certains la trouvait différente et refusait, malgré son sang, de la fréquenter. Trop souvent seule. Trop souvent pensive, le regard perçant, analysant, décryptant chaque fait. C’était sûrement difficile de comprendre ce genre de personne lorsque l’on n’y était pas habitué. Elle trouvait dans le passé raconté de Malefoy, une accroche intime.

- Je suis la dernière des Rosier actuellement. Une fille, qui plus est. Vous vous doutez que ma position n’est enviée que par ceux qui ne comprennent et ne comprendront jamais les règles des vingt-huit familles. J’ai du mal à trouver ma place, franchement. On ne me donnera jamais ma chance, par simple protection, tradition ou car j’arrive trop tard après mes frères. Alors je prends les devants en anticipant les positions futures de mon grand-père. Je sais que je ne pourrai jamais lui couper la route sur les terrains qu’il connaît trop bien. Le seul qui, aujourd’hui, est assez jeune, innovant et subtil, reste ce que vous tenez entre vos mains, Monsieur Malefoy. Ce parti est ce qui m’apparaît comme la seule accroche possible à une position personnelle, qui n’est ni portée par mon nom, ni par mon sang. Simplement par qui je suis, ce que je représente et ce que je pense.  Le travail que nos familles ont accompli a construit leur réputation et me permet d’être ici devant vous, aujourd’hui. Aucun de ceux qui ont écrit ces histoires n’a attendu qu’on lui donne la bectée. Alors, je me dis qu’en tentant d’imiter leur audace, j’aiderais peut-être une nouvelle ligne d’histoire à s’écrire.

Elle remerciait parfois ses nombreuses lectures qui l’aidaient tous les jours à correctement mettre en forme ses idées. C’était encore ce qu’il y avait de mieux : pouvoir s’exprimer dignement, honorant les langues et la culture.

- Du reste, j’avoue que je ne demande qu’à apprendre et à comprendre les rouages du nouveau système. Peut-être en vous assistant, en observant, petit à petit, à me faire une place respectueuse et respectée.
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    Drago Malefoy


MessageSujet: Re: Dans la légende || Drago Mer 28 Juin - 17:00


Drago a toujours beaucoup admiré son père et suivre son exemple lui avait été une évidence. Homme riche, au passé de Mangemort et à la position respectée, il n'y avait pour le jeune garçon personne capable de rivaliser avec lui. Alors même s'il ne s'était jamais véritablement posé de question quant à son avenir, marcher dans les traces de Lucius Malefoy était pour lui le meilleur moyen de briller. Pourtant, les événements au cours des dernières années avaient quelque peu changé sa façon de voir les choses. La crainte de la mort et des représailles n'avait jamais plané au dessus de la tête du blond, il pouvait bien faire ce qui lui chantait, il n'avait jamais risqué grand chose. Mais tout avait basculé dans la petite vie bien faite et appréciable de Drago quand le Seigneur des Ténèbres était réapparu. Il avait vu son père se dégrader peu à peu, jusqu'à se retrouver en prison. Drago avait goûté à la vie de Mangemort et avait été très loin de l'apprécier. Rapidement, ça avait été la désillusion.

Alors même si aujourd'hui la situation semblait être revenue au calme et à l'avantage des Malefoy, Drago n'avait pas oublié pour autant. Il appréciait son travail et la position qu'il avait, d'être presque devenu un prince dans cette société. Il se complaisait à profiter de ses nombreux avantages et de diriger tous ses subalternes. Il portait avec lui les valeurs puristes et proclamait la supériorité des Sang-purs. Mais au fond de lui même, il pensait toujours à ce fâcheux problème que pouvait être le Seigneur des Ténèbres. Lorsque celui-ci retrouverait sa pleine puissance, Drago était certain que la peur s’emparerait de nouveau de lui. Alors même si travailler pour la Force Puriste était aujourd'hui une bonne chose pour lui, peut être qu'il allait un jour devoir faire un choix, ou la mort finirait par frapper à sa porte.

