POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Sous le soleil de Satan ♦ PV C. Rosier

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MessageSujet: Sous le soleil de Satan ♦ PV C. Rosier Lun 5 Juin - 21:05

Sous le soleil de Satan



Le regard hagard, l'oeil hésitant et les paupières lourdes, l'homme attendait sagement, assis sur un des rebords de l'Atrium du Ministère de la Magie.
Il avait revêtu son plus beau costume, pour l'occasion. C'était dire. Enfin, il devenait quelqu'un. Enfin sa femme et sa mère s'entendraient sur un point ; elles avaient tout à fait de quoi être fières de lu. Il avait désormais un nom, et une fonction. Il fallait dire que ça ne serait pas de repos tous les jours. Ah ça non. On n'imagine pas la charge qui pèse sur les épaules de tous ceux qui, dans l'ombre, s'activent au service des puissants. Qui plus est dans d'immenses boutiques comme le Département de la Coopération Magique Internationale ou celui de la Justice Magique.
Personne n'imaginait la véritable charge que portaient ces hommes de l'ombre. Le peuple avait ce fâcheux don de ne pas se rendre compte de l'existence de milliers de fonctionnaires qui, qu'importait la succession des gouvernements, restaient à la tâche quoi qu'il arrive. Pour lui, ces hommes et ces femmes des administrations étaient des héros, de véritables piliers d'un système qui ne reconnaissait pas suffisamment leur travail.
Le sien, de travail, avait été enfin reconnu. Promu secrétaire du Directeur du Département de la Coopération Magique Internationale. Il en avait, de la chance, de Dieu ! Van Vickost, celui qui, au niveau un, se chargeait de recruter les secrétaires et fonctionnaires, n'en avait pas cru ses oreilles. Sacré Vévé ! Oui, parce que tous s'amusaient à appeler ce pauvre homme "Vévé" au lieu de tenter de prononcer ce nom horrible qu'il valait mieux garder à distance. Ce pauvre Vévé, donc, qui avait toujours pensé que son tour viendrait. Eh bien, non. C'était lui, désormais, qui pourrait briller. Lui sur qui reposerait le destin de la diplomatie internationale, lui Andrew Neeson, secrétaire de Ferdinand Selwyn.

Il avait revêtu son plus beau costume, pour l'occasion. C'était dire. Sa femme l'avait choisi avec parcimonie et amour. Il était fier qu'elle soit tellement dévouée à sa propre réussite. Une femme comme il fallait, l'attendant le repas prêt chaque soir tandis qu'à sa famille il rapportait, après une bonne journée de labeur, de quoi subsister un jour dans plus dans ce cruel monde.
Andrew Neeson avait de quoi ravir les coeurs de plus sensibles de ces dames. De taille assez grande, l'allure élancée et les cheveux bien coiffés, l'homme semblait avoir fait en sorte que son corps soit la meilleure de ses armes. On reconnaissait de fins muscles en-dessous un costume impeccable. On ne m'y prendra pas au jeu des négligés, se disait-il parfois. Et c'était certain ! C'était qu'il avait de l'allure, ce monsieur le secrétaire de monsieur Ferdinand Selwyn, Directeur du Département de la Coopération Magique Internationale.
Longtemps il avait pensé qu'il ne resterait qu'un petit attaché au secrétariat d'une quelconque ambassade. Après tout, il ne semblait pas avoir quelque chose de différent avec les autres de son espèce. Lui-même se définissait comme banal. Rien de plus normal, rappelait-il ! Il aimait faire la différence au travail, mais rien de plus. Quelques blagues avec les copains, mais il fallait vite qu'il se range dans sa petite vie qu'il avait cadrée comme il fallait. Père, mari, employé, il se sentait complet et utile à la société. Il aimait cette vie où l'envie du travail bien fait était son moteur de sept heures à dix-neuf heures avant de laisser place à la passivité intellectuelle et physique. Cela lui évitait de trop se poser de questions, et c'était tant mieux.
Et sa journée commençait, aujourd'hui, par l'attente de la rencontre qui changerait sa vie. Merlin qu'il était excité !

Et il avait revêtu son plus beau costume pour l'occasion. C'était dire !
Sept heures trente. Ce serait bientôt l'heure. Il fallait se tenir près. Vérifier son reflet dans l'un des carreaux noirs des murs de l'Atrium. Bien replacer sa chemise dans le pantalon. Oh, un plis. Il lui dirait, en rentrant, ce soir. Il y avait un plis sur sa chemise blanche ! La cravate, resserrer le noeud. Voilà, très bien. Plus qu'à attendre. Sept-heures trente-et-une, il était en retard. S'était-il trompé d'heure? De jour? Ou même, pire, Vévé s'était-il trompé de personne? Ce n'était peut-être pas lui qui avait été nommé à ce poste prestigieux. Cela expliquerait des choses...
Et dire qu'il avait revêtu... Non, ne pas y penser. Penser au costume, c'était penser au prix qu'il avait coûté. Il avait pensé au salaire qu'il aurait et s'était autorisé ce petit extra. Mais s'il pensait au prix du costume et au salaire qui risquait de ne pas venir, alors... Non. C'était une erreur de jour, ou peut-être même d'heure. Sept heures trente-deux. Deux minutes de retard. La montre n'était peut-être pas à l'heure? Comble d'une horloge ! Bon sang, et dire qu'il avait renoncé au plaisir de faire l'amour avec sa femme, comme tous les lundis de la semaine... Cette foutue carrière de secrétaire d'un vieux politicien diplomate fils d'aristocrate commençait donc bien pour lui. Et voilà maintenant qu'il se mettait à transpirer.
Respirer, il y avait sûrement erreur.
Sept heures trente-quatre. Par le cul de Merlin, c'était maintenant qu'on se foutait de lui ! Bonjour, cher ami. Bonjour, cher ami, bonjour, cher ami. Qui avait le culot de l'appeler comme ça maintenant? Et puis, comment diable pouvait-on parler avec un air aussi guindé? C'était à en rire vraiment ! Et puis cette tête !

« Bougre de diable, enfin ! Vous allez vous réveiller, jeune homme !
— Pa... pa... pardon?
Arrêtez donc de balbutier, très cher. Hauts les coeurs ! Qu'aviez-vous donc à tourner comme un lion en cage?
— C'est que... J'ai pensé que...
On ne vous demande pas de penser, mon garçon ! Tâchez de me trouver de quoi stopper mon horrible migraine. Et un thé à la bergamote, également. Qu'il soit bien choisi.
— Oui, monsieur le Directeur.
Ne restez pas planté comme un palmier ! Avançons donc, le temps presse ! Rome ne s'est pas construite en plein jour !
»

Le gras petit homme lui passa devant.

Il avait l'allure d'un bonbon au miel poudré jusqu'aux dents, emmitouflé dans un costume trois-pièces en velours et une cravate en soie, sentant bon la lavande et l'hypocrisie. Neeson n'avait eu que quelques secondes pour comprendre qu'il se trouvait devant le numéro trois du Ministère de la Magie, celui-là même à qui on avait confié la diplomatie magique anglaise, un de ceux qui portaient la Marque des Ténèbres. A l'y voir ainsi, avec ses cheveux frisés et son air maniéré, on avait de quoi se demander par quelle diablerie le mage noir le plus puissant de la planète avait eu un jour l'idée de poser la marque de ses fidèles sur le gras bras de ce politicien.
Selwyn, lui, avait continué son chemin, entouré de plusieurs personnes, dossiers sous le bras, sautillant dans l'atrium vide dans lequel résonnait sa petite voix mielleuse et doucereuse. Il ne préoccupait jamais vraiment de cette marmaille de conseillers qui l'entouraient depuis sa nomination au Département de la Coopération Magique Internationale. Certains arrivaient, d'autres repartaient. Il avait la réputation d'être un supérieur impitoyable, auprès duquel on se brûlait les ailes, bien qu'au moins on avait un curriculum assez riche.

Il était bien souvent difficile d'imaginer qu'un monstre puisse se cacher derrière un homme aussi maniéré et extravagant. Son large sourire mondain avait de quoi laisser penser qu'il était un peu vertueux bureaucrate du Ministère de la Magie; ses habits toujours soignés et élégants laissaient voir un homme cultivé et intelligent qui avait su se hisser sur l'échelle sociale du Ministère de la Magie. Mais rien ne laissait paraître le monstre qu'il était, dévoré par cette haine du sang moldu et de l'autre.
Car, comme tous les montres, Ferdinand avait en lui sa plus grande blessure qu'il voyait comme sa plus grande faiblesse. Lui, le fils Selwyn, un des héritiers d'un bien grand nom, lui pour qui la chair féminine n'avait jamais représenté quelque chose de bien attrayant ou de bien intéressant. Toute cette haine de lui, il l'avait transformée en force de destruction pour tout ce qui était différent du modèle que lui-même ne parvenait pas à atteindre.
Avec les années, Selwyn s'était forgé une carapace de douceur contre laquelle les moins vigilants aimaient se frotter. Peu imaginaient ce qui se cachait derrière le masque sucré de ce diplomate qui, après tout, n'avait jamais rien qui puisse être caractérisé de monstrueux. D'autres noms que celui de Ferdinand Selwyn faisaient frémir la nuit. Et c'était sûrement ce qu'il y avait de plus inquiétant.

