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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Une âme pour deux || Adrian Rosier

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    | Serdaigle ;; 5ème année

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Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
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Alice Rosier


MessageSujet: Une âme pour deux || Adrian Rosier Lun 19 Juin - 17:38


« De tous, ceux que je préfère, ce sont les carnassiers. Voraces et arrivistes ce sont les meilleurs politiciens que j’ai connus. ». Alice s’arrêta un instant, le temps de réfléchir à ce qu’elle lisait. C’était dans son rituel littéraire. S’arrêter, prendre le temps, surligner, noter, réfléchir, chercher, puis continuer. Elle prenait parfois un temps fou à finir un livre simplement par sa curiosité bouffante. De qui Dorian Von Breecht voulait-il parler ? Il ne pouvait décemment pas parler dans le vide vu qu’il avait consacré sa vie et son œuvre à traiter de la subtilité du langage et du sarcasme au cœur de la société. Il évoquait nécessairement quelqu’un, mais elle était bien embêtée de ne pas savoir qui. Un texte était toujours plus profond et intéressant lorsqu’on en connaissait les tenants. Breecht réglait ses comptes ici, la question restait de savoir avec qui.
En parlant de compte, la réflexion mena Alice à refermer l’épais ouvrage. Elle avait presque oublié qu’elle avait encore du linge sale à traiter. Heureusement Breecht était toujours là pour lui rappeler la foutue merde dans laquelle elle se foutait régulièrement. D’un pas ennuyé et ennuyant, elle rangea le livre au cœur de l’immense bibliothèque des Rosier, au fond du manoir familial. Le bruit sourd de la reliure en cuir frappant le bois durci de l’étagère résonna dans la salle vide de tous les sons. Elle s’étala sur la table d’étude, et siffla son elfe de maison qui rappliqua sans attendre. Elle lui glissa quelques mots à transmettre et celui-ci parti. Sans s’en rendre compte, elle avait passé plusieurs heures ici, à jongler d’ouvrage en bouquins. Elle se retrouvait maintenant comme saoule de lecture. En quittant la pièce, le soleil de fin d’après-midi lui perça la rétine. Elle râla en se cachant les yeux avant de monter dans sa chambre.

Alice Rosier et son grand-frère Adrian ne s’étaient pas revus depuis quelques semaines, après les festivités Baachus. Elle avait beaucoup de choses à lui dire, mais surtout énormément de vérités à écouter. Adrian était probablement le seul capable de la contenir, de lui faire changer d’avis sur ce qu’elle estimait être la réalité. Il avait l’expérience de la famille Rosier, le passif dur et inconnu d’Alice qu’elle estimait pourtant autant qu’un bel écrit. Elle avait besoin de s’excuser, mais aussi de comprendre. Comprendre ce qui arrivait à sa famille. Pourquoi ces conflits incessants ? Pourquoi cette haine palpable ? Pourquoi ne pouvaient-ils pas vivre ne serait-ce qu’une soirée paisible comme au début, quand elle était petite ? Elle s’en souvenait encore. Adrian et Morgan se chamaillant, amenant Alice au cœur des forêts avoisinant le domaine pour quelques expéditions nocturnes. Ils lui avaient appris tant, qu’elle n’acceptait pas d’en savoir désormais presque autant qu’eux. Du moins, il semblait qu’elle ne pouvait plus apprendre par le rire et le partage. Simplement par les cris et la douleur. Le déchirement qu’elle ressentait depuis le dernier repas des Rosier laissait un vide blessant au fond d’elle.

Alors, elle devait prendre en main son destin, celui de sa famille aussi. Du moins sa survie. Si personne d’autre ne voulait le faire, elle investirait au moins cette action. Celle de la réconciliation. Enfilant son manteau, elle descendit les marches du hall jusqu’à rejoindre la salle à cheminettes. Alice se rendit immédiatement au chemin-de-traverse où résidait son aîné. Elle n’était pas allée chez lui depuis plusieurs mois. Par manque de temps, par manque d’envie.

La population de la rue marchande la plus connue d’Angleterre la gênait. Elle ne se sentait pas spécialement supérieure, simplement oppressée par le monde. Habituée au calme, à la solitude des grands espaces, se retrouver au milieu d’une foule compacte la rendait quelque peu nerveuse. Elle se précipita dans une des rues annexes pour rejoindre l’adresse d’Adrian. Elle sonna une fois en bas et monta les escaliers jusqu’à l’appartement du bonhomme. Elle ne s’était pas fait d’idées préconçues sur les changements que le lieu avait dû subir depuis ces quelques mois. Son attention se porta bien plus sur le visage de son frère lorsqu’il ouvrit la porte. Petite face à lui, elle levait les yeux, un peu honteuse, un sourire en coin, gênée. Elle le salua avant de l’embrasser timidement puis entra. Jetant quelques regards discrets ici et là, elle analysait la pièce comme l’aurait fait n’importe quelle personne alerte. Il lui indiqua le canapé du salon pour s’asseoir, elle s’exécuta. Restant jambes serrées, les mains entre ses genoux, elle semblait si sage et docile qu’on aurait eu peine à croire qu’elle se soit un jour énervée. Il lui apporta de quoi boire, un énième jus de fruit car tout le monde savait évidemment qu’elle en raffolait, et s’installa face à elle. Elle hésita à embrayer sauvagement sur le sujet tabou mais se retint intelligemment.

A dire vrai, stressée, elle bu d’une traite son jus de fruit, le reposa lentement et d’une voix peut-être timide mais cherchant la rédemption essaya :

- Et… enfin, la dame de la dernière fois, c’est … heu, enfin, c’est ta copine ? très jolie ! Je… enfin, ça a l’air de quelqu’un de tout à fait respectable ! De bien, quoi. Comme toi, enfin, vous avez l’air bien ensemble et puis c’est un… un joli tableau et heu…

Elle avait ses propres échecs. Souvent sociaux d’ailleurs. Elle était souvent bien à côté de la plaque. Adrian la connaissait, mais réagirait-il comme il l’avait toujours fait ? Mystère. Elle préfère dégager les moindres pensées spéculatives et monopoliser la parole. Comment pouvait-on la gronder si elle empêchait tout le monde de parler ?

- Tiens, j’ai vu un truc hallucinant l’autre jour ! Un type d’Islande a mis au point un système magique permettant de prévoir à l’avance les éclosions d’œufs de strongulot à pointes. C’est un vrai fléau chez eux, ils ont du mal à s’en débarrasser, alors avec ce nouveau système, ils pourront anticiper les vagues de naissance et réguler le système biologique. Dingue non ?

Gorge sèche, elle lui sourit doucement. Elle se leva, trop honteuse pour rester plus longtemps. Puis, finalement, soufflante, se replaça au fond du canapé. Elle hésita, mais rien ne pouvait plus combler le vide. Le regard baissé vers le sol, elle formula sans réellement articuler.

- Adrian, je suis désolée. J’ai pas été très correcte et c’est pas cool et… enfin, je m’excuse. Enfin, non, parce que ce n’est pas correct de s’excuser soi-même, alors : excuse-moi.

Honnêtement, elle pouvait difficilement faire mieux.
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