POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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John L. Turman

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    John L. Turman


MessageSujet: John L. Turman Sam 18 Mar - 19:07


John Lucas Turman


Identity



Mon nom  est John Lucas Turman mais on me surnomme parfois Adam Smith, c’est le nom que je donne quand je ne veux pas donner le vrai, histoire de passer incognito. J'ai 24 ans. Je suis originaire de Londres où j'ai vu le jour le 13 décembre 1974. Je suis actuellement célibataire. J'ai étudié à Poudlard dans la maison des Gryffondors et je travaille comme Contrôleur du Magicobus, anciennement Auror. Je suis né-moldu mais je vous dirais être un sang mêlé. Ma baguette est en bois de frêne, mesure 29 centimètres et contient un ventricule de dragon et mon patronus est un Serval. Enfin, on dit que je ressemble à Rami Malek.

We know who you are...


♦ Famille : Pour John, sa famille est la plus précieuse richesse que lui a donné la vie. Il aurait aimé la garder intacte éternellement, la chérir et la protéger de tous les maux, mais la vie a choisi de la lui ôter. Sa vie était, lui semble-t-il, parfaite. Mais désormais, est-ce à ça que ressemble l’enfer ?

Il y a sa mère, Maria. Toute jalouses que pouvaient être ses petites amies, John trouvera toujours qu’elle est la plus belle femme qu’il n’ai jamais vue. Ce n’est peut être qu’une pensée puérile, mais il est certain qu’aucune autre mère n’est à la hauteur de la sienne. Elle n’est que douceur et bienveillance. Quand il était petit, John criait souvent à l’injustice, On n’a jamais le droit de rien, pourquoi tu nous grondes toujours, de toute façon c’est pas juste ! Aujourd’hui, il se rend bien compte comment ils avaient été durs avec elle, ils avaient été de sacrés garnements. C’est peut être aussi pour ça qu’il l’admire, elle a toujours été présente, patiente et juste, même quand elle a dû les élever seule. John sait que de nombreux sorciers pensent que les moldus sont une race inférieure. Mais quand il regarde sa mère, il sait que c’est faux. Il n’y a personne qui ai autant de pouvoir qu’elle. Alors autant vous dire qu’un jour prochain, John sera anéanti. Il espère encore pouvoir la retrouver, elle et sa sœur. Il devra à nouveau surmonter cette épreuve, celle de la perte d’un proche. Il aura certainement besoin d’une épaule sur laquelle s’appuyer quand viendra ce moment.

Cette épaule, il la trouvera sûrement en Alexa. Sa jumelle, même s’il aime à l’appeler petite sœur – si, quelques minutes, ça compte. On plaisante toujours sur le fait que les jumeaux seraient connectés, qu’un lien indestructible les unis, qu’ils seraient capables de ressentir les émotions de l’autre même à des kilomètres. John a toujours trouvé que c’était un peu exagéré, mais il se rend bien compte qu’avec Alexa, il y a une part de vérité. C’est vrai, à avoir toujours vécu avec la même personne, avoir été inséparable durant toutes ses années et avoir fait les quatre cent coups ensemble, ils ont forcément développé une relation unique. Il ne saurait l’expliquer, mais il le sent, quand quelque chose ne va pas. Elle est certainement celle qui compte le plus à son cœur, et pour John, personne ne pourra jamais les séparer. Oh, essayez donc, et il vous le fera regretter. Personne ne touche à sa sœur.

Maintenant, il faudrait parler du père de John. Mais ne devrions nous pas plutôt parler de ses pères ? Car s’il en a un dans son cœur, l’autre n’est qu’un lien de sang. Daniel a donné la vie à Alexa et John, et c’est à peu près tout. Pendant les quatre premières années de sa vie, il lui a servi de père, même s’il n’était jamais là. John ne se souvient pas même l’avoir un jour appelé papa. C’était toujours il, lui, mais jamais il ne l’estimait comme un père. La seule chose qui a changé quand il est parti, était le confort de vie. C’était bien moins simple qu’avant, il fallait se l’avouer. Mais John avait toujours été persuadé que sa mère n’aurait jamais été heureuse en restant avec un homme comme lui. Ce n’était pas comme avec Adrien. Pour John, c’est ce sorcier qui lui a toujours fait office de père. John s’est toujours trouvé plus proche de lui que de sa mère, sachant pourtant ô combien il l’aimait. Il lui a apporté la figure paternelle qui lui manquait, l’a toujours considéré comme son propre fils, et lui a montrer le chemin à suivre pour atteindre le bonheur. Et même s’il est mort aujourd’hui, John sait qu’il ne rencontrera plus jamais quelqu’un comme lui.