En attendant, Drago essayait de faire la fierté de ses parents et s'appliquait – quand il était de bonne volonté – à donner au parti de son père tous les moyens possibles pour prospérer. Et il voyait à travers Alice une bonne occasion de croître. Plus ils avaient d'adhérents plus ils prenaient d'importance, et c'était surtout le cas avec les grandes familles de sang-pur. A première vue, Alice avait tout ce que pouvait rechercher le parti. Une prestance et une élégance digne du nom des Rosier, et une éloquence notable. Tandis qu’elle lui présentait ses arguments, il voyait bien qu’il avait tout intérêt à l’engager, que Alice Rosier ne pourrait être qu’un atout pour eux. Il ne put s’empêcher d’avoir un sourire satisfait en l’écoutant.

Au final, Alice n’était pas tellement plus jeune que lui. Même s’ils ne s’étaient pas fréquentés, ils avaient eu des années communes à Poudlard. Seulement la dernière fois qu’il l’avait vue, elle était bien plus petite et bien moins féminine. La puberté semblait l’avoir réussie, ce qui faisait d’elle une jeune femme exemplaire. Elle avait le sang, l’intelligence et la beauté digne de son rang. Drago était persuadé qu’elle leur serait utile. Mais il voulait s’assurer qu’elle ne les lâcherai pas pour une histoire de cours.

    ▬ Il est vrai qu’un adhérent du parti à Poudlard peut rapidement devenir un avantage, et vous me semblez toute disposée à nous apporter votre contribution. Cela dit, ne sera-t-il pas difficile de jongler entre vos études et le parti ?


Car même si de bons résultats aux examens pourraient lui permettre de décrocher un poste très avantageux chez eux, elle n’y était pas encore rendue. Et si Alice avait tout pour être une figure importante de Force Puriste, elle devait encore faire ses preuves. Lorsqu’elle plongea son regard dans le sien, Drago ne cilla pas, bien qu’impressionné par son assurance. Elle n’avait plus l’air de la jeune fille tendue qui était entrée dans son bureau.

Il plissa les yeux tandis qu’elle lui parlait, frottant du bout des doigts la barbe naissante sur son menton. Elle semblait lui ouvrir son cœur, ou du moins le fond de ses pensées. Étrangement, ça le touchait, parce qu’il comprenait. D’une certaine manière, ils se ressemblaient. Enfants de figures reconnues et de familles puissantes, ils n’étaient souvent jugés que par leur nom de famille. Et même si pendant des années Drago s’en était largement satisfait, il commençait lentement à penser par lui même et à écouter ses propres envies. Ils devaient porter tous deux sur leur dos le poids de ce qu’avait accompli leurs ancêtres, et la peur de ne pas être à la hauteur était souvent une problématique pour Drago. Alors oui, il entendait bien ce que voulait dire Alice.

    ▬ J’apprécie votre franchise et votre aplomb. Nous avons toujours besoin de membres aussi motivés et ambitieux parmi nous. Admettons que nous vous engagions, que pensera donc Chapman de tout ceci ? Quel lien entretenez vous avec lui ?


Parce que même si on ne pouvait pas dire que Drago était proche de son oncle, ni qu’il ne le craignait pas, il cherchait souvent son accord. Le blond n’était pas toujours du même avis que le patriarche Rosier – mais il se gardait bien de le lui dire – mais respectait tout de même Chapman. Il était de ces Sang-purs qui pouvaient agir sur tous les fronts, qui avait prouvé maintes fois qu’il méritait sa place et qui inspirait la crainte. Alors d’une certaine façon, Drago portait en lui une certaine estime. Il ne voulait pas que son oncle lui retombe dessus si Alice venait ici contre approbation.

    ▬ Une dernière chose, j’aimerais connaître vos qualités principales, celles qui vous seront utiles pour le poste que je pourrais vous proposer. Mais également vos défauts, même si sincèrement, je considère que nombre d’entre eux peuvent être un avantage dans notre milieu.


Il fallait dire que Drago était un petit fils de riche hautain, méprisant et sournois, et qu’il se trouvait tout de même presque parfait. Après tout, il soutenait les forces du mal, pour lui la définition de défaut était donc à revoir.

    ▬ Je peux vous proposer dans un premier temps d’apprendre auprès de mon assistante personnelle, Véronica. Vous m’accompagnerez à chaque meeting et conférence, prendrez certainement en charge quelques dossiers mineurs pour commencer. A terme, ce poste pourrait vous permettre de côtoyer les hauts-gradés de notre parti, et d’envisager une position parfaitement respectable et peut être même une fonction de cadre.