Il fallut traverser nombre de couloirs, nombre de labyrinthes tortueux pour retrouver la trace de notre petit homme.
La troupe s'était déplacée avec vitesse, tandis que quelques employés arrivaient seulement dans l'Atrium. Les couloirs étaient donc encore vides, silencieux, attendant qu'un allumeur de réverbère vienne leur donner vie. Les machines attendaient qu'on leur tape dessus, les chaises semblaient soudainement toute nues sans personne dessus. La vie était en suspens, alors qu'un petit groupe de personnes se déplaçait avec vitesse.
Il y avait toujours cette cohue de conseillers autour du Directeur Selwyn, et il était paraissait certain qu'il en profitait. L'oeil froid mais la mine extravertie, il savourait cette puissance qu'il avait sur ces piètres esprits humains qui s'activaient à le satisfaire. Un Prince et sa cour, où tous s'estimaient indispensables et pensaient déjà au futur remaniement de l'équipe entourant le bonbon au miel. Tous cherchaient à paraître les plus compétents, tandis que le seul qui le tenait en tenaille était bien ce bonhomme rondelet, gras et sucré qui évoluait dans les couloirs du Département de la Justice Magique.

Selwyn était sûrement le meilleur représentant du mal.
Non pas ce mal monstrueux, celui que l'on trouve dans l'anormalité, dans l'exception, dont on ne trouve aucune source dans l'humanité même. L'origine même des horreurs entourant Ferdinand ne se trouvait pas dans l'extraordinaire. Aucun Dieu derrière tout sa création, aucun mythe derrière un homme bien humain, dans tous les faux-pas que cela peut entendre. Dans son combat contre lui-même, contre ses démons, Ferdinand Selwyn apparaissait comme le plus humain. Le mal, c'était de ne pas avoir affronté la vérité inhérente à sa propre personne. Il avait enfoui ses secrets comme on enfouit un message dans le désert dans l'espoir fou qu'un inconnu le trouve un jour et qu'il sauve de la mort son propriétaire. Mais le message était tellement bien caché et les fous tellement bien gardés que personne n'était venu déterrer le sombre chez Ferdinand. Les années passant, le sable s'était accumulé et le vieil homme s'était éloigné de ses propres démons.
Le mal avait ainsi pris toute sa place. Ferdinand avait appris à jouer avec les rôles comme un acteur qui met en scène sa propre pièce. Victime de sa propre fatalité, il ne semblait trouver une marge de liberté que dans le sempiternel jeu qu'il menait sur scène avant de se rendre à sa certaine mort. C'était l'unique moyen de se battre contre l'absurdité de ce destin déjà prévu pour une humanité vouée à la disparition. Ne pouvait pas pleinement vivre la personne qu'il était, étant forcé de vivre caché et seul, il mettait en lumière un être de papier et de mystification. Une mystification à laquelle la société aimait à croire, pour sa propre sécurité et pour son bien-être. Tant que Ferdinand Selwyn entrait, à première vue, dans les clous, alors tout était pour le mieux.
Avec ses larges yeux cernés et sa gueule de carême, la haine de Ferdinand le tenait encore en haleine, chaque jour. Pour mieux se protéger des autres, il préférait les détruire un à un, choisissant ses proies avec délectation, méthode et patience.

« W. nous a fait savoir que plusieurs mouvements en Syrie laissent penser que quelques groupes druidiques égyptiens cherchent à se rapprocher de leur pays.
Attendons encore quelques jours pour avertir le Ministre de la Magie. Que disent les rapports d'E. près du Caire?
— Rien à signaler pour l'instant, bien que l'infiltration dans le harem semble avoir fonctionner. Elle pense qu'il lui faudra plusieurs jours pour avoir un compte-rendu complet à transmettre.
Très bien. Envoyez un papier à M. pour qu'il avertisse également le Ministre Suédois. Il faut qu'il sache que des factions druidiques s'apprêtent à s'allier au Moyen-Orient. Il importe de la survie de leur propres factions.
— Bien, monsieur le Directeur.
»

Un des hommes disparut du groupe, tandis que la compagnie avançait encore, toutes voiles dehors, avec à sa tête un capitaine poudré et déterminé.
Il n'avait jamais trop aimé ce Département. Froid, austère, à l'image du vieil ami à qui il rendait visite aujourd'hui. Il s'était toujours demandé pour quelle raison ce gourgandin de Chapman avait laissé la prestigieuse Diplomatie pour la froide Justice, entouré de juristes frustrés et d'Aurors téméraires comme seule compagnie. Il y avait de quoi devenir fou, c'était sûr !

« Bonjour, monsieur Selwyn. Monsieur le Directeur du Département de la Justice Magique va vous recevoir.
C'est bien pour ça que je suis ici, parbleu ! Allez, mes mignons, au travail ! Herbet, prévenez Félicitée que nous aurons un entretien avec la Gazette dans deux heures. A onze heure, tout le monde sur le pont pour la venue du Ministre Espagnol. Volez, volez, petits oiseaux !
Le petit, vieux et gras monsieur eut alors un regard enfantin, malicieux et amusé. Qu'ils sont amusants à courir comme ça, vous ne trouvez pas? Il s'approcha, chuchotant et levant son index. La question est: pour quelle triste raison courent-ils tous ainsi? »

Il pouffa ensuite comme une précieuse des salons littéraires français du XVIIIème siècle. Tout n'était qu'un art de la simulation, après tout.
On entendit aussitôt du mouvement dans le bureau directorial. Le petit homme se redressa comme aussi vite, se recoiffa avec vitesse et méthode, replaçant ses bouclettes rousses aux racines blanches. Pendant quelques secondes, on vit sur ses traits une profonde détermination mélangée à une froideur qu'il était peu courant de voir sur cet homme pourtant si jovial. Quelques instants il sembla terriblement seul, terriblement blessé, terriblement glacial. Terriblement lui-même, en somme.
Puis on lui annonça qu'il pouvait entrer.
Alors le jeu de séduction théâtrale pouvait commencer.
Le Directeur Selwyn arbora son plus affable et douceâtre sourire, s'avançant alors avec élégance dans le bureau de son cousin.

« Mon cher Chapman ! Quel plaisir de vous revoir, cher cousin. C'est que nous courons tels des adolescents ayant volé une poire à un arbre et que nous ne prenons pas le temps de nous voir. Après tout, vous n'êtes pas venu à mon dernier dîner, mon ami ! Mais qu'importe. Entre-nous, il était terriblement ennuyeux. La vieille baronne De Saint-Clair, venue tout droit de France, est même tombée de son fauteuil. Quel remue-ménage, c'est moi qui vous le dis. Sans parler de ce vieux Valverde aussi aimable qu'une porte d'Azkaban. Jamais plus je n'inviterai cet acariâtre ! Le Directeur de la Coopération Magique Internationale s'approcha à pas de velours vers celui qu'il appréciait tant et qui, pourtant, ne lui ressemblait en rien. Comment vous portez-vous? Fort bien, je suppose? Après tout, on dit toujours que sous le soleil de Satan, seuls les échaudés ont appris à survivre. »

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« Je vais te dire qui sont les monstres: les gens, en dehors de cette tente. Dans ta ville, dans toutes ces petites villes. Mes monstres, ceux que tu appelles dépravés, sont ces magnifiques héros qui offrent leur anormalité au monde. Ils donnent un rire frissonnant aux personnes en manque de spectacles. Chacun vit la vie qu'il a choisie. »
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MessageSujet: Re: Sous le soleil de Satan ♦ PV C. Rosier Mer 21 Juin - 11:33

Chapman Rosier aimait le calme de son bureau, l'ambiance sobre et ancienne de l'endroit, les boiseries majestueuses. On y était tranquille et rarement dérangé. Deux raisons qui, peu sociable comme il l'était, faisaient de cet endroit, qui plus est loin de ses querelles familiales, une pièce où il aurait pu rester des heures. A vrai dire, si on venait peu le déranger, c'est que Chapman Rosier était quelque peu craint par son département. Très respecté également, car sa droiture et son obstination, ainsi qu'une honnêteté intellectuelle et une vraie connaissance du droit, l'avaient défini comme homme compétent, et la compétence manquait souvent au sein des têtes du gouvernement. On lui passait beaucoup de choses parce qu'on savait qu'il traitait tout de le monde de la même manière : mal, mais de façon égalitaire. Rosier avait une conception très hiérarchisée du commandement. Concrètement, il parlait rarement à d'autres gens qu'aux chefs de service, ainsi qu'au président du Magenmagot. Eux mêmes transféraient les ordres. Pour le reste, mis à part lors de leur recrutement, où il était éventuellement présent, les employés du département n'avaient guère l'occasion de croiser leur directeur, sauf lors de rares réunions collectives où il redéfinissait les grandes priorités de la Justice Magique.