♦ Avis sur la situation actuelle : Avec tout ce qu’il a vécu, John a une idée claire sur la question. Il aimerait envoyer tous ces pourris du Gouvernement en enfer, et mettre au bûcher ces foutus puristes, sans ménagement. John compte bien venger tous ceux qu’il a perdu et combattre Vous-savez-qui pour reprendre ce qui lui revient de droit, à lui et tous les autres : la liberté. Il protège les né-moldus comme tous les autres, et supportera coûte que coûte le parti Merliniste. Il compte bien retrouver cette société dans laquelle il a grandit, sans qu’il ne craigne pour ses proches à chaque instant. Il sait qu’un jour il reprendra sa place d’Auror. En attendant, il profite de son poste dans le Magicobus pour espionner les voyageurs, cherchant à rejoindre l’Ordre du Phénix, et surtout pouvoir enfin retrouver sa sœur.

♦ Informations : Il est plutôt optimiste, essaye toujours de prendre la bonne part des choses, mais n’oublie pas pour autant le pire ♦ Aime les plaisirs de la vie, faire la fête et profiter des bons moments, c’est un bon vivant ♦ Respectueux des femmes, ne s’engage pas dans une relation sans lendemain, c’est un sentimental ♦ Est du genre malin et débrouillard, cherche toujours une solution à un problème ♦ Ne supporte pas d’attendre, c’est un garçon plein d’impatience ♦ Ne pardonne pas facilement ♦ Se prend facilement d’affection pour les autres, est assez démonstratif avec ceux qu’il aime ♦ Ne se gêne pas pour s’introduire dans les conversations ou la vie des autres, se mêle facilement de ce qui ne le regarde pas ♦ Agit sans penser à ce que les autres peuvent penser de lui, même s’il peut déranger dans ses gestes et ses paroles ♦ A du mal à se remettre en question et à accepter ses erreurs et ses torts, est une vraie tête de mule ♦ Ne se gêne jamais pour poser une question, que ça le regarde ou pas, et n’a aucune finesse dans ses propos ♦ Ne fait jamais les choses qu’à moitié et va toujours au bout de ses objectifs, ne baisse jamais les bras ♦ S’applique toujours dans son boulot, n’apprécie pas qu’on lui dise que c’est un branleur, va même jusqu’à repousser ses limites ♦ Très Protecteur, que ce soit avec sa famille ou avec ceux qu’il estime avoir une cause juste ♦ Réagi au quart de tour quand on le provoque, lui ou un proche, ce qui peut facilement lui attirer des ennuis ♦ A été Batteur de l’équipe de Gryffondor ♦ Même quand il a l’air ailleurs, il écoute toujours ce qui se dit autour de lui ♦ Va courir tous les matins, il a besoin de sa dose d’adrénaline quotidienne ♦ Depuis les derniers événements, a laisser sa part d’ombre ressortir, moins enclin à sourire et mené par sa soif de vengeance.

crazyoilmachine pour Poudnoir




We know your story...




I walk through the valley of the shadow of death.


Jour 1

Il fait sombre, l'endroit est humide. John distingue le mur d'en face, mais c'est à peine s'il voit plus loin. Il entend d'autres respirations, ils sont plusieurs ici, mais personne ne parle. De toute manière, il n'aurait pas la force d'avoir la moindre conversation. Ramassé sur lui-même, il se prend la tête dans ses mains et ferme les yeux. Il sait qu'il ne devrait pas, mais c'est plus fort que lui. Dès qu'il ferme les yeux, ces images reviennent. Tous ces jours d’errance et cette vie nomade qu’ils avaient eu, pour que tout se termine dans cette forêt. Cette mare de sang, ces éclaboussures sur son visage et la peur au creux du ventre, l’horreur d’être témoin de son meurtre, de voir son cadavre étendu devant lui, sans n’avoir rien pu faire. John ne lui avait jamais dit à quel point il lui était redevable, à son père, ni même comme il l’aimait. Il n’en aurait plus jamais l’occasion désormais, telle était sa punition pour ne pas avoir été suffisamment sur ses gardes pendant l’attaque.