En fait, en fonction du travail qu’elle effectuerait, il serait parfaitement capable de la mettre où ça l’arrangeait. Parce qu’elle était une Rosier, motivée et qu’il ne souhaitait pas passer à côté d’une occasion d’avoir de tels membres. Il se pencha au dessus de son bureau et croisa les doigts, sérieux au possible. Il voyait en Alice un potentiel qu’elle avait parfaitement su lui vendre.
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MessageSujet: Re: Dans la légende || Drago Mar 18 Juil - 16:53


Les études étaient, pour la dernière des Rosier, un élément majeur de son existence. Elle aimait le savoir, la sagesse, le calme, l’appréciation. Elle se posait en apprenti érudite face au monde et souhaitait, plus que tout au monde, devenir quelqu’un par ses connaissances et son sérieux, plus que par un nom et un sang. C’était important pour elle d’être considérée à sa juste valeur, non pas pour les exploits passés de son grand-père. Chapman était une ombre envahissante pour la jeune fille qui, même si elle le respectait de manière aveugle et sans concession, se sentait étouffé par tant d’héritage. Aucune place n’était donnée à la dernière Rosier dans ce monde sans scrupule de la bourgeoisie sorcière. Il fallait être habile et rusé pour feinter ses compères, souvent issus de Serpentards, et devancer le peloton insupportable gravitant autour des hauts postes. Lucius était en quelques sortes le maître coureur de ces jeux. Les plus bas du front le suivaient corps et âme. Les quelques rares échappés filaient droit devant, dépassant la foule et créant ainsi l’Histoire. Mais tout ceci n’était possible que parce qu’ils dépassaient ce qu’on attendait d’eux. Alice voulait mieux, toujours mieux. Mieux que ce qu’on attendait d’elle, mieux que ce qu’on voulait faire d’elle, mieux que ce qu’elle pensait vouloir être. Elle visait une excellence hors limite, presque philosophique, poétique même. Chapman semblait si souvent déçu par sa petite-fille qu’elle croyait encore devoir lui prouver tellement de choses. Tragique car elle y perdait toute sa maturité. Là où Alice comprenait l’enjeu de la dévotion, du travail, de la persévérance, elle perdait tous ses acquis en appliquant ses connaissances pour son grand-père, afin de le rendre fier. Elle s’appliquait à devenir quelqu’un, non pas pour elle, mais pour un autre.

Toute la vie d’Alice était bouleversée par les abandons successifs qui avaient obligé la gamine à chercher continuellement un quelconque repaire inexistant. Son père était mort avant sa naissance, grand modèle de sa vie sans l’avoir connu, elle se réferrait à ce qu’elle connaissait de lui, à ce qu’on disait d’Evan Rosier. Sa mère n’avait même pas eu le courage de la soutenir, de l’élever, de l’aimer. Son grand-frère avait finalement du mal à la regarder ne face tant il semblait voir dans ses yeux un passé qu’il ne supportait pas. Seul Chapman l’avait recueillie et si on ne pouvait pas dire qu’il faisait preuve d’un amour démonstratif, elle apparentait son inflexibilité à un amour sans faille.

Cette dévotion pour les études et l’excellence poussait aujourd’hui la Serdaigle à se tenir devant Drago Malefoy. Un homme qui, s’il n’en était pas là pour autre chose que son nom, avait de la suite dans les idées. Somme toute, Malefoy en avait bavé ces dernières années. Car si, des dires de Morgan, il s’était bien amusé durant les quelques premières années à Poudlard, ses dernières avaient été plus mouvementées. L’avènement du Lord, Potter et les désastreuses aventures du délaissé Lucius l’avaient particulièrement touché. On disait qu’il ne blaguait plus autant qu’avant. Alice jugeait qu’il était devenu bien plus mature et donc intéressant. Même son visage avait changé. Plus dur, plus fort, plus droit. Il représentait une jeune génération puriste qu’Alice admirait d’une certaine façon. Elle répondit calmement, un sourire amusé, le regard plus rêveur.

