POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Comme des enfants || Yan Anderson

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John L. Turman


MessageSujet: Comme des enfants || Yan Anderson Mar 25 Avr - 22:24



Comme des enfants

Feat Yan Anderson & John L. Turman




Les jours étaient étrangement longs, ces derniers temps. Comme si le soleil se complaisait à  se prélasser dans le ciel, refusant de laisser les braves mortels rentrer chez eux. En plus de ça, John avait enchaîné toutes ses heures de boulot, de jour comme de nuit. Il fallait dire aussi que le sorcier n'appréciait que moyennement son job, et plus vite il redeviendrait Auror, mieux il se porterait. Mais voilà, c'était pas demain la veille. L'avantage à être contrôleur du Magicobus sous couverture, c'est qu'il pouvait espionner librement tous les passagers. Il croisait de temps à autre des membres de Force Puriste, qui bavardaient sans faire attention à lui. Même les Merlinistes pouvaient lui apporter des informations intéressantes. Tout ceci lui serait utile autant pour trouver la résistance comme pour récolter des faits compromettants sur les figures importantes du gouvernement sorcier.

Et de toute manière, il fallait bien qu'il gagne sa vie, pour nourrir Noah et les loger tous les deux. Il savait bien qu'en étant en cavale, ils ne pouvaient se permettre de vivre librement et aussi facilement qu'avant. Le seul fait de se déplacer dans une rue bondée de sorciers était dangereux pour John. Pourtant, il fallait bien qu'il traverse l'avenue principale du Chemin de Traverse pour rentrer à l'hôtel. Le Magicobus l'avait laissé au Chaudron Baveur, où il y avait affluence ce soir là. Chacun commençait à fermer boutique, et nombre de sorciers venait se retrouver là à boire un coup après le boulot. Autrefois, John les aurait sans doute rejoint, aurait retrouvé quelques amis et aurait passé la soirée à porter des toasts à tout ce qu’il pouvait. Mais maintenant, s’il voulait sortir et se vider l’esprit, il devait le faire dans les petits pubs du coin ou les restos les moins fréquentés. Parfois, il allait errer dans les rues de Londres, dissimulé au milieu des moldus. De nombreux souvenirs remontaient à la surface, dans de tels instants. Toute son enfance resurgissait. Comme ce glacier chez qui il s’arrêtait souvent avec sa sœur, ou ce parc où il avait passé de longues après-midi à somnoler au soleil. Ou encore dans ce café, où il allait souvent pour observer cette jeune moldue, toujours seule à sa table. Peut être aurait-il dû avoir le courage d’aller lui parler. Ou peut être était-ce mieux ainsi. Avec toute cette agitation, mieux valait rester loin de tout ça.

La tête baissée et casquette de contrôleur baissée pour cacher son visage, John marchait d’un pas pressé dans la rue pavée. Il évitait de croiser le regard des autres sorciers, qui terminaient leurs emplettes de la journée. Des coups d’œil furtifs à droite à gauche, il essayait de ne pas se faire remarquer. D’habitude, il mettait sa capuche et ça suffisait pour ne pas trop se faire voir. Mais là, il se sentait bien trop à découvert, comme un faon sorti des bois. Avant de rentrer à l’hôtel, emmener Noah avec lui et ressortir manger un morceau, il devait absolument passer chez l’Apothicaire, trouver les ingrédients manquant au Polynectar. Malheureusement, il était déjà trop tard, et la boutique où il se rendait d’habitude était déjà fermée. Il savait qu’il y en avait d’autres sur le Chemin de Traverse, mais il n’avait pas la moindre idée de leur emplacement, et il ne voulait pas perdre trop de temps dans les rues. Se mordant la lèvre inférieure, cherchant une solution, son regard se posa sur le dos d’un homme, semblant fermer boutique. John leva les yeux vers l’enseigne, c’était la Ménagerie Magique. Le jeune homme se souvient y avoir acheté son premier hibou, qui l’avait accompagné pendant de nombreuses années avant de tirer sa révérence, dignement. Peut être pourrait-il demander à cet homme où trouver rapidement un Apothicaire convenable. Il n’avait pas l’air louche, et de toute manière John n’aurait pas à décliner son identité.