Si bien qu'au fond, parce qu'il obtenait des résultats et qu'il savait de quoi il parlait, et comme il était quasiment invisible, même si on n'avait pas forcément une haute opinion de lui-même, on avait pour lui une certaine forme d'indulgence, matinée de crainte. La réputation de Chapman Rosier était d'être impitoyable avec l'échec, que ce soit envers ses employés ou envers les criminels, car le crime était un échec pour lui. Si bien qu'on ne le disait pas pénible, mais obstiné. On ne le disait pas odieux avec ses collaborateurs, on le disait irréductible.

De fait, des collaborateurs directs, il en avait peu. Deux secrétaires, et en fait, comme dit précédemment, les chefs de service. Une stagiaire intervenait de temps en temps. Tout ce beau monde était à ses ordres, il envoyait des directives lapidaires, exigeait que tout soit rendu à l'heure, et c'était tout. Le reste du gouvernement ? Directeurs et directrices de pacotilles, presque tous modérés et à la botte de Malefoy, mais ayant peu de pouvoir. A quelques exceptions près, le vieux mangemort ne fréquentait pas tout ces gens, ce foutoir sans nom, perdu dans les mondanités, le babillage, et l'inutilité. Il méprisait ces gens qui avaient obtenu du pouvoir pour ne rien en faire. De temps en temps, il montait au premier étage, au bureau du ministre, et en revenait toujours estomaqué de l'indigence des compétences des collaborateurs de Malefoy – sans parler de Malefoy lui-même. Une débauche de luxe et de fiesta, ou rien n'était jamais important, jamais grave, ou on préférait parler de fêtes plutôt que de politique. Ca fumait des cigares et ça sortait en boite, et ça revenait le lendemain cuver au Ministère. Ils étaient tous barges, en avait conclu Chapman, ne supportant pas ce qu'il qualifiait d'asile de fou à ciel ouvert le mieux habillé du monde.

Ils ne dirigeaient rien, au fond, mais croyaient diriger : en réalité, on lui laissait une grande marge de manœuvre à un poste clé, autant dire qu'il dirigeait, lui, ce qui lui convenait fort bien, quitte à devoir monter, de temps en temps, rendre des comptes à ces dépravés. Au fond, il y avait bien deux clans au Ministère, mais pour l'instant, le sien gagnait. Il pouvait bien laisser la façade du pouvoir à Lucius Malefoy en lui donnant l'impression qu'il décidait. Pragmatique, Chapman comprenait bien que l'image du clan Malefoy faisait moins peur que la sienne et entraînait (un peu) moins de protestation que s'il avait été mis en lumière au premier plan. L'image de la modération était encore nécessaire, même si un jour, Chapman espérait ne plus avoir à mentir. Son poste lui convenait, certes : il suffisait de faire croire à Lucius qu'il était le seul maître à bord, qu'il était indépendant, qu'il décidait seul, en lui vendant des décisions que lui, Rosier, prenait, comme étant les siennes. Mais la seule solution viable était un purisme radical, non négociable : il fallait l'imposer à tous, et ce jour là, alors, quelqu'un de son camp pourrait prendre la relève de Lucius, devenu inutile. Mais qui ? Pas lui, sans doute. Chapman était réaliste, à 73 ans il était trop vieux. Il faudrait quelqu'un de plus jeune, quelqu'un qui montait.

Malefoy fils, bien sûr. Drago était un brave garçon, encore malléable, qu'ils pourraient utiliser. Bien conseillé par les bonnes personnes, dans  l'ombre. C'était son rôle, et celui des Rosier. Toujours prêts de la politique, jamais réellement dans la lumière. Influents : une place plus enviable que celle des dirigeants, car plus stable et moins soumises aux humeurs du peuple que cette dernière.

L'annonce possible de la  remise en jeu d'un siège de grand électeur, encore à l'état de rumeur pour la presse, vérité à venir dans quelques temps, servirait cette influence. Rosier avait une idée là-dessus, et il avait entre autre besoin, pour cela, d'un ami et collègue : le directeur de la coopération magique internationale, Ferdinand Selwyn. Ils se connaissaient bien, tous les deux, et ce depuis longtemps : cousin par la mère de Chapman, une Selwyn elle aussi, ils avaient un parcours similaire et avaient travaillés ensemble, notamment lorsque Rosier dirigeait la coopération internationale. Ils ne se ressemblaient en rien, pourtant, et on aurait pu croire que Ferdinand avait tout pour lui être indispensable, mais il était la face mondaine, hypocrite, nécessaire, du Padre. Le diplomate était attendu ce matin là, alors que Rosier préparait une liste d'instruction pour son secrétaire n°1, Dale Rosenfield, alors qu'Albert Cooper égrainait la liste de ses rendez-vous.

« Bien, ça suffit pour aujourd'hui, Cooper...faites moi venir Harry Cole cet après-midi, que je comprenne cette histoire de bavure de la police magique. 

- Oui Monsieur. Monsieur Selwyn est là, monsieur, Rosenfield me fait signe.
- Eh bien faites le entrer, et disparaissez tous les deux, je vous rappellerai. Faites moi venir un café et l'assortiment de thés que nous réservons au directeur Selwyn. »

Un instant plus tard, le café était servi et le thé attendait sagement. Il se leva pour serrer la main de Ferdinand, et écouta patiemment son récit des dernières mondanités en date. Il sourit de son habituel sourire placide et froid :

« Vous savez bien que toutes leurs chamailleries m'agacent, Ferdinand, je ne viens que lorsque c'est nécessaire. »


Rarement. Pour conclure des alliances, quand de vieux amis étaient là, ou des personnages nécessaires comme pions. Il en trouvait presque toujours, mais pas cette fois là. En réalité, s'il détestait effectivement les mondanités, on pouvait dire que Rosier était moins désagréable avec le reste du monde, y compris les mondains qu'avec sa propre famille. Sans aucun doute parce qu'il attendait moins du monde, jugé de toute façon médiocre avec constance, que du reste de sa parentèle. Enfin, peu importait, ils avaient du travail. Il désigna l'attirail à thé, et se servit lui-même un café.

« Cooper vous a fait préparer un thé, choisissez celui que vous voudrez. » Il but une gorgée de son café – aussi noir que son âme. « Nous avons beaucoup de choses à voir, mais je voudrais commencer par vous parler d'un projet qui nous servirait tous deux. » Il sortit le journal et le fit passer à Selwyn, pointa du doigt les rumeurs des annonces électorales de Malefoy. « Vous savez comme moi que notre ministre va effectivement proposer une nouvelle élection. Je pense que c'est l'occasion de placer un de nos hommes. J'ai quelqu'un en tête, Paul Fawley. Un type désireux de bien faire. Je compte le rencontrer bientôt. »

Manipulable, voulait-il dire. Manipulé, qu'il serait, s'ils manœuvraient bien. Ils avaient une chance de faire infléchir les choses en leur faveur, encore.

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MessageSujet: Re: Sous le soleil de Satan ♦ PV C. Rosier Mar 11 Juil - 19:14

Les deux hommes se connaissaient. Ils avaient grandi ensemble, s'étaient ensemble forgé une aura politique différente mais complémentaire. A chaque instant de leur carrière, ils avaient fait en sorte d'être les deux tranchants d'une même épée. L'un servait toujours les intérêts de l'autre, tant est si bien qu'il était presque difficile de les séparer.
Certains de leurs choix avaient été faits en fonction de ce lien, d'autres non. Si chacun des deux avait fait en sorte de servir les intérêts Puristes du Seigneur des Ténèbres dans leurs domaines de prédilection, il y avait eu parfois d'étranges parcours communs. Cette disposition des choses faisait que deux personnalités apportaient, à leur manière et avec leur influence, aux affaires politiques du Ministère. Ils s'étaient répartis les tâches. A l'un les affaires internes du pays, à l'autre les intérêts politiques de l'Angleterre à l'extérieur. Il fallait convenir que cette répartition était sûrement la plus cohérente de toutes, au vu des parcours respectifs.
Avec les années, Chapman s'était forgé une réputation de fer, notamment dans les grandes administrations de l'Angleterre Magique ou dans les rouages puissants des familles Puristes. Sa connaissance du Droit avait fait de lui un homme de marbre capable d'orchestrer les grands dossiers du pays avec calme et sérénité. Selwyn, quant à lui, avait parcouru le monde pendant des décennies. Il était un rompu des mondanités diplomatiques, des interminables repas où les moins avertis s'endorment ou s'enivrent, tandis que les plus malins nouent des pactes et des alliances entre le fromage et le dessert. Sa connaissance du grand monde, des rites sociaux et son très large et international réseau d'espions avaient permis à Chapman de solidifier la sécurité intérieure de l'Angleterre.
Jamais les deux hommes ne marchaient à contre-courant. Jamais ils n'avaient cherché à prendre la place de l'autre. Cette influence bicéphale fonctionnait très bien, puisque l'un trouvait toujours en l'autre ce qu'il manquait à lui-même.