- Evidemment, je ne pourrai pas être un membre du parti à l’emploi du temps complètement libre. Néanmoins… enfin je pense que ce n’est pas mes cours à Poudlard qui me feront devenir un membre à temps partiel. Je ne serais pas ici, devant vous, si je voulais un mi-temps et me donner un genre. Je veux m’impliquer dans cette cause. Si mes cours me prendront certes du temps, il n’en demeure pas moins que je peux mener deux batailles de front en même temps.

C’était honnête. La vie d’élève pouvait être parfois envahissante, mais celle de membre d’un parti politique n’était pas incompatible avec elle. Somme toute, il s’agissait de missions qui ne nécessitaient pas une présence assidue au bureau. Beaucoup pouvaient être traitées à distance, sur le terrain. Et pour les rendez-vous, il y avait toujours moyen de s’arranger :

- Et puis, mon niveau scolaire me permet de m’arranger pour louper quelques cours que je saurai rattraper. Mon grand-père étant ami avec monsieur Yaxley, je suis sûre que je peux m’arranger pour vous accompagner sur quelques meetings, rendez-vous et autres événements. Bien entendu, honnêtement, je ne pourrai pas toujours me déplacer, mais je ne pense pas que ce soit un réel souci incompatible avec ce que vous me proposez. Non ?

Rapidement, on évoqua donc le cas Chapman. Car si Alice était tout à fait honnête, elle avait mené sa barque sans l’accord patriarcal. Et entendait bien, à raison, l’éviter le plus possible. Non pas que Chapman la désapprouvait. Elle était convaincue qu’il trouverait son engagement au moins intéressant. Mais elle voulait mener ses combats de son propre chef. Faire rayonner sa famille et son mentor, sans qu’on lui indique par des schémas tout faits, où signer.

- Oui, forcément, je me doutais qu’on parlerait de mon grand-père. Je dois vous avouer que je ne lui ai pas demandé son avis sur la question. J’ai dans l’idée et l’envie de m’affranchir aussi de mon simple nom pour essayer de faire, par moi-même, quelques choix moraux personnels. En fait, simplement, je pense que mon grand-père ne sera jamais contre mon action ici, il la trouvera très certainement précoce, peut-être maladroite, mais il ne la trouvera pas insultante. C’est aussi pour lui que je fais tout ceci. Lui donner une certaine reconnaissance, car tout ce que j’ai aujourd’hui, je le lui dois. M’affranchir de son avis pour le remercier pleinement, le surprendre, j’espère. Je m’entends très bien avec lui, contrairement à mon frère, ce ne sera jamais un problème, soyez rassuré.

Chapman Rosier n’était pas Ministre de la Magie mais on le craignait un peu partout. Le vieux avait tant d’appuis et de soutien qu’il pesait lourdement sur la politique anglaise. Il avait même du poids dans les sphères qui ne le concernaient pas. Cette espèce de toile d’araignée qu’il avait tissé au fil des ans était un objectif clé de la réussite selon Alice. Il ne s’agissait pas d’amitié, mais de relations. Des relations fortes basées sur un travail commun exigeant. Strict et droit, telle aurait pu être la devise des Rosier. Alice comptait bien s’en accommoder.

- Je suis quelqu’un d’investie, de profondément dévouée à mon travail de rigoureux. Je suis travailleuse et je pense être tout à fait capable de travailler en équipe même si, il est vrai, je manque parfois de confiance pour m’ouvrir aux autres. Ma loyauté et ma dévotion, s’ils peuvent être utiles, sont parfois envahissants, j’avoue. Je me perds un peu dans mes convictions tant je veux les honorer. Finalement, je pense que ce qu’on pourrait le plus me reprocher c’est de, parfois, être trop… trop dure et stricte sur mes appuis. Enfin, c’est toujours difficile de savoir quels sont ses véritables défauts.

Son regard plongé dans celui de Malefoy, elle l’écoutait évoquer son potentiel futur poste. Si elle parvenait à décrocher ce titre, qu’en dirait Chapman ? La question commençait à sérieusement lui titiller l’esprit maintenant que Drago l’avait évoquée. Elle espérait ne pas tomber de haut.

- Oh ! Ça m’a l’air génial ! Quel genre de dossiers aurais-je à traiter ? Et quand suis-je censé commencer, si vous me prenez bien entendu ?