    ▬ Excusez-moi, vous savez où...


Alors qu’il s’était approché, il se tut lorsque l’homme se tourna vers lui. S’il s’attendait à ça. Pendant des mois, John n’avait revu personne. Si Noah n’avait pas été là, il se serait retrouvé étrangement seul. Mais il n’avait jamais oublié ses amis, sachant qu’un jour il irait les retrouver. Mais il avait été loin de penser qu’il reverrait le meilleur d’entre tous aussi vite.

    ▬ Y… Yan ?


Bien sur que oui, c’était lui. Pourquoi John n’avait pas fait le rapprochement avec la boutique ? Il avait été tellement préoccupé par la sécurité et les informations ces derniers temps, qu’il n’avait pas pensé à venir lui rendre visite ici. Il avait bien trop pensé à sa sœur et sa mère, mais pas à son meilleur ami. Pourtant il était là, devant lui.

Était-ce le signe qu’il allait enfin remonter la pente ?
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Yan Anderson


MessageSujet: Re: Comme des enfants || Yan Anderson Jeu 18 Mai - 21:18

Repenser au passé. Voilà une chose que je ne fais que rarement. Une vie assez bien remplie, peu longue et pourtant mouvementée, qui mérite selon moi que l'on évite de trop s'y attarder. Ma lutte intérieure pour continuer d'évoluer ne semble jamais s'arrêter et c'est avec une certaine fierté que je me dresse contre mon propre caractère peureux chaque jour. La solitude est pesante, froide, parfois même blessante. L'homme qui prétendra le contraire est sans conteste un menteur. Râleur, l'air fatigué, je suis torse nu et m'observe dans le miroir de ma salle de bain. Je tourne sur moi-même, mes doigts tripotent ces fins bras, ma paume effleure mon ventre trop plat, les cheveux en bataille dont je ne sais même plus quoi faire avec le temps ... avec une allure pareille, qui peut me désirer ? Simplement poser les yeux sur moi et me trouver sexy. A part mes yeux bleus dont je suis fier, ma barbe légèrement négligée, je ne trouve pas grand-chose d’attirant chez moi. Le paraître est quelque chose d'important, on se fait souvent jugé sur nos vêtements, notre façon de parler, tout est codifié afin de nous ranger dans des cases ... Ceux qui disent que les moldus sont différents des sorciers se trompent, tous deux sont obsédés par leur apparence. Trêve de déprime ! Je me redresse subitement et détourne le regard pour arrêter d’y penser. J’enfile mon pantalon noir, ma chemise blanche et mon veston couleur jais. J’ajuste tout ça au millimètre prêt, prenant bien soin de tout arranger comme il faut. Être vendeur, c’est aussi et surtout prendre soin de mettre en confiance les clients. D’être propre sur soi quoi qu’il arrive, de rester poli et charmant dans toutes les situations possibles.

Une fois apprêté, je me rends au magasin. Une journée bien remplie s’en suit et je me surprends à plusieurs reprises à soupirer longuement. Il faut réellement que je trouve un moyen pour mieux dormir la nuit. Mon petit vélo de réflexion ne cesse de tourner, et c’est un vrai calvaire de réussir à dormir deux heures d'affilée sans qu’il n’y est d’intervention. Moi qui suis d’un naturel assez dormeur, appréciant les grasses matinées au chaud sous les couvertures, j’ai plutôt tendance à rester loin du lit pour l’instant. Ce n’est que lorsque la luminosité extérieur commence à baisser que je finis enfin par me détendre. Je retourne le petit panneau sur la porte d’entrée afin de spécifier que je ne ferais plus de vente pour aujourd’hui. Comme toujours, je prends une bonne heure à m’occuper des animaux, les prépare tous à passer une nuit tranquille et sort enfin de ma boutique. Je remplis mes poumons d’air frais et me redresse, mon dos craquant un peu, j’enfonce la clé dans la serrure et sursaute lorsqu’une voix survint derrière moi.