Et, puisqu'il ne dérogeaient jamais à cette fatalité politique, les deux hommes n'appréciaient guère Malfoy qu'ils laissaient en haut de son trôle pendant qu'ils menaient les véritables dossiers de fond.
Progressivement, le monde avait oublié que le Ministère appartenait à ce clan fragilisé par les années de la guerre civile. Peu de dirigeants avaient un jour vu ce Ministre qui avait toujours préféré déléguer à Rosier puis à Selwyn les grands dossiers internationaux. Quant aux affaires internes, les grandes familles puristes avaient pris l'habitude de se réunir dans les salons dorés de Ferdinand tandis que depuis quelque temps, Chapman mettait en application leurs théories dans la société anglaise magique. Les deux hommes semblaient donc s'être entendus pour occuper le terrain, rois de la nuit, tandis qu'ils laissaient à Malfoy le rôle de bouffon du jour que l'on montrait de temps en temps au peuple pour qu'il se sente rassuré.
Avec les mois, les grands dirigeants Puristes s'étaient mis à oublier Malfoy, trop enfermé dans son cabinet en haut de sa tour dorée du Ministère. Pire encore, ils ne le craignaient plus. Tous savaient que les fortunes colossales des Rosier et des Selwyn avaient largement contribué à la réussite du parti. Tous savaient qu'il fallait être invité chez Ferdinand pour pouvoir rencontrer de grands investisseurs qui offriraient des alliances économiques uniques. Et les deux frères politiques avaient compris que c'était par là qu'ils tenaient bien en main les affaires politiques du pays.

Quand vint d'ailleurs la question des mondanités, Chapman ne put s'empêcher de rappeler qu'elles n'étaient pas faites pour lui. Ce dernier préférait, et avec beaucoup de talent d'ailleurs, les négociations au corps à corps. Il avait su, par sa froideur légendaire, conclure un certain nombre de grands dossiers.
Le petit homme ne fit cependant que tourner la tête vers son cousin et lâcha un petit sourire dont il avait le secret, mélangeant complicité et féminité. Il n'y avait rien à débattre ici. Ferdinand avait toujours su défendre les intérêts de Chapman pendant les dîners qu'il organisait, et ce dernier lui rendait bien.
Quant au thé qui fut avancé, le Directeur de la Coopération Magique Internationale s'y précipita comme un enfant s'apprêtant à choisir un jouet. Il fit galoper ses petits doigts grassouillets au-dessus de la boîte et finit par choisi un thé russe qu'il appréciait particulièrement. Il prit le petit sachet qu'il porta jusqu'à son nez et sembla, quelques secondes, pris dans une trans.

« Diable ! Voici donc l'une des plus merveilleuses senteurs de l'Orient magique. A chaque fois que cette odeur vient me titiller les narines, je ne puis m'empêcher de me rappeler de ce pauvre diplomate russe que vous aviez traumatisé il y a de cela deux ans maintenant, tandis que nous voyagions ensemble. Il avait fallu toute une délégation pour faire comprendre à ce pauvre bougre que nous n'étions ici que pour les intérêts de sa nation. »

Par un délicat et fin mouvement des doigts, il fit se disperser les différentes herbes séchées dans la théière qui se chargea de les faire infuser.
Par la suite, le gras et mielleux bonhomme s'installa avec le plus de soin et de prévenance possible, tenant avec finesse les deux bordures de sa veste en velours tandis qu'il déposait lentement ses mielleuses fesses sur un des fauteuils du bureau.
Pendant tout ce cérémonial, Chapman avait déjà commencé la conversation en portant à l'attention de Ferdinand le nom de ce triste sire de Fawley.
Le Directeur de la Coopération Magique Internationale sortit soudainement d'une de ses poches une paire de petites lunettes aux montures d'or qu'il plaça du bout des doigts sur son nez. Pendant un moment, il n'y eut le bruit que de quelques pas dans le couloir adjacent, tandis que Selwyn parcourait avec rapidité l'article de journal.

« Ne trouvez-vous pas que la Gazette a le fâcheux don de chercher à nous couper l'herbe sous le pied? Vous devriez bien avoir quelques amis à nous présents là-bas qui pourraient nous avertir quand leur lubie de journalistes leur revient, n'est-il pas? Ici, Ferdinand faisait référence aux espions de Chapman, bien plus présents en Angleterre que dans le monde. Une fois encore, même avec leurs hommes, les deux cousins s'étaient partagés les tâches. Il reprit alors la lecture. Dieu merci, ils ne donnent pas le nom de Fawley. Le connaissent-ils, tout du moins? Avec son humeur à couper le beurre, il aurait le don de faire fuir n'importe qui, ce pauvre diable. »

Du bout de ses doigts imprégnés de lavande, le Directeur de la Coopération Magique Internationale referma le numéro de la Gazette qu'il déposa avec délicatesse sur une table.

Il fallait avouer que cette fois-ci, Ferdinand n'y avait pas pensé. Les deux hommes avaient l'art de se surprendre l'un et l'autre. Aussi, le nom de Fawley ne lui était jamais venu à l'idée, tant est si bien qu'il ne pensât jamais à l'inviter à l'une de ses soirées privées.
Pour autant, il s'était déjà renseigné sur ce bonhomme. Son lien avec les restaurations magiques de Londres et sa grande popularité dans ces milieux. Un homme de relations, mais aussi un homme qui, semblait-il, en savait quelque chose en matière d'économie.

« Il me faudra donc l'inviter prochainement pour vous parler avec plus de précision de mon avis sur lui. Fawley est un homme qui ne répond à aucun nom, n'est-ce pas? C'est là l'un de nos avantages. Malfoy ne pourra prétendre que nous cherchons à manipuler les familles et ne se doutera pas qu'un quelconque démiurge se cache derrière de telles actions. Le petit homme sortit ensuite une cigarette enfoncée dans un long porte-cigarette d'argent. En quelques secondes, elle était allumée et il tirait une bouffée de tabac. Mais il me semble que cette vieille histoire avec la bourbiste ne lui a pas vraiment permis d'être pleinement perçu comme le plus Puriste d'entre-nous. Nous pourrions éventuellement faire en sorte de laisser voir que nous mettons en avant les liens forts entre les différents courants du parti. »

Chapman avait vu juste et Ferdinand pensait déjà au dîner qu'il organiserait.
Si manipulation il y avait, il semblait certain que Rosier s'en chargerait. Ferdinand avait ses pions, son cousin les siens. Ils s'assuraient, à chaque fois qu'ils croisaient l'un d'entre eux, de renforcer la manipulation de l'autre sans trop prendre de pouvoir sur lui.

« Permettez-moi cependant de vous apporter un conseil, cher ami. Si vous parvenez à manipuler Fawley, alors n'importe qui le peut. N'importe qui ayant les compétences pour, j'entends. Aussi, il faudra vous assurer qu'il nous sera toujours fidèle. D'aucuns tâcheront de le pervertir, notamment dans le parti. Il fit un geste la main, comme pour se dégager d'une fumée incommodante. Mais qu'importe le parti. Pensez à l'opposition qui comprend dores et déjà nos manoeuvres. Eux aussi tâcheront de le manipuler. Avec un nom politiquement inconnu, vous prenez un risque. Nous devons en rester conscients. »

Concernant les affaires internes du pays, les jeux d'influence et de rapports de force, Ferdinand faisait confiance en son cousin. Il lui permettait de mieux les mettre en place, que cela soit par mondanité ou par la diplomatie. Il avait, avec toutes ces décennies, toujours eu une intime confiance dans les choix de Rosier, guidés selon-lui par une intelligence incontournable.

« De même, vous savez comme moi que je compte soumettre mon projet de loi de sécurisation des ressortissants provisoires de notre nation dans les quelques semaines. L'objectif est simple. En collaboration avec le Danemark, le Japon et les Etats-Unis, j'entends mettre en place un système qui visera à adoucir les contrôles pour les Sorciers qui n'auront eu aucun contact avec les moldus. Les différents Départements chargés de la population moldue seront évidemment en première ligne. L'objectif ici est bien de mettre en avant la nécessité de vérifier qu'aucun Sorcier potentiellement dangereux pour le Secret Magique n'entre dans nos pays. Comprenez ici que les démarches seront tellement lourdes pour ceux qui, à première vue, représentent une telle menace qu'ils finiront par ne plus voyager ou par s'éloigner de la civilisation moldue. Les différents conflits issus de leur Guerre Froide, notamment en Moyen-Orient, nous serons bien utiles. Nous devons protéger notre civilisation. Pendant quelques instants, Ferdinand parla avec la certitude du diplomate qui maîtrise parfaitement les enjeux politiques de son dossier. Mais là n'est pas la question. Un tel projet de loi, basé sur la Sécurité, mais qui enclenche les premières mesures Puristes internationales ne sauraient se passer d'excellents Grands-Electeurs qui sauront mettre en lumière les points démagogiques qui nous semblent essentiels. Il faut que Fawley maîtrise parfaitement cela, sans quoi notre mandat dans ce pays sera voué à l'échec. Il est essentiel que je le rencontre dès son élection, en somme. »

Ferdinand avait prononcé cette dernière phrase avec plus de calme, et plus de distance. Petit à petit, les choses se mettaient en place.