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MessageSujet: Re: Dans la légende || Drago Sam 29 Juil - 20:29


Le parti puriste était au sommet, prospérait. Depuis plusieurs mois, Drago avait vu de nombreuses nouvelles recrues parcourir le siège, renforcer leurs rangs. Ceux qui étaient encore neutres commençaient à choisir leur camp, et nombreux étaient ceux qui les rejoignaient. La Force puriste grandissait, écrasait. Bientôt, ils domineraient tout le Royaume-Uni, et seraient influents dans le monde entier. Il n’y avait rien d’étonnant dans le fait que de nombreux sorciers s’engagent auprès d’eux, ils voulaient être du côté grandissant, faire partis de la puissance à venir. Drago  pour sa part, veillait à ce que tout Sang-Pur passant leurs portes ait une place de choix et un respect particulier de tous leurs employés. Alice Rosier ne faisait pas exception, elle méritait d’être plus considérée que la plupart des puristes qui déambulaient dans ces couloirs. Elle avait beau être jeune, elle avait beaucoup de potentiel et pouvait être l’une des figures de demain. C’est pourquoi il lui proposait un poste, d’apprendre auprès de lui. De cette manière, il pourrait s’assurer qu’elle aurait tout ce qu’il fallait pour grimper en flèche et se faire un nom. Car après tout, c’était aussi son devoir de Sang-Pur, conserver la supériorité de leur rang.

Concrètement, il était convaincu. Alice savait se vendre et apporter les réponses que le dirigeant attendait. Elle leur serait un bon élément, les aiderait sans doute à avancer. Être aussi assidue dans ses études était une preuve de volonté de réussite, une Serdaigle ne pourrait pas le décevoir dans son travail, du moins il l’espérait. Finalement, le problème Poudlard ne semblait plus en être vraiment un.

    ▬ Bien entendu, il y aura un temps d’essai, nous voulons nous assurer que vous serez impliquée. Mais si ce que vous affirmez est vrai, vous ne devriez pas avoir à vous en faire, nous espérons que vous parviendrez tout de même à réussir vos études en parallèle, il prit un document qu’il avait dans son dossier sur la jeune fille. En voyant vos notes, je ne peux qu’espérer que vous aurez d’aussi bons résultats ici. Vous êtes prometteuse Mademoiselle Rosier.


Il lui fit un sourire satisfait, il n’avait pas perdu sa journée. S’il était maintenant certain qu’Alice les rejoindrait prochainement, il voulait être certain qu’il n’aurait pas Chapman sur le dos. Il craignait bien trop l’avis et le pouvoir de son grand oncle. Drago ne savait s’il était ou non rassuré par la réponse d’Alice, mais il l’acceptait. S’il pouvait avoir lui même le courage de faire ses propres choix et de ne pas suivre ceux de ses parents, mais il avait trop peur des représailles. Il devrait peut être s’inspirer de la jeune Rosier.

    ▬ Heureux de l’entendre. Votre grand-père est un homme influent, il vaut mieux l’avoir de notre côté.


Si c’était sans doute intéressé, c’était aussi le business. Plus de grands hommes supportaient le parti, plus ils grimpaient dans les côtes. Ce n’était alors pas seulement personnel, avoir Chapman de leur côté ne pouvait leur apporter que des avantages.

Il n’eut rien à redire sur la description d’Alice de ses propres qualités et défauts. De ce qu’elle disait, il pouvait déjà le voir. De toute manière, même s’ils ne s’étaient presque jamais rencontrés auparavant, il pouvait entendre parler d’elle auprès d’Adrian, et parfois de Chapman lui-même. Il n’était en rien étonné par ce qu’elle présentait, mais c’était une formalité à remplir. Tandis qu’elle énumérait qualités et défauts, une plume à papote notait toute la conversation sur un document officiel. Drago gardait toujours une trace des entretiens d’embauche qu’il effectuait, ou de toute réunion importante. Recevoir un Sang-Pur dans son bureau était un exemple des rendez-vous qu’il tenait à garder dans ses notes.

    ▬ Nous travaillons beaucoup avec les Directeurs des Départements du Ministère. Ils nous font parfois parvenir des documents à approuver ou corriger. Ou bien des informations sur des individus à vérifier. Vous aiderez sans doute mon assistante à lire et trier mes courriers et me faire parvenir les plus importants d’entre eux. Je pourrais parfois vous demander votre avis sur un sujet ou un autre. Je délègue beaucoup de petites tâches à Véronica, mais pas moins importantes. Vous seriez bien entendu en contact avec ma mère, Narcissa, mais également toutes les personnes importantes de ce parti. Beaucoup de travail va vous attendre, vous devez être sûre de vouloir vous engager.


Il avait son regard plongé dans le sien. Si Alice était prête à relever le défi, alors il serait ravi de travailler avec elle. Il ne voulait s’entourer que des meilleurs éléments.

    ▬ Si vous êtes disponible, je vous propose de venir lundi prochain à huit heures pour commencer. Votre première journée consistera à simplement observer et suivre mon assistante et moi-même.


Il fit noter à sa plume cette information dans son agenda, puis se leva en reboutonnant sa veste et tirant dessus pour qu’elle soit plus lisse. Toujours de l’élégance.

    ▬ Pour clore cet entretien, je vais vous proposer de rencontrer mon assistante, Véronica. Elle pourra vous éclairer sur de nombreuses questions, après tout c’est aussi près d’elle que vous apprendrez. Je vous invite à me suivre.


Il se dirigea vers la porte qu’il ouvrit, et laissa passer la jeune femme d’un geste galant et poli. Avec le temps, Drago était devenu un homme professionnel et avec plus de classe qu’auparavant. Il avait beau être un être peu appréciable pour ceux qui n’étaient pas de son côté, il avait mûri.

Le jeune homme dirigea Alice vers un petit bureau près du sien, ouvert sur le couloir. Une femme d’une quarantaine d’année y était installée et semblait trier une pile de lettres que le jeune Mangemort avait reçu. Elle était totalement absorbée par son travail et ne les avait pas vus. Avant de s’avancer vers son assistante, il se retourna vers Alice et lui fit un sourire avenant.

    ▬ Avez-vous une dernière question ? Ou quelque chose à me dire ?

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MessageSujet: Re: Dans la légende || Drago Ven 18 Aoû - 12:14


Que l’on dise d’Alice qu’elle était prometteuse devait être une habitude. Elle avait toujours énormément travaillé, était calme de nature, mature et impliquée. Ce commentaire aurait dû être une simple formalité aux yeux de la Serdaigle. Pourtant il résonna comme une résurrection. Si ses professeurs lui faisaient parfois des louanges – notamment en Histoire de la Magie, en Sortilèges et en Potions – elle n’y portait pas vraiment importance. Préférant mille fois les compliments hautement plus intéressants que ceux du milieu professionnel ou, mieux, de Chapman lui-même. Alice avait arrêté de se préoccuper de l’avis de ses professeurs depuis la troisième année où elle avait vite compris que si leurs avis pouvaient être importants, ils ne faisaient pas souvent le poids face à ceux d’un employeur. On avait beaucoup complimenté Morgan, à l’époque, sur son habilité à jouer de sa baguette, notamment en Défense Contre les Forces du Mal. Pourtant, une fois diplômé, son frère avait eu du mal à trouver un métier tant la concurrence était rude dans les domaines auxquels il se destinait. Finalement, seuls les véritables acteurs du milieu professionnel semblaient dignes d’être entendus. Bien sûr, Alice ne dénigrait pas ses professeurs, elle donnait à chacun un crédit sensible et sincère. Elle préférait juste ne pas se reposer sur leurs commentaires parfois élogieux à son égard, tant que ceux-ci n’étaient pas les mêmes qu’à l’extérieur.
Somme toute, elle commençait à peine sa vie d’adulte. Elle n’avait pas encore dix-sept ans et précipitait déjà les choses en amorçant un emploi à Force Puriste. Elle prenait les devants. Si les commentaires qu’elle recevait de Malefoy lui faisaient chaud au cœur c’était probablement car c’était les premiers qu’elle recevait du monde adulte. Elle le remercia avec une mine enjouée, radieuse.

Elle acquiesça à l’attention de Chapman. Vrai que le vieux était d’une influence notoire ici-bas et, plus largement, dans la sphère politique du pays. Son poste de Directeur de Département de la Justice Magique amenait, forcément, une grande responsabilité et les attributions qui allaient avec. Contacts, pouvoir, assisse… tout était bon pour assouvir ses convictions.
A l’énumération des potentielles tâches auxquelles Alice serait affairée, elle souriait de plus belle. Si elle avait espéré un quelconque poste, elle n’avait pas pensé à devenir assistante personnelle de Drago Malefoy en personne. Si le type n’était en rien supérieur à elle au-delà de son âge, il n’en restait pas moins que l’expérience apportée grâce à la proximité d’un tel poste était une aubaine pour Alice. Elle traçait déjà une voie qu’elle avait espérée toute sa vie.

- Ne vous en faîtes pas, je ne vous décevrai pas ! J’ai longtemps réfléchi à mon engagement politique et… enfin je suis sûre que c’est vers cette voie-ci que je veux évoluer. Aucun doute !

Enjouée, son sourire lui remontait jusqu’aux oreilles. A dire vrai, elle ne se rappelait pas avoir été aussi heureuse depuis plusieurs mois. Années, peut-être ? Probablement pas depuis la chute de Poudlard. Après un long tunnel d’ennui et de doute, elle voyait enfin une lueur de renouveau. Et ça faisait du bien.

- D’accord, entendu. Est-ce que… enfin, j’ai besoin d’apporter quelque chose ? j’aurai mon bloc-note avec moi, mais… enfin, peut-être que ça ne suffira pas ? Oh ! Enfin, je me débrouillerai, vous en faîtes pas.

Elle lui adressa un sourire amusé. Elle se voyait déjà Lundi prochain et, d’une certaine façon, se stressait pour un rien à l’approche de sa première journée. Pour Alice, un simple détail pouvait être sujet à de longs débats personnels. Vais-je avoir besoin de cette épingle ? Oui, non, et si ma plume casse, comment je fais ?
Stressée mais loin d’être communicative sur ce terrain-là, on ne ressentait pas souvent son angoisse. Elle se gardait bien de le montrer.

L’entretien toucha à sa fin. Alice se leva à la suite de son nouvel employeur. Elle le suivit jusqu’au bureau de sa secrétaire qui, visiblement débordée, n’avait pas fait attention à leur arrivée. Elle quitta lentement des yeux la scène pour se plonger dans le regard du fils du Ministre. Un sourire presque malicieux habillait son doux visage.

- Oh, j’en aurai des tonnes à vous poser. Mais ça pourra attendre Lundi. Après tout, nous allons beaucoup nous fréquenter maintenant, non ? Je ne vous embête pas plus longtemps Monsieur Malefoy. Ce fût un plaisir, merci pour tout.

Elle lui serra la main avant qu’il ne s’avance et ne lui présente Véronica. Il s’éclipsa assez vite, prétextant d’urgentes affaires à régler et un déjeuner sur l’agenda. Alice prit place, invitée par la secrétaire du bonhomme, à côté du bureau et fit connaissance avec le monde qui l’attendait. Celui de la politique administrative et formelle qui lui ouvrirait, elle l’espérait des portes inconnues.

Elle ne quitta le parti que deux heures plus tard, après de longues et intenses discussions plus ou moins officielles avec sa nouvelle collègue de travail. Cette dernière lui avait fait une bonne impression et Alice se mordait presque les doigts de ne pas être plus dégourdie socialement. L’inverse n’était pas vrai, Véronica semblait bien plus à l’aise et Rosier n’arrivait pas à savoir, pour elle-même, si elle avait réussi son entrée ou non. L’impression qu’elle renvoyait obsédait parfois Alice, comme toute jeune adolescente de son âge.
Elle regagna le manoir Rosier sans pouvoir faire disparaître de son visage l’immense sourire satisfait, crispé, stressé mais épanoui qui lui montait jusqu’aux oreilles.

Elle courra jusqu’au salon principal où un calendrier du XIXème siècle avait été ensorcelé par un ancêtre Rosier. Elle guetta les jours. Souffla d’impatience.

- Quatre jours ! Oh…

Comme une enfant qu’on emmenait pour la première fois au parc d’attraction, elle ne pouvait attendre plus longtemps. Elle empoigna une plume et écrivit une missive à Cassidy. Si elle ne l’informait pas encore de sa prochaine occupation, elle sentait un besoin inébranlable de voir la Rouge et Or.
C’était probablement ce qu’on appelait l’amitié, se dit-elle, doucement, pour elle-même.

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MessageSujet: Re: Dans la légende || Drago

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Dans la légende || Drago

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