▬ Excusez-moi, vous savez où…

Je tourne le visage vers lui, rangeant la clé dans ma poche et mon regard s’agrandit subitement. Je n’aurais jamais cru ça possible. Quelques secondes me sont volées pour identifier le visage de mon interlocuteur, qui me laisse une étrange impression de déjà-vu. Et soudain, le déclic. Au même instant que lui à en croire son regard…

▬ Y… Yan ?

En quelques instants, c’est une avalanche d’émotions différentes qui me tombe sur le nez. La joie, puis l’interrogation et enfin, l’énervement. Voilà un certain temps que je ne l’avais plus vu, le temps nous a éloignés et le revoir me laisse un goût de dérangement sur la langue. Je ne sais pas comment je devrai réagir ? Il ne m’a pas à proprement laissé tomber mais m’a bien oublié, volontairement ou non, cela fait longtemps, réellement trop longtemps que je n’avais plus de nouvelle de Lui.

- Oh … John … Je crois que je ne m’attendais pas à te voir en fait …

La joie est pourtant là, même si je tente de la réprimer au mieux. Je me redresse et un léger sourire timide fend mes lèvres. Bon, il faut le dire, moi qui geignait en silence ce matin même de ne plus avoir personne autour de moi, le voir me fait vraiment plaisir. Enfin un visage que je n’ai pas peur de regarder, enfin quelqu’un qui je suis sûr ne me fera rien.

- Qu’est-ce que tu fais ici ?

Je regarde autour de moi. Question réellement stupide, tout le monde vient ici pour des raisons assez évidente, toutes communes les unes aux autres ; les emplettes. Je décide de couper court à sa réponse avant qu’il ne la donne. Hors de question de laisser passer une occasion ! C’est le moment pour lui proposer un truc. Je ne veux pas retourner dans ma maison sombre et … Vide. Trop vide.

- Non attends, tu sais quoi … Je t’invite à manger. Non ! Tu m’invites à manger.

Défi que je me surprends moi même d’avoir lancé… Après tout il est parti le premier ! Et voilà l’une des premières personnes à qui j’ai envie de parler de mon changement. J’espère qu’il m’encouragera, qu’il sera heureux voir fier de me voir moins peureux, moins hésitant qu’avant.
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John L. Turman


MessageSujet: Re: Comme des enfants || Yan Anderson Jeu 22 Juin - 13:46



Depuis des semaines, voire des mois, John n’avait eu que Noah pour compagnie. Oh, il n’y avait pas à dire, le jeune homme adorait son petit protégé. Il lui avait prouvé maintes fois qu’il était le plus loyal des amis. Souvent, il avait ce petit mot pour lui remonter le moral, pour le sortir de ses dépressions passagères. Il lui avait maintenu la tête hors de l’eau, alors que tout menaçait de le noyer. Quand il commençait à perdre espoir, à se dire qu’il ne retrouverait peut être jamais sa sœur ou sa mère, son statut d’Auror, toute sa vie d’avant, Noah l’avait poussé à avancer. Alors oui, John avait beaucoup d’affection pour le jeune garçon. Mais Noah ne pouvait pas remplacer tous ses proches qu’il avait perdu, qu’il ne reverrait peut être jamais.

Souvent, John ne parvenait pas à trouver le sommeil, se demandant si tous ses amis étaient encore en vie. Et, au-delà d’Alexa, de sa mère ou de ses copains de Poudlard, il pensait à Yan. Il était sans aucun doute, son ami le plus cher. Ils devaient se connaître depuis quelques années maintenant, et les deux jeunes hommes avaient passés nombre de soirées ensemble, à prendre un verre après le boulot. Souvent, les autres amis de John lui disaient que son amitié avec Yan était amusante, si atypique. Parce qu’il fallait le dire, les deux hommes n’avaient rien à voir l’un avec l’autre. D’un côté, il y avait John. L’éternel optimiste, qui croquait la vie à pleine dents et n’en avait que faire du regard des autres. Puis il y avait Yan, le garçon sensible et timide, doux comme un agneau. Mais c’était la force de leur amitié, ils se complétaient l’un l’autre. Yan apaisait son côté impulsif, et John tentait de pousser son ami à s’ouvrir et se dépasser. Ils faisaient un bon duo, peut être extravagant, mais c’était tout ce qui plaisait à John. Une amitié sincère et dépassant les différences.