Du reste, le Directeur de la Coopération Magique Internationale avait su contraster avec son cousin. Si les mots de Chapman étaient froids et tranchants, ceux de Ferdinand semblaient enrobés de miel et de douceur. Chaque syllabe apparaissait comme musicale et importante, comme si le doucereux politicien s'appliquait à faire de ses prises de parole des partitions musicales sucrées, agréables à entendre. Avec toute son extravagance et son maniérisme, il maniait les mots comme un escrimeur sait manier l'épée. Il les connaissait, et maîtrisait parfaitement leur pouvoir.

« J'aurai d'ailleurs également besoin de votre soutien. Si d'aventure vous pouviez accorder une interview à la Gazette autour des risques sécuritaires actuels, cela me serait d'une aide considérable. Le débat international semblera essentiel pour la sécurité quotidienne du peuple. »

L'un avec l'autre, comme toujours.

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« Je vais te dire qui sont les monstres: les gens, en dehors de cette tente. Dans ta ville, dans toutes ces petites villes. Mes monstres, ceux que tu appelles dépravés, sont ces magnifiques héros qui offrent leur anormalité au monde. Ils donnent un rire frissonnant aux personnes en manque de spectacles. Chacun vit la vie qu'il a choisie. »
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MessageSujet: Re: Sous le soleil de Satan ♦ PV C. Rosier Mer 19 Juil - 16:07


La politique avait toujours agacé Chapman Rosier, de façon paradoxale, car il baignait dans la politique depuis son enfance. Mais il détestait ça. Il voulait de l'action concrète, carrée, logique. Ainsi, il se définissait plus comme un juriste que comme un homme politique. Les hommes politiques étaient en représentation constante, ils cherchaient à convaincre, à entrainer les masses avec eux. Chapman Rosier, lui se fichait absolument de l'approbation du peuple. Et même de ses pairs. Le vieux mangemort avait une vision, il se prenait pour le sauveur de la sorcellerie, ou en tout cas son envoyé : l'avis des autres ne pouvait donc pas compter. Là dessus, il était sans doute complètement fou ou allumé. C'était un vieux prêcheur, et sa voix prenait des accents messianiques pour évoquer le triomphe du Bien sur le Mal, du sang pur sur la souillure moldue, de la grandeur de la sorcellerie, qu'il faudrait retrouver à travers une lutte incessante. Il incarnait, lui et quelques uns de son courant, la forme la plus pure des idées puristes, des mangemorts. Ce n'était pas quelque chose de compatible avec la politique, qui exigeait compromis et concessions pour maintenir à flot le pouvoir. Pas étonnant donc, que Chapman Rosier n'apprécia guère Lucius Malefoy et son modèle de fonctionnement, plein de petites ou de grandes lachetés, et de renoncement.

S'il n'y avait eu que Chapman Rosier, il n'y aurait pas eu d'opposition, plus eu de tolérance, pour personne. Il n'avait jamais été un homme très patient, d'une part, et subir une opposition merliniste, l'idée même qu'elle puisse exister, agaçait. Aussi plaçait-il ses pions, gagnait-il peu à peu de l'influence, pour pouvoir mener à bien ses projets. Il prêchait, convainquait, renforçait son influence. Toujours avec sérieux, sans passer, sauf nécessité absolue, par les festivités mondaines du monde puriste : l'amusement, pour Chapman Rosier, la fête, était une perte de temps. Seule valait la grandeur de la sorcellerie. Le travail. Oui, il était au travail – au chemin vers ce qui durait. Le reste n'avait aucune importance pour lui. Pourtant c'était parfois nécessaire : ces chemins détournés, ces manœuvres, étaient parfois inévitables. Mais il ne voulait pas se mêler de ça. Son caractère le portait vite à l'agacement, et il n'aimait pas négocier. On obéissait, on faisait, on exécutait, avec Chapman Rosier. Il voulait des résultats, du concrets. Les alliances, l'influence, et compagnie, non. Il rendait service et on lui rendait service. Il demandait et recevait – car il avait les moyens de détruire si on obéissait pas. C'était une méthode, celle de Ferdinand Selwyn, son cousin, en était une autre.

Ils n'avaient pas le même âge : Chapman était le plus vieux, celui qui avait commencé le plus tôt. Mais la similarité de leur parcours, chacun dans leur domaine, frappait. Ils étaient, à la vérité, complémentaire. Ferdinand accomplissait l'oeuvre indispensable de compromis et de manipulation que le Padre n'avait pas la patience ou l'envie d'accomplir, mais qui servait leurs desseins à tous deux, car ils avaient finalement le même: celui d'un purisme total et absolu.

Voilà pourquoi Chapman cherchait à placer un pion à lui comme grand électeur. Il voulait, là encore, des résultats. Son poste de directeur de la Justice Magique, le département le plus important du ministère, lui permettait de contrôler la traque des merlinistes. Mais ce n'était pas assez. Il voulait, à terme, la fin de l'opposition, la fin de ce pseudo-système démocratique. Ils avaient gagné la guerre et ils risquaient de tout perdre parce que Malefoy faisait la fête et pensait plus à son confort qu'à la réussite du pays.

Cette élection était une occasion unique d'inverser la tendance. Chapman, finalement, était bien content d'avoir gardé Fawley à portée de main. Il eut un léger sourire, sans aucune chaleur, alors que Ferdinand évoquait le rôle des journalistes.

« Je préfère, à tout prendre, qu'ils aient donné l'information : Malefoy ne peut plus reculer, ainsi. »
Il ajouta d'un air plus sombre : « S'ils peuvent trouver avant que le MpM ne l'annonce le nom de leur candidat, je vous avoue que ça me conviendrait tout à fait. Je suis presque sûr qu'ils enverront Harper, mais nous ne sommes jamais à l'abri d'un revirement, avec toutes leurs instabilités... »

Ce serait a priori facile à vérifier. La Gazette du Sorcier n'était pas la seule source d'information dont Chapman Rosier disposait, à vrai dire. S'il ne possédait pas au sens strict un véritable réseau d'espions, comme Ferdinand, on pouvait dire qu'il avait de nombreux amis bien placés au sein des bons milieux, en Angleterre, ou du moins des gens qui lui étaient redevables, les amis de Chapman Rosier étant une espèce fort rare.

On continua sur les conséquences du choix de Fawley. Chapman but une gorgée de café et rangea le journal aux confins de son bureau, rangé au cordeau. Il se permit un conseil :

« Essayez de ne pas me le traumatiser : il est influençable car peu sûr de lui, à mon sens. C'est le parent pauvre des Fawley, il s'est élevé tout seul grâce à ses affaires, nombre de personnes que nous connaissons aiment les loisirs qu'il organise et fréquenter ses restaurants, certes, mais je doute qu'il soit habitué à participer à des événements dans le genre de vos diners – pas comme invité, en tout cas. »

C'était du mépris de classe, un peu, car oui, car Fawley n'était pas riche à l'échelle de la fortune familiale des Rosier ou des Selwyn. Il écouta les doutes de Ferdinand avec intérêt : tout avis était bon à prendre. Il répondit en exposant précisement, sans fard, l'idée qu'il se faisait de la candidature du restaurateur.

«  Fawley a pour lui un parcours de rédemption. Il a fait le chemin dans le bon sens, si vous voulez. Il a certes épousé une sang de bourbe, mais s'est rendu compte de la bassesse de celle ci, et l'a assassiné pour s'en débarrasser. Les merlinistes vont le trouver détestable. C'est une difficulté, mais c'est un gage pour la ligne la plus dure du parti – comme mon soutien, par ailleurs. D'un autre côté, je crois que son parcours, sa manière d'être, ont de quoi convaincre l'électeur moyen qu'il fait partie de la même classe qu'eux. »


Leurs discussions étaient toujours franches : on abordait clairement les points problématiques, et si les vues étaient parfois un peu différentes, voire si des désaccords apparaissaient, ils se réglaient souvent d'eux mêmes, tant ils ne faisaient pas mystères de leurs positions et en débattaient jusqu'à ce qu'elles s'accordent, toujours de façon aimable. Pas de secrets et aucuns mystères : ils jouaient toujours dans le même camps.

« Fawley m'est redevable de n'avoir fait que dix ans de prison au lieu de trente. Je pense qu'il m'obéira : il m'est reconnaissant de cela, ceci sans aucune ambiguité. »
Il fronça les sourcils et ajouta pensivement : « A mon sens, le plus problématique n'est pas l'opposition – il faut voir venir qu'ils enverront, comme je vous le disais. Non, ce me semble, l'influence la plus néfaste qui pourrait perturber Fawley, c'est Joseph Emerald. Nous devrons faire en sorte qu'il cesse de fréquenter son établissement, et tous les petits services d'ordre sexuels sordides qu'il propose... »

Ce n'était pas tant qu'il ait une maitresse qui était problématique. C'était qu'il s'agisse de prostitué(e)s. Tout le monde avait des liaisons, ce n'était pas important, l'essentiel était d'éviter le scandale. La fréquentation de ce bougre de Emerald, qui avait su se rendre indispensable aux loisirs puristes d'une société qui n'aimait que l'amusement, le dépassait.

« C'est un homme que je crois raisonnable, si nous le manions bien, nous parviendrons à nous arranger de cela. »

On passa à des projets plus ambitieux, l'après élection – la victoire ne devait faire aucun doute dans leurs esprits. Comment imaginer qu'un jeune premier prétentieux comme Harper, un communiquant modéré, puisse gagner ?

« Bien entendu, je tenterai de trouver un créneau pour les voir dans la semaine qui vient. »
Chapman tourna une page de son agenda et griffonna quelques mots pour se souvenir de contacter le journal. « Quant à Fawley, à l'évidence, nous ne le lâcherons pas seul dans la nature. J'ai prévu de lui fournir une équipe de conseiller, de le faire répéter. Si vous voulez adjoindre quelqu'un de votre choix à son équipe de campagne pour qu'il soit en accord avec votre ligne, je pense que ce serait parfaitement possible. » Il fronça de nouveau les sourcils : « J'entends également proposer – et bien entendu, qu'il vote ce projet – un renforcement de la traque des sang-de-bourbe. Meilleurs contrôles, plus de sévérité. Beaucoup ont échappé à la commission, mais Malefoy n'a pas l'air de trop s'en soucier. Avec un nouveau grand électeur de notre coté, il sera plus facile de faire voter ceci. Cela concerne majoritairement la politique interne, mais nous savons que certains se sont enfuis dans quelques pays européens : je pense que faciliter les extraditions en revoyant nos accords serait une bonne chose. Bien entendu, il va me falloir votre aide, il faudrait faire venir mes homologues et les votres ici, et nous pourrions négocier – j'ai peur cependant qu'il y ait quelques réfractaires. A votre avis, sur qui pouvons nous compter ? »

Il avait été à la coopération internationale, un temps, mais le monde extérieur changeait vite lorsque Chapman Rosier ne s'en préoccupait pas, et il fallait bien avouer que son cousin était plus à l'aise sur ces questions ci.

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MessageSujet: Re: Sous le soleil de Satan ♦ PV C. Rosier Ven 21 Juil - 23:56

Les troubles bipolaires qui définissaient tant Ferdinand Selwyn ne le lâchaient pas une seule seconde. Socialement, c'était une véritable sinécure que de devoir rentrer en lien avec différents individus. Il investissait une émotion telle qu'il en sortait épuisé, bien qu'il lui semblât impossible de faire autrement. Être aussi extraverti et mondain était pour lui le croche-pied fait à l'existence ; le moyen de contrôler les codes d'un monde qui risquait à chaque seconde de le détruire.
C'était pour cette raison qu'il ne dormait que peu. Les assouvis des rapports sociaux se couchent après de longs dîners ou de longues soirées, heureux d'avoir dépensé leur énergie dans des rapports humains dans lesquels ils aimaient se sentir dominés ou dominants. Ils passaient une nuit merveilleuse, où ils récupéraient simplement d'une journée où ils avaient dépensé de l'énergie et digéraient sereinement toute l'énergie qu'ils avaient reçue. Pour Ferdinand, une bonne partie des soirées et des nuits qui suivaient les dîners n'étaient consacrées à de salvateurs moments de solitude, où la lecture ou l'écoute de la musique était pour lui les seuls véritables dépenses physiques qui lui permettaient de bien dormir. L'énergie consacrée à maîtriser la société l'épuisait souvent sans qu'aucune autre ne vienne l'équilibrer et lui permette de bien dormir. Il lui fallait être seul, livré à lui-même, seul dans son malheur et sa monstruosité pour enfin se couper de ce monde qu'il haïssait.
Il lui arrivait donc bien souvent d'observer ses invités ou les compagnons d'un soir avec une étrange distance, se voyant lui-même en pleine représentation sociale. Il en devenait cynique et se devait de redoubler d'extravagance pour contrôler cette détestation viscérale pour l'humanité ambiante. C'était très certainement pour cette raison qu'il semblait si affable mais si distant.

Différents palliatifs avaient été trouvés au fil des années pour lui permettre de réguler sa dépense d'énergie.
Son cerveau bouillonnant, il avait bien souvent envie de le faire taire. Les rapports sociaux étaient si lourds pour lui qu'il courait après la légèreté comme un malade qui tente encore de vivre, même quelques secondes. Des choses les plus saines à celles les plus dangereuses y passaient. Enfant, il était tombé dans les livres et la fiction pour échapper à son quotidien, pour échapper à la réalité cruelle qui lui renvoyait sans cesse l'image d'un enfant différent. Puis, rapidement, il s'était rendu compte du fossé creusé entre la réalité et les mondes fictionnels. Il s'était réveillé grisé de ses expériences de lecture et avait connu une nausée à l'idée d'exister dans ce monde qu'il avait fuit si longtemps. Petit à petit, pendant un temps, les livres avaient représenté une forme de danger. Ils n'étaient que les médicaments éphémères pour apaiser les douleurs sociales du jeune Ferdinand. Cruels, ils ne faisaient que rendre plus grande encore la désillusion du quotidien. Ils ne faisaient plus que se battre contre des moulins.
Ses dîners de jeunesse aidant, il s'était familiarisé avec l'alcool et s'était agréablement rendu compte que ces substances fermentées lui permettaient de vivre avec plus de facilité les rendez-vous sociaux avec l'humanité. Cela devint la seule joie de sa journée lorsqu'il savait que ses parents recevaient le soir même. L'idée même de découvrir un bon vin ou de sentir le sucre de l'hydromel se poser sur ses lèvres le faisait tenir face à l'épreuve qui l'attendait. Mais plus les dîners passèrent, plus l'alcool se comporta comme la littérature et ne permit plus à Ferdinand de supporter l'énergie des dîners. En y sortant, il était toujours aussi abattu qu'au début des rencontres. Il lui fallut alors boire même après, se réserver un temps où le corps se laisserait aller petit à petit, qu'il accepterait enfin d'évacuer l'émotion des autres qu'il avait capitalisée.
Désormais, il réunissait autour de lui tous les moyens de survivre. Livres, alcool, tabac et drogue étaient les meilleurs moyens pour lui d'oublier une condition humaine à laquelle il refusait de se soumettre. Cela ne faisait qu'éteindre, un temps donné, les désirs qui le dévoraient sans cesse.

Chapman Rosier avait toujours su calmer Ferdinand.
Le vieil homme était devenu comme une sorte de figure paternelle, à côté de laquelle le doucereux diplomate se sentait constamment en sécurité. Il était la représentation idéale de ce vers quoi Selwyn avait toujours voulu se diriger. L'incarnation utopique de sa propre représentation humaine. Intelligent, fin, cultivé, mais sensiblement autoritaire et viril. Rosier dégageait un charisme auquel Ferdinand était considérablement sensible. Il retrouvait en lui un père éternel, parti bien trop tôt. En apprivoisant Rosier, Ferdinand avait réapprivoisé la figure d'un père qui ne le connaissait pas et ne l'avait jamais compris. Il montrait à cet autre père qui il était devenu et avait d'intenses conversations qui l'élevaient face à Rosier. Le parcours mutuel qu'ils avaient tous les deux était ce lien qu'il n'avait jamais eu avec son propre père. Il savait que Chapman pouvait compter sur lui, assurance qu'il n'avait jamais eue devant James Selwyn, son père.
Mais par delà l'image paternelle de substitution, Ferdinand voyait Chapman comme son égal. Pour une fois dans sa vie, il ne ressentait un quelconque rapport de domination proportionnelle et relative avec un être de sexe masculin. Jamais il n'avait eu envie d'être dominé par cet homme, d'être physiquement dans les mains d'un mâle, de même que jamais il ne s'était senti supérieur à son cousin. Il était son égal, avec son propre univers et sa propre personnalité. Il ne s'était jamais senti inférieur à cet homme qu'il ne voulait ni contrôler ni impressionner.
C'était, à n'en pas douter, sa relation humaine la plus intense et la plus saine.

A l'évocation de Lucius Malfoy, Selwyn se rembrunit.
Il n'avait vu l'actuel Ministre de la Magie que comme un opportuniste, sautant sur n'importe quelle réussite des Mangemorts pour se faire valoir auprès du Seigneur des Ténèbres. Maintenant qu'il avait presque supplanté Voldemort en accédant à des fonctions qui prétendaient lui donner un pouvoir sur les affaires du monde, il ne s'occupait guère de ceux qui avaient toujours fait le travail à sa place, au nom d'une cause à laquelle lui-même ne croyait que par tradition.
Chapman et Ferdinand s'évertuaient donc à agir au nom de l'idéologie en laquelle ils croyaient plus qu'en quoi que ce soit. Ils préparaient un bilan qui, face au Seigneur des Ténèbres, ne serait pas celui de Lucius Malfoy. Progressivement, l'un avait préparé l'Angleterre au retour de Voldemort, tandis que l'autre s'assurait déjà que ce dernier acquière un pouvoir conséquent dans le monde.

« Certes, cher ami. Ferdinand tira une bouffée de cigarette puis en recracha la fumée en exécutant un maniéré mouvement des lèvres. C'était à croire qu'il venait de goûter à un quelconque bonbon dont le sucre s'imprégnait encore dans sa bouche. Mais Malfoy pourrait également reprocher au parti de ne pas avoir été mis au courant. Il nous faut surtout savoir comment la population réagit, de manière à mieux parer les éventuelles exactions harassantes de notre cher Ministre. Je peux lancer quelques oisillons sur cette affaire et voir de quelle manière le peuple réagit face à ce nom de Fawley. »

L'idéologie et sa conception avaient toujours intéressé Selwyn, bien que ce fût Chapman qui était le plus imprégné par la nécessité de la mettre en place dans la société sorcière anglaise. Ferdinand, lui, arrondissait les angles et passait la majeur partie de son temps à faire en sorte que cette idéologie travaillée par Rosier soit bien mise en place dans la société. Il lâchait régulièrement ses petits oiseaux à travers le pays et tentait de voir comment les lois de son cousin passaient au quotidien dans l'esprit du peuple. De cette manière, l'idéologue Rosier, en écoutant les rapports du sociologue Selwyn, adaptait sa conception philosophique du Purisme pour mieux servir les intérêts du Seigneur des Ténèbres.
Sur tous les plans, le duo politique que les deux cousins incarnaient fonctionnait à merveille.

Au moment où le Directeur de la Justice Magique mis en garde son cousin quant au traumatisme possible d'un dîner chez lui, le gras petit homme lâcha un « Oh ! » tandis qu'il avalait avec difficulté une gorgée de son thé dont tenait délicatement, le petit doigt levé, la tasse dans laquelle il avait été versé.
Cela eut l'air de grandement amuser le Directeur de la Coopération Magique Internationale, qui fit tout de même en sorte d'avaler sa gorgée tout en reposant sa tasse.
Il reprit alors, laissant voir qu'il avait manqué de s'étouffer.

« Mais enfin, mon ami ! Il s'avança sur son fauteuil, posant ses mains meringuées sur ses jambes bulbeuses croisées. Vous savez bien que je fais toujours en sorte d'inviter les bonnes personnes aux bons moments, de manière à ce que rien ne nous échappe. Je tâcherai d'inviter quelques Puristes modérés, deux ou trois intellectuels bien suffisants et cyniques, qui engageront la conversation sur les possibilités de changer la société. Notre bon ami Fawley ira de sa propre expérience et nous oublierons les potentiels désagréments sociaux qui le feront se sentir exclu. Nul ne lui fera bien peur quant à la nécessité de réformer profondément notre société et il lui semblera que nous sommes guère une bande de sociopathes dangereux ! »

Il se mit à pouffer, amenant sa dodue main vers sa dodue bouche et gigotant dans tous les sens, de manière à faire bien voir que cette image d'eux avait cyniquement de quoi être vraie.

Cela avait été toujours ainsi, dans les dîners qu'organisait Ferdinand Selwyn.
Il avait toujours fait en sorte d'inviter les bonnes personnes, de manière à mieux maîtriser les représentations sociales. Aux plus extrémistes, il faisait venir des idéologues convaincus et racistes, des chasseurs de primes, des reclus de la société, quelques chefs d'entreprise qui ne voyaient la réussite que par le gain financier et la survie sociale. Lorsqu'il lui fallait recevoir de riches personnes qui n'avaient aucun intérêt pour la politique mais qui concédaient à donner de leur argent dès lors qu'elles se sentaient importantes, il avait pour habitude d'inviter de jeunes entrants dans la société. De jeunes universitaires, quelques avocats impressionnables, de vieilles héritières qui compensaient leur ennuyeuse et misérable existence par quelques relations où elles se sentaient importantes.
Tout cela n'avait pour dessein que de laisser imaginer à ces gens qu'ils appartenaient bien au monde qu'ils s'étaient représentés. Démiurge malin, il jouait avec ses invités comme on joue avec des pantins de bois, les faisant interagir dans un univers fictionnel qu'il avait par avance conçu et mis en place. Il demeurait là, pieuvre glaciale qui manipulait les poissons dans son sombre océan.

A l'écoute du parcours de Fawley, Ferdinand redevint l'enfant d'antan écoutant quelque histoire passionnante sur un héros au "parcours de rédemption".
Il y avait ici, à n'en pas douter, le moyen de se servir de cet homme pour amadouer un peuple aussi friand de fictions.

« Eh bien, très cher, nous avons ici une belle aubaine ! Voyez un peu ! Le peuple aime ce genre d'histoire, où quelque femme dangereuse s'attaque à un homme empli de bonne volonté. La voix de Ferdinand ressemblait à celle d'un bonimenteur annonçant le prochain spectacle de foire, où quelque femme à barbe ou homme à deux têtes viendrait purger les émotions d'une humanité en demande de sensations fortes. Nous devons tourner cette histoire à notre avantage. Il est impératif de faire en sorte que Fawley rencontre un journaliste. Nous devons faire de sa vie un récit auquel n'importe quel rossard trouvera le moyen de s'identifier passionnément à ce personnage qui nous créerons ! »

Les deux visions politiques des deux hommes étaient bien différentes.
Ferdinand avait eu pour habitude de créer l'illusion du pouvoir, celle où d'aucuns se pensaient puissants tandis que d'habiles marionnettistes s'occupaient réellement des affaires du monde. De son côté, Chapman transformait les esprits, apportait le texte à la mise en scène de Selwyn.

« On m'a en effet rapporté une rencontre entre les deux. Les projets fleurissent et ce chevalier servant d'Emeral est une écharde dans beaucoup de mes affaires ! Mais notre bon ami Joseph a un point faible. Ses duels clandestins lui apportent une somme considérable et nombreux de mes petits oiseaux ont eu plusieurs fois affaire avec lui. L'enrichissement est l'un de ses principaux buts. C'est sans nul doute par ici que nous saurons y trouver un point faible. A nouveau, Selwyn inspira une bouffée de tabac avant de reprendre la parole. La pègre est un univers bien amusant, où les meurtres sont rares. J'y ai quelques oisillons qui aiment me raconter comment quelques garçons mettent en place mille et une stratégies dans l'objectif de survivre. Hélas, c'est bien un milieu social que je maîtrise pas. Vous avez bien plus d'influence. Et peu de gens du monde international viennent à parler de lui. »

Quant vinrent les projets de loi, Ferdinand fronça des sourcils et écouta attentivement son cousin.
Les deux points soulevés avaient bien pour objectif de mettre en place progressivement l'idéologie Puriste. Une construction politique délicate et progressive.

« Il serait peut-être possible de faire en sorte que la Commission soit transférée dans votre Département? Il ne doit être guère compliqué de présenter au cabinet de Malfoy le bilan de cette Commission qui, en effet, est bien défaillante. Ajoutez à cela une dimension sécuritaire importante. Bien des criminels se sont dispensés de cette Commission ! L'éternelle sécurité comme excuse à la mise en place d'une idéologie conservatrice, de toute évidence. Du reste, il faut bien prendre conscience que nos excellentes relations ne sont pas toujours de mise dans les autres pays. De nombreuses politiques nationales ne coïncident pas toujours avec les projets internationaux. Les Directeurs de Département, Secrétaires d'Etat ou Ministres s'opposent de bien nombreuses fois. Pour peu que nous ayons un Directeur chargé des affaires diplomatiques sensible à notre cause, il lui sera guère possible d'imposer à son collègue la nécessité de l'extradition. Là encore, je saurais que vous conseiller de miser sur les enjeux sécuritaires et judiciaires. A première vue, l'Allemagne et le Danemark seront des alliés de taille. De grandes puissances comme les Etats-Unis et le Japon sauront donner l'exemple et il vous faudra travailler avec les Mystères afin de concrétiser des extraditions de leurs concitoyens vers leurs pays. Je peux vous apporter sous une semaine un projet de traité commun amélioré autour de la criminalité. Je saurais sans nulle doute ajouter à ces quatre pays d'autres nations comme l'Italie, la France ou même l'Espagne. Il vous faut, de votre côté, tenter de qualifier juridiquement le refus de se présenter à la Commission d'Enregistrement comme un crime ou une tentative d'élaboration terroriste. L'objectif serait double. Un accord international sur la criminalité ainsi qu'un isolement de certains pays qui refuseraient de coopérer. L'enjeu sécuritaire serait au coeur des débats et mobiliserai les différents peuples. Nous devons jouer sur leur droit à la sécurité. »

Jouer, sans cesse jouer.
C'était bien ce qu'ils faisaient de mieux ; enfants-tyrans du monde.

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« Je vais te dire qui sont les monstres: les gens, en dehors de cette tente. Dans ta ville, dans toutes ces petites villes. Mes monstres, ceux que tu appelles dépravés, sont ces magnifiques héros qui offrent leur anormalité au monde. Ils donnent un rire frissonnant aux personnes en manque de spectacles. Chacun vit la vie qu'il a choisie. »
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    | Mangemort ;; Directeur de la Justice Magique
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    Chapman Rosier


MessageSujet: Re: Sous le soleil de Satan ♦ PV C. Rosier Lun 14 Aoû - 21:10

Rosier, c'était la froideur même. On ne savait pas ce qu'il pensait, on ne voyait que la glace qui composait le masque de son visage, et un regard visionnaire mais tellement bleu et perçant qu'il en prenait la couleur de l'acier. Il était sans fissure, lisse : le temps et les événements passaient sur lui comme l'eau coulait sur la roche, il fallait une éternité pour qu'elle la brise. Rien n'avait de prise sur lui, à ce qu'il semblait – c'était faux, bien sûr, mais toutes les blessures, les joies, et les peines, étaient enfouies si profondément en lui qu'il ne semblait plus rien ressentir. Il était hors du réel, ou plutôt, il le regardait avec le mépris que peuvent avoir ceux qui se prétendent intellectuels pour la réalité quotidienne des gens qui ne réfléchissent pas aux mêmes problèmes qu'eux.

Chapman Rosier était obstiné et avait l'obsession du purisme. A cet égard sans doute était-il devenu fou, se voyant austère prophète d'un messie qui devait être Voldemort, mais il y avait aussi quelque chose de flamboyant chez ce vieillard qui prenait des allures de Don Quichotte, qui toute sa vie s'était battu contre des moulins à vent et qui avait toujours été en décalage par rapport au monde. Sa détermination, son courage avaient quelque chose d'inhumain, d'autant que ce qu'il exigeait de lui-même il l'attendait aussi des autres. Il considérait comme de la lâcheté de parler de quelque chose d'autre que du purisme : cela revenait à taire le purisme. Il menait une vie de combat, sans trêve ni repos. Il voulait la grandeur de la Sorcellerie, et que sa famille y participe. Elle en avait le droit parce qu'elle portait un nom millénaire, mais aussi le devoir, pour les mêmes raisons. Vieux et anciens, les Rosier étaient purs, représentaient, comme le reste des Vingt Huit Sacrés, l'idéal de la Sorcellerie. Donc ils devaient la guider, et être prêts. C'était une vie difficile et de sacrifice, à laquelle Chapman tentait de préparer les siens, avec rudesse. La seule vie digne d'eux, c'était une vie de héros, il voulait que le monde entier les admire, les suive, et alors ils seraient sauvés, eux et la populace grouillante, et il pensait que tout autre critère, la vie de famille paisible et harmonieuse, les joies simples, le jardin qu'on cultive à l'abri des regards, n'étaient rien d'autre que des autosatisfactions de ratés.

Dans cet immense combat, chacun avait sa place. C'était une partie de jeu d'échec, où il était à la fois pion et maitre du jeu, comme tous les autres pions, même s'il se flattait d'avoir un peu plus de pouvoir que tous les autres. Un Voldemort était le roi, essentiel mais si vulnérable qu'il en devenait inutile. Malefoy, un pion, un simple pion, utile de temps en temps, mais prévisible. Lui-même, Rosier, se visualisait comme une tour. Dans sa manière de faire de la politique, Chapman ne déviait jamais de son objectif, jamais un pas de côté, et il emportait tout sur son passage. La trajectoire rectiligne et la solidité de la tour lui convenait. Il ne rognait pas sur ses convictions, telle une tour.Voilà pourquoi il faisait partie des minoritaires – minorité qui gagnait du terrain, cependant. Chapman aimait mieux être chef de trois personnes que féal de quelqu'un qui en rassemble des millions. Ferdinand Selwyn était apprécié de lui pour cela : malgré les circonvolutions, la personnalité qu'il avait, son cousin n'avait jamais, lui non plus, abdiqué ses convictions. Il était un allié utile. Toujours à son poste, celui de l'apparat, de la communication, de l'hypocrisie qui rendaient les gens prisonniers lorsqu'on flattait leur ego. Chapman n'avait pas la patience pour cela, et il admirait sincèrement Selwyn de savoir faire cela.

« Drago m'apprécie, et il n'a pas protesté, il saura convaincre son père. »
Même si c'était Narcissa qui tenait réellement les rênes du parti. « Ils ne pourront rien faire si l'opinion populaire est avec Fawley, de toute façon. Vos espions nous serons utiles pour savoir ce qu'il convient de faire pour le hisser en héros populaire. Nous embaucherons qui il faudra pour prendre ces mesures. »

Selwyn avait plus d'une corde à son arc et raisonnait vite. L'intelligence, même différente de la sienne, était la seule chose, hormis le sang pur, pour laquelle Chapman Rosier avait de la considération. Sans doute était-ce pour cela qu'il s'entendait si bien avec Selwyn, alors qu'il eut sans doute anéanti quelqu'un buvant, parlant, fumant autant que le directeur du département de la coopération magique internationale s'il avait osé faire la même chose que le mangemort qui occupait présentement l'autre siège de son bureau. Longtemps, il avait pensé que Ferdinand était un genre de Fou, éliminant les gens d'un coup, d'une longue diagonale acérée, invisible sous le sourire qu'il avait. Avec le temps, il le voyait plutôt comme un cavalier, imprévisible et décisif dans des moments inattendu. Sans doute à cause de la solitude qui régnait autour de son cousin. Même lui n'était jamais réellement parvenu à décrypter le personnage.

On se mit à parler communication, apparence, mondanité, scénario. Chapman était sans doute un marionnetiste : il écrivait la pièce, et regardait le monde jouer, détruisant les acteurs s'ils déviaient du texte qu'il prévoyait pour eux. Il ne fallait pas brusquer les étapes, de pas embrouiller les personnages. Une fois rassuré sur les petits dîners de Selwyn, il continua :

« Oh, il en rencontrera, quand il sera prêt, habitué à son rôle. Dans un premier temps, je vais le manipuler un peu pour qu'il y croit lui-même ; il faut qu'il soit convaincu, sinon, nous échouerons. Bien entendu, cela ne veut pas dire lui donner une marge de manœuvre significative, mais il doit prendre de l'assurance. »
Il réfléchit un instant. « Quoiqu'un portrait dans la Gazette serait flatteur pour son ego et l'aiderait à prendre de l'assurance, en plus d'être utile à notre campagne. Mais je ne le jetterais pas aux griffes de Nott. Hypérion serait capable de le détruire juste par amour pour l'information. Plutôt West ou Prestley. Ils feront ça très bien. »

Chapman n'avait pas d'amis. Seulement quelques rares alliés. Le reste du monde lui devait quelque chose et par conséquent, quand il ordonnait, ils faisaient. C'était la bonne société britannique sang pure, riche, daignant parfois être utile sur la scène politique ou avoir une influence sur les cercles qui l'intéressait.

« J'y ai des contacts parce qu'ils parient sur les duels qu'il organise. Déboulonner Emerald, ce serait déboulonner la moitié des familles puristes...y compris, je le crains, notre bon Malefoy, qui se sert de lui comme informateur pour apprendre ce que nous savons déjà, que la moitié du pays le prend pour un imbécile. »
Il secoua la tête et reprit avec mépris : « Il a su se rendre indispensable, pour le moment, il offre du pain et des jeux, à sa manière. C'est l'ivresse du pouvoir. Ils finiront par revenir à la raison, je l'espère. J'y travaille, et ce jour là, ce sera sa fin. »

Ils évoquèrent encore les réformes : c'était une habitude, pour eux, de refaire le monde, mais c'était bien la première fois, depuis qu'ils occupaient des postes d'une telle importance, que Chapman Rosier et Ferdinand Selwyn avaient l'opportunité de donner à leurs projets une réelle résonnance.

« A mon sens, je crois que vous pourriez travailler avec l'Afrique du Sud, leur rôle n'est pas à négliger là-bas. J'y ai encore de bon contact. Stanger, mon homologue à la Justice Magique m'a redit l'autre jour qu'il aimerait vous rencontrer. Je ne sais pas si vous connaissez Rebecca Cartwright, leur directrice de la coopération internationale ? Elle vient de remplacer Wilford, elle est pleine de bonne volonté, je suis sûr qu'il y a quelque chose à tirer de cette jeune génération. »


Ils passèrent ensuite à la politique interne. Chapman soupira quelque peu.

« Leur crime principal est de s'approprier une magie qui ne leur appartient pas. »
Il ne croyait pas à la théorie du vol de la baguette. Il croyait que les nés-moldus venait d'un autre monde qui ne devait pas se mélanger au sien et qu'ils étaient des erreurs de la nature. « Un jour, cette idée sera suffisante à leur condamnation, je l'espère. En attendant, il va nous falloir l'inclure dans une série d'autres mesures. Nous pouvons jouer avec leur lien avec l'Ordre du Phénix. Ceux qui ne se recensent pas y sont généralement liés : nous pouvons arguer, au delà de cette raison idéologique, que ne pas se soumettre à la commission, c'est de facto soutenir l'Ordre. Une complicité, si vous voulez. Et si la commission passe sous le contrôle de mon département, nous pourrons plus facilement lancer les recherches contre eux. Quant à ceux qui s'y soumettent, évidemment, interdiction d'exercer un emploi à responsabilité, et placement sous contrôle judiciaire. Toute cette engeance est lié au mouvement merliniste, qui génère troubles, manifestations et terrorisme, nous pourrons arguer qu'ils doivent être contrôlés par sécurité. Je crois qu'il nous faut procéder par étape sur cette question, elle va être clivante et il va falloir jouer finement. D'abord un contrôle et une ostracisation, puis l'enfermement, puis l'élimination. Et régler cette question de l'extradition de la même manière. Un petit coeur de pays, puis un élargissement progressif, en partant de ceux que nous citions. »

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Sous le soleil de Satan ♦ PV C. Rosier

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