Il relève la tête. Et que sont devenues sa mère, et Alexa ? Avaient-elles réussi à s’échapper ? Étaient-elles… Encore en vie ? John s’était senti si impuissant, il aurait tous pu les protéger, il aurait les protéger. Maintenant le voilà seul, sans aucun moyen de connaître leur sort.

Jour 4

John ne sait toujours pas où il est, mais il a reconnu quelques rafleurs, quand ils viennent leur apporter de quoi se nourrir. Tous les jours, ils viennent prendre quelques uns d’entre eux, et les ramènent plusieurs heures plus tard dans un sale état. Hier, l’un d’entre eux n’est même pas revenu. De temps en temps, John entend quelques voix, mais personne ne s’est encore réellement parlé. Ses yeux se sont enfin acclimatés à l’obscurité, et il a pu les compter. Ils sont cinq, six en comptant celui qui n’est jamais revenu. Deux femmes, et deux autres hommes. Ce matin, il a croisé les yeux de l’un d’entre eux, mais il avait le regard fuyant et l’œil au beurre noir. Est-ce qu’il devrait parler ? Ou se morfondre comme les autres en attendant son heure ? Il serre les dents, de toute manière il ne voit pas d’échappatoire. Pour le moment.

Jour 7

John les regarde, guettant la moindre faille. Cette fois, c’est une femme qui vient leur donner leur repas. Elle leur jette à tous des regards noirs, leur balançant quelques bouts de pain et de viande à la figure. Elle ricane en les voyant se jeter sur la nourriture. John ne la quitte pas des yeux, refusant de s’abaisser à une telle soumission en sa présence. Pourtant, lui aussi voudrait dévorer ce pain, rechercher chaque miette restante du repas de la veille tant son estomac crie famine. Mais il lève la tête d’un air de défi quand elle passe devant lui. Elle siffle de dédain, et se retourne enfin. Déglutissant, il attend patiemment qu’elle referme la porte pour les plonger de nouveau dans l’obscurité, mais elle s’arrête devant une jeune femme, qui se replie sur elle même en la voyant venir.

« - Toi tu n’auras rien petite traînée ! Lui postillonne-t-elle au visage, la tenant par le col de sa chemise. Tant que tu n’avoueras rien, on te laissera mourir de faim. »

La rafleuse la relâche et se retourne aussitôt, claquant la porte derrière elle. Les autres engouffrent leur morceau de pain, tels des animaux qu’on gaverait pour les égorger par la suite. John ramasse le sien, une tranche séchée de jambon menaçant de tomber. Il se lève difficilement, ses genoux rouillés à force de rester assis là toute la journée. Il va pour s’approcher de la jeune femme, dont il pourrait entendre le ventre crier famine à l’autre bout de la bâtisse. Il s’agenouille devant elle et pose une main sur son épaule, lui offrant la moitié de son repas. Elle le dévisage, comme s’il était fou. Il l’était peut être, mais il ne pouvait pas la laisser crever la dalle devant lui, il serait aussi responsable que ces types. Elle le remercie d’une petite voix rocailleuse, comme si elle n’avait pas parlé depuis des jours. L’un à côté de l’autre, ils dévorent leur maigre repas en silence. John sait qu’il aura encore faim après, mais ce n’est qu’une faible punition.

Jour 11

Riley. Elle s’appelle Riley. S’il y a une chose d’étonnant chez elle, c’est son moral. On ne peut pas dire que la situation prête à l’enthousiasme, mais Riley reste positive quant à l’avenir. John la voit partir tous les jours avec les rafleurs, et revenir encore plus amochée que la dernière fois. De temps en temps, ils la nourrissent : ils veulent quand même la garder en vie. Mais John a prit l’habitude de partager son repas avec elle. C’est sûrement de ça qu’il avait besoin pour tenir, de la compagnie. Riley le motive pour ne pas sombrer, rester attentif et guetter la moindre porte de sortie. Ils n’ont pas l’intention de rester là indéfiniment. Ils finiront par s’échapper, avant qu’ils ne disparaissent à leur tour. La seconde femme qui était avec eux n’est jamais revenue non plus. Ils vont devoir agir, tôt ou tard.

« - Qu’est-ce que tu feras en premier, quand tu sortiras d’ici ? Lui demande-t-elle, pensive.
- Aller retrouver ma sœur et ma mère, m’assurer qu’elles sont encore en vie. Je leur avais dit de se mettre à l’abri des rafleurs, je ne sais pas si elles ont pu fuir.
- Tu as une sœur ?
- Oui, Alexa, nous sommes jumeaux. Un sacré petit bout de femme, si tu veux mon avis. Je crois qu’elle a prit exemple sur ma mère, une femme forte, une mère formidable qui a toujours prit de son temps pour s’occuper de nous.
- Et ton père ?
Hasarde-t-elle.
- Mon père... »


John n’hésitait jamais quand on lui posait des questions sur son père, Adrien. C’est lui qui les avait élevé, qui les avait aimé, qui leur avait tout apporté. Un sorcier de talent, John n’en avait jamais eu aucun doute. Dès leur première rencontre, ils s’étaient tous bien entendus. Mais il n’était pas vraiment leur père, même s’ils étaient tous d’accord pour le dire à la maison depuis qu’il les avait adoptés. L’autre, son vrai père, a autant d’importance pour John qu’un touriste au coin de la rue, si ce n’est même moins. Vingt ans qu’il n’a aucune nouvelle de lui, et il s’en porte aussi bien comme ça. Il ne parlait jamais de ce gars là, celui qui les a engendré. C’est bien la seule chose qu’il a fait pour eux.

« Il était extraordinaire, et heureusement qu’il était là. On ne pouvait rêver d’un meilleur père. »

Jour 15

Les jours semblent moins longs, aux côtés de Riley. Chaque fois qu’elle repart avec les rafleurs, John a peur qu’elle ne revienne pas. Elle lui a dit qu’ils voulaient d’elle une information secrète, mais qu’elle avait prêté serment, et qu’elle préférait mourir en emportant ce secret dans sa tombe. John comprenait cette motivation, mais ça ne l’empêchait pas de se demander si elle finirait par disparaître, elle aussi. Lui, on n’était jamais venu le chercher. Riley les a entendu parler, ils n’ont rien à tirer de lui. Ils attendent simplement de savoir s’ils doivent le tuer ou s’ils vont pouvoir l’échanger à des Mangemorts contre un peu d’or. Autant dire qu’il n’y avait rien d’attirant dans ces deux options. C’est pourquoi il était plus attentif que jamais.

« - Ouais, j’étais à Gryffondor, répondit-il quand elle lui a posé la question.
- Moi j’étais une Serdaigle, lui dit-elle fièrement, et il ne lui fit aucune remarque, même s’il pensait que les lions étaient meilleurs que les aigles. Ta sœur aussi, était à Gryffondor ?
- Oui, heureusement ! J’ai eu tellement peur qu’on soit séparés ce jour là. Faut dire, on était ensemble depuis notre naissance. Et nous avions encore sept ans à passer ensemble. Je crois qu’elles font parties des plus belles années de ma vie. C’était si différent, avant.
- Avant qu’il ne revienne, tu veux dire ? »


Il acquiesce. Bien sûr, avant qu’il revienne. Vous-savez-qui a bien tout fait foiré. Il suffisait de voir où ils en étaient aujourd’hui. John avait une si belle carrière d’Auror face à lui. John avait toujours été excellant en Défense contre les forces du mal, cette carrière avait été évidente depuis longtemps. Il sait que, lorsqu’il sortirait d’ici et que tout serait fini, il reprendrait son poste et vengerait son père, et tous ceux qui avaient souffert.

Jour 22

Ils n’étaient plus que tous les deux, et John était étonné qu’ils n’y soient pas encore passés. Il ne savait pas vraiment depuis combien de temps il était là. Il avait à peine la force de se lever. Continuer de parler avec Riley lui donnait la force de continuer. La regarder dormir, alors que lui même était épuisé, le motivait à encore y croire. C’est fou ce qu’elle en dégage, de la vie. Alors que cet endroit pue la mort et la désolation, Riley rayonne encore, malgré tout ce qu’ils lui font. Son secret doit vraiment être important, pour qu’ils la gardent encore en vie. John a envie de la protéger, qu’ils s’en sortent tous les deux. Il la présentera à Alexa. Il sait déjà que les deux jeunes femmes s’entendront, elles ont la même force d’esprit. Un faible sourire se dessine sur ses lèvres desséchées, tandis qu’il rapproche Riley de lui. Elle se laisse tomber dans ses bras, ses longs cheveux salis lui tombant sur les épaules. John l’imagine, ailleurs qu’ici. Elle doit avoir une peau si blanche et si douce, ses belles boucles blondes encadrant son visage rayonnant. Il fronce les sourcils, inquiet. La verra-t-il seulement un jour ailleurs qu’ici ?

Jour 28

Quand la porte s’ouvre soudainement, déversant sur eux un flux de lumière aveuglant, John et Riley se relèvent de surprise. Ils ont encore leurs doigts entremêlés, les yeux bouffis de sommeil et les joues creusées par la faim. Un jeune garçon vient d’entrer, qu’aussitôt la porte est claquée derrière lui. Le môme doit à peine sortir de l’école, doit être à peine majeur. Ses yeux paniqués se posent sur eux, se demandant clairement s’il allait se faire tuer. Après un rapide échange de regard avec Riley, John se lève – plus péniblement que jamais – et va pour s’approcher du gamin.

« - Hey, comment tu t’appelles ?
- N… Noah..
Balbutie-t-il, tremblant.
- Noah, je suis John, et voici Riley.
John lui met une main amicale sur l’épaule. On est dans le même camp que toi mon pote. Tu sais pourquoi tu es là ?
- Ils cherchent les né-moldus… Mes parents… Ils… Ils... »


Il ne termine pas sa phrase, mais n’a pas besoin d’en dire plus. Ils perdent tous des proches, ils savent tous ce que ça veut dire. Riley se lève elle aussi, et va pour prendre Noah dans ses bras. Dans de telles circonstances, il faut se serrer les coudes, et ce petit en a autant besoin qu’eux.


Jour 37

Trop, c’était trop. Jusque là, John avait été patient – et autant dire que c’était un exploit. Mais ils étaient enfermés là depuis bien trop longtemps maintenant, bien trop pour le supporter. Il avait la gorge sèche, le ventre creux et les muscles fatigués, il n’en pouvait plus. Il frappait sur la porte de toutes ses forces, quand bien même il n’en avait plus. Il la savait protégée par de nombreux sortilèges, ce n’était pas à coups de poings qu’il pourrait la détruire. Riley lui répétait qu’il s’épuisait à agir comme ça, mais il faisait la sourde oreille. Noah venait pour le raisonner, parfois, mais rien n’y faisait. John ne voulait pas que Riley et Noah restent plus longtemps ici, ils méritaient de vivre autre chose que cette pourriture. Et lui, il voulait revoir sa mère, il voulait retrouver Alexa, leur dire qu’il était vivant et qu’il n’avait pas tant souffert. Peut être que ses cris, bien que faibles, parviendraient aux oreilles des rafleurs. Qu’ils viendraient voir pourquoi il foutait tout ce boucan, qu’il les assommerait et qu’ils partiraient aussi sec. John riait de son propre optimisme. Ils devaient être là depuis plus d’un mois, et toujours rien. Que ce passait-il à l’extérieur ?

La porte s’ouvrit à la volée, projetant John en arrière. Riley l’aide à se relever. Une rafleuse les regarde de haut, brayant qu’elle en avait assez de ce vacarme et qu’ils feraient mieux de se la fermer ou elle les exécuterait tous sur le champ. Les deux autres n’ont pas ouvert la bouche, mais il en fallait plus pour John. Il commençait à devenir fou ici. Fou de rage. Il s’est aussitôt relevé, prêt à écorcher cette garce. C’était peut être idiot et désespéré comme méthode, il n’avait aucune chance face à une sorcière armée de sa baguette, sans rien pour se défendre. Mais après autant de jours passés ici, il ne voyait plus comment faire. Avant même qu’il ne puisse l’atteindre, ses genoux lâchèrent. Il s’écroula au sol, la tête entre les mains et criant au supplice.

La douleur, telle qu’il ne l’avait encore jamais connue. Elle est impossible à décrire, impossible à imaginer. Tuez-moi, pense-t-il, faites que ça s’arrête ! C’est à peine si il voyait la rafleuse, un sourire carnassier et des yeux exorbités, lui lancer ce sort de torture. Il n’entend même pas Riley crier, ou Noah insulter cette pourriture. La mort semble plus douce que cette souffrance.

Jour 38

Il reprend ses esprits. Riley le tient contre sa poitrine, lui caressant doucement la joue pour qu’il revienne à lui. Il n’est passé que quelques heures depuis qu’il a reçu le sortilège impardonnable. Le regard dans le vague, il aperçoit Noah penché au dessus d’eux. Il ne souffre plus, mais là douleur est encore là, dans sa tête, il ne pourra jamais l’oublier. Les deux autres n’ont pas l’air d’avoir eu mal, la rafleuse a dû partir une fois qu’il s’était évanouit. John se redresse lentement, peinant à ne pas grimacer devant les autres. Il n’a pas honte, mais il refuse de leur montrer qu’il a eu un moment de faiblesse. Il doit encore être fort.

« - On doit sortir de là, lâche-t-il après un long silence.
- Comment veux-tu ?
Soupire Riley, vaincue. Je suis là depuis plus longtemps que toi, je ne compte même plus les jours, et je n’ai jamais vu une porte de sortie.
- Pourtant, il doit bien y en avoir une. Je refuse de mourir ici.
- John a raison,
souligne Noah, se tournant vers Riley. Ils descendent toujours seuls, et nous sommes trois. Nous sommes peut être affaiblis, mais nous ne sommes pas les derniers des idiots.
- Il nous faut un plan,
acquiesce John.
- On va se faire tuer les gars. »


De toute manière, John préfère mourir en se battant qu’en attendant de se faire emporter par la faim ou qu’on vienne un jour l’exécuter parce qu’il ne leur servait plus à rien.

Jour 59

Ils ont passés plusieurs jours à analyser le comportement des rafleurs. Chaque jour, un autre venait leur jeter leur repas au visage. Un pour chaque jour de la semaine. Le cinquième jour, c’était un jeune à peine plus vieux que Noah qui entrait dans la pièce. John l’avait repéré, parce qu’il n’avait pas l’air aussi sûr de lui que les autres. Il aurait pu le briser comme une allumette s’il avait eu toute sa force. Il lui suffirait d’une seconde d’inattention. A eux trois, ils pourraient le surprendre et l’avoir par derrière. Ils s’échapperaient d’ici, ils retrouveraient enfin l’air libre.

Il entre, comme d’habitude. La porte se referme, et John s’approche dans son dos. Il l’agrippe par la gorge, ce qui le fait lâcher sa baguette sous la surprise. Riley s’en empare aussitôt, le stupéfixant immédiatement. Ils ont ouvert la porte, débouchant sur de longs couloirs interminables. John a le cœur qui bat trop vite, ils pouvaient se faire prendre à tout moment. C’est trop facile. Ils entendent des voix, dans une pièce voisine.

« - Le Seigneur des Ténèbres, il va attaquer Poudlard. C’est pour bientôt, s’en sera finit de Potter. Je veux voir ça de mes propres yeux.
- Qu’est-ce qu’on va faire des trois idiots dans la cave ? Les Mangemorts ont auront plus rien à foutre après ça.
- De toute façon, on tirera rien de la fille. Trois mois qu’elle est là et toujours rien, je pense qu’on pourra tous les tuer.
- Après ça, on pourra mettre le plan à exécution.  »


Ils échangent tous les trois un regard inquiet. John serre la main de Riley dans la sienne. Ils vont sortir de là, et tout sera terminé. Ils avancent silencieusement vers la sortie, la lumière est forte ici, la porte d’entrée est droit devant. John aurait aimé récupérer sa baguette, mais il n’est pas fou au point de se jeter dans la gueule du loup. Ils l’ont presque atteint, il sent déjà l’air frai sur son visage, il retrouve déjà les odeurs extérieures, le sentiment d’être encore en vie.

« - Où vous pensez aller comme ça, vous trois ? »

Ils se retournèrent d’un même mouvement. Ils étaient tous là, les rafleurs. Même le petit gars qu’ils avaient stupéfixé, qui semblait bien remonté contre eux. Cette fois, ils étaient finis.

« - On ne pensait pas vous tuer avant demain, mais vous nous facilitez la tâche les gars. Faites vos dernières prières.
- Vous pouvez toujours courir pour nous avoir tous les trois,
lui lance Riley en se fichant entre les rafleurs et les garçons, baguette levée.
- Non Riley, tu es folle, tu vas y rester !
La supplie John, décontenancé.
- Vous pouvez vous échapper. Courez, je ne vais pas pouvoir les retenir longtemps !
- Riley, je refuse de te laisser ici !
- Je n’ai plus rien à perdre John, toi tu as encore ta mère et ta sœur. Occupe toi de Noah. Maintenant, fuyez ! »


Fuyez. C’était ce qu’il avait dit, lui aussi. Riley ne s’en sortirait pas aussi bien que lui. Mais Alexa ne s’était pas retournée, elle devait sauver leur mère. Il devait sauver Noah. John ignora les rires de ces pourritures de rafleurs, échangeant un dernier regard avec Riley. Aucun son ne sorti de ses lèvres, mais il pu y lire ces mots : Sauve nous.

Ils se sont enfuit, sans jamais se retourner. John savait qu’elle n’avait pu y survivre, ils étaient trop nombreux. Ils ont erré de longues semaines, repris des forces. Ils avaient l’air de vagabonds, tous les deux. John n’a pas perdu la foi, même après tout ça. Il devait venger son père, Riley, et tous les autres.



Because I know, I'll kill my enemies when they come.

Le ciel est dégagé, ce soir là. Voilà des mois qu’ils courraient sans relâche, et John n’avait pas prit le temps d’admirer les astres depuis trop longtemps. Loin de la ville, la lumière des étoiles est plus nette, resplendissante. Assis sur le rebord de la fenêtre, John se laisse à apprécier la brise nocturne. Un couple de vieux moldus avait accepté de les héberger pour quelques jours, mais John sait qu’ils ne pourront pas rester bien longtemps, ce serait bien trop dangereux pour eux. Il aimerait pourtant pouvoir se reposer un peu, mais dans deux ou trois jours, ils seraient repartis.

Le plancher craque derrière lui. Noah vient s’appuyer contre le mur, fixant sur lui un regard impénétrable. Lui aussi, a grandit ces derniers temps. Il n’a plus rien du gamin apeuré et pleurnichard qu’il a rencontré là-bas. Il se défend avec vigueur et bravoure. Mais aussi n’a-t-il pas eu le choix, sinon serait-il sûrement mort. John essaye de le protéger du mieux qu’il peut, mais il n’aurait rien pu faire s’il n’’avait pas su se débrouiller par lui même.

« - Comment ça va, ta tête ? Lui demande le jeune homme, lui désignant la blessure sur son crâne. »

La veille, ils s’étaient fait rattrapés par un groupe de Mangemorts. Les garçons avaient réussit à se débarrasser de chacun d’entre eux, mais cela n’avait pas été sans mal. Même pour un ancien Auror, quatre Mangemorts n’avaient rien d’évident. John porte la main à sa tempe, où le sang a séché depuis longtemps. Il s’était prit un sacré coup, et heureusement que Noah avait été là. Il hoche la tête dans un soupir. Encore une énième bataille. Avant même que Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ne gagne à Poudlard, ils devaient échapper aux Rafleurs. Mais désormais que les puristes étaient à la tête du Ministère, ils se faisaient attaquer sans relâche. C’était une perte de temps incroyable sur leurs plans.

Noah tend vers John un journal, qu’il lui prend des mains. C’était le meilleur moyen de se tenir au courant des dernières nouvelles, même si elles n’étaient jamais très joyeuses. Ils évitaient le contact avec les autres sorciers depuis un moment, mais ils savaient qu’ils allaient devoir s’y intégrer de nouveau un jour, ne serait-ce que pour aider au combat. Mais pour le moment, peut-être valait-il mieux rester discrets.

« - Je pense t’avoir trouvé le boulot parfait, commence-t-il en désignant la rubrique recherche d’emplois. Avec ça, on pourra certainement tirer des informations sur cette résistance.
- Contrôleur du Magicobus, sérieux ?
Se renfrogne John, peu convaincu. Bordel, mais j’étais Auror, je vaux mieux que ça!
- Tu l’as dit toi même que notre priorité est de combattre ces ordures. Tu reprendras ton poste quand tout sera terminé.
- Tu as raison…  Je sais qu’il ne faut pas faire le difficile. Peut être qu’avec ça, je pourrais aussi retrouver Alexa.
- Tu pourras bientôt la revoir,
affirme Noah, prenant place près de John.
- J’aimerais tant, j’espère qu’elle va bien. »


Il n’avait pas prit le risque de reprendre contact, mais il avait tant besoin d’elle. Elle était sa force, son espoir, depuis toujours. Quand ils étaient petits, ils avaient une devise. Parfois au cœur de la nuit, John se surprenait à la murmurer. Comme si elle était là. Pour qu’elle soit là.

On est plus forts à deux.





 

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MessageSujet: Re: John L. Turman Sam 18 Mar - 19:49

OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

Par Merlin, ouiiii ! Mon frère !!!

Bon, je vais pas te refaire la démonstration de mon amour, t'as déjà vu tout ça, hein Laughing

Magne toi de te faire valider, que je puisse retrouver mon frangin !!

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    | Mangemort ;; Directeur de la Justice Magique
    | Mangemort ;; Directeur de la Justice Magique
    avatar
    Date de naissance du joueur : 08/04/1988
    Âge du joueur : 29
    Arrivé sur Poudnoir : 27/06/2016
    Parchemins postés : 110



    Pensine
    Mon casier judiciaire est: peu rempli
    Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
    Ma résistance magique est de: 13PV
    Chapman Rosier


MessageSujet: Re: John L. Turman Sam 18 Mar - 21:31

Faible.

Re bienvenue !

____________________________________

The necessary evil.
What are u doin' ? Tryin' to live ? Tryin' to fight ? × by lizzou.
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    | Historien ;; professeur au chômage
    |  Historien ;; professeur au chômage
    avatar
    Date de naissance du joueur : 04/03/1996
    Âge du joueur : 21
    Arrivé sur Poudnoir : 20/02/2017
    Parchemins postés : 39



    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: Non évalué
    Ma résistance magique est de: Non évaluée
    Logan Wellington


MessageSujet: Re: John L. Turman Dim 19 Mar - 16:28

Bienvenue again !
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    | Assistante au département des transports ;; MpM
    | Assistante au département des transports ;; MpM
    avatar
    Date de naissance du joueur : 29/12/1997
    Âge du joueur : 19
    Arrivé sur Poudnoir : 25/11/2016
    Parchemins postés : 22



    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 10PV
    Caroline Flemmings


MessageSujet: Re: John L. Turman Dim 19 Mar - 22:14

Bienvenuue
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    | Vendeur à la Ménagerie Magique
    |  Vendeur à la Ménagerie Magique
    avatar
    Date de naissance du joueur : 05/05/1985
    Âge du joueur : 32
    Arrivé sur Poudnoir : 25/02/2017
    Parchemins postés : 32



    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 10PV
    Yan Anderson


MessageSujet: Re: John L. Turman Lun 20 Mar - 15:22

Bienvenue à toiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
c'est un excellent choix d'avatar bon sang je baaaaaaaaave Surprised
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    | STAFF DE POUDNOIR

| STAFF DE POUDNOIR
avatar
Date de naissance du joueur : 01/01/1990
Âge du joueur : 27
Arrivé sur Poudnoir : 25/12/2008
Parchemins postés : 327


Choixpeau Magique


MessageSujet: Re: John L. Turman Jeu 23 Mar - 20:35


  Vous voilà validé !


 
Enfin, diront certain(e)s...
Vous voilà validé, c'est parfait !
Que faire à présent ? Avant de jouer, n'oubliez pas de :


- De demander votre premier RP ici, si vous ne vous ne souvenez pas de ce qu'est le premier RP, vous trouverez cette partie du règlement ici.
- D'avoir un avatar aux dimensions demandées (200*320)
- D'inscrire votre avatar dans le registre ici et également evotr patronus Ici

En jeu, n'oubliez surtout pas de :

- Prendre en compte le système des PVs et PA lorsque vous faites un duel
- Ne pas hésiter à poser des questions au Staff si vous avez des problèmes
- Participer à la vie du forum en souhaitant la bienvenue aux membres, en votant pour les top-sites, etc.
- Prévenir lorsque vous êtes absent ici.

Et pour finir :

- Amusez-vous ! N'oubliez pas que c'est un jeu, bon RP à vous.




 





 
   crazyoilmachine pour Poudnoir


 
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MessageSujet: Re: John L. Turman

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John L. Turman

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