Alors si on lui avait dit, en se levant se matin, qu’il retrouverait ce grand ami aujourd’hui, il ne l’aurait pas cru. Les yeux grands écarquillés, John dévisage Yan, se demandant s’il n’était pas en train de rêver. Tout compte fait, le jeune homme n’aurait pas été difficile à trouver, il semblait toujours avoir sa petite vie paisible. John fut tellement soulagé de le savoir en vie, qu’il avait toujours le même boulot et que rien n’avait changé pour lui. Il l’espérait, en tout cas. Yan semblait aussi étonné que lui, mais entendre de nouveau la voix de son ami le laissa échapper un sourire éclatant. Il était si heureux de le revoir ! Sans attendre une nouvelle réponse de sa part, John s’avança et serra Yan dans ses bras, frappant son dos avec force.

    ▬ Yan, je suis ravi de te voir.


John avait toujours été très démonstratif et affectueux. Entre les nombreuses accolades et les étreinte avec ses proches, ses amis se moquait souvent de ce côté très ouvert. Mais John s’en fichait bien, quand il aimait quelqu’un il était naturel pour lui de le montrer. N’était-ce pas ce que tous devraient faire ?

Yan lui demanda ce qu’il faisait ici, ce qui pour John était une question parfaitement légitime. Quand les Mangemorts ont commencés à faire des ravages dans le coin, John et sa famille n’avaient pas prit le temps de prévenir leurs proches et s’étaient enfuis rapidement. Peut être que Yan lui en voulait d’être parti et de n’avoir jamais donné de nouvelles, peut être avait-il mal prit son silence.

    ▬ Je… En fait, je cherchais un Apothicaire encore ouvert… Enfin, c’est une bien longue histoire.


John prit la décision de tout raconter à son ami, dans les moindres détails. Il pouvait lui faire confiance, et c’était bien la moindre des choses. Yan lui proposa d’aller manger un morceau, ce qui fut pour John une aubaine. Ils allaient pouvoir se poser et parler.

    ▬ Bien sûr ! Je pense qu’on a beaucoup à se dire ! Juste, prenons un restaurant qui n’est pas trop exposé, je ne dois pas me faire voir.


Jetant un coup d’oeil autour de lui, John s’assura que personne ne regardait dans leur direction, ne l’avait reconnu ou le soupçonnait. Rajustant sa casquette de contrôleur pour cacher un peu plus ses traits, il fit signe à Yan de le suivre. Ce dernier devait le prendre pour un cinglé – ne l’avait-il pas toujours été un peu ? - mais John ne pouvait pas s’expliquer en pleine rue. S’il croisait une oreille trop attentive, ou pire, un Mangemort, il risquait gros.

Sur le chemin du restaurant que John avait sélectionné – une charmante petite bâtisse dans une rue cachée de l’avenue principale – il se tourna vers son ami, se disant qu’il ne pouvait pas faire semblant d’être parti comme ça. Lui même s’en voulait de ne pas avoir donné de nouvelles, même s’il n’aurait jamais pu.

    ▬ Tu sais Yan, je suis désolé d’avoir disparu ainsi. Tu dois beaucoup m’en vouloir, mais… Je crois avoir une bonne excuse. Il fit une pause, se demandant si son ami le pardonnerait. Dis-moi, tu vas bien toi ?


Parce que, si John avait vécu l’horreur cette année, peut être que la vie de Yan n’avait pas été beaucoup plus simple. En détaillant les traits de son ami, John voulu savoir qu’il n’avait pas reçu des coups durs, qu’il était toujours l’homme qu’il avait connu. Dans tous les cas, John se promit qu’il essayerait de retrouver sa place de meilleur ami, et d’épauler Yan quoi qu’il arrive